ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 26 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4086).
ILLUSTRATION. Plonk et Replonk – Dimanche sans conducteur (et sans commentaire)
LES FÊTES.
Aujourd’hui, nous évoquerons NESTOR, non pas le roi Nestor qui fut en son temps le plus âgé des princes grecs assiégeant Troie, ni le serviteur du capitaine Haddock, mais saint NESTOR, évêque de Magydos crucifié à Pergé (actuelle Turquie) en 251 ; ce qui nous donne l’occasion de souhaiter une bonne fête aux 950 Français qui portent aujourd’hui ce prénom.
Levons notre verre en leur honneur en rappelant le proverbe : « Vents forts à la saint NESTOR, bon vin à la saint Marcellin ».
Ayons une pensée émue pour la tendre VIOLETTE à laquelle le calendrier républicain dédia ce huitième jour du mois de ventôse et rappelons que le 26 février 1990, c’est une VIOLETTE, Violeta Chamorro, que le Nicaragua élisait comme Président.
DICTON.
UN PROVERBE PROVENÇAL nous dit : « VIOULETO de febrié per damo e cavalier » mais un autre proverbe ajoute « VIOULETO de mars – pèr puto e bastard ». Je ne ferai pas de commentaire !
Souvenons-nous toutefois qu’il n’y a pas de mois de février sans fleur d’amandier : « ges de mes de febrié / Sènso flour d’amelier. »
PENSÉE.
« L’art de plaire est l’art de tromper » (Vauvenargues).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :
Quarante-huitième ouvrage : Napoléon raconté par Napoléon, textes rassemblées par Claude Roy, Le Club Français du Livre, 1955, 276 p., n° d’enregistrement H 11839 8 3 D/

Claude Roy : « Le livre que voici est un faux où tout est vrai. L’entreprise de « monter » bout à bout, dans un tissu l’essentiel de ce que Napoléon a écrit, dicté, parlé, le concerna, est aux yeux de l’érudition parfaitement indéfendable. Je la défends pourtant. Ce roman de sa vie, Napoléon n’a pas pris le soin d’écrire, nous sommes libres d’imaginer qu’il l’écrivit. A l’exception de brèves chevilles placées entre parenthèses, rien ici qui ne soit l’enregistrement exact de la Voix de son maître. Le metteur en ondes qui dispose de quelques milliers de kilomètres de ruban de magnétophone s’empare de ses ciseaux, de la colle, il organise un entretien suivi, une mensongère et véridique conférence. J’ai agi de la sorte, empruntant au Mémorial, aux Cahiers de Sainte-Hélène, à Bourienne et à madame d’Anbrantès, au baron Dain, à O’Meara et à la correspondance, à Fleury de Chaboulon et à Hourgaud, à La Valette et Roederer, aux Bulletins de la Grande Armée et à Montholon, etc. J’ai desserti des joyaux noyés dans l’or, l’argent ou le plomb des autres, j’ai pris les libertés les plus scandaleuses avec la chronologie des textes ou des confidences, en essayant de n’en prendre aucune avec la vérité psychologique. J’ai systématiquement préféré les textes où Napoléon se livre à ceux où il se drape, les aveux aux plaidoyers, les cris du cœur aux discours d’État. Mon travail terminé, j’en crois l’effet saisissant, valable. On peut imaginer cent autres « montages », où dix mille autres textes seraient utilisés. Bien sûr. Mais si je suis parvenu à faire entendre continûment la voix la plus profonde et la plus nue de Napoléon Bonaparte, je me tiendrai pour consolé de tous les reproches qu’on pourra me faire, et que je me fais à moi-même. »
ÉPHÉMÉRIDES.

–1234 – 26 février : MEOUNES – ATTRIBUTION D’UNE PARTIE DE LA COLLINE DE BEAUMONT A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX : L’acte 26 du cartulaire de Montrieux porte sur l’attribution d’une partie de la colline de Beaumont à la chartreuse de Montrieux ; il est daté du 26 février 1234 – In qodam podio su monte, ab opposita montis de Bello monte, in faissa quadam, que est Petri Raimundi – Guillaume de Saint-Martial, grand vicaire de l’évêque de Marseille, arbitre un différend entre Guillelme, veuve de Hugues de Beaumont, et Etienne Alban, son procureur, d’une part, et Pons Constant, syndic du monastère de Montrieux, d’autre part, au sujet de la possession d’une partie de la colline de Beaumont. Cette partie est attribuée aux chartreux de Montrieux. Acte scellé du sceau de plomb de Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, le 29 juillet 1236. Controversie de Belmont.
