ÉPHÉMÉRIDES DU 15 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 15 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4122).

FÊTES :

Le 15 avril, nous fêtons les Paterne du nom du premier évêque du diocèse de Vannes, décédé entre 490 et 511, et considéré comme l’un des sept fondateurs de la Bretagne. Ce prénom est porté par 70 personnes aujourd’hui.

Ce 26e jour du calendrier républicain était dédié au lilas.

DICTON :

« Quand à Saint Paterne arrive la saison, la chaleur vient pour de bon ».

PENSÉE

D’Alfred CAPUS « La politique est devenue une simple spécialité parlementaire. Ce n’est plus l’art de gouverner un Etat, mais celui d’être élu député ou ministre. »

ÉPHÉMÉRIDES:

-313 – 15 avril : QUERELLES RELIGIEUSES ET TERREUR POLICIERE  – L’empereur Constantin ayant expressément réservé aux seuls catholiques le bénéfice des subventions et exemptions accordées au clergé, les donatistes prirent l’initiative, le fait mérite d’être souligné, de saisir l’empereur de leur différend avec Cécilien (15 avril 313). Leurs prétentions furent reconnues sans fondement par les instances successives devant lesquelles leur affaire fut évoquée : un synode romain tenu au palais du Latran sous la présidence du pape (2. octobre 313), un concile d’évêques gaulois (Arles, 1er août 314), le tribunal de l’empereur lui-même siégeant à Milan (10 novembre 316), éclairé par des enquêtes très poussées conduites entre-temps par ses représentants en Afrique (nous en possédons les procès-verbaux si révélateurs de l’atmosphère de terreur policière caractéristique du régime) (Henri Ribot, Ephémérides).

-1073-1074 : fortes gelées du début de novembre jusqu’au 15 avril, accompagnées d’un vent de Nord violent et desséchant. « Les moulins ne pouvant fonctionner par suite de la prise des fleuves et rivières, l’armée d’Henry IV, empereur d’Allemagne, souffrit cruellement du manque de farine et, par suite de pain. »

-1215 – 15 avril :

1. VENTE DU CHÂTEAU BABON – Fait à Trinquetaille : Vente par Hugues des Baux, vicomte de Marseille, et sa femme Barrale, au prévôt de la Major, de tous leurs droits sur le château Babon, pour le prix de 5 000 sous (acte n°383 des vicomtes de Marseille, p. 116-117, de Gérin-Ricard, 1926. B. La Major de Marseille, Livre Jaune, fol. 11. A. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 102. B. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n°1148. INDD. : Dr Barthélemy, inventaire, n°70. Albanès et Chevalier … Marseille, n°212).

2. Fait à Trinquetaille : Confirmation par le même Hugues des Baux et sa femme Barrale de Marseille, en faveur de Pierre de Montlaur, évêque de Marseille, et du prévôt Hugues Béroard, de l’accord passé à Aix le 16 octobre 1164 ou 1165 (acte 256) entre Pierre, évêque, et les vicomtes Hugues Geoffroi, aïeul de Barrale ; Bertrand, son frère ; Hugues Geofroi Sarde, leur neveu, fils de Geofroi de Marseille (acte n°384, A1 Saint-Victor, chartes originales, n° 271 – A21, La Major de Marseille, chartes originales. – B. Ibidem, Livre jaune, fol. 11 v°. g. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 211 ; d’après A2. IND. : Guérard, n° 1118. – Dr Barthélemy, Inventaire, n° 171. -Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, ,°1147.

-1247 – 15 avril : Lieux-dits de ROQUEVAIRE.

1. Castrum de Roca Vaira (cartulaire de Saint-Victor), acte dans lequel on cite les deux frères Audebertus de Roquevaria et Hugo de Auriolo. Roquevaire, chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille, comprend six communes : Auriol, Belcodène, Gréasque, Peypin, Roquevaire et Saint-Savournin. Son territoire s’étend entre la montagne de Bassan au levant, Garlaban au couchant, Pierresca au nord et le pont de l’Etoile au midi. Premières mentions : Au Xe siècle, il se forma sur ce territoire deux villages appelés Laza et Solobio. En 1040 : Donation à Saint-Victor, par Raimbaud [de Reillane], archevêque d’Arles, d’une part de l’héritage venu de ses parents : les deux tiers du château d’Auriol et de son territoire, la moitié du castellum d’Orgnon et de son territoire, ce qu’il possède in villa Lasa, avec la juridiction, la baillie, l’albergue due par les possesseurs d’alleux pour les deux tiers dudit lieu ; la juridiction, la baillie, l’albergue due pour les deux tiers de la villa Solobii ; le huitième de Saint-Savournin, avec la baillie, la juridiction et l’albergue pour la moitié de la même villa. Parmi les témoins qui souscrivent : Guil­laume IL vicomte de Marseille ; son frère Fouque, leurs femmes Odile et Stéphanie ; Guillaume III le Jeune et ses frères : l’évêque Pons II, Geofroi, Etienne et Bertrand (Acte 108 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 19 v°. a. Guérard, n° 58. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 103 ; Arles, n° 356).

Ils furent abandonnés au commencement du XIIIe siècle, et le nouveau bourg fut bâti à l’endroit dit le Sarret où est le vieux quartier de Roquevaire (première mention de Roquevaire : Castrum Roche Varie, 14 janvier 1212 (cartulaire de Saint-Victor, n° 930). En 1583, les habitants ayant embrassé le parti de Charles de Duras contre Louis d’Anjou, le château fut assiégé et pris par les Marseillais ; dix ans après, il fut pris par le duc d’Epernon, et démoli en 1596 par ordre du duc de Guise. Depuis lors, la popu­lation a fixé sa résidence sur les rives de l’Huveaune, qui partage le village en deux parties. Il n’est resté sur la hauteur que quelques chétives maisons (Mortreuil).

2. Ecclesia S. Vincentii, (cartulaire de Saint-Victor, n°1127). Saint-Vincent – église, hameau, commune de Roquevaire, vallon resserré entre la rivière de l’Huveaune et les montagnes de Bassan ; il y a une chapelle et un ermitage. La chapelle de Saint-Vincent, patron du lieu de Roquevaire, était un prieuré du Chapitre de la Major (Calendr. 1713, pag. 198).

-1296 – 15 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tribolais (charte aux archives municipales). TRIBOUX – Quartier rural de la commune de Marseille (1872), qui embrasse la partie du territoire comprise entre les Comte, la Valentine, la Servianne et le petit chemin d’Aubagne (1872). Première mention : Tribols, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 50).

-1348 – 15 avril : Election  à deux degrés par un vote du Conseil de la communauté de Toulon. Sur criée du messager et crieur public, la population  des hommes de plus de 14 ans est appelée à un parlement public pour créer et ordonner les conseillers et autres officiers de la ville de Toulon. Désignation de 100 délégués, sous le mûrier de la cour du palais royal. Puis de 12 conseillers.  (F.T., 2020).

-1410 – 15 avril : Guerre de Cent ans – Ligue de Gien et constitution du parti Armagnac : début de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

-1436 – 15 avril : Guerre de Cent ans – Libération de Paris par les troupes de Charles VII.

-1438 – 15 avril : Le roi René et son fils font leur entrée à Gênes (des Garets M.-L. – Le Roi René 1409-1480, La Table Ronde 1946, rééd. 1980, 314 p).

-1587 – 15 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Terre de Roland du Puy dit Serviani (acte aux archives de l’évêché). La Serviane – hameau, commune de Marseille, quartier de la Valentine (1872). Première mention : La Rascaseda, 19 août 1290 (charte aux archives muni­cipales).

1669 – 15 avril : Laurent Hubac et son fils Etienne sont les premiers grands architectes navals français. C’est à Laurent Hubac que l’on doit en 1669 la construction du « Soleil Royal » avec lequel la marine française trouve enfin la base de ses flottes de ligne. Les ingénieurs du génie maritime étaient dénommés ingénieurs constructeurs de la Marine sous l’Ancien Régime. La première ordonnance qui les concerne date du 15 avril 1689. Le ministre autorise les candidats ingénieurs à suivre dans les arsenaux la construction des navires. Avant cette date, ils se confondaient avec les maîtres charpentiers d’origine étrangère que Colbert avaient fait venir pour assurer la reconstruction de la flotte. Pour pallier l’insuffisance de formation technique des charpentiers, on crée des écoles à Toulon, Brest et Rochefort (Cyrille Roumagnac, 2001).

-1732 – 15 avril : Sous l’ancien Régime, les communautés devaient faire l’avance des frais d’étape des troupes dans la commune (rations de vivre et fourrage). Elles étaient ensuite remboursées par la Province, de même que pour les autres dépenses : loyers de magasins, indemnités, paille de couchage, bois de chauffage, hospitalisations, entretien des chemins dégradés par les charrois militaires, etc. Loger un bataillon pouvait poser un problème à de petites bourgades. Même si on s’était déjà préoccupé, en haut lieu, de ce problème puisque les procureurs de pays de Provence avaient reçu mission de contracter un emprunt de 300.000 livres en vue de construire des maisons spéciales pour loger les militaires et obvier ainsi aux servitudes que leur séjour imposait aux habitants des localités, certaines villes eurent recours à la loterie pour couvrir de telles construction, ce qui est surprenant. Il est curieux de noter, à ce sujet, qu’en 1732 (arrêt du Conseil du Roi du 15 avril), les consuls d’Aix avaient été autorisés à continuer pen­dant quatre ans la loterie commencée en 1727 pour couvrir les frais de constructions de casernes dans cette ville (Louis Baudoin, 1965, p. 257.). Rappelons ici, pour mémoire, que l’Armée royale de ligne comptait au XVIIIe siècle : 102 régiments d’Infanterie, dont 23 étrangers, 12 régi­ments de Chasseurs à pied, 7 régiments d’Artillerie, 15 compagnies d’Ouvriers et Mineurs, 60 régiments de Cavalerie ; s’y ajoutait : la Maison militaire du Roi (Gardes du corps, Cent-Suisses, Gardes françaises et suisses, Gardes de la Prévôté de l’Hôtel). En tout, 175.000 hommes (pied de paix) ou 219.000 hommes (pied de guerre), non compris les Régiments provinciaux, les Milices et la Marine (Etat au 1-1-1789). Pour ce qui concerne plus particulièrement la région seynoise, les archives nous apprennent que, dans le courant de l’année 1756, au début de la guerre de Sept ans, près de 30.000 hommes de troupes vinrent y séjourner. Ils furent cantonnés à La Seyne, port de mer, où les entrepôt, les magasins ne manquaient pas, ce qui facilitait la tâche des consuls ; on en mit dans toutes les localités environnantes : Six-Fours, Ollioules, Saint-Nazaire, notamment dans la zone comprise entre le littoral, Le Beausset et Le Castellet qui reçurent, naturellement, leur contingent de soldats. Cette armée était destinée à participer à une campagne dans l’île de Corse. Elles partirent d’ici un beau jour pour aller s’embarquer finalement à Antibes ; on était alors vers la fin du mois d’octobre. La dernière expédition en Corse eut lieu en 1768, année où ce pays entra dans la communauté française, un an avant la naissance de Napoléon (15 août 1769).

-1742 – 15 avril : MARCHE A LA GUERRE CONTRE L’ANGLETERRE – Dans les premiers épisodes d’un conflit qui commence par personnes interposées, les Provençaux mesurant le danger des croisières anglaises aux pertes qu’elles infligent près de Toulon, ou dans le port de Saint-Tropez, à l’allié espagnol. Le 15 avril 1742, l’Angleterre, qui était en guerre ouverte avec l’Espagne, envoyait une flotte sous les ordres de l’amiral Mathews, bloquer une escadre espagnole qui se trouvait dans la rade de Toulon. La flotte anglaise, afin de surveiller de très près la sortie des vaisseaux espagnols, vint prendre son mouillage aux îles d’Hyères. Après avoir séjourné deux années dans les eaux de Toulon, l’amiral don José de Navarro, qui commandait la flotte espagnole dut appareiller finalement. Son escadre se composait de douze vaisseaux mal armés et mal équipés. Comme il craignait, non sans raison, d’être écrasé par les forces anglaises qui comptaient quarante-deux voiles, la Cour de France, quoique en paix avec l’Angleterre, chargea le doyen des lieutenants-généraux des armées navales françaises, la Bruyère de Court, de protéger la sortie de l’escadre espagnole avec les seize vaisseaux et les quatre frégates dont il disposait. C’était une détermination dangereuse qui pouvait entrainer la guerre avec l’Angleterre. C’est d’ailleurs ce qui arriva comme nous le verrons plus loin.

-1764 – 15 avril – décès de Jeanne Antoinette Poisson, fille d’un conducteur de vivres, elle avait reçu une excellente éducation. Devenue en 1745 la maîtresse du roi Louis XV, elle fut élevée au rang de marquise de Pompadour. Usée par la vie de cour, elle dut s’effacer au profit d’autres favorites dès 1751 mais resta la confidente du roi, bénéficiant de largesses comme le château de Pompadour, en Corrèze, et l’hôtel d’Évreux, à Paris, plus connu aujourd’hui sous le nom de… palais de l’Élysée.

-1768 – 15 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

– LA BONVINE.  Lieu-dit de la commune de Marseille au quartier de Saint-Julien (1872). Connu sous ce nom par une mention dans un registre des archives de la Major).

– GRAND-CAMP.  Lieu-dit de la commune de Marseille au quartier de Saint-Julien, à Beaumont (1872). Connu sous ce nom par une mention dans un registre des archives de la Major).

-1789 – 15 avril : une boîte aux lettres recueillera les mémoires, observations et projets destinés à la rédac­tion du cahier concernant l’intérêt général de la Nation – Une ordonnance de M. de Bougainvilliers, prévôt de Paris, proclame la convocation des trois États de la ville et des faubourgs de la capitale, intra-muros. Dans le même temps, le bureau de la ville de Paris promulgue une ordonnance pour avertir les habitants de la ville et des faubourgs de Paris que, à l’Hôtel de Ville, une boîte aux lettres recueil­lera leurs mémoires, observations et projets destinés à la rédac­tion du cahier concernant l’intérêt général de la Nation (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 15 AVRIL).

-1791 – 15 avril : Un décret impose le serment civique à toutes les personnes chargées d’une fonction d’enseignement, laïque ou congrégationniste. Or les religieuses de Toulon refusent énergiquement de remplir cette formalité et de reconnaître le clergé constitutionnel (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18).

L’évêque Rigouard et les curés Roubert et Daumas, tous assermentés, adressent au conseil municipal une requête et un ordre qui seront agréés le 9 février 1792 et d’autres religieuses moins récalcitrantes seront appelées à Toulon. « Toulon, le 1er février 1792. « A Messieurs les Maire et Officiers municipaux de la commune de Toulon. Les curés des paroisses de cette ville de Toulon sont obligés par état à veiller à ce que les enfants de leurs paroissiens soient élevés dans les vrais principes de la religion et de la constitution. Ils voyent avec douleur que les sœurs des écoles gratuites, logées et payées par la commune, se sont non seulement refusées à prêter le serment prescrit aux fonctionnaires, mais encore qu’elles professent depuis longtemps la rébellion à la loi, et par leurs paroles et par leurs exemples. Elles écartent des paroisses les jeunes filles confiées à leurs soins; elles leur persuadent par leur conduite et leurs leçons que leurs pasteurs sont des schismatiques qu’elles doivent fuir, parce qu’ils ont donné l’exemple édifiant de la soumission à la loi. Pourrés-vous, Messieurs, voir tranquillement que des filles entretenues aux frais de la commune fassent la guerre aux loix, guerre d’autant plus nuisible qu’elles forment autant d’ennemis à l’Etat qu’elles font d’élèves, et des ennemis d’autant plus à craindre qu’elles leur insinuent le venin de la révolte avec les principes religieux ? Peut-on ne pas frémir en pensant surtout que ces élèves sont destinées à devenir des mères de famille ? II est impossible de calculer les suites d’une conduite si blâmable. On a remplacé les évêques et les curés qui ont refusé de préter le serment de fidélité; or, pour faire fructifier le zèle des pasteurs soumis aux loix, il faut nécessairement exclure des fonctions publiques des filles qui sont leurs coopératrices par état, et qui, par esprit de parti, s’occupent uniquement à contrarier leur ouvrage. Le peuple murmure depuis longtemps contre le scandale reli­gieux et politique que ces sœurs donnent ; il se plaint, de ce qu’on paye des deniers de la commune des institutrices qui ont perdu la confiance publique ; il juge qu’il est dangereux de leur confier l’éducation des enfans, parce que c’est là les exposer à devenir des instruments de fanatisme et compromettre la paix des familles. Il est instant, Messieurs, pour remédier à tant de maux, de rem­placer les sœurs actuellement existantes dans la maison de cette ville par d’autres sœurs qui rempliront leurs devoirs conformé­ment aux loix. Les soussignés ont l’honneur de vous en offrir quelques-unes dont la conduite ne s’est pas démentie depuis la révolution, et dans lesquelles ils ont reconnu les talens et les vertus nécessaires pour remplir avec fruit les fonctions qui leur sont assignées. En conséquence, ils vous demandent que les sœurs qu’ils vous offrent, et qui se procureront les sujets nécessaires pour les aider, soient incessamment mises en possession de la maison destinée aux écoles gratuites des filles, ensemble du mobilier qui a appartenu jusqu’à présent à la Congrégation, et du salaire payé par la commune. Signés à l’original : « daumas, curé. roubert curé. (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18)»

-1793 – 15 avril : Nouvelles du 4ème bataillon du Var – Le 17 décembre 1792, le 4ème bataillon du Var est rassemblé à Vesoul. Il est affecté à l’armée du Rhin, et le 22 décembre, il quitte cette ville pour Belfort, puis Huningue, où il se trouve encore à la date du 15 avril 1793 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

-1794 – 15 avril (26 germinal An II) :

1. mesures prises pour le recensement des porcs, conformément à l’arrêté du Comité de Salut public du 22 germinal. Sénés le jeune, agent national du district du Beausset, en cours d’opérations au Port-la-Montagne, ne tarda pas à écrire à l’agent national de Sanary-Beauport une lettre relative aux fonctions d’agent national des communes (26 germinal).

2. trois charges et DEMIE de blé par jour au Beausset – Le 15 avril, les Beaussetans ont appris que l’agent national des subsistances militaires de l’armée d’Italie a décidé de n’accorder que trois charges et demi de blé par jour au village. Cela ne correspond même pas à la moitié de ses besoins et de sa consommation journalière, alors que le pays « ne présente en ce moment aucune espèce de ressource, soit en grains, soit en légumes, pommes de terre et autres ». Et que « la classe précieuse de cultivateur seule qui reste pour ainsi dire en cette commune ne peut compter que sur le pain pour s’alimenter avec sa famille ». La municipalité délibère donc de présenter « les présentes observations aux citoyens représentants du peuple avec prière de les prendre en sérieuse considération, espérant qu’une commune qui a donné à l’Europe entière des preuves du plus ardent amour pour la République excitera leur sollicitude paternelle » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

-1796 – 15 avril (26 germinal an IV) : CAMPAGNE D’ITALIE – Victoire de Dego (Piémont), de Augereau sur Provera.

-1799 – 15 avril (26 germinal an IV) : EXPEDITION D’EGYPTE – ‘Abd-al-Rahman al-Jaberti : « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition d’Egypte, 1798-1801 » . Mercredi 12 du mois de Dhû l-Qa’da 1213 – Une unité est partie vers les Bédouins d’al-Jazira, car Mustafâ Bey, katkhudâ (lieutenant) du Pacha, s’était rendu auprès d’eux pour s’y réfugier. Ces militaires vinrent chez eux pour les surveiller.

-1834 – 15 avril : Fin de la deuxième révolte des canuts lyonnais.

-1836 – 15 avril : DATE LIMITE A LAQUELLE SANARY DEVRA FOURNIR LA LISTE DE SES ENSEIGNANTS SUSCEPTIBLES DE SUIVRE LES COURS DE L’ECOLE NORMALELa loi organique du 28 juin 1833 constitua  véritablement l’instruction primaire en France. Sans revenir aux grandes visées et aux vastes plans – non réalisés – de la Convention, elle assurait au moins le nécessaire. En exécution de cette loi, élaborée par Guizot, ministre de l’Instruction publique, chaque commune était tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant avec d’autres communes, d’entretenir au moins une école élémentaire. Les chefs-lieux de département et les communes de plus de six mille habitants devaient, en outre, entretenir un école primaire supérieure. La loi mentionnait les ressources financières au moyen desquelles les écoles seraient créées et entretenues et les instituteurs payés. La commune, le département et l’Etat devront concourir à la dépense dans des conditions bien déterminées. Auprès de chaque école sera constitué un comité local de surveillance ; dans chaque arrondissement, il y aura un comité spécial auquel ressortiront toutes les écoles de l’arrondissement. Pour être instituteur, il faudra posséder un brevet de capacité. Quant aux instituteurs congrégationnistes, il suffira, pour chaque école, qu’un seul frère possède le brevet ; tous ses collaborateurs seront considérés comme des adjoints et dispensés du diplôme de capacité, comme d’ailleurs les adjoints laïques. Les ecclésiastiques auront encore place dans les comités scolaires ; mais le clergé cessera d’exercer sur les écoles et les maîtres une influence prépondérante. (…) L’organisation des écoles rurales : Les populations font en général bon accueil à la loi de 1833. Toulon et La Seyne furent à la tête du mouvement, que secondèrent la plupart des communes rurales. (…) L’école normale des instituteurs du Var, rendu obligatoire par l’art. 11 de la loi de 1833, fut ouverte le 1er juin 1833, quelques jours avant la promulgation de la loi organique. Les élèves furent recrutés dans le Var et les départements limitrophes ; en outre, plusieurs maîtres en exercice furent appelés à l’école normale pour y faire un apprentissage de quelques mois. Cela résulte d’une délibération des conseils municipaux de Carnoules, de Solliès-Pont, d’une lettre du sous-préfet au maire de Saint-Nazaire, et d’une circulaire préfectorale du 7 mai 1836 (Bourrilly L., 1895b, p. 49 et suiv.). (Lettre du sous-préfet au maire de Saint-Nazaire (Arch. Comm. de Sanary) :] « Toulon, le 24 février 1836. Monsieur le Maire, Une somme de 300 francs est allouée au budget de l’instruction publique pour indemniser les instituteurs qui fréquentent l’école normale. Je vous prie de me fournir d’ici au 15 avril la liste des instituteurs de votre commune qui se proposent de suivre les cours de l’école normale de Brignoles, en ayant le soin de mentionner le temps qu’ils ont l’intention d’y rester. » (Bourrilly L., 1895b, p. 32-33, 42-43 ;  Rotger B., 1984, p. 381).

-1842 – 15 avril : le drapeau de l’Irlande républicaine – Une poignée d’Irlandais romantiques, tant catholiques que protestants, s’unissent en vue de s’émanciper de la tutelle anglaise, au besoin par la violence. Ces « Jeunes Irlandais » se donnent un drapeau tricolore : vert pour représenter les catholiques, orange pour représenter les protestants et blanc pour signifier l’espoir d’une trêve permanente entre les deux communautés ! Ce sera le drapeau de l’Irlande républicaine.

-1861 – 15 avril : George Sand A Tamaris – 15 avril (lundi) – A la maison et autour – Lettre de Maurice. Je commençais à m’inquiéter. Il va bien. Il revient ce soir ou demain. Il a eu grand vent au bord du Rhône. Ici depuis son départ il n’y en a pas eu. Je me porte bien. Je range des plantes et je travaille un peu à l’Homme de campagne. Lucien va à La Seyne prendre un bain et à Toulon acheter un chapeau. Il revient à 3 h et fait cadeau à Marie d’un très beau chapeau de paille. Poney vient et reste un quart d’heure. Je sors avec Manceau et Lucien. Manceau fait un croquis de Tamaris, vu du champ au-dessus de la maison Guyot. Je flâne avec Lucien. Je ramasse quelques plantes, la cormilla-juncea. Nous revenons par l’allée des platanes. Je dîne de bon appétit, mais Manceau me fait des scènes parce que je ne bois pas la pepsine. J’en bois ce soir et j’ai mal à l’estomac toute la soirée. Bésig avec Lucien. Patience. Un peu de botanique. Lucien dort comme un veau sur le canapé. Je lui fais un tatouage à l’encre sur la figure. Je retravaille un peu à l’Homme de campagne (George Sand, Le voyage dit du Midi, février 1861-mai 1861)

-1874 – 15 avril : une trentaine de peintres exposent leurs œuvres dans l’atelier de leur ami, le photographe Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme Nadar, au 35, boulevard des Capucines. Nombre de ces peintres d’avant-garde ont déjà participé onze ans plus tôt au «Salon des Refusés» autour d’Édouard Manet, avec le soutien éclairé de Napoléon III. ls se singularisent par une nouvelle technique picturale qui donne la primeur aux effets de lumière. L’atelier de Nadar reçoit la visite d’un certain Louis Le Roy, critique du journal Le Charivari. Il ironise sur ces artistes qui se détournent de la manière académique en vogue sous le Second Empire et au début de la IIIe République. Il intitule son article «L’exposition les impressionnistes», d’après le titre d’un tableau de Claude Monet, Impression soleil levant (1872), qui fait partie de l’exposition. Prétendant ridiculiser les exposants, le critique écrit : «Impression, impression, j’en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans». Le qualificatif d’impressionniste va rester au groupe pour la postérité ! La plupart de ses membres, tels Boudin, Cézanne, Degas, Monet, Pissaro, Renoir, Sisley… font aujourd’hui les choux gras des salles des ventes.

-1900 – 15 avril : OUVERTURE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS –  Paris quitte le XIXe siècle avec la plus grande exposition universelle jamais organisée en France. 50 millions de visiteurs jusqu’à sa clôture le 12 novembre suivant. La Ville-Lumière rayonne alors de tous ses feux et l’on parlera plus tard de ces années-là avec nostalgie en les qualifiant de « Belle Époque ».

-1903 – mercredi 15 avril, 10 heures du matin. Le sémaphore d’Alger signale l’arrivée au large d’une escadre française. Dans la rade, les bâtiments anglais, italiens, russes et espagnols hissent leur grand pavois. Depuis deux heures, ils procèdent entre eux à des salves de salut que l’écho répercute longuement. Mais à la vue du pavillon présidentiel arboré au grand mât de la « Jeanne d’Arc », ils vont, chacun leur tour, faire retentir un nouvel hommage. Puis ce sera l’échange de la musique des hymnes nationaux. A terre, les troupes appelées à rendre les honneurs ont déjà pris position boulevard de la République et sur tout le parcours que doit suivre le cortège. La foule est de plus en plus dense. Les balcons des étages comme les toits des maisons sont surchargés. Ceux de la ville haute, malgré leur éloignement du port, sont couverts de curieux. Sur le quai de l’Amirauté, un bataillon de l’aviso torpilleur le « Léger » et un autre du « Du Chayla » prennent progressivement place. Un peu en arrière, les chefs arabes, montés sur des chevaux richement caparaçonnés, s’apprêtent à escorter le président
jusqu’au Palais d’Hiver. Sur la passerelle arrière du croiseur-amiral, le chef de l’État vient enfin d’apparaître. En habit, avec en sautoir le grand cordon de la Légion d’honneur, entouré des présidents des deux chambres et de plusieurs ministres, il découvre à son tour le cérémonial de ces cinq escadres qui manœuvrent avec majesté dans le port de l’Amirauté. Telle que les journaux la rapportent, l’arrivée du 3. […] Le 30 avril au soir, le président Loubet fume sa pipe debout sur le pont du « Jeanne d’Arc ». Au loin, le rivage algérien s’éloigne. Le voyage est terminé. (Jean-William Dereymez, Olivier Ihl, Gérard Sabatier (dir.), Un cérémonial politique. Les voyages officiels des chefs d’Etat, Paris, L’Harmattan, 1998, p. 215-242).

-1905 – 15 avril : A Tamaris est inauguré en 1905 le casino du Manteau. Située en prolongement de la station entre le château de Michel Pacha et le fort de Balaguier, la construction est établie en bordure directe du rivage et adossée à une falaise. L’environnement est, dans un premier temps, quelque peu « ingrat ». L’édifice se présente comme un ensemble de volumes cubiques agencé autour d’une terrasse faisant office de patio. Une tourette carrée offre comme un « raccourci » du minaret mais se détache néanmoins de l’ensemble. On retrouve le corpus traditionnel de l’architecture orientaliste : merlons, arcs outrepassés et loggias. Par la suite, l’édifice connaît de nombreuses vicissitudes stylistiques. Dans un premier temps, une toiture de tuiles vient couronner un des pavillons et une balustrade en­toure la terrasse. La construction par la suite change de destination et de nom. Le casino devient villa Capriciosa. On assiste alors à une simplification des volumes. La couverture de tuiles a disparu. Les terrasses sont fermées par des verrières. L’orientalisme est nuancé et la maison propose une géométrisation des volumes proche des recherches du Mouvement moderne. Aujourd’hui réhabilitée, elle a retrouvé son orientalisme originel. La terrasse est redevenue un espace ouvert et la polychromie renforce la référence (Nathalie Bertrand, Tamaris, entre Orient et Occident, Arles, Actes Sud, 2003, 240 p).

-1906 – 15 avril : L’exposition coloniale de Marseille ouvre ses portes. Le 23 septembre 1902, Edouard Heckel présentait au Conseil municipal de Marseille son projet d’Exposition Coloniale. La municipalité vota un crédit d’un million de francs pour lequel le Conseil général et la Chambre de commerce apportèrent chacun 250 000 francs.  L’exposition se tint du 15 avril au 18 novembre 1906 sur le champ de manœuvre du rond-point du Prado, aujourd’hui parc Chanot et marqua avec éclat l’alliance entre la ville de Marseille et l’expansion territoriale de la France d’outre-mer. Pour l’occasion, l’exposition se dota d’une cinquantaine de palais ou pavillons de part et d’autre d’une grande allée centrale bordée d’arbres partant du rond-point du Prado, d’une grande serre aux dimensions imposantes, 40 m de long et 10 m de large. Elle fut construite près de l’entrée principale et abrita des plantes exotiques (caféiers, plantes à caoutchouc, etc.). Au total, plus de 1 800 000 visiteurs se rendirent à l’exposition, des Marseillais, mais aussi des personnes venant d’autres villes et parfois d’autres pays. Après le succès de l’Exposition Coloniale de 1906, Jules Charles-Roux, ancien commissaire de cette exposition, et Adrien Artaud, président de la chambre de commerce, parvinrent à faire admettre par les pouvoirs publics le principe d’une nouvelle exposition coloniale qui ne put voir le jour qu’en 1922 au parc Chanot.

-1912 – 15 avril : Le « Titanic » sombre. A 2h20 du matin le paquebot coule, moins de trois heures après avoir heurté un iceberg. Parti cinq jours plus tôt de Southampton en Angleterre, il devait relier New York. Selon les estimations, qui considèrent qu’il y avait des passagers clandestins, entre 1.490 et 1.520 personnes périssent durant le naufrage, sur les 2.200 qui devaient embarquer officiellement.[© AFP]

-1920 – 15 avril : MARIAGE DE LOUIS BAUDOIN – Dans l’intimité, en raison de son deuil récent, Louis Baudoin, futur historien et homme de lettres seynois, épouse, à La Seyne, le 15 avril 1920, Jeanne Deblieux.

-1927 – 15 avril :

1. NOTRE PREMIER PORTE-AVIONS – Le 15 avril 1927, le groupe arrière du Béarn est mis en chauffe pour la première fois à La Seyne (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

2. DÉCÈS de Gaston Leroux à Nice, le créateur du détective « Rouletabille ». 

-1941 – 15 avril :

1. MARINE DE VICHY – Le 26 mars, parti de Toulon, l’aviso-dragueur Elan séjourne à Bizerte du 30 mars au 8 avril puis arrive à Beyrouth le 15 avril, escortant depuis Bizerte la 9ème division de sous-marins composée des Caïman, Marsouin et Souffleur (Gérard Garier, Les avisos de 630 t., l’Elan).

2. FNFL – Le 15 avril, à 22 h 30, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » appareille de Port Soudan pour effectuer un transport de ravitaillement pour le poste britannique de Mersa Kuba où il arrive le 17 à 08 h 00. Il en repart le 19 à 05 h 15 en escortant le premier convoi de navires marchands envoyé à Massaouah. Le Commandant Duboc réalise des dragages à 14 nœuds devant le convoi. Arrivée le 19 à 14 h 15 à Massaouah d’où il en repart le 20 à 5 h 30. Ce même jour à 10 h 30, il touche Mersa Kuba, appareille à 11 h 50 en effectuant des dragages en compagnie du HMIS Hindustan. A 16 h 45 retour à Massaouah (Gérard Garier, Les avisos de 630 t., le Commandant Duboc).

-1943 – 15-16 avril : Politique française : Le 15 avril, le Comité national français examine le compte rendu des négociations engagées entre les généraux De Gaulle et Giraud portant sur l’adoption de principes directeurs : abolition intégrale de la législation de Vichy, distinction entre pouvoir central et organes administratifs, subordination du commandant en chef au pouvoir central. J’y reviendrai demain plus en détail. Tandis que cet examen se déroule, deux jours plus tard, en France cette fois, deux membres de la CGT (clandestine), Robert Bothereau et Louis Saillant, rencontrent les syndicalistes communistes Henri Raynaud et André Tollet. Les quatre hommes signent un accord reconstituant une CGT unique sur la base du rapport de forces existant lors du congrès de Nantes, en 1938.

-1944 – 15 avril :

1. Action du groupe de résistants « Les Ardents » aux Chantier de La Seyne qui sabotent des essieux des locomotives garées en instance de départ au dépôt (Claude Majastre, 2012).

2. A Souez (Hautes-Pyrénées), sabotage de l’usine Hispano-Souiza par un commando de résistants.

-1945 – 15 avril : mort en déportation du Seynois PASCAL Jean-Marie Henri Gabriel – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, dont  PASCAL Jean-Marie Henri Gabriel (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistant, né le 24 juin 1918 à La Seyne, déporté au départ de Compiègne par le convoi du 2 juillet 1944 à destination de Dachau, mort en déportation le 15 avril 1945 à Sandbostel (Allemagne).

-1952 – 15 avril : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusqu’au 15 avril, l’aviso « Commandant Duboc » patrouille dans le golfe du Siam, puis Saigon jusqu’au 14 mai et reprise de la surveillance en Annam (Gérard Garier, Les avisos de 630 t., le Commandant Duboc).

-1954 – 15 avril : Amnistie de l’amiral Abrial – Jean-Marie-Charles Abrial (1879-1962) est né à Réalmont (Tarn), le 17 décembre 1879. Il fut secrétaire d’État à la Marine de novembre 1942 à mars 1943. Révoqué sans pension par décret du 22 mai 1945, il fut condamné le 14 août 1946 à dix ans de travaux forcés et à l’indignité nationale, mais gracié par décret du 28 juillet 1950. Amnistié par décret du 15 avril 1954, le Conseil d’État annula le décret le révoquant le 28 novembre 1956. Il mourut à Dourgne (Tarn) le 19 décembre 1962 (Etienne Taillemite, 2002). Il eut droit à sa mort aux honneurs militaires volontairement limités (wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Charles_Abrial).

-1950 – 15 avril : « Ne dites jamais adieu »  – A Saint-Mandrier, le cinéma Armando affiche un film pour le moins de circonstance : « Ne dites jamais adieu » ! (Ken Nicolas, vol. 1)

-1958 – 15 avril : Démission du gouvernement Félix Gaillard (Jean-Charles Volkmann, 2003).

-1980 – 15 avril : Décès de Jean-Paul Sartre, écrivain et philosophe, prix Nobel de littérature 1964 (qu’il avait refusé). Jean-Paul Sartre a régné sur la pensée française après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’aux premières atteintes de la vieillesse. Sa personnalité à multiples facettes a suscité, en France mais aussi à l’étranger, de nombreuses cabales d’une violence dont on a peu idée aujourd’hui… Lors de ses funérailles, le 19 avril, des dizaines de milliers de personnes accompagnent son cortège pour lui rendre un dernier hommage. [© AFP]

-1986 – 15 avril : Décès du dramaturge Jean Genet.

-1989 – 15 avril :

1. Décès de l’acteur Charles Vanel, inoubliable dans le film « Le salaire de la peur » avec Yves Montand, l’adaptation cinématographique du roman du même nom de Georges Arnaud (1949).

2. Tragédie de Hillsborough. 96 personnes meurent piétinés et étouffés et 766 sont blessées lors d’un mouvement de foule dans le stade de Hillsborough à l’occasion de la demi-finale de la Coupe d’Angleterre de football opposant Liverpool FC à Nottingham Forest. [© AFP]

-1998 – 15 avril : Le dirigeant khmer rouge, Pol Pot, responsable du génocide cambodgien, meurt d’une crise cardiaque. Il n’a jamais été jugé pour ses crimes. [© UPI / AFP]

-2013 – 15 avril :

1. Double attentat du marathon 2013 de Boston – Deux bombes artisanales placées dans des cocotte-minute ont explosé quasi-simultanément dans la foule, près de la ligne d’arrivée du marathon. [© AFP]. Une première explosion a lieu le 15 avril 2013 vers 14 h 50 à quelques mètres seulement de la ligne d’arrivée. Elle survient sur la gauche des coureurs qui terminent cet important marathon dédié à la mémoire des victimes de la tuerie de l’école primaire Sandy Hook, le 14 décembre 2012 dans le Connecticut. Elle affecte surtout le public massé derrière des barrières, mais aussi au moins un coureur de 78 ans, Bill Iffrig, envoyé au sol par la déflagration. À cet instant, la majorité des quelque 27 000 participants ont d’ailleurs déjà franchi la ligne d’arrivée. Les vainqueurs de l’épreuve ayant terminé leur course depuis plus de deux heures. Treize secondes après la première explosion, une deuxième déflagration a lieu à quelques dizaines de mètres seulement de la précédente, du même côté de la rue et plus haut sur le parcours des coureurs. Au total les deux bombes ont tué trois personnes et en ont blessé 264 autres. Les deux auteurs, les frères Djkhar et Tamerlan Tsarnaïev, sont rapidement identifiés. Trois jours après l’attentat, Tamerlan Tsarnaïev est tué par les forces de l’ordre après une course-poursuite et un échange de coups de feu coûtant la vie à deux policiers, tandis que son jeune frère réussit à s’échapper avant d’être arrêté, blessé, vingt-quatre heures plus tard et d’être conduit dans un hôpital de Boston où son inculpation formelle est prononcée. Il est condamné à mort en mai 2015 après un mois de procès, mais cette condamnation est temporairement suspendue en 2020.

2. « Le trésor des Marseillais à Delphes », ce fut une exposition qui se déroula du 12 janvier au 15 avril 2013, à Marseille. Qu’était ce trésor ? Un temple consacré à Athéna, construit par les Marseillais à Delphes.

-2014 – 15 avril : DEUX CENTS ECOLIERES ENLEVEES AU NIGERIA – au Nigeria, un groupe de terroristes, soupçonné d’appartenir à Boko Haram, attaque une école à Chibok, entraînant la mort de deux membres des forces de sécurité et l’enlèvement de plus de 200 écolières.

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-2019 – 15 avril : UN INCENDIE RAVAGE NOTRE-DAME DE PARIS – à 18h54, une caméra de la Préfecture de police de l’île de la Cité, au cœur de Paris, a détecté de la fumée qui sortait de la flèche de la cathédrale. C’était l’amorce d’un brasier qui allait détruire la « forêt » ou charpente de Notre-Dame de Paris, en partie vieille de huit siècles. La flèche et la voûte allaient rapidement s’effondrer à leur tour mais au prix d’un effort surhumain, les pompiers allaient toutefois arriver à préserver l’essentiel de la structure ainsi que la façade et ses deux tours. La France et une large fraction de la planète sont demeurées en état de sidération devant ce drame, télévisé en direct dans le monde entier.

-2023 – 14 avril : A LA « UNE » DE VAR-MARIN –

1. La déflagration : Hubert Falco a été condamné hier dans l’affaire du « frigo ». Il perd l’ensemble de ses mandats. Quel avenir pour Toulon et pour TPM ?

2. Retraite : le report à 64 ans validé par les Sages.

Faits divers : Michaël, un Toulonnais parmi les victimes de l »explosion à Marseille / Histoire : Il y a 150 ans, la fin du bagne de Toulon / Antibes La ville d’en face.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 246e livraison : (suite)

(Sanary-Aqua-Photo-3087-Un-coin-du-port-1900-1910 – coll. H. Ribot)

La situation d’Ollioules et de Saint-Nazaire entre 1400 et 1520.

1447, une année pleine de promesse pour Ollioules et Saint-Nazaire dont la charte agricole est le prélude aux actes de 1507 et 1520 qui établiront en droit les relations entre seigneurs et habitants. 

Depuis le début du XVe siècle, la cité de Toulon s’est dotée d’un règlement applicable à toute personne résidant dans ses murs et récapitulant les droits et devoirs de celles-ci tant au niveau de la vie collective que de l’exercice des droits privés, et son exemple va être repris par toutes le villes voisines, dont celle d’Ollioules (LOS CAPITOLS DELS USAGES ET DE LAS COSTUMAS DE LA CIUTAT DE TOLON).

L’année 1447 débute à Ollioules avec la création du petit conseil, élu par l’assemblée générale et choisi parmi les principaux chefs de famille, qui prend la direction et la gestion des affaires communales. Les assemblées plénières étant devenues aussi insuffisantes qu’embarrassantes, le régime représentatif achève ainsi de constituer dans sa forme complète la démocratie des villages de Provence (de Ribbe Ch., 1898, p. 499 et suiv. ;  Cahier de l’ouest varois n° 7, « Ollioules… ».).

Les hommes de ce conseil étroit, ancêtre de notre conseil municipal,  deviennent les interlocuteur des seigneurs d’Ollioules-Saint-Nazaire et, à la suite d’un long procès, l’ensemble des décisions de justice ou prises à l’amiable demeurera jusqu’à la révolution la grande charte agricole du pays où  se constitue une confrérie de jardiniers, dont la fête est le 22 juillet, pour la  sainte Madeleine. Face aux représentants de la ville, nous trouvons en ce milieu de siècle, Bertrand V de Marseille et  son cousin de Simiane. Les clauses contenues dans le document final intéressent au premier chef la future terre de Saint-Nazaire, puisqu’elles reconnaissent le statut de fief pour la tour et celui de terre appartenant au seigneur qui est autorisé à y construire des moulins à olives.

La transaction du 2 février 1447 ouvre la série (de Ribbe Ch., 1898) :  par elle les deux parties déterminent rigoureusement les quartiers du territoire interdits à la dépaissance, à l’élevage même des bœufs, bêtes à laine, porcs et surtout chèvres, pour cause de cultivaige et de fruicts. L’usage de l’eau de la Reppe et de l’alimentation des jardins est règlementé  « pourvu qu’il en reste pour les moulins » dans l’ordre de la sortie des gorges jusqu’à l’isle Baudoin et celle de Rastidor. Les 17 et 21 février, les Vintimille et les Simiane par une seconde transaction, obtiennent la propriété des terres gastes ou incultes (Arch. de Sanary, N. ; Place R., Ribot H., Rotger B., 1982  ; courte mention dans Rotger B., 1990, p. 5) au sein desquelles se trouve enclavés le château d’Ollioules et la tour de Saint-Nazaire sous réserve de laisser aux habitants d’Ollioules leurs privilèges de pastourage, lignage, chauffage et four à chaux. Par le même acte, le roi René confirme les seigneurs dans leurs fiefs aux seigneurs et les charge tout particulièrement de la garde des fossés, remparts et tour de Saint-Nazaire dont ils sont seuls détenteurs des clés. Cette cession de terres gastes au profit du seigneur durera jusqu’à la Révolution où elles seront pour la plupart vendues comme biens nationaux, au lieu d’être conservées par les Communes (Cette transaction et la suivante feront véritablement des Vintimille et des Simiane les seigneurs d’Ollioules et de Saint Nazaire, la communauté d’Ollioules ayant accepté, en échange de certains privilèges, une féodalité de principe. Par la suite, les Vintimille continueront à commander la forteresse d’Ollioules et la tour Saint-Nazaire, ce qui leur donnera le droit de céder à bail ces terres gastes pour y construire, sous la condition des « capitous ». Ces textes portent donc le germe de la future agglomération de Saint-Nazaire.).

Un dernier arbitrage royal pris le 11 mai 1447 (de Ribbe, 1898, p. 496 et suiv. ; Castellan 1937, p. 27-35.), vide la querelle opposant les coseigneurs aux habitants. Suivant les résultats de l’enquête de son conseiller Vital de Cabanes, seigneur de Puy-Ricard, venu sur place écouter la multitude de griefs des deux parties, le roi René, par lettres patentes rédigées au château de Tarascon, sanctionne la sentence rendue qui allait donner à Ollioules sa grande charte agricole et lui préparer pour l’avenir une ère de prospérité (de Ribbe, 1898, p. 496 et suiv. ;  Castellan, 1937, p. 29-35). Ce texte, extrêmement fouillé, ramène le nombre de griefs à vingt, et règle le fonctionnement du Conseil de ville (avec possibilité d’élire un notaire en cas d’absence du baille seigneurial), les cens(es) et services dus aux coseigneur, la transmission ou l’aliénation d’un bien et les droits y afférents, la justice rendue par les bailles locaux, la création d’un poste de clavaire (trésorier percepteur des censes) fourni par le seigneur, l’honnêteté des femmes, l’accès des troupeaux et animaux de trait dans les terres cultivées et non cultivées, le règlement de la division et de l’usage des eaux de la Reppe entre Université et seigneurs, la mise en place de gardiens du territoire nommés par les seigneurs et chargés de faire appliquer le texte et d’emprisonner les délinquants, le nombre de bêtes que le boucher aura le droit d’avoir dans les limites prévues, les limites des réserves attendu que tout le pays est cultivé , la vente du poisson. Certaines clause feront l’objet de procès ultérieurs, comme celle concernant le paiement par les coseigneurs des tailles, quartes et autres impositions touchant les biens roturiers qu’ils possèdent ou achèteront à l’avenir ; ou bien celle stipulant que les rentiers des seigneurs ou ceux qui achèteraient d’eux seront dorénavant obligés de payer les impositions, comme les autres habitants.  Des clauses spécifiques s’imposent aux moulins à grain de la tourre et  de Trisse Ratt  qui doivent être donnés  par les seigneurs à la communauté en achat et en emphytéose perpétuelle, contre paiement de de cinquante sextiers de blé de cense et d’un droit d’utilisation privilégié pour les seigneurs et leur famille. Toutefois, les seigneurs reçoivent le droit de construire un ou plusieurs moulins d’olives à Saint-Nazaire afin que ses habitants puissent y triturer leurs olives. Ce qui laisse supposer que les terres de l’ancien prieuré continuent d’être exploitées dans un périmètre relativement restreint proche de la tour (Familles déjà installées sur le boulevard et en avant du fossé de la Tour : Jean Bernard, Catherine Reymone, Huguet Valtany, Jacques Estort, Guillerme Estienne, Jehan Aycard, Jehan Aycard alias Pichon, et Louis Merle). Enfin, pour tout ce qui touche au droit de propriété, il est demandé de fournir les documents confirmant les dires.

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 446e livraison :

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(suite)

1849 : Armements marseillais – Création de la Compagnie des bateaux à vapeur du Levant.

1850 : Marseille – Le vieux Port et le bassin de la Joliette en 1850 (Tableau, Chambre de Commerce de Marseille, 1949).

1850 – octobre : Il est certain que, comme la navigation à vapeur vers les côtes d’Italie, puis celle des paquebots-postes du Levant, la navigation traversant la Méditerranée vers l’Algérie a dû jouer un rôle pion­nier. L’Akhbar n’a pas tout à fait tort en écrivant en octobre 1850 : « La France ne doit pas oublier que c’est à l’Algérie qu’elle doit le développement de sa marine à vapeur. »

1850 – 31 décembre : Constitution d’une société anonyme en commandite dite « Union Franco-Niçoise » formé entre des capitalistes françaises et sardes (A.N., F 12 6819 – et Archives départementales des Bouches du Rhône, M 14 – 242). La participation des milieux marseillais est presque insignifiante, quasi symbolique (Touache, 2 actions ; Paranque, 1 ; Altaras, 2 ; Bonasse, 2, etc., d’après les statuts datés du 31 décembre 1850, A.N., F 12, 6819). Un acte du 20 janvier 1853 fonde une société en commandite « pour exploiter le commerce des transports par bateaux à vapeur entre la France et l’Algérie et tous autres ports, entre Taffe fils de Michel, Charles Michel, Léon Rebuffat, négociants à Marseille et MM. Caffarel frères à Cette ». L’annonce, insérée in L’Akhbar du 22 mars 1853, parle des « nombreux actionnaires d’Alger… », on reste sceptique. Une note du ministère de l’Intérieur, datée du 31 mai 1853, demande aux intéressés de produire un nouveau projet de conversion en société anonyme, la société fondée en janvier 1853 devant être liquidée. contrairement à ce qu’avancent la plupart des auteurs, la Compagnie Impériale n’attendit pas la conclusion de l’accord avec le gouvernement et commença effectivement son service. Superbe­ment, elle annonce des traversées ultra-rapides (trente-cinq heures !) et vingt-neuf voyages au lieu de dix-sept132 ; la réalité est très vite moins brillante… Un premier départ est annoncé le 12 mai 1853 avec la Glaneuse, un petit vapeur de 79 tonneaux, qui avait remplacé le Languedoc avarié, en juillet 1849. Ce voyage, plusieurs fois renvoyé, n’a finalement lieu que le 22 mai. Jusqu’en août, c’est ce vapeur qui assure une liaison très irrégulière sous l’égide, à ce moment de la Compagnie Union de Grasse… Le contraste est grand entre la réalité et les mirifiques offres de la Compagnie Impériale. Fin août 1853, un paquebot neuf et à hélice, La Méditerranée, fait un premier voyage ; la traversée fut effectuée en plus de 54 heures. On était loin des annonces du mois de février ! (M. Barak, 1971).

1851 – Armements marseillais – La Compagnie des bateaux à vapeur du Levant obtient, pour le compte des Messageries Nationales, la concession de l’exploitation de la ligne du Levant (Malte, Alexandrie, Constantinople).

1851 – décembre : Le Tage, lancé en 1837 au Havre, également par les chantiers Augustin Norland pour le compte de la « Société des Paquebots à vapeur entre Le Havre et le Portugal », sera vendu en décem­bre 1851 par Dubois et Cie, négociants et banquiers au Havre, à la « Société des Paquebots à vapeur l’Europe », représentée par Albrecht (P. Labarre, op. cit., supra, p. 231).

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 154e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

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 (suite)  Les sports collectifs anglais : rugby et football:les sports anglais  ne se résument pas au football-rugby et au football-association. Les Varois et les Seynois de la belle Epoque n’ignoraient pas l’existence du tennis (un club à Tamaris), du golf (Hyères et Saint-Raphaël) et du water-polo (Mourillon), à défaut de les pratiquer pour l’écrasante majorité d’entre eux.

   Il est impossible de situer avec précision la date de l’arrivée du rugby et du football-association à La Seyne (Jean-Claude Gaugain – La naissance du football varois (1904-1914) sur le site wearefootball.org, créé par Paul Dietschy, Stéphane Mourlane, Yvan Gastaut et Christophe Messalti.). C’est vraisemblablement à la fin de l’année 1899, peu après l’arrivée de Victor Marquet aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, et un an après la constitution du comité du Littoral de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (U.S.F.S.A.) dont le siège était à Marseille et qui groupait quelques clubs du grand port dont l’Olympique, formé à la suite d’une série de fusions entre 1893 et 1898, le Stade Etoile bleue, et le Stade helvétique. Les statuts de l’Union Sportive Seynoise ou U.S.S. furent approuvés et officialisés le 21 janvier 1902. La première mention du nouveau club dans la presse (Le Petit Var) date du 4 janvier 1902. à l’occasion d’un match opposant deux équipes du club sur le terrain de la Gatonne, champ de manœuvres des troupes coloniales, devant 300 personnes qu’on mettait en garde en raison de la brutalité de ce nouveau sport. Auparavant, on peut penser que, pendant environ deux ans, des séances informelles de rugby et de football eurent lieu sur quelque terrain vague et qui opposaient des soldats casernés à la Gatonne et de jeunes Seynois initiés par Victor Marquet, un des pionniers en France de ces nouveaux sports. Né à Paris en 1875, il a été élève au lycée Lakanal de Sceaux dont il a animé le Club athlétique aux côtés de Franz Reichel, un des fondateurs de l’U.S.F.S.A. Après un passage au Stade français, un des meilleurs clubs du moment, et son service militaire à Toul, il est arrivé aux Forges et Chantiers de la Méditerranée où il a exercé la fonction de chef du département électricité. C’était un homme autoritaire et au caractère difficile, selon la presse sportive et aux dires de M. Aimé Sias, ouvrier aux F.C.M., deuxième ligne de l’U.S.S. dans les années trente et « mémoire » du club. Marquet était un sportif accompli et pratiquait le football, le rugby, le tir, la gymnastique, la boxe française, l’escrime, la canne et l’athlétisme. Connaissant les dirigeants et les rouages de l’ U.S.F.S.A., il affilia vite le club au comité du Littoral de l’ U.S.F.S.A., fédération multisports intransigeante sur la question de l’amateurisme. L’USS a eu pour adversaires les clubs des Bouches-du-Rhône (Marseille, Aix, Salon, Châteaurenard), du Vaucluse et de l’arrondissement de Toulon.. Un autre personnage semble aussi avoir joué un rôle majeur : Henry Louit, fils d’un percepteur d’Hyères, secrétaire du F.C. Marseille et qui avait tenté d’introduire, sans succès, le rugby lors de la fondation de l’U.S. Hyéroise au printemps 1899. Il a fait la liaison avec les clubs marseillais. Une liste des membres actifs de l’U.S.S. au 31 janvier 1902, communiquée par M. Sias, livre 28 noms avec lieux de résidence et dates et lieux de naissance. En outre, une meilleure connaissance d’une partie de ces pionniers du rugby seynois a été possible grâce à la presse sportive varoise, au Petit Var, aux registres d’état-civil, et à plusieurs entretiens avec messieurs Marius Autran père et Aimé Sias. Les plus âgés étaient Louit (30 ans) et Victor Marquet (26 ans). Les plus jeunes avaient 15 et 16 ans. L’arrière Autran et Patau étaient dessinateurs aux Chantiers où le père de Paul était contremaître chaudronnier. A. Crispin était un ingénieur passé par l’Ecole des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence dotée d’un club de rugby. Les frères Curet, fils d’un capitaine de timonerie, constituaient la charnière de l’équipe. L’un d’eux périra dans les tranchées. Sénéca était commis de Ponts et Chaussées, Daniel, étudiant en pharmacie et fils de médecin, Jean Marquet, fils d’un capitaine d’armes. Les frères Verlaque appartenaient à une famille de charpentiers de Marine et le père de Bory était restaurateur à Saïgon. Rouit, fils d’une rentière aisée, remplacera en octobre 1903 Marquet dans les fonctions de capitaine. Sociologiquement, on était assez loin de l’origine aristocratique des fondateurs de l’ U.S.F.S.A.. Jusqu’en novembre 1906, l’U.S.S. a joué essentiellement au rugby, contre l’Etoile Sportive Toulonnaise (E.S.T.) renforcée par l’arrivée en octobre 1903 de Victor Marquet, contre les clubs des Bouches-du-Rhône (dont l’O.M.) et du Vaucluse. En 1906, naquit l’Olympique Seynois (O.S.) également affilié à l’ U.S.F.S.A., et composé de transfuges du V.S.S. et l’U.S.S. Parmi eux, le cycliste Zanolo et Cresp, futurs marchands de cycles. La presse sportive s’inquiéta de la multiplication désordonnée des clubs autour de la rade et recommanda dans les deux villes un processus de fusion  pour affronter les clubs marseillais. La réponse intervint en mai 1907 par la fusion surprise entre l’U.S.S. et l’E.S.T. pour donner naissance au Club Varois qui, en réalisant des rapprochements avec des clubs maritimes et régimentaires (télégraphistes coloniaux) de l’agglomération toulonnaise, enfanta le Rugby Club Toulonnais (R.C.T.) en juin 1908. De son côté, l’Olympique Seynois, en conflit permanent avec les dirigeants marseillais du comité du Littoral, fut dissout en mai 1914 par manque de pratiquants. Le rugby seynois a été déstabilisé par le départ de Victor Marquet à Toulon en 1903, la fusion  impromptue avec l’E.S.T., la rapide montée en puissance du R.C.T., l’hostilité des dirigeants marseillais qui goûtaient peu les déplacements à La Seyne (terrain non réglementaire, brutalité des joueurs, vive hostilité du public), et le départ des troupes coloniales de La Gatonne vers la caserne Vassoigne d’Hyères, Brignoles et quelques forts de la côte. Le football seynois a vivoté à l’ombre du rugby, très au-dessous du niveau des clubs marseillais. La mobilisation a tari le recrutement des clubs qui ont disparu ou vécu au ralenti grâce aux scolaires, et vidé les espaces sportifs. La presse sportive a cessé de paraître.

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

A trois heures d’intervalle, deux baigneurs, au mépris d’une digestion tardive, ont coulé à pic, l’u à Saint-Cloud, l’autre au lever de l’aurore (perle trouvée dans l’Echo du soir du 26 juillet 1954)..

(Aéroport d’Istanboul le 25 mars 2024)

Je vous souhaite un excellent LUNDI et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.

Mes pensées vont vers les miens, tous trop loin de nous, surtout Isabelle, Webber, Olivier et Raphaël.

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