ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 15 MARS 2024, 13e ANNÉE (n° 4103).
ILLUSTRATION : Marseille, grotte Cosquer – Bison dEurope (cliché H. Ribot, 2024).
Chers amis qui suivez attentivement ces éphémérides, je vais vous faire faux bond durant quelque temps. En effet, je pars pour en voyage d’étude en Ouzbékistan et ne serai de retour que vers le 26 de ce mois. Promis ! dès mon retour, je livrerai des clichés de ce déplacement en Asie centrale.
FÊTES.
En ce 25e jour du mois de ventôse dédié au THON, nous souhaitons leur fête aux cent mille LOUISE de France.
LOUISE DE MARILLAC – sainte LOUISE – a vécu dans la première moitié du XVIe siècle, lors de la grande réforme catholique qui fut réglée au Concile de Trente. Elle est connue pour avoir été proche de saint Vincent de Paul et pour avoir fondé la congrégation des « Filles de la Charité ».
Les sœurs qui œuvraient au petit séminaire d’Ambazac, dans la Haute-Vienne, où j’ai passé quelque temps, appartenaient à cette congrégation sauf l’une d’elles qui dépendait du Carmel.
DICTON.
«à la mi-mars, le coucou est dans l’épinard » (message codé ?)
LOCUTION PROVENCALE.
« sian pouli » (nous sommes jolis), pour dire « nous voilà propres ! ».
PENSÉE.
« Dis-moi de qui tu ris, je te dirai qui tu es. » (Marcel Pagnol).
« A vendre pour cause faillite d’un stock de livres – « Pour réussir » – par Pierre Dac (ibid.)
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :

Soixante-et-quinzième ouvrage : de Mougins-Roquefort Joseph – Napoléon prisonnier vu par les Anglais, Paris, Tallandier « Bibliothèque napoléonienne », 1978, 240 p. (n° d’enregistrement 120855 B 6 4 D)
Joseph de Mougins-Roquefort a consacré une grande partie de ses recherches à l’histoire napoléonienne, et en particulier à l’exil de l’Empereur à Sainte-Hélène. …
Résumé : La plupart des historiens français qui travaillent sur la vie de Napoléon à Sainte-Hélène ont souvent ignoré les sources anglaises, se contentant des récits produits par les proches de l’Empereur. Cet ouvrage est le premier à prendre en compte et à traduire des témoignages des geôliers et d’autres habitants de l’île pour affiner le portrait de l’empereur lors de son exil. Joseph de Mougins-Roquefort s’est livré à un travail minutieux et approfondi de recherche. Une étude totalement originale, fondée sur vingt-sept sources inédites jusqu’ici. Hostiles ou favorables, émanant de personnalités de premier plan ou d’acteurs secondaires de ce drame insulaire, les témoignages présentés dans ce livre apportent chacun quelque chose de nouveau à la compréhension du sujet. Leur comparaison avec les autres sources déjà connues permet enfin au lecteur de disposer d’un tableau plus juste, plus réaliste et plus émouvant des dernières années de Napoléon.
ÉPHÉMÉRIDES

1216 – 15 mars : ACTE DE MONTRIEUX, N°148. – 1216 (N. ST), 15 MARS. – Solliès. Les trois frères Hugues, Gui et Guillaume de Solliès effectuent un échange avec les chartreux de Montrieux. Ils leur remettent une terre située entre le Cercle de la Tourne et les Bessons, exploitée par Bertrand et Hugues Aicard, ainsi que les biens possédés par ces derniers, du Revestet au lieu-dit « las Cridas » (la Cride, aujourd’hui). En échange, les chartreux remettent aux trois frères un affar qu’ils possèdent à Pourrières. En outre, Hugues, Gui et Guillaume de Solliès donnent au chartreux leur part de droit de pacage sur le territoire de Solliès. Pour cette donation et cet échange, les trois frères reçoivent des chartreux une rémunération de 300 sous. Acte passé sous le sceau d’Etienne, évêque de Toulon. Parmi les témoins:] …P. Johannis de Olivolis. (Boyer R., 1980 ; p. 539-541. A – Original perdu. B – Copie CAPUS, p. 289. INDIQUE: TEISSIER, fol. 79 ; DUBOIS, p. 35. [Main A]).
1304 – 15 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Arcolens (charte aux archives municipales).Recoulens – quartier rural, commune de Marseille, entre Bonneveine et Saint-Giniès (1872). Première mention : Arcolas, Arcolœ, 23 avril 1040 (cartulaire Saint-Victor, n° 52).
1333 – 15 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Colla del Pin (acte notarié). Colle du Pin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier Notre- Dame-de-la-Garde, près de Gironde.
1373 – 15 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Bastida den Boscarla, 15 mars 1373 (charte aux archives de la Major). Bouscarle – quartier Séon-Saint-André appartenait à l’évêque de Marseille. Première mention : Turris Gaufridi Boscarle, 19 novembre 1299 (charte aux archives municipales). Note : bastida [bastido]) ; ferme, villa, bastide ; mas, [bordo], borie ; maison de campagne ; du provençal bastir et du grec bastazein « porter ». La famille Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe (turris Gaufridi Boscarle 1299, turris Bertrandi Boscarle 1332, Boscarla 1354, Bastida den Boscarla 1373, tour de Bouscarle 1696 (Mortreuil J.-A.B. 1872). Nous relevons au Castellet (Var) qu’une bastide de Sainte-Anne était dénommée la Bouscarle en 1845.
1429 – 15 mars : LA PREMIERE MENTION CONNUE DU CHEMIN ROYAL DE TOULON A CEYRESTE date du 15 mars 1429 lors de la séparation de La CIOTAT d’avec CEYRESTE. Le seigneur-abbé de SAINT-VICTOR fixe la limite entre les deux communautés le long « du chemin royal appelé le PLAN, par lequel on va de MARSEILLE à CASSIS et vers La CADIERE et TOULON ». Les deux communautés devront contribuer ensemble à son entretien (Bevotte, 1976 cité par Gérard Delattre, ms inédit)).
1550 – 15 mars : MORT DE JEAN-BAPTISTE CIBO, EVEQUE DE MARSEILLE – Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 893 : Mort de Jean-Baptiste Cibo, évêque de Marseille, « …Nous sommes transportez au lieudit Signes où est décédé ledict sr évesque. Et arrivez audict lieu, voullant pourvoyr à faire transduyre le corps du fict feu sr évesque solennellement en la ville de Marseille, pour icelluy ensepvelyr en ladicte cathedralle, et en la tombe de ses prececesseurs, avons trouvé le dict corps ensepvelly en l’église Saint Pierre, parrochialle du dict lieu de Signes, et mys en ung arche, dans un vas faict de nouveau. Lequel corps avons voulu faire lever dudisct vas ; mais sont venus Amauric le syndic dudict lieu, Clement Gravier, et plusieurs autres … lesquels se seroyent opposez, disant que ledict evesque est sr temporel et spirituel dudict lieu, et en icelluy a faict, despuys qu’il est en ce pays, toujours faict sa demeurance. Et a esté enspvelly en ladicte eglise parrochialle dudict lieu, en laquelle doibt estre sa sepulture, et non aultrement … » (Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 893, p. 544)
1697 – 15 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Moulin de Blancard appelé Tourtoire, 15 mars 1697 (registre de l’Ecritoire). Moulin de Saint-Loup, moulin à eau, commune de Marseille, sur l’Huveaune. Première mention : Molendinum Pétri Guillelmi, 6 juin 1286 (acte notarié).
1727 – 15 mars : MORT DE JACQUES GOYON DE MATIGNON, 17e ABBÉ COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE. 69ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 62ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. JACQUES GOUYON DE MATIGNON, 1703-1727. Ancien évêque de Condom. Brevet royal en 1703, bulles de provisions d’août 1708, mise en possession du 8 septembre 1708. Mort le 15 mars 1727 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….). Il fut seigneur majeur de La Seyne (incluant à l’époque Saint-Mandrier) et de Six-Fours.
1744 – 15 mars : LA FRANCE DÉCLARE LA GUERRE A L’ANGLETERRE – Le passage à la guerre ouverte en février 1744 n’est guère favorable aux Franco-Espagnols. Si un premier affrontement au cap Sicié (22 février) a les apparences d’un succès, les épisodes suivants n’en sont pas : l’amiral anglais Matthews, multipliant les prises sur tout le littoral, rachète son insuccès initial et place Marseille en état de blocus virtuel. Dans le danger imminent de débarquement anglais, un personnage prend l’initiative de galvaniser la défense marseillaise : c’est Georges Roux de Corse, le richissime armateur, alors premier échevin. Levées de milice bourgeoise, mise en état des batteries côtières : cela suffit pour éloigner jusqu’à la fin du conflit les croisières ennemies. Après ce combat la France déclara la guerre à l’Angleterre le 15 mars 1744. Quant aux anglais, ils préparaient leur revanche « anéantir Toulon pour s’assurer la maîtrise de la Méditerranée ». On entreprit des travaux de remise en état des fortifications à la hâte souvent avec les moyens du bord : terre, pierres sèches, troncs d’arbres… (Conférence du mardi 18 mars 2008 « TOULON au XVIII siècle » par Lucien Provençal, à la Société Hyéroise d’Histoire et d’Archéologie)
1789 – 15 mars : L’APPARENT RASSEMBLEMENT DES TROIS ORDRES SE DÉVELOPPE – L’apparent rassemblement des trois ordres se développe dans les provinces parallèlement à la mise en place des élections. Pour la convocation dans le bailliage de Clermont-en-Argonne, le roi édicte un règlement, afin d’autoriser la sénéchaussée du Maine à envoyer cinq députations ( Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 15 MARS).
1793 – 15 mars :
1. ARRIVÉE A TOULON D’UNE QUANTITÉ DE 1050 CHARGES DE BLÉ – Le 15 mars, on apprend au Beausset l’arrivée à Toulon d’une quantité de 1.050 charges de blé en provenance de Gênes. Jean François Dalmas, officier municipal, est désigné pour se rendre auprès du comité de subsistance de la ville de Toulon, afin de retirer (moyennant finances bien sûr) la quantité de blé revenant au Beausset. Ce n’est que le 19 avril qu’Etienne Paul pourra effectivement retirer à Toulon et faire voiturer au Beausset les 65 charges de blé accordées au village par le « Comité de subsistances générales du département du Var » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).
2. RECHERCHE DE CANONS POUR PRENDRE TOULON – La recherche des vieux canons et ferrailles donna peu de résultats, malgré la circulaire du sous-commissaire de la Seyne (15 mars 1793) et les objets recueillis devaient être transportés à Rochefort « pour en fabriquer des canons ». Andrac (Antoine), de Saint-Nazaire (Sanary), fit don de 5 canons de fusil et prêta pour la durée de la guerre 2 canons du calibre de 6 livres de balles avec les boulets correspondants, se trouvant au lazaret de Toulon et lui appartenant (Archives de Sanary H2).
1794 – 15 mars (25 ventôse an II) : LE TEMPS EST AUX DÉNONCIATIONS – Le 15 mars, Portal continue dénonce Honoré Rimbaud père, cordonnier au Beausset, « qui a été à Toulon les armes à la main, et a servi sous les drapeaux du soi-disant Louis XVII. Il n’est sorti de cette ville que le jour de l’attaque, et a été fait prisonnier au camp de Thouars, (à La Garde), mais il a réussi à s’échapper »… Ce Rimbaud a été repéré à Solliès avec son fils. Portal exige que la municipalité du Beausset demande au « comité de surveillance de Solliès de le faire arrêter et traduire au Beausset, puis conduire au Port de la Montagne pour y recevoir son salaire »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…)
1798 – 15 mars :
OCCUPATION DE ROME PAR LES FRANÇAIS – Le 15 mars, occupation de Rome par les Français et déportation du pape Pie VI en France (Pierre Goubert, Initiation…). La répercussion de ce qui se passait en Italie – où les armées françaises subissaient de notables revers – obligèrent les autorités de Toulon à effectuer des prélèvement de canons et de munitions dans les ouvrages de la place. L’ordonnateur de la Marine à Toulon fut invité par le ministre (15 mars 1798) à prélever d’urgence les canons de 24 livres et les mortiers de 12 et 8 pouces à la gonière des forts de l’Eguillette, de Balaguier et de la Grosse Tour, et à les expédier en Italie. Ces prescriptions furent satisfaites le 25 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 418).

AFFAIRE D’EGYPTE : Vendredi 8 [15 mars 1799] Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – Annonce dans les souqs du cortège de la kiswa2 pour la Ka’ba. Départ : Qara Maidân. Invitation est faite à la milice, aux derviches et autres groupes de se rassembler comme de coutume pour le cortège traditionnel.
1808 – 15 mars : AU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (AVT Toulon série D délib. municipales 1805-1852 D.17, L.68) :
– Nomination du sieur Paul Giraud, ancien tonnelier, comme inspecteur aux futailles près de l’entrepôt des eaux-de-vie.
– Acquisition de l’église des ci-devant Augustins pour être affectée au service de la succursale de Saint-Pierre.
– Budgets supplémentaires de l’an XII et de l’an XIII.
– Mise à ferme des produits de la location des places aux halles et places publiques les jours de foire et marché.
– Etablissement d’un droit de location des places sur le grand et le petit cours pendant les deux foires de Février et Novembre.
1811 – 15 mars : LA DISPARITION DE CERTAINES INDUSTRIES AMENE LA RECHERCHE DE PRODUCTIONS DE REMPLACEMENT – Certaines industries comme celle du coton se trouvèrent ruinées. Le sucre ne parvenait plus des plantations antillaises. Il fallut essayer de trouver des produits de remplacement ou tenter des cultures pouvant compenser le manque de certaines importations. On essaya la culture des betteraves pour faire le sucre et on tenta aussi la culture du coton. Ces deux expériences furent aussi faites sur le sol de SAINT-NAZAIRE, en 1810. Ollioules et Sanary : déclaration de la quantité de terre à ensemencer en betterave, daté du 15 mars 1811. Malheureusement, soit par défaut de connaissance dans la manière de le semer, ou de le cultiver, soit peut-être parce que la terre n’y était pas propice, ce fut un échec. Sauf dans la propriété de Monsieur Honoré GARNIER, ingénieur constructeur à TOULON. La qualité en blanc ou en Nankin obtenue fut très belle. Tous les autres agriculteurs n’avaient même pas recueilli assez de graines pour réensemencer et cela les avait découragés. Pourtant, Charles ROUSTAN, greffier de la commune, qui avait lui-même donné les instructions, pensait que si cela n’avait pas réussi c’est parce que l’on avait semé trop tard (Mars). Cette expérience ne semble pas avoir été poursuivie (Castellan E., 1937, p. 266 ; Rotger B., 1984, p. 358)
1814 – 15 mars : OLLIOULES ET LE MOULIN A HUILE COMMUNAL : dans la séance du 15 mars 1814, le Maire dit : Messieurs, la loi du 20 mars 1813, usurpatrice dans ses principes, a enlevé aux communes tous les titres et droits de propriété qu’elles avaient. La vente des biens qu’elles possédaient et qui faisaient leurs principales ressources, a été ordonnée pour subvenir aux frais d’une guerre éternelle et destructrice, les motifs l’ayant provoquée ayant cessé sous le gouvernement pacifique des Bourbons, il est du devoir du Conseil municipal de solliciter de Sa Majesté, par l’intermédiaire de son Excellence le Ministre de l’Intérieur, la restitutions du moulin à huile appartenant à la commune et qui est le seul immeuble qui reste encore invendu. A cet effet, le Conseil adresse [au Ministre de l’Intérieur à Paris, une adresse, par l’intermédiaire du Commissaire extraordinaire du Roi dans la 8ème division militaire.] … Ce moulin, établi depuis quarante ans… ne peut … travailler que par le moyen des eaux des fontaines publiques… Les habitants d’Ollioules… verraient cette concession avec une répugnance invincible, ils sont fondés à regarder la propriété des eaux comme inaliénable, d’ailleurs, ils tiennent singulièrement à celle du moulin en raison des avantages qui en résultent pour une commune obérée par des causes que nous sommes prêts à exposer à Sa Majesté…. Le Corps municipal… serait … digne de blâme s’il ne [suppliait pas] votre Excellence d’obtenir l’abandon du susdit moulin en faveur de notre commune… [Cette demande ne fut prise en considération qu’en juillet 1816] (Castellan E., 1937, p. 259-260).
1817 – 15 mars : STENDHAL, « VOYAGE EN ITALIE, 1817 » – « Mmc C*** me fait appeler en toute hâte, à une heure après minuit. Je pense que la police m’honore d’un moment d’attention. Rome étant au milieu d’une couronne de quatre lieues de désert, dans tous les sens, échapper ne me parait pas difficile. Je suis agréablement surpris, lorsque Mme C*** me dit qu’elle va me faire lire Macirone : c’est un roman qui se vend deux cents francs, ou plutôt qu’on ne peut avoir, quelque argent qu’on en offre. Ce sont de mauvaises copies manuscrites pleines de non-sense qui se vendent deux cents francs. Nous avons passé la nuit à lire l’original : c’est un volume français de cent trente-six pages, imprimé à Londres ».
1850 – 15 mars : LOI ORGANIQUE, DITE LOI FALLOUX, PROCLAMANT LA LIBERTÉ DE L’ENSEIGNEMENT. SUPPRESSION DE L’ÉCOLE NORMALE D’INSTITUTEURS DE DRAGUIGNAN. « [Bourrilly L., 1895b : Deux ans à peine s’étaient écoulés depuis la révolution de Février et la proposition d’Hippolyte Carnot de rendre l’enseignement primaire gratuit en obligatoire et en écartant l’école de tout contrôle ecclésiastique, que les soins du nouveau gouvernement qui marchait vers la monarchie se portèrent vers la destruction de ce que la loi Guizot de 1833 renfermait de plus libéral. Sous l’influence de M. de Falloux, l’Assemblée législative vota la loi organique du 15 mars 1850 qui proclamait la liberté de l’enseignement, mais dans des conditions telles que le clergé et les congrégations devaient en recueillir presque tout le bénéfice. L’instituteur était nommé par le Conseil municipal – et non plus par le recteur – et révoqué par le recteur sans recours possible ; les instituteurs adjoints (soit 90% des instituteurs congégationnistes) étaient dispensés du brevet de capacité, ainsi que toutes les institutrices appartenant aux congrégations religieuses, même les directrices ; le recrutement du personnel enseignant laïque se trouvait compromis et entravé par la faculté laissée aux Conseils généraux de supprimer les écoles normales de leur département. La loi renfermait en effet un article insidieux qui permettait cette suppression :] « Art . 35 – Tout département est tenu de pourvoir au recrutement des instituteurs communaux, en entretenant des élèves maîtres, soit dans des établissements d’instruction primaire désignés par le conseil académique, soit aussi dans l’école normale établie à cet effet dans le département. Les écoles normales peuvent être supprimées par le conseil général ; elles peuvent l’être également par le ministre en Conseil supérieur, sur le rapport du coneil académique. » [Ce fut sur ce texte que s’appuyèrent le conseil académique, le Préfet et le ministre, malgré l’avis contraire du conseil général du Var, pour supprimer l’école normale de Draguignan, en août 1851. Trois écoles stagiaires furent désignées quelques années plus tard pour la préparation aux fonctions d’instituteur : au Pradet-La Garde (de 1855 à 1864), à Nans-Saint-Zacharie (de 1855 à 1863), à Fréjus-Les Arcs (de 1856 à 1863). L’école normale de Draguignan ne fut rétablie que le 1er octobre 1864, en même temps que disparaissaient la dernière école stagiaire du département. Cette loi ne mentionnait pas les écoles supérieures qui ne se relevèrent pas de ce coup.] « Art. 23 – L’enseignement primaire comprend : l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française, le calcul et le système légal des poids et mesures. Il peut comprendre en outre : l’arithmétique appliquée aux opérations pratiques ; les éléments de l’histoire et de la géographie, des notions de sciences physique et naturelle applicables aux usages de la vie ; des instructions élémentaires sur l’agriculture, l’industrie et l’hygiène ; l’arpentage et le nivellement, le dessin linéaire ; le chant et la gymnastique. »
1860 – 15 mars : Ex-voto du capitaine Ardisson, Chapelle N.-D.-de-Vie. Mougins, Alpes-Mmes. Aquarelle sur papier, signée Antoine Roux fils. Cadre : 52 x 42 ; aquarelle : 44 x 34. Dédicace en cursives blanches : “Vœu fait par le Capne A. Ardisson com1 Le Marius César halé à terre à Maurice (Ile de France) pour réparer les avaries le 27 9bre 1859 à 8h du matin en démâtant son mât de misaine le pied du dit mât étant hissé au dessus du pont l’Êsprope de la poulie du petit appareil casa, le mât tendant à cabaner, son pied vint frapper le Capne qui se trouvait sur la lisse pour diriger les travaux, le lança hors du bord, et il vint tomber tête première d’une hauteur de 50 pieds sur le patent- chilipp, relevé et transporté à l’hôpital des Sœurs de Charité, ayant un côté de la figure écrasé, un œil hors de son orbite, une pierre plantée dans le crâne, cinq côtes enfoncées dont deux de cassées, un bras et une jambes brisés en deux endroits et les os broyés il resta 107 jours chez les dites sœurs et partit de Maurice le 15 mars 1860 il est arrivé à Marseille le 9 juin et a débarqué avec deux béquilles qu’il quitta 15 jours après son heureux retour.”
Dans un chantier de construction navale, un trois-mâts posé sur des tins et soutenu latéralement par des accores est en carénage. Une chèvre a été établie sur le pont pour démâter le bas-mât de misaine, lequel, assuré par un cordage, est saisi par deux palans. L’une des estropes ayant cédé, le mât, en basculant, a fauché le capitaine Ardisson dont on distingue la chute vers le milieu du pont. Cf. : Texte de J. Lepage, Ex-voto et archives, p. 42 Chapelle N.-D.-de-Vie. Mougins, Alpes-Mmes.
J.L., E.R.Dédicace : “Vœu fait par le Capne A. Ardisson com1 le Marius César halé à terre à Maurice (Ile de France) pour réparer les avaries le 27 9bre à 8h du matin en démâtant son mât de misaine le pied du dit mât étant hissé au dessus du pont l’Estrope de la poulie du petit appareil casa, le mât tendant à cabaner, son pied vint frapper le Capne qui se trouvait sur la lisse pour diriger les travaux, le lança hors du bord, et il vint tomber tête première d’une hauter de 50 pieds sur le patent-chilipp, relevé et transporté à l’hôpital des Sœurs de Charité, ayant un coté de la figure écrasé, un œil hors de son orbite, une pierre plantée dans le crâne, cinq côtes enfoncées dont deux de cassées, un bras et une jambe brisés en deux endroits et les os broyés il resta 107 jours chez les dites Sœurs et partit de Maurice le 15 mars 1860 il est arrivé à Marseille le 9 juin et a débarqué avec deux béquilles qu’il quitta 15 jours après son heureux retour. ”
1905 – 15 mars : SYNDICALISME ET PRODUCTION NAVALE A LA SEYNE – « Le 15 mars 1905, quelques mois après sa création, le syndicat indépendant… fait convoquer par M. le maire H. Petin, tous les syndicats adhérents à la Bourse du travail, et propose que tous les syndicats de La Seyne signent une adhésion, on dirait une pétition, en faveur du projet de loi d’aide à la construction navale (…) Le projet prévoit principalement qu’une prime de 145 F par tonne de déplacement sera allouée aux constructeurs » (Patrick Martinenq, 1983).
1907 – 15 mars : LES PREMIERES FINLANDAISES ENTRENT AU PARLEMENT – A Helsinki, ce 15 mars, les premières femmes sont entrées au Parlement de Finlande. Lors des élections parlementaires du mois de mars, des femmes issues de toutes les classes sociales ont été élues à la députation. Les futures parlementaires appartiennent en majorité au parti social-démocrate, et six d’entre elles seront bientôt investies dans leurs nouvelles fonctions. Rappelons que les femmes françaises devront attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour que le droit de voter leur soit reconnu.
1908 – 15 mars : A PARIS, PREMIERE AUDITION DE LA « RHAPSODIE ESPAGNOLE » DE MAURICE RAVEL.
1909 – 15 mars : LE PROBLEME DES BALKANS, DEJA – L’Italie propose une conférence internationale pour régler le problème des Balkans. Rappelons que le 27 avril, un putsch militaire renversera le sultat turc, Abdülhamid, et le remplacera par Mehmet V, tandis que la triplice reconnaîtra l’indépendance de la Bulgarie.
1911 – 14 mars : LA Belgique FIXE LA FIN DE LA SCOLARITE OBLIGATOIRE A 14 ANS. En France, elle était de 12 ans à cette époque.
1912 – 15 mars : ROBERT SCOTT AU POLE SUD. “ Avant- hier soir, écrit Scott le 15 mars, il (Oates) s’endormit, espérant ne plus rouvrir les yeux; le lendemain, hélas, il se réveilla ! A ce moment, le blizzard soufflait. Il nous dit alors : “ Je sors et serai peut-être quelque temps dehors ”, puis il disparut dans les tourbillons de neige. Nous ne l’avons plus revu ensuite… « (André Castelot, L’Almanach de l’histoire, 1962)”
1914 – 15 mars : LA SEINE EST EN CRUE A PARIS.
1916 – 15 mars : EN ALLEMAGNE, L’AMIRAL EDUARD VON CAPELLE SUCCEDE A L’AMIRAL TIRPITZ A LA TETE DE LA MARINE ALLEMANDE. Le grand amiral von Tirpitz, qui dirige le secrétariat impérial depuis 1897, a présenté sa démission au kaiser. Tirpitz se battait pour une guerre sous-marine à outrance autour des côtes britanniques. Ce que l’empereur n’était pas prêt à ordonner par crainte que la guerre sous-marine totale entraînât une entrée en guerre des Etats-Unis. Ce qui aurait mis l’Allemagne dans une situation désespérée. Avec le départ de Tirpitz s’efface le créateur de la flotte allemande dont la construction avait commencé en 1898.
1917 – 14 mars : TANDIS QU’EN FRANCE LYAUTEY ET BRIAND SONT DEMISSIONNAIRES, A L’ETRANGER, ON ASSISTE A UNE RUPTURE ENTRE L’Allemagne ET LA CHINE. Heureux hommes d’Etat qui, bien à l’abri dans leurs cabinets calfeutrés, peuvent se permettre de démissionner en cours de conflit alors que le moindre soldat qui risque sa peau se voit interdire de refuser de combattre sous peine d’être fusillé.
1919 – 15 mars : DÉPRÉCIATION DE 40% DU FRANC PAR RAPPORT A 1914 – La suppression et la suspension de la garantie de convertibilité que l’Angleterre et les Etats-Unis apportaient au franc français entraînent Aussitôt, le 15 mars, une dépréciation de 40% du franc par rapport à 1914. Cela entraîne une hausse des prix qui provoque dans toute la France des manifestations contre la vie chère. La même chose se produira en Italie quatre mois plus tard. Fin de l’offensive contre le franc, le 9 mars 1924, lorsque, la livre étant revenue à 65 francs, on parlera d’un « Verdun financier ».
1925 – 15 mars : CONCESSION DES PÉTROLES IRAKIENS A UNE SOCIETE INTERNATIONALE – La presse fait état de la concession des pétroles irakiens à une société internationale dans laquelle les Etats-uniens possèdent 52,5% des parts, les Anglais et les Français chacun 21,5%. Le restant étant dévolu au négociateur Gulbenkian qui devient ainsi l’un des hommes les plus riches du monde.
1931 – 15 mars : LA FRANCE VAINQUEUR DE L’Allemagne – mais en football, à Colombes très exactement, devant 45 000 spectateurs et par 1 à 0.
1935 – 15 mars : EN FRANCE, LE SERVICE MILITAIRE PASSE DE 12 A 24 MOIS. « Aux 480.000 hommes encasernés et immédiatement disponibles en Allemagne auxquels s’ajoutent de nombreuses formations pré où paramilitaires, déclarées incompatibles, par le comité des effectifs de Genève, avec une limitation équitable des armements, nous ne pouvons opposer, au début de 1935, que 278.000 hommes disponibles en tout temps sur le territoire métropolitain. (…) D’après des projets connus de tous, l’Allemagne disposera, en 1936, d’au moins 600.000 hommes ; et, à ce moment même, en raison du début de la période des classes creuses et en supposant réalisées, d’une part, nos espérances de rengagements et, d’autre part, la majoration annuelle provenant de l’étalement, nous tomberions à 208.000 hommes. (…) Dans ces circonstances, le Gouvernement, soucieux de ses responsabilités, et dans le cadre même de la loi du 31 mars 1928, a décidé, en vertu de l’article 40 de ladite loi, de conserver temporairement sous les drapeaux la fraction de classe qui sera incorporée au mois d’avril prochain, ainsi que celle qui sera incorporée au mois d’octobre prochain. La même décision s’appliquera aux contingents à incorporer jusqu’en 1939 inclus, à moins que puissent intervenir des mesures d’allégement que justifierait une évolution favorable des négociations relatives à l’organisation de la sécurité et à la limitation des armements. (…) Une pareille différence est inadmissible, même si l’on ajoute à ce chiffre de 208.000 hommes l’appoint des 72.000 hommes des forces mobiles stationnées dans la métropole mais destinées à servir de réserve à nos forces d’outre-mer, pour assurer la protection et la défense de notre grand empire. La France reste fidèle à la politique de consolidation de la paix et d’organisation de la sécurité internationale, qu’elle n’a cessé de préconiser et de soutenir. Elle ne veut pas mettre en doute les intentions pacifiques de qui que ce soit. Elle a, par des initiatives récentes, convié de grandes nations, de l’action desquelles dépend, pour beaucoup, le sentiment général de sécurité ou d’insécurité en Europe, à participer, dans le cadre de la Société des nations, à des organisations régionales d’assistance mutuelle contre la guerre. Elle souhaite, avec une ardeur que ravive toujours le souvenir de ses 1.500.000 morts, que l’esprit de la paix anime les gouvernements et les peuples et forme les jeunes générations. Le maintien temporaire sous les drapeaux ainsi décidé se prolongera pendant six mois pour la fraction de classe qui terminera une année de service au mois d’avril 1936, et pendant un an pour les suivantes. Conformément à l’article 40 de la loi du 31 mars 1928, le Gouvernement rend compte aux Chambres de cette décision prise au conseil des ministres. Par ailleurs, M. le ministre de la guerre a déposé ce même jour, sur le bureau de la Chambre des députés, un projet de loi l’autorisant à abaisser progressivement et jusqu’à vingt ans l’âge moyen actuel de l’incorporation et éventuellement à supprimer la double incorporation. Le même projet prévoit l’augmentation, dans des limites à fixer annuellement par la loi de finances, du nombre des militaires de carrière. Les engagements et rengagements constituent, en effet, un moyen efficace, quoique onéreux, d’augmenter les effectifs ; et le maximum légal de 117.000 militaires de carrière est tout près d’être atteint, puisque le chiffre des hommes servant au-delà de la durée légale est actuellement égal à 103.000 hommes. » (Assemblée nationale, deuxième séance du vendredi 15 mars 1935)
1936 – 15 mars : LA PHALANGE ET LES AUTRES ORGANISATIONS FASCISTES ESPAGNOLES SONT DISSOUTES – Les médias français diffusent l’information selon laquelle la Phalange et les autres organisations fascistes espagnoles sont dissoutes par le nouveau gouvernement de Frente Popular.
1937 – 15 mars : LA DERNIERE RAME DU TRAMWAY PARISIEN EFFECTUE SON ULTIME VOYAGE.
1939 – 15 mars : HITLER DONNE L’ORDRE A SON ARMÉE D’ENVAHIR LA BOHEME-MORAVIE PEUPLÉE ESSENTIELLEMENT DE SLAVES – Hitler a manœuvré pour que la Slovaquie, qui avait obtenu son autonomie le 14 mars, se déclare indépendante. Le lendemain, 15 mars, considérant que ce qui reste de la Tchécoslovaquie n’est pas viable, Hitler donne l’ordre à son armée d’envahir la Bohême-Moravie peuplée essentiellement de slaves. Les troupes allemandes entrent ainsi à Prague et la Bohème-Moravie est réduite à l’état de Protectorat. Signalons en passant que ce jour-là, le capitalisme n’ayant pas d’état d’âme, le dirigeant britannique de la Fédération de l’industrie et son homologue allemand signent à Düsseldorf un accord de partage des marchés.
1940 – 15 mars : LA DIETE FINLANDAISE RATIFIE L’ACCORD DE PAIX AVEC L’URSS. Par cet accord, la Finlande se voit retirer un territoire de près de 40 000 km² et abandonne aux soviétiques la presqu’île de Hangö pour une durée de trente ans. 11% de la population seront déplacés à cause de ces annexions.
1941 – 15 mars : LA RESISTANCE BELGE S’UNIT – A Liège, on assiste à la création du Front de l’indépendance, mouvement de résistance réunissant des hommes de tous les horizons politiques.
1942 – 15 mars : LOUIS ARAGON PUBLIE EN SUISSE – C’est donc en Suisse que Louis Aragon va publier « Les yeux d’Elsa », livre qui sera largement diffusé en France et dans la préface duquel, le poète écrit « On nous scie les pieds (…) avec le folklore ces temps-ci. (…) Je chante l’homme et ses armes, c’n est plus que jamais le moment ».
1943 – 15 mars : LETTRE ADRESSÉE AU MAIRE DE SIX-FOURS PAR LE PROPRIÉTAIRE D’UNE MAISON REQUISITIONNEE PAR LES TROUPES D’OCCUPATION ITALIENNES : « Il apparaît aussi comme un élément capital si l’on envisage les déprédations qui en résultent…carreaux cassés, détérioration du carrelage des pièces qui étaient en excellent état et assez joli, clous plantés dans les murs…Le plus grave pour un propriétaire absent est de pouvoir les faire constater contradictoirement, surtout à des occupants habiles à ruser. Autre influence du nombre : l’hygiène. C’est en permanence la fosse d’aisance contre la maison ; ce sont, la nuit, l’urine sur la terrasse, des besoins plus odorants çà et là. D’autre part le bruit insensé des occupants tassés à 20 dans un espace de 40m2 ne laisse aucun répit jour et nuit. En bref une telle occupation rend pratiquement la villa inhabitable… En bref l’occupation qui m’est imposée aboutit à une quasi-dépossession. Je le dirai et le répèterai sans cesse les occupants actuels ont un poste de combat au Rayon de Soleil où la place ne fait pas défaut… » (AC 4H84, cité par Claude Majastre dans Cahier du patrimoine ouest-varois, n°14, 2012).
1944 – 15 mars : QUATRE IMMEUBLES SONT DEMOLIS PAR ORDRE DES AUTORITÉS ALLEMANDES DANS LA COMMUNE DE SANARY. Au total, 77 immeubles seront démolis ainsi entre le 15 mars et le 25 avril 1944 (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944)
1945 – du 15 mars au 16 juillet : LANCEMENT DE LA TOUTE PREMIERE FUSÉE FRANÇAISE A PROPULSION LIQUIDE – A Saint-Mandrier, le polygone de la Renardière appartenant à l’arsenal de terre, et utilisé pour les tirs d’essais, est le témoin, le 15 mars 1945, d’un exploit historique. Le commandant Jean-Jacques Barré dirige les opérations de lancement de la toute première fusée française à propulsion liquide. Elle explose après quelques secondes seulement de course. Il en sera de même lors du deuxième essai. Pour le troisième, effectué le 6 juillet 1945, l’engin atteint la vitesse de mille quatre cents mètres à la seconde et s’abîme en mer à soixante kilomètres de son point de départ. Ce « succès » jettera les bases fondamentales de l’astronautique française (Ken Nicolas, vol. 1).
1956 – 15 mars :
1. Le Corse escorteur rapide est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient.
2. UN NOUVEAU CANON ANTIAÉRIEN AUTOMATIQUE TÉLÉGUIDE EST EXPÉRIMENTÉ en présence de nombreux généraux de l’O.T.AN au polygone de la Renardière à Saint-Mandrier. « A plusieurs reprises un but remorqué par un avion est passé à proximité de Saint-Mandrier, tandis que la pièce d’artillerie entrait immédiatement en action. D’après les milieux bien informés, on croit savoir que les diverses expériences ont été couronnées de succès, malgré le plafond de nuages bas qui interdisait à l’avion-remorqueur de monter à plus de mille mètres d’altitude » (Ken Nicolas, vol. 1, p. 284-285 qui cite République de Toulon et du Var du vendredi 15 mars 1956).
1959 – 15 mars : A TOULON, MAURICE ARRECKS REMPORTE LES ÉLECTIONS (Ken Nicolas, vol. 1, p. 344).
1968 – 15 mars : POUR LE « MONDE », LA France S’ENNUIE – Cocasserie ou prémonition, c’est ainsi que débute l’éditorial du « Monde » de ce jour : « La France s’ennuie ». Deux semaines plus tard, la France commencera à se désennuyer avec le mouvement du 22 mars qui sera lancé à la fac de Nanterre.
1969 – 15 mars : TOUSSAINT MERLE PARTICIPE A L’INAUGURATION DE L’AVENUE GAGARINE. Quelle imprudence ! La cérémonie se fait sous une pluie diluvienne et une température glaciale (Marius Autran, tome 2, 1988).
1983 – 15 mars : Marseille. – L’explosion qui s’est produite, dimanche 13 mars, en fin d’après-midi, chemin de Sormiou, dans le quartier de la Cayolle, à Marseille a provoqué la mort d’un enfant âgé de onze ans. Son frère, cinq ans, est blessé. L’explosion serait d’origine criminelle. Les deux enfants, deux frères d’origine gitane, Christophe et Nicolas Lachouman, onze et cinq ans, jouaient sur un terrain vague à proximité de la cité de transit » le Baou « . L’explosion n’a eu aucun témoin direct.
1972 – 14 mars : TERRORISME EN Italie où une bombe tue l’éditeur Giacomo Feltrinelli qui a publié « Le guépard » de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa et « Le docteur Jivago » de Boris Pasternak auxquels il devait sa renommée. Figure marquante de l’extrême-gauche, il était âgé de 46 ans.
1998 – 14 mars : YVES PARLIER REMPORTE LA ROUTE DE L’OR : Yves Parlier et son équipage remportent la route de l’or (New York – San Francisco) en 57 jours, 3 heures et 22 minutes. .
2018 – 15 mars : DECES D’ALBINE MINETTI –: « Cette nuit une étoile s’est éteinte. Mme Albine Minetti s’en est allée pour d’autres horizons » (Pascal Marradi). Que nos pensées accompagnent sa famille endeuillée.
2020 – 15 mars :
1. SANARY – Commissariat fermé et confinement des effectifs pendant 14 jours (Frédéric Morchio). La fermeture des « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays » entre en vigueur dimanche.
2. FRANCE – Édouard Philippe l’a annoncé samedi, appelant les Français à des « sacrifices » et « plus de discipline » face à la pandémie de coronavirus. Le premier tour des municipales se profile dimanche dans une France qui, comme le reste du monde, s’enferme toujours plus pour tenter de freiner la pandémie du coronavirus. Édouard Philippe a confirmé samedi soir la tenue du scrutin. Dans les bureaux de vote, on se prépare à accueillir les électeurs dans les meilleures conditions possible : poignées de porte, tables, isoloirs… tout doit être nettoyé avant le vote et des mesures sont prises pour éviter les files d’attente et faire respecter les distances de sécurité. Plusieurs élus et des médecins ont appelé, samedi, le président de la République, Emmanuel Macron, à annuler les élections (Le Point).
3. Syrie. La guerre en Syrie entre dans sa neuvième année. Au moins 374 000 personnes ont péri en Syrie, dont plus de 116 000 civils, depuis le début du conflit en mars 2011, selon un nouveau bilan publié samedi par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Déclenché par la répression meurtrière de manifestations prodémocratie pacifiques, le conflit s’est transformé au fil des ans en une guerre complexe, impliquant factions rebelles, groupes djihadistes et puissances étrangères.
2021 – 14 mars : Kimberley s’est donné la mort à Marseille. Elle était placée en foyers et familles d’accueil depuis sa naissance. Ce drame met à nouveau en lumière les drames humains qui se cachent derrière la politique d’aide sociale à l’enfance. « Le village m’aura aidé à voir les choses en face, que je n’ai pas ma place dans ce monde. » Ces mots, terribles, sont signés de Kimberley, juste avant son suicide à Marseille. « Le village » désigne le foyer où elle était placée depuis dix ans avec O., sa petite sœur de 12 ans. Le suicide de la jeune fille, par « chute de grande hauteur » selon le rapport de police, rappelle la souffrance que vivent les enfants placés. Ils sont 160.000 en France. « C’est un échec », constate Lyes Louffok, ancien enfant placé, militant pour les droits des enfants et auteur d’un livre, Dans l’enfer des foyers. Publié le 29/03/2021 à 19h21 • Mis à jour le 30/03/2021 à 15h33 Écrit par Margaid Quioc
2022 – mardi 15 mars :
1. à 19 h – Dans le cadre de la Journée de la femme Auditorium des ABD – 18 rue Mirès – Marseille 3e : « Olympe de Gouges. De l’intérêt d’ouvrir sa gueule ou pas ! » – Spectacle vivant. Trois conférencières défendent chacune à leur façon cette femme extraordinaire du XVIIIe siècle que fut Olympe de Gouges. Autrice de la Déclaration des droits de la femme, militante indépendante et chroniqueuse indignée de la condition féminine, elle interpelle notre époque par ses combats en faveur de l’égalité, la justice sociale ou la liberté d’expression. La pièce est menée tambour battant, entremêle la petite et la grande histoire, le rire et le sérieux, le vrai et la fiction pour créer un délicieux moment de théâtre et d’histoire. Durée : 1 h 15 – Tout public à partir de 12 ans. Gratuit sur réservation en cliquant ici reservations.archives@departement13.fr ; pour vous inscrire, merci d’indiquer dans votre mail le titre de la programmation à laquelle vous souhaitez participer, le nombre de places souhaitées, un nom de réservation et un numéro de téléphone.
2. UKRAINE – RUSSIE :
Une employée dissidente de la chaîne russe Channel One qui entre dans le studio de la chaîne Ostankino pendant le journal télévisé du soir le plus regardé en Russie, en brandissant une affiche sur laquelle on peut lire « Pas de guerre » et qui condamne l’action militaire de Moscou en Ukraine, à Moscou, le 14 mars 2022. — AFP
Kiev va réclamer un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes. L’Ukraine a affirmé ce lundi qu’elle exigerait une trêve immédiate et le retrait des forces russes lors d’une nouvelle session de négociations avec Moscou prévue par visioconférence dans la journée.
La Cour internationale de justice (CIJ) a indiqué lundi qu’elle rendrait son verdict mercredi dans la procédure lancée par Kiev, qui demande au plus haut tribunal de l’ONU d’ordonner à Moscou d’arrêter son invasion de l’Ukraine. La Russie avait refusé de comparaître la semaine dernière lors des audiences en l’affaire devant la CIJ, qui fera connaître son ordonnance à partir de 16 heures (15 heures GMT) à La Haye.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 227e livraison :
Une bastide du début XVe siècle : La Tour de la Clavelle à Sanary (fig.58 )

Sur le futur terroir de Saint-Nazaire, une seule bastide appartient probablement à cette époque, la tour de la Clavelle, située à 5,25 km au nord-ouest du centre de Saint-Nazaire, et dominant le Grand Vallat de plus de 30 m. Elle ne comprend qu’une tour et des annexes agricoles comportant le logement à l’étage. Le cadastre donne le numéro de parcelle 28 Section AB, à Monsieur et Madame Laurent Decugis. Les coordonnées Lambert sont 878,950 et 3100,975. Le nom de la Clavelle vient du début du XVIIe siècle, quand Antoine Boyer seigneur de Bandol, vend cette propriété à un dénommé Clavel. Le Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Age en France et l’Atlas des châteaux-forts en France donnent des détails que l’on ne retrouve pas sur le terrain, et la situe à La Cadière alors qu’elle est sur Sanary[1].
Description : Il n’y a pas trace d’enceinte. La tour est une tour d’angle est placée à l’angle d’une vieille maison bien entretenue, avec un escalier en colimaçon. Sa hauteur est d’environ 8 m et dessert trois niveaux. Le rez-de-chaussée est occupé par les bâtiments agricoles. Le premier étage sert d’habitation. Le second étage est le grenier. Le rez-de-chaussée étant en contrebas de la pente du terrain, l’accès au premier étage par la tour ne se fait que par quelques marches. Le diamètre extérieur de cette tour est de trois mètres. L’épaisseur des murs est de 0,60 m. La colonne centrale de l’escalier a 0,20 m de diamètre. Les paliers ne sont marqués que par une marche légèrement plus large que les autres. L’apparence extérieure de la tour est un enduit neuf, fait peu avant 1990, laissant apparaître les pierres. La toiture a, elle aussi, été refaite dernièrement. Il n’y a donc aucun repère permettant de confirmer la date très haute donnée par le dictionnaire ci-dessus. Les textes qui ont permis d’avancer ces dates, ou qui mentionnent les seigneurs des Baux, ne sont pas connus, bien que 1212 soit effectivement la date du partage de succession des Vicomtes de Marseille dont les Baux sont en partie héritiers, Hugues des Baux ayant épousé Barrale de Marseille.
Historique : On sait que cette tour a été vendue au début du XVIIe siècle par Antoine Boyer alors propriétaire du château de Bandol, à un nommé Clavel qui lui a donné son nom. Alors pourquoi ne pas considérer que cette habitation était la bastide de la famille Boyer, originaire d’Ollioules avant de s’installer à Bandol, sachant que Saint-Nazaire n’avait pas encore à cette date obtenu son autonomie ? On sait, d’autre part, que des familles aisées d’Ollioules, ce qui était le cas des Boyer, des Deydier, des Lantier, mais aussi, et plus tard, des Isnard au milieu du siècle avaient réussi dès le début du XVIe siècle à se construire des bastides.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 427e livraison :

(cliché H. Ribot, 2009)
–1792 – 10 août – massacre des Tuileries. Le roi est suspendu, il est, avec Sa famille, enfermé dans le donjon du Temple. 1ères exécutions à la guillotine de députés girondins. Rouget de l’lsle (1760-1836) crée le chant de guerre pour l’Armée du Ithin appelé la Marseillaise parce que chanté par les volontaires marseillais. Sècularisation de l’état civil, Loi sur le divorce, La majorité est fixée à 21 ans. Les dénominations Monsieur, Madame sont remplacées par citoyen, citoyenne (Viguier, 1993).
–1792 – 1er septembre : Etablissement d’un Service des Signaux depuis la « Tour de Bouc jusqu’à Antibes (Rotger B., 1984, p. 297)
–1793 – 3 juin : MARSEILLE FERME LE CLUB DES JACOBINS – A Marseille le tribunal dissocie le bon grain de l’ivraie : révolutionnaires repentis, Mouraille et Seytres sont acquittés, Gueit et les frères Savon, terroristes sans excuses, sont guillotinés. Le Comité central des sections marseillaises, où Peloux et Castellanet, Girondins marseillais, tiennent une place dirigeante, fait amende honorable auprès de Barbaroux, dénonce les méfaits du maratisme, et ferme le club jacobin de la rue Thubaneau (3 juin) (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution »).
–1793 – 7 août : la Convention donne ordre à l’Armée d’Italie de détacher contre Toulon une armée conduite par les généraux Gardanne et Lapoype, cependant qu’une autre armée, commandée par Carteaux, marchera sur Marseille dont la « phalange » fédéraliste prétend reprendre Paris ! Carteaux a fait rapidement reculer cette « phalange » d’Orange sur Avignon qu’elle a évacué précipitamment le 27 juillet en réclamant l’assistance des Toulonnais !
En réponse à cette demande, le 7 août, des détachements, débarqués des vaisseaux, sont envoyés au « secours des Marseillais » sur la « réquisition formelle » des Sections et Corps Constitués de la ville de Toulon, en vertu, déclara-t-on, du « cri public » afin de repousser les « brigands » de Carteaux!
Le commandant d’armes de Toulon, Doumet, dut s’opposer à la prétention « des canonniers pour changer de batterie », car ils se trouvaient « sous les ordres et sous la direction du commandant des forts et fortifications du département ». Un certain sentiment d’insécurité commence à se faire jour parmi les sectionnaires toulonnais. Aussi, par souci de défense, organisent-ils une descente sur Sanary pour y saisir les canons de la batterie de Portissol, malgré l’opposition du Maire Pardigon. Ce désarmement d’un ouvrage clef de la défense maritime montre que pour certains, l’ennemi n’est plus l’Anglais mais bien l’armée conventionnelle qui risque d’arriver par l’intérieur des terres. Mieux, la municipalité toulonnaise demande aux beaussétans de hâter la livraison de trois canons de calibre 4 que les Marseillais sont venus chercher en renfort ! Ainsi fait-elle des reproches aux communes qui refusent de livrer des armes sous prétexte qu’elles manquent de charrettes ! (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Archives de Sanary, H2)
LA SEYNE-SUR-MER. 135e livraison : Le sport à La Seyne – Bilan en 1914

Ce qu’on peut retenir en priorité, c’est un certain nombre de faits. D’abord, deux jeux d’exercice ont surnagé : en premier lieu le boulisme, fortement ancré en milieu ouvrier, et la targue qui s’est cantonnée dans un milieu social bien précis, les pêcheurs, les bateliers et les lesteurs, et dans un isolat géographique : Saint-Mandrier. Boulisme et targue ont survécu grâce au processus de « sportivisation ». Les pratiques conscriptives ont eu peu de succès, mais ce n’est pas un cas original dans le Var car il en a été de même à Hyères, Saint-Raphaël et Brignoles pour des raisons différentes. C’est à La Seyne qu’eut lieu le premier match officiel de rugby dans le Var, avant Toulon, mais le succès du rugby y a été fragile. Le football, d’abord marginalisé à l’ombre des quinzistes, a pris une petite revanche pendant le long conflit grâce à ses petits clubs scolaires. Mais La Seyne, quoique éclipsée par Toulon et les succès du RCT, sera surtout une ville de rugby, à l’opposé de Saint-Raphaël et de Draguignan, pionniers du football varois, et de Hyères qui a connu l’expérience du professionnalisme dans les années trente. Le cyclisme seynois a eu ses lettres de noblesse avec le Vélo-Sport et ses vedettes italiennes. La sociabilité sportive a été massivement masculine, à l’image du boulisme et du rugby, mais le virilisme sportif sévissait aussi ailleurs. Cette sociabilité était une sociabilité de voisinage. L’heure n’était pas encore aux clubs affinitaires et identitaires. Malgré l’italophobie latente, les jeunes Italiens semblent s’être assez vite intégrés. On ne connaît pas la pratique sportive dans le monde agricole seynois encore très présent en 1914. La vie sportive n’était pas encore très visible dans le paysage urbain. La Canourgue n’ouvrit ses portes que peu de temps et ne méritait pas le nom de vélodrome. La Muraillette était plus un terrain vague sommairement aménagé qu’un stade. Il est impossible encore, faute de sources et d’études, de mesurer l’impact précis du sport dans l’économie locale avant la guerre.
UNE BLAGUE (au choix) POUR LA ROUTE.

Le ton monte entre un directeur de cirque et sa femme qu’il accuse d’étourderie. Au comble de la fureur, elle lui lance :
-J’ai fait évaluer le Quotient Intellectuel de notre plus grande attraction : la femme sans tête. Eh bien, il est deux fois supérieur au tien !

Il est tard, je vous souhaite à tous le meilleur vendredi possible et vous dis au 26 mars !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
A demain !
[1] Salch Ch.-L. 1979, et Salch Ch.-L., Fino J.-F 1986 : “A 3,5 km au Sud-Ouest (de La Cadière) par un chemin qui s’embranche sur la D266 (c’est en fait maintenant la D559b) en direction de Bandol, à mi-flanc de la montagne du Gros Cerveau, donjon circulaire et deux enceintes de la fin du XIIème ou XIIIème siècle, remanié au XVème siècle. En 1212, il est aux sires des Baux.”

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