ÉPHÉMÉRIDES DU 3 MARS

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 3 MARS 2024, 13e ANNÉE (n° 4092).

LES FÊTES.

En ce 13e jour du mois de ventôse dédié à la fumeterre, nous fêtons les 850 GUENOLE, GWENOLE, GUENOLEE, GWENOLA et GWENOLEE de France.

Saint GUENOLE ou GWENOLE aurait vécu au Ve siècle en Bretagne ; il est réputé pour avoir fondé l’abbaye de Landévennec. En breton GWENOLE (UUINUUAL) signifie « pur » et « valeureux ».

DICTON.

Pour ne pas être « vache », le dicton du jour se passe de commentaire  – « À la SAINT-GUENOLE, au taureau, ferme le pré »..

LOCUTION PROVENCALE.

« Mounte neisse un lapin, creisse uno cardello » (Où naît un lapin, croît de l’herbe), c’est le même que le français : Aux petits des oiseaux Dieu donne la pâture.

PENSÉE.

« Je ne crois en aucune libération, ni individuelle, ni collective, obtenue en faisant l’économie d’une autodiscipline, d’une autoconstruction, d’un effort. » (Italo Calvino, Ermite à Paris « Ai-je été stalinien moi aussi ? »).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :

Cinquante-quatrième ouvrage : André Castelot – Bonaparte. Librairie Académique Perrin, 1967, rééd. Paris, France Loisirs, 1983, 722p. N° d’enregistrement H 12034 SAM 4 1.

Le Napoléon en deux volumes d’André Castelot est l’un des plus grands succès de l’édition française dans le domaine de l’Histoire. C’est par centaine de milliers que se comptent les lecteurs de chacun d’eux. D’Ajaccio à Sainte-Hélène, en passant par le Grand-Saint-Bernard, Austerlitz, Moscou, Waterloo, l’île d’Elbe, André Castelot a mis ses pas dans ceux de Napoléon Bonaparte pour respirer et restituer le décor de son prodigieux destin.
Exploitant et mettant en valeur, avec son art célèbre du récit qui visualise les événements, les lieux et les personnages, une immense masse d’archives, de mémoires et de correspondance parfois inédits ou oubliés, il a écrit cette monumentale biographie si vivante, si colorée, si passionnante que depuis trente ans, son public se renouvelle sans cesse. Le premier tome – Bonaparte – nous conduit de la naissance au sacre.
Le second tome – Napoléon – part de l’instant où, le 2 décembre 1804, l’Empereur, accomplissant son premier geste de souverain, ceint d’une couronne le front de son épouse. Il se termine le 15 décembre 1840, quand les cendres de Napoléon, rapatriées de Sainte-Hélène, pénètrent sous le dôme étincelant des Invalides.

ÉPHÉMÉRIDES.

(juin 1978 Le Rove et Gignac – BduRh – Le Camp de Laure. Cliché H. Ribot)

1042 – 3 mars : consécration de Notre-Dame-de-la-Galline comme église de la Nerthe par l’évêque Pons II de Marseille. Chapelle de Notre-Dame-de-la-Galline – chapelle à l’extrême pointe nord-ouest de Marseille, sur l’ancien chemin reliant la ville à l’étang de Berre à travers le chaînon montagneux de la Nerthe. Selon la légende, une chapelle aurait été construite en ce lieu aux premiers âges chrétiens par saint Lazare ou deux ermites du IVe siècle.

1292 – 3 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  Sanctus Tirdus (charte aux archives municipales). Saint-Loup – hameau (1835) puis village (1872). Première mention en 1057 : Ecclesia sancti Tyrsi (cartulaire Saint-Victor, n° 53).

1326 – 3 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  Garbiersz (charte aux  archives de la Major). Garbier,  quartier rural,  quartier de Saint-Charles. Première mention : Territorium de Garberiis, 17 avril 1164 (privilège de Frédéric, aux archives de l’Evêché). Début XVIIe siècle, il y avait déjà quelques agglomérations dans le quartier : une à la Belle de Mai proprement dite, une autre vers Bon Secours, un troisième vers les Chutes-Lavie (notice de l’abbé Savoie, 1935-1936).

1352 – 3 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  Sant Vincens (charte aux archives de Saint- Victor).Saint-Vincent, chapelle rurale, quartier des Comtes, déjà en ruine en 1791, vendue le 1er septembre comme bien national aujourd’hui détruite. Le tènement de Saint-Vincent dépendait de la maison de la Salle ; il s’étendait jusqu’au béal du moulin de la Moutte. Première mention : Terra Sancti Vincentii, 13 janvier 1239 (charte aux archives de Saint- Victor). D’après Ruffi (Hist. de Mars., II, 285), cette chapelle était anciennement un hôpital ; il s’appuie sur deux titres de 1234 et 1294 aux archives de la ville. Ces deux titres ne se retrouvent plus et ne sont mentionnés dans aucun inventaire.

(restes du château des Vintimille à Ollioules, Var. Fouilles H. Ribot)

1457 – 3 mars : DROITS DU SEIGNEUR D’OLLIOULES SUR LE DOMAINE PUBLIC MARITIME – « Sentence du duc de Calabre sur les droitz du seigneur d’Ollioules aux régales et naufrages qui lui appartiennent … A Brignoles, 3 mars 1457 » (Bibliothèque de la chambre des Députés, Paris, Mss. 434, f°47 ; réf. Jacques Parès, 1938, n°47). Les régales étaient les taxes que devaient payer tout navire arrivant au port ou partant de celui-ci. A l’origine c’étaient des droits royaux (d’où « régal ») faisant partie des taxes payées à l’état.

1490 – 3 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  Plana de la Soleillada (acte aux archives de l’Evêché). La Solleillade – On désignait ainsi toute la plaine comprise entre la Salle et la Treille Saint-Julien, au milieu de laquelle les Caillols se sont établis. Première mention : Solayradas, 30 décembre 1392 (acte aux archives de l’Evêché).

1539 – 3 mars : Ordre du Parlement d’Aix de procéder contre les Vaudois (Barnavi Elie), 2001)

1596 – 3 mars : PAR DES DÉFILÉS, LA PROVENCE MONTRE SON ATTACHEMENT À SON GOUVERNEUR LE DUC DE GUISE (Agulhon M., Coulet N., 1987). Le 3 mars, un « triomphe » fut organisé à Marseille en l’honneur de Libertat, auquel le duc de Guise assista. Par des défilés, la Provence montrait son attachement à son gouverneur le Duc de Guise, et l’année suivante, des cérémonies et des réjouissances religieuses et profanes marquèrent l’anniversaire de la mort du dictateur (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

(paysage que voyait l’abbé de Saint-Victor de Marseille, alors qu’il était seigneur majeur de Six-Fours – clcihé H. Ribot)

1617 – 3 mars : PROCÉDURES QUI JUSTIFIENT QUE LE SEIGNEUR ABBÉ (de Saint-Victor de Marseille) A JURIDICTION SUR LA MER : Arrêt de la Cour du Parlement, le 3 mars 1617, par lequel fut adjugé à Monseigneur l’abbé de St Victor, deux tiers des faculles sauvées. Desquelles, Messire Jacques de Guin, prieur et Sieur de Lescale, vicaire et procureur général de Révérendissime et Illustrissime Messire Robert de Franchipani (Frangipani, corr. HR), abbé de Saint Victor, Seigneur temporel et spirituel de Six-Fours (qui, à l’époque incluait les territoires des futures communes de La Seyne et de Saint-Mandrier), en vertu duquel arrêt, ledit Sieur de Guin, concéda quittance auxdits Nègre et Vicard, lesquelles, le 12 du mois de mars; reçue par Maître Lieutaud, notaire dudit Six-Fours, et le même jour, Esprit Martinenq et Pierre Curet , rentiers des droits seigneuriaux, et Maître Balthazard Decugis, baille auraient reçu, dudit Messire de Guin, leurs portions compétentes des adjudications rapportées par ledit Seigneur abbé. apert d’autre quittance reçue par le même notaire, le susdit jour, 12 mars 1617 (Jean Denans, 1713).

1712 – 3 mars : SANARYEN MORT EN MER – nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer, le nom de PICHON Michel. 

1766 – 3 mars : SANARYEN MORT EN MER — nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer, le nom de PICHON Michel.

1766 – 3 mars : COLÈRE DES PARLEMENTAIRES – Louis XV rappelle au parlement qu’il est maître du pouvoir législatif, ce qui provoque la colère des parlementaires.

1770 – 3 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  L’Afferagi (registre des archives De la Major). L’Afférage – bastide, quartier des Caillots (1872). Mention précédente : en 1732, La Férage (registre Des archives De la Major).

1789 – 3 mars : LE GOUVERNEMENT TENTE DE FREINER LES IMPORTATIONS ÉTRANGÈRES DE TEXTILES – Afin de freiner les importations étrangères de textiles, un arrêt du Conseil d’État du roi ordonne que les toiles de coton blanches, ainsi que les mousselines fabriquées dans la province d’Alsace puissent être introduites dans les provinces des Cinq Fermes. Mais l’Alsace — province dite étrangère, communiquant librement avec l’étranger — devra s’acquitter d’une taxe de 27 livres par quintal de coton et de 4 livres par quintal de mousseline (Agenda du Bicentenaire : MARDI 3 MARS).

1793 – 3 mars : SITUATION MILITAIRE DE LA PLACE DE TOULON AVANT LE SIEGE MIS PAR LES TROUPES DE LA RÉPUBLIQUE (mars 1793) ; L’ARMEMENT DU FRONT OUEST (ouvrages côtiers seulement).

(carte de la rade de Toulon portant les principales batteries défendant l’espace qui va être bientôt celui des alliés de la révolte royaliste. Montage H. Ribot dans « Les soldats de l’An II, l’Aurore de la République », 2021).

Voici quel était, quelques mois avant le commencement des opérations qui devaient aboutir à la reprise de Toulon, l’armement des batteries et des forts permanents se trouvant à l’occident de la place forte ; la plupart de ces ouvrages étant situés sur le territoire de la commune de La Seyne. La situation que nous donnons ci-après est celle qui existe à la date du 3 mars 1793.

Commune de La Seyne :

— Ouvrage de l’Eguillette (matériel de côte) : 10 canons en fer de 36 et 7.350 livres de poudre ;

— Ouvrage de Balaguier (mat. de cote) : 5 canons en fer de 36, 2 de 12 ; 2 mortiers en fer de 12 ; 19.800 livres de poudre ;

— Ouvrage de la Caraque (mat. de côte) : 7 canons en fer de 36 et 5.700 livres de poudre ;

— Batterie du Puits (mat. de côte) : 7 canons en fer de 36 et 1.000 livres de poudre ;

— Batterie de Mord’huy (mat. de côte) : 4 canons en fer de 24 ; 400 livres de poudre ;

— Batterie de La Coudoulière (mat. de côte) : 2 canons de 36 ; 292 livres de poudre ;

— Ouvrage de Saint-Elme : 11 canons de 36 (en fer), 2 de 8 ; 1 mortier en fer de 12 ; 1.482 livres de poudre ;

— Batterie de Fabrégas (mat. côte) : 3 canons en fer de 24 et 500 livres de poudre ;

— Batterie du Bau-Rouge (mat. côte) : 3 canons en fer de 24 et 500 livres de poudre ;
Commune de Slx-Fours :

— Batterie Saint-Pierre-des-Embiez : canons en fer de 36 ;

— Batterie du Grand-Rayollet (mat. côte) : 4 canons de 24; 838 livres de poudre ;

— Fortin du Cap Nègre (mat. côte) : 1 canon de 36, 3 de 24 ; 945 livres de poudre ;
Commune de Saint-Nazaire (Sanary) :

— Batterie de Portissol (mat. côte) : 4 canons en fer de 18 ; 640 livres de poudre ;

— Fortin de la Cride (mat. côte) : 4 canons de 24 ; 774 livres de poudre (ce fortin fut établi à une époque de peu antérieure à 1695, époque où il fut armé en mortiers, canons et poudre sous les ordres du maréchal de Tourville).
Commune de Toulon :

-La redoute de Malbousquet (commune de Toulon) n’est pas armée à la date du 3 mars 1793, ni le fort et la redoute de Saint-Antoine; en juillet 1793, à la veille même du siège, des ouvriers des localités des environs de Toulon travaillent au fort de Malbousquet.

-D’autre part, la citadelle de la Grosse-Tour, le fort Lamalgue et la batterie de la Croupe-Lamalgue (tous en commune de Toulon) qui sont vis-à-vis de nos ouvrages de l’Eguillette, de Balaguier et de la Caraque (Saint-Mandrier) possèdent l’armement suivant :

— Grosse-Tour : 3 canons en fer de 36, 19 de 24, 6 de 6, 4 mortiers en fonte de 12 ; 25.597 livres de poudre ;

— Fort Lamalgue : 3 canons en fonte de 24, 2 de 8 ; 36 canons en fer de 24, 23 de 18, 23 de 12, 21 de 8 et 12 de 6 ; approvisionnement en poudre : 41.000 livres ;

— Batterie de la Croupe-Lamalgue : 9 canons en fer de 36, 2 mortiers en fer de 12 ; la poudre est stockée à la Grosse-Tour (D’après Louis Baudoin, 1965, p. 336-338).
Toulon passait à l’époque pour un des camps retranchés les plus redoutables du monde. Le général Du Theil assurait que la ville était imprenable. Les montagnes qui encerclent la ville étaient déjà couvertes de forts et l’accès des rades défendu par de puissantes fortifications. Les coalisés Anglais, Espagnols, Piémontais, Napolitains, établirent des ouvrages de campagne qui commandèrent tous les passages. Ils construisirent trois redoutes particulièrement puissantes.

-A l’est la redoute du Cap Brun qui, de la côte 103, commandait une partie de la grande rade, et tous les atterrages, de la pointe Sainte-Marguerite au fort Saint-Louis.

-A l’ouest, derrière la Rivière-Neuve, la redoute de Malbousquet qu’ils armèrent de seize canons de gros calibre.

-Enfin au sud, la redoute Mulgrave, appelée par les Français la Grande-Redoute, qui commandait des hauteurs du petit massif du mont Caire à La Seyne, l’entrée de la petite rade et une partie du plan d’eau de mouillage des escadres.

La ville elle-même était ceinturée de dix bastions. Quand je dis dix bastions, c’est le résultat d’un compte personnel, les murailles ne présentaient en réalité face à la terre que sept bastions, les autres étant tournés vers la mer, mais j’ai pensé que le cercle de forts et de redoutes qui entouraient la ville valaient bien les trois bastions nécessaires à mon calcul. Si en cette fin du XVIIIe siècle, la tactique en rase campagne avait évolué avec l’arrivée sur les champs de bataille des masses républicaines, l’attaque des places fortes était restée tributaire des règles anciennes, et les préceptes de Vauban avaient toujours valeur d’exemple. Le traité de la défense des places du maréchal de Vauban, réédité en l’an III, fixe la garnison et le nombre de bouches à feu nécessaires à la défense d’une place d’après le nombre de bastions dont cette place est ceinturée. Ayant admis que Toulon était ceinturée de 10 bastions, la garnison devait compter au moins 6 000 hommes, le nombre de bouches à feu devait comprendre 100 canons, dont 50 de gros calibre, avec 54 mortiers. Conditions plus que satisfaites au moment du siège de Toulon, les coalisés disposant d’environ 20 000 hommes, et le nombre de leurs canons étant dix fois supérieur à celui fixé par Vauban. Pour l’attaque de la même place un siège en règle susceptible d’évoluer favorablement en 60 jours nécessitait une armée de sept à dix fois supérieure à la garnison assiégée. Toulon étant tenue par 20 000 hommes, c’est 140 000 hommes que les Républicains, d’après Vauban, auraient dû mettre en ligne. Quant aux bouches à feu, toujours d’après Vauban, les Républicains auraient dû mettre en batterie 194 canons de siège (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 8).

Au 3 mars 1793, la batterie du Grand-Rayolet comptait 4 canons de 24, celle du Cap Nègre, 1 canon de 36 et 3 de 24, celle de Portissol, 4 canons de 18, et celle de la Cride, 4 canons de 24. Tous ces canons étaient en fer (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon ; Krebs et Moris, Campagnes dans les Alpes pendant la Révolution, p. CXXXVI).

1794 – 3 mars : CHAQUE SOLDAT DOIT RESTER RIGOUREUSEMENT A SON POSTE – Par une pétition, Jean-Félix Recours, cultivateur du canton de Sanary-Beauport, exposa que « ses sentiments « invariables du plus pur républicanisme le firent voler des « premiers au secours de ses frères d’armes contre l’infâme et « rebelle ville du cy-devant Toulon d’après l’invitation qui fut « faite à tous ses concitoyens par la Société populaire de notre « commune ». Ensuite il déclara ne pas « vouloir venter son « courage et sa valeur qu’il a montré devant cette abominable « ville, n’ayant fait que son devoir pour s’être aidé à chasser « nos ennemis du sol de la liberté ». Il demandait à regagner ses foyers, étant « hors de la réquisition de dix-huit à vingt-cinq ans » puisqu’il était âgé de trente-deux ans et était obligé de subvenir aux besoins de son père infirme et ayant soixante-dix ans et de sa sœur estropiée. La municipalité et le comité de surveillance de Sanary déclarèrent qu’il n’y avait pas lieu à délibérer, malgré la sincérité des motifs invoqués, de conformité à l’arrêté du Comité de Salut public du 13 ventôse précédent (3 mars 1794), chaque soldat devant rester rigoureusement à son poste (Archives de Sanary, G).
Cette solution était véritablement injuste. L’horizon était encore sombre, mais une décision de faveur eût produit une excellente impression dans un cas particulier (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon.).

1795 – 3 mars (13 ventôse) : LE DISTRICT DE TOULON EST RÉTABLI AINSI QUE L’ADMINISTRATION QUI ÉTAIT RATTACHÉE AU DISTRICT DU BEAUSSET. Les communes de la Garde et de La Valette qui en avaient été distraites y seront à nouveau réunies. La commission du district tiendra ses séances dans le local du ci-devant évêché (Castellan E., 1937, p. 228). Le 13 ventôse, le représentant du peuple Mariette, envoyé en mission à Toulon, avait pris un arrêté transférant du Beausset à Toulon le tribunal ainsi que le siège de l’administration du district. Le Beausset était, à juste titre, considéré par lui comme trop jacobin. A la même date (13 ventôse-3 mars) Mariette prend un autre arrêté transférant le tribunal du district de Toulon, siégeant au Beausset, à Toulon. Les membres composant ce tribunal sont renouvelés en totalité. C’est donc le retour à Toulon d’une des principales administrations du département (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française). Nota : Mariette Jacques Christophe Luc, né à Caen le 18 octobre 1760, mort à Paris le 7 janvier 1821 – Avocat, législateur, magistrat – Elu à la Convention – modéré – vote pour la détention puis le bannissement du roi. Reste muet jusqu’au 9 thermidor – Envoyé en mission dans le midi, s’attire de la part des républicains de la région de vives attaques pour son attitude absolument provocatrice. Secrétaire à la Convention – Entre aux Cinq Cents -Juge au tribunal d’appel de Rouen en l’an VIII – Prévôt des douanes à Anvers (1811). Commissaire de police à Paris – Destitué en 1815, vit désormais dans la retraite

1799 – 3 mars : Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – « Dimanche 26ème jour du mois de Ramadan 1213). Arrivée des mameluks mentionnés. Ils étaient 18 avec, en plus, 4 kâshif. Ils étaient montés sur des ânes, ils avaient gardé leurs armes ; une centaine de soldats français les encadraient, tambours en tête. Des gens sortirent pour les voir passer.

Parvenus à la périphérie du Caire — là où se trouve la mosquée al-Zâhir — l’aghâ et Barthélemy sortirent avec leurs troupes pour les accueillir, tambours battant et étendards déployés. Ils défilèrent avec eux jusqu’à l’Azbakiyya, en empruntant la nouvelle route. Ils entrèrent avec eux chez le qâ’im maqâm. Là, les mamlûks remirent leurs armes et furent laissés en liberté. Ils purent ainsi retourner chez eux dans leurs demeures.

Il y avait parmi eux le kâshif, compagnon de ‘Uthmân Bey al-Ashqar, et un autre appelé Hasan, kâshif d’al-Duaydâr et deux autres Yûsuf, kâshif al-Rûmî et Ismâ’îl, compagnons du kâshif Ahmad ci-dessus mentionné.

Ils ont rapporté qu’ils résidaient dans la forteresse d’al-‘Arîsh avec environ 1 000 soldats maghrébins ou albanais [chiffre confirmé par le journal de Doguereau qui parle de 500 Albanais et de 500 Maghrébins], quand arrivèrent les Français de l’avant-garde dans les derniers jours de Sha’bân. Assiégés par eux, ils ripostèrent comme ils purent. Après quelques jours, arriva le général [Bonaparte] avec toute l’armée. Le siège se fit plus pressant. Un message fut envoyé à Gaza pour obtenir de l’aide. Sept cents hommes leur furent envoyés, avec, à leur tête, Qâsim Bey, intendant (amîn) des deux ports. Ne pouvant atteindre la citadelle, car les Français l’encerclaient de toutes parts, ils se contentèrent de s’en approcher de leur mieux. Mais les Français les surprirent de nuit et Qâsim Bey et quelques autres avec lui moururent martyrs de la guerre sainte. Le reste fut mis en déroute.

Les gens de la citadelle continuèrent à se défendre et à attaquer jusqu’à épuisement des munitions et des provisions. Alors ils demandèrent la paix, qui leur fut accordée. Les Français les firent sortir de la forteresse. Le siège avait duré 14 jours [en fait 7 jours]. Une fois sous la garantie des Français, les mamlûks furent renvoyés au Caire, munis d’un sauf-conduit. Ils se dirigèrent donc vers le Caire avec leurs propres armes. Les Français les laissèrent libres, ils les visitaient, les comblaient d’égards et d’honneurs ; ils leur montraient leurs ateliers et tout ce qu’ils faisaient.

Quant aux soldats qui étaient avec eux à la forteresse, certains furent incorporés chez eux et reçurent solde et subsistance ; ceux qui refusaient étaient désarmés et renvoyés.

Ce même jour, les Français se sont mis en marche vers Gaza.

Ce jour, salves de canons comme convenu, dans l’après-midi. Les coups étaient tirés à la Citadelle et à l’Azbakiyya. Les chrétiens manifestaient leur joie et leur satisfaction dans les souqs et dans les maisons ; ils faisaient des banquets dans leurs demeures, changeaient de vêtements et de turbans, organisaient des réunions pour fêter l’événement. ils s’enfonçaient encore plus dans la turpitude et l’insolence.

1800 – 3 mars : BONAPARTE CLOT LA LISTE DES ÉMIGRÉS.

1817 – 3 mars : FIN DE LA TRISTE AFFAIRE DU RADEAU DE LA « MÉDUSE » – Le commandant de la « Méduse », M. de Chaumaray, est condamné à trois ans de prison pour avoir abandonné sa frégate, ses passagers et son équipage (Le Figaro). Lors du naufrage, les voyageurs ont été répartis entre diverses embarcations et ont été sauvés. Mais le radeau a été construit à la hâte et a immédiatement pris l’eau car en plus il était surchargé. On y avait embarqué les soldats rescapés des guerres révolutionnaires plus quelques marins. Et même le petit mousse qui n’a pas été mangé, mais est mort de faiblesse. Les soldats ivres se battaient pour avoir accès aux barriques et il y eut des scènes horribles de cannibalisme et de tueries. Il restait très peu de survivants.

1834 – 3 mars : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE – Ollioules héberge le 3ème régiment de chasseurs appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique : 200 hommes et le train des équipages soit 25 hommes (Castellan E., 1937, p. 295).

1885 – 3 mars : LA LÉGION EN CHINE – La situation de Tuyen Quan est désespérée, lorsque le 28, arrive une nouvelle qui redonne du courage aux assiégés. Une colonne de secours approche et se fait même annoncer le 2 mars par des tirs de canons du côté de Hoa Muc (cf. ma dernière notice relative au 2 mars). Le 3 mars 1885, la colonne de secours Giovaninelli, en tête de laquelle marchent deux autres compagnies du 1er Bataillon de la Légion étrangère, entre dans Tuyen Quan. Ce haut fait d’armes est payé par la mort de trente-deux hommes et cent vingt six blessés. Le lieutenant colonel Marc Dominé terminera bientôt sa carrière de légionnaire comme général (Gérard Garier).

1871 – 3 mars : DÉBUT DE LA COMMUNE DE PARIS avec la création d’un Comité exécutif provisoire de la Garde Nationale.

1875 – 3 mars : CARMEN – Les Parisiens assistent à la première représentation de Carmen, un opéra de Georges Bizet, d’après une nouvelle éponyme de Prosper Mérimée, mort cinq ans plus tôt à 67 ans.

1887 – 3 mars : ÉCOLES COMMUNALES DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER – Les locaux de M. Giraud Joseph et des Hoirs Giraud offrant tous les avantages désirables afin d’y installer les écoles jusqu’à la mise à exécution du projet du nouveau groupe scolaire. Le conseil approuve l’achat du mobilier pour les écoles de garçons et de filles. La location des deux locaux s’élevait à 150 F et 80 F. Ces locaux seront jugés déplorables en mars 1889 : défaut d’espace, insuffisance de cubes d’air respirable, humidité permanente, chaleur torride en été, froid glacial en hiver, par suite du peu d’élévation des plafonds (Gisèle Argensse, 1989, p. 76 et 166).

1893 – 3 mars : MARIUS MICHEL PROPOSE DE PRENDRE À SA CHARGE LES TRAVAUX DE L’ÉGLISE DE LA SEYNE (voir ci-dessus le dessin de G. Delattre représentant la façade après l’achèvement des travaux financés par Michel Pacha) – des travaux étant encore nécessaires à l’église Notre-Dame de Bon-Voyage de La Seyne, Marius Michel, dit Michel Pacha, qui réside au quartier de Tamaris, propose de les prendre à sa charge, et construit la façade actuelle (adjudication du 15 juin 1892, réception des travaux le 3 mars 1893, suivant les plans de l’architecte Paul Page, comme pour l’église de Sanary) (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002 ; Cahier du patrimoine ouest varois n°14, dir. H. Ribot).

1894 – 3 mars : DÉMONSTRATION DE FORCE CONTRE LE SIAM – A la suite des difficultés survenues avec le gouvernement du Siam, le gouvernement français décida d’appuyer nos négociateurs, alors à Bangkok, par une démonstration navale dont furent chargés L’Inconstant et la Comète, commandée par Dartige du Fournet, qui forcèrent le 12 juillet 1893 les passes de la Meinam défendues par deux forts, sept navires de guerre et un barrage de mines. Le tir précis des deux bâtiments français brisa tous les obstacles et ils vinrent mouiller devant Bangkok face à la Légation de France. Cette énergique démonstration, au cours de laquelle Bory, qui commandait l’Inconstant, fit la preuve de son audace et de son habileté, provoqua la signature du traité du 3 mars 1894 (Gérard Garier)).

1900 – 3 mars : Docteur Raphaël BOYER – Issu de vieilles familles sanaryennes aussi bien du côté paternel que maternel, il était le bon médecin de campagne, toujours prêt à aider ses concitoyens. Il n’hésitait pas à partir sur les chemins, de jour comme de nuit, pour soulager les souffrances. Il soignait toutes les personnes, même les plus déshéritées à qui il prodiguait conseils et soins. Son dévouement était sans limites. Il avait eu le chagrin de perdre sa fille Georgette à peine âgée de 23 ans. Chevalier de la légion d’honneur, il fut conseiller municipal pendant de longues années. A ce titre, le 3 mars 1900, il sera membre de la commission d’étude des travaux d’aménagement de l’Hôtel de la Tour. Aujourd’hui, une rue de Sanary porte son nom (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer, dir. H. Ribot). Rappel :  RICHELME, alors nouveau propriétaire de l’Hôtel de La Tour, avait demandé à prolonger son immeuble. Un arrêté du 3 mars 1900 lui en donna l’autorisation. Cet agrandissement fut fait sur la partie restée libre côté mer et sur lequel donnait la grande fenêtre de la tour qui fut ainsi définitivement murée. on a d’ailleurs supprimé les barrières de bois des deux squares de la tour sous le prétexte que ces barrières gênaient la circulation. Le square côté mer, une fois construit, il demandera encore la construction d’un hangar fermé sur l’emplacement du square qui donne sur la cour de la tour, et donne accès à la porte de celle-ci. Il propose que ce hangar revienne à la commune après 10 ans. Il n’arrête plus ses prétentions et demandera encore l’exhaussement de son immeuble en se servant comme appui du mur de la tour. La municipalité est partagée sur son avis. On fait appel à une commission de travaux composée de Monsieur DUBOIS, ingénieur, et du docteur BOYER. Elle donnera un avis mitigé. Un seul conseiller municipal, Victor BRUN, s’oppose à ce projet, déclarant qu’il faut acheter et démolir les maisons déjà construites et non en autoriser de nouvelles. On ne doit pas enfermer la tour dit-il, car il faut la conserver et la montrer aux générations nouvelles. Il n’a pas été entendu ! Le Conseil municipal estimant que la commune n’est pas suffisamment riche pour dédaigner les taxes dues par le constructeur de l’hôtel, et s’appuyant sur le fait que la tour n’est pas classée, acceptera la demande de RICHELME. Celui-ci paiera 30 francs pour la location annuelle de la cour et 82 francs 50 centimes pour les droits d’appuyage ! C’était vraiment peu payer l’aliénation d’une propriété publique! Un dernier agrandissement sera réalisé en 1929, par un nouveau propriétaire, CHABANNE, qui démolissant la maison Bertranon, qui fait l’angle du pâté de maisons, côté avenue Maréchal Galliéni, et ancienne petite maison ayant appartenu au Comte de Vintimille, vendue comme bien national, formera ce que nous connaissons aujourd’hui comme immeuble de l’Hôtel de la Tour. La tour qui a si souvent servi de prison, est à son tour prisonnière. Un seul accès reste à la commune.

1911 – 3 mars :

(Saint-Mandrier, le fort de Cépet, coll. H. Ribot)

1. RÉGULIEREMENT DES ARTILLEURS VENAIENT S’ENTRAINER DANS LES BATTERIES DE SAINT-MANDRIER. En mars 1911, des élèves officiers de l’école d’artillerie de Fontainebleau viennent à la batterie de la Carraque, après avoir fait une halte au Café Saint-Georges pour se désaltérer. Lorsqu’on ne voyait pas les artilleurs, dont les 9e et 10e batteries d’artillerie coloniale étaient cantonnées au Lazaret, on les entendait. Les tirs étaient très fréquents et chaque fois la population était avisée. Ainsi le 3 mars 1911, elle pouvait lire dans le Petit Var : «Tirs d’épreuve (batterie du 19 d’exercice) à la Coudoulière» (Gisèle Argensse, 1989; p. 136).

2. FONDATION DE LA « MAIN NOIRE » – Un groupe de nationalistes serbes fondent, le 3 mars 1911, dans un appartement de Belgrade, l’organisation secrète : Ujedinjenje ili smrt ! (« L’Union ou la mort ! »), plus communément connue sous le nom de « Main noire ». Assez comparable aux organisations djihadistes du XXIe siècle, la « Main noire » compte très vite quelques milliers de membres et ouvre des camps d’entraînement en vue d’attentats et d’opérations clandestines.

1917 – 3 mars : INTERDICTION D’ACCOSTER PRÈS DE LA CLÔTURE DU CENTRE D’AVIATION DE SAINT-MANDRIER – L’interdiction aux embarcations de pêche et plaisance de la presqu’île de Cépet d’accoster et de s’amarrer à moins de 10 m des deux extrémités de la clôture du centre d’aviation, est affichée dans la localité (Gisèle Argensse, 1989, p. 166).

1918 – 3 mars : PAIX DE BREST-LITOVSK – Le 3 mars 1918, à Brest-Litovsk, en Biélorussie, les bolcheviques russes signent la paix avec les Allemands et leurs alliés. Ils se retirent de la Grande Guerre, laissant choir la France et l’Angleterre qui s’étaient engagées aux côtés du tsar. Les Allemands en profitent pour préparer une offensive de la dernière chance sur le front français.

1924 – 3 mars : LA TURQUIE DEVIENT UN ÉTAT LAÏC – Le 3 mars 1924, les députés turcs votent l’abolition du califat. La Turquie devient le premier État officiellement laïc du monde musulman.

1925 – 3 mars : MORT DE CLÉMENT ADER, ingénieur et pionnier de l’aviation. Le 9 octobre 1890, dans le parc d’un château proche de Paris, Clément Ader (49 ans) s’était élevé au-dessus du sol à bord d’un engin à moteur et à hélice. Dénommé Éole, cet engin en forme de chauve-souris permet à l’inventeur français d’accomplir un bond de 50 mètres… À quelques dizaines de centimètres de hauteur. La performance semble modeste mais c’est la première fois qu’un homme réussit à s’envoler à bord d’une machine plus lourde que l’air et non d’un aérostat (ballon).

1933 – 3 mars :

1. KING KONG : première cinématographique à Hollywood de « King Kong » de E.B Schoedsack.

2. la Société des Amis du Vieux Toulon s’installe dans les anciens locaux du Couvent des Minimes, sur le cours La Fayette.

1940 – 3 mars : VIN CHAUD DU SOLDAT – « L’œuvre du vin chaud du soldat » organise une journée nationale. La distribution gratuite à nos trouffions est assurée grâce à la vente d’un timbre. Lancée par le ministère de l’Agriculture à la demande des viticulteurs du Midi, cette journée connaît un franc succès à l’arrière… et dans les troupes.

1943 – 3 mars : L’EPOUVANTAIL DU BOLCHEVISME (affiche collée dans les rues des villes françaises) – Le 3 mars, évoquant un avenir qui lui paraît sombre après la défaite de Stalingrad, et utilisant la ficelle du terrorisme, le Colonel de La Rocque, fondateur des Croix de Feu, écrit dans le “Petit Journal” : “Tel qui assimile le succès final de sa cause au succès final du bolchevisme prépare l’installation de son coffre-fort dans une caverne de brigands…” Faisant écho au colonel de La Rocque qui s’exclame dans le même article :”Les armées rouges (NDLR : au lieu de soviétiques) envahissant l’Europe centrale pousseraient devant elles une vague empoisonnée d’insurrection et d’anarchie”, le vice-président des Etats-Unis (Henri Ribot, Ephémérides),

1944 – 3 mars : YVES MONTAND – Débuts à l’ABC de Paris d’un jeune chanteur, Ivo Livi, plus connu sous le nom de Yves Montand.

1945 – 3 mars :

1. LA SEYNE DECLARÉE SINISTRÉE – La commune de La Seyne dont Saint-Mandrier a été déclarée sinistrée par arrêté ministériel de classement en date du 3 mars 1945. Parmi les quartiers fortement sinistrés de La Seyne, celui de Saint-Mandrier figurait pour une part importante en raison des bombardements intensifs occasionnés par les installations militaires sur la presqu’île… -« Que pour Saint-Mandrier seulement, le nombre des immeubles sinistrés par faits de guerre relevés par le service du M.R.M. est de l’ordre de 300, non compris les dommages subis par les installations militaires et par les terrains agricoles. -« Que le nombre total des immeubles civils de Saint-Mandrier étant de 380, le pourcentage serait de l’ordre de 300/380 = 70,9% ». En conclusion, Monsieur le Maire fait ressortir que la commune de Saint-Mandrier doit être déclarée commune sinistrée et comme telle se voir appliquer les dispositions spéciales relatives aux zones de salaire, indemnités de résidence, prestations familiales et taxes… En 1950, il subsistait toujours 78 immeubles sinistrés non réparés dont 31 totalement détruits (Gisèle Argensse, 2000, p. 28-29).

2. 3-4 mars : le « Béarn » quitte Norfolk pour New- York, et embarquement d’avions et de matériel aéronautique (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

(le château de la Millière – propriété Roethlisberger à Sanary)

3. André Roethlisberger (DOMAINE DE LA MILLIERES, SANARY) Président d’honneur du Syndicat des vins de Bandol – L’application des conditions du Décret de 1941 (AOC Vins de Bandol) par les vignerons nécessitait de leur part une discipline rigoureuse, librement acceptée. Tout d’abord la reconversion de l’encépagement avec le mourvèdre, le cépage roi de l’appellation. André Roethlisberger va suivre cette évolution en prodiguant des conseils sur la vinification, la dégustation dont il est un maître incontesté, et qui lui vaudra d’être le Président de la Commission de Contrôle et de dégustation. Le 3 mars 1945, les vignerons lui confèrent le titre de Président d’honneur du Syndicat, sa modestie refusant le titre de Président actif. » (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer, dir. H. Ribot).

1946 – 3 mars : GRAVE ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN « ORPHÉE » de 630 t – L’explosion de la batterie fait 2 morts, 8 blessés.

1962 – 3 mars : MORT DU ROMANCIER ET POÈTE PIERRE BENOIT, auteur de

« L’Atlantide », chez Albin Michel, 1920.

« Le puits de Jacob », Albin Michel, 1925.

« Koenigsmark“, chez Albin Michel, 1934.

1962 – 3 mars : PANNE D’ESSENCE D’UN HÉLICO DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – « En panne d’essence, un hélicoptère de la B.A.N. de Saint-Mandrier a atterri… sur le stade du Lavandou ». En fait, l’appareil « à sec » ne s’est pas posé précisément sur le stade en question où quelques enfants s’adonnaient aux joies du football, mais tout à côté. «…Le pilote avait auparavant signalé cet incident de vol par radio. Deux autres hélicoptères sont donc arrivés peu après et l’un d’eux est reparti pour aller chercher un mécanicien » (République du samedi 3 mars 1962).

1962 – 3 et 10 mars : LES DERNIERS JOURS DE POMPÉI – Au Ciné-central de Saint-Mandrier, un film en cinémascope et en couleurs italo – catastrophe – tremblement de terro – volcano et toutiquanto : « Les derniers jours de Pompéi », réalisé par Mario Bonnard plus connu sous le patronyme de Sergio Leone. Par ailleurs, André Armando, propriétaire du ciné local depuis un quart de siècle, a programmé pour le samedi 10 et le dimanche 11 mars « L’auberge rouge», un film de Claude Autant Lara de 1951, avec Fernandel dans le rôle d’un moine. Le scénario original de ce film à succès est signé Jean Aurenche qui mourra à Bandol, en 1992, à l’âge de 89 ans (Ken Nicolas, vol. 2, p. 113).

1974 – 3 mars : catastrophe aérienne d’Ermenonville, la plus grave jamais survenue en France: 346 morts. Un DC610 de la compagnie Turkish Airlines s’écrase dans la forêt d’Ermenonville près de Paris.

1982 – 3 mars : décès de Georges Perec, écrivain français né le 7 mars 1936. « Les choses » en 1965 – « Un homme qui dort » en 1967 – « La disparition » en 1969 – « Les revenantes » en 1972 – « La vie mode d’emploi » en 1978 – « Tentative d’épuisement d’un lieu parisien » en 1982..

1983 – 3 mars : mort de Georges Rémi, dit Hergé, « père » de Tintin, à Woluwe-Saint-Lambert, auteur des Aventures de Tintin, désignée aujourd’hui comme l’une des bandes dessinées européennes les plus populaires du XX e siècle. Georges Rémi laisse derrière lui une œuvre qui marquera à jamais le monde de la bande dessinée grâce à un petit reporter prénommé Tintin… A près de 90 ans, Tintin a définitivement conquis sa place parmi les grands de la littérature internationale. En effet, les albums du petit reporter et de son fidèle compagnon, Milou restent des best-sellers dans le monde entier. Depuis sa naissance en 1929, les ventes ont atteint plus de 230 millions d’albums, en plus de 80 langues. En France, une famille sur deux possède au moins un album des Aventures de Tintin, ce qui en fait la référence de la bande dessinée.

1996 – 3 mars : INAUGURATION DES NOUVEAUX BÂTIMENTS DE L’HÔPITAL CHALUCET, A TOULON (Site Internet du Centre Hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer).

1994 – 3 mars :

1. ACCIDENT DU SOUS-MARIN AMÉTHYSTE (SNA TYPE AMÉTHYSTE/ RUBIS) – Au large du Cap Ferrat, le sous-marin heurte le fond accidentellement lors d’une plongée d’entraînement et doit regagner sa base (coque avariée).

2. AFFAIRE YANN PIAT – Le 3 mars dans la soirée, au terme de quarante-huit heures de garde-à-vue, conformément à l’article 80-1 du Code Pénal, le juge Thierry Rolland place les deux hommes sous mandat de dépôt après les avoir mis en examen pour « complicité d’assassinat ». Une qualification pénale qui en surprend plus d’un, Pericolo et Labadie étant alors présentés comme les assassins présumés de Yann Piat. Dès lors, la logique juridique aurait voulu qu’ils soient poursuivis pour « assassinat ». En fait, les enquêteurs ne sont pas satisfaits. Ils ont déjà refait une dizaine de fois l’itinéraire entre Les Almadies, le bar de La Valette, où Pericolo travaillait ce soir du 25 février et où Labadie était venu le rejoindre vers 20 h, et la route du Mont-des-Oiseaux. Là où la Clio, conduite par Georges Arnaud, avec à son bord Yann Piat, allait être accostée par le duo à moto autour de 20h05. Le temps de la course-poursuite, de la fusillade à 20h08 précises, d’une chute à moto des deux tueurs dans un virage, pour ensuite croiser, à 20hl5 précises, le témoin qui les a identifiés et enfin laisser la moto accidentée sur la commune de La Garde après être tombée en panne devant une agence immobilière, dépasse déjà largement le trou constaté dans leur emploi du temps. Pour les hommes du commissaire Pasotti, les choses sont très vite claires : Pericolo et Labadie ne sont pas les deux tueurs à moto. En revanche, comme ils évoluaient dans la même faune du « mitan » local, ils ne peuvent pas ne pas avoir été au courant de l’opération et cachent, à n’en pas douter, des éléments essentiels à la poursuite de l’enquête. Les policiers décident alors d’utiliser la bonne vieille technique de la chèvre (Alain Carion, Opération Mains sales, 1994).

1996 – 3 mars :

1. MORT DE LA ROMANCIERE MARGUERITE DURAS, auteur, entre autres, de « Moderato cantabile », Les Editions de Minuit, 1958, rééd. 10/18 1962, 180 p. ; « L’amant », Les Editions de Minuit, 1984, 150 p.)

2. MORT DE L’ÉCRIVAIN LEO MALET qui créa, en 1942, le personnage de Nestor Burma que le « Dictionnaire des littératures policières » considère comme le premier détective privé de la littérature policière française. Léo Malet est connu pour ses différents pseudonymes : Frank Harding, Léo Latimer, Lionel Doucet, Jean de Selneuves, Noël Letam, Omer Refreger, Louis Refreger, John-Silver Lee.

2000 – 3 mars : Fin des Guignols de l’info après 12 ans de télévision.

2005 – 3 mars : Le procès d’un réseau pédophile impliquant 66 personnes s’ouvre à Angers. Les victimes, âgées de 6 mois à 12 ans, étaient prostituées pour des colis alimentaires ou des cigarettes.

2015 – 3 mars :

-ARCHÉOLOGIE DE LA PLAINE DE LA CRAU D’ARLES – Salle Marie Mauron (Sanary) à partir de 14h 30, nous accueillions Gaétan Congès qui nous présentait les recherches qu’il a conduites dans la plaine de la Crau d’Arles avec Jean-Pierre Brun et Otello Badan, recherches permettant de poser le problème de la transhumance après la découverte de plusieurs dizaines de bergeries d’époque romaine dans cette terre inhospitalière l’été.

-Jean Tiberi est définitivement condamné pour l’affaire des faux électeurs à Paris.

2017 – 3 mars :

1. LE MOT DU JOUR était DE MICHEL ONFRAY : « Nous avons des bougies, des peluches, des « je suis Charlie », des poèmes et des chansons. Eux, des kalachnikovs et des couteaux » (Marianne, n° 1034, du 20 au 26 janvier 2017).

2. décès de Raymond Kopa, légende du football des années 1950.

2022 – 3 mars : RUSSIE – UKRAINE : Des responsables ukrainiens ont confirmé, dans la nuit de mercredi 2 à jeudi 3 mars, la présence de l’armée russe à Kherson, grande ville du sud du pays que Moscou a annoncé avoir capturée dans la matinée après des combats acharnés. Il s’agit de la plus grande ville capturée par les forces russes depuis le début de l’invasion il y a sept jours. Un million de réfugiés ont fui l’Ukraine à destination des pays voisins depuis le début de l’invasion russe il y a une semaine, a affirmé jeudi le haut-commissaire des Nations unies aux réfugiés, Filippo Grandi.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 216e livraison :

(chapelle de Notre-Dame de Pitié au début du XXe siècle alors que la colline est encore vierge de constructios – Collection H. Ribot)

CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIE : située au sommet de la colline de Portissol, sa titulaire est la Vierge sous le nom de Note-Damne de Pitié. La fête particulière en est le 8 décembre jour de l’immaculée-Conception. une procession avait lieu aussi le 15 août, jour de l’Assomption. Actuellement, le jour de leur communion solennelle, les communiantes et communiants s’y rendent en procession pour remercier la Vierge. Cette chapelle a été construite en 1560 àl’initiative des habitants de Saint­-Nazaire, mais l’habitude a été prise d’en faire une chapelle privilégiée des pêcheurs. La garde en était confiée à un ermite. le religieux qui l’habitait devait l’entretenir, et sonner la cloche pendant un orage ou un brouillard intense pour permettre aux marins et aux pêcheurs de rentrer au port. Cette chapelle renferme aussi de nombreux ex-voto, et on particulier ceux des gens de mer. (Réf. Delattre G., Saliceti P., 2002 ; Cahier du patrimoine de l’ouest varois n°10, Sanary, H. Ribot dir.)

Selon L. Patania et G. Guillaume (2002), « l’institution de la Confrérie de St-Pierre remonte à 1661, et le registre de St-Pierre, jalousement conservé et défraîchi par les siècles, porte la mention suivante : Pour servir de mémoire à la postérité Dieu soit loué éternellement. », ce n’est donc pas la Confrérie qui a pu élever l’édifice, peut-être des pêcheurs, peut-être aussi l’ensemble de la population de Sanary qui était tout à la fois composée de pêcheurs, d’agriculteurs et de commerçants.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 416e livraison :

(coll. H. Ribot)

1766 – 1778 : Marseille – Hors de la ville, le château Borély construit entre 1766 et 1778 sur les plans de Clérisseau est certainement le plus magnifique échantillon de l’architecture provençale du XVIIIe siècle (Gabrielle Castellari, 1945).

1767 – 22 janvier : Marseille – La Mazette, propriété, com. de Marseille, qr. de Château- Gombert, citée le 22 janvier 1767 (reg. aux arch. de la Major).

1771 – 20 mars – A Marseille, André Briquet est roué vif cours Saint-Louis pour le meurtre de Jean-François Morra. Dans une bastide proche de la Loubière (futur quartier Baille), André Briquet assassine le négociant François Morra pour le voler. Vite arrêté, il sera roué vif le 20 mars (Comité du Vieux Marseille). Chemin de Briquet – commune de Marseille, quartier de Saint-Pierre, ainsi appelé parce que la tête d’un assassin de ce nom avait été exposée au carrefour de ce chemin. Le chemin menant à la bastide portera le nom de chemin de Briquet jusqu’en 1833 où une pétition des riverains le fera rebaptiser rue de Lodi.

1774 : Marseille –  Un décret royal place à la tête de la collégiale de Saint-Victor un chapitre noble dont les membres doivent être provençaux ayant quatre ascendants nobles. À partir de cette date les chanoines portent le titre de « chanoine comte de Saint-Victor ». Une bulle les autorise à ne porter hors du chœur qu’un scapulaire pour tout habit religieux.

1776 : Une ordonnance royale interdit d’inhumer dans les églises, et prévois l’agrandissement et la construction de cimetières.

LA SEYNE-SUR-MER. 116e livraison :

1793 – 3 mars : SITUATION MILITAIRE DE LA PLACE DE TOULON AVANT LE SIÈGE MIS PAR LES TROUPES DE LA RÉPUBLIQUE (mars 1793) ; L’ARMEMENT DU FRONT OUEST (ouvrages côtiers seulement).

(illustration H. Ribot parue dans l’ N° hors série n°1 des Cahiers de l’Ouest varois, en vente à Charlemagne La Seyne, Toulon et Sanary).

Voici quel était, quelques mois avant le commencement des opérations qui devaient aboutir à la reprise de Toulon, l’armement des batteries et des forts permanents se trouvant à l’occident de la place forte ; la plupart de ces ouvrages étant situés sur le territoire de la commune de La Seyne. La situation que nous donnons ci-après est celle qui existe à la date du 3 mars 1793.
Commune de La Seyne :

— Ouvrage de l’Eguillette (matériel de côte) : 10 canons en fer de 36 et 7.350 livres de poudre ;

— Ouvrage de Balaguier (mat. de cote) : 5 canons en fer de 36, 2 de 12 ; 2 mortiers en fer de 12 ; 19.800 livres de poudre (voir sur l’ullstration l’emplacement de la tour) ;

— Ouvrage de la Caraque (mat. de côte) : 7 canons en fer de 36 et 5.700 livres de poudre ;

— Batterie du Puits (mat. de côte) : 7 canons en fer de 36 et 1.000 livres de poudre ;

— Batterie de Mord’huy (mat. de côte) : 4 canons en fer de 24 ; 400 livres de poudre ;

— Batterie de La Coudoulière (mat. de côte) : 2 canons de 36 ; 292 livres de poudre ;

— Ouvrage de Saint-Elme : 11 canons de 36 (en fer), 2 de 8 ; 1 mortier en fer de 12 ; 1.482 livres de poudre ;

— Batterie de Fabrégas (mat. côte) : 3 canons en fer de 24 et 500 livres de poudre ;

— Batterie du Bau-Rouge (mat. côte) : 3 canons en fer de 24 et 500 livres de poudre ;
Commune de Slx-Fours :

— Batterie Saint-Pierre-des-Embiez : canons en fer de 36 ;

— Batterie du Grand-Rayollet (mat. côte) : 4 canons de 24; 838 livres de poudre ;

— Fortin du Cap Nègre (mat. côte) : 1 canon de 36, 3 de 24 ; 945 livres de poudre ;

Commune de Saint-Nazaire (Sanary) :

— Batterie de Portissol (mat. côte) : 4 canons en fer de 18 ; 640 livres de poudre ;

— Fortin de la Cride (mat. côte) : 4 canons de 24 ; 774 livres de poudre (ce fortin fut établi à une époque de peu antérieure à 1695, époque où il fut armé en mortiers, canons et poudre sous les ordres du maréchal de Tourville).
Commune de Toulon :

-La redoute de Malbousquet (commune de Toulon) n’est pas armée à la date du 3 mars 1793, ni le fort et la redoute de Saint-Antoine; en juillet 1793, à la veille même du siège, des ouvriers des localités des environs de Toulon travaillent au fort de Malbousquet.

-D’autre part, la citadelle de la Grosse-Tour, le fort Lamalgue et la batterie de la Croupe-Lamalgue (tous en commune de Toulon) qui sont vis-à-vis de nos ouvrages de l’Eguillette, de Balaguier et de la Caraque (Saint-Mandrier) possèdent l’armement suivant :

— Grosse-Tour : 3 canons en fer de 36, 19 de 24, 6 de 6, 4 mortiers en fonte de 12 ; 25.597 livres de poudre ;

— Fort Lamalgue : 3 canons en fonte de 24, 2 de 8 ; 36 canons en fer de 24, 23 de 18, 23 de 12, 21 de 8 et 12 de 6 ; approvisionnement en poudre : 41.000 livres ;

— Batterie de la Croupe-Lamalgue : 9 canons en fer de 36, 2 mortiers en fer de 12 ; la poudre est stockée à la Grosse-Tour (D’après Louis Baudoin, 1965, p. 336-338).

Toulon passait à l’époque pour un des camps retranchés les plus redoutables du monde. Le général Du Theil assurait que la ville était imprenable. Les montagnes qui encerclent la ville étaient déjà couvertes de forts et l’accès des rades défendu par de puissantes fortifications. Les coalisés Anglais, Espagnols, Piémontais, Napolitains, établirent des ouvrages de campagne qui commandèrent tous les passages. Ils construisirent trois redoutes particulièrement puissantes.

-A l’est la redoute du Cap Brun qui, de la côte 103, commandait une partie de la grande rade, et tous les atterrages, de la pointe Sainte-Marguerite au fort Saint-Louis.

-A l’ouest, derrière la Rivière-Neuve, la redoute de Malbousquet qu’ils armèrent de seize canons de gros calibre.

-Enfin au sud, la redoute Mulgrave, appelée par les Français la Grande-Redoute, qui commandait des hauteurs du petit massif du mont Caire à La Seyne, l’entrée de la petite rade et une partie du plan d’eau de mouillage des escadres.

La ville elle-même était ceinturée de dix bastions. Quand je dis dix bastions, c’est le résultat d’un compte personnel, les murailles ne présentaient en réalité face à la terre que sept bastions, les autres étant tournés vers la mer, mais j’ai pensé que le cercle de forts et de redoutes qui entouraient la ville valaient bien les trois bastions nécessaires à mon calcul. Si en cette fin du XVIIIe siècle, la tactique en rase campagne avait évolué avec l’arrivée sur les champs de bataille des masses républicaines, l’attaque des places fortes était restée tributaire des règles anciennes, et les préceptes de Vauban avaient toujours valeur d’exemple. Le traité de la défense des places du maréchal de Vauban, réédité en l’an III, fixe la garnison et le nombre de bouches à feu nécessaires à la défense d’une place d’après le nombre de bastions dont cette place est ceinturée. Ayant admis que Toulon était ceinturée de 10 bastions, la garnison devait compter au moins 6 000 hommes, le nombre de bouches à feu devait comprendre 100 canons, dont 50 de gros calibre, avec 54 mortiers. Conditions plus que satisfaites au moment du siège de Toulon, les coalisés disposant d’environ 20 000 hommes, et le nombre de leurs canons étant dix fois supérieur à celui fixé par Vauban. Pour l’attaque de la même place un siège en règle susceptible d’évoluer favorablement en 60 jours nécessitait une armée de sept à dix fois supérieure à la garnison assiégée. Toulon étant tenue par 20 000 hommes, c’est 140 000 hommes que les Républicains, d’après Vauban, auraient dû mettre en ligne. Quant aux bouches à feu, toujours d’après Vauban, les Républicains auraient dû mettre en batterie 194 canons de siège (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 8).

Au 3 mars 1793, la batterie du Grand-Rayolet comptait 4 canons de 24, celle du Cap Nègre, 1 canon de 36 et 3 de 24, celle de Portissol, 4 canons de 18, et celle de la Cride, 4 canons de 24. Tous ces canons étaient en fer (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon ; Krebs et Moris, Campagnes dans les Alpes pendant la Révolution, p. CXXXVI).),

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

C’est un fou qui pose des mouchoirs sur une table. Un autre arrive et lui de­mande, inquiet:

-Mais qu’est-ce que tu fais?

-Je mets des mouchoirs pour éloigner les girafes.

-Mais il n’y a pas de girafes ici !

-C’est normal, j’ai mis des mouchoirs !

(amphithéâtre d’Arles, D.R.)

Il est à présent 5h 30, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Bon vendredi à tous et à demain, 4 mars, pour fêter les Casimir.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture