ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 29 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4089).
ILLUSTRATION. Sanary, le 21 janvier 2011, vers 9 h et demie sur le port
LES FÊTES.
Le père Auguste Chapedelaine était un prêtre missionnaire catholique. Né à La Rochelle-Normande (50) le 6 janvier 1814, il mourut en Chine, décapité le 29 février 1856 après avoir subi le supplice du « lingchi ».
Plus anciennement, Auguste (que l’on nomme Sébaste en grec), était le titre honorifique qui fut décerné pour la première fois à Octave par le Sénat romain en l’an 28 avant J.-C. et que prirent à sa suite tous les empereurs qui lui succédèrent. Sous Dioclétien, une distinction fut établie entre le titre d’Auguste et celui de César : le premier désignait l’empereur régnant et le second l’héritier présomptif de la couronne.
Aujourd’hui, on dénombre encore moins de 20 000 personnes prénommées Auguste, avec une moyenne d’âge de plus de 70 ans.
Bonne fête à tous les Auguste !
Rappelons, pour mémoire, que le sixième mois du calendrier romain fut dénommé Auguste (Août) alors que le cinquième avait été dédié à Jules César (Juillet) en souvenir des fondateurs de l’Empire romain.
Dans le calendrier républicain, le jour intercalaire ajouté lors des années bissextiles ne se situait pas à cette date mais à l’automne, lors du jour de la révolution, soit à peu près le lendemain du 21 septembre.
DICTON.
« En l’année bissextile, garde du blé pour l’an qui suit ».
LOCUTION PROVENCALE.
« L’Esperanço es lou pan dei malurous » (L’Espérance est le pain des malheureux).
PENSÉE.
« La poubelle est le meilleur des accessoires de rangement » (John L. Asher, 1932, tome II).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :
Cinquante-et-unième ouvrage : F.-R. de Châteaubriand – Mémoires d’Outre-tombe, Ministère de l’Éducation Nationale, 1972, t.1, 956 p. Troisième partie : « Carrière politique – livre premier – De Bonaparte », p. 637-946. N° d’enregistrement H 6549 SAM 3 3

L’auteur : « Bonaparte dans le cours de ses succès toujours croissants semblait appelé à changer les dynasties royales. Il avait fait rois les électeurs de Bavière, de Wurtemberg et de Saxe ; il avait donné la couronne de Naples à Murat, celle d’Espagne à Joseph, celle de Hollande à Louis, celle de Westphalie à Jérôme ; sa sœur, Elisa Bacciochi, était princesse de Lucques ; il était, pour son propre compte, empereur des Français, roi d’Italie, dans lequel royaume se trouvaient compris Venise, la Toscane, Parme et Plaisance ; le Piémont était réuni à la France ; il avait consenti à laisser régner en Suède un de ses capitaines, Bernadotte ; par le traité de la confédération du Rhin, il exerçait les droits de la maison d’Autriche sur l’Allemagne ; il s’était déclaré médiateur de la confédération helvétique ; il avait jeté bas la Prusse ; sans posséder une barque, il avait déclaré les Iles Britanniques en état de blocus. L’Angleterre malgré ses flottes fut au moment de n‘avoir pas un port en Europe pour y décharger un allot de marchandises ou pour y mettre une lettre à la poste. »
ÉPHÉMÉRIDES.

(Sanary, le 21 janvier 2011, vers 9 h et demie sur le port)
–Du début d’octobre 763 à la fin de février 764 : Hiver très rigoureux au cours duquel la mer fut gelée sur nos côtes. Dans l’intérieur de la Gaule, des froids extraordinaires furent signalés du début d’octobre 763 à la fin de février 764. En certaines contrées de notre pays, il serait tombé, au dire des historiens, jusqu’à 10 m de neige (Herage / histoire climat 1).

(coll. H. Ribot
–1196 – fin février : transaction concernant l’île des Embiez – Aux derniers jours de février 1196, on trouve une transaction citée par Laflotte 1908, d’après Bibliothèque de Carpentras, Mut. 1861, f° 318, « inter priorem de Sex Furnis et infantis G. de Torreves pro insula de los Embiez » (transaction entre le prieur de Six-Fours et les enfants de Guillaume de Tourves concernant l’île des Embiez. Six-Fours, qui appartenait depuis 1156 à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, était géré par un prieur représentant de l’abbé).

(Agence Etoile 18 Marseille sous la neige, le 14 janvier 1914)
–De Noël 1442 – Noël à février 1443 : C’est surtout dans le Midi que cet hiver fut remarquable. « Les rivières du pays de Gascogne, du Languedoc et du Quercy gelèrent si fort que nul ne pouvait y aller ni à pied ni à cheval par suite des neiges qui étaient chutes sur la terre. » Les chroniques de l’époque relatent qu’en cette année 1442 » la reine de France, Marie d’Anjou, épouse du roi Charles VII, étant en la ville de Carcassonne, y fut assiégée par les neiges hautes de plus de 6 pieds par les rues et fallut qu’elle s’y tint l’espace de trois mois, jusqu’à ce que M. le Dauphin, son fils, vint la quérir et la conduisit à Montauban où était le roi son père. » De son côté, en effet, Charles VII avait été contraint à passer l’hiver à Montauban, depuis Noël 1442 jusqu’à la fin de février 1443, sans pouvoir, en raison des rigueurs de la saison, sortir de la ville (Herage / histoire climat 1).
–1480 – 1481 (6 mois d’hiver) : L’hiver 1480-1481 fut très froid et très long, car il se prolongea pendant plus de 6 mois. La Seine, l’Oise, la Marne et l’Yonne furent gelées. En Bretagne, des gelées d’une exceptionnelle intensité se produisirent de Noël 1480 à la fin de février 1481. Les vignes périrent en grand nombre dans l’Est : dans certaines contrées, « on coupait le vin avec la hache et la cognée et on le vendait au poids » (Herage / histoire climat 1).
–De décembre 1568 à la Saint Vincent 1569 : REPRISE DU FROID – En décembre 1568, toutes les rivières de France furent prises par les glaces. Le froid reprit ensuite en février mars et avril. En Vendée, les rigueurs de cet hiver s’y firent sentir « de Noël 1568 à la St Vincent 1569 ». Devant Bordeaux « la mer gela et la glace y était de la hauteur d’un homme ». En Provence, de nombreux figuiers et oliviers furent tués par ces gelées. Le 19 décembre, les rigueurs de l’hiver obligèrent le duc d’Anjou à abandonner le siège de Loudun (Herage / histoire climat 2).
–De la fin novembre 1570 à la fin février 1571 : L’hiver fut si rude de la fin de novembre 1570 à la fin de février 1571 que, pendant ces trois mois, les rivières restèrent suffisamment gelées pour supporter tous les charrois : le 10 mars, la Meuse et le Rhin étaient encore pris. Un grand nombre d’arbres fruitiers furent détruits par ces froids, même dans le Languedoc (Herage / histoire climat 2).
–Hiver 1620 – 1621 : Hiver 1620-1621 glacial et très long, avec gelées particulièrement rudes de la fin de janvier à la fin de février. En ce dernier mois, la mer fut prise par les glaces à Dunkerque. Le port de Calais fut gelé, de même que l’Escaut. Les froids furent également très vifs en Provence, et les glaces des lagunes de l’Adriatique emprisonnèrent la flotte vénitienne (Herage / histoire climat 5).
–1644 – 29 février : TOULON – Articles divers concernant le couvent des Minimes, en provenance des archives communales de Toulon : Démolition de Maisons (BB. 54 fo 270) (15 juillet 1618). Produit de la vente de la Place Panisse BB. 55 f° 489. (7 janvier 1628). Pierres de la Tour St Michel (BB. 55 f° 565 : 2 nov. 1628) dons divers en argent BB. 55. fo 550, 693 ; 56 f° 8), 149. (1630-1631-1632). La somme versée par la Ville était de 29.384 livres en 1641 : celle-ci paya les dégâts commis par une tempête en 1644 (le 29 février) (BB. 58 f° 95, 280 ; 59 fo 15) des réparations en 1615 (BB. 60 f° 216, 61 f° 330), l’achèvement du clocher en 1679 (II. 25 f° 260 v.). Inventaire des vases sacrés (1690). (Arch. comm. GG. 15, p. 25) de la chapelle de St Anthelme (P. 3).
–De Noël 1658 à février 1659 : Hiver glacial. Il y eut deux séries de très fortes gelées, la première de Noël à la mi-janvier et la seconde en février. « Cette froidure surpassa, non seulement celle du grand hiver 1607-1608, mais aussi l’industrie et l’expérience des plus grands éventeurs, puisqu’elle purifia le butin et les maisons des pestiférés de la ville incomparablement mieux qu’ils ne l’avaient fait avec leurs feux et leurs parfums. » Le Rhône fut gelé (Herage / histoire climat 5).
–1816 – 29 février : Ordonnance de Louis XVIII admettant les autorités civiles dans les comités scolaires et les commissions d’examen ; rôle des congrégations ; revenus des enseignants de l’école primaire : L’un des premiers actes de Louis XVIII fut l’ordonnance du 29 février 1816 fort libérale pour l’époque dont voici quelques dispositions :
« Art. 1er – Il sera formé dans chaque canton, par les soins des préfets, un comité gratuit et de charité pour surveiller et encourager l’instruction publique.
Art. 2 et 3 – Sont nommés membres de ce comité : le curé cantonal, président ; le juge de paix ; le principal du collège (s’il y en a un) ; les 3 ou 4 autres membres seront choisis par le Recteur de l’Académie sur l’indication du sous-préfet et de l’Inspecteur d’Académie.
Art. 6 -: Dans les cantons où l’un des cultes protestants est professé, il sera formé un comité semblable pour veiller à l’éducation des enfants de cette communion (…).
Art. 7 – Le comité cantonal veillera au maintien de l’ordre, des mœurs et de l’enseignement religieux, à l’observation des règles et à la réforme des abus de toutes les écoles du canton. Il sera spécialement chargé d’employer tous ses soins pour faire établir des écoles dans les lieux où il n’y en a point.
Art. 14 – (…) Toutes les communes seront tenues de pourvoir à ce que les enfants qui l’habitent reçoivent l’instruction primaire, et à ce que les enfants indigents la reçoivent gratuitement. »
L’ordonnance édictait en outre que pour être nommé instituteur, il fallait produire des certificats de bonne conduite, et être examiné par une commission qui délivrait ensuite, s’il y a lieu, un brevet du premier, du deuxième, ou du troisième degré, correspondant aux trois catégories d’écoles. Les nominations étaient faites par le recteur, sur l’avis du comité cantonal et du préfet. Les comités s’organisèrent et fonctionnèrent partout. La plupart des écoles étaient du troisième degré et c’était généralement le curé qui était chargé de faire subir l’examen du brevet aux candidats catholiques. Sous la Restauration, l’enseignement élémentaire des filles paraît avoir été laissé bien loin au second plan. L’ordonnance de 1816 ne la mentionnait même pas. Ce ne fut que trois ans plus tard, le 3 juin 1819, que le ministre de l’intérieur et de l’Instruction publique en étendit par une circulaire les dispositions aux écoles des filles. (De plus) l’ordonnance de 1816 n’avait créé aucun fonds pour établir des écoles, assurer l’existence des maîtres, permettre aux indigents de faire instruire gratuitement leurs enfants. Comme l’ancienne monarchie, le gouvernement de la Restauration ne semble pas considérer l’instruction primaire au titre d’un service d’État. Il n’a que 50 000 francs sur son budget pour l’enseignement populaire et s’en remet à la bonne volonté des communes, comptant sur les congrégations qui se multiplient rapidement : les congrégations d’hommes, à la faveur de la loi de 1818 accordant la dispense de service militaire aux instituteurs ayant contracté l’engagement de servir pendant dix ans dans l’enseignement ; celles des femmes, grâce à la loi du 24 mai 1825 ; les unes et les autres bénéficiant d’ailleurs de la loi du 2 janvier 1817 relatives aux dons et legs faits aux établissements ecclésiastiques. Les revenus du personnel enseignant ont donc été, sous la restauration, peu différents de ceux qu’il avait sous l’Empire. Dans la plupart des communes, les instituteurs vivaient de la rétribution scolaire et d’une modique indemnité de logement ; mais à charge pour eux de recevoir gratuitement un certain nombre d’enfants indigents. Aussi se trouvaient-ils souvent dans l’obligation de se trouver des ressources supplémentaires en remplissant des fonctions de mairie ou d’église, quand ils n’étaient pas obligés d’exercer une profession manuelle à leurs heures libres. Ce qui ne les exemptait pas de tracasseries administratives ni d’ennuis auprès des autorités locales (Bourrilly, 1894, p. 104 et 1895b, p. 2).
L’ordonnance du 29 février 1816 avait ordonné la création d’une école par commune, mais sans dire comment la commune se procurerait l’argent nécessaire. L’instituteur devait avoir un brevet de capacité et être autorisé par le recteur. Il était surveillé par le maire et le curé (Bellenfant Michel, 1983, p. 22).

–du 31 mai 1876 au 29 février 1888 : Pêche – Série d’affaires opposant patrons pêcheurs, raïs de madrague et prud’homies diverses entre eux du 31 mai 1876 au 29 février 1888 ; nécessité d’établir un Bulletin de liaison entre pêcheurs provençaux. Le 31 mai 1876, procès intenté par Gabriel, raïs des madragues du Brusc et du Rouveau contre un patron pêcheur de Saint-Nazaire (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79).
–1888 – 29 février : Pêche – Une lettre de la Prud’homie du Brusc au Syndicat des pêcheurs de Marseille, souligne la nécessité d’un Bulletin de liaison entre pêcheurs provençaux (« Le pêcheur varois », aujourd’hui « Pêche Actualité », ne commencera à paraître qu’en mars 1991).

(photo de famille).
–1916 – 29 février : Archives familiales – Après avoir été grièvement blessé puis guéri, Jean Campargue, grand-oncle de Cathy Ribot, rejoint son unité à Verdun. Il serait tué au combat le 7 mai suivant.
–1943 – du 1er février au 9 mars : Navires français récupérés à Toulon par ;es Allemands – L’aviso-dragueur Chamois, classe Chamois, construit par l’arsenal de Lorient et mis en service actif au début de l’année 1939 (A 34), est renfloué entre le 1er février et le 9 mars 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Les travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne, mais bientôt suspendus à la suite des prétentions italiennes. 9 septembre : le bâtiment est saisi par les Allemands, alors que le navire a été probablement sabordé par les Italiens ce jour-là. Rebaptisé SG 21, les travaux de remise en état sont repris et sans doute achevés (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

(Avisos La Curieuse, L’Impétueuse, Chamois sabordés 27/11/1942, planche 8 de Xavier Sala que nous remercions)
De même, de février à mars, aux Chantiers de La Seyne, les travaux de remise en état de l’aviso-dragueur La Curieuse, nommé par les Allemands SG 16, sont achevés en février ou mars 1944. Le navire est affecté à la 6e flottille. Il sera sabordé par les Allemands à Marseille le 15 août. Ultérieurement renfloué pour démolition (Gérard Garier).
–1940 – 29 février :
1. surveillance au large de la côte espagnole – Le 29 février, l’Amiral Ouest ordonna au croiseur-auxiliaire Caraïbe, qui exerçait la surveillance au large de la côte espagnole, de faire route sur Brest le 1er mars au soir. Aussi du 1er mars au 17 mars, il n’y eut plus en surveillance sur les côtes d’Espagne qu’un aviso-dragueur, deux patrouilleurs auxiliaires devant Vigo et un patrouilleur auxiliaire devant Gijon (Gérard Garier).
2.CEREMONIE DES OSCARS AUX États-Unis : le film « Autant en emporte le vent », au titre prédestiné, remporte 8 trophées.
–1945 – fin février-mars : Campagne de protestations et manifestations de femmes au sujet du ravitaillement (var 39-45 / guerre / chrono).
–2000 – 29 février :
1. DEMISSION DE ROLANT DUMAS – Roland Dumas, mis en examen, démissionne de la présidence du Conseil constitutionnel.

2. LES ENFANTS DE LA VERNETTE – Le 29. février 2012, Six-Fours.net publie un article de Damien Doillot : « Sanary Patrimoine – L’ancienne école de Sainte Trinide reprend vie dans « les enfants de la Vernette ». C’est une longue histoire que la sortie de ce beau livre de Bodil Hagbrink sur l’école élémentaire de Sainte Trinide, disparue en 1973, et dont le dernier directeur n’était autre qu’Henri Ribot, actuel président du foyer Pierre Singal. »
–2012 – 29 février : Résolution no 2038 du Conseil de sécurité des Nations unies ayant pour sujet : tribunal international chargé de juger les personnes accusées de violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de l’ex-Yougoslavie depuis 1991. Tribunal international chargé de juger les personnes accusées d’actes de génocide ou d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda et les citoyens rwandais accusés de tels actes ou violations commis sur le territoire d’États voisins entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 213e livraison :

(le port de Sanary, coll. H. Ribot)
[Castellan, 1937 : Le 22 juin 1568, le conseil étroit d’Ollioules vote : 12 écus pour les arrérages de gage du maître d’iscolle ainsi que pour ceux du gardien chargé d’ouvrir et fermer les portes de la ville et d’un méss que a gardat aquellous d’au temps des derniers troubles ; approbation de la création d’une confrérie de Saint-Nazaire par les habitants de ce lieu, ainsi que de la confrérie de Saint-Laurent en esta ville,… nomination des prieurs ; contribution aux réparations du port de Sain-Nazaire qui vient à se gaster, de sorte que les barquasses non y peut demeurer assurément ; mettre la ferme des escoubihes aux enchères ; voter 3 florins et 9 grosses pour les joyes données à l’occasion de la fête de Saint Laurent ; réparer la chapelle Notre-Dame de l’Espérance (50 écus d’or) ; établir le rolle de ceulx de la nouvelle religion qui se sont absentés du dit Ollioules ces derniers troubles et depuis sont retournés, suivant l’ordre du Consul d’Aix ; Choisir 50 hommes de la même religion réformée aptes et capables à porter armes au milheur que fère poran pour le profit de la ville et d’y mettre 25 arcabuziers, piques et alabardes. Amende de 6 gros per chescun cap de maison qui s’y refuserait. Faire à la manière accoustumade un petit festin à la capelle de Saint-Honorat et far dire la grand’messe avec diacre et sous-diacre le jour de la Saint-Martin ]
[B. Rotger, 1984 : Le port de Saint-Nazaire était actif, mais il nécessitait des réparations. Le 22 juin 1568, le Conseil général d’Ollioules (cf supra) délibéra de contribuer aux réparations du port Saint-Nazaire qui vient « à se gaster, de sorte que les barquasses non y peut demeurer assurément ». Une collation fut offerte aux commissaires de la cité « per anar visitar lou port de Saint-Nazaire que la ville ordonna de adoubar ». Ce repas coûta 8 gros ½ à la collectivité.] [Rotger B. 1990 : Le 22 juin 1568, approbation d’une « Confrairie de Saint Nazaire » par les habitants de ce lieu et d’une « Confrairie de Saint Laurens » dans la ville d’Ollioules. Cette création est consécutive à la construction de l’église paroissiale de Saint-Nazaire. ]
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 413e livraison :

(XVIIIe s., vue du cours pendant la peste, coll. H. Ribot)
–1720 – 13 juin : L’épidémie commence à Marseille : Le 13 juin, le gardien du Grand St-Antoine meurt ; le 20 juin, une femme meurt avec bubons, rue Belle Table. Le 25 juin, mort d’un mousse du Grand St-Antoine et de plusieurs hommes qui ont transporté les ballots d’étoffe au Lazaret. Désinfection du bateau. 28 et 29 juin, un tailleur et sa femme meurent, place du Palais. 1er juillet, 2 femmes meurent, rue de l’Échelle ; le 4 juillet, 1 mort, rue Galant ; 9 juillet, un enfant meurt, place de Lenche : le docteur Peysonnel affirme aux échevins qu’il y a la peste (André Maurice, 1983).
–1720 – 10 au 24 juillet : Les échevins de Marseille refusent de se rendre à l’évidence, alors que l’épidémie s’étend et que des ports ferment leurs portes aux navires venant de Marseille – (André Maurice, 1983) – La peste et le refus des échevins de se rendre à l’évidence: 10 juillet, on mure durant la nuit les maisons contaminées. 12 juillet, les échevins décident de mieux surveiller le Lazaret. 13 juillet, mort de 3 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand St-Antoine au Lazaret. Les échevins rassurent les Marseillais et écrivent hors de Marseille qu’il n’y a rien d’inquiétant. Mais on sait que des étoffes du Grand St-Antoine sont sorties du Lazaret malgré l’interdiction. Le 15 juillet, mort d’un fripier, de sa femme et d’une tailleuse. Le 18 juillet, le docteur Sicard prévient que c’est la peste. Les échevins ne l’écoutent pas car d’autres médecins pensent que ce n’est pas la peste. Le 21 juillet, le docteur Peysonnel réaffirme que c’est la peste. Le 23 juillet, 23 morts, rue de l’Echelle. A partir du 24 juillet, Antibes, Nice, Gênes, ferment leurs portes à tout ce qui vient de Marseille. 26 juillet, les échevins envoient au Lazaret les malades suspects. 7 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand St-Antoine meurent. Les parents des malades doivent aller au Lazaret de nuit ; beaucoup s’enfuient, emmenant la maladie avec eux. 28 juillet, les médecins marseillais se réunissent mais ne se mettent pas d’accord sur la gravité de la maladie. 29 juillet, les rassemblements religieux sont interdits. Beaucoup de riches s’enfuient dans leurs bastides ou hors de la ville ; on chasse les mendiants étrangers hors des remparts, on enferme les autres à la Charité. L’Arsenal des galères, Saint-Victor, les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas s’isolent. Le Parlement d’Aix interdit d’entrer ou de sortir de Marseille.
–1720 – du 30 juillet au 30 septembre : L’épidémie s’étend et s’amplifie à Marseille. Il n’y a plus de doute !
LA SEYNE-SUR-MER. 113e livraison :
–1792 – 28 février : ON RECHERCHE UN AGITATEUR CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE – La Seyne reçoit une circulaire du directoire du Var qui avise les maires du département que des recherches sont effectuées pour retrouver un agitateur contre-révolutionnaire dont le signalement est transmis. II s’agissait, paraît-il, d’un ci-devant contrôleur des Finances de Cussac, département de l’Allier (Louis Baudoin, 1965, p. 317).
–1943 – du 1er février au 9 mars : Navires français récupérés à Toulon par Les Allemands – L’aviso-dragueur Chamois, classe Chamois, construit par l’arsenal de Lorient et mis en service actif au début de l’année 1939 (A 34), est renfloué entre le 1er février et le 9 mars 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942.Les travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne, mais bientôt suspendus à la suite des prétentions italiennes. 9 septembre : le bâtiment est saisi par les Allemands, alors que le navire a été probablement sabordé par les Italiens ce jour-là. Rebaptisé SG 21, les travaux de remise en état sont repris et sans doute achevés (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

De même, de février à mars, aux Chantiers de La Seyne, les travaux de remise en état de l’aviso-dragueur La Curieuse, nommé par les Allemands SG 16, sont achevés en février ou mars 1944. Le navire est affecté à la 6e flottille. Il sera sabordé par les Allemands à Marseille le 15 août. Ultérieurement renfloué pour démolition (Gérard Garier).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Propos d’un pharmacien et d’un député !
- Ça ne peut plus durer à ce rythme. Il y a tant de nouveaux médicaments que, pour certains, on n’a pas encore eu le temps de découvrir les maladies qu’ils guérissent.
- Puisqu’on a successivement rebaptisé les « Basses Alpes » en « Alpes-de-Haute-Provence », la « Seine Inférieure » en « Seine Maritime », et ainsi de suite pour tant d’autres départements, pourquoi celui du « Cher » ne pourrait-il pas devenir le « Bon Marché » ?

Il est à présent 5h 30, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël, Olivier ainsi que pour notre petite dernière, Mila, et sa maman, Maïté.
Bon jeudi à tous et à demain, 1er mars, pour fêter les AUBIN.

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