ÉPHÉMÉRIDES DU 23 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 23 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4128).

FÊTES :

Le 23 avril, c’est la Saint Georges, le jour où les scouts se réunissaient pour une journée unitaire. Rappelez-vous, anciens Éclaireurs, les merveilleuses Saint Georges à Janas ou à la Sainte-Baume !

Georges de Lydda, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vécut en Cappadoce (actuelle Turquie centrale) et mourut en martyr en 303, peu de temps avant que l’empereur Constantin reconnaisse l’église chrétienne. Sa légende veut qu’il combattît et terrassa le dragon qui menaçait la ville de Licha, en Lybie.

Holà, calmons nos émois car c’est aussi le jour de l’aubépine, le quatrième du mois de floréal au calendrier républicain, cette plante souvent surnommée “épine blanche”, “blanche épine”, “buisson blanc”, que de la poésie pure.

Le soir de la Saint-Georges, les habitants de Pertuis (Vaucluse) allumaient autrefois un feu sur la montagne de Sainte-Victoire, sainte fêtée le 24 et un autre en ville à l’extrémité du Cours. Le retour des Venturiers se faisait en grande pompe. Chacun portait, enfilé sur un bâton, un gâteau, en forme de couronne, appelé torque (torco), du nom donné aux colliers gaulois, une espèce de pain sucré parfumé avec des graines d’anis et de muscardin (coriandre). Ces gâteaux leur étaient vendus par les gens de Vauvenargues » (Jacquème, Histoire de Cadenet).

On rapprochera ces torques des gâteaux à l’huile d’olive, en forme de colliers de cheval, offerts pour la Saint-Marc (25 avril) dans les environs des Baux et bénis par le curé (Jean-Paul Clébert 1985).

En tout état de cause, bonne fête à tous les Georges ! et rappelez-vous qu’à Rome, durant l’Antiquité, – les Vinalia, célébrées le 23 avril, étaient la fête du vin nouveau (Ces cérémonies sont encore vivaces: il n’est que de penser aux réjouissances occasionnées par la jeune fête du beaujolais nouveau, à la mi-novembre !).

DICTON :

Le dicton retenu pour l’occasion ne fait aucune part à la légende, lui qui déclare : “Quand il pleut à la Saint-Georges, sur cent cerises, il en reste quatorze !”. Alors, z’à vos cerisiers bravi gens et vérifiez combien ils portent de cerises et regardez le temps qu’il fait avant de conclure.

LOCUTION PROVENçALE.

« S’en ana a la poncho de l’erbo », littéralement : « partir quand l’herbe point » (Mourir au printemps).

« Lou dounares au coucu », littéralement : « On le donnera au coucou (qui pond ses œufs au printemps)» (se dit d’un habit usé qu’on veut quitter au printemps)

« Faire canta lou roussignou », littéralement : faire chanter le rossignol » (vêtir ses habits de printemps.

PENSÉE.

« Le pouls des amants bat sur leur visage » (Lope de Vega, le cavalier d’Olmedo).

ÉPHÉMÉRIDES :

(Chapelles de l’ouest toulonnais, dessins de G. Delattre)

1005 – 23 avril : le vicomte Fouque donne des biens à sa femme –

1. Acte n° 28 des vicomtes de Marseille : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Ollières (de Gérin-Ricard 1926 : a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 484). [de Gérin-Ricard 1926 : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme, pour prix du premier baiser nuptial, ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Olières, biens et personnes. Sont présents à la donation: Pons Ier, évêque de Marseille, et Guillaume II, frère de Fouque; Lambert son beau-frère.]

2. Acte n° 30 des vicomtes de Marseille : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Olières , daté du 23 avril 1005 (ibid.)

[de Gérin-Ricard 1926 : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme, pour prix du premier baiser nuptial, ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Olières, biens et personnes. Sont présents à la donation: Pons Ier, évêque de Marseille, et Guillaume II, frère de Fouque; Lambert son beau-frère.]

1040 – 23 avril : lieux-dits de Marseille –

1. Plomberas, 23 avril 1040 (cartulaire de Saint-Victor, n° 40). PLOMBIERES – ruisseau de Marseille commune de Marseille qui prend sa source dans les collines de Ste-Marthe et arrose les quartiers de la Palud, de Saint-Barthélemy, de Bon-secours et se jette à la mer  à la plage d’Arenc de la commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près de la Langouste (1872). Première mention : Colonia in Plumbarias, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce I, p. 302).

2. Arcola, Arcolae, 23 avril 1040 (cartulaire de Saint-Victor, charte 52). RECOULENS – quartier rural de la commune de Marseille entre Bonneveine et Saint-Giniès (1872).

3. Centrones, 23 avril 1040 (cartulaire Saint-Victor, n° 52). Saint-Tronc, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Loup. L’église de Saint-Tronc dépendait de la paroisse de Saint-Martin (1872). Première mention : Centro, XIe siècle (cartulaire Saint-Victor, n° 36).

4. Sarturanus, 23 avril 1040 (cartulaire de Saint-Victor, charte 52). SARTURAN – quartier rural de la commune de Marseille (1872). Quartier autrefois considérable qui embrassait à peu près toute la partie du territoire compris dans le quadrilatère formé par Saint-Jean-du-Désert, Saint-Pierre, Saint-Barnabé, et l’Arcussia. Première mention :  Villa Sarturiano, décembre 971 (cartulaire Saint- Victor, n* 107).

-1113 – 23 avril  (H. Ribot, 2003) : lieux-dits appartenant a l’abbaye de Saint-Victor

1880 -Joanny Rave -Bapteme à l'église St-Victor.
1880 -Joanny Rave -Bapteme à l’église St-Victor. Coll. H. Ribot)

1. Ecclesia de Carnoz (cartulaire de Saint-Victor, n°848). Carnoux – église, hameau de la commune de Roquefort en 1872. Appartenait autre­fois au territoire d’Aubagne. 1966 : Démembrement de Roquefort-la-Bédoule et d’Aubagne.

2. sancte Marie de Evola in episcopatu Massiliensi, ecclesiam … (Guérard 1857 : acte n° 848 du cartulaire de Saint-Victor, confirmation des bénéfices). Paschalis papa II. – Confirmacio  beneficiorum (ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni (Otto Alamanus), abbati Massiliensis monasterii,..Eoures – hameau, commune de Marseille, quartier  des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872). Première mention en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137).

3. Cella S. Mitrii (cartulaire de Saint-Victor, n° 848). Saint-Mitre, chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert, dont elle dépendait autrefois. La possession de l’église de Saint-Mitre est confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153.

4. Eccl. S. Poncii de Gemenos (cartulaire de Saint-Victor, n° 848). Saint-Pons, commune de Gémenos, vallée arrosée par une source intarissable, au fond de laquelle se trouvent les ruines d’un ancien monastère de religieuses de l’ordre de Cîteaux, fondé en 1205. Il a été abandonné en 1407, épo­que à laquelle les religieuses ont été transférées à Saint- Pierre de-la-Manarre, près d’Hyères.

(Le Castrum de Aregno, mentionné pour la première fois en 1151 ; le Mont Garou aujourd’hui. Vue prise en 2007, , à Sanary. Cliché H. Ribot)

5. Sanary apparaît pour la première fois alors que l’abbaye de Saint-Victor poursuit sa politique d’acquisition et de confirmation des droits et terres précédemment acquis DANS L’OUEST VAROIS – Avec la mise en place de la réforme grégorienne, et pendant tout le XIIe siècle, l’abbaye de Saint-Victor poursuivit sa politique d’acquisition et de confirmation des droits et terres précédemment acquis, dont une grande quantité dans l’Ouest varois provenait de la famille vicomtale. Les donations faites par les seigneurs partant à la croisade, permirent aux moines d’élargir leur domaine : ils récupérèrent, entre autres donations faites par la famille des Marseille, une nouvelle part de Six-Fours en 1110, alors qu’inexplicablement, le pape en avait confirmé l’octroi à l’abbaye arlésienne de Montmajour en 1096 ; et en 1113 le monastère marseillais possédait le prieuré de Sanary que le comte Raymond Bérenger 1er lui confirma trois ans plus tard (H. Ribot – Ollioules, 2003, d’après Guérard, 1857, charte no 840, du 23 avril 1113, du pape Pascal II Confirmation des bénéfices…., avec comme prieuré dépendant directement de Saint Victor : Saint-Nazaire, cité entre Saint-Jean le Vieux et Saint-Victor des Embiez, tous deux à Six-Fours). … Du point de vue archivistique, ce texte comporte la première mention de Sancti Nazarii (aujourd’hui Sanary), probable chapelle érigée en ce lieu remonte donc à 1113 au moins. Si on admet l’hypothèse que ce sanctuaire médiéval se trouverait sous ou à proximité immédiate de l’église actuelle, son implantation au début du XIIe siècle en bord de mer sacralise la nécropole d’époque romaine et la présence d’un lieu cultuel antique en ce lieu peut être sérieusement évoquée.

L’apparition d’un prieuré de Saint-Nazaire aux confins occidentaux du territoire ollioulais, sur l’une des terres situées en rive droite, mais à l’embouchure, de la Reppe, et en un lieu abrité – un port –, comme dépendant directement de Saint-Victor qui tient la majeure part de Six-Fours, pose un problème. En effet, les moines de Marseille détenaient depuis 1044 des droits à Ollioules, notamment les dîmes paroissiales, qui leur furent régulièrement confirmés par les papes successifs : en 1079 (voir ci-dessus), puis en 1135 par Innocent II (Olivas) (Ibid., Charte no 844, du 18 juin 1135) et en 1150 par Eugène III (Olivulas) (Ibid., Charte no 848, du 5 juin 1150).

L’existence concurrente d’une église d’Ollioules dépendant du chapitre cathédral de Toulon nouvellement installé rendit nécessaire une entente entre le monastère et l’évêché (Voir Delattre G., Saliceti P., 1996 et 2002 : Eglise Saint Laurent mention fin XIe s., ou XIIe,  en bas de pente, en rive droite de la Reppe ; dans l’ agglomération actuelle ; Louis Giraud, 1981, p. 110 à 118 ;  G. Beltrame, chroniques et histoires d’Ollioules, p ; 38-39).

Nous savons que des accords furent passés en 1143 entre Guillaume, évêque de Toulon, et Saint-Victor au sujet du monastère sur la part du castrum d’Ollioules qui revenait à ce dernier (Oliolis) (Albanès, 1899, p. 58, n° 77, du  12 décembre 1143), et qu’en 1212, l’évêque de Toulon réglementa les droits conservés par le prévôt et le sacristain dans les territoires de Six-Fours et d’Ollioules que ceux-ci cultivaient avec soin depuis les temps les plus anciens (Ibid., p. 73, n° 120, du  9 septembre 1212 – règlement d’Etienne, évêque de Toulon, sur les droits du prévôt et du sacristain  in teritorio Sxfurnorum et Oliorarum antiquitus excoli consuerverunt (et) S. Victoris de Insula). …

Lors de l’installation du chapitre de la cathédrale en 1096, l’église d’Ollioules se trouvait parmi les bénéfices du prévôt des chanoines qui y conserva ses droits fort longtemps (Le chapitre cathédral de Toulon sera à nouveau mentionné dans les archives le 7 juin 1492 quand licence lui est donnée de prendre des pierres à Ollioules, d’après J.-H. Albanès et U. Chevalier, 1911, p. 454).

Rappelons que, dans le cadre de la réforme grégorienne, si l’abbaye de Saint-Victor échappait définitivement à la famille des vicomtes, en revanche les sièges épiscopaux de Marseille et Toulon, dont les évêques eurent à subir les griefs des moines, lui resteraient encore acquis durant toute la première moitié du XIIe siècle.

En 1113, tout a changé : Pascal II confirme à Saint-Victor la possession des églises de Sainte-Marie, de Saint-Jean des Crottes et, toujours, celle de Saint-Victor de l’Île : « in Tolonensi episcopatu, ecclesiam Sancte Marie de Sex-Furnos, Sancti Johannis de Crota, Sancti Nazarii, cellam Sancti Victoris de Insula » (B. Guérard, op.cit. supra, t. II, § 848, pp. 234-240, p. 235).

Saint-Jean des Crottes, à l’emplacement d’un site gallo-romain tardif, est mentionné avec une chapelle importante en 1113 et 1135, qui sera détruite au XIXe siècle. Notons que n’est encore apparue nulle mention d’une fondation dédiée à Saint-Pierre et que la paroisse doit alors se trouver sous le titre marial, qui est celui du sanctuaire dit plus tard de Notre-Dame de Courtine, sis à l’intérieur de l’enceinte médiévale (É. BARATIER, op. cit. supra, loc. cit., envisage pour la paroisse, un double patronage : pourquoi, en ce cas, le nom de Saint-Pierre, alors complémentaire du titre marial n’apparaît nulle part dans les actes les plus anciens ? Au contraire, sans encore en spécifier la fonction, ces mêmes actes doivent effectivement contenir la mention – récurrente – de la première église paroissiale de Six-Fours, qu’il est difficile d’identifier avec la chapelle rurale de Notre-Dame de Pépiole, située dans la campagne en contrebas du castrum… Les dimensions de ce minuscule édicule le rendent impropres à assumer un tel rôle et la chapelle n’est en outre signalée qu’à partir du XIIIe siècle, où elle relève du chapitre de la cathédrale de Toulon.

D’autres indices historiques et topographiques, évoqués par Delattre (G.) et Salicetti (P.) dans Les monuments religieux de l’Ouest toulonnais, Cahiers du patrimoine de l’Ouest varois, n° 4/6, t. 2, Sanary, 2002, p. 492-493 et n. 43, militent encore contre cette identification et en rendent même improbable l’existence vers le milieu du XIIe siècle…

L’hypothèse soulevée en dernier lieu par É. Baratier, qui identifie le vocable de Notre-Dame, dite en 1335 « de Cortina » (A.D.B.R., 1 H 1072) avec celui de l’église paroissiale s’en trouve confortée…

2. Voici le texte complet de la charte de 1113 dans laquelle apparaissent par ailleurs dans le ressort de l’évêché de Marseille :

Carnoux, commune de Roquefort (1872) : ecclesia de Carnos.

SAINT-MITRE : chapelle de la commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert dont elle dépendait autrefois (1872) : cella S. Mitri.

SAINT-PONS : vallée de la commune de Gémenos où se trouve les restes d’un monastère de religieuses fondée en 1205, abandonné en 1407 pour l’Almanarre d’Hyères : ecclesa S. Poncii de Gemenos.

Axquels il convient d’ajouter : ecclesiam sancti Petri de Paradiso, sancti Ferroli, sancte Marie Margarite, cellam sancti Genesii, sancti Justi,  sancti Mitri, sancte Marie de Evola, sancti Michaelis de Plano, sancti Poncis de Gemenas, ecclesiam sancti Johannis de Rocca Forti, sancti Pauli de Carnoz[1], sancte marie de Cezeresta[1], sancti Damiani, parrochialem ecclesiam de Cadeira cum capelli suis, cellam sancti Petri de Auriol cum parrochia ejusdem castri et capella, cellam sancti Zacharie, ecclesiam sancti Victoris de Savard, parrochialem ecclesiam castelli Nantis cum capellis suis, cellam sancti Victoris de Causalo, sancti Jacobi de Almis cum tota villa, ecclesiam sancti Victoris[1], sancte Marie de Balme, sancti Cassiani, cellam sancti Saturnini in castro sancti Cannati, ecclesiam sancti Andree

 Paschalis papa II. – Confirmacio beneficiorum[1].(ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni[1], abbati Massiliensis monasterii,.. Per presentis igitur privilegii paginam, tibi tuisque successoribus que a predictis pontificibus[1] sunt firmata firmamus, videlicet: in Arelatensi parrochia,…; in episcopatu cabillonensi…; in episcopatu carpentoratensi…; in episcopatu Vasensi…; in episcopatu Massiliensi, ecclesiam sancti Petri de Paradiso, sancti Ferroli, sancte Marie Margarite, cellam sancti Genesii, sancti Justi,  sancti Mitri, sancte Marie de Evola, sancti Michaelis de Plano, sancti Poncis de Gemenas, ecclesiam sancti Johannis de Rocca Forti, sancti Pauli de Carnoz, sancte marie de Cezeresta, sancti Damiani, parrochialem ecclesiam de Cadeira cum capelli suis, cellam sancti Petri de Auriol cum parrochia ejusdem castri et capella, cellam sancti Zacharie, ecclesiam sancti Victoris de Savard, parrochialem ecclesiam castelli Nantis cum capellis suis, cellam sancti Victoris de Causalo, sancti Jacobi de Almis cum tota villa, ecclesiam sancti Victoris[1], sancte Marie de Balme, sancti Cassiani, cellam sancti Saturnini in castro sancti Cannati, ecclesiam sancti Andree; in Telonensi episcopatu, ecclesiam sancte Marie de Sex Furnos[1], sancti Johannis de Crota, sancti Nazarii, cellam sancti Victoris de Insula, sancti Johannis de Ferleda, ecclesiam sancti Trinitatis, parrochialem ecclesiam de Solarios, sancti Michaelis de Eiras, cellam sancti Benedicti, sancti Bartholomei de Beljecer[1], sancti Martini de Corias, sancti Johannis de Petra Foco, ecclesiam parrochialem ipsius castri cum capellis suis, sancti Martini, sancte Marie de Colobreira, ecclesiam parrochialem sancti Poncii ipsius castri, sancti Cedonii, sancte Marie de Dexesa, sancti Laurencii de Puiet, sancti Victoris de Carnolas, sancti Michaelis; in episcopatu Aquensi, …ecclesiam parrochialem de Rogerio, de Cauda Longa, cellam sancti Stephani de Torreves, ecclesiam de Gaylen, sancti Juliani de Gaisola, sancte Marie, cellam sancte Perpetue, sancti Petri, parrochialem ecclesia de Brugnola, ecclesiam sancti Johannis, sancti Marie de Camps[1], sancte Marie de Garrelli, sancti Madeardi, sancti Eucherii de Braz, sancti Victoris de Cucuruni, sancti Petri de Azana cum parrochiali ecclesia, sancte Marie de Belmont, sancti Mauricii de Reliana, sancti Sepulcri, sancte Crucis, sancti Johannis, ecclesiam parrochialem sancti Mauricii de Torreves  cum capelli suis, sancti Petri de Sillone; in episcopatu Forojuliensi, ecclesiam sancte Marie de Luc, sancti Petri de Archs, parrochialemn ecclesiam ipsius castri cum capelli suis, ecclesiam sancti Juliani de Aila, cellam sancti Cassiani de Sala Laudimia, sancti Victoris de Mota, sancti Romani de Scanz[1], sancte Marie de Palione, sancti Victoris de Rocca Taliada, sancti Salvatoris de Burnis, ecclesiam parrochialem de Celians, ecclesiam sancte Marie, cellam sancte Marie de Barjemone, sancti Ausilii, parrochialem ecclesiam de Calars, cellam sancti Torpetis, sancti Poncii, sancte Marie de Questa, ecclesiam parrochialem de Grimal, sancti Antoni de Intra Castels, monasterium sancte Marie de Villa Crosa, sancti Petri de Salernas cum parrochiali ecclesia, sancti Domini de Tortorio, sancte Marie de Villa Alta, sancti Martini de Rocca Bruna; in episcopatu Regensi…; in episcopatu Aptensi…; in episcopatu Sisterico…; in episcopatu Vapincensi…; in episcopatu Ebredunensi…; in episcopatu Dignensi…; in episcopatu Glandensi…; in episcopatu Vinciensi…; in episcopatu Barckinonensi…; in episcopatu Urgello…; in episcopatu Aginnensi…; in Narbonensi…; in vicecomitatu Minerbensi…; in episcopatu Biterrensi…; in Agatensi…; in Magalonensi…; in Nemausensi…; in Uzetico…; in Tolosano…; in Rutenico…; in Arverna…; in episcopatu Pisano…; in episcopatu Ausonensi..; …; Ecclesias sane, quas cum decimis et oblationibus suis earum episcopi vestro monasterio concesserunt, salvo nimirum redditu quem in eis habere consueverant, nos vobis vestrisque successoribus sic habendas et quiete ac sine calumpnia possidendans sncimus, sicut a vestris predecessoribus possesse sunt. Decernimus ergo, … Scriptum per manum Grisogoni, notarii sacri palacii. Ego Paschalis, catholice ecclesie episcopus. Datum Laterani, per manum Johannis, sancte Romane ecclesie diaconi cardinalis ac bibliothecarii, IX kalendas maii, indictione VI, incarnationis dominice anno M°C°XIIII°, pontificatus quoque domini Paschalis secundi anno XIIII).

Par ce document, nous ne savons donc rien des chapelles ou églises de Saint-Mandrier et Pépiole qui devraient, si elles existaient, être au chapitre cathédral de Toulon, donc échappant à Saint Victor (H. Ribot, note).

Pour conclure, en 1113, tout a bien changé : Saint-Victor possède les églises de Sainte-Marie, de Saint-Jean des Crottes et, toujours, celle de Saint-Victor de l’Île : « in Tolonensi episcopatu, ecclesiam Sancte Marie de Sex-Furnos, Sancti Johannis de Crota, Sancti Nazarii, cellam Sancti Victoris de Insula » (Benjamin GUÉRARD, op.cit. supra, t. II, § 848, pp. 234-240, p. 235), mais n’apparaît nulle part une mention de fondation dédiée à « Saint-Pierre » de Six-Fours ; la paroisse doit alors se trouver sous le titre marial, qui est celui du sanctuaire dit plus tard de « Notre-Dame de Courtine », sis à l’intérieur de l’enceinte médiévale (Antoine Peretti et Vincent Jacob, n°13, 2010, d’après Édouard Baratier).

2. Dans une série de chartes de l’Abbaye de Saint Victor de Marseille: n°843 du 4 Juillet 1079, n°848 du 23 Avril 1113 et n°844 du 18 Juin 1135 (Guérard 1857), nous trouvons Roca Forte ou Forti (com. de Roquefort-la-Bédoule) aux côtés de Sex Furnos ou Furnis. Ici, il n’y a pas de difficulté d’interprétation: le O ouvert donne fortis, le ou est traduit par U dans furnis. Cette forme va encore se retrouver un peu plus d’un siècle après, en 1235, lors de la séparation d’Ollioules et de Six-Fours; il est alors fait état, à Lagoubran, d’un lieu-dit Fornaca situé sur la route de Sex Furnos. Avec Fornaca (le four), la lettre O se prononce OU, preuve d’une graphie en voie de modernisation, tandis que l’écriture Sex Furnos garde sa forme archaïsante, peut-être détachée de tout contexte. Ce ne sera qu’au milieu du XVIème s. que la graphie moderne s’emparera de Furnus pour en faire Fors, comme nous le retrouvons dans Forcalquier et Forcalqueiret, avec un O prononcé OU. Cette graphie a trompé les historiens locaux qui y ont vu l’équivalent de FORTIS (nous avons démontré qu’il n’en était rien). Ramon Chatbert a étudié cette question (CHATBERT 1992): il indique que le groupe « rn » final se réduit généralement au singulier à « r »: cas de « forn », « torn » et forme employée systématiquement au pluriel où la dernière lettre disparaît alors que le singulier la conserve encore quelquefois: « jorn/jors », « torn/tors », « forn/fors », tendance que l’on remarque en Français à la même époque. Avec Six Fors, nous sommes en présence de la forme la plus moderne, celle qui aboutit à Six-Fours, dans laquellelle la lettre O laisse la place à la diphtongue OU, et le S devient X selon une évolution bien connue qui fait passer d’Arnols à Arnous puis Arnoux, d’Anfos à Amphoux, etc…

1292 – 23 avril : lieux-dits de Marseille  –

Vallis Monizellis, 23 avril 1292 (charte aux archives municipales). Val-Monnière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Just (1872). Première mention : Val Monezil, 2 août 1299 (charte aux archives municipales).

1306 – 23 avril : lieux-dits de Marseille  –Turis G. de Tortelle (acte notarié). LA TOUR – commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). La Tour – commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Turris Pétri Tor telle, 27 avril 1302 (charte aux archives de la Major).

1113 – 23 avril :; Ecclesia de Carnoz (cartulaire de Saint-Victor, n°848).  Première metion de l’église de CARNOUX, ancien hameau de la commune de Roquefort qui appartenait autrefois au territoire d’Aubagne. Aujourd’hui commune à part entière.

1315 – 11 février : lieux-dits de Marseille  –Vallis Vessosa (charte aux archives municipales).Montjuif – colline, commune de Marseille, quartier de Belle-de-Mai. Ancien cimetière des juifs (1872). Première mention au XIe siècle : Locus Judicii nomine, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

1352 – 11 février : RENOUVELLEMENT DES GARDES QUE SIX-FOURS ENTRETIENT SUR LA MER Raymond d’Agout, gouverneur de Provence pour la reine Jeanne Ire, donne ordre aux syndics de Six-Fours de renouveler les gardes que la communauté a toujours entretenues à ses frais et dépens sur les montagnes de Sicié et de Cépet, au château (castellum) et sur toutes les côtes de son territoire (Louis Baudoin, 1965, p. 107 : selon Garrel, ce document qui se trouvait aux Archives de Six-Fours fut malheureusement brûlé au début de la Révolution). [Variante de Adolphe Meyer : ]… de changer les gardes de Sicié. La garde était faite sans interruption depuis le 23 avril jusqu’à la Saint-Michel , et ce moyennant 4 livres 8 sols 3 liards par mois (Adolphe Meyer, 1859, p. 130, Archives 1743). La communauté de S-F à toujours fait faire la garde à ses frais et dépens, sur la montagne du cap de Siciech, dequoi il s’en trouve une justification convainquante qui est un mémoire gardé dans les archives, ou extrait en parchemin, d’un ordre donné par Monsieur Dagault, grand sénéchal, adressé aux syndics, de changer la garde dudit Siciech, en date du onze février 1352 (Jean Denans, 1713).

1377 – 23 avril : lieux-dits D’AUBAGNE –Cayrans (charte aux archives de la Major). CAIRANS – Quartier rural de la commune d’Aubagne, quartier de Saint-Pierre (1872). Première mention : Vallis de Cairans, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).

1413 – 23 avril : lieux-dits de Marseille  –Sancta Maria de Evola, le 23 avril 1413 (charte 848 du cartulaire de Saint-Victor). EOURES – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins (1872). Mention :  Première mention en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137).

1429 – 23 avril : lieux-dits de Marseille  –Al Traversier, le 23 avril 1429 (charte aux archives de la Major). CHEMIN-TRAVERSIER – Quartier rural de la commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). Première mention : Caminum traverserium, 23 juillet 1248 (charte aux archives municipales). Le grand traversier Sainte- Marthe est encore mentionné en 1614 (acte d’atterminage).

1512 – 23 avril : Le seigneur d’Ollioules donne à Jaume Deydier une terre située à Darbosson – Les seigneurs du pays se montrent pleins de gratitude pour celui qui, dans son office de bailli, les a servis et les sert mieux que personne :] 23 avril 1512, le magnific senhor d’Olioll mi a donat alcuna siena petita poncha, sive velleta, de terra, ambe cinc oliviers… confontant ambe la possession deldich senhor et ambe la miena, apreciada florins 12. (de Ribbe, 1898, p. 419-420). 

1564 – du 23 avril au 1er mai : AUGMENTATION DES GARDES QUE SIX-FOURS ENTRETIENT SUR LA MER – Outre la garde que la communauté a toujours fait faire sur la montagne du cap de Siciech, elle a été obligée très souvent, à cause des turcs, mores et corsaires qui vinrent faire descente dans cette province et singulièrement à la cote de Six-Fours, de faire augmenter les gardes autour du terroir et à la cote de la mer. Ce qui est justifié par l’acte du premier mai 1564, reçu par Maître Lombard, notaire, par lequel Michel et Anthoine Denans, frères dit Bourres, s’obligèrent aux syndics de la communauté, qui étaient Jean Audibert, André Gaultier et André Vidal, de faire garde toutes les nuits pour raison des ennemis et corsaires de mer, qu’ils avaient ja (déjà)commencé leur garde au lieu appelé le Calladou, puis le 23 avril jusqu’au jour de St Michel, moyennant 4 livres 8 sols et 3 liards pour chaque mois.

(C’est sur ce piton volcanique que se niche la première agglomération de La Mole – Var – avec sa partie fortifiée, son espace urbain et sa chapelle dédiée à Sainte-Magdeleine. Site que j’ai fouillé de 1972 jusqu’à 2023).

1582 – du 23 avril : Visite pastorale de l’église de la Magdeleine à la Môle – Visite de l’église de la Magdeleine à la Môle et sentence de l’évêque de Fréjus qui condamne le prieur de la Verne à faire les réparations (pour cela on séquestre le tiers des revenus entre les mains des consuls de Cogolin) et à dire une messe tous les dimanches et fêtes du 14 mai au 14 septembre (Maurel M., 1974).

1646 – 23 avril : une armée navale forte de 24 vaisseaux 12 brûlot et flûte 20 galères et 70 tartanes et portant 10 000 hommes de troupes, sortaient du port de Toulon et s’emparait de Télamone et de Saint-Stefano dans les présides de Toscane (Louis Mongin, 1904, page 276).

1712 – 23 avril : Sanary – Nous trouvons le nom de CLARET Antoine sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer.

1728 – 23 avril: ROUSSEAU SE CONVERTIT AU CATHOLICISME – A l’âge de 16 ans, Jean-Jacques Rousseau abjure le protestantisme et se fait baptiser catholique.

1757 – 23 avril: PRISON POUR L’IMPRIMEUR DE « LA PUCELLE » – A Avignon, F.-J. Domergue, imprimeur, est condamné à trois ans de prison pour avoir édité « La Pucelle » de Voltaire (Jean-Paul Clébert, 1985).

1768 – 23 avril : lieux-dits de Marseille  – La Morvedière – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près la Langouste, 23 avril 1768 (registre aux archives de la Major).

1789 – 23 avril : Paris — comme pratiquement toutes les villes de province — souffre toujours du manque de nourriture. Le roi décide de réagir fermement : par un arrêt du Conseil d’État, il permet aux officiers de police de contraindre tous les propriétaires, fermiers et marchands peu scrupuleux à garnir, à suffisance, les marchés du royaume. Il est bien certain que, çà et là, on spécule sur le prix du grain en réduisant sa com­mercialisation (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 23 AVRIL).

1794 – 23 avril 4 floréal An II) : HOLD UP ENTRE CUGES ET LE BEAUSSET – Le 4 floréal (23 avril), il se produit un fait divers « classique » sur la route de Cuges au Beausset. Un canonnier du 1er bataillon de Marseille est arrêté et dépouillé par six hommes armés. Il fallait quand même de l’audace pour faire le bandit de grand chemin à cette période, avec tous les militaires présents dans le secteur ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

1798 – 23 avril : la Commission militaires de Toulon dans ses œuvres – Possel Dexdier Jean-François capitaine de vaisseau toulonnais, âgé de  35 ans, de Toulon, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

28 germinal an 11 (23 avril 1803) : Le conseil de Sanary rassemblé s’occupa de la réparation de la paroisse et du logement des prêtres et desservants, et de l’achat de mobilier. Les dépenses seront payées au moyen d’une contribution de deux centimes et demi qui sera faite sur tous ceux soumis à la Contribution foncière. Il fixa également les tarifs du droit de môle et ceux des emplacements lors des foires et des marchés. De plus, le conseil fixa un DROIT DE MOLE dont voici les tarifs: Bâtiments de 10 tonneaux et au-dessous 25 cen­times; de 10 à 20 tonneaux, 50cms; de 20 tonneaux et au-dessus, 75 cen­times. On en attend une rentrée de 400 francs. On fait payer aussi pour les emplacements sur les foires et marchés. De plus, le maire loua pour 77 F annuel le rez-de-chaussée de la maison commune à un particulier. Cet argent servit à réparer la toiture. La locataire fut Véronique TRACHEL, revendeuse (archives).

1823 – 23 avril : NUMEROTATION DES IMMEUBLES – Une ordonnance du 23 avril 1823 fit obligation aux communes de numéroter les immeubles, lesquelles communes, toutefois, ne prirent à leur charge que le premier numérotage. Par la suite, l’entretien devait être assuré par les propriétaires (Marius Autran, tome 3, 1988).

1848 – 23 avril :

1. Election de la Constituante – Première élection au suffrage universel masculin.

2. L’émir Abd el-Kader embarque à Toulon pour Sète et le château de Pau (F.T., 2020)

1860 – 23 avril : Après referendum, Nice et la Savoie deviennent françaises.

1889 – 23 avril : Décès de Jules Barbey d’Aurévilly, auteur entre autres de

L’Ensorcelée, Paris, Alexandre Cadot, 1855, 2 vol. ; rééd. Paris, Garnier Flammarion, n° 121, 1966, 254 p.;

Les diaboliques, Dentu, 1874, rééd. Booking International, Paris, 1994, 345 p. ;

Une histoire sans nom, édition établie par Philippe Berthier, Paris, Garnier-Flammarion, n°588, 1990, 190 p.

1905 – 23 avril : Création de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (S.F.I.O.).

(La Seyne : Mairie-tram-Ivry., coll. H. Ribot)

1906 – 23 avril : PROJET DE TRAMWAY TOULON-LA SEYNE – En 1903, la ville de Toulon envisage de prolonger la ligne de Bon rencontre jusqu’à la limite de la Seyne en passant par l’Escaillon et la Pyrotechnie (conseil municipal de Toulon le 25 novembre et la Seyne le 19 décembre). Devant les expropriations, la construction d’une passerelle sur la rivière neuve (16m de long et 4m de large), le Préfet approuvera le projet de cette ligne …le 23 avril 1906 (Serge Sappino, dans « Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne et Saint-Mandrier).

1909 – 23 avril : A Toulon, incendie des ateliers de la flotte et d’une partie de la corderie (FR 2020).

1919 – 23 avril : JOURNEE DE 8 HEURES ET PREMIER MAI – Loi instituant la journée travail de HUIT heures et faisant du premier mai un jour férié.

-1924 – 23 avril : MEOUNES-LES-MONTRIEUX, LA GROTTE DITE DES «RAMPINS». Site classé par Arrêté du 23 avril 1924. Propriété privée. Motivation de la protection :« On se rend à la grotte des Rampins sise à 3 km environ au Sud-Est de Méounes par le chemin des Planqueisset. C’est une grotte souterraine formée de stalactites et de stalagmites, en mica, silex etc…Véritable caverne des mille et une nuit qu’il ne faut pas moins de trois heures pour la parcourir. Cette curiosité, ce but d’excursion est à signaler à l’attention des touristes. Elle mérite, à tous points de vue d’être inscrite sur la liste des richesses naturelles du Var. Nous concluons donc à son classement comme sites et monuments naturels du Var». (Extrait du rapport de M. Roustan, Architecte des Monuments Historiques, à la CDS du Var du 30/01/1924)

1925 – 23 Avril : GUERRE DU RIF – Les Rifains d’Abd el Krim lancent |une offensive générale contre les |i territoires français. Le 26 juillet, Français et Espagnols concluront un accord de coopération militaire pour réduire la République du Rif. Les communistes déclarent approuver l’action d’Abd el Krim pour l’indépendance du Maroc.

1926 – 23 avril : ACCIDENT DE SOUS-MARIN Antigone ex grec SD 3, (type Armide / Schneider-Laubeuf)  ; 19/05 : Désarmé à Bizerte. Coque érodée ; 1927 – 03 : une voie d’eau apparait ;

1936 – 23 avril : électrification du quartier du Pin Rolland – A Cépet, l’électrification du quartier du Pin Rolland entre dans une phase active (Gisèle Argensse, 1989, p. 199).

1940 – 23 avril :

1. GUERRE SUR MER – L’aviso « Elan » est cité à l’ordre du corps d’armée par ordre 54 FMWI du 23 avril 1940, pour la capture du cargo allemand Rostock (compte rendu d’engagement : rapport 177 du 11 février 1940).

2. mouillage du Béarn aux Salins d’Hyères et début de l’entraînement à l’appontage des Escadrilles AB 1 et 2 S 3 ; essais des nouveaux appareils Chance-Vought amé­ricains (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1941 – 23 avril :

1. La Sûreté nationale devient Police nationale.

2. MARINE DE VICHY – Entre le 20 et le 23 avril, l’aviso « Commandant Delage » est en charge du convoi K 54, réduit à un seul bâtiment.

1943 – 23 avril : Des M.U.R. dépendent aussi plusieurs Groupes francs successifs qui interviennent dans la région toulonnaise et sont à l’origine d’actions retentissantes. Les MUR ont l’initiative d’un comité de coordination de la Résistance, l’un des premiers en France, sinon le premier, qui se réunit dans les faubourgs de Toulon le 23 avril 1943 et se transforme à l’automne en CDL. Présidé par Sarie puis par Arnal, composé de douze membres, il est largement dominé par les MUR et leurs alliés représentés ès qualité (franc-maçonnerie, CGT « confédérée » et parti socialiste dont le délégué est Henri Michel, futur historien de la Seconde guerre mondiale). Les communistes n’ont qu’un représentant, mais font admettre le FN puis obtiennent le remplacement du délégué CGT par un « unitaire » à la fin de l’année (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).

1946 – 23 avril : NOUVELLES DE NOS AVISOS – Après une escale de cinq jours à Lisbonne : gros temps dans le golfe de Gascogne, l’aviso « Commandant Delage » arrive à Brest. Il repartira le 9 mai pour une croisière d’instruction au pilotage sur les côtes de France (Gérard Garier).

1949 – 23 avril : Au cours de la période 1945-1950, aucune marine ne construit de porte-avions. La Royal Navy achève lentement les trois porte-avions de la classe Centaur. L’U.S. Navy obtient l’inscription au budget 1948 d’un porte-avions, l’USS United States, qui est abandonné le 23 avril 1949 au profit de la construction de bombardiers stratégiques. Cette situation, ajoutée à l’existence d’une importante quantité de porte-avions construits au cours de la guerre, constitue un handicap lors des débats parlementaires autour du vote des crédits attribués au Clemenceau (Philippe Quérel, L’échec du PA-28, premier porte-avions français de l’après-guerre).

1950 – 23 avril :

1. Le Conseil municipal de La Seyne est dissous. Le ministère de l’Intérieur avait pris cette décision en vue d’ériger l’agglomération de Saint-Mandrier en commune. Selon Marius Autran, le but de cette opération fut surtout de porter un coup supplémentaire à la Municipalité communiste (Marius Autran, tome 2, 1988).

2. GUERRE D’INDOCHINE – Du 16 avril au 3 mai surveillance des côtes d’Annam. Le 23 avril, l’aviso Commandant Duboc a tiré 53 coups de 102 mm contre la gare de Tanky lors d’une opération contre le littoral de la côte d’Annam (Gérard Garier).

(Chapelle des Mécaniciens, Saint-Mandrier. Coll. M. Quiviger))

196l – 23 avril : LA CHAPELLE DES MECANICIENS ACUEILLE LES CENDRES DE LYAUTEY – La chapelle du G.E.M. connaît un moment historique : elle va abriter pendant quelques jours les cendres d’un glorieux soldat, le Maréchal Lyautey. Le 27 octobre 1935 -Lyautey l’Africain- comme on le surnommait, décède à Nancy sa ville d’origine, mais ayant désiré reposer sur la terre marocaine qu’il avait tant aimée, ses restes seront transférés, à Marseille d’où ils seront embarqués à bord du Dupleix en direction de Casablanca. Le Maréchal Lyautey aura un mausolée dans la Vallée du Chellah. Mais le Maroc n’a plus été terre française, les cendres de ce grand homme sont revenues dans sa Lorraine natale. Lors du transfert, une escale avait été prévue à Toulon. Le cercueil fut amené en France à bord du croiseur amiral Colbert et déposé dans la chapelle de l’Ecole des Apprentis mécaniciens à Saint-Mandrier en attendant le voyage par la route (Gisèle Argensse, 1989 , p. 241). Les cendres du maréchal de France Louis Hubert Lyautey, et de Madame, quittent Casablanca pour notre la France. Elles embarquent à bord du Colbert pour rallier, dans un premier temps, Toulon. le croiseur amiral est bien arrivé à destination, mardi 23 avril, mais en plein putsch des généraux. Les autorités ont donc pris la décision de déposer les cercueils dans la chapelle de l’école des mécaniciens de Saint-Mandrier, en attentant des « jours meilleurs » aussi bien en France qu’en Algérie (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64-65).

1965 – 23 avril :

1. GEORGES BRASSENS : JOURNAL, p. 87 – « Parti pour Sète mercredi 23. Vu Papa jeudi 24 vers 9 heures. M’a reconnu. Ne semblait pas se douter de son état. Croyait une hernie.

A plaisanté avec Battista qui lui donnait du vin additionné d’eau (aquo es d’aigua).

A déjeuné jeudi midi. Soupe, petits pois, poulet, banane, verre de vin. Disait : « Bonjour. Ça va. Putain, merde, fan de pute, putain de diou ! ». Disait aux infirmières : « il faut freiner ».

M’a dit : « Passe-moi le poste. » Et deux fois : « Donne-moi la main. »

A dîné très peu. Petit-suisse, soupe vermicelle. A été piqué trois fois.

Est entré dans le coma (que j’ai pris pour du sommeil) vers 20 heures.

Il y avait Battista, Georges Granier. Ai passé la nuit du jeudi au vendredi, et du vendredi au samedi.

La nuit de sa mort, il y avait Simone et Suzette.

« Mort du vieil ours, dimanche matin, 4 heures moins ¼, 28 mars »

Je l’ai ramené mort en ambulance vers 6 heures.

Pendant notre séjour à Sète, avant son admission à l’hôpital, il m’avait appelé « le général Bougnette » à cause d’une tache que je m’étais faite à la manche et dont ma sœur avait fait un malheur.

Nous étions allés aux Gorges de l’Hérault. Puis chez Suette, puis chez Louise.

On avait du mal à le faire entrer en voiture. Quand on s’était arrêté près du bord, aux Gorges, il m’avait dit : « Ne va pas trop près. »

2. Industrie automobile – Présentation de la Peugeot 205.

1971  – 23 avril : décès du docteur Joseph Poucel, né à Marseille en 1878, précurseur en chirurgie infantile, grand amateur des Calanques, naturaliste et … naturiste ! (Comité du Vieux Marseille).

2005 – 23 avril : VOYAGE A RAVENNE (Italie) AVEC « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – Le lundi 23 avril 2005, trajet aller Sanary-Ravenne (environ 700 km). Installation dans l’hôtel. Le soir, conférence « Ravenne durant l’Antiquité tardive et le haut Moyen Age » donnée par Henri RIBOT. Successivement résidence de l’empereur Honorius en 404, puis capitale des Goths qui l’occupèrent jusqu’en 540, Ravenne devint à partir de cette date une véritable capitale byzantine. Durant le séjour, les participants visiteront d’abord le mausolée des Ariens et celui de Galla Placidia, dont les mosaïques sont encore proches de l’inspiration plastique antique. Puis, l’église Saint-Vital, fondée sous les Goths, s’est ornée ensuite de mosaïques d’une remarquable finesse d’exécution ; ses personnages sacralisés sur fond d’or présentent déjà toutes les caractéristiques byzantines. Au Musée national de l’abbaye bénédictine de Saint-Vital, sera évoquée l’Antiquité tardive. Suivront le baptistère de la cathédrale – ou baptistère Néonien, du nom de l’évêque Néon L’arianisme introduit en Occident par les Goths sera abordé au baptistère des Ariens, édifié à l’époque de Théodoric. Si l’église Saint-Jean-l ’Evangéliste fut fondée par Galla Placidia elle-même, l’époque de Justinien sera illustrée par les mosaïques de Saint-Apollinaire-le-Neuf : scènes de la Passion et de la Résurrection atteignent des sommets de technique et d’expression.  Le voyage se conclura avec la visite du mausolée et du palais de Théodoric, le port de Classe et la basilique San’Appolinare in Classe.

2018 – 23 avril :

1. PREMIER TOUR DE L’ELECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

2. METEO SANARYENNE :  encore et toujours du vent d’est filant à 30 km/h en moyenne mais pouvant atteindre les 50 à 55 voire même 65 km/h. Les températures ne devrait pas grimper outre mesure : 16° à 5h, 14° à 8h 18° à la mi-journée pour retomber à 14° au cours de la nuit prochaine. Cerise sur le gâteau, il devrait pleuvoir tout au long du jour avec quelques passages orageux vers midi.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 253e livraison : (suite)

De 1480 à 1525  Aspects économiques

Le développement du commerce va de pair avec une forte demande locale, et réclame des voies de communication entretenues  et sûres, entre autres pour le sel qui transitait par Saint-Nazaire à partir des Embiez. Le commerce, souffrant des guerres entre Angevins et Aragonais (côtes ravagées par les Catalans, circuits commerciaux troublés ou détruits, insécurité des mers), reçoit fort à propos une aide décisive du roi René qui crée un corps de garde-côtes en 1479, et fait reprendre le réseau routier. A l’image des Italiens, des nobles provençaux tels les Forbin et les Albertas deviennent patrons de barques et marchands de sociétés en commandite. La noblesse trouve alors dans le commerce un emploi à sa fortune et un moyen de la faire prospérer.

Le transport du blé en provenance de Marseille, de sel à partir des Embiez, et l’exportation des produits du terroir, nécessitent pour Ollioules un port plus pratique que celui de Saint-Nazaire jugé trop éloigné tout à la fois d’Ollioules et de Toulon : le procès contre Toulon au sujet de l’utilisation du port de Lagoubran est relancé en 1410. En pure perte, car le roi Louis II révoque l’année suivante le privilège accordé aux Ollioulais les autorisant à construire au quartier maritime de Lagoubran un quai avec débarcadère. Les pilotis déjà plantés et les quais commencés sont irrémédiablement détruits. De cette décision qui le prive de son port sur la rade de Toulon, va dépendre l’intérêt d’Ollioules pour Saint-Nazaire dont la tour assure une défense efficace. Cette situation restera inchangée malgré l’édit royal rétablissant la liberté du commerce du 8 mars 1484[.

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 453e livraison :

Marseille-LEstaque-apres-1900-cl.-Roger-Viollet-coll.-HR

(suite)

-1871 – 1er avril : La Commune à Marseille.Le 1er avril, le citoyen B. Landeck, délégué de la commune de Paris, révoque le général Espivent et met à sa place le citoyen Pélissier (Gabrielle Castellari, 1945).

-1871 – 3 avril : La Commune à Marseille. — Espivent riposte le 3 avril en proclamant l’état de siège dans la ville de Marseille ; il somme la commune révolutionnaire de se rendre (Gabrielle Castellari, 1945).

-1871 – 4 avril : La Commune à Marseille. Le 4 avril, Espivent donne à la commune révolutionnaire un suprême délai jusqu’à une heure de l’après-midi ; mais les insurgés au lieu de se rendre tirent sur les troupes d’Espivent. Alors, de Notre-Dame de la Garde et du fort Saint-Nicolas commence le bombardement jusqu’à 7 h. 20 du soir ; à 7 h. 30 les marins de « la Couronne » et de « la Magnanime » arrivent par la rue Montgrand et par la rue Armény, pénètrent dans la Préfecture et à 8 h. sont maîtres de la place. Quelques insurgés sont tués ou laits prisonniers, le reste réussit à s’enfuir. On compta environ 52 morts (Gabrielle Castellari, 1945).

-1871 – 5 avril – 30 novembre : La Commune à Marseille. — Le 5 avril, le général Espivent recourt à plusieurs mesures répressives : suspension des réunions publiques sauf autorisation, remise dans 48 heures des armes et munitions, suppression des journaux insurrectionnels. Des peines sont décidées par le Comité de guerre contre les prévenus : seul Gaston Crémieux était fusillé le 30 novembre 1871 (Gabrielle Castellari, 1945).

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 161e livraison :

Le paysage seynois s’enrichit entre 1621 et 1636 de trois nouveaux édifices religieux : le couvent des pères capucins en 1621 et sa chapelle dédiée à Sainte-Anne bénite en 1630 (propriété actuelle des Maristes), fondés en  ex-voto par Michel Tortel, seigneur de Ramatuelle, pour avoir été guéri de la peste  contracté à Constantinople ; la chapelle Notre Dame de Bonne-Garde au sommet de la presqu’île du Cap Sicié particulièrement chargée de veiller sur les marins ; la petite chapelle bâtie en 1625 en ex voto selon la légende, fut remplacée huit ans plus tard par l’édifice actuel. En 1636, sous l’abbatiat du cardinal Louis de Nogaret d’Epernon de La Valette, fut construite la chapelle des Pénitents blancs à La Seyne sous le vocable de Notre-Dame de Miséricorde (actuelle place Séverine).

Ce développement de La Seyne servait malgré tout l’ensemble de la collectivité de Six-Fours et les consuls étaient désireux de l’amplifier en effectuant  d’importants aménagements à son port de commerce et de pêche.

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Télé ? télé ? vous avez dit « TELEPHONE » ?

Récemment, j’avais à peine franchi la porte d’une agence de téléphonie mobile que je fus abordé par un vendeur qui m’a demandé :

« Bonjour Monsieur. Vous désirez… » ?

« Je voudrais remplacer mon vieux téléphone portable par un appareil neuf ».

Il m’a alors amené devant un rayon empli de ce genre d’objets et, en prenant un l’un d’eux, m’a débité :
« Tenez, celui-ci, par exemple, vous permet de regarder des films sur Google Ciné, de voir en direct ou en replay toutes les chaines de la télévision francophone avec l’application Molotov, de lire des livres avec Google Livres, d’écouter la musique de votre choix grâce à Deezer, d’accéder à des millions de vidéos sur Youtube, de publier sur Facebook, d’envoyer des mails grâce à Gmail. En outre, il intègre un GPS, un scanner de QRcodes, un calendrier-agenda, etc. »

Je l’ai interrompu en lui demandant :

« C’est bien beau, tout cela. Mais dites-moi, monsieur, la fonction « Téléphone » proprement dite, est-elle en option » ?

Ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite un excellent mardi et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.

Un grand bonjour à Isabelle, bises à Olivier et à Raphaël. Shake-hand à Webber !

Une réponse à « ÉPHÉMÉRIDES DU 23 AVRIL »

  1. Avatar de Pasqualini
    Pasqualini

    Brassens est décédé en 1981. Pourquoi cette date de 1965 dans tes éphémérides du 23 avril?

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