ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 13 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4120).
FÊTES :
En ce 24e jour du mois de germinal et jour de la roquette (salade), 13 avril du calendrier grégorien, nous fêtons les Ida, du nom d’Ida de Boulogne, la mère de Godefroy de Bouillon, morte en 1113 et dont les reliques reposent à Bayeux.
DICTON :
« C’est à la sainte Ida qu’il convient de « craindre petites gelées et coup de froid ».
LOCUTION PROVENçALE :
« QUITTER », provençal « quita / quitar », quitter, laisser, lâcher prise ; acquitter, décharger ; s’en aller, partir ; est fréquemment utiliser pour signifier « poser » et « laisser ». « Je ne sais pas où j’ai quitté mes gants ! », « Quitte-moi ça DE suite ! », en n’oubliant pas d’appuyer sur « de ».
PENSÉE :

« Bref, détente partout. La solution est là. Sachons en profiter et conserver précieusement dans un nid douillet et tiède, cette irremplaçable promesse de paix : la détente. Jusqu’au jour où quelqu’un appuiera dessus. » (Pierre Dac, « L’Os libre », n°27, du mercredi 10 avril 1946).
ÉPHÉMÉRIDES :

–1045 – 13 avril : Donation à l’abbaye de Montmajour, par Guillaume II, sa femme Stéphanie et leurs fils : 1’évêque Pons II, Guillaume, Aicard, Geofroi, Bertrand et Pierre, de l’île de Coutignargues vel Castellaro seu Rocalonga. Le même jour, Fouque, frère de Guillaume II,| et sa femme Odile donnent aussi à Montmajour leur portion de celle île, avec l’approbation de Guillaume II l’Aîné, Guillaume III le Jeune, l’évêque Pons II, Aicard et Geofroi (réf. Henri de Gérin-Ricard et Emile Isnard, 1926 n° 130. B. Chantelou, fol. 451 et 454. a. Chantelou, édit. du Roure, p. 167. InD. : Albanès et Chevalier, (Gallia … Marseille, n° 113).
–1136 – 13 avril : Mention de la Comune Marcelle dans un privilège de Fouque, vicomte de Marseille (acte notarié aux archives municipales). Remarquer l’écriture du nom de Marseille.
–1395 -13 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – L’Escalhon d’Albanha, 13 avril 1395 (acte notarié). Escalhon d’Aubagne – quartier rural de la commune de Marseille, quartier de St Pierre, en deçà du Jarret (1872). Première mention : L’Escaylon, 17 octobre 1328 (acte notarié). Note : « escaillon », gradins rocheux que les chemins franchissent au prix de grandes difficultés.
–1435 – 13 avril : A Toulon, chaque chef de famille est tenu de fournir un homme pour des travaux sur le Béal (F.T. 2020). Nota : le béal est l’équivalent provençal du canal en français.
–1347 – 13 avril : Les « Antiquités de l’Eglise de Marseille » par de Belzunce, nous a conservé une lettre de la reine Jeanne, datée du 13 avril 1347, qui octroie à l’évêque Robert de Mondagot l’autorisation d’établir à Signes, un jour de marché par semaine, de préférence le lundi, et, chaque année pour la fête de la Décollation de St Jean, une foire de trois jours V. Saglietto, La commune de Signes (1986, rééd.).
–1471 – 13 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
- Fontaynieulx, 13 avril 1471 (charte aux archives de l’Evêché). Fontainieu la Mure, ferme, quartier de Sainte- Marthe. Première mention : Fontainils, 27 avril 1290, charte aux archives municipales).
- affar de Pierre Rebuffel, dit Baulme Lobiera (acte aux archives de l’Evêché), première mention de la GROTTE LUBIERE ou LOUBIERE – grotte, quartier Château-Gombert (1872). Note : baume ; dim.baumelle, baumette : escarpement rocheux en surplomb ; anfractuosité rocheuse ; trou puis habitat au pied d’une montagne ; galerie souterraine en général (Dufournet P. 1978 ; Rostaing Ch. 1950 ; Rousset P.-L. 1988).
–1491 – 13 avril : OLLIOULES – continuant l’œuvre de son mari, Delphine Fournier instituait héritier son fils Jaume Deidier, ce qui en fit définitivement le chef de famille (de Ribbe, 1898).

(Le Caire – cliché H. Ribot)
–1517 – 13 avril : Exécution du dernier sultan mamelouk d’Égypte – Le 13 avril 1517, le sultan ottoman Sélim 1er fait exécuter le dernier sultan mamelouk d’Égypte. Trois ans plus tôt, il a vaincu le chah de Perse sans toutefois s’emparer de son empire. Maître de l’Égypte, le sultan ottoman met également la main sur la péninsule arabe et les deux villes saintes de Médine et La Mecque. Il s’arroge le titre religieux de calife et transfère à Istamboul le califat, autorité suprême des musulmans de la mouvance sunnite.
–1595 – 13 avril : Le froid reprend avec une intensité aussi grande qu’en décembre – Hiver rigoureux. Le froid reprit le 13 avril avec une intensité aussi grande qu’en décembre, ce qui occasionna à Paris beaucoup de morts subites, principalement chez les femmes et les petits enfants. A cette même date, de nombreuses hirondelles tombèrent mortes de froid. Toutes les rivières de l’Europe occidentale et centrale, de même que les lagunes de Venise, furent prises fortement.
–1605 – 13 avril : MORT DU TSAR Boris Godounov – La disparition du tsar inaugure en Russie une période de troubles dont les Polonais essaient de profiter. L’État sera sur le point de se dissoudre quand, en 1613, les Romanov accèderont au pouvoir et amorceront le redressement du pays.
–1650 – 13 avril : UN MARSEILLAIS : LE CHEVALIER PAUL – Anobli et promu chef d’escadre en novembre 1649, le chevalier Paul mit en 1650 son pavillon sur la « Reine » et, le 13 avril, dispersa une division espagnole au large du cap Corse.
–1695 – 13 avril : mort de Jean de La Fontaine – Perrette est bien triste devant son pot au lait brisé, car on vient de lui annoncer la mort du fabuliste Jean de La Fontaine à qui nous devons aussi des poèmes, des pièces de théâtre et des livrets d’opéra. Peut-être Perrette a-t-elle dit alors : « Adieu, veaux, vaches, cochons, Jean a cassé sa pipe ! ».

–1747 – 13 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – mention duVallon des Auffes (acte de vente cité dans le mémoire de Louis de Villeneuve, au carton Nicolaï, n°30), quartier de Notre-Dame de La Garde (1872). Première mention du vallon le 13 mai 1311 (acte notarié) comme Vallon den Garnier. Depuis le milieu du dix-huitième siècle, les maîtres auffiers de Marseille ayant choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spars ou auffes et les rendre plus flexibles, ce vallon a reçu le nom qu’il porte aujourd’hui. Note : l’auffe est le terme franco-provençal pour désigner l’alfa.
–1778 – 13 avril : DES SANARYENS PARTICIPENT A LA GUERRE D’INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS – L’amiral D’Estaing quitte Toulon avec 17 navires pour aider les futurs Etats-Unis d’Amérique dans leur guerre d’indépendance. Des Sanaryens sont à bord de ces vaisseaux.
–1789 – 13 avril :
1. Le roi reconnaît qu’il est impossible de connaître précisément le nombre de citoyens parisiens qui composent les trois ordres à l’intérieur de la capitale, quartier par quartier. En assignant le nombre fixe de représentants dans chaque assemblée, il s’expose ainsi à une répartition très inégale ; Louis XVI a donc décidé de proportionner le nombre de représentants au nombre de personnes convoquées (Agenda du Bicentenaire – LUNDI 13 AVRIL).
2. Sanary connut une « émotion populaire » qui dura du 26 mars au 13 avril, surtout dans les milieux agricoles. Elle se manifesta particulièrement dans les milieux agricoles qui pour notre localité atteignaient le tiers de l’effectif de la population. Pour calmer la population, le Maire Sarret, ancien capitaine d’infanterie et son Conseil, accordèrent une diminution des taxes sur différents « comestibles », comme le pain, l’huile et le sel. Un envoi par Toulon, de quinze fusiliers contribua à ramener le calme et un envoi de troupes supplémentaires fut jugé inutile. Le calme revenu, on établit le cahier des doléances, que les députés devait porter au Roi, à Versailles (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; texte repris dans Rotger B., 1990, p. 17-18).
–1791 – 13 avril : Condamnation par le pape de la Constitution civile du clergé (Pierre Goubert, Initiation …, 1984). Le pape renouvelle sa condamnation de la « constitution civile du clergé » votée le 12 juillet 1790 qui contrevenait au Concordat de 1516. Un véritable schisme divisa l’Eglise de France : d’un côté les « constitutionnels » qui avaient prêté le serment prescrit par la Constitution, de l’autre côté les « réfractaires » qui le refusaient (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France, Garnier-Flammarion, édition de 1970). 11 mars-13 avril : le pape condamne la Constitution civile du clergé (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
–1794 – 13 avril (24 germinal An II) : L’absence de toute marchandise était aussi absolue que le manque des denrées et les cordonniers s’engagèrent à fabriquer des souliers conformément à la loi du 14 ventôse, pourvu qu’on leur remît le nécessaire (24 germinal).
–1796 – 13 avril (24 germinal an IV) : Victoire de Millesimo (Piémont), de Augereau sur le corps de Provera.
–1798 – 2 au 13 avril : Arrivée à Toulon de l’escadre de l’amiral Brueys venant de Corfou ; elle comprend les vaisseaux suivants : Guillaume-Tell, portant son pavillon, Tonnant, Aquilon, le Mercure, l’Heureux et le Généreux, plus cinq bâtiments vénitiens, fort médiocres, qui sont le Robert, le Banel, le Frontin, le Dubois et le Causse. A cette force navale s’ajoutaient la Justice, le Léoben, le Mantoue, le Montenotte et l’Arthémise, soit cinq frégates. Ce même jour entre en rade la division du contre-amiral Ferrée qui se compose de quatre frégates qui sont : la Junon, le Muiron, la Diane et la Carrière; cette division vient d’Ancône qu’elle a quittée le 12 février. Le ministre de la Marine, Pléville le Peley, ordonna de faire mouiller les navires dans les eaux de la baie du Lazaret et de les y laisser en quarantaine afin, écrivait-il, de prévenir de possibles désertions. Ce fut là une mesure très maladroite, une mauvaise inspiration qui a été jugée sévèrement par les historiens, après les contemporains. Inhumaine et absurde, elle affecta le moral des équipages et causa du retard dans les travaux de remise en état des bâtiments du fait de leur éloignement de l’arsenal. Un de ses résultats les plus clairs fut le débarquement de près de six cents hommes malades qui furent évacués sur l’établissement du Lazaret et sur l’hôpital de Saint-Mandrier, car la quarantaine imposée, longue et pénible, se prolongeant jusqu’au départ de la flotte, favorisa la détérioration de l’état sanitaire des équipages consignés à bord des vaisseaux. Le commandant en chef de l’escadre lui-même, Brueys, nommé vice-amiral par Bonaparte le 13 avril, eut à cœur de partager le sort de ses officiers et de ses hommes ; il ne put voir sa femme et ses enfants, venus à Toulon, qu’à travers la grille d’entrée du Lazaret et il ne put les recevoir qu’après l’arrivée du général Bonaparte. Pendant leur séjour à Toulon, Mme Brueys et sa famille logèrent dans une maison de la place d’Armes appartenant au sieur Chambry (Louis Baudoin, 1965, p. 408).

–1798 – du 11 au 13 avril : LES TROUPES DE L’EXPÉDITION D’ÉGYPTE SE CONCENTRENT A TOULON – 11 avril, la 18° demi-brigade de ligne, colonel Roger, forte de 2.380 hommes, arrive à La Seyne où elle prend ses cantonnements dans les nombreux entrepôts et magasins de ce port ; les 12 et 13 avril, c’est le tour des 32e et 75e de ligne, environ 5.000 hommes, dont la moitié loge à La Seyne et à Toulon, le reste étant réparti à Ollioules, Reynier (Six-Fours), Saint-Nazaire et Le Beausset. Avec la 2e demi-brigade légère et la 25e demi-brigade de ligne, ces troupes sont placées sous les ordres des généraux Pijon, Rampon et Gardanne (Louis Baudoin, 1965, p. 409).
–1799 – 13 avril : L’EXPÉDITION D’ÉGYPTE – ‘Abd-al-Rahman al-Jaberti : « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition d’Egypte, 1798-1801 » . Samedi 8 [13 avril 1799] [Départ des Marocains] Une unité de Français s’est dirigée vers Bûlâq avec deux canons, pour escorter les Marocains jusqu’au fleuve et à al-‘Âdiliyya. A la vue du départ des soldats et des canons, les gens s’alarmèrent en ville et à Bûlâq ; ils se mirent, suivant leur habitude, à crier et à courir en tous sens. On racontait que les Français étaient sortis pour combattre les Marocains. Souqs et magasins fermèrent pour la plupart. Toutes sortes de bruits imaginaires circulaient. Mais les Marocains restèrent sur place ; ils ne sortirent que le lendemain. Les Français les accompagnèrent jusqu’à al-‘Âdiliyya en battant des tambours, un canon en avant et un autre en arrière, avec un détachement de soldats.
–1847 – 13 avril : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Bou-Maza se rend au colonel de Saint-Arnaud – En 1844, tandis qu’Abd el-Kader éprouve défaite sur défaite, les paysans du massif du Dahra, à l’est de Mostaganem et d’Oran, se soulèvent à l’appel d’un Berbère surnommé « Bou Maza » (l’homme à la chèvre). La réaction de l’armée française ne se fait pas attendre. Des « colonnes infernales » ravagent la contrée jusqu’à la reddition de « Bou Maza » le 13 avril 1847.

–1861 – 13 avril : George Sand écrit dans ses carnets : « Le 13 avril à 14h, nous partons pour Six-Fours dans la brouette des dépêches (Nota : Expression argotique pour parler de la voiture assurant le courrier entre les différents villages). Le chemin de Tamaris à la Seyne est toujours bien dur, celui de Tamaris à Six-Fours est superbe. On nous mène sur une colline boisée charmante avec le moins de fatigue possible? C’est dur tout de même de monter à pied jusqu’en haut (Nota : A cette époque, la route actuelle n’était pas construite. Le vieux Six-Fours était desservi par des calades : petits chemins accessible à cheval ou à pied, pas en charrette). Les vues sont magnifiques, celle du sommet admirable. On voit toute la côte Saint-Nazaire, Bandol, les îles, le Bec de l’Aigle…C’est immense et ça me rappelle les fonds de paysages fantastiques de Léonard de Vinci. Six-Fours n’est qu’un amas de ruines très pittoresque. Est-ce l’abandon ou le mistral qui l’ont mis en cet état ? La chapelle du faîte est abandonnée (Nota : Sans doute la chapelle Notre-Dame de la Courtine, démolie lors de la construction du fort. Son élégante façade, avec sa porte, se trouve au jardin Albert I à Toulon). L’église à mi-côté n’a rien de vraiment remarquable malgré l’enthousiasme du curé (l’abbé Garrel) qui voudrait nous voir épatés. Il y a un tableau remarquable de Pérugin (Le polyptyque de Ludovico Bréa (début XVIe siècle) qui fut restauré et exposé au Louvre en 1937) qui paraît beau mais qui est dans un état déplorable. C’est beau partout, le temps est délicieux. Nous rentrons à 6 h. J’ai presque faim. Je mange du homard qui passe bien. Lucien continue à se battre avec Marie, ils n’ont fait que ça à la promenade. Bésig avec Lucien. Manceau retape un croquis qu’il a fait tout en haut de Six-Fours. Ils sont las et vont se coucher. Je reste à ranger des plantes. J’ai écrit à Mme Margollé. » (George SAND, le voyage dit du Midi (1861).

–1867 – 13 avril : AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary Marius Michel- 13 avril – Samedi, S. Marcelin – « D’après l’opinion de ceux qui arrivent de Paris voir la grande exposition, il y a un tel encombrement dans ce palais qu’il n’a pas du tout était agréable d’aller voir l’exposition. On ne peut pas encore avoir une idée de ce que sera le grand marché, ce pandémonium impérial. Il faudra encore 2 ou 3 mois avant que tout soit à sa place. »
–1898 – 13 avril : GRÉVISTES DE LA SEYNE – 600 femmes se réunissent au sous-sol des écoles de La Seyne ; elles iront le 13 chez Mme Lagane pour la persuader d’intervenir auprès de son mari dans le sens des ouvriers. Délégation de 7 femmes : rien n’y fait. Mme Lagane dit ne pas devoir se mêler aux affaires de son époux. Mais l’humeur, déjà, bascule (Martinenq Patrick, 1983). Note : Amable Lagane (1838-1910), détaché du cadre des ingénieurs du Génie Maritime depuis 1865 à La Seyne, fut nommé en 1872 au poste d’ingénieur en chef des chantiers navals dont il devint directeur en 1891.
–1899 – 13 avril : Religion – En 1875, Mme Mollat, fille des propriétaires du château du Canier, offre à l’église de Saint-Mandrier un superbe chemin de croix en stuc. Le curé de Saint-Mandrier procède à son érection le 13 avril (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 68).

–1904 – nuit du 12 au 13 avril : Livré en août 1903 par les chantiers navals de La Seyne, le cuirassé Tsesarevitch (cf. le cliché ci-dessus) rejoint l’escadre de la flotte russe du Pacifique après quelques problèmes de prise en main du bâtiment. Il est à Port Arthur en décembre. Le 9 février, il est torpillé par les Japonais mais, grâce au système de cofferdam prévu à la construction, les dégâts sont peu importants. Il est réparé à flot à l’aide de caissons étanches. Dans la nuit du 12 au 13 avril 1904, le commandant de la flotte, l’amiral Makarov disparaît avec son bâtiment qui saute sur une mine.
1912 – 13 avril : Au Royaume Uni, création de la Royal Flying Corps, qui deviendra la Royal Air Force (RAF) en 1918 au moment de la fusion avec la Royal Naval Air Service. La devise du Royal Flying Corps, reprise par la Royal Air Force, est « Per ardua ad astra » (à travers les difficultés jusqu’aux étoiles).
–1928 –
1. du 2 au 13 avril : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Des tirs de 155 mm sont encore exécutés par le Béarn lors de 9 sorties le 2 puis le 12 avril. Les freins de batterie ont été réglés et les temps de rentrée en batterie sont jugés acceptables. Le bâtiment sort encore le 13 avril (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).
2.13 avril : AVIATION MARITIME OU LUTTE CONTRE LES SOUS-MARINS ? – En 1927/28, lors d’un grand carénage à Sidi-Abdallah, la plateforme d’aviation de l’aviso « Bapaume » est retirée et l’on remet en place sa pièce de 138,6 mm à l’avant. Mais c’est l’équipement anti-sous-marin qui est privilégié. (…) Les essais du bâtiment, ainsi équipé, sont entrepris à partir du 13 avril 1928 à Bizerte. Va-t-il devenir le fer de lance d’un entraînement anti-sous-marin retrouvé et systématique ? Non ! Car il est bientôt affecté à la « Formation des indigènes », puis désarmé (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
1940 – 13 avril :
1. L’aviso-dragueur « Elan » termine ses essais à Lorient débutés le 7 (capitaine de corvette Bluzet), puis démontage et nouveaux essais (Gérard Garier, id.).
2. NOTRE MARINE – A 7 h 30, le porte-avions Béarn, se rendant à Toulon, appareilla de Brest. Il fut escorté par le contre-torpilleur Panthère qui se rendait également à Toulon et par le Commandant Bory qui reçut liberté de manœuvre au détroit de Gibraltar et rallia Casablanca où il arriva le 17 (Gérard Garier, id.)
3. NOTRE MARINE – Le 12 avril, à 13 h 35, les sous-marins Doris, Circé et Orphée, se rendant de Brest à Harwich, appareillent de Brest escortés par l’aviso-dragueur Commandant Delage jusqu’au point situé à 23 milles dans le sud de Sainte-Catherine où l’aviso sera relevé par un escorteur britannique le 13 au soir. Le Commandant Delage fera alors route sur Brest, où il arrivera le 14, à 8 h 15 (Gérard Garier, id.).
4. BOBARD DE PREMIER ORDRE – « Je ne sais pas si vous connaissez le Fondateur-créateur du Tour de France. Je le connais, il est mon meilleur ami, et sous votre promesse de ne pas le lui redire, je puis vous affirmer qu’il est têtu comme une vieille mule, et le voilà reparti dans la voie… gouvernementale du Tour de France. 11 y aura donc un 33′ Tour de France Cycliste en 1940. Là ! là ! Calmons-nous. Ce serait, en effet, un bel effort à accomplir, du beau travail à fournir, non sans mérite d’ailleurs, et qui vaudrait à « L’Auto » un petit peu de reconnaissance de tous les sportifs français. D’autant plus qu’en Allemagne ils ont apporté tous leurs soins à ce que, pendant la guerre, le sport conserve son activité coutumière. Leurs vélodromes fonctionnent à plein, bondés d’ouvriers métallurgistes qui ne peuvent dépenser leur argent que sous forme de loisirs; les courses sur route sont plus nombreuses que jamais. Mieux encore, les Allemands ont bluffé en annonçant qu’ils feraient, cette année, leur Tour d’Allemagne. » (L’Auto, samedi 13 avril)
–1942 – 13 avril : Rawa-Ruska, le camp de la mort lente.Le 13 avril 1942, deux mille prisonniers de guerre français entrent dans le camp disciplinaire de Rawa-Ruska. Ils seront bientôt suivis de milliers d’autres. Tous vont souffrir des rigueurs extrêmes de ce camp de représailles, à l’image du docteur J. Guérin et de Georges Moret, dont nous reprenons les témoignages. La défaite de juin 1940 s’est soldée par un bilan très lourd pour l’armée française : 120.000 morts, 200.000 blessés, 1.850.000 prisonniers dont 1,6 million envoyés en Allemagne dans des camps de prisonniers (en allemand, « stalags »). Beaucoup de ces prisonniers ne se résignent pas à leur sort et entrent en résistance par des actes de sabotage et des tentatives d’évasions. Malgré la création de commandos disciplinaires, les Straf-Kompagnie, et l’incarcération des fortes têtes dans des prisons civiles, les actes d’insubordination continuent. Pour mettre enfin un terme à la résistance, l’Oberkommando der Wehrmacht décide le 21 mars 1942 de transférer les prisonniers « coupables » de récidive dans le camp 325, à Rawa-Ruska (on écrit aussi Ravaruska), près de Lemberg, en Galicie (aujourd’hui Rava-Russkaja, près de Lwow, en Ukraine). Un premier convoi de 2.000 prisonniers français part vers l’Est pour un voyage de six ou sept jours dans des wagons à bestiaux. Il croise en gare de Dresde un train de soldats en uniforme de la Wehrmacht portant l’écusson bleu-blanc-rouge. Il s’agit de la Légion des Volontaires Français, autrement dit des Français engagés volontaires dans l’armée allemande ! Après les quolibets et les invectives, les prisonniers entonnent la Marseillaise. Rapidement, les autorités militaires font repartir le train pour mettre un terme à cette rencontre pour le moins inopportune. Rawa-Ruska ! Il suffit d’évoquer les noms des camps voisins de Treblinka, Chelmno, Belzec, Sobibor ou Auschwitz-Birkenau, pour comprendre que le camp 325 de Rawa-Ruska est situé dans le terrifiant « triangle de la mort » de la « Solution finale ». Habillés de vieux uniformes, pour la plupart sans sous-vêtement, les pieds nus chaussés de sabots ou de sandales, les prisonniers doivent affronter les rigueurs du climat. Une soupe de millet dans des récipients de fortune, quelquefois des légumes (le plus souvent gelés ou avariés) ou une miche de pain pour 35 hommes servent de nourriture. Un seul robinet délivre une eau polluée aux 10.000 prisonniers ! Avant l’arrivée des premiers prisonniers de guerre français, les Allemands ont fait transférer dans le camp dix médecins français juifs pour « assurer » leur suivi sanitaire. Évidemment, ils ne disposent strictement d’aucun moyen, d’aucun médicament, mais leur dévouement est exemplaire pour tenter de soulager leurs compatriotes. Malgré ce régime inhumain, la résistance continue aussi bien dans le camp que dans les commandos satellites et il y a de nombreuses et improbables tentatives d’évasion. Quelques-unes réussissent, mais beaucoup se soldent par des exécutions. Rawa-Ruska est définitivement abandonné le 19 janvier 1943 après que la Croix Rouge eut dénoncé les conditions infligées aux prisonniers de guerre. Évoquant Rawa-Ruska sur les ondes de la BBC, Winston Churchill le baptise le « camp de la goutte d’eau et de la mort lente ». es prisonniers sont dispersés dans différents camps de détention. Délivrés bien plus tard par les Soviétiques, ils ne regagneront la France que le 2 juillet 1945 (Jean Brillet, 10 avril 2019).
–1943 – 13 avril :
1. Contrairement aux accords, le pavillon italien est hissé sur les quatre navires français non sabordés à Toulon : les contre-torplleurs « Panthère », « Tigre » et « Lion », le torpilleur « Trombe » qui sont copieusement photographiés par l’agence officielle italienne « LUCE ». Ces navires quitteront Toulon entre le 23 mars et le 13 avril pour être incorporés dans la flotte italienne. Les Italiens n’auront pas la même chance avec le contre-torpilleur « Bison » pour lequel des mois de travaux sont encore nécessaires.
2. Les Allemands parlent, le 13 avril, de leur découverte du charnier de Katyn contenant 4500 cadavres d’officiers polonais. Immédiatement, les Soviétiques accusent les Allemands d’être les auteurs de ce massacre. Malheureusement pour eux, des représentants de la Croix Rouge internationale invités par les Allemands à enquêter concluront à la responsabilité des Soviétiques. Malgré les dénégations soviétiques faisant suite à l’exploitation au début de l’année 1943 par la propagande allemande du massacre de Katyń et l’histoire que l’on en a rédigée après coup, les documents retrouvés en ex-URSS sont accablants : c’est bien le NKVD, la police politique soviétique, qui a assassiné en 1940 ces 4500 prisonniers de guerre polonais, confirmant en cela les conclusions de la commission internationale, essentiellement composée de représentants de pays alliés à l’Allemagne nazie ou occupé par celle-ci, à l’exception de la Suisse, publiées le 30 mai : les assassinats ont eu lieu au printemps 1940, ce qui en fait porter la responsabilité aux Soviétiques. La Croix-Rouge polonaise parvient à la même conclusion, mais elle ne la rend pas publique, pour ne pas donner d’argument à la propagande nazie : son rapport est transmis au gouvernement britannique qui le classe comme un document ultrasecret et ne le divulgue qu’en 1989. [Aujourd’hui l’histoire a retenu ce massacre particulier comme emblématique de l’ensemble de ces crimes commis à l’encontre de la nation polonaise par l’URSS. À l’époque, la Pologne avait été morcelée par les deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais était la même. En Europe occidentale, le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d’Hitler et ceux de Staline. Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l’invasion de la Pologne par l’Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyń. Jusqu’à aujourd’hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l’égard de Joseph Staline.[] Une étude récente, reprenant l’histoire de Katyn et son traitement par la gauche française, notamment la diffusion par le PCF du mensonge soviétique, jusqu’à une lecture critique des articles parus dans « L’Humanité » et dans « Le Monde », s’interroge sur cette difficulté française à admettre les crimes soviétiques. La guerre tue, on le sait, mais la politique aussi. Le mensonge n’est pas l’apanage de notre époque, il a existé de tout temps pour couvrir des actes barbares ! La leçon doit porter. Mais que c’est loin, tout ça, et comme c’est près de nous en même temps.
–1946 – 13 avril : Vote à l’Assemblée de la loi « Marthe Richard », du nom de son inspiratrice. Elle impose dans toute la France la fermeture des « maisons closes » (bordels ou maisons de passe). La face cachée de la bourgeoisie balzacienne disparaît pour toujours. Prostituée à 16 ans puis mariée à un riche industriel, Marthe Richard (1889-1980) mèna une vie fantasque. Elle fut l’une des premières Françaises à acquérir un brevet de pilote. Elle prétendait par ailleurs avoir fait de l’espionnage au service de la France pendant la Grande Guerre. Conseillère municipale de Paris à la Libération en 1945, elle accéda enfin à la respectabilité et put imposer sa loi aux députés et à l’opinion publique.
–1956 – 13 avril : exercice de parachutage en mer avec le concours des hélicoptères de la B.A.N. – Sous les yeux de Paul Anxionnaz, secrétaire d’Etat à la Marine, un nouvel exercice de parachutage en mer est effectué avec le concours des hélicoptères de la base mandréenne (Ken Nicolas, vol. 1, p. 284).
–1964 – 13 mars : Sidney Poitier reçoit l’Oscar du meilleur acteur avec son rôle dans le film « Le Lys des champs » de Ralph Nelson. Il est le premier noir à recevoir cette récompense.
–1970 – 13 avril : MISSION APOLLO 13 – La mission lunaire Apollo 13 a un problème, un des réservoirs d’oxygène explose. Les 3 astronautes, James Lovell, John Swigert, Fred Haise, trouvent refusent dans le LEM. Ils seront sauvés et amerriront dans le Pacifique Sud.
–1975 – 13 avril :
1. début de la guerre du LibaN. L’agression d’une foule de chrétiens à la sortie d’une église par des fedayine palestiniens marque le début de la guerre civile au Liban. Elle fera entre 130 000 et 250 000 victimes et ne se terminera que le 13 octobre 1990. Bien que locale, cette guerre apparaît a posteriori comme le chaînon qui relie le conflit israélo-arabe à l’émergence de l’islamisme (Téhéran, 1978) et à la relance du conflit entre musulmans sunnites et chiites (guerre entre l’Irak et l’Iran, 1980).
2. TCHAD. Le premier président du Tchad, François Tombalbaye, est renversé et tué. C’est pour le Tchad, colonie de l’Afrique équatoriale française (AEF) devenue indépendante le 11 août 1960, et l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, le début d’un long cauchemar …
–1984 – 13 avril :
1. SUPPRESSION D’EMPLOIS ATTENDUS A LA SEYNE – La NORMED envisage de réduire la production de 35% avec suppression de 3000 emplois, à partir de novembre 1984 (La Marseillaise du 13 avril 1984).
2. LE RÉALISME A PRÉVALU. Le paquebot américain Fairsky, libéré, a quitté les chantiers de La Seyne où il était pris en otage par les ouvriers C.G.T. et C.F.D.T. depuis décembre 1983, soit quatre mois. Les négociations sur les effectifs étaient conditionnées à la libération du navire. Le Fairsky contre quelques espoirs ! Nouvelle marche sur Toulon, opposition et majorité réunies (Var-Matin République du 13 avril).
3. Communiqué d’action et de soutien aux travailleurs des chantiers– Félicitations aux syndicats et au personnel d’avoir laissé partir le Fairsky contre la commande d’un P.R.E. Et d’un T.G.L., soit 2.400.000 heures, pour 900 personnes, pendant deux ans; la déclaration d’intention de construire deux paquebots, soit 8.000.000 heures; un financement du gouvernement de 3,7 milliards de francs; la confirmation du maintien du site; et la négociation de plan de redressement Dollois.
4. Communiqué du maire de La Seyne, Charles Scaglia. Le maire se félicite du bon sens responsable des syndicats qui ont évité la fermeture définitive. Le gouvernement doit confirmer les deux commandes immédiates et revoir le plan Dollois.
–2006 – 13 avril : En Iran, le président Mahmoud Ahmadinejad indique que son pays a un programme d’enrichissement d’uranium et qu’il ne renoncera pas. L’objectif, à cette époque, que l’Iran devienne une puissance nucléaire.
–2013 – 13 avril : Découverte du premier cas de contamination par l’influenzavirus A de sous-type H7N9, une variante du virus de la grippe A, en Chine à Pékin.
–2017 – 13 avril : 13 ans après leur arrivée, l’ONU met fin à la mission des Casques Bleus en Haïti.
–2020 – 13 avril : L’Élysée a fait savoir mercredi 8 avril au soir par un communiqué que le confinement allait se poursuivre au-delà du 15 avril. Le Président de la République s’exprimera lundi 13 avril au soir sur le sujet.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 245e livraison : (suite)
La situation d’Ollioules et de Saint-Nazaire entre 1400 et 1520.

(ELD n°899 Sanary – extrait de « La colline – Les Villas », carte postale non timbrée, envoyée en 1914)
Depuis l’accession de Toulon et d’Hyères au rang de villes comtales, à Ollioules est confiée la garde de son littoral avec Lagoubran, le port de Sanary avec sa tour renforcée d’un fossé et d’un boulevard, les pointes de Portissol, La Cride et La Gorguette ; ses syndics ont la charge de superviser le fonctionnement des farots de Six-Fours. Depuis 1411, la ville est à nouveau été détachée de la viguerie d’Hyères, pour être incorporée cette fois-ci à celle d’Aix, capitale de la Provence. Alors que le pouvoir royal est en pleine déconfiture (En septembre 1442, les Aragonais s’emparent de Naples, obligeant René à s’enfuir – Des Garets M.-L. 1946), cette séparation administrative entraîne le 3 novembre 1443, une révision des limites des terroirs de Toulonavec Ollioules, et la plantation de quinze bornes gravées aux armes du Roi et du seigneur d’Ollioules qui remplacent les termes de 1235 et les précise (Ce bornage a fait l’objet d’une étude dans le Cahier n°7, « Ollioules… »).
Au niveau des moyens de communications, nous enregistrons la mention de deux chemins royaux de l’Escaillon, l’un ancien de l’Escaillon, l’autre nouveau Royal de l’Escaillon ; et du chemin d’Ollioules. L’un ne peut-être que celui que l’on désigne communément sous le nom d’Ancien Chemin de Toulon ou de la Cagnarde, qui vient de Saint-Nazaire, passe au quartier du Petit Plan, longe la Reppe qu’il traverse à gué après Pierre Pigne, passe le rond-point de la Castellane et rejoint le Pont-Neuf par la Beaucaire et l’Escaillon (Ce chemin suit sur presque toute sa longueur un decumanus du cadastre impérial romain Toulon B entre Hyères et la Baie de Bandol-Sanary).
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 445e livraison :

(suite)
–1843 – mai à septembre : Sans nouvelle explication, l’Elbe réapparaît en mai 1843 à Alger venant de Valence, et assure cette liaison Espagne-Algérie-Marseille jusqu’en septembre 1843.
–1843 – mai : En mai 1843, la maison André et Abeille inaugure à son tour un service à vapeur sur la ligne d’Algérie avec le vapeur de 160 CV Ville-de-Bordeaux dont les avatars seront fréquents.
–1843 – d’août à début novembre : le Ville-de-Bordeaux interrompt son service pour « amélioration à faire » (sic).
–1844 : L’Elbe est vendu à Marc Fraissinet et assure un service sur l’Italie en 1844, puis réapparaît de nouveau sous l’égide de la Compagnie Bazin et Périer sur les lignes d’Algérie.
–1844 : Armements marseillais – Loi autorisant la création du port de la Joliette, à Marseille.
–1844 – été à septembre : L’été 1844 voit un nouveau concurrent — à vrai dire peu dangereux — se lancer sur la ligne d’Algérie ; il s’agit du bateau la Pauline, dont le capitaine Camboulive est aussi le propriétaire ; il n’assure des voyages que jusqu’en septembre 1844.
–1844 – de juillet à octobre : Nouvel arrêt du Ville-de-Bordeaux.
–fin 1844 : c’est le Tage seul qui réalise les rotations vers l’Algérie ; le Tage et l’Amsterdam se retrouvent en Méditerranée lors de la saison d’hiver 1845-1846, puis pour la dernière fois le Tage seul pendant l’hiver 1846-1847. Curieusement le fret est plus cher sur les navires du service d’hiver Alger-Marseille : par navire à voiles, 15 à 20 F le tonneau de 1.000 k, id. par bateau à vapeur de la C“ Bazin (Pharamond et Charlemagne) ; pour le Tage et l’Amsterdam, 75 F d’après les Annales de l’Algérie pour 1843 (p. 135). Le rapport des frets ne sera pas toujours celui-ci : en mars 1852 les colons de Dellys adressent une pétition au Prince-Président contre la rareté des communications maritimes (ce sont les seules) et le fait qu’elles n’ont lieu que par bateaux à vapeur « ce qui élève les frets particuliers à des taux exorbitants » (Akhbar, 30 mars 1852).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 153e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(suite) La vélocipédie : retard et succès : Jusqu’en 1906, la société a eu une existence mal assurée. Elle ne prit de l’extension qu’à cette date avec la présidence de Pignol qui l’imposa face à l’Union sportive seynoise, club de rugby, mais doté d’une section cycliste. La présidence Moquet donna un nouvel élan à partir de 1909. En mai 1907, le comité départemental de l’UVF s’est mis en place à Draguignan avec à sa tête Henri Reibaud, journaliste, publiciste, et dirigeant du club cycliste de Saint-Jean du Var, et Francis Mazières qui avait pris la direction du Vélo-sport. Les deux hommes furent en même temps placés à la tête de la rédaction toulonnaise du Var sportif dont la rédaction et l’administration étaient à Draguignan. Ils s’opposèrent vite. Reibaud, nommé consul de l’UVF pour le Var, chercha à imposer les vues de la direction parisienne. Mazières, appuyé par une partie importante des sociétaires du V.S.S. et par le directeur-fondateur du Var sportif, Philippe Jumaud, prit la tête de la fronde contre les « pontifes parisiens » de la vieille fédération parisienne, et qui aboutit à la formation de l’éphémère Fédération sportive de Provence puis à la mise en place de la Fédération cycliste indépendante du Midi (F.C.I.M.) dont le siège était à Marseille et qui a tari le recrutement varois de l’U.V.F. avant la guerre. La querelle entre les deux hommes opposait les partisans d’un certain provincialisme sportif avec Mazières et, derrière Reibaud, les tenants du centralisme parisien. Elle a eu aussi des racines politiques. Le langage de Mazières empruntait parfois à la gauche socialisante seynoise. Reybaud était marqué politiquement. Il était un des correspondants toulonnais de L’Auto, journal sportif d’audience nationale fondé par Henri Desgranges qui a inventé le Tour de France cycliste au début du siècle. Il était également correspondant du Soleil du Midi, quotidien marseillais. Ces deux titres appartenaient à la droite conservatrice et nationaliste qui avait eu des positions très antidreyfusardes. Mazières ne termina pas son mandat à la tête du VSS et démissionna, officiellement pour des raisons familiales. Reibaud, transfuge du Var sportif fonda La Vie sportive dont l’administration s’installa à Saint-Jean du Var à quelques pas de son domicile et de l’imprimerie Lions qui l’édita. De 1912 à 1914, le V.S.S. a utilisé par intermittence le vélodrome rudimentaire de la Canourgue.
(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Il y a une grande confiance autour de moi. je le sens chaque jour quand les gens que je rencontre me disent « Ne nous laissez pas tomber une fois de plus ! » (Président George Bush, 3 octobre 2000).

Ce sera tout pour aujourd’hui !
Je vous souhaite un excellent samedi et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.
Toutes mes pensées vont vers les miens, tous trop loin de nous, surtout Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier dont c’est bientôt l’anniversaire.

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