ÉPHÉMÉRIDES DU 5 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 5 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4112)

FÊTES.

 Le 5 avril, c’est la fête des Irène, un nom qui vient du grec et veut dire « paix ». On a vraiment besoin d’elle dans le monde. Si les Irène de tous les pays se donnent la main, peut-être verra-t-on le bout du tunnel sur cette terre de malheur où nous ne faisons que passer et où nous ne pensons qu’à nous massacrer consciencieusement les uns les autres, même si, à la sainte Irène « s’il fait beau, il y aura moins de vin que d’eau », comme dit un foutu dicton (ouf ! je crois bancale cette phrase).

En germinal, c’est le jour de la laitue au calendrier républicain.

Si on ajoute de l’huile, du sel, du vinaigre et un bon pain, que demander de plus ? Ah oui : la paix d’Irène.

DICTON :

Pâques humides, mauvais épis (proverbe provençal).

LOCUTION PROVENCALE.

« L’Esperit pou courre, anara jamai tant luen que lou cor. » (L’esprit peut courir, il n’ira jamais aussi loin que le cœur.)

PENSÉES.

« La tristezza è il nostro destino ; ma è perquesto che le nostre vite saranno cantate per sempre, da tutti gli uomini che verrano. » (La tristesse est notre destin, mais c’est pour cela que nos vies seront toujours chantées  par tous les hommes qui viendront) Alessandro Baricco – Omero, Iliade (Homère, Iliade). Feltrinelli, Milano, 2004, 164 p (cote P 12616).

            « La réalité est toujours étrange, plus étrange que la fiction » (Lord Byron, Don Juan).

ÉPHÉMÉRIDES.

(Samarcande, 1924. Cliché H. Ribot)

1214 – 5 avril :  OllièresTransaction pour des droits usagers entre Burgondion de Trets, dit d’Agoult, vicomte de Marseille, seigneur de Trets, Ollières, Pourrières, Rousset, Pourcieux, Puyloubier cl Belcodène, et les habitants d’Ollières. (acte des vicomtes de Marseille n° 374, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie du XVIIIe siècle : Arch. du château d’Ollières, Ind. : Bibl. nat., fr. 30884, dossier n° 3). Note d’H.G-R. : cet acte et le n° 381 nous paraissent suspects, pour les raisons données par M. de Juigné (op. cit., p. 201), à savoir : le jeune âge de Burgondion, né vers 1100 ; le nom d’Agoult qu’il ne prit que vers 1238 à la suite de son mariage avec Mabile d’Agoult, et l’existence de son père en 1214. Il faut ajouter qu’à cette époque, les transactions seigneuriales sont rares pour de petits villages. Quoi qu’il en soit, cette convention fut confirmée en 1410 et en 1527 (Arch. du château d’Ollières).

1220 – 5 avril : diffÉrend entre Montrieux et la famille de Hugues de Valbelle, concernant le droit de dÉpaissance à MÉounes – Acte 15 du cartulaire de Montrieux, différend entre Montrieux et la famille de Hugues de Valbelle, concernant le droit de dépaissance à Méounes donné à Montrieux par Hugues de Valbelle, daté du 5 avril 1220: in castro de Meuna  – Le prieur de Méounes et quatre assesseurs arbitrent un différend entre le monastère de Montrieux, d’une part, et Ponce, Ugue, Bertrande, filles de Hugues de Valbella, Guillaume Gilles, Pierre Jean et Hugues Gilles, d’autre part, concernant le droit de dépaissance à Méounes donné à Montrieux par Hugues de Valbelle, moine à Montrieux.

Participants et témoins : Peire Verdacha, Gili Verdacha, Jaufre Garniera, Raimon Tesseire, Vincenz Levenz, Willemus de Belmont, Bertran Muraire, Andrieu Muraire, Peire Barri, Bertran Castol, Peire Blanquet, Martin Fabre, Johan Bermon, Bartolomeo, clerico ; Petri Johanis ; et coram conversis : Willelmo Constanz et Petro Desdier (Boyer R., 1980, p. 637-638. Original perdu ; copie Capus, p. 303 ; IND. : A.V., 1H3, fol. 194 ; Teissier, fol. 96 ; Dubois, p. 31).

Trets, le château (cl. H. Ribot)

1238 – 5 avril : TRETS Confirmation des franchises et immunités des habitants de Trets par Brémond de Marseille, Guillaume do Carbonières, chevaliers, en présence de Burgondion d’Agoult, chevalier, seigneur d’Ollières et de Trets. Parmi 1es témoins : Philippe Olivier, Guillaume Gascol, Hugues Dalmas, Alauzon du Pré, chevaliers ; Jacques de Carmenia, prieur, deux syndics procureurs de la communauté. (Acte 508  des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 43, fol. 90 v ».

1294 – 5 avril : Robaut ( acte notarié). LES ROUBAUDS – hameau de la commune d’Allauch, au quartier de Tourdineau (1872).

1311 – 5 avril : Camp Mars (charte aux archives municipales). LE CAMAS – quartier rural de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Pierre (1872). Première mention, Cap Mars, le1er août 1254 (charte aux archives municipales).

1333 – 5 avril : Camp del Mantell (acte notarié). Camp de Mantel, quartier  rural, commune de Marseille, quartier  de Saint- Lazare, vers Marignelle. Première mention : Campus de Mantel, 22 décembre 1304 (charte aux archives municipales).

1353 – 5 avril : Trulhar de Balma Laugier alias la leca de la Cros (charte aux archives municipales). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872). Première mention vers 1090 : Balmœ (cartulaire Saint-Victor, charte n° 145).

1354 – 5 avril : Font de Badargas (charte aux  archives de la Major). FONT-JOUQUES – bastide et source de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Julien, à la Treille (1872). Mention de la Font de Jocques sive Bodargos, le 24 octobre 1666 (charte aux archives de la Major).

1453 – 5 avril : Mahomet II met le  siège devant Constantinople. (texte dédié à Béatrice Tisserand qui nous régala en 2017 d’un bel exposé sur l’histoire d’Istanboul)

Une des heures les plus tragiques de l’histoire du monde fut peut-être celle qui vit se lever le soleil, à l’aube du 5 avril 1453. Ce matin-là, un fracas assourdissant de trompettes, de tambours et de timbales, soutenu par une immense rumeur, jette les habitants de l’antique Byzance hors de leur lit. Ils se précipitent aux remparts. Là, un spectacle terrifiant s’offre à leurs yeux. De Marmara à la Corne d’Or, et jusqu’à l’horizon, c’est un extra­ordinaire grouillement humain. Près de cinq cent mille Turcs plantent leurs tentes. Partout claquent les étendards couleur de sang : Mahomet II vient mettre le siège devant la ville.

L’armée byzantine n’est forte que de 8.000 hommes. Constantinople agonise depuis que les Croisés s’en sont emparés en 1204. L’empire orgueilleux, si vaste durant des siècles, n’est plus qu’un lopin de terre autour de sa capitale !…

Pour le sultan, il s’agit d’une guerre sainte. Le Croissant doit vaincre la Croix. Sans doute Byzance est-elle l’héritière de Rome et d’Athènes, le “ sanctuaire du prestigieux passé romain et grec ”, mais elle est, avant tout, le cœur de l’empire du Christ. Les monnaies qui ont cours jusqu’aux Indes portent l’inscrip­tion Christos Basileus — Christ empereur ; les lois sont promul­guées “ au nom du Seigneur Jésus-Christ, notre maître à côté du trône impérial se trouve un autre siège, inoccupé celui-ci, sur lequel on dépose parfois l’Évangile : c’est le trône du Christ. L’habillement de l’empereur tient davantage du prêtre officiant à l’autel que du soldat prêt à rejoindre son armée aux frontières. Il vit dans un décor religieux ; il ne paraît pas à ses audiences, il apparaît ; lorsqu’il s’avance dans les rues, se rendant à quelque église, un nuage d’encens l’environne. L’empire byzantin est bien “ la scène immense d’une pièce à grand spectacle, genre mystère ou Passion, où le protagoniste principal, le dynaste consacré, joue à travers les siècles le personnage du Christ.

Mahomet II n’enserra pas seulement Constantinople par la terre : 495 navires — la plus puissante armada qui ait encore jamais été rassemblée — se trouvent dans le Bosphore. Fort heureusement pour les chrétiens, la ville est défendue de ce côté par la célèbre chaîne : un engin de plusieurs centaines de mètres constitué par de lourdes billes de bois reliées par de gros crochets de fer et reliant les deux rives de la Corne d’Or, de la muraille même de Byzance à la tour de Galata appartenant à Gênes. Le sultan décide de contourner l’obstacle par la terre. Il fait construire une véritable piste de rouleaux de bois, graissés d’huile et de lard. Des milliers d’ouvriers, des centaines de bœufs sont attelés aux navires les plus légers et, à grands coups de fouet et de cris, toute une partie de la flotte — près d’une centaine d’unités — gravit la hauteur de Péra.

Byzance est désormais encerclée.

Les murailles, qui datent du Ve siècle, sont puissantes et solides, en dépit des ans. C’est contre elles que va se déchaîner l’artillerie turque. Mahomet II possède un genre de Grosse bertha : une bombarde appelée la Royale, lançant des projectiles de 1.500 livres (environ 700 kg). Un vrai monstre : cent paires de bœufs sont nécessaires pour la faire changer de place, 450 ouvriers s’affairent autour de l’engin (André Castelot, 1962).

1501 – 5 avril : Fons de Thoron (registre aux archives de l’Evêché). Font de Taron – lieu-dit,  commune d’Aubagne, au bourg. Première mention : Fons Teroni, le 18 décembre 1406 (acte aux archives de la Major).

1710 – 5 avril : D’ARTAGNAN EN PROVENCE – A Cagnes, d’Artagnan arrête de faux-monnayeurs (Jean-Paul Clébert, 1981).

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1721 – 5 avril : La peste à Marseille – Nouvelle alerte à la peste, 3 morts de la peste dans la même rue (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes).

1722 – 5 avril 1722 : L’explorateur hollandais Jacob Roggeveen aborde une Île isolée en plein Pacifique. Comme c’est le jour de Pâques, il la baptise Île de Pâques (ses habitants l’appellent quant à eux Rapa Nui). Les nouveaux-venus ne tardent pas à découvrir d’extraordinaires statues qui vont faire la célébrité de l’île : les moai. Certains scientifiques comme Jared Diamond y voient la malédiction qui a causé la ruine des premiers habitants…

1756 – 5 avril : COMMENT DISPARURENT LES VICOMTES DE MARSEILLE – La vicomté de Marseille vendue, il restait aux descendants des vicomtes deux fiefs urbains, Toulon et Trets, et de nombreux fiefs ruraux. Ces biens sortirent peu à peu de la famille par alliances, ventes ou échanges, notamment Toulon en 1261 et la baronnie de Trets au milieu du XVIe siècle, si bien qu’en 1752, Pourcieux et Roquefeuil venant d’être vendus, le dernier descendant direct des vicomtes de Marseille ne possédait plus du domaine ancestral que la baronnie d’Ollières, devenue marquisat. Sa veuve la vendit, le 5 avril 1756, aux de Félix du Muy qui dès 1665, en possédaient une partie par suite du mariage de Louis de Félix avec Marguerite d’Agoult d’Ollières.

1789 – 5 avril : Les préparatifs des États Généraux se poursuivent. L’échéance approche. Les officiers munici­paux de la ville de Versailles ont reçu l’ordre du roi d’assurer au mieux le logement des députés. Les officiers ont ainsi pro­cédé au choix des logements dont ils ont arrêté le prix de loca­tion. Ces préoccupations semblent bien dérisoires en regard de la misère dans laquelle vit une grande partie des Français (Agende du Bicentenaire, DIMANCHE 5 AVRIL).

1790 – 5 avril : VOICI UNE P.A.C.A. AVANT LA LETTRE – Le conseil général de Marseille propose de former une fédération groupant les trois département de la Provence soit à Brignoles, soit dans un autre lieu, afin « de présenter une réunion d’esprits et de sentiments pour maintenir la nouvelle constitution. », daté du 5 avril 1790 (Rotger B., 1984, p. 277)

1791 – 5 avril  :

MIRABEAU SERA PANTHÉONISÉ – Le 5 avril 1791, l’Assemblée nationale constituante décerne à Mirabeau, mort trois jours plus tôt, l’honneur d’être inhumé en l’église Sainte Geneviève, transformée pour l’occasion en Panthéon des gloires nationales. Le vibrant orateur en sera exclu le 21 septembre 1794, après qu’auront été découvertes les preuves de sa duplicité et de sa collaboration avec le roi Louis XVI dans une « armoire de fer », au palais des Tuileries

Reçurent l’ordre de quitter Pont Saint-Esprit (Drôme) : Le 1er bataillon du 40e régiment d’infanterie pour tenir garnison à Montélimar (5 avril 1791) ; une compagnie du 8e régiment de dragons ci-devant Penthièvre, pour gagner le Péage-de-Roussillon tout au moins le 9 avril (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001)

1792 – 25, 26 mars et 5 avril : UN ARTISAN-BOUCHER LIBREMENT INSTALLÉ DÉNOMMÉ JEAN EYNAUD – Le 25 mars voit l’installation officielle au Beausset des trois premiers « artisans-bouchers » librement installés en vertu de la loi Le Chapelier. Ils ont pour nom : Joseph Vachier (du Beausset), Claude Richaud (de Vitrolles), et Jean Baptiste Rabattu (d’Allauch). Deux boulangers ont fait de même : Louis Blond (bien sûr ! depuis le temps qu’il voulait exercer librement au Beausset…) et Dominique Massot. Le 26 mars, deux nouveaux commerçants prennent une patente : Marie Claire Giraud veuve Marquand, boulangère, et Pierre Palis, boucher. Ce sera le tour de Jean Eynaud, boucher, le 5 avril (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1793 – 5 avril :

Le vainqueur de Valmy passe à l’ennemi – En ce jour où le général Dumouriez, le vainqueur de Valmy, passe à l’ennemi (Pierre Goubert, Initiation …, 1984), la Convention nationale crée le Comité de Salut public, sorte de conseil des ministres d’une république qui ne s’est pas encore dotée d’aucun exécutif. Manque de temps ! Dans cette structure dominée par les Girondins, une figure émerge, un Montagnard : Danton, l’une des figures les plus emblématiques de la Révolution, l’homme qui, en août 1792, s’est efforcé de fédérer toutes les énergies de la Nation contre l’ennemi. C’est à lui que l’on doit le fameux « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et la France sera sauvée ! ».

Mesures contre les ci-devant prÊtres, les anciens fonctionnaires royaux ou provinciaux, les ex-nobles, anciens seigneurs – Une circulaire, émanant des administrateurs du Var et datée du 5 avril 1793, reçue par la municipalité de La Seyne, prescrit des mesures contre les ci-devant prêtres, les anciens fonctionnaires royaux ou provinciaux, les ex-nobles, anciens seigneurs ; toutefois, cette circulaire recommande d’agir avec prudence et respect. « C’est par la générosité, dit-elle, qu’il faut vaincre les ennemis. » La municipalité est invitée à fournir un état des personnes dont il s’agit, y compris tous suspects, avec l’indication de leurs ex-qualités et en signalant les armes qu’elles pourraient détenir. Cette instruction aux communes se terminait par les mots : « La liberté ou la mort ; guerre aux tyrans – 5 avril 1793. » II faut reconnaître, en tout équité, que la situation du clergé français devenait très difficile, sinon impossible. En majorité, ce clergé était loyal; beaucoup, surtout dans les rangs modestes, avaient accepté avec joie les réformes annoncées en 1789 et ne boudaient pas la Révolution en ce qu’elle apportait de juste et de bon. Mais, en leur âme et conscience, les ecclésiastiques ne pouvaient se rallier vraiment à un serment qu’une minorité prétendait lui imposer, d’autant plus que la plus haute autorité religieuse ne l’avait pas approuvé. Or, notre clergé des villes, des bourgs, et encore davantage des villages, était bien connu de ses paroissiens car il bapti­sait, mariait ou célébrait les funérailles de la plupart d’entre eux et le peuple le savait, quoi qu’on en dise, qu’il n’était pas contre la Constitution. Ce peuple de France, encore croyant en ces années de la Révolution, n’était pas content qu’un prêtre étranger, schismatique, nouveau venu, occupe ses églises ou ses chapelles, qu’il officie devant des bancs presque vides ; aussi, en nombre d’endroits, ne peut-il les supporter et déserte-t-il en masse les offices. Par des arrêtés illégaux, sans preuve de délit, sans jugement même, les insermentés seront, partout en France, expulsés de leurs paroisses, internés ou emprisonnés, assimilés aux émigrés et dépouillés de tous leurs biens, bientôt déportés. Voici, à ce sujet, l’opinion de contemporains : « Ce gouvernement, qui pourvoit si mal à leurs besoins, froisse les catholiques dans leurs sentiments les plus profonds, dans leurs habitudes les plus chères, dans leur foi et dans leur culte. A cette date, même à Paris, le petit peuple est encore très religieux »  (Schmidt, Tableaux de la Révolution française, I, 198 ; Louis Baudoin, 1965, p. 326).

1794 – 5 avril : exécution de Camille Desmoulins, de Danton et de Fabre d’Eglantine (Jean-Charles Volkmann, 1997) et des dantonistes (Duby Georges, Histoire de la France, 1987) ou « Indulgents » à l’instigation de Robespierre (Pierre Goubert, 1984). En même temps qu’eux, disparaît le poète Fabre d’Eglantine à qui nous devons le calendrier républicain.

1795 – 5 avril : Paix avec la Prusse (Jean-Charles Volkmann, , 1997).

1799 – 5 avril (vendredi 29 du mois de Shawwâl 1213) :  Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » : Arrivée [venant d’al-Qarin) des cheikhs, des odjaqs, des tujjâr, à l’exception du cadi qui ne vint pas, car il était resté avec Mustafâ katkhudâ).

1801 – 5 avril (dimanche 21 du mois de Dhû l-Qa’ da 1215) :  Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » : Dimanche 21 [5 avril 1801] : Un cheikh parla de ces difficultés pour les cortèges funèbres au im maqâm, qui lui recommanda de s’adresser au capitaine du quartier. Ce dernier fit ouvrir une petite porte dans la muraille du -rempart, du côté de Kfar al-Tamâ’în, pour la civière, les porteurs et les piétons.

[Départ de fonctionnaires français] Départ de notabilités françaises vers le Delta, à savoir : Estève, trésorier général et administrateur des finances (muddabir al-hudûd), Fourier, commissaire du Dîwân, Chanaleilles, directeur des domaines de la République, Bernard, administrateur de l’hôtel de la Monnaie (dâr al-darb), Régnier (?), trésorier de l’hôtel de la Monnaie, Lâbirt ( = Berthollet ?), directeur de l’Institut (madrasar al-maktab)4 et conservateur de leurs documents et de leurs livres. Ils emmenaient avec eux un groupe de notables coptes, dont Georges al-Jawharî. Le bruit courut qu’ils partaient pour conclure la paix. Tel n’était pas le cas.

1813 – 5 avril : LES RÉGIMENTS DES GARDES D’HONNEUR : La désastreuse campagne de Russie avait grandement décimé la cavalerie française et le gouvernement impérial dut pourvoir à la reconstitution de cette arme avant l’entrée en campagne, en Allemagne, des nouvelles formations destinées à réparer nos revers. Parmi les moyens qu’il employa à cet effet, figura le recrutement par l’intermédiaire des préfets, de jeunes hommes remplissant les conditions morales et physique propres à en faire de bons sujets et appartenant à des familles aisées, de l’ancienne noblesse ou de la bourgeoisie du département. Cette mesure fit l’objet du décret du Sénat impérial du 5 avril 1813 qui fut signé par Napoléon, à Paris, en son palais de l’Elysée. Le décret en question prévoyait que les gardes d’honneur, nom de la formation d’élite que l’on voulait constituer, seraient équipés, habillés et armés à la hussarde, et que les colonels de ces régiments auraient le rang de général de division ou de brigade (Louis Baudoin, 1965, p. 446).

1843 – 5 avril : la batterie du Jonquet – Pour découvrir la batterie du Jonquet, il suffit d’emprunter le sentier douanier qui menait jadis au Cap Sicié, puis de prendre à droite le tout nouveau chemin taillé à flanc de colline qui monte en quelques lacets jusqu’à l’ancien sémaphore de Notre-Dame du Mai. Là, dans le 3ème virage et tout près d’une table d’orientation, on peut apercevoir la batterie dite « du Jonquet » : une masure solitaire au toit effondré et aux murs branlants, sise sur un étroit promontoire de schiste, face aux rochers des Deux-Frères et sans plus aucun chemin pour y mener.

Nous ne possédons que très peu de documents à son sujet. Quant à la date de sa construction, elle semble remonter à 1806. Deux documents vont dans ce sens :

L’un en date du 11 juin 1818 qui stipule que « l’établissement de cette batterie date de douze ans environ » (SHM Toulon. Atlas général des côtes. Direction de Toulon. 1818, 4B1)ce qui donne la date de 1806.

L’autre en date du 5 avril 1843 qui indique plus précisément que, même si « la construction de cette batterie remonte à l’année 1806, ni le général Marescot, ni la Commission de 1810-11 n’en ont fait mention » (SHT Paris. art3W35 : Rapport en date du 5 avril 1843. État des batteries avant 1841).

À l’époque, cette batterie, située à l’est du Cap Sicié et dominant de plus de cent mètres (108 m) le niveau de la mer, a pour mission, en collaboration avec ses batteries collatérales (respectivement à l’est celle du Bau Rouge et à l’ouest celle du Cap Sicié), de surveiller et de protéger la navigation et d’assurer de ce fait la communication de la rade de Toulon à celle du Brusc, quoique son effet soit relativement minime vu son « extrême » élévation. Elle doit également couvrir les quelques anses qui se trouvent situées à l’est et de part et d’autre des pointes de Malpasset et de St Selon (actuelles plages dites du Jonquet et du Bœuf) afin d’en « éloigner les Corsaires ».

Elle est établie « sur un plateau artificiel taillé dam la pente roide de la montagne » (SHM Toulon. Atlas général des côtes. Direction de Toulon. 1818, 4B1)et sur un terrain communal appartenant au village de La Seyne.

Son épaulement, d’une épaisseur de 3,60 m, tracé en arc de cercle, délimite un espace suffisant pour « la manœuvre des 2 bouches à feu dont elle est armée » (SHM Toulon. Atlas général des côtes. Direction de Toulon. 1818, 4B1.

SHT Paris. art3W35 : Rapport en date du 5 avril 1843. État des batteries avant 1841) [9-4], à savoir, en 1818, deux canons de 18 devant être servis par six canonniers. Cet épaulement (ou parapet, disposé pour le tir en barbette) est formé d’un blocage de terre et de pierraille soutenu par un parement interne et externe réalisé en pierres sèches. Sa plate-forme de tir, taillée dans le roc et remblayée en partie avec de la rocaille, est soutenue par des murs en pierres sèches. Tout comme la batterie du Cap Sicié, elle possède, établis un peu en retrait vers l’ouest, un petit poste de garde et un magasin à poudre,   le tout isolé sans enceinte ni retranchement » (SHM Toulon. Atlas général des côtes. Direction de Toulon. 1818, 4B1).

Il n’y a ni puits ni citerne. Dominant légèrement la batterie, le poste de garde a été construit sur un tertre taillé « dans la pente de la montagne » (SHM Toulon. Atlas général des côtes. Direction de Toulon. 1818, 4B1). Ce bâtiment, de forme rectangulaire de 9 m de long sur 5 m de large, a été réalisé en pierres brutes maçonnées au mortier de chaux (murs d’une épaisseur de 0,50 m, recouverts d’un enduit à l’extérieur). Il possède un toit à deux pans couvert de tuiles d’une hauteur de 4 m au niveau du pignon. Sa façade principale, de 3 m de haut, donne vers le sud sur une petite terrasse (de 10 à 11 m de long, pour une largeur maximum de 5 m) soutenue par un mur en maçonnerie de 2,10 m de haut. Deux fenêtres disposées de part et d’autre de l’unique porte d’entrée y ont été établies afin de dispenser un peu de lumière à l’intérieur. L’unique pièce a été sommairement aménagée d’un long bat-flanc en bois accolé au mur nord.

1856 – 5 avril : Jean-Baptiste Alleman est congédié le 5 avril 1856. Il est l’auteur d’un ex-voto sur lequel se voit le texte « EX-VOTO FAIT PAR J.-B. ALLEMENT, à bord de la frégate L’Andromaque à Messine, le 27 février 1856 » (huile sur toile signée Jules Hervy. Cette œuvre est ordonnée autour des trois composantes iconographiques majeures de l’ex-voto de grabataire, à savoir : un intercesseur céleste, un malade alité et plusieurs personnages veillant ou assistant le votant. Il s’agit pourtant ici d’un ex-voto authentiquement marin, la scène se passant à bord d’une frégate de la Marine Impériale. Le marin alité s’appelle Jean-Baptiste Alleman. Il est né à St-Tropez le 23 mars 1830, de Joseph Alleman et de Marie Alexandrine Couteau. Sa case matricule précise qu’il mesure 1,60 m et qu’il a les cheveux châtains foncés, le front couvert, les sourcils châtains, les yeux gris, le nez et la bouche moyens, le menton pointu et le visage ovale.

Matelot de 3e classe le 23 mars 1848, de 2e classe le 1erjanvier 1853 et de 1re classe le 1erjuillet 1854, J.-B. Alleman naviguait à la pèche et au cabotage avant d’être appelé le 25 mai 1850 pour le service armé. Dirigé sur Toulon et admis à la compagnie d’inscription le 30 mai (n° 3 303), il rejoint l’escadre le 7 juin et fait alors partie de l’équipage de la corvette à vapeur “Le Mogador ». Passé à la division de Rochefort le 15 octobre 1851, il réembarque le 1er janvier 1852 sur “Le Mogador », embarque ensuite le 1er janvier 1855 sur la frégate “L’Andromaque”, là où la maladie le surprendra. Jean-Baptiste Alleman est congédié le 5 avril 1856 “comme ayant 5 ans de service à l’état ». Pour sa présence au bombardement d’Odessa le 22 avril 1854 et à celui de Sébastopol le 17 octobre 1854, Jean-Baptiste Alleman a reçu la médaille de Crimée et l’agrafe de Sébastopol. Il se marie à St-Tropez le 4 décembre 1856 avec Rose, Constance Lambot. Cf. : Arch. 3e R.M. Toulon : 4P64, fol. 261, n° 1122 et 4P65 : matricules des officiers mariniers et matelots de St-Tropez, fol. 307, n° 307. Chapelle Ste-Anne. Saint-Tropez, Var (Félix Reynaud, Michel Suhard)

1861 – 5 avril : Georges Sand à Tamaris ; “ 5 AVRIL (vendredi) MALADE (De la main de Manceau) : « Le matin, bien qu’elle ne soit pas plus mal, je demande un médecin à Poney. Lucien revient de Nîmes comme une bombe [?] le médecin arrive avec Poney (M. Auban) homme charmant et sympathique. Il fait son ordonnance et nous laisse complètement rassurés. Nous la tenons éveillée jusqu’à 11 h du soir – à force d’épreuves et de patiences. »

1871 – 4 et 5 avril : Conflits sociaux à Marseille

Bientôt ce fut la terrible insurrection des 4-5 avril 1871 qui aboutit à la mort de son leader l’avocat Gaston Crémieux.

1871 La Commune à Marseille (coll. H. Ribot)

Le 5 avril, le général Espivent recourt à plusieurs mesures répressives : suspension des réunions publiques sauf autorisation, remise dans 48 heures des armes et munitions, suppression des journaux insurrectionnels. Des peines sont décidées par le Comité de guerre contre les prévenus : seul Gaston Crémieux était fusillé le 30 novembre 1871 (Gabrielle Castellari, 1945).

1875 – 5 avril : En réaction au décret rétablissant les madragues, le 1er Prud’homme de La Seyne adresse à son homologue de Six-Fours une lettre pour solliciter une réunion avec celle de Six-Fours pour ]« une entente au sujet des madragues » [, et adresse copie de son courrier aux Prud’homies de Saint-Nazaire et de Bandol.. Celle de Six-Fours invite les prud’homies de Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et Nice à une réunion à Toulon, pour protester contre le décret ministériel concernant les madragues, puis elle s’adresse à un député du Var et regrette que la décision de rétablir les madragues n’ait pas été prise après consultation préalable des pêcheurs de la côte, daté des 5, 26 et 29 avril 1875. Le 5 avril 1875, le 1er Prud’homme de La Seyne adresse à son homologue de Six-Fours une lettre pour solliciter une réunion avec celle de Six-Fours pour ]« une entente au sujet des madragues » [, et adresse copie de son courrier aux Prud’homies de Saint-Nazaire et de Bandol.

Le 26 avril 1875, la Prud’homie de Six-Fours invite celles de Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et Nice à une réunion à Toulon, pour protester contre le décret ministériel concernant les madragues.

Par lettre du 29 avril 1875 à M. Brun, député du Var, le secrétaire de Six-Fours, Louis Dodéro, déclare que le décret] « quoique dicté par un sentiment de paternelle bienveillance en ce qui concerne les besoins de l’alimentation publique, peut cependant à juste titre être considéré comme incomplet du point de vue des marins pêcheurs » [ La lettre s’étend ensuite] « sur l’insuffisance et la nature erronée des renseignements recueillis, les inconvénients des madragues et le regret que les Prud’homies de la côte n’aient pas été préalablement consultées. » [Elle répercute aussi] « les craintes des patrons pêcheurs déçus de n’avoir pas reçu davantage de considération de l’Administration et qui demandent aux députés d’intervenir auprès de son excellence le Ministre de la Marine ou de provoquer une interpellation officielle à la tribune de l’Assemblée Nationale au sujet de l’installation des madragues. »[Il est intéressant d’apprendre que les responsables de la madrague installée dans les eaux du Brusc étaient tenus de verser à la Communauté des patrons pêcheurs du Brusc une somme de 300 francs au titre de leur « abonnement » pour une période annuelle donnée. D’après L. Dodéro, les eaux de Six-Fours ne comprenaient qu’une seule mais très importante madrague, celle de l’Aile aux Embiez, qui portait de la pointe de l’Aile et allait jusqu’à hauteur du lieudit de pierres sous-marines désigné sous le vocable de « mange-gangui », en raison des dommages infligés aux filets… (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 56, 76)

1884 – 5 avril : La loi municipale du 5 Avril 1884 prévoit les Élections par le suffrage universel ; elle établit de façon précise les attributions des municipalités et leur accorde un certain nombre de libertés tout en les plaçant sous le contrôle administratif du préfet. Avec cette loi, les conditions de l’Administration étant bien mieux définies que par le passé, il sera possible de faire un travail durable et efficace au profit de la collectivité (Marius Autran, tome 2, 1988).

1898 – 5 avril : « Hier tout arrangé ; aujourd’hui tout démoli. Tenterons demain dernière chance » (Télégramme de Paris du 5 avril 1898). La délégation ouvrière de La Seyne se rend au Havre, tente de susciter une grève dans les établissements havrais des FCM. Vaines discussions. A La Seyne, Meric, sénateur du Var, et Cluseret, député du Var, viennent s’entretenir avec le maire. Tandis que 25 grévistes reprennent le travail, la solidarité s’effiloche, le temps semble s’accélérer, le comité de grève perd du terrain, l’échec de la délégation à Paris donne raison à la direction locale. Le comité distribue des bons de pain. Deux monteurs sont payés à la journée pour ne pas aller travailler. Excellents ouvriers ; reconnus, ils auraient entraîné les autres. Le comité préfère les payer. Le comité s’enferme, s’isole (Martinenq Patrick, 1983).

1901 – 5 avril : A Saint-Mandrier, décède Mme Pauline Ginouvès, affectant les familles Fournier, Ginouvès, Cauvin, Petit, Coudray, Gilbert, ainsi que Mme Vve Clément Ginouvès apparentée aux familles Ginouvès, Bernard, Cadière. Mme Vve Giraud Etienne décède à son tour. Elle était la mère de Gabriel, Philippe, Emile et Calixte Giraud (Gisèle Argensse, 1989, p. 123).

1904 – 5 avril : Des expériences de télégraphie sans fil (TSF) sont réalisées à partir de la Tour Eiffel.

1910 – 5 avril : Promulgation de la loi sur les retraites ouvrières à 65 ans.

1917 – 5 avril : le tramway de l’Ouest varois fonctionne – Ce n’est qu’à partir du 5 avril 1917, en pleine guerre, que le tramway de l’Ouest varois fonctionne : 7 voyages quotidiens sur Le Beausset, 16 sur La Seyne, à partir du dépôt de la Bédouille. Ainsi, les Sanaryens peuvent-ils se rendre à présent aux Sablettes, à Toulon et au Beausset.

1925 – 5 Avril : Élections législatives belges. Pour la première fois, les socialistes sont en tête.

1930 – 3, 4, 5 avril : Visite du président de la République Gaston Doumergue à Nantes et Saint-Nazaire – La visite officielle de Gaston Doumergue à Nantes a été un des grands événements de la vie locale. Elle a donné lieu à la publication d’un mémorial de 58 pages tiré à 1000 exemplaires. Le 3 avril, le président est arrivé en train à 15h30. Sa venue a attiré les foules. Après s‘être recueilli devant les Tables Mémoriales, le président effectua un parcours classique : Préfecture, Hôtel de Ville, soirée de gala au théâtre Graslin, visite du Château des ducs, du Musée Dobrée, du port, de l’Hôtel-Dieu et inauguration de la Foire-Exposition. Un banquet de 700 couverts fut organisé dans les salons Mauduit. Le 5 avril au matin Gaston Doumergue s’embarquait sur le contre-torpilleur « Verdun » (voir le cliché) pour St-Nazaire (Archives de Nantes). Bureau Dossiers en cours.

1933 – 5 avril : Par arrêté du 5 avril 1933 est créée à TOULON une « ÉCOLE des MÉCANICIENS et CHAUFFEURS » qui enseigne les mêmes spécialités qu’à LORIENT avec une nouvelle spécialité: torpilleur. Cette école a effectivement accueilli la première promotion d’apprentis le 10 avril 1928 (cinq ans avant son officialisation). L’École de sous-officiers mécaniciens, créée en 1922, devient « ÉCOLE de MAISTRANCE MACHINE ». Elle recrute sur concours, à partir de 17 ans, des élèves issus du civil et des écoles d’apprentis mécaniciens pour former en 15 mois les futurs cadres « Officiers mariniers ». Ces écoles étaient logées sur de vieux bâtiments désarmés: « PATRIE », « JULES MICHELET », « MOSELLE » (navire atelier des mécaniciens) et « RHÔNE » (navire des armuriers), embossés à 1′ Angle Robert (actuel quai d’honneur). Elle y est bientôt à l’étroit (Arrêté ministériel du 5 avril 1933).

1939 – 5 avril : Albert Lebrun est réélu Président de la République.

1940 – 5 avril :

1. Von Thyssen de passage à Paris – L’Excelsior publie « L’industriel allemand Von Thyssen de passage à Paris. Le fameux industriel allemand Fritz von Thyssen, qui avait fui l’Allemagne pour se réfugier en Suisse, vient d’arriver à Paris pour quelques jours (…) avec Mme Thyssen. ( …) Il repartira tout prochainement pour Locarno. »

2. Les relations difficiles du Mexique et de Washington : le chewing-gum va-t-il les compliquer? Le gouvernement mexicain ayant rejeté les prétentions de trois firmes américaines sur de Vastes terrains où sont cultivés les « cactus chicle » qui fournissent le chewing-gum, un malaise pèse sur les relations des États-Unis et du Mexique en sus des difficultés nées de l’expropriation des puits de pétrole (Le Petit Parisien, vendredi 5 avril).

1943 – 5 avril : DES NAVIRES SABORDÉS A TOULON REPRENNENT VIE ENTRE LES MAINS DE L’OCCUPANT – L’épave du contre-torpilleur « Mogador » est remise dans ses lignes de flottaison du 17 mars au 5 avril par la Société industrielle maritime de Gênes.Le 5 avril, le  torpilleur Bombarde (133), classe La Pomone, 3ème tranche, construit Ateliers et Chantiers de la Loire et mis en service en 1937, est transféré aux Allemands, nommé TA 9 et modifié aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne.

1946 – 5 avril : Le docteur Petiot est reconnu coupable de 24 meurtres et condamnÉ à mort.

1962 – 5 avril : CAISSE DES ÉCOLES ET TRANSPORTS A L’ORDRE DU JOUR DU CONSEIL DE SAINT-MANDRIER – Le Conseil municipal de Saint-Mandrier donne son accord pour l’attribution d’une subvention de cent soixante-cinq nouveaux francs au profit de la Caisse des écoles laïques de Toulon, afin de payer les livres aux élèves fréquentant les lycées et collèges des bords de la rade. – Une discussion s’engage sur l’aménagement du port. Le Conseil décide la mise en place d’une commission comprenant usagers, pêcheurs, plaisanciers, responsables du service des vedettes Saint-Mandrier / Toulon et patrons de tartanes. Cette assemblée sera convoquée ultérieurement afin de donner mandat au premier magistrat pour entamer, en son nom, les prochaines discussions devant les autorités portuaires (Ken Nicolas, vol. 2, p. 116-117).

1966 – 4 au 5 avril : LES MOULES DU PIN ROLLAND – L’usine d’épuration de moules, La Marinière, située au  quartier du Pin Rolland, a été cambriolée dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 avril. Les voleurs ont fracturé un coffre contenant trois cents francs seulement. Fort heureusement, le directeur commercial des viviers d’Aquitaine y avait retiré, la veille, une somme de dix mille francs. Au moment des faits, le centre d’épuration La Marinière, mis en service le 1er septembre 1959, était dirigé par Mademoiselle Franquini (Ken Nicolas, vol. 2, p. 243).

1974 – 5 avril :

1973 – carte postale représentant une proposition de tracé différent.

1. LE TRACÉ SUD B – 52 – Le 27 décembre, à la télévision Marseille • Provence, l’Autoroute B 52 était de nouveau sur la sellette.

Des propriétaires de résidences secondaires dénonçant le tracé Sud s’élèvent et conti­nuent à protester malgré le fait accompli.

Les manifestations populaires, les interventions de nos conseillers généraux, M. Maurice Paul et Poulain, de notre député Philippe Giovannini, le pouvoir a passé outre.

Si l’on faisait un petit retour en arrière l’on s’apercevrait que notre Conseil municipal a pris position. 16 voix, pour le tracé Nord : Patania ; Pélissier ; Lyon , Solarik ; Fréjaville ; Brun ; Canolle ; Bourrely ; Adam ; Wégel ; Poulin ; Jalabert ; Raynaud ; Perpes ; Mercier ; Mlle Selzer, ces conseillers municipaux suivent et soutiennent la population majoritaire (urbaine, rurale, estivante) pour le tracé Nord.

Ce sont abstenus : MM Brunel ; Gaudioz ; Clément ; Delacour ; Maurin et Mlle Boudez faisant le jeu de la politique du pouvoir avec la complicité du Journal « République ».

Le Gouvernement et son ministre de l’Equipement ont profité de la période des vacances pour donner le feu vert à la mise en chantier du tracé sud de l’Autoroute B. 52.

Une signature très « officielle » donnée à la sauvette, avec déplacements en avion, même le vendredi, pour les responsables du tracé lesquels ouvertement, ou non, ont bénéficié de la complicité de certains notables et élus locaux, élus sous l’hypocrite étiquette de « L’apolitisme » avec le soutien d’une presse locale et régionale parait-il, tout aussi « apolitique »…

Ainsi on a sacrifié l’environnement et l’intérêt général au profit des sociétés privées, au détriment des contribuables,, des usagers de la route, des agriculteurs, des travailleurs. De qui se moque-t-on ? Pendant, ce temps, que fait notre ministre très suffisant de l’Environnement ? Dialogue?…. oui mais c’est un dialogue de sourd (Petit Varois 5/01/1974).

1985 – 9 avril : OLLIOULES – Fouilles et ruines à la une : Le directeur des antiquités historiques s’est intéressé au patrimoine communal. Récemment, M. Marc Gautier, directeur des antiquités historiques, délégué auprès du ministère des Affaires culturelles, est venu visiter notre région. Guidé par Henri Ribot, correspondant des antiquités historiques, membre du C.DA.V. (Centre de Documentation Archéologique du Var) et responsable du groupe de recherche sur l’Ouest varois. M. Gautier a visité tous les chantiers de fouilles de l’Ouest varois. Il s’est plus particulière­ment attardé sur la commune d’Ollioules dont il a visité le site féodal (voir le cliché ci-dessus) et l’oppidum celto-ligure de la Courtine sur lequel les fouilles, interrompues depuis MM. Bottin et Layet, vont reprendre dès cette année. Ces fouilles ont été précédées, l’an passé, de sondages qui ont confirmé la richesse de ce site très important. Avant de repartir, M. Gautier s’est entretenu longuement avec M. René Arnoux, maire d’Ollioules, auquel il a exposé l’intérêt tout particulier que manifeste le monde scientifique pour le patrimoine historique communal (Var-Matin du mardi 9 avril 185, article de C. BUISSON, photo : M.B à la même date).

2015 – 5 avril : journée Mondiale du Kiwanis. Le Kiwanis International est né à Détroit, dans le Michigan (USA), le 21 janvier 1915. Il s’est rapidement diffusé à travers les Etats-Unis, s’est ensuite exporté vers le Canada puis le monde pour atteindre l’Europe en 1961 (Vienne, Autriche) et la France en 1965 (Metz) en créant autant de districts regroupant pour chacun les clubs existant sur son territoire.

Le District n°9 « France-Monaco » du Kiwanis, est aujourd’hui fort de 32 divisions, 250 clubs, 4655 membres ;  il est donc un Club-service jeune qui a su s’adapter à l’évolution rapide de son époque en développant l’aide à l’enfance en priorité et aux personnes souffrant des difficultés de la vie dans un souci exclusivement philanthropique, social et humanitaire.

Au sein du District n°9 « France Monaco », la division 960, qui organise la caravane du 5 avril, se compose de 7 clubs et regroupe 117 membres :

Bandol Sanary

Sanary-Le Beausset Josephine Baker

Toulon Doyen

Toulon Îles d’or

Saint-Cyr sur Mer

La Seyne-Six Fours-Saint Mandrier

Baies de Sanary-Bandol-Ollioules

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 236e livraison : (suite)

Le fief de Sanary, place de guerre, dès 1323.

(suite) A l’évidence, cette tour n’est pas faite pour recevoir un seigneur et sa cour. Le véritable château se trouve à Ollioules, où on le nomme communément le château des Vintimille (Voir le Cahier n° 7, « Ollioules… » pour ce qui concerne la description des différents châteaux qui se sont succédé sur les hauteurs d’Ollioules) ; c’est alors une demeure de prestige  dont Robert de Millet a su mettre en évidence les incohérences de la défense et pour laquelle il a réclamé des modifications substantielles pour en faire une véritable forteresse. Les rumeurs se répandant que les Aragonais feraient payer cher aux Provençaux les succès de leurs princes, imposaient à Bertrand IV, d’agir vite, comme le faisaient les Toulonnais au même moment, afin de renforcer les murailles et de les adapter aux guerres nouvelles. Ce qui sera achevé à la date du 26 août 1335 (C.-L. Salch, 1979 : Bertrand de Marseille a rendu hommage pour la seigneurie d’Ollioules au roi Robert  en 1324).  Quant à la campagne conduite en Italie par le comte de Provence, elle servira de fond au beau Poëme sur la mort de Robert Roi de Naples, écrit en 1343 en langue provençale (Anonyme, dans :  K. Bartsch, 1868, p.363-366).

Les aléas liés à la création d’un port à Lagoubran, bien abrité dans la rade de Toulon, imposant d’utiliser celui de Sanary protégé par sa tour, la route reliant Ollioules à ce port prend à partir de cette époque une grande valeur parce que c’est par elle que, dorénavant, transiteront les chargements de grains que l’on stockera à l’entrée de  l’hiver entre les murs du château d’Ollioules, seul moyen d’éviter les difficultés par temps de disette d’effectuer la soudure de printemps. (à suivre).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 436e livraison :

1850 Le vieux port et le bassin de la Joliette (CCI 1949, coll. HR).

1807 : Marseille – Le fief des Eygalades  passe entre les mains de Barras.

1807 – avril : Escale à Sanary du brick US « General Armstrong » chargé de tabac et de genièvre,  venant de Cadix, qui n’a pu rejoindre Marseille à cause de la flotte anglaise – [Rotger B., 1984 : Avril 1807 – Parmi les bateaux étrangers fréquentant le port, on peut citer deux d’entre eux qui sortent un peu de l’ordinaire des bateaux marchands. Par exemple en avril 1807, un bateau, le brick « Le Général Armstrong » commandé par le capitaine John SINCLAIR, américain de nation, natif . de NEW-YORK, du port de 204 tonneaux, chargé de tabac et de genièvre, venant de CADIX d’où il était parti le 10 mars dernier, n’ayant pu rejoindre MARSEILLE sa destination, à cause de la flotte anglaise, vint relâcher dans notre port. Il était équipé de 12 personnes, tous améri­cains, et avait à bord un passager, Jacques FINZI, natif de FLORENCE en ETRURIE. Ce bateau étant en règle tant au point de vue cargaison qu’état de santé, on lui donna un pilote pour le conduire à MAR­SEILLE.] (Rotger B., 1984, p. 355)

1807 à 1811 : Armements marseillais – Recul sensible du trafic de 1807 à 1811.

1812 : Armements marseillais – effondrement du trafic.

1813 : installation de l’orgue de l’église de Sanary – Nous avons la description complète de cet orgue construit par Charles GAZEAU, facteur de la ville de MARSEILLE. [Rotger B., 1984 : En 1813, on mit aussi en place un orgue de quatre pieds de montre, placé sur la grande porte de l’église. On y fit un buffet de onze pieds de hauteur, neuf pieds de large et trois pieds de pro­fondeur en bois de sapin, pin et pin de Corse. Il comprenait une montre de quatre pieds composée de vingt-neuf tuyaux en étain fin poli et bruni avec écussons. Un sommier en deux parties en bois de noyer, cinquante-quatre registres d’étendue au C. sol, chamade et un soufflet triple. Cet instrument disparaîtra à la construction de la nouvelle église en 1891.] (Rotger B., 1984, p. 363).

LA SEYNE-SUR-MER. 145e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(suite) Fondée le 16 mai 1905 (Archives départementales du Var.8M16/26), « l’Aurore » semble avoir fonctionné sans anicroche jusqu’en 1912. Officialisée seulement en septembre 1906, elle a bénéficié de subventions municipales et, fait nouveau, a constitué une section féminine dirigée par Mlle Riou. Malgré des problèmes de local, la société a donné des leçons de gymnastique et d’escrime et organisé des marches. Fonctionnant de pair avec le Fleuret seynois reconstitué, elle organisait des concours à l’épée où s’illustrait le fils de Ludovic Giraud, journaliste au Petit Marseillais. Avant sa dissolution en 1912, en raison des frasques financières de son président, le receveur municipal Oliver, l’Aurore était affiliée à l’U.S.G.T.P.S.E., la fédération régionale.

    En 1907, Louis Riou, professeur de gymnastique au lycée de Toulon et un de ses fils, Louis, fonda « l’Avant-garde seynoise » (Ibidem 8M16/26), sœur cadette de « l’Avant-garde varoise ». Plus ou moins jumelée avec le « Wonderland seynois » (salle de boxe), elle peut être considérée comme une des pionnières de la boxe anglaise dans le Var. Elle a eu, jusqu’en 1912, une réelle activité conscriptive conforme à ses statuts. Elle cessa ses activités en mars 1913, pour les mêmes raisons que l’Aurore.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

« Vous vous souvenez, n’est-ce pas, que la Moselle vient en tête de tous les départements pour la natalité ?

Tous ces efforts, les Lorrains les ont faits silencieusement et presque sans aide ? (Le Petit Parisien : déclaration du préfet de la Moselle en date du 20 avril 1928).

Avec ce cliché de deux paons ousbèques, j’en ai terminé pour aujourd’hui et vous souhaite un bon vendredi de printemps à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber,

et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui sont dans la peine

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