… Oblato ei libello, cujus series talis est, agit Guillelma, uxor quondam Hogonis de Bello Monte, contra Pontium Constantium, sindicum monasterii Montis Rivi, nomine ipsius monasteri, dicens quod dictum monasterium injuste detinet partem quandam cujusdam montis, qui vocatur Belmont, partem scilicet que propenditur a valle Sacerdotum et ascendit de sere in sere usque ad verticem ipsius montis, et aqua descendit usque ad Gapell, et ab ipso cacumine montis sicut propenditur de sere in sere versus occidentem usque ad Perreriam, et aqua decurrit ad Gapell, pertinentem ad dictam Guillelmam jure dominii vel quasi, et quia dictum monasterium partem dicti montis superius confrontatam eidem Guilleme, restituere contradicit…. Ex adverso, dictus syndicus proponebat se non teneri ipsi Guillelme Raimunde in peticione predicta…[témoins et participants :] Raimundini, bajuli de Meuna, pro domino episcopo ; et Hugonis Lamberti, Pontii Cadulla, Pontii Dalmatii, Pontii Muraire, Pontii Dalmacii, fratris Willelmi Dalmacii ; Gaufridi Rainaldi, Pontii Besaudun, Willelmi de Insula, Willelmi Martini de Massilia, Bertrandi Sabaterii, G. de Masalgis , Pontii Fabri, Gaufridi Verdaca, P. Constantii de Forquaquerio, Pontii Rodellat, Willelmi Molnerii, Ber. Melli de Cuers, Nicholai de Belgensiec, Guiraldi Garniera, Fulconis Rogerii, G. de Morteriis, Versiani de Solariis, Pontii Bautugat, Hugonis Johannis, prioris Montis Rivi ; Petri Willelmi, Pontii Michael, Bertrandi de Corredis, Willemi Ugonis, Petri Johannis, sacriste ; Johannis de Manuascha, correrarii ; Duranti, novici, monachorum dicto monasterii ; Durant Laotardi, Willelmi de Diu, B. de Sala, B. de Signa, G. Rogerii, Egidii, Guigonis, Aicardi de Auroneves, Andree Eron, B. Giraldi, donatorum et fratrum dicte domus. In presencia… dominus Willelmus de Sancto Marciali, vicarius, … ego, Raimundu de Acrimonte, publicus notarius Massilie… (Boyer R., 1980, p. 414-415).
–1236 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendinum ortis monialis, 26 février 1236 (charte aux archives de la Major.). MOULIN DE CABANNE, moulin à eau, quartier de la Capelette. Première mention : Molendinum de Petronilla, vers 1030 (cartulaire de Saint-Victor, n° 20). Donation à Saint-Victor, par Guillaume II, vicomte de Marseille, son frère Fouque, leurs femmes Stéphanie et Odile et les fils de Guillaume : Guillaume III, l’évêque Pons II, Aicard, Geofroi, Etienne, Bertrand et Pierre, d’un moulin sur l’Huveaune, au confluent du Jarret. Dans cet acte et dans celui qui suit, Pons II, intervenant en qualité d’évêque, abandonne les droits de dîme sur ces moulins. (Acte 69 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7. a. Guérard, n° 20. IND. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 92). Ce moulin qui appartint à l’abbaye de Saint-Victor (Molendinum ortis monialis) a probablement pris son nom de moulin de Cabanne d’Antoine de Cabanes, sous-prieur de cette abbaye, vers 1560.
–1264 – 26 février : TRETS – Transaction entre Burgondion, seigneur d’un quart de Trets, avec les habitants pour les chevauchées, moyennant redevance annuelle de 12 deniers par chef de famille, blés à la Toussaint. (acte 565 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Arch. comm. de Trets, répertoire de 1501. fol. 6. — Notes par F. André : Bibl. de M. .T. de Barbarin).
–1289 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Las Consollas (charte aux archives municipales). Première mention de LA CONSEILLERE – lieu-dit, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde.
2. Fons dels Pairats (charte aux archives municipales). Première mention de cette source à SAINT-BARNABE, village (1872). Quartier du 12e arrondissement. Il est centré sur l’ancien village de Saint-Barnabé, situé au bord du plateau dominant le ruisseau du Jarret, à l’est de la ville. On accède à Saint-Barnabé depuis le centre-ville en montant le boulevard de la Blancarde, qui contourne les anciens ateliers Decanis. Les habitants de Saint-Barnabé sont appelés les Barnabites. La population du quartier est de 12 529 en 2008. Autre mention, le 24 décembre 1666 : Font des Payars, (registre aux archives de la Major).
–1290 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Trullare (charte aux archives municipales). Première mention de LA TREILLE – lieu-dit, quartier de Saint- Giniès, entre le grand chemin de Mazargues et le vallat de Coufonne (1872). Il y avait autrefois au quartier de Mazargues une chapelle qu’on nommait La Treille ou Lou Treilhar, mais on a perdu le souvenir où elle était bâtie (Achard, Dict. géograph.)
–1306 – 26 février :

Prieuré de Saint-Mandrier (Vincent-Courdouan)
1. PROCES, AVEC ARRÊT POUR RAISON, DU PRIEURE DE ST MANDRIES (auj. Saint-Mandrier). VOICI UN TRÈS INTÉRESSANT PROCÈS QUI MONTRE QUE LA TERRE DE CEPET, UNE ILE A CETTE HAUTE ÉPOQUE, FUT ÂPREMENT DISPUTE ENTRE TOULON ET SIX-FOURS. Nous devons ce compte rendu À Jean Denans, notaire de Six-Fours. (Date apparaissant dans un acte daté du 18 juin 1577).
PROCES, AVEC ARRET POUR RAISON, DU PRIEURE DE ST MANDRIES (auj. Saint-Mandrier) : Quelques particuliers de Tollon ayant entrepris de cultiver et posséder quelque partie de terre au terroir de Six-Fours, dans la péninsule de Sépet, étant à présent du terroir de la Seine, serait (aurait) été intenté procès par-devant la Cour du Parlement, entre les syndics de la communauté dudit Six-Fours, tant à leurs noms, que comme cessionnaires de Monseigneur l’abbé de St Victor les Marseille, demandeurs en intervenant de lettre royaux, aux fins d’être réintégrés à la possession et jouissance de certain quartier de terre situé à Sépet et au lieudit Saint Mandries, réduits en culture, et Messire Jean Baptiste Muradour, bénéficié en l’église cathédrale de Tollon, prieur de Saint Mandries, Anthoine Bremond, Sauvaire et Jean Julliens et autres particuliers dudit Tollon, disant avoir cause dudit Messire Muradour, et les consuls et communauté de ladite ville, joint à eux, Monsieur le procureur du Roi. A la poursuite duquel procès serait intervenu arrêt de ladite cour, le 18 juin 1577, au vue de pièces, par lequel vue, il est fait mention des susdites lettre royaux du 11 octobre 1571.
Requête de jonction de ladite communauté de Tollon du 11 mars 1573. Certains examens à facteur, faits de la part des syndics de Six-Fours du 5 mai 1486. Instrument contenant un procès fait par Monsieur Jean Martin, en son vivant chancelier du Roi de Cicille, Comte de Provence, et Maître Vidal de Cabanes, juge des secondes appellations et Mestre Rassional et Mestre Reynaud Puget, respectivement ,Mestre Rassional par commission du sénéchal de Provence, dans lequel sont insérées l’échange fait entre la Reine Jeanne de Cicille et l’abbé. Ensemble, la sentence donnée par lesdits commissaires, en date, ledit instrument du 17 juin 1455.
Autre instrument produit par les défendeurs portant division des prébendes de l’église cathédrale de Tollon, du 14 mai 1525. Autre semblable instrument du 26 février 1306, et six instruments de reconnaissance faits au profit du chapitre de ladite église, par les premiers prébendes audit St Mandries.
Autre instrument, où est insérée une sentence sonnée par le lieutenant de juge audit Tollon. Ensemble les enquêtes sur ce, faites en date du 19 mars 1344, avec certaines lettres en forme de justice données par le feu Roi Robert de Cicille, comte de Provence. Autre instrument fait aussi par-devant un lieutenant de juge dudit Tollon, contenant abolition des procès et procédures qui avaient été faites respectivement tant contre ceux de ladite ville de Tollon par les officiers de Six-Fours, que contre les particuliers de Six-Fours, par les officiers de Tollon, en date du 30 mai 1420.
Lettre royaux obtenues par les consuls dudit Tollon, du 8 mars 1575. Enquête faite par le commissaire député par la cour. Le procès-verbal fait sur le lieu et vue, figurée, accordé par les parties portant ledit arrêt, que la cour en entérinant les lettres royaux obtenues par lesdits syndics de Six-Fours, a condamné et condamne lesdits Messire Muradour, Brémond, Julliens et consorts, à eux départir de la possession et jouissance des terres par eux cultivées au quartier de St Mandries, terroir de Sépet, en vider et désemparer la vaccue possession et jouissance au profit des consuls et communauté de Six-Fours, comme Sieurs et Mestre dudit terroir, hors et excepté les deux charges de semence que ledit prieur St Mandries y a tenu et possédé d’ancienneté, condamnant lesdits prieur et particuliers tenanciers, à en rendre et restituer les fruits auxdits demandeurs, depuis l’appointement et écrire du 5 mai 1572, que la cause fut contestée.
Et faisant droit sur les autres fins et conclusions desdites parties, et sans avoir égard aux lettres royaux obtenues par lesdits consuls et communauté de Tollon, en date du 8 mars 1575, a fait inhibitions et défenses auxdits consuls, communauté et particuliers de Tollon, de troubler, ni molester desdits syndics, communauté et particuliers dudit Six-Fours, au fonds et propriété dudit terroir de Sépet, droits, profits et émoluments d’iceulx, à peine de Mil écus et autres arbitraires. Et le tout, sans préjudice de l’usage des particuliers dudit Tollon, de prendre audit terroir de Sépet et en la terre gaste et inculte : bois vert et sec, nerte, charbon, pierres et faire fours de chaux pour leur usage, tant seulement et sans abus, auquel usage les a maintenus et maintient. Condamnant iceulx défendeurs, ensemblement, à la moitié des dépants, les autres entre les parties, compensée la liquidation desdits, et taux desdits dépants, à la cour réservés (Jean Denans 1713).
–1306 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Paderns (charte aux archives municipales). PADEAUX – quartier rural. Ce quartier comprenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme. Première mention : Paders, le 6 janvier 1295 (ibid.).
–1332 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Manhevellas (charte aux archives municipales). MARIGNELLE – quartier rural, voir ci-dessous à la date du 26 février 1365.
–1365 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pons Mahivellas, 26 février 1365 (registre aux archives de l’Evêché). MARIGNELLE – quartier rural, entre Arène et le Cannet. Première mention le 19 juillet 1248 : Pons de Manavellas (charte aux archives municipales). La terre de Marignelle appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Châteauneuf-des-Negreaux. Elle fut acquise par M. Bonsignour, notaire.
–1672 – 26 février : EN ÉTÉ, DURANT LES PÉRIODES DE SÉCHERESSE, LA VILLE DE LA SEYNE MANQUE D’EAU POTABLE. Les fontaines et puits existant dans les divers hameaux qui constituent la Communauté sont en mauvais état : de nombreuses délibérations parlent du problème de leur entretien et des réparations à envisager telles celle mentionnant « que le puits de Tortel qui appartient à la Communauté étant en très mauvais état, il est nécessaire de le faire ‘rabiller’ », ou bien cette autre « faire réparer la fontaine du Courton (auj. Crouton) puisqu’elle est rompue » (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004 ; Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).
–1780 – 26 février : DEMANDE D’EXCOMMUNICATION DES CHENILLES – le 26 février 1780, les paroissiens de Besançon demandent à leur curé d’écrire à l’évêque pour qu’il excommunie les chenilles processionnaires qui ont fait des ravages dans les arbres fruitiers des environs (Yves Miserey – « L’histoire du climat de la France sort de l’oubli », Le Figaro, 06/11/2007). Les animaux avaient-ils donc une âme en ce temps-là ?.
–1789 – 26 février : LOUIS XVI RENOUE AVEC UNE TRADITION PRE¬ABSOLUTISTE : Ainsi, Louis XVI, en promettant à la population la réunion des États Généraux, qui n’avaient plus été convoqués depuis 1614, a renoué avec une tradition pré-absolutiste. Mais le silence observé par le roi sur une éventuelle reconduction ou, au contraire, une réforme des modalités tra¬ditionnelles de cette consultation des trois ordres affole tous les parti.(Agenda du Bicentenaire – JEUDI 26 FÉVRIER).
–1790 – 26 février : LE PARLEMENT DE PROVENCE DISPARAIT – Par décret du 22 décembre 1789 sanctionné le 26 février 1790 et les lettres patentes du roi du 4 mars, la France est divisée en 83 départements eux-mêmes subdivisés en districts et municipalités. La Provence disparaît, divisée en trois départements. Le décret modifia radicalement les institutions en supprimant les provinces et les remplaçant par les départements. Il n’y a plus dorénavant ni intérêts distincts, ni privilèges provinciaux. Tous les citoyens sont égaux entre eux et régis dans la France entière par les mêmes lois.
En conséquence, le parlement de Provence disparaît lui aussi et sa dernière séance aura lieu le 27 septembre 1790.
A – Le nouveau département des Bouches-du-Rhône eut d’abord Aix pour chef-lieu, et compta sept dis-tricts : Aix, Apt, Arles, Marseille, Orange, Tarascon et Salon ; mais l’importance croissante de Marseille nécessita bientôt le transfert du chef-lieu dans cette ville(Dubois, Gaffarel, Samat). Ce fut ainsi que Mazargues for¬ma le 5e canton du 3e district des Bouches-du-Rhône avec les quartiers de Sainte-Marguerite, Bonneveine, Montredon, Carpiagne, Luminy, le Rouet, Saint-Giniès, Notre-Dame-de-la-Garde (Mortreuil).
B – Dans le nouveau département du Var, les cantons du district de Toulon sont les suivants : Le Beausset (Le Beausset), La Cadière (La Cadière), Le Castellet (Le Castellet), La Garde (La Garde-La Valette), Saint-Nazaire (Saint-Nazaire – Bandol, Ollioules (Evenos – Ollioules), La Seyne (La Seyne – Six-Fours), Toulon (Le Revest – Toulon).
D’autres décrets suivent : Vente des biens nationaux (ceux du clergé et de la noblesse), constitution civile du clergé, suppression des titres de noblesse et institution des Poids et Mesures (Louis Baudoin, 1965, p. 313 ; Viguier, 1993 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 272)
–1792 – 26 février : Marseille. La garde nationale marche sur Aix et exige le désarmement du régiment royal qui y tenait garnison. A son retour à Marseille, elle est accueillie par des vivats. Une bouquetière du cours Saint-Louis, nommée Cayolle, et forte en gueule, se moqua des triomphateurs. Elle fut pendue. Dès lors, les meurtres de la rue se succèdent. Il y a des équipes de pendeurs ; ils jouissent de la plus complète impunité. (Bouyala d’Arnaud)
–1793 – du 15 au 26 février : ATTAQUE DE CAGLIARI ET CONTRE-ATTAQUE DE LA MADDALENA. En 1792, la Convention décide d’attaquer le royaume de Sardaigne simultanément sur deux fronts : au Piémont et en Sardaigne. En Sardaigne l’opération devra se faire sur deux fronts : l’attaque principale sur Cagliari, et une manœuvre de diversion sur les îles de la Madeleine, à 10 kilomètres au sud du port de Bonifacio, confiée par Pascal Paoli à son neveu le colonel Colonna Cesari qui commande une force de 600 hommes, dont le bataillon Quenza où commande Napoléon Bonaparte.
Mais l’attaque de Cagliari, commandée par l’amiral Truguet (15-26 février 1793) et la contre-attaque de la Maddalena, vont échouer lamentablement.
Cette expédition manquée aura sûrement joué un rôle déterminant dans la carrière militaire de Bonaparte et modifiera vraisemblablement son comportement lors du siège de Toulon quelques mois plus tard.
Autre conséquence directe de cette expédition, la haine qui va en découler entre le parti paoliste et le clan Bonaparte qui va amener l’exil de la famille sur le continent et le pillage de la Maison Bonaparte (Maison Bonaparte – Ajaccio, 2010, Le premier combat de Bonaparte » ou « Mémoire oubliée : Un vaisseau de l’Expédition de Sardaigne en 1793, exposition du 21/06/2010 au 27/09/2010, Maison Bonaparte – Ajaccio (arts-programme / exposition / view / id / 3016).
–1794 – 26 février-3 mars : MISE SOUS SEQUESTRE DES BIENS DES SUSPECTS – Décrets de ventôse mettant sous séquestre les biens des suspects (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
–1794 – 26 février : LE TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE DE MARSEILLE ACQUITTE UN ANCIEN PROCUREUR – ARNAUD Claude-Joseph, né à La Seyne, 34 ans, ci-devant procureur à Marseille. Jugé par le Tribunal révolutionnaire des Bouches-du-Rhône devant lequel il comparut peu après le siège de Toulon. Il fut acquitté le 26 février 1794 (Arch. départem. des B.-du-Rh., dépôt annexe d’Aix : L. 94, 103, 103 bis, 448).
–1795 – 26 février (8 ventôse an III ) : AU BEAUSSET, LE 8 VENTOSE (26 FEVRIER). LE FACTEUR ET LA SAGE-FEMME DEMANDENT ET OBTIENNENT UNE AUGMENTATION DE SALAIRE. Le traitement du facteur passe de 60 à 100 livres par an. Celui de la sage-femme passe de 15 à 30 livres par an (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1802 – 26 février : Décès de Charles O’Hara officier de l’armée britannique qui participa à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. En 1781 à la bataille de Yorktown, c’est lui qui remit, en signe de reddition, l’épée du lieutenant-général Charles Cornwallis aux révoltés. En 1792, il servait comme gouverneur de Gibraltar, charge qu’il laissa en novembre 1793 pour celle de commissaire royal à Toulon, c’est-à-dire de commandant des troupes coalisées. Décidé à combattre, O’Hara était déterminé à enlever par un coup de main la batterie conventionnelle qui de la hauteur des Arènes frappait de plein fouet les ouvrages de Malbousquet. Le 30, à trois heures du matin, avec trois mille hommes il sortit de Malbousquet, tourna la colline des Arènes et attaqua à revers la batterie de la Convention dont il surprit les canonniers. Quelques-uns furent tués ou faits prisonniers, mais les autres s’enfuirent vers Ollioules semant la panique dans la batterie du Camp des Républicains. Le général Dugommier tenait alors une conférence à son quartier général d’Ollioules avec Bonaparte, commandant en second de l’artillerie. Dès qu’ils furent informés de la situation, les officiers et leur général en chef accoururent à toutes brides, balayant de leurs feux le Val Bertrand, ralliant au passage les fuyards, rassemblant des troupes fraîches et marchant sus à l’ennemi. Bonaparte installa rapidement deux pièces sur la crête de Faveyrolles où s’élève aujourd’hui Notre-Dame de Rusque, pour balayer la plaine et permettre aux troupes regroupées de progresser sur le plateau des Arènes où les Anglais et les Napolitains satisfaits d’avoir atteint leur objectif n’avaient pas pu trouver le temps de se garantir contre le retour des Français. Sous l’effet de la surprise, l’infanterie reprit la Convention, poursuivit l’ennemi jusqu’au glacis de Malbousquet et fit prisonnier le général anglais O’Hara près de la chapelle de Notre-Dame de Rusque, à Faveyrolles, alors qu’il tentait de charger à cheval. A la nouvelle de cette capture, d’étranges rumeurs commencèrent à circuler dans Toulon. « O’Hara a refusé de combattre ! » « Il s’est fait prendre exprès, pour entrer en contact avec les républicains. » « Les Anglais sont en train de traiter avec les républicains sur notre dos. » D’où les suppositions les plus folles concernant une éventuelle collusion des Anglais avec les « Carmagnoles ». Le fait avéré – à l’origine vraisemblablement de ces rumeurs -, c’est qu’après sa capture, O’Hara, blessé, fut conduit au quartier général républicain et qu’il demanda aussitôt l’assistance d’un chirurgien anglais. Il voulut qu’on allât chercher en ville son bagage. « Mais comment donc! » dit Dugommier, qui avait l’art de tout aplanir (H. Ribot, 2021). Il décèdera le 25 février 1802 des suites de ses anciennes blessures.
–1815 – 26 février : NAPOLEON S’EVADE DE L’ÎLE D’ELBE – Napoléon, alors prisonnier, s’évade de l’île d’Elbe à bord de l’Inconstant (il note le 26 janvier dans ses mémoires). Dédaignant la souveraineté de l’île, à lui concédée par ses vainqueurs, il projette rien moins que de restaurer l’Empire français. Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l’Europe. Chacun connaît la suite qui durera 100 jours et s’achèvera à Waterloo. « A trois heures, le 1er mars, le brick qui me portait entrait dans le golfe Juan. J’ordonnai qu’un capitaine de la Garde, avec vingt-cinq hommes, débarquât avant la garnison du brick pour s’assurer de la batterie de côte, s’il en existait une. Ce capitaine conçut, de son chef, l’idée de faire changer de cocarde au régiment qui était dans Antibes. Il se jeta imprudemment dans la place; l’officier qui y commandait pour le roi fit lever les ponts-levis et fermer les portes; sa troupe prit les armes, mais elle eut respect pour ces vieux soldats et pour leur cocarde qu’elle chérissait. Cependant l’opération du capitaine échoua et les hommes restèrent prisonniers dans Antibes A cinq heures après midi, le débarquement au golfe Juan était achevé; on établit un bivouac au bord de la mer jusqu’au lever de la lune » (la suite pour plus tard). Réf. « La vie de Napoléon par Napoléon, pp. 207-208).
–1817 – 26 février : STHENDAL, VOYAGES…- ITALIE : POMPEI – Ce que j’ai vu de plus curieux dans mon voyage, c’est Pompéi ; on se sent transporté dans l’antiquité : j’y suis retourné aujourd’hui pour la septième fois. Ce n’est pas le lieu d’en parler. On a découvert deux théâtres ; il y en a un troisième à Herculanum : rien de plus entier que ces ruines. Je ne comprends pas le ton mystique avec lequel M. Schlegel vient nous parler des théâtres anciens : apparemment que je n’ai pas le sens intérieur. Le monde ayant commencé, pour nous, par des républiques héroïques, il est simple que leur produit paraisse sublime à des âmes étiolées par la monarchie, comme Racine.
–1834 – 26 février : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l’autorité de l’émir Abd el-Kader sur la région d’Oran. Désireux qu’il pacifie la région, il l’aide à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs. Les Français, embarrassés par la prise d’Alger, n’ont aucune envie de s’aventurer dans l’arrière-pays ni de soumettre celui-ci. Ils y seront contraints par la révolte d’Abd el-Kader.
–1836 – 26 février : Le Conseil de Sanary refuse de faire droit à la demande de l’Inspecteur des Douanes de Toulon de faire entretenir aux frais des communes, les chemins pratiqués sur la côte par les préposés des douanes. La décision de ce Conseil municipal sera grosse de conséquence pour les amoureux des sentiers du littoral et nous ressentons encore aujourd’hui les effets néfastes de cette décision que nous reproduisons ci-après « Le Conseil Municipal délibérant, considérant que les chemins ou sentiers pratiqués sur la côte par les préposés des douanes sur le littoral de cette commune ne figurent point sur l’état des chemins vicinaux de ladite commune, et ne sont autre chose que des sentiers ruraux pratiqués sur des propriétés privées par leurs propriétaires riverains pour s’introduire dans leurs propriétés et servir à leur exploitation, il s’ensuit donc de cette conséquence comme étant propriétés privées et non communales, que leur entretien et réparations demeurent à leur charge et qu’ils auraient même raison de plein droit de s’opposer formellement à toute réparation faite par la commune; considérant que la commune a déjà à sa charge treize chemins vicinaux qui absorbent les fonds alloués à leur réparation, ne saurait entrer dans une nouvelle dépense; considérant enfin que l’entretien des dits chemins réclamé par l’administration de la Douane, n’offrent aucun avantage réel à la commune ni ses habitants, vu que situés sur le littoral des côtes, ils n’ont d’autres communications directes que celle de servir à l’exploitation de propriétés privées. Pour tous ces motifs, le conseil municipal délibère et a délibéré qu’il n’y a pas lieu de faire droit à la demande de Monsieur l’Inspecteur des Douanes… » Il est bon ici de rappeler l’Ordonnance de la Marine d’août 1681 qui limitait l’occupation du bord de mer et qui est un commentaire de l’ordonnance du 27 février 1534 (François 1er). Nous connaissons aujourd’hui les conséquences de cette délibération. Il y a quand même lieu de souligner que cette décision ne devait pas entraîner la suppression de ces sentiers qui devaient rester entretenus par les propriétaires qui les avaient ouverts au public qui les empruntait pour divers motifs depuis des temps immémoriaux.
–1885 – 26 février : L’IMMENSE CONTINENT NOIR EST PARTAGE COMME UNE VULGAIRE TARTE AUX POMMES – Le 26 février 1885 prend fin la conférence de Berlin sur le partage de l’Afrique noire. Elle a pour principal résultat de confier l’administration du Congo au roi des Belges Léopold II, sous le nom d’«État indépendant du Congo». Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l’immense continent noir est partagé comme une vulgaire tarte aux pommes… sans que les habitants, pas plus que les pommes, aient leur mot à dire.
–1903 – 26 février : LE ROYAUME-UNI FACE AUX IMMIGRES – Un certain nombre de députés britanniques font remarquer que l’afflux d’étrangers, pour la plupart démunis, notamment dans la capitale, constitue une menace pour l’équilibre du pays. Cela compromet les conditions de vie et de travail de la classe ouvrière anglaise. Ils ont donc demandé au gouvernement de déposer un projet de loi restreignant l’immigration.
–1909 – 26 février :
1. CRISE DANS LES BALKANS – Le fait que la Bulgarie ait réussi à assurer son indépendance par des compensations financières incite la Serbie comme le Monténégro à faire valoir à leur tour leurs prétentions vis-à-vis de la Bosnie-Herzégovine. La Serbie d’arme. Mais aujourd’hui, l’Autriche-Hongrie signe un accord avec l’empire ottoman (la Turquie) sur la Bosnie-Herzégovine : pas de modification sans consultation préalable ; et les grandes puissances – Allemagne, Grande-Bretagne, et France – interviennent pour essayer d’établir un équilibre : si la Serbie renonce à ses prétentions territoriales, l’Autriche accordera certaines facilités économiques. Le premier ministre serbe, Stojan Novakovic, en poste depuis le 23 février, proclame le « programme panserbe » : « Ce ne sont pas les trois millions de Serbes de Serbie et du Monténégro qui constituent la nation serbe, ils n’en forment qu’un tiers, les deux autres tiers, sept millions d’hommes, sont en Dalmatie, en Croatie, en Slavonie et en Bosnie-Herzégovine, c’est-à-dire dans les régions que nous voulons annexer. Ces deux tiers sont entièrement soumis à l’autorité des Habsbourg (c.-à-d. l’Autriche-Hongrie), en dépit de leur volonté. Ce sont des sujets de la monarchie autrichienne… Mais nous voulons la liberté par des moyens pacifiques. » La Serbie est sûre, si besoin est, de l’appui de la Russie. Dès le 2 mars, les ambassadeurs de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie et de l’Allemagne conseilleront à la Serbie de renoncer à ses revendications territoriales. Le 15 mars, l’Italie proposera une conférence internationale pour régler la question des Balkans. Le 27 avril, la Triplice (Allemagne, Italie, Autriche), reconnaît l’indépendance de la Bulgarie. Dont le souverain sera un roi (1er mai).
2. DECES DE CARAN D’ACHE, dessinateur humoristique et caricaturiste.
–1913 – 26 février : LES ETATS-UNIS RENFORCENT LEUR FLOTTE DE GUERRE – Aux Etats-Unis, le Congrès adopte le budget de la marine ; prévoyant la construction de plusieurs unités cuirassées..
–1914 – 26 février : PAS DE CONSCRIPTION OBLIGATOIRE EN GRANDE-BRETAGNE – Le Premier ministre britannique, Herbert Asquith, repousse l’idée d’une conscription obligatoire.

–1916 – 26 février : LES ALLEMANDS OCCUPENT LE FORT DE DOUAUMONT, la pièce maîtresse du verrou de Verdun.
–1924 – 26 février : OUVERTURE DU PROCES D’ADOLF HITLER ET D’ERICH LUDENDORFF – En Allemagne, s’ouvre le procès d’Adolf Hitler et d’Erich Ludendorff qui fait suite de leur tentative de putsch à Munich le 8 novembre dernier. Ce procès passionne l’opinion. 60 journalistes en rendront compte journellement. Le 1er avril, Hiller sera condamné à 5 ans de forteresse assortis d’une amende de 200 marks-or, tandis que Ludendorff sera acquitté malgré les charges pesant contre lui. Jugement considéré comme particulièrement indulgent (nous y reviendrons)..
–1925 – 26 février : PREMIERE GRILLE DE MOTS CROISES – Cruciverbistes, à vos plumes, car c’est à cette date que le quotidien parisien « Excelsior » publie la première grille de mots croisés.
–1926 – 26 février : UNE PREMIÈRE QUI RÉJOUIT… LES États-Unis – À Washington, le Président Coolidge signe une loi réduisant l’impôt sur les revenus et les droits à payer sur les héritages..
–1936 – 26 février : HITLER LANCE LA « VOITURE DU PEUPLE » LA MYTHIQUE « VOLKSWAGEN » – Lors de la rencontre entre Hitler et l’industriel Ferdinand Porsche, l’idée de construire la « voiture du peuple » allemande, la « Volkswagen », a été retenue. L’usine chargée de la production a été inaugurée en Basse-Saxe. La Volkswagen est encore au stade du prototype en trois versions : limousine, décapotable ou cabriolet. Son poids est de 650 kg, le moteur, à refroidissement d’air, est placé à l’arrière ; il développe 24 CV pour une consommation de 6 litres aux 100 km. La voiture coûtera 990 deutsche Mark ; un système de crédit et d’assurance est prévu dans les contrats. Hitler espère que ce projet fera pour l’Allemagne ce qu’Henry Ford a fait pour les Etats-Unis.
–1940 – 26 février : “BATTUE PAR 36 À 3, LA FRANCE N’A CEPENDANT PAS DÉMÉRITÉ” (Lu dans L’Auto, lundi 26 février 1940).
“Les Français ont accepté la défaite dans l’esprit du jeu. Notre quinze n’était pas préparé. Et il affrontait, de l’avis unanime, le meilleur team que la Grande-Bretagne pouvait aligner. Notre défense fut plutôt faible. Et puis, il y avait le trois-quarts centre Wooller…
“Ce qui paraissait le plus merveilleux, c’était que nos joueurs ne savaient plus rien. L’étourdissante équipe britannique allumait, tout à travers le terrain, des incendies de beau, de magnifique jeu, auquel la flamme des maillots rouges donnait une chaleur sacrée. Ces actions communes d’avants soudés les uns aux autres, cette coopération si souple entre fantassins et cavaliers, ces percées magiques dues à d’impromptus changements de pied et, avant tout, à l’esprit de décision, tout cela, confondu dans la stratégie complexe, fille de la spontanéité du rugby, mettait en évidence l’ignorance des nôtres. Même s’il fut prouvé que nous ne connaissions plus le vrai rugby, au moins le fut-il aussi que nous avions oublié le mauvais rugby. Et c’était bien, hier, l’essentiel.
“Notre tâche la plus ardue n’est pas d’apprendre. Nous avons devant nous pour cela du temps, de la bonne volonté et l’exemple convaincant des professeurs amis. Il fallait d’abord désapprendre. Et désapprendre, c’est vaincre ses habitudes, abattre le mauvais instinct… La plus belle vertu du rugby est qu’il laisse une arme glorieuse à celui qui subit la défaite : l’honneur de libérer le jeu, d’abandonner à l’adversaire heureux le droit de jouer le ballon sans contrainte et sans crainte. Ainsi toujours le vainqueur est le même : le rugby.
“Limiter les dégâts du score! C’est une besogne qu’il faut proscrire du but à atteindre. L’équipe de France de la reprise ne subira aucune critique. On dissertera sur les phases du jeu, on révélera les insuffisances techniques, bien sûr. Mais uniquement afin d’éclairer, de préparer, de rechercher. Les joueurs seront ce que seront les méthodes. Nous savons que notre matériel humain est riche et que nous saurons où puiser demain les grands attaquants frères des Jauréguy, des Crabos, des Struxiano. Leur cœur, leur cerveau, leurs muscles, nous les avons. Ce qui importe, c’est que le score d’hier soit pour eux l’occasion de se discipliner, de regarder, d’étudier. Sans dépit. Sans amertume. Alors, merci! hein? amis. 36 à 3, ce n’est pas trop payer la leçon du pardon. Vous nous avez fait l’hommage de votre plus forte équipe : nous avons bien compris que ce n’était pas afin de flatter notre amour- propre, mais afin de célébrer une fête : la réconciliation confiante au-dessus d’un ballon pointu.”
(Légende de la photo : C’est devant un public nombreux et en présence de M. Campinchi, ministre de la Marine, que s’est disputé hier, au Parc des Princes, le match de rugby France-Grande-Bretagne. L’équipe britannique l’a emporté par 36 points à 3. Voici une remise en jeu, au cours de la partie.)
–1942 – 26 février :
1. LA CONFÉRENCE DE SWANSEE DÉCIDE DE LA « SOLUTION FINALE A APPLIQUER AUX RESSORTISSANTS JUIFS. Le 20 janvier 1942, en Allemagne, la conférence de Berlin, rue Swansee, décide de la « solution finale à appliquer aux ressortissants juifs. Leur déportation systématique dans les territoires de l’Est européen est planifiée et leur disparition par un « traitement spécial » est prévue. Hitler en parlera ouvertement dans un discours que Paris-Soir reproduit le 26 février (Alain Rossel, 1985).
2. LE CROISEUR DE BATAILLE ALLEMAND « GNEISENAU », ARMÉ LE 21 MAI 1938, EST BOMBARDE LE 26 FEVRIER 1942 A KIEL où il subit d’importants dégâts. Les travaux de réparations commencés ne seront pas achevés en 1944. Il finira son existence comme blockship, coulé dans le port de Gotenhafen. Son épave sera ferraillée après la guerre (Henri Ribot : Gérard Garier).
–1954 – 26 février : LA « RÉPUBLIQUE DE TOULON ET DU VAR » DU VENDREDI 26 FEVRIER 1954 RAPPORTE UN ACCIDENT QUI S’EST PRODUIT LE 22 DU MEME MOIS : « Des ouvriers procédant au nettoyage des soutes à munitions désaffectées au cap Cépet, se sont trouvés en présence d’un squelette humain. Selon les renseignements recueillis, il s’agirait d’un Allemand tué au cours des bombardements qui ont précédé la libération. On se souvient, en effet, que ceux-ci furent très violents et que la presqu’île constituait le refuge de l’ennemi après la libération de Toulon. L’autorité militaire prévenue s’efforce d’identifier la victime près de laquelle des lettres demeurées intactes doivent faciliter la tâche. On nous signale, d’autre part, que certains endroits fort heureusement interdits au public sont encore dangereux à la circulation en raison de projectiles de toutes sortes non encore explosés » (République de Toulon et du Var du vendredi 26 février 1954).
–1955 – 26 février : AMÉLIORATIