ÉPHÉMÉRIDES DU 7 MARS

Published by

on

1986 oppidum de la Courtine d'Ollioules, Var, sondage IE, surface 4 W10, vidage de l'olpé contenant le lot monétaire

ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 7 MARS 2024, 13e ANNÉE (n° 4096).

ILLUSTRATION. Juillet 1986, sur le site de l’oppidum de la Courtine d’Ollioules , nous vidons l’olpé massaliote de son contenu : plus de 4000 pièces d’argent datant du IVe siècle avant notre ère. Le compte rendu de cette fouille a été publié dans « Bérato J., Martina-Fieschi D., Ribot H., Théveny J.-M. – Le sondage I de l’oppidum protohistorique de la Courtine Ollioules, Var. Préhistoire Anthropologie Méditerranéennes, 5, LAPMO, Université de Provence CNRS, 1996, p. 57-83 » et le Cahier du patrimoine ouest varois n°1, 1997, Bérato J., Martina-Fieschi D., Ribot H., Théveny J.-M. – L’oppidum protohistorique de la Courtine d’Ollioules, éd. du Foyer Pierre Singal 83110 Sanary, 1997, 71 p.

LES FÊTES.

Ce 17e jour de ventôse était dédié au doronic dont une variété est appelée « herbe à la panthère » (dixit le Robert ! ça ne s’invente pas).

Souhaitons une bonne fête aux 3800 personnes prénommées FÉLICITÉ. Pour faire bonne mesure, nous ajouterons  celles prénommées PERPÉTUE.

Félicité, la sainte du jour est morte en 203 (la date, pas la voiture !). Esclave puis martyre elle faisait partie d’un groupe de catéchumènes de Carthage. Emprisonnée avec sainte Perpétue pour avoir enfreint un décret de l’empereur Septime Sévère, elle fut jetée aux fauves. Que nous dit le père Victor Saxer à son sujet ? « PERPÉTUE, FÉLICITÉ ET LEURS COMPAGNONS, 7 mars 203. Toute biographie est impossible de ces martyrs dont nous connaissons mieux la mort que la vie. Leur martyre eut lieu le 7 mars 203. Le jour est consigné dans les martyrologes, l’année, dans la Passion. L’élément de data­tion décisif est l’anniversaire du César Geta. On dit souvent que les martyrs étaient originaires de Tebuburbo Minus, l’actuelle Tébourba (Tunisie), en raison des indications expresses de la Passion grecque et des Actes abrégés. Mais ces recensions ne sont pas primitives. Le texte original, lui, ne dit rien de tel: lorsque Perpétue y parle de l’arrivée inopinée de soir père à l’audience,1 elle dit simplement qu’il vient « de la ville », de civitate, ce qui peut tout aussi bien s’entendre de Carthage que de Tébourba. Il en résulte qu’on ne peut rien dire de sûr au sujet de l’origine des martyrs. A mon avis, ils sont de Carthage. Les compagnons de Perpétue sont énumérés: Revocatus et Félicitas, Satuminus et Secundulus, et Vibia Perpétua, auxquels est ajouté Saturus plus loin. Cette même liste est celle que le P. Delattre avait trouvée sur une inscription de la basilica Maiorum de Carthage, mais dans un ordre qui pourrait être hiérarchique: Saturus, Satuminus, Rebocatus, Secundulus, Félicitas, Perpétua. A ces noms qui forment le groupe principal, la Passion permet d’ajouter ceux de locundus, Satuminus (un autre), Artaxius et Quintus, victimes de la même persécution, mais en d’autres circonstances. La Passion de Perpétue est une composition complexe de divers éléments préexistants: 1) les visions de Perpétue (§§ 3-10), 2) la vision de Saturus (§§ 11-13), 3) l’introduction, le récit du martyre, la conclusion (§§ 1-2, 14-21). Les visions des deux martyrs sont de leur propre main; le reste, de celle du compilateur. L’analyse stylistique et littéraire permet des conclusions plus précises: les visions de Perpétue ont été rédigées par celle-ci en latin, Saturus a écrit la sienne en grec, le compilateur a composé son propre texte en latin. » (réf. Victor Saxer, « Saints anciens d’Afrique du Nord », Tipografia vaticana, 1979, p. 39 et sq.)

Notons que Saint Thomas d’Aquin, dominicain, mort en 1274, canonisé en 1323 est aussi fêté le 7 Mars (V. Saxer).

J’en profite pour souhaiter un très bon anniversaire à mon vieil ami Toussaint Codaccioni !

DICTON.

« Le jour de la Sainte FÉLICITÉ se voit venir avec gaieté. Car, on l’a toujours remarqué, c’est un des plus beaux jours de l’année. » Si ce n’est pas vérifié aujourd’hui, le menteur ne sera pas bien loin !

LOCUTION provençale.

« Un pessu », un petit morceau de quelque chose, des miettes par exemple.

PENSÉE :

« Tu joues avec le monde comme un enfant mélancolique qui n’a pas de petit frère. » (« L’immortalité », Gallimard, 1990, p. 411).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :

Cinquante-huitième ouvrage : Anquetil Louis-Pierre – Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la révolution de 1789, continuée depuis l’ouverture des états généraux jusqu’à la fin de l’Empire, d’après Dulaure, 5e édition en 12 volumes, tome septième « De Louis XVI à la Convention – 1793 », Paris, Legrand, Pomey et Crouzet, libraires-éditeurs, p. 1 à 288. N° d’enregistrement H 16972 CA.

ÉPHÉMÉRIDES.

161 – 7 mars : Décès de l’empereur romain Antonin le Pieux qui avait adopté envers les Chrétiens la même politique de méfiance libérale (ou de tolérance méfiante) que ses prédécesseurs Trajan et Hadrien. Du point de vue religieux, Antonin le Pieux commença par abroger les lois d’Hadrien qui interdisaient la religion juive. Cependant, il maintint en vigueur les mesures qui freinaient le prosélytisme juif. Jusqu’à cette époque, ce prosélytisme concurrençait fortement, et souvent avec grand succès, la propagande chrétienne. La politique religieuse d’Antonin était donc une bonne affaire pour les Chrétiens qui, depuis l’écrasement de la dernière grande révolte juive de 136, commençaient à prendre de très nettes distances avec le judaïsme.

1243 – 7 mars : Gilbert des Baux donne des châteaux au comte Raymond Bérenger mais en conserve l’usufruit (pas folle la guêpe !) – Par l’acte 516 des vicomtes de Marseille, Gilbert des Baux, fils de feu Hugues, vicomte de Marseille, donne à Raymond Bérenger V, comte de Provence, ce qu’il possède à Aubagne, Saint-Marcel, le Castellet, la Cadière, Ceyreste, Cuges et Roquefort, avec réserve de l’usufruit pour lui et son fils s’il en a un. Il excepte de cette donation une rente viagère de 50 marcs d’argent, dont une partie ira à sa sœur Alasacie, et défend au comte de donner ces châteaux à quelqu’un de sa race (de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. des Bouches du Rhône, b. 336; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 302)

1274 – 7 mars : Décès du théologien et philosophe dominicain Thomas d’Aquin. Peu de temps après sa mort en 1277, par une habile cabale des professeurs séculiers, certains articles de la synthèse doctrinale de Thomas furent condamnés par la Sorbonne. Juste retour des choses, Thomas d’Aquin salué dès 1317 comme “docteur commun” fut canonisé le 18 juillet 1323 à Naples. Sur l’ordre du pape Urbain V, son corps fut transféré à Toulouse en 1368. A partir du XVème siècle, il fut de plus en plus appelé “docteur angélique” à cause de ses nombreux traités des anges. Pie V, le 11 avril 1567, le proclama docteur de l’Église. Le pape Léon XIII, au XIXème siècle, le déclara patron des écoles et universités catholiques. C’est ce génie extraordinaire qui a fait de saint Thomas un penseur, qui maintenant encore, a une grande autorité dans l’Église au point que le Pape Jean-Paul II a rappelé que c’est un auteur moderne.

1308 – 7 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Lo Teulet, 7 mars 1308 (charte aux archives municipal). La Taulisse – quartier rural au Cannet. Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié).

1309 – 7 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Margenellas (acte notarié). Marignelle – quartier rural entre Arène et le Cannet (1872). Première mention le 19 juillet 1248 : Pons de Manavellas (charte aux archives  municipales). La terre de Marignelle appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Châteauneuf-des-Negreaux. Elle fut acquise par M. Bonsignour, notaire.

1318 – 7 mars : quatre franciscains, «spirituels» irréductibles, furent brûlés à Marseille – Durant la 2nde moitié du XIIIe s. et le début du XIVe, l’évènement religieux le plus marquant, auquel, en Provence, les ordres mendiants furent mêlés, fut l’effer­vescence provoquée par le mouvement dit des « Spirituels », dans lequel les franciscains provençaux prirent une part prépondérante, à la suite d’Hugues de Digne (1255 à Marseille), Maximus Joachita, comme le nomme Salimbene. Quelques hautes protections — le fils du comte de Pro­vence, saint Louis d’Anjou, fut dans les rangs des zelanti; Arnaud de Villeneuve, médecin du comte de Provence et de Clément V, fut leur ami, et leur obtint les deux protections, la princière et la papale — n’empê­chèrent pas les choses de s’envenimer et de finir tragiquement : le 7 mars 1318, quatre franciscains, «spirituels» irréductibles, livrés au bras séculier, furent brûlés publiquement à Marseille (Antonin Amargier, 1969).

1323 – 7 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallonum de Etre, 7 mars 1323 (charte aux archives de l’Evêché). Vallon de l’Ebre – lieu-dit, quartier de Fontainieu-la-Mure. Première mention : Vallis del Etre, 28 mars 1278 (acte notarié).

1324 – 7 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE mentionnés dans une charte aux archives de l’Evêché –

1. Vallon de Vay yutz. Castel-Jusiou – quartier de Saint-Antoine, près des Maillans.

2. Fons Ebriayga, sous la chaîne de l’Etoile.

3. Terra dan Raynier. Palamar,  bastide, versant de la chaîne de l’Etoile.

4. Vallonus de Fouchier, de Folchier. Val de Fauchier lieu-dit, quartier des Aygalades, près de Cars.

1424 – 7 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Terra de Balmis, 7 mars 1424 (charte aux archives de l’Évêché). Les Baumes ou Saint-Antoine, hameau (1872). Les religieux de Saint-Antoine y avaient fondé une maison pour recevoir les malades atteints de la lèpre connue sous le nom de Feu d’Enfer. Le nom de Baumes vient des excavations naturelles qui se rencontrent dans le tuf qui compose le sol de ce quartier (1872). Première mention : le 26 septembre 1156 – Arles. Echange entre l’abbaye de Saint-Victor et Raimond Béren­ger II, comte de Barcelone, de la villa de Maurel en Aragon, donnée aux religieux par le roi Pierre Sanche, contre les droits du comte à Nans et Saint-Antoine. Parmi les témoins qui souscrivent : Geofroi de Marseille et Hugues, son frère. (Acte 245 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 119. a. Bouche, Histoire de Provence, t. TT, p. 121. — b. Guérard, n° 944). Zn 1713, l’église de Saint-Antoine était une succursale de la cathédrale (Calend. de 1713).

1501 – 7 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Roque (registre aux archives de l’Évêché). La Roche – lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, à Gadalone. Première mention : La Roqua, 26 novembre 1328 (charte aux archives de la Major).

1504 – 7 mars: LIEUX-DITS DE CASSIS – Los Escassos, 7 mars 1504 (charte aux archives de la Major). Le Poux – lieu-dit, quartier de Notre-Dame (1872). Première mention : Lo Pos, 28 décembre 1439 (charte aux archives de la Major).

(Solliès-ville, cl. H. Ribot).

1508 – 7 mars : LOUIS FORBIN, SEIGNEUR DE SOLLIES, FAIT EXÉCUTER DES TRAVAUX à L’ÉGLISE PAROISSIALE – À Solliès, Louis Forbin, seigneur du lieu, avait épousé Mar­guerite de Grimaldi-Beuil. Il se rendait souvent dans son fief où, de même que son père, Louis Forbin, il observait scrupuleusement les accords passés avec la Communauté. Pour sa part, il n’eut jamais de con­testations, soit avec les habitants, soit avec les che­valiers de Malte, ses coseigneurs. Le 7 mars 1508, étant dans son château- fort dans la grande chambre « près de la salle », il passait des actes pour des travaux à exécuter à l’é­glise (Paul Maurel 1936).

1556 – 7 mars :  Guillaume Du Vair naît à Paris. Le 2 septembre 1305, un acte notarié mentionne la propriété de Turus den Flori / Turris den Flori.  Renommée La Bouquière, la propriété appartient à François Bouquier, deux fois 1er Consul de Marseille (1568 et 1581). Elle devient l’habitation du chancelier du Vair, prélat, homme politique et écrivain moraliste français. Garde des Sceaux sous Louis XIII. Né à Paris, le 7 mars 1556 – mort à Tonneins, le 3 août 1621. Guillaume Du Vair, 1er Président au Parlement de Provence achète la propriété qui devient sa résidence d’été sous le nom de La Floride. Du Vair, traducteur d’Épictète, y reçoit des amis de prestige : Du Périer, Louis de Chasteuil, Malherbe, Peiresc … et constitue ainsi un cénacle littéraire.  

1669 – 7 mars : Colbert est nommé secrétaire d’État à la Marine. C’est à lui, et à son fils, le marquis de Seignelay, que l’on doit la construction de l’arsenal de Toulon. Je renvoie à ce sujet au livre de Jean Peter publié à Paris en 1995, « Puget et la Marine Utopie ou Modèle ? », publié par l’Institut de Stratégie comparée, Ecole pratique des Hautes études, sciences historiques et philosophiques, Sorbonne, à Paris, collection Economica.

1730 – 7 mars : Déclaration relative à la visite des bois de la Verne – par Dom Simon Ganteaume, prieur de la chartreuse de la Verne :  Du … mil sept cent trente… le Père dom prieur de la Chartreuse de la Verne, viguerie d’Hyères,… nous a représenté qu’il avait eu connaissance d’un arrêt de la Chambre des Eaux et Forêts du 7 mars dernier rendu au sujet des chênes, qui nomme des commissaires pour faire la visite des terroirs… et comme celui de la Verne est dans le cas de pouvoir tenir des chênes … le V.P. prieur nous requiert de faire accéder aux frais de la chartreuse Messieurs les Commissaires nommés par la cour pour la visite du terroir au sujet des chênes… (Sauze E., 1998, p. 160 : Marseille, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, C 281)

1767 – 7 mars: LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallat de la Fontaine (registre de l’Écritoire). La Fontaine – lieu-dit près du vil­lage de Château-Gombert. Première mention : La Font, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).

1789 – 7 mars : Le Conseil d’État du roi casse une ordonnance promulguée par le lieutenant général du bailliage de Metz – Le Conseil d’État du roi casse une ordonnance promulguée par le lieutenant général du bailliage de Metz concernant les bailliages de Thionville, Sarrelouis et Longwy. Ce texte décrétait que la réduction au quart des députés n’aurait pas lieu et que lesdits députés pourraient donner leur procu­ration (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 7 MARS).

1794 – 7 mars (17 ventôse An II) :

1. la seule ressource des habitants de Sanary consistait dans la vente des vins – Aux termes de la délibération du 17 ventôse, la seule ressource des habitants de Sanary, à l’époque Saint-Nazaire, consistait dans la vente des vins et le conseil émit le vœu que la prohibition en fût levée. De cette manière, les bateaux génois livreraient en échange des vins, de la morue, du riz et du fromage, comme ils le faisaient à Bandol, à la Ciotat et à Cassis. Au commencement du dix-huitième siècle, des bateaux catalans paraissaient souvent dans ces parages. En 1728 (avril), deux vaisseaux algériens avaient capturé un petit vaisseau catalan en vue de Bandol (Archives de Sanary, série E). A ce moment-là, le port de Sanary était un précieux port de relâche.

(Vue aérienne du Beausset, autrefois les Cabanes).

2. LE BEAUSSET SE PLAINT DE CE QUE L’INFÂME TOULON N’A PAS PAYÉ EXACTEMENT UNE DETTE – Le 7 mars 1794, Le Beausset se préoccupe encore d’une vieille affaire qui remonte juste avant la rébellion fédéraliste de juillet 1793, quand, acculée par le manque de blé, leur commune avait conclu un marché avec Toulon. « Les Toulonnais nous donnant du blé, et nous du vin. Mais si les beaussetans ont versé à Toulon pour une valeur de 37.726 livres 10 sols de vin », “l’infâme ville de Toulon n’a jamais fait parvenir les fonds nécessaires pour acquitter le vin». «Le conseil général (du Beausset), ouï l’agent national, considérant que les traîtres toulonnais ont trompé la commune du Beausset dans l’échange du vin qui devait être fait pour du blé,… délibère qu’il sera de suite fait une pétition au nom de la commune aux citoyens composant la commission de Port de la Montagne, pour lui demander le paiement du dit vin qui ne saurait être refusé attendu que la commune a payé exactement tout le blé qui lui avait été délivré…”. Pour 37.726 livres 10 sols, somme considérable, cela valait quand même la peine d’essayer ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

1795 – 7 mars (17 ventôse an III) : Mariette transfère du Beausset à Port La Montagne redevenu Toulon le directoire du district – Après les troubles qui ont suivi la reprise de Toulon en décembre 1793, Mariette, envoyé par la Convention pour rétablir l’ordre à Toulon, prend des mesures administratives énergiques. Par décret du 17 ventôse an III (7 Mars 1795) il transfère du Beausset à Port La Montagne redevenu Toulon le directoire du district et remplace la commission municipale, imposant les charges sous peine de sanctions. Peut-être compte-t-il sur la présence d’autorités constituées plus nombreuses pour rétablir le calme (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).17 ventôse An III (7 mars 1795) : une « rafle » antijacobine est effectuée dans toute l’aire toulonnaise. Les Beaussetans Portal et Vidal sont du nombre des interpellés. La plupart des dirigeants jacobins locaux sont incarcérés au fort Lamalgue à Toulon (Delaforge G., 1995, p. 105).

1798 – 7 mars : la Commission militaires de Toulon DANS SES ŒUVRES – Auvet Félix ex-notaire 58 ans Pourrières, condamné a mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues).

1799 – 7 mars : Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – « Jeudi 30. Diwan. Lecture du courrier apporté par les chameliers. En résumé : prise de Gaza et de Khan Yünas, etc. Ibrahim a été repéré avec les siens, en train de quitter la région pour se diriger avec son harem et ses bagages vers les monts de Naplouse. On disait même, à ce sujet, que les Français avaient engagé le combat contre lui et l’avaient mis en fuite. » Suivent trois pages. La première évoque les festivités au Caire pour la prise d’al-‘Arish, la seconde une proclamation de Bonaparte  aux habitants de Jaffa et de Haza, la troisième est le rapport rédigé par les Français sur la campagne. Ainsi donc s’acheva le mois de Ramadan.

1817 – 7 mars : Stendhal – Journal de voyage en Italie : “7 mars 1817. – Je retourne chez De’ Marini. Ils ont des habits superbes, toute la dépouille des sénateurs et des chambellans de Napoléon. Ces habits font la moitié du succès ; tous mes voisins se récrient. Je reçois de drôles de confi­dences. La meilleure recommandation actuel­lement en Italie, c’est d’être Français et Français sans emploi.

“Sur les minuit je vais prendre du thé avec des Grecs qui étudient ici la médecine. Si j’avais eu le temps, je serais allé à Corfou. Il parait que l’opposition y forme des âmes.

“Les choses qu’il faut aux arts pour prospérer sont souvent contraires à celles qu’il faut aux nations pour être heureuses. De plus, leur empire ne peut durer : il faut beaucoup d’oisi­veté et des passions fortes ; mais l’oisiveté fait naître la politesse, et la politesse anéantit les passions.

« Donc il est impossible de créer une nation pour les arts, ce qui semble être le problème de gens qui veulent rétablir la Grèce. Les souve­nirs d’Athènes et de Sparte ne feraient que donner une couleur particulière à la sotte. »

1827 – 7 mars : ACHAT DE TERRAIN POUR LE NOUVEAU CIMETIÈRE DE LA SEYNE – Une allocation préfectorale portée sur le budget en 1826 relance l’acquisition du terrain. Il est acheté 600,00 francs à M. Beaussier, héritier de la demoiselle Pascal et mesure 3037 mètres carrés. Pourquoi moins cher ? Le terrain est-il plus petit que celui de la demoiselle Pascal ? L’urgence de la création de la nouvelle nécropole a-t-elle influencé à la baisse le prix du terrain ? La vente a lieu à Ollioules le 6 avril 1827. Dans son ouvrage, Baudouin fait état d’une ordonnance royale datée du 7 mars 1827 signée de Charles X autorisant cette acquisition (Graziella Guglielmi, Cahier du patrimoine ouest varois 2014 ; Louis Baudoin 1965, p. 492).

1898 – 7 mars : La division au sein de la population ouvrière des chantiers de La Seyne s’installe. Le Petit Var du 7 mars : “Toutes ces rivalités intestines ne peuvent exercer qu’un très fâcheux résultat sur l’esprit de solidarité qui devrait unir l’unanimité des membres de la grande famille ouvrière des ateliers jadis si fraternellement d’accord” (Martinenq Patrick, 1983).

1924 – 7 mars : Mort du sculpteur  Emile Aldebert. Parmi les travaux conduits en 1866 à Sanary sous la municipalité de Marius Michel, nous relevons la démolition des anciennes fontaines, une de 1664 et deux de 1855 qui sont remplacées par celles que nous connaissons aujourd’hui. Celles-ci ont été sculptées par Emile ALDEBERT, né à Millau le 28 août 1828, mort à Marseille le 7 Mars 1924. Dès 1868, il deviendra un sculpteur célèbre. Ces fontaines sont en pierre de Calissane et en pierre dure de Cassis. Elles ont coûté 5300 francs. Les travaux complémentaires : maçonnerie, plomberie, etc., ont coûté près de 4000 francs avancés, sans intérêt, par Monsieur MICHEL (Barthélemy Rotger, 1984).

1928 – 7 mars : UN SOUS-MARIN COUPE ET EMPORTE LES FILETS DE PÊCHEURS SANARYENS – Monsieur Lichel Zanatoni, habitant Sanary, nous a communiqué le 6 mars 2024 la lettre suivante adressée au Premier prud’homme par son grand-père Louis Bérenger et son grand-oncle Léopold Bérenger (documents aux archives de la Prud’homie de Sanary)

« Sanary s/m, le 7 mars 1928.

« Messieurs Louis et Léopold Bérenger, Patrons pêcheurs de la barque « La Pléiade » N° 1801 T.L.S.

« A monsieur le Premier Prud’homme.

« A Sanary s/mer.

« Ce soir (7 mars 1928), vers 15 heures, dans le golfe de Bandol, pêchant à la sardine, nous nous trouvions dans la position déterminée par la Rour de la Cride, par le Fort de la Cride, la Tour de la Fourmi, par la jetée de Bandol (Est), 4 pièces de filet dits « sardinaux » étaient à la mer.

« Un sous-marin qui participait à des manœuvres avec le « Voltaire » et le « Diderot », naviguant en plongée a coupé nos filets, en emportant une grande partie.

(carte postale coll. H. Ribot)

« Nous avons essayé de nous faire apercevoir par les grosses unités pour leur signaler le dommage, mais c’était le moment de l’appareillage et nous n’avons pas été entendus

« Les dégâts sont très importants. Ils consistent en la perte complète de deux pièces, mesurant chacune 100 mètres de long et 18 mètres de haut ; chaque pièce a une valeur de 1600 fs.

« Outre cette perte, il y a lieu de tenir compte également du préjudice qui nous est causé du fait du manque de filets pour notre travail.

« Nous ajoutons que quelques instants après notre rentrée au port, le sous-marin étant venu se ranger auprès de la passerelle , nous nous sommes rendus auprès de lui.

« Le commandant de bord, à qui nous nous sommes adressé, nous a confirmé que son bateau téiat bien la cause de ces dégâts, et nous a fait signer une déclaration de perte.

« En déposant ce rapport entre vos mains, nous vous informons que nous adressons aujourd’hui une demande de réparation de dommage par la voie de Monsieur l’administrateur de l’Inscription maritime.

« Veuillez agréer, Monsieur le premier Prud’homme, l’assurance de nos sentiments les plus dévoués.

« (Ont signés) Bérenger Louis et Berenger Léopold. »

1930 – 7 mars : aide d’urgence d’un milliard de francs aux sinistrés des vallées de l’Orb, de l’Aude et du Tarn – Le 4 mars les vallées de l’Orb, de l’Aude et du Tarn ont été victimes d’inondations sans précédent. La ville de Moissac est entièrement détruite et une partie de Montauban, dévastée. Le président de la République Paul Doumergue annonce le 7 mars une aide d’urgence de un milliard de francs. La décrue sera complète le 24. Bilan définitif : un millier de morts.

1932 – 7 mars : Décès de l’homme politique, diplomate et artisan de la paix Aristide Briand, Prix Nobel de la Paix 1926. Initiateur de l’expédition de Salonique et du front des Balkans lors de la Première Guerre mondiale, il présida en 1921 aux règlements internationaux consécutifs à la guerre et acquit à partir de 1925 une audience internationale à la tribune de la Société des Nations, multipliant les occasions de fonder la paix : pacte de Locarno du 16 octobre 1925, rencontre avec Stresemann à Thoiry en 1926, renonciation à l’occupation de la Rhénanie cinq ans avant terme, pacte Briand-Kellog signé en août 1928.  En septembre 1929, bien avant Jean Monnet, il lança l’idée d’États-Unis d’Europe et d’union fédérale européenne. Mais battu par Paul Doumer à l’élection présidentielle de 1931, Aristide Briand se retira en 1932, même année que sa mort.

1942 – 7 mars : Le syndicaliste et résistant Pierre Sémard est fusillé par les Allemands. Il fut secrétaire général de la Fédération des Cheminots, membre de la Commission Administrative de la Confédération Générale du Travail, membre du Comité Central du Parti Communiste Français. Son nom rappelle plus de 30 années entières qu’il a consacrées à la défense des intérêts de la classe ouvrière et du Peuple français, plus de 30 années de lutte et de sacrifices. Sémard était connu et aimé, non seulement dans son pays natal, le département de Saône-et-Loire, fief des puissants Schneider du Creusot et l’une des plus anciennes régions métallurgiques et prolétariennes françaises ; toute la classe ouvrière de France le connaissait et l’aimait (André Marty, Membre du Comité Central du Parti Communiste Français, député de Paris, notice sur Pierre Sémard écrite à ALGER, le 22 août 1944).

1943 – le 7 mars :

1. Staline s’est promu ipso facto maréchal de l’Union soviétique et dirige personnellement le combat À l’Est. Le lendemain de cette promotion autoproclamée, le vice-président des Etats-Unis, Edgar Wallace déclare dans un discours : “Un nouveau conflit ne tardera pas à se préparer si on ne règle pas le problème de la coexistence du marxisme et de la démocratie en train de s’adapter aux nécessités du siècle ».

2. NOTRE MARINE DANS L’OCÉAN INDIEN – L’aviso-dragueur Commandant Duboc arrive le 7 mars à 12 h 45 à Tamatave ; il en repart à 17 h 55, appareillé avec le paquebot Lancashire (Gérard Garier).

1944 – 7 mars :

1. L’ex-aviso-dragueur Chamois est renfloué puis conduit à Brégaillon. En 1945, il sera démoli sur place (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

2. Troisième bombardement de Toulon par les alliés dont l’objectif se déplace vers les appontements de Milhaud et le quai Noël. 180 bombardiers essaient en vain de frapper les sous-marins allemands ; les bombes tombent à la mer. Si ce bombardement est moins dense que le précédent, en revanche il se veut plus précis parce qu’exécuté à faible altitude avec la participation massive de chasseurs-bombardiers P 47 Thunderbolt du 325ème groupe. Deux vagues surgissent à partir de 11 h 10. Plusieurs navires français sont coulés. Le fort Lamalgue est attaqué par les P 47. Cette première expérience ne sera pas renouvelée, à cause de la réaction violente de la FLAK. Lorsque l’USAF viendra, quatre jours plus tard, achever les destructions du bombardement effectué le 7 mars, l’opération sera de nouveau exécutée à haute altitude par des B 24 Liberator en onze groupes successifs  (Saibène M. ; Gaignebet J.-B., 1980, p. 355).

1945 – 7 mars :

1. Le porte-avions « Béarn » quitte New- York dans la 6e colonne d’un convoi de 9, à destination du Maroc (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).

2. NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – L’aviso-dragueur Commandant Duboc patrouille aux environs de Toulon (Gérard Garier).

3. Les troupes américaines franchissent le Rhin et pénètrent en Allemagne.

1946 – jeudi 7 mars : Pierre Dac, à la Une de « L’os Libre », n°22, du jeudi 7 mars 1946 – « Les Français ayant officiellement protesté contre la poursuite de la répression anticommuniste en Espagne, le général Franco décide, le 27  février, de fermer la frontière avec notre pays. Le même jour, l’hebdomadaire Samedi Soir publie une photo qui provoque une révolution, mais dans le microcosme culturel parisien. On découvre dans la cave du Tabou, un bar de Saint-Germain-des-Prés, le jeune metteur en scène Roger Vadim qui tient une bougie éclairant une jeune femme toute de noir vêtue, Juliette Gréco. L’article, où Jean-Paul Sartre est abondamment cité, est intitulé « Les Existentialistes ».

1947 – 7 mars : Le Commandant Delage en Méditerranée : « Cols Bleus » du 7 mars 1947 n°106 publie une anecdote intitulée “Le Commandant Delage en Méditerranée” – « Le 3 janvier, le « Commandant Delage » appareille de Brest pour l’Extrême Orient, escale à Oran et Toulon. Départ de Toulon retardé jusqu’au 17 janvier pour réparations d’avaries de mer. Il appareille pour Bizerte le 17.  En Méditerranée aussi les coups de vent sont d’une rare violence (Anecdote tirée de Cols Bleus du 7 mars 1947 n°106 intitulée “Le Commandant Delage en Méditerranée”).

1952 – 7 mars : LA CELLE – classement par arrêté du 7 mars 1952 de la chapelle de la Gayolle, ainsi que d’une zone de 5 mètres autour du monument.

1954 – 7 mars : Saint-Mandrier doit à La Seyne plus de trois millions de francs de fourniture d’eau – Nous savons depuis dix jours que la municipalité de Saint-Mandrier doit à celle de La Seyne plus de trois millions de francs de fourniture d’eau. Pas le moindre chèque à se mettre en banque pour le moment ! « Le Petit Varois » du dimanche 7 mars relance donc le débat. « Pendant des mois, Monsieur le maire de Saint-Mandrier a indiqué « Tant qu’il n’y a pas de convention entre les deux villes, je ne peux pas payer ». Cet argument ne tient plus, le Conseil municipal de Saint-Mandrier a approuvé la convention le 21 janvier 1951, et Monsieur le préfet le 1er décembre 1953. A ce jour, la municipalité de notre village (Saint-Mandrier) doit toujours 3.795.015 francs. Monsieur Diot, conseiller municipal, a rétorqué au reçu de la lettre : « La Seyne nous en doit bien d’autres ». Nous lui avons demandé de s’expliquer et, de plus, nous lui avons offert les colonnes de notre journal. A ce jour, nous n’avons reçu aucune explication et pour cause. Monsieur Blanc, conseiller municipal, a déclaré : « La commune de Saint-Mandrier a payé, c’est la marine qui est en dette ». Nous lui avons proposé de nous communiquer le montant de ces sommes versées et les numéros des quittances. En ce jour, la population attend toujours cette preuve. »

1956 – 7 mars : Le commando Montfort entreprend un exercice de parachutage en mer avec le concours de la B.A.N. – Sous les yeux de l’autorité maritime au grand complet, des nageurs de combat du commando Montfort entreprennent un exercice de parachutage en mer avec le concours des hélicoptères de la base mandréenne. Il est quinze heures en ce mercredi 7 mars. Les aéronefs évoluent au-dessus de la rade des Vignettes, à neuf cents mètres d’altitude. « Les promeneurs du boulevard du littoral assistèrent alors à un impressionnant parachutage. Une à une, les immenses corolles blanches déployées dans le ciel bleu apparaissaient comme des fleurs qui, lentement, descendirent vers les flots. Les nageurs-parachutistes n’avaient pas plutôt touché l’eau que déjà, une vedette rapide était là pour les repêcher. Cet exercice se déroula avec une précision parfaite, malgré une assez forte brise » (République de Toulon et du Var du jeudi 8 mars 1956). Bravo au centre modèle du Corps amphibie de Saint-Mandrier (C.A.M.) qui forme des commandos d’élites (Ken Nicolas, vol. 1, p. 284).

1959 – 7 mars : Madame Marc Baron, née Yvonne de Pechel-Pignoux, est promue officier de la Légion d’honneur au titre des « Internés de la Résistance ». A travers cette distinction, on ne peut qu’associer son époux, Marc Baron, secrétaire général des Mouvements unis de la Résistance (M.U.R.), arrêté par la Gestapo, en 1943, à son PC du Mourillon et déporté dans un camp de la mort. « C’est à Paris, où elle était allée se cacher après son évasion de la Drôme, que Madame Yvonne Baron apprit le destin de son mari déporté à Buchenwald. Dès lors commence pour elle une vie dangereuse vécue au service d’un réseau particulièrement actif, « Honneur et police », qui devait compter tant de martyrs dans ses rangs toujours éclaircis mais toujours reconstitués. Il lui fallut attendre 1945 pour retrouver son mari, libéré par les forces américaines. Pauvre Marc Baron ! Buchenwald l’avait usé, épuisé, mais son regard de visionnaire, la joie de la délivrance, du retour à la liberté, mettaient des flammes. Le patriote était comblé mais l’homme portait dans sa chair meurtrie le mal qui devait l’enlever à l’affection de sa femme et de ses amis » (République du samedi 7 mars 1959. Nota de Ken Nicolas (vol.1, p. 343) : Madame Baron est la belle-sœur de l’ingénieur des poudres Charles Baron (député des Basses Alpes pendant un quart de siècle). Elle est titulaire de quatorze décorations ! Citons les principales : officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre avec palme et étoile, médaille des Internés de la Résistance, Croix des combattants volontaires de la Résistance… Madame Baron préside plusieurs organisations d’anciens combattants et s’occupe, en qualité d’administrateur, d’un bureau d’aide sociale).

1960 – 7 mars : Médias – Première parution du magazine de programmation TV « Télé 7 jours » qui s’appelait « 7 jours Télé 60 ».

1966 – 7 mars : Le général De Gaulle annonce le retrait de la France de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

(coll. H. Ribot)

1990 – 7 mars : LE RAVITALLEUR « LA SOMME » est admis au service actif – Le 27 septembre 1987, prise d’armement pour essais, au chantiers Normed de La-Seyne-sur-mer, du ravitailleur d’escadre Somme (A 631), cinquième et dernier d’une série de pétroliers ravitailleurs type Durance. 1444ème et dernier bâtiment construit aux chantiers de La Seyne/Mer. Le 28 février 1989, le chantier est repris par la DCAN Toulon. Le 7 mars 1990, la Somme est admise au service actif (Meretmarine / article cfm?id=111329 ; Var-Matin, jeudi 8 octobre 2009, p. 20).

1995 – 7 mars : Décès de l’explorateur Paul-Emile Victor. Auteur de quarante ouvrages scientifiques, techniques et de vulgarisation, Paul-Émile Victor réalisa en 1977 son second rêve d’adolescence : il s’installa avec sa famille sur une île déserte de la Polynésie Française, où il dessina, peignit, exposa. En 1987, pour fêter ses 80 ans, il retourne en Terre Adélie puis au Pôle Nord. Il s’est éteint sur son îlot, le 7 mars 1995, et fut, selon sa volonté, immergé depuis la frégate “Dumont d’Urville”, de la Marine Nationale, au large de Bora Bora (Extrait d’une biographie succincte de Paul-Émile Victor réalisée par Daphné Victor).

1998 – 7 mars : CONDAMNATION DE DEUX ANCIENS NAZIS – Les anciens officiers nazis Erich Priebke et Karl Hass sont condamnés à la prison à vie pour leur participation au massacre de 335 civils aux fosses adréatines le 24 mars 1944 à Rome en représailles d’un attentat contre des soldats allemands commis la veille. La capitale était occupée par les Allemands depuis la chute du Duce et le débarquement allié en Sicile.

1999 – 7 mars :

1. décès du réalisateur étasunien Stanley Kubrick.

2. PENICHE SAINTE-GENEVIEVE – Var-Matin du 7 mars 1999 revient sur la brèche qu’une société spécialisée en travaux sous-marins « plus que délicats » a entrepris de faire dans la péniche Sainte-Geneviève dont les opérations commencées le 4 mars 1954 avaient été interrompues à cause du danger qu’elles présentaient : il s’agissait de neutraliser vingt et une mines allemandes toujours présentes dans l’épave de l’embarcation coulée à petit fond. La charge totale de ces engins avoisinait les quinze tonnes ! Des experts estimèrent au moment des faits qu’une explosion accidentelle entraînerait « la destruction de toute vie dans un périmètre d’un à deux kilomètres et, sans doute, un formidable raz-de-marée dans la baie de Tamaris ». (Ken Nicolas, vol. 1, p. 139-141). « Les mines extraites une à une furent déplacées et pétardées au large du Canier. Deux hommes d’exception furent les acteurs principaux de cette opération spectaculaire, le scaphandrier  Manfredini et son aide, un ancien patron tartanier, Auguste Dolla. Durant vingt et un jours, ils vécurent avec la mort en face » (Var-Matin du 7 mars 1999. Note de Ken Nicolas, vol. 1, p. 140-141 : le dénommé Auguste Dolla, originaire de Saint-Tropez, habitait la presqu’île au moment des faits. Dominique Davin se souvient de l’avoir embauché quelque temps à bord du lesteur Côte d’Azur, avant sa reconversion professionnelle. Le déminage du territoire mandréen avait débuté en janvier 1945. Le quartier du Canier demanda alors un travail plus important du fait de la forte croissance de sa végétation. Pour terminer ce sujet…explosif à plus d’un titre, sachez qu’entre les années 1944 et 1957 les artificiers de la pyrotechnie de Toulon neutraliseront, dans le Var, plus de six mille mines terrestres et douze mille six cent quatre vingt treize bombes, au prix de plusieurs vies humaines.

2007 – 7 mars : Décès dans sa centième année de la résistante et déportée Jeanne L’Herminier.  En 1942, après que son frère Jean, commandant du sous-marin Casabianca, se fut illustré en quittant la rade de Toulon pour rallier l’Afrique du Nord, elle entre dans la Résistance.  Elle travailla sur Lyon pour le compte du S.O.E. britannique, au sein du réseau Jean-Marie relevant du commandant Buckmaster (la structure n’est guère appréciée par le général de Gaulle). Outre le renseignement et le sabotage, il s’agit aussi de cacher les aviateurs Alliés. C’est dans ces circonstances que Jeanne L’Herminier est arrêtée par la Gestapo, le 19 novembre 1943. Déportée à Ravensbrück, elle trouve par hasard un crayon et, alors qu’elle n’a aucune pratique, se met à dessiner. Au péril de sa vie, Jeannette brosse volontiers le « portrait » de ses compagnes du block 22. Elle continue ensuite dans le Kommando où elle est affectée, à Holleischen. Peu avant la libération du camp, les filles se partagent les dessins, afin d’éviter leur confiscation au cours des perquisitions. Elles ramènent ces précieux témoignages à Paris, où ils finissent par retrouver les mains de leur propriétaire. En 1987, mademoiselle L’Herminier visite le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon et choisit de faire don de 148 pièces. Dix huit autres se trouvent au Musée de l’Ordre de la Libération et quelques autres pièces encore dans des collections privées (Petit hommage au musée de la Résistance et de la Déportation du 2 avril au 30 septembre 2007).

2009 – 7 mars : Décès de la chanteuse française Jacqueline François. Dans les années 1950, Jacqueline François incarné l’image de la chanteuse française à l’étranger avec son grand succès « Mademoiselle de Paris » et nombre d’autres titres : « C’est le printemps », « Main dans la main » (en duo avec son mari Henri Decker), « Tu n’peux pas t’figurer », « Les Lavandières du Portugal », etc. La chanteuse distinguée, qui a fait la transition entre Renée Lebas et Edith Piaf, s’est éteinte dans l’anonymat le 7 mars 2009.

2010 – 7 mars : Décès de l’acteur, chanteur et animateur français Patrick Topaloff.

2012 – 7 mars :

1. Décès du dramaturge, romancier et scénariste français Félicien Marceau, membre de l’Académie française. Outre son ouvrage sur Balzac et son monde, a publié de nombreux romans qui lui ont valu notamment le prix Interallié pour Les Élans du cœur, le prix Goncourt pour Creezy, le prix Jean Giono pour La Terrasse de Lucrezia, le prix Prince Pierre de Monaco (1974) pour l’ensemble de son œuvre et le prix Jacques Audiberti, également pour l’ensemble de son œuvre. Il a fait jouer une dizaine de pièces, le plus souvent représentées également à Paris et à l’étranger, qui lui ont valu le grand prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Sa pièce L’œuf est inscrite au répertoire de la Comédie-Française.

2. Décès de l’acteur français Pierre Tornade. Pierre Tornade était un caméléon. Théâtre, cinéma, télévision: il excellait dans divers registres, notamment dans le comique. Il avait joué Feydeau, Robert Lamoureux ou encore Jean-Michel Ribes, qui témoigne  «C’était quelqu’un que j’aimais beaucoup, il avait une présence incroyable, extraordinaire», raconte le metteur en scène, qui avait dirigé Pierre Tornade dans  L’Odyssée pour une tasse de thé , une œuvre personnelle au Théâtre de la Ville, en 1974. «On ne voyait que lui», reprend le père de Palace. «Avec Roland Blanche, ils jouaient deux rameurs. On les appelait «les tornades blanches». Tous les week-ends, Pierre me disait qu’il allait voir le tombeau qu’il avait fait construire en province… Il aurait pu faire une carrière encore beaucoup plus forte, mais ce n’était pas un comédien ambitieux. Il était très attachant. D’instinct, il avait une densité de drôlerie comme Pieplu.»

2018 – 7 mars : METEO SANARY – Ciel bleu à 8 heures. Températures : 8° à 7h, 12° à midi et 9° à minuit. Vent à 40 km/h, mistral apparemment. Humidité générale : 40%. Pas de précipitations.

2020 – 7 mars : METEO SANARY – Journée ensoleillée associée à du mistral (20 km/h avec pointes à 40). Températures : 7° à 7h et 22h, 15° en début d’après-midi.

2022 – 7 mars : Grèves contre la réforme des retraites : la SNCF et la RATP prévoient un trafic également très perturbé sur leurs réseaux mercredi 8 mars. L’ensemble des syndicats des deux entreprises de transport appellent à une grève reconductible à partir de mardi, pendant que le texte est débattu au Sénat (Le Monde avec AFP. Publié le 6 mars à 17h46, mis à jour à 18h19).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 219e livraison :

1789 – janvier  : Famine engendrée par les grands froids de janvier ; nombreuses révoltes à Marseille, Toulon, Brignoles, Hyères, Le Puget, Nans, Le Luc, Riez, Sisteron, et Sanary, daté de mars et avril 1789 (Honoré L., 1929 ; dans tout le Var et toute la Provence ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982  (texte repris dans Rotger B., 1990, p. 17-18)  ; Castellan, 1937.).

Ce qui agit, en fait et surtout, sur nos populations, furent l’hiver rigoureux de 1788-1789, le déficit des grains, la cherté de la vie, les mauvaises récoltes ainsi que les difficultés économiques qui créaient un profond mécontentement dans les classes populaires qui en rendaient responsables les ministres et les administrations sans toutefois s’en prendre trop au roi. Cette année-là avait été précédée par deux années catastrophiques au point de vue climatique. Des pluies diluviennes avaient gâté le raisin et provoqué des éboulements de terrain avec destruction de vignes, de vergers et aussi de prairies. Cette même calamité avait ruiné la moisson de céréales de 1788 ainsi que la récolte des olives. Le pain et l’huile étaient hors de prix. Or souvenons-nous que Saint-Mandrier était riche en oliviers, vignes, arbres fruitiers. Au XVIIIe siècle les vins récoltés sur les coteaux de Saint-Mandrier étaient parmi les meilleurs du pays scynois. Les arbres fruitiers comme les figuiers, les amandiers, les mûriers, les citronniers, les orangers à Cavalas surtout, poussaient bien dans cette localité abritée des courants froids. Nous mesurons alors combien le village a dû souffrir lors de ces années catastrophiques. A cette époque tout habitant du village ou d’ailleurs devait payer aux communes des taxes sur la farine, le fameux droit de piquet, un droit d’octroi sur le pain, ce droit ou «rêve» se retrouvait sur la viande, le poisson et d’autres denrées, la «taille» sur les bestiaux. Sans parler des droits que l’on devait payer lorsqu’on utilisait les domaines communaux : four banal, forêt, prés, moulin à farine ou bien les marchés, les emplacements, la halle aux poissons. A ces droits s’ajoutaient les charges provinciales et royales comme les droits sur les huiles, les savons, les vins, les eaux-de-vie (Gisèle Argensse, 1989, p. 38).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 419e livraison :

(cliché H. Ribot, datant de 2019)

Le 22 juin 1792, un délégué du Club des amis de la Constitution de Montpellier, le docteur François Mireur, venu coordonner les départs de volontaires du Midi vers le front, entonne pour la première fois à Marseille ce chant parvenu de Strasbourg à Montpellier par un moyen incertain (les historiens estiment que la circulation de voyageurs a pu contribuer à ce que les milieux patriotes de Montpellier aient eu connaissance de ce chant, donné à l’occasion de funérailles au printemps 1792). Après un discours prononcé le 21 juin devant le Club des amis de la Constitution de Marseille, rue Thubaneau, Mireur est l’invité d’honneur d’un banquet le lendemain et, prié de prononcer un nouveau discours, il entonne le chant entendu à Montpellier quelques jours ou semaines plus tôt. Dans l’ardente atmosphère patriotique de l’heure, Mireur suscite l’enthousiasme et le chant, repris le lendemain par les journaux locaux, sera distribué aux volontaires marseillais qui l’entonneront tout au long de leur marche vers Paris en juillet 1792.

LA SEYNE-SUR-MER. 118e livraison :

(La Seyne port de Balaguier. Photo non datée (mais postérieure à la première guerre mondiale), collection H. Ribot, provenant du disque dur d’un ancien PC, stockée antèrieurement à novembre 2001).

Recensement de 1790 – On effectua en France un recensement général de la population. Celle du terroir de La Seyne s’élevait alors à 5035 habitants (Marius Autran, tome 3, 1990) dont 208 pour Saint-Mandrier. Les opérations concernant localement ce recensement furent exécutées sous la direction du citoyen André Fabre, constructeur de navires, la municipalité étant représentée par les citoyerns Roux, maire, Lauzet et Daniel, consuls. Dans le recensement de 1790, seul le chef de famille était mentionné, avec ses nom, prénoms et profession. Les autres membres de la famille ne sont représentés que par des chiffres. De leur côté, on compta 2.478 habitants à Six-Fours, 1.217 à Bandol, 29.862 à Toulon, 2.098 à Saint-Nazaire et 2.910 à Ollioules (Louis Baudoin, 1965, p. 312). Saint-Mandrier atteint 1100 habitants en 1888, et 1007 habitants en 1890. En 1892 il y aura près de 1200 habitants

Auparavant, le 26 mars 1789, à La Seyne, un rassemblement s’était formé sur la place du marché au son du tambour, un orateur haranguait l’auditoire. Une véritable émeute éclata et les manifestants dévastèrent des locaux de l’Administration des finances qui se trouvaient place Bourradet (Martel Esprit aujourd’hui). La maison fut pillée puis, les émeutiers se rendirent rue Grande Forge (Baptistin Paul), au bureau où était perçu l’impôt sur la farine qu’on appelait le Piquet. Cette taxe perçue sur les grains de blé destinés à la panification contribuait à l’augmentation du prix du pain, aliment de base, de première nécessité pour les malheureux. Là encore, des locaux furent dévastés. Le Maire en exercice, Monsieur Jouglas en appela aux autorités militaires de Toulon pour le rétablissement de l’ordre (Marius Autran, tome 3, 1990).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Une maîtresse de maison au caractère acariâtre interpelle la domestique:

 -Marie! Vous venez encore de casser quelque chose!

-Oui, madame, mais cette fois, j’ai eu de la chance.

-Comment ça?

-Ben, j’ai cassé les assiettes… avant de les laver !

C’EST FINI POUR AUJOURD’HUI !

Il est à présent 6 h 30, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël, Olivier.
Bon jeudi à tous et à demain, 8 mars, pour fêter la saint JEAN de Dieu.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture