ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 27 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4087).
ILLUSTRATION. Arc en ciel au-dessus du Zambèze (chutes Victoria, 2011, cliché H. Ribot)
LES FÊTES.
Bonne fête donc aux 4700 HONORINE de France qui doivent leur prénom à une sainte qui aurait fait partie du peuple gaulois des Calètes et aurait été martyrisée à Lillebonne. Son corps, jeté dans la Seine, aurait été recueilli à Graville puis enterré au début du IVe siècle. En 876, afin de les soustraire aux invasions normandes, ses reliques furent transportées par des religieux jusqu’au castrum de Conflans, près du confluent de la Seine et de l’Oise.
DICTON.
« A la sainte HONORINE, bourgeonne l’aubépine » rapporte le dicton de ce neuvième jour du mois de ventôse dénommé jour du SAULE MARSAULT, « Salix caprea ».
LOCUTION PROVENCALE.
« Santa sens argent es mietge mau » (santé sans argent est demi-maladie)
PENSÉE.
« Le pire danger qu’il y a à tromper autrui, c’est qu’on finit toujours par se tromper soi-même. » (Eleonora DUSE).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :
Quarante-neuvième ouvrage : Alain Decaux – Letizia, librairie académique Perrin, Paris, 1999. N° d’enregistrement H 18279 CA 2 2 A

L’éditeur : « Merveilleux livre d’histoire où l’accent est mis sur les personnes et leurs interrelations souvent difficiles, leurs sentiments, et ce qui sera sous-jacent aux évènements. Mère de Napoléon, Letizia Ramolino (1750-1836), née l’année de la mort de J.-S. Bach, est mariée à 14 ans à un petit avocat, Charles Buonaparte. Veuve à 36 ans avec 8 enfants, elle sera mère d’un empereur, de trois rois, d’une reine et de deux princesses souveraines, et mourra à 85 ans après avoir vu mourir la plupart de ses enfants, beaux-enfants et petits-enfants, notamment l’Aiglon, duc de Reichstag, seul enfant légitime de Napoléon. En Corse, Paoli a chassé les Génois et proclamé la république. Il sera à la tête d’une dictature de 13 ans (1756-1763). Appelée pour aider les Corses contre les Génois, la France de Louis XV s’empare militairement de l’île et Paoli s’enfuit… »
ÉPHÉMÉRIDES.

–1241 – 27 février : seigneurie de Villeneuve en Camargue – Fait à Saint-Gilles : Vente par Gilbert de Baux, seigneur des Baux, au prieur des Hospitaliers de Saint-Gilles, pour 40.000 sous de raimondins, de la seigneurie de Villeneuve en Camargue, avec promesse de faire ratifier celle vente par sa femme Sibille de Marseille-Trets et par son frère Barral de Baux. (Acte 512 des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 333. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 293).

(coll. H. Ribot – Solliès-Ville, 1960).
–1386 – 27 février : RÉGULARISATION DE L’AFFRANCHISSEMENT DE LA COMMUNE DE SOLLIES – La reine-régente (Marie de Blois) dut, par la charte du 27 février 1386, régulariser l’affranchissement de la commune de Solliès qui, depuis la confiscation de la part du fief d’Hugues Riquier, était placée sous l’autorité des comtes de Provence. Les habitants de Solliès eurent le droit de se réunir chaque année en une assemblée que présiderait le baile comtal ou son lieutenant à l’effet de nommer deux syndics et six conseillers (Paul Maurel, Histoire de Solliès, 1936). Note : affranchir : Au XVIIe siècle, mettre quelqu’un hors de servitude, de devoir, d’engagement ; on affranchit une terre, un fief, en obtenant des lettres d’amortissement (Furetière) ; ce que le Robert traduit par rendre libre un esclave, un serf, puis rendre indépendant, tirer d’une sujétion. VOC. : Affranchissement : Au XVIIe siècle, action par laquelle on exempte une ville, une communauté de quelques charges ou impositions. Les affranchissements des charges ou impositions publiques ont été presque tous révoqués (Furetière). Le Robert propose : action de rendre libre, de conférer la qualité d’homme libre, ainsi qu’action de concéder des franchises (affranchissement des villes sous la féodalité).

(La Cadière, 1972. Cl. H. Ribot)
–1394 – 27 février : LEGS TESTAMENTAIRE DE REYNAUD TARDIN, SABOTIER À LA CADIÈRE, membre de la confrérie Sainte-Catherine. Manuscrit de 40 p. collationné à partir des textes d’Elzéar George dit Ollières en 1450. In nomine dei nostri Jesu Christi. Amen. Nos Guigo de Rocamaura legum doctor judex curiae regii palatii Massiliae nostrum..; quod ad nostram venis prasensiam disexesus vir Guillelmus Aycardi nomine et pro par lo honestae mulieris Hugueta Constantia de Chaderia. In curia…testamentum Rainoardy Tardiny quomdam de Caderia conssinens.. et corpus meum alissimo domino creatori nostro Jesu Christo et gloriosae virgini beatae Mariae matris sua act noti curiae celesti et si quando memori consigerit meo corpori sepulturam ap ipsum sepeli en dum in coemeterio ecclesiae beati Joanis dicti castri de Caderia in loco subtus oliveriis versus iter in costis subtus petramin qua est signum assis tabaleria…Item lego sine relinque ecclesiae beatae Mariae de pineda unam libram olei semel tantum. Item lego sine relinque luminariae beatae Catarinae unam libram olei semel tantum. Item lego sine relinquo confratria sancti Spiritus dicti castri unam panalem annone annati soluenda de qua obligo ospitium meum situm infradictum castrum confrontatum cum ospitio Petri Mataroni et cum hospitio alio meo quod fuis scoferi.Item lego sine relinquo dicta confratriae unam terram meam sitam in territorio dicti castri confrontatam ab una parte cum terra dicta confratriae et ab alia parte cum terra sine pasquerio Reinaudi Guamelli. Item lego sin relinquo amore dei confratriae beatae Catarinae dicti casti unum hospitium meum supra primum litum infrapradictu castrum confrontatum cum hospitio Baltremo mei testatoris et cum hospitio Anthoni Stephani Pastoris… Item lego sine relinquo amore dei et in redemptione animae mea et parentum meorum… confratria sancti Spiritu castri de Casteleto inter ambas per medium omnes possetiones et hospitios sitos et sita in territorio de Casteleto loco vocato ad cabanas quoe et qui fuerunt Joannis Daqua cum omnibus suis juribus et pertinentis confrontationibus … (Manuscrit de 40 p. collationné à partir des textes d’Elzéar George dit Ollières en 1450)

–1412 – 27 février : DIVERS SIX-FOURNAIS, PROPRIÉTAIRES DE TERRES ET MAISONS, RELEVAIENT DE LA DIRECTE DE DIVERS PARTICULIERS – Il y avait encore, au terroir dudit Six-Fours, divers autres propriétaires de terres et maisons qui relevaient de la directe de divers particuliers, et que le tout a été uni à la communauté, et entre autres, celles qui étaient mouvantes de la directe et majeur, seigneurie de noble Louis Frisquet, de la ville de Tollon, étant au nombre des trois, suivant la reconnaissance passée en l’an 1404 par Jean Monier et Jean Clavet et en deux reconnaissances qui furent cotées et produites par devant les sieurs commissaires apostoliques, lorsqu’on procéda sur la vente faite par le seigneur abbé de St Victor de divers droits à la communauté, et dont sera fait mention ci-après. Cotées, lesdites reconnaissance numéro quatre, plus autre instrument d’achat et emphytéose fait par Barthélémy Martinenq de Six-Fours et produit par ledit seigneur Frisquet, d’une terre olivière située au terroir dudit lieu pour prix de 28 florins d’or, à la cense de 6 deniers avec rétention de majeur, directe et droits de lods et vente. Apert de l’acte du 27 février 1412, prit et reçu par maître Jean Aycardi, notaire dudit Six-Fours. Autre acte de reconnaissance passé en 1454, et le 30 décembre, par Jacques Martinenq, dudit Six-Fours, à Honoré Marc d’Ollioulles, d’une terre audit Six-Fours, à la cense d’une sezine de bled, avec rétention de la directe. Apert de l’acte reçu par maître Morteris d’Ollioulles. Autres reconnaissances passée en 1503, et le 5 août ; par Fouquet Audibert, dudit Six-Fours, à Jullien Maie, d’Ollioulles, de la possession par lui acquise, au nom de Jean Audibert, son père, de Raymond Curet, pour prix de 30 florins sous la directe et signature dudit Maie (Jean Denans, 1713). Note : La « directe » était la seigneurie immédiate d’où dépendait un héritage. Ainsi, une terre pouvait être en la « directe » de tel ou tel Seigneur à qui il fallait payer, entre autres, les ventes. Cette forme de taxe existait encore sous l’Ancien régime.
–1455 – 27 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Entreprats – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel (acte aux archives de l’Evêché).
–1534 – 27 février : LES SENTIERS DE BORD DE MER DOIVENT RESTER ENTRETENUS PAR LES PROPRIÉTAIRES QUI LES AVAIENT OUVERTS AU PUBLIC – L’ordonnance de la Marine prise en août 1681, qui limite l’occupation du bord de mer et qui est un commentaire de l’ordonnance du 27 février 1534, permettra aux consuls chargés des communes du bord de mer de contrecarrer la mainmise de certains individus sur les algues, les ramassant en quantité considérable pour les revendre, en faisant ainsi un objet de spéculation. Nous connaissons aujourd’hui les conséquences de cette ordonnance qui impose que les sentiers doivent rester entretenus par les propriétaires qui les avaient ouverts au public. Aujourd’hui, certains tronçons – qualifiés de sentiers des douaniers – ont été restaurés. Ce sont de merveilleuses promenades.
–1594 – 27 février : HENRI IV EST COURONNE ROI DE FRANCE à la cathédrale de Chartres.
–1663 – 27 février : Tordinau (acte notarié à Allauch). Tourdinau – lieu-dit, commune d’Allauch. Première mention : Tordinaut, 10 juillet 1298 (charte aux archives municipales).
–1696 – 27 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallon du Baux de Sabathier – lieu-dit, quartier de Vaufrège (registre de l’Ecrit.).
–1701 – 27 février : LEVÉE DE SOLDATS DE MILICE – Nomination des jeunes domiciliés et originaires d’Ollioules et de Sanary qui doivent concourir au tirage au sort pour la levée de soldats de milice que la Communauté est obligée de fournir. Depuis le 29 novembre 1688, dans le cadre de la création de la milice royale dite aussi provinciale, destinée à servir de force d’appoint à l’armée régulière, Louvois donne l’ordre de lever dans chaque paroisse un certain d’hommes célibataires ou mariés sans enfants, âgés de 20 à 40 ans (Lebrun F., 2000, p. 865). Ces milices eurent des régimes différents suivant les époques. Précédemment, désignés par les administrateurs des communes à la pluralité des voix, on les tira par la suite au sort ainsi qu’on peut le voir en 1701. Des billets, dont le nombre correspondait aux nombres de miliciens à désigner étaient mis dans un chapeau et portaient la mention « soldat de milice » et d’autres billets blancs leur étaient mêlés, Un administrateur annonçait le nom d’un justiciable et un enfant tel qu’en cette année-là, le jeune Jean DECUGIS, âgé d’environ six ans, tirait un billet. Celui qui tirait un billet « soldat de milice » était aussitôt recruté. Il devait accomplir un service de deux ans, et en principe uniquement pour servir dans la Province, mais il y eut de nombreuses exceptions dues à la guerre. Ce service de milice était assez impopulaire car en réalité, à Ollioules, il ne portait que sur 3 hommes et à Sanary, que sur un petit nombre de personnes, les autres en étant exemptées (Castellan 1937 et Rotger B., 1984).
1. MARSEILLE : Les Bonnets (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Les Bonnets – hameau, quartier de Saint- Jérôme (1872). Première mention le 13 octobre 1496 : Affare Antonii Audeberti dictum Las Bonetas (acte aux archives de l’Evêché)
2. AUBAGNE – Vallon de la Causette (reg. de l’Ecritoire). Les Cansettes – quartier rural., com. d’Aubagne. Première mention : La Cansseta, 14 mai 1233 (ch. aux archives municipales).
–1731 – 27 février : La Moute (registre aux archives de la Major). Transaction entre la communauté de Marseille et l’abbaye de Saint-Victor, qui prétendait exercer un droit de juridiction sur le tènement de la Moutte. Il fut reconnu que la Moutte appartenait au territoire de Marseille. La Moutte – château, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. La Moutte appartenait au monastère de Saint- Sauveur ; elle était tenue, en 1486, par le baron de Cannet (registre n° 55 de l’Evêché) et entra plus tard dans la famille de M. le conseiller Dupuy de La Moutte. Premières mention : villa quam dicunt Mota, vers 1045 (cartulaire de Saint-Victor, n° 757) et La Mola, 30 mars 1355 (charte aux archives de la Major).
–1769 – 27 février : La Callade – propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols (registre aux archives de la Major). Note : calada [calado], calade : rue pavée ; rue en pente ; renvoie au préindoeuropéen KaL– et à carriera. (Merle 1986). Au XVIIe siècle, la calade désignait la pente d’une éminence, d’un terrain élevé ; ce mot vient de calada qui signifiait autrefois le pavé, acception toujours employée dans le Midi. On appelle encore dans plusieurs villes calade le parvis qui est devant l’église. Il dérive de kala qui signifie « pierre » (Furetière).
–1772 – 27 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE, quartier d’Eoures (registre archives de la Major).
1. Le Barquiou – propriété.
2. Le Sauvadon – bastide.
–1778 – 27 février : L’AIDE AUX INSURGENTS AMERICAINS DOPE LA VITALITE DES ARSENAUX FRANÇAIS – Les arsenaux français retrouvèrent vie à partir d’avril 1777 et jusqu’en 1783 avec la guerre d’indépendance américaine et le départ du marquis de La Fayette pour aider les colons ou insurgents en révolte contre la métropole anglaise (Pierre GOUBERT, 1984).
Les archives communales de Toulon (série GG) reflètent une période très active pour l’hôpital de la presqu’île de Cépet entre les années 1777 et 1781 (Louis BAUDOIN, 1965, p. 293).
Dans le courant de 1778, des ordres de Paris prescrivaient au port de Toulon de procéder avec célérité à l’armement de dix vaisseaux puis de douze autres afin de former une deuxième escadre et au réarmement de toutes les batteries. Avec la reprise de ses activités, le chômage fut résorbé et l’arsenal employa à nouveau 3000 ouvriers (Michel VOVELLE, Malcolm CROOK, 1980, op. cit., pp. 113-164) qu’un texte de la fin du XVIIIe siècle assimilait à des matelots sous l’appellation « d’ouvriers non navigants » (Cyrille ROUMAGNAC, 2001) et parmi ceux-ci de nombreux habitants de La Seyne et de Six-Fours. Le premier traité d’amitié et de commerce avec les nouveaux Etats-Unis d’Amérique avait été signé le 6 février 1778 et un autre traité, d’alliance éventuelle et défensive, porté à la connaissance de la Cour de Londres le 13 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 287).
L’administration de la Marine du port de Toulon, après accord avec la ville de La Seyne, logea dans des entrepôts du terroir des approvisionnements de vivres destinés aux escadres (V. Brun, 1861).
Cette mesure était la conséquence de la pénurie de locaux disponibles à Toulon, lesquels étaient tous occupés du fait de la concentration de stocks énormes nécessaires pour l’armement et le ravitaillement des nombreux vaisseaux de guerre et de convois devant participer à la guerre contre l’Angleterre. Le 13 avril, l’amiral D’Estaing pouvait quitter Toulon avec 17 navires pour aider les futurs États-Unis d’Amérique dans leur guerre d’indépendance. Indépendamment de la main-d’œuvre de qualité (artisans et ouvriers, compagnons et maîtres) des diverses entreprises ou métiers de La Seyne, celle-ci fournissait à l’arsenal de Toulon un supplément appréciable de travailleurs qui participaient soit à des travaux courants, soit aux armements extraordinaires. Ce dernier comptait alors (année 1783) un effectif de 4.400 ouvriers, chiffre qui retomberait, il est vrai, à 2.300 environ en période plus calme (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1789 – 27 février : AMBIGÜITÉ DU RÔLE DES DÉPUTÉS – Le 27 décembre 1788, le roi a doublé le nombre des députés du Tiers État. Mais cette mesure est parfaitement inutile si le vote par ordre est maintenu. De plus, l’ambiguïté du rôle dévolu aux députés ne tend pas à éclaircir la situation (Agenda du Bicentenaire – VENDREDI 27 FÉVRIER )

–1793 – 27 février : BONAPARTE ET L’AFFAIRE DE LA MADELEINE, EN SARDAIGNE –Le 24 février, au lever du jour, Napoléon (Bonaparte) par les tirs précis de ses canons, réduit au silence les batteries des deux fortins qui contrôlent l’entrée du port de La Madeleine. Le village est bientôt en feu et les habitants affolés se sauvent dans la campagne, suivis par la garnison de 500 soldats. La voie est donc libre pour le débarquement du gros des forces. Mais au lieu de débarquer, Cesari repart pour Bonifacio en abandonnant Napoléon sur son îlot, à la merci d’un retour probable des forces ennemies. Avec beaucoup de maîtrise, Napoléon ramène le mortier et les deux canons jusqu’au rivage, mais là, il ne réussit pas, en l’absence de palans, à les hisser sur les barcasses sardes qu’il a récupérées. Il doit se résoudre à les enclouer avant de partir pour Bonifacio où il débarque le 27 février au matin. L’échec de cette tentative, et surtout les raisons de cet échec, entraîneront la haine entre le parti paoliste et le clan Bonaparte – dont les relations étaient tendues depuis le refus de Paoli de faire élire Jérôme à la Convention – qui va amener l’exil de la famille sur le continent et le pillage de la Maison Bonaparte à Ajaccio. L’échec de La Madeleine a donc été déterminant pour son avenir. C’est là qu’il a appris que l’on ne peut pas toujours avoir une confiance aveugle en ses chefs. Sans l’expérience acquise à La Madeleine, il n’aurait certainement pas eu à Toulon, quelques mois plus tard, le comportement qui a été le sien (Napoleonic society / french / Tableau Chronologique Ch 2). Cette expédition manquée aura sûrement joué un rôle déterminant dans la carrière militaire de Napoléon, et modifiera vraisemblablement son comportement lors du siège de Toulon quelques mois plus tard. Autre conséquence directe de cette expédition, la haine qui va en découler entre le parti paoliste et le clan Bonaparte qui va amener l’exil de la famille sur le continent et le pillage de la Maison Bonaparte (Maison Bonaparte – Ajaccio, 2010).
–1794 – 27 février 9 ventôse an II :

(Sanary, coll. H. Ribot)
1. SANARY CONNAÎT DES DIFFICULTÉS D’APPROVISIONNEMENT – Alors que la population de Sanary est dans un triste état de dénuement et manque de grains, le Conseil est informé que les ports de Bandol, Cassis et La Ciotat s’approvisionnent aisément en nourritures diverses en exportant leur vin, ce qui est interdit à Sanary au même moment. Attendu leur état de détresse, bien des habitants de Saint-Nazaire s’offrent pour travailler à Toulon, particulièrement à l’Arsenal, comme en témoigne la délibération du Conseil datée du 9 ventôse an II (27 février 1794) :
« Je viens vous annoncer l’extrême détresse des habitants de cette commune qui sont dans l’impossibilité de payer leurs impositions, de cultiver ou de faire cultiver les propriétés, et son sans moyen pour se procurer des subsistances. Tout le monde sait que la seule et unique ressource des habitants de cette commune est le produit des vins qui permet aux cultivateurs de se substanter, de payer l’imposition et pourvoir à la semence et à la culture des terres. Dès que cette denrée leur manque où s’il y a entrave à la vente d’icelle, les habitants sont sans moyens et sans ressources, et tombent dans la plus affreuse misère. D’où vient que dans les ports de Bandol, La Ciotat et Cassis, ils se fait des chargements des vins considérables sur des bâtiments génois devenus nos amis et nos frères, et les habitants de ces mêmes communes reçoivent en échange de la morue, du riz, du fromage et des légumes, tandis qu’un seul génois arrivant dans ce port (c.-à-d. Sanary) se voit refuser le chargement du vin alors qu’il est chargé des secours destinés aux habitants de la commune. »
Faisant alors appel au service des subsistances de Port-La-Montagne et au district, la Conseil fit un inventaire des besoins : pour les 2027 habitants de la commune, il fallait 337 charges de blé, orge ou farine par mois. Comme les personnes aisées donnaient de l’orge à leurs chevaux, et que ce grain manquait donc aux habitants, il avait été décidé, pour enrayer cette pratique, de mélanger le blé et l’orge afin de répartir équitablement les grains. Sur place, il y en avait 60 entre les mains des habitants et 100 étaient parvenues de l’administration. Il en manquait donc plus de la moitié pour nourrir la population. Joseph Trotobas se rendit encore une fois à Nice, auprès de Ricord, représentant du peuple, pour qu’il vienne en aide à Sanary (Rotger B., 1984, p. 288).
2. DÉCÈS DE JEAN-PIERRE DU TEIL DE BEAUMONT, militaire français, né le 14 juillet 1722 à Châbons (Isère), volontaire au corps de l’artillerie en mars 1731, cadet (18 décembre 1733), sous-lieutenant de canonniers (24 août 1735), lieutenant en second (9 novembre 1743) et en premier de canonniers (24 août 1735), lieutenant en second (9 novembre 1743) et en premier canonniers (29 mars 1746), capitaine en second de sapeurs (14 avril 1748), capitaine en premier de canonniers (1er janvier 1757), employé à Schlestadt (1er janvier 1759), avait déjà pour raisons de santé obtenu sa pension de retraite le 21 mai 1760. Mais il rejoignit volontairement l’armée et prit part à la bataille de Warbourg. Il fut réadmis (20 juin 1761), devint capitaine de bombardiers (25 novembre 1761), et après avoir été détaché à La Rochelle (13 août 1765), chef de brigade au régiment de Toul (25 août 1765), avec rang de lieutenant-colonel (29 février 1768), lieutenant-colonel sous-directeur à Collioure (11 avril 1770), lieutenant-colonel du régiment de Toul (27 novembre 1773), colonel du régiment de La Fère (1er janvier 1777), commandant de l’école d’artillerie d’Auxonne (3 juin 1779), brigadier d’infanterie (1er mars 1780), maréchal de camp (1er janvier 1784). Il n’aimait pas la Révolution mais la servit. Inspecteur général d’artillerie (1er avril 1791), commandant en chef l’équipage de l’artillerie à l’armée du Rhin (avril 1792), poste qu’il ne rejoignit pas pour cause de maladie, il était inspecteur général d’artillerie à l’armée des Alpes au mois de septembre 1793. Arrêté par trois membres du comité révolutionnaire de cette ville, il fut envoyé à Lyon aux représentants du peuple Collot d’Herbois et Fouché, traduit devant le commissaire militaire et fusillé le 27 février 1794.

(Le Beausset actuel, cliché coll. H. Ribot)
–1795 – 27 février : VINGT RÉFUGIÉS CORSES AU BEAUSSET. C’est là leur effectif maximum. 19 sont de Calvi, une seule est de Bastia. A l’exception d’André Philippi, 19 ans, il ne s’agit que de femmes (dix) et d’enfants (neuf). Ils vivent, ou plutôt survivent, en recevant plus ou moins régulièrement des subsides de la République, ainsi qu’en a décidé, par un arrêté, leur compatriote le représentant du peuple Saliceti (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
–1796 – 27 février : FERMETURE DU CLUB DU PANTHÉON – Le Directoire fait fermer le club du Panthéon ou «Réunion des Amis de la République», ce foyer néojacobin où se retrouvaient les nostalgiques de l’an II, les plus radicaux se tournant alors vers l’action clandestine (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Yann Fauchois, 2001).
–1817 – 27 février : STENDHAL, VOYAGES (ITALIE)… – “27 FÉVRIER 1817. – Je sors de Saül au théâtre Nuovo. Il faut que cette tragédie agisse sur la nationalité intime des Italiens. Elle excite leurs transports. Tout cela m’est invisible, de manière que j’ai fait la conversation avec le jeune duc libéral, qui m’a prêté sa loge. Nous avions, à côté de nous, une jeune fille dont les yeux peignaient l’amour tendre et heureux, avec une force que je n’ai jamais vue. Trois heures ont volé avec la rapidité de l’éclair. Son promis était avec elle, et la mère souffrait qu’il lui baisât la main.
“Mon duc me contait qu’on ne permet ici que trois tragédies d’Alfieri ; à Rome, quatre ; à Bologne, cinq ; à Milan, sept. Par conséquent, l’applaudir est une affaire de parti : qui lui trouve des défauts est un ultra.
“Alfieri manqua d’un public. Le vulgaire est nécessaire aux grands hommes, comme les soldats au général. Le sort d’Alfieri fut de rugir contre les préjugés et de finir par s’y soumettre. En politique, il ne conçut jamais l’immense bienfait d’une révolution qui donnait les deux Chambres à l’Europe et à l’Amérique, et faisait maison nette. Même dans son art, il ne vit pas en quoi péchait Racine.
“Alfieri est peut-être l’homme le plus passionné qu’il y ait eu parmi les grands poètes. Mais d’abord il n’eut jamais qu’une passion ; et, en second lieu, ses vues furent toujours extrêmement étroites en politique. Il ne comprit jamais (voir les derniers livres de sa Vie. »
–1821 – 27 février : UNE ORDONNANCE SUR L’INSTRUCTION AUTORISE LES ÉVÊQUES A INSPECTER LES COLLÈGES.
–1822 – 27 février : DÉBUT DE L’ÉCLAIRAGE AU GAZ A PARIS – A Paris, début de l’éclairage intérieur au gaz grâce au système Winsor.

–1837 – 27 février : A OLLIOULES, LE DOMAINE DE MONTAUBAN PASSE A LA FAMILLE DE SOYE – Le 27 février 1837, Etienne François de Soye, directeur des subsistances à Toulon, acheta le domaine de Montauban. Cet ancien fonctionnaire du Premier Empire était originaire de Malines (en Flandre belge). Ses descendants vivent toujours à Toulon (famille Scias). Un tombeau de la famille de Soye serait visible dans la cathédrale Saint Rombaut de Malines (Ribot Henri, 2009, p. 124-133).
–1884 – 27 février : assassinat à Marseille de Marie Deluil-Martiny, née le 28 mai 1841 à Marseille, religieuse catholique française fondatrice des filles du Cœur de Jésus et reconnue bienheureuse par l’Eglise catholique. -1864 : Lors d’une visites à la Visitation de Marseille, elle découvre la « Garde d’Honneur du Sacré-Cœur de Jésus » fondée par sœur Marie du Sacré-Cœur, et devient 1ère Zélatrice de l’association. -1876 : Hérite de la propriété sa fille, Marie Deluil-Martiny, née à la canebière, Devenue Mère Marie de Jésus. -1873 : Fonde à Anvers (Belgique) la congrégation des « filles du Cœur de Jésus ». À cause des troubles politiques en France, elle fonda une nouvelle congrégation en 1873 à Berchem en Belgique appelée la Société des Filles du Sacré-Cœur, consacrées à l’adoration du Très Saint Sacrement. -1879 : Érection du 3e monastère de sa congrégation dans la propriété familiale, signé par l’évêque, Mgr Robert, l’année suivante. Il fait suite à ceux de Berchem (1873) et de Aix (1877). En France, c’est à Marseille qu’elles ont pris leur quartier dans la maison de campagne de la famille Deluil-Martiny transformée en monastère en -1880. Devenue en religion Mère Marie de Jésus, elle fonde en 1880 un couvent dans la propriété familiale, La Serviane, un château aux portes de la ville. -1884 : Elle est assassiné par 2 balles de revolver à La Serviane par le jardinier du monastère, Louis Chave. Ce dernier, embauché l’année précédente, se révéla anarchiste, Il se plaça en embuscade dans le parc le mercredi des Cendres, il l’attrapa par la tête et lui tira dessus à bout portant, la blessant mortellement à la carotide. La Sœur Marie-Elise, blessée par le meurtrier, lui succéda à la tête de l’Institut, et poursuivre l’extension de l’Œuvre. -1888 : Approbation pontificale (Décret de louange) de la congrégation par Léon XII, qui sera définitive en 1896. -1989 : Béatifiée par Jean-Paul II à St-Pierre de Rome. Elle est fêtée à Anvers le 27 février. Son corps est conservé dans une chasse de verre, dans la Basilique du Sacré-Cœur à Berchem en Belgique.
–1844 – 27 février : NAISSANCE DE LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE – Quarante ans après l’indépendance d’Haïti, la population créole de la partie orientale de l’île, de langue espagnole, profite d’une grave crise politique pour s’émanciper. C’est ainsi que naît la République dominicaine (República Dominicana), aussi appelée Saint-Domingue (Santo Domingo), du nom de sa capitale…
–1856 – 27 février :
A. Martyre d’Auguste Chapelaine – Ce prêtre d’origine normande est arrêté par les autorités chinoises du Guangxi, soumis à la torture et exécuté le 27 février 1856, à 42 ans. Son supplice est largement évoqué par la presse française. Le gouvernement impérial de Napoléon III va en prendre prétexte pour s’associer à l’Angleterre dans une nouvelle guerre contre la Chine (Herodote net).

B. EX-VOTO FAIT PAR J.-B. ALLEMENT, à bord de la frégate L’Andromaque à Messine, le 27 février 1856 (huile sur toile signée Jules Hervy. Cette œuvre est ordonnée autour des trois composantes iconographiques majeures de l’ex-voto de grabataire, à savoir : un intercesseur céleste, un malade alité et plusieurs personnages veillant ou assistant le votant. Il s’agit pourtant ici d’un ex-voto authentiquement marin, la scène se passant à bord d’une frégate de la Marine Impériale. Le marin alité s’appelle Jean-Baptiste Alleman. Il est né à St-Tropez le 23 mars 1830, de Joseph Alleman et de Marie Alexandrine Couteau. Sa case matricule précise qu ‘il mesure 1,60 m et qu ‘il a les cheveux châtains foncés, le front couvert, les sourcils châtains, les yeux gris, le nez et la bouche moyens, le menton pointu et le visage ovale. Matelot de 3e classe le 23 mars 1848, de 2e classe le 1erjanvier 1853 et de lre classe le 1erjuillet 1854, J.-B. Alleman naviguait à la pèche et au cabotage avant d’être appelé le 25 mai 1850 pour le service armé. Dirigé sur Toulon et admis à la compagnie d’inscription le 30 mai (n° 3 303), il rejoint l’escadre le 7 juin et fait alors partie de l’équipage de la corvette à vapeur “Le Mogador ». Passé à la division de Rochefort le 15 octobre 1851, il réembarque le 1er janvier 1852 sur “Le Mogador », embarque ensuite le 1er janvier 1855 sur la frégate “L’Andromaque”, là où la maladie le surprendra. Jean-Baptiste Alleman est congédié le 5 avril 1856 “comme ayant 5 ans de service à l’état ». Pour sa présence au bombardement d’Odessa le 22 avril 1854 et à celui de Sébastopol le 17 octobre 1854, Jean-Baptiste Alleman a reçu la médaille de Crimée et l’agrafe de Sébastopol. Il se marie à St-Tropez le 4 décembre 1856 avec Rose, Constance Lambot. Cf. : Arch. 3e R.M. Toulon : 4P64, fol. 261, n° 1122 et 4P65 : matricules des officiers mariniers et matelots de St-Tropez, fol. 307, n° 307. Chapelle Ste-Anne. Saint-Tropez, Var (Félix Reynaud, Michel Suhard)
–1887 – 27 février : AJELLO’S SAGA– « Nous soussigné adjoint spécial de la section de Saint-Mandrier, commune de La Seyne, Var, certifions que le sieur Aiello François Cyr, né le 27 avril 1862 à Procida Italie, a été admis à fixer son domicile en France le 25 février 1887, portant le n° du sceau 2038X87. En foi de quoi nous avons délivré le présent. Saint-Mandrier le 9 mai 1887, l’adjoint spécial M. Audemard. » (Archives familiales)
–1887 – 27 février : DÉCÈS D’ALEXANDRE BORODINE, COMPOSITEUR, CHIMISTE ET MEDECIN RUSSE. On lui doit, extraits de ma discothèque : « Le Prince Igor », en russe (Rundfunk-Sinfonie-Orchester Ljubljana, dir. Marko Munih, chef de chœur : Mirko Cuderman, PILZ Vienna master’s series, 160 164, 1 CD DDD, 1990), « Dans les steppes de l’Asie Centrale » ; « Symphonie n° 3 en la mineur », orchestrée par Alexandre Glazounov (Antal Dorati et le London Symphony Orchestra, Frederick Fennel et l’Eastman-Rochester Orchestra, Jean Fournet et l’Orchestre des concerts Lamoureux, David Lloyd Jones et le London Philharmonic Orchestra, Philips, collection « Invitation à la Musique », 6511 017, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1981), « Une nuit sur le Mont Chauve, orchestration Rimsky-Korsakov ( La Voix de son Maître Pathé Marconi EMI, collection Trianon « Classiques pour tous », CTRE 6128, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1970.
–1892 – 27 février – DÉCÈS DE LOUIS VUITTON, MALLETIER FRANÇAIS. C’est en 2014 que la « Fondation Louis Vuitton pour la création » ouvrira à Paris. Haut lieu pour l’art et la culture, l’édifice, imaginé par l’architecte Frank Gehry comme un voilier au milieu des arbres du Bois de Boulogne, représente un défi technologique inédit. Constitué de douze immenses voiles de verre, le bâtiment s’inscrit dans la longue tradition des architectures de verre comme celle du Grand Palais. Frank Gehry s’est également inspiré du Palais d’Hiver et du Palmarium, constructions de verre et d’acier qui ornaient le Jardin d’Acclimatation au XIXe siècle et offraient aux Parisiens des lieux de découverte et de promenade.
–1910 – 27 février : DÉBUT DU FOOTBALL A SAINT-MANDRIER – Deux équipes, civile et militaire, s’affrontent de nouveau le dimanche 27 février 1910, sur terrain avoisinant l’hôtel -Au Château Vert- près de l’hôpital militaire. C’est le début du football à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 132).
–1913 – 27 février : FIN DU PROCÈS DE LA « BANDE A BONNOT » en France (cf. Bertin Claude, 1970).
–1915 – 27 février : A PARIS, INCENDIE DU « MOULIN ROUGE ». Le Moulin rouge a été partiellement détruit par un incendie. Avant d’être transformé en music-hall, le « Moulin rouge » était un bal populaire où l’on venait du monde entier applaudir la Goulue, Valentin le désossé et le Pétomane.
–1921 – 27 février : NOUVELLES DE KRONSTADT ET DE PALESTINE – A Kronstadt, les marins du cuirassé « Petropavlovsk » achèvent leur préparation de révolte libertaire. Ce sera pour demain. En Palestine, Le dernier détachement français en poste à Jérusalem s’apprête à quitter la ville.
–1924 – 27 février : LE GOUVERNEMENT BELGE EST RENVERSÉ par suite du rejet par la Chambre des députés de l’accord commercial signé en 1923 entre la Belgique et la France. Dans les faits, l’occupation franco-belge de la Ruhr avait provoqué un tollé général dans les milieux flamands, aussi bien socialistes que catholiques ; d’où une résurgence de l’ancestrale question linguistique dans l’armée qui, en raison d’une opposition forcenée des libéraux n’avait en conséquence reçu qu’un soupçon de solution.
–1926 – 27 février : FRANCE – RASSEMBLEMENT DE 60 000 CATHOLIQUES A LANDERNAU.
–1929 – 27 février : ÉCHEC DU RAID POSTAL MARSEILLE-SAÏGON. Le raid aéropostal de Marseille à Saïgon entrepris par le lieutenant Le Brix, le pilote Paillard et le mécanicien Jousse, a été interrompu à 197 km de Rangoon par un accident d’origine atmosphérique. Leur appareil s’est écrasé au sol. Des débris de l’avion, le trois hommes sont fort heureusement sortis indemnes. Ils ont pu se dégager et sauver la totalité du courrier postal. Déçus, ils ont décidé de rallier Saïgon par mer à bord du « Porthos » appartenant à la flotte de la société « Le Courrier de l’Indochine ».
–1933 – 27 février : BERLIN, INCENDIE DU REICHSTAG qui permettra aux nazis de suspendre les libertés individuelles en imputant cet acte aux communistes allemands.
Le soir du 27 février 1933, à Berlin, la police est avertie d’un début d’incendie au Reichstag. Cependant que le feu embrase l’immeuble du Parlement allemand, les policiers se saisissent d’un jeune illuminé, torse nu, errant dans le bâtiment. On apprendra qu’il s’agit d’un maçon hollandais de la mouvance communiste et en apparence déséquilibré, Marinus van der Lubbe. Il sera considéré comme responsable de l’incendie et exécuté. Dans les faits, le doute demeure. Certains historiens pensent qu’un détachement de Sections d’Assaut (SA) nazies aurait emprunté un passage souterrain menant de la demeure de Hermann Göring (ou Goering, ministre de l’Intérieur du Land de Prusse) au Reichstag et y aurait répandu des produits hautement inflammables. La présence de Van der Lubbe sur place au même moment, allumant de son côté de petits foyers d’incendie, n’aurait été qu’une coïncidence à moins que des agents nazis aient poussé le Hollandais à la faute. Toujours est-il que Hitler va tirer habilement parti de la présence de ce pyromane sur les lieux du drame (Herodote net 2014).
–1939 – 27 février : DÉCÈS DE NADEJDA KROUPSKAÏA, RÉVOLUTIONNAIRE RUSSE, VEUVE DE LENINE. Kroupskaïa s’engage dans le mouvement ouvrier en 1891; arrêtée en 1896, elle est condamnée à trois ans de déportation en 1898. En Sibérie, elle rejoint Lénine, rencontré en 1896, et se marie avec lui. Durant les années qui suivent et jusqu’à 1917, elle sera la secrétaire et plus proche collaborateur de Lénine. Parallèlement, elle défriche le terrain de l’éducation, s’attachant à y introduire la méthode du marxisme. D’où son activité au sein du Commissariat à l’éducation après 1917. Après la mort de Lénine, en janvier 1924, sa tentative de faire connaître le Testament de Lénine lors du 13° congrès du Parti (avril 1924) se solde par un échec. Kroupskaïa est ensuite membre de l’Opposition unifiée Kaménev-Zinoviev-Trotski, mais elle capitule en 1927. Elle se consacrera désormais essentiellement aux questions d’Education, mais votera néanmoins contre l’exécution de Boukharine lors des procès de Moscou (Archive Internet des Marxistes Section française).
–1940 – 27 février : VASTE OFFENSIVE SOVIÉTIQUE EN FINLANDE” – Devant l’a seconde offensive radicale du général Timochenko, les Finlandais, commandés par le général Mannerheim, ne cherchent pas à résister et évacuent leur seconde ligne de défense qu’il occupent depuis le 17 et que les troupes soviétiques viennent de franchir aujourd’hui.
–1941 – 27 février : À PORTSMOUTH, LE COMMANDANT JUBELIN S’ADRESSE A L’ÉQUIPAGE DU CUIRASSÉ “COURBET” – Intervention du commandant Jubelin aux hommes du cuirassé FNFL “Courbet”, navire dont il a pris le commandement onze jours plus tôt à Portsmouth – “Deux grands laïus ce soir, au branle-bas, l’un aux officiers-mariniers, l’autre à l’équipage. On entendrait voler une mouche. Ça va. Côté comique : mon maître d’hôtel, Niçois bon enfant, n’a guère de secret pour moi. Après ma causerie, il a écouté le commentaire d’un groupe de vieux marins, les éléments les plus solides et les plus sains d’ailleurs de notre communauté. Mais j’ai eu le tort de faire un peu d’ironie : « Ce ne serait tout de même pas éreintant de se raser une fois par semaine, ou, tous les dix jours, de se laver les mains. » Mes exigences les ont frappés et, dans leur coin, ils en font des gorges chaudes. Ils m’accusent presque de les martyriser (André Jubelin, « Marin de métier, pilote de fortune », 1951).
–1942 – 27 février :
1. VICHY, PÉTAIN ASSURE LES ÉTATS-UNIS QUE LA FLOTTE FRANÇAISE NE TOMBERA PAS AUX MAINS DES ALLEMANDS.
2. LE HAVRE : UN COMMANDO BRITANNIQUE S’EMPARE D’UN RADAR ALLEMAND installé en bord de falaise à Bruneval, près du Havre.
–1943 – 27 février :
1. Le quotidien français « Le Matin » fait paraître un article intitulé « L’EXTERMINATION EN ALLEMAGNE DE LA RACE JUIVE », en voici les quelques lignes : « Nous sommes en mesure d’affirmer que 800 israélites, hommes, femmes et enfants de la région de Königsberg avaient été invités à quitter immédiatement leur domicile. Ils n’eurent que le temps de prendre quelques hardes. On les enferma dans un convoi à destination de Lublin. Mais en cours de route, ils furent parqués dans une grange glaciale. Le lendemain, on ne retrouva plus dans la grange que des cadavres gelés ».
2. PROTESTATION DE FEMMES ALLEMANDES – Protestation des femmes allemandes à Berlin contre l’arrestation de leurs époux juifs. Le 27 février 1943, les nazis raflent à Berlin les derniers Juifs de la ville. Il s’agit pour la plupart d’hommes mariés à des femmes de souche « aryenne ». Ils attendent dans un bâtiment de la Rosenstraße d’être déportés dans un camp d’extermination. Mais leurs épouses vont obliger le pouvoir à faire marche arrière. Les malheureux sont conduits dans cinq centres de détention au cœur de Berlin. L’un d’eux est situé au 2-4, Rosenstraße (rue des roses). Le soir, des épouses constatant l’absence de leur mari se rendent devant le centre de détention. Le lendemain, un dimanche, jour chômé, elles sont plusieurs centaines qui crient devant la façade: « Rendez-nous nos maris ! » La manifestation se prolonge les jours suivants et même après la tombée de la nuit, malgré un froid glacial. Elle rassemble par moments plusieurs centaines de personnes dont quelques hommes. Une brigade SS est appelée à la rescousse. Elle menace de mitrailler les manifestants mais la détermination de ceux-ci ne faiblit pas. Enfin, au bout d’une semaine, Goebbels, de guerre lasse, se résigne à suspendre la rafle des Mischehen (ceux mariés à des non-juifs). À partir du 6 mars, les détenus du 2-4, Rosenstraße sont autorisés à rejoindre leur famille. Cet épisode peu connu a fait l’objet d’un film remarquable : Rosenstraße. (Jacques Semelin : Sans armes face à Hitler, la résistance civile en Europe 1939-1943 (préface de Jean-Pierre Azéma, Bibliothèque historique Payot, 1989, 270 pages).
3. PARACHUTAGE DU COLONEL PASSY – Le colonel Passy (André Dewarrin) qui dirige le BCRA est parachuté en France avec les directives du général de Gaulle.
–1945 – du 30 juillet au 27 février 1946 : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – L’aviso-dragueur Commandant Dominé est indisponible à Toulon à la suite d’une avarie de moteurs au cours d’une traversée Capri – Toulon.
–1946 – 27 février : IL Y A MAINTENANT DES PYRENEES – Le général Franco décide la fermeture de la frontière entre la France et l’Espagne après la protestation française contre la poursuite de la répression anticommuniste en Espagne..
–1947 – 27 février : NOTRE MARINE EN MER ROUGE – L’aviso-dragueur Commandant Delage fait escale à Djibouti du 24 au 27 février (Gérard Garier).
–1950 – du 27 février au 12 mars et du 16 au 1er avril : CROISIÈRE ANNUELLE DE L’ÉCOLE NAVALE – L’aviso Commandant Delage est mis aux ordres de la Jeanne d’Arc (Gérard Garier).
–1955 – 27 février : NOTRE MARINE AU VIETNAM – L’aviso La Capricieuse, pris en charge par l’arsenal de Saigon a été indisponible jusqu’au 27 février afin d’installer un sonar QCU, l’ancien ayant été débarqué le 15 décembre 1952 avant le grand carénage. Le 27 février, La Capricieuse appareille pour participer à l’exercice CARENE, puis elle gagne le Nord Vietnam. La Capricieuse et la Flamberge arrivent le 14 mars à Haiphong aux ordres de l’amiral « Jules Verne » de ce jour au 12 avril (Gérard Garier).

(le Petit Livre Rouge, coll. H. Ribot).
–1957 – 27 février – LANCEMENT DE LA «CAMPAGNE DES CENT FLEURS » PAR MAO ZEDONG. Cette campagne de libre critique qui doit s’inscrire dans le contexte idéologique et politique de la « déstalinisation » (le « rapport secret » de Khrouchtchev, lors du XXe congrès du P.C.U.S., date de février 1956) semble avant tout motivée par des impératifs de politique intérieure : il s’agit pour Mao Zedong, et une partie de son équipe, de rapprocher les masses populaires du parti qui les a intensément mobilisées dans les premières étapes décisives de la collectivisation. Les excès de zèle, le conformisme étroit et sclérosant de la bureaucratie du parti ayant fait naître un mécontentement évident aussi bien chez la paysannerie et le prolétariat que chez l’intelligentsia et les non-communistes des petits partis, il apparaît qu’une correction est nécessaire. Sur le plan de l’idéologie, il s’agit, pour les dirigeants du P.C.C., d’ouvrir et non de replier le parti sur lui-même, en attaquant le sectarisme, le bureaucratisme et le subjectivisme. Il s’agit aussi de faire la démonstration que le marxisme-léninisme ne peut être altéré par la critique puisqu’il est vérité scientifique. Il est donc parfaitement possible de laisser s’affronter librement idéalisme et matérialisme historique, celui-ci devant inéluctablement vaincre celui-là. À Pékin, l’équipe dirigeante est divisée sur l’opportunité d’une libéralisation, d’autant que la « déstalinisation » a pris les Chinois par surprise. Il suffit de noter, à cet égard, la lenteur du démarrage de la « campagne des cent fleurs », la prise de position du département politique de l’Armée de libération populaire critiquant la relâche du contrôle sur la littérature (déc. 1956) (Encyclopaedia Universalis).
–1958 – 27 février : L’ASSURANCE « RESPONSABILITÉ CIVILE » EST RENDUE OBLIGATOIRE POUR LES VÉHICULES A MOTEUR.
–1967 – 27 février : TRIOMPHE ELECTORAL DU PARTI DU CONGRÈS AUX INDES.
–1985 – 27 février : UN SIMULATEUR DE VOL « LYNX WG13 » A LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Pour former les pilotes et diminuer les coûts de formation, le 27 février 1985 verra la livraison à la BAN de Saint-Mandrier par Thomson du simulateur de vol Lynx WG13. Les premiers cours seront donnés le 21 mars.
–1998 – 27 février : CONFERENCE AU BEAUSSET d’Henri RIBOT et Pierre Saliceti « fragments d’un discours historique ».
–2008 – 27 février : MORT D’IVAN REBROFF, de son vrai nom Hans Rolf Rippert. Né le31 juillet 1931 à Berlin et mort à Francfort en Allemagne, il était un chanteur allemand, d’origine russe selon ses dires, à la carrière internationale et au répertoire très varié : chansons traditionnelles russes, mais aussi chants religieux classiques ou orthodoxes, chants de Noël, variété française ou allemande, opéra, opérettes, chansons folkloriques de nombreux pays et de multiples airs connus. Il disposait d’un registre vocal remarquablement étendu (plus de quatre octaves), ce qui le fit entrer dans le Livre Guinness des records. Il chantait aussi bien en allemand qu’en russe, en français, en anglais, en afrikaans, en italien et en hébreu (il parlait d’ailleurs couramment les quatre premières de ces langues ainsi que le grec) (musicme . com). Deux disques de lui dans ma discothèque, achetés en 1968 : Rebroff Ivan, La légende des douze brigands, CBSi, 1 disque 45 tours simple, 3395, 1968, cote : D 18978 / Rebroff Ivan, Le temps des fleurs, CBSi, 1 disque 45 tours simple, 3660, 1968, cote : D 18979
–2010 – 27 février : un fort séisme suivi d’un tsunami font plus de 520 morts au Chili

–2013 – 27 février : DÉCÈS DE STEPHANE HESSEL, diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français. Le Nouvel Observateur publie à cette occasion : « L’Ambassadeur de France, ancien résistant et déporté, Stéphane Hessel, est décédé mardi 27 février. Deux ans après le succès phénoménal de son livre « Indignez-vous ! » Au fil des ans, il a alterné les fonctions à l’ONU, concernant l’aide au développement, et des postes dans la haute fonction publique française touchant à la coopération. Stéphane Hessel en 10 dates : 20 octobre 1917 – Naissance à Berlin, fils de Franz et Helen Hessel, née Grund, qui inspireront, avec l’écrivain Henri-Pierre Roché, le trio « Jules et Jim » porté à l’écran par François Truffaut. 1937 – Entre à l’Ecole normale supérieure. 1941 – Engagé dans la Résistance, il rejoint les Forces françaises libres à Londres. 1944-1945 – Déporté vers Buchenwald puis Dora. 1945-1948 – Participe à la rédaction de la « Déclaration universelle des droits de l’homme ». 1954 – Entre au cabinet de Pierre Mendès France. 1977 – Ambassadeur de France auprès des Nations unies. 1996 – Médiateur dans l’affaire des sans-papiers de l’église Saint-Ambroise à Paris. 2003 – Mission « Témoins pour la paix » en Israël et en Palestine. 2010 – Candidat « symbolique » d’Europe Écologie aux régionales. Octobre 2010 – Publication d’ »Indignez-vous ! », vendu depuis octobre 2010 à quelque 4 millions d’exemplaires dans le monde. » (Le Nouvel Observateur du 27 février 2013, à 09 h 59).
–2013 – 27 février : PONTEVES – Inscription par arrêté du 27 février 2013 du Pavillon du château de Saint-Ferréol : les façades et toitures avec la terrasse sud et, à l’intérieur, la salle à manger avec son décor de toiles peintes, l’allée de platanes avec la demi-lune d’entrée dans l’axe du pavillon, les façades et toitures de la ferme, mes façades et toitures du moulin, le pigeonnier en totalité (cad. A02 188, 190, 233, 273 et 250).
-2014 – 27 février : TOULON – Inscription par arrêté du 27 février 2014 du fort du Grand Saint-Antoine et ses deux tours associées, la tour de l’Hubac et la tour Beaumont. Constituant la pièce maîtresse de la mise en défense de la partie ouest du Mont Faron élaborée dans le cadre de la construction de la première ceinture des forts détachés de Toulon autour de 1840, le fort du Grand Saint-Antoine a été inscrit en totalité, y compris ses fossés et glacis.

–2015 – 27 février : LA FONTAINE DE CUGENS, commune du Castellet (83330), se trouve au Brûlat, au bord du chemin rural dit de la Fontaine de Cugens et au quartier du même nom. Le site se trouve en bas de pente de plusieurs hauteurs (Camp de la Figuière, Ferembert, …) et au déversoir naturel du ruisseau du Valdaray, affluent de rive droite d’un rivière plus importante, le Grand Vallat. Elle tire son nom d’un domaine mentionné à la même époque sous le nom de « LES CUGENS ».
La fontaine elle-même est établie en bordure occidentale du chemin rural de la fontaine de Cugens qui s’amorce sur le chemin de Farembert longeant le Grand Vallat. Elle est placée près d’un ancien gué qui permettait au chemin rural de la fontaine de Cugens de franchir le ruisseau du Valdaray. Ce gué a aujourd’hui été remplacé par un passage aérien.
Cet édifice est mentionné pour la première fois en 1570 dans les archives communales du Castellet, cadastres antérieurs à la Révolution, f°281, sous le nom de FONT DES CUGENS (cf. Chanoine Magloire Giraud, 1864, p. 12, alinéa FONTAINE DES CUGENS). La carte de Cassini dont les relevés de terrain remontent à 1778 pour la région toulonnaise, donne pour ce lieu le toponyme « POUS DE CUSES », que l’on peut traduire par « puits de Cuges », peut-être le puits actuel qui est associé à un lavoir.
Le procès-verbal du Castellet, daté de 1823, relatif à l’état des carraires (arrêté préfectoral du Var du 25 juin 1819) permet de mettre en évidence le rôle joué par la fontaine de Cugens dans les déplacements des troupeaux.
La carraire n°8 partait de la FONTAINE DU BRÛLAT (devant le logis du Brûlat), suivait l’ancien Grand Chemin, puis tournait au pas du Castellet, traversait la Route royale, continuait par le chemin du Camp de la Figuière qu’elle suivait jusqu’à la FONTAINE DES CUGENS. Sa longueur était de 2800 m pour une largeur de 5 m minimum. Le pateq de la FONTAINE DES CUGENS était un carré de 40 m de côté disposé entre la fontaine et la source initiale aujourd’hui située sous les terrasses agricoles.
La carraire n°9 partait de la FONTAINE DES CUGENS, suivait son chemin, puis se confondait avec celui de Signes qui le continuait jusqu’au PUITS DE MORAD, sur 3600 m, où le pateq carré mesurait 60 m de côté. Au-delà du pateq de Morad, la carraire se prolongeait et franchissait les limites de Signes.
Dans le dictionnaire « Les noms de lieux de l’Ouest varois » publié en 2009 (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°12, Ed. du Foyer Pierre Singal, 2009), aux mentions précédentes (1570, 1778, 1664), nous ajoutons l’appellation plus récente de FONTAINE DE CUGENS (carte IGN au 1/25 000, cadastre actuel, Carte archéologique de la Gaule).
Durant l’Antiquité, au lieu-dit LA FONTAINE DE CUGENS, les recherches conduites par Marc Borréani, Gabriel Cazalas et François Laurier en 1997 ont livré des vestiges appartenant à un habitat rural d’époque romaine et de l’Antiquité tardive ayant possédé un pressoir dont un contrepoids de vis gisait dans un gros clapier. Çà et là, ont été trouvés des fragments de tegulae sur les clapiers ainsi qu’un matériel céramique très abîmé et dispersé : sigillée sud-gauloise, DSP, commune à pâte claire, commune grise tardive, commune brune tardive, modelée mérovingienne, amphore gauloise (Carte archéologique de la Gaule, 1999, t.2, p. 317).
La FONT DES CUGENS de 1570 appartient à une période de vaste relance économique qui a débuté avec la fin du règne du roi René (1434-1480) qui, fixé en Provence dès 1471, avait soutenu efficacement l’agriculture (travaux d’assèchement dans les régions marécageuses d’Arles, Cuges, Aubagne, Gémenos, construction de digues, ouverture de routes, protection des forêts, développement des cultures arbustives ; encouragement à l’élevage par des exemption d’impôts et des primes). L’entrée de la Provence dans la mouvance du royaume de France en 1481-1486 amplifia cette action avec le développement des routes royales et la création d’agglomérations autour des relais qu’elles nécessitaient (Sainte-Anne d’Evenos, Le Beausset, Le Brûlat, Sainte-Anne du Castellet, pour ne rester que dans notre propos).
La situation géographique de la fontaine de Cugens en a fait une étape obligée sur la route du Brûlat à Signes tant pour les voyageurs empruntant la voie au bord de laquelle elle se trouvait que pour les troupeaux transhumant qui y disposaient d’un patec pour se reposer et s’abreuver.
Le degré de conservation des vestiges semble relativement bon. Les murs en bon état sont liés au mortier de chaux et sont apparemment solides.
L’ouverture par laquelle se fait l’arrivée d’eau était à l’origine fermée par une grille dont il ne reste rien sinon les ferrures de fixation.
On peut imaginer que la cuve qui recevait l’eau a disparu de l’espace trapézoïdal mentionné plus haut (extraits du compte rendu rédigé le 27 février 2015 par Henri Ribot à la demande la mairie du Castellet, après visite du site).
–2022 – 27 février : LA SITUATION EN UKRAINE – « Le Monde », 4 h du matin – Au troisième jour de l’invasion, des combats avaient lieu samedi dans la capitale et de nombreuses villes ukrainiennes. Alors que la Russie annonce un élargissement de son offensive en Ukraine, les pays occidentaux accentuent leurs sanctions en excluant certaines banques du réseau Swift et en ciblant la Banque centrale russe. La mesure, qui doit encore être approuvée au niveau de l’UE par les Etats membres, sera également prise par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. L’Allemagne, notamment, va livrer des armes à l’Ukraine.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 211e livraison :

(coll. H. Ribot)
–1794 – 27 février 9 ventôse an II : SANARY CONNAÎT DES DIFFICULTES D’APPROVISIONNEMENT – Alors que la population de Sanary est dans un triste état de dénuement et manque de grains, le Conseil est informé que les ports de Bandol, Cassis et La Ciotat s’approvisionnent aisément en nourritures diverses en exportant leur vin, ce qui est interdit à Sanary au même moment. Attendu leur état de détresse, bien des habitants de Saint-Nazaire s’offrent pour travailler à Toulon, particulièrement à l’Arsenal, comme en témoigne la délibération du Conseil datée du 9 ventôse an II (27 février 1794) :
« Je viens vous annoncer l’extrême détresse des habitants de cette commune qui sont dans l’impossibilité de payer leurs impositions, de cultiver ou de faire cultiver les propriétés, et son sans moyen pour se procurer des subsistances. Tout le monde sait que la seule et unique ressource des habitants de cette commune est le produit des vins qui permet aux cultivateurs de se substanter, de payer l’imposition et pourvoir à la semence et à la culture des terres. Dès que cette denrée leur manque où s’il y a entrave à la vente d’icelle, les habitants sont sans moyens et sans ressources, et tombent dans la plus affreuse misère. D’où vient que dans les ports de Bandol, La Ciotat et Cassis, ils se fait des chargements des vins considérables sur des bâtiments génois devenus nos amis et nos frères, et les habitants de ces mêmes communes reçoivent en échange de la morue, du riz, du fromage et des légumes, tandis qu’un seul génois arrivant dans ce port (c.-à-d. Sanary) se voit refuser le chargement du vin alors qu’il est chargé des secours destinés aux habitants de la commune. »
Faisant alors appel au service des subsistances de Port-La-Montagne et au district, la Conseil fit un inventaire des besoins : pour les 2027 habitants de la commune, il fallait 337 charges de blé, orge ou farine par mois. Comme les personnes aisées donnaient de l’orge à leurs chevaux, et que ce grain manquait donc aux habitants, il avait été décidé, pour enrayer cette pratique, de mélanger le blé et l’orge afin de répartir équitablement les grains. Sur place, il y en avait 60 entre les mains des habitants et 100 étaient parvenues de l’administration. Il en manquait donc plus de la moitié pour nourrir la population. Joseph Trotobas se rendit encore une fois à Nice, auprès de Ricord, représentant du peuple, pour qu’il vienne en aide à Sanary (Rotger B., 1984, p. 288).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 411e livraison :

(Le palais Longchamp, coll. H. Ribot)
–1718 – 6 janvier : Transport de la glace – Lettre des Consuls d’Aubagne aux Echevins de Marseille, 6 janvier 1718
« Messieurs, nos muletiers et tous ceux qui fréquentent journellement votre chemin de Marseille jusqu’à Aubagne, nous pressent depuis longtemps de vous remontrer que ce chemin est impraticable et dangereux pour les bêtes chargées, surtout après les Playes, car les eaux n’ayant point d’issue par l’obstacle qu’y apportent les murailles, c’est plutôt un torrent plein de gouffres et d’abîmes qu’un chemin. Il est même arrivé à quelques uns des plaignants d’y voir périr misérablement leurs bêtes.
La louable attention que vous donnez, Messieurs, au bien public nous faisait espérer que vous prendriez garde. La multiplicité des affaires vous en a apparemment empêché ou ceux que vous commettez pour y veiller ont apparemment négligé leurs devoirs. Nous n’oserions l’attribuer à autre motif.
Vous savez, Messieurs, que le bien du commerce demande que les chemins soient entretenus en bon état et que le Roy vous l’a marqué d’ailleurs dans son Edit portant règlement du mois de mars 1717, article 17. C’est pourquoi nous vous prions de vouloir donner vos ordres afin que les chemins soient réparés, pour que les eaux ayent leurs cours et qu’il n’y ait plus à l’avenir de danger ni pour les gens ni pour les bêtes qui bien souvent, quoique d’un chétif prix, procurent par leur travail la nourriture à de pauvres familles. »
Si vous faites visiter le chemin vous trouverez, Messieurs, qu’on ne se plaint point à fausse enseigne. Nous sommes… (A.C – BB 324 – Années 1717-1718).
LA SEYNE-SUR-MER. 111e livraison :

Le premier traité d’amitié et de commerce avec les nouveaux Etats-Unis d’Amérique avait été signé le 6 février 1778 et un autre traité, d’alliance éventuelle et défensive, porté à la connaissance de la Cour de Londres le 13 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 287).
L’administration de la Marine du port de Toulon, après accord avec la ville de La Seyne, logea dans des entrepôts du terroir des approvisionnements de vivres destinés aux escadres (V. Brun, 1861).
Cette mesure était la conséquence de la pénurie de locaux disponibles à Toulon, lesquels étaient tous occupés du fait de la concentration de stocks énormes nécessaires pour l’armement et le ravitaillement des nombreux vaisseaux de guerre et de convois devant participer à la guerre contre l’Angleterre. Le 13 avril, l’amiral D’Estaing pouvait quitter Toulon avec 17 navires pour aider les futurs Etats-Unis d’Amérique dans leur guerre d’indépendance. Indépendamment de la main-d’œuvre de qualité (artisans et ouvriers, compagnons et maîtres) des diverses entreprises ou métiers de La Seyne, celle-ci fournissait à l’arsenal de Toulon un supplément appréciable de travailleurs qui participaient soit à des travaux courants, soit aux armements extraordinaires. Ce dernier comptait alors (année 1783) un effectif de 4.400 ouvriers, chiffre qui retomberait, il est vrai, à 2.300 environ en période plus calme (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Un monsieur trouve un pingouin dans la rue et l’amène au commissariat.
- Qu’est-ce que je peux en faire ? demande-t-il au policier de service.
- Emmenez-le au zoo, répond ce dernier. Nous n’avons pas le temps de nous en occuper ici.
Quelques jours plus tard, il rencontre le même monsieur avec le pingouin.
- Mais je vous avais dit de l’emmener au zoo !
- Oui, c’est ce que j’ai fait. Il était très content, et aujourd’hui, nous allons au cinéma !

Il est à présent 7 h 30. Affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Bon mardi à tous et à demain pour fêter les ROMAIN.

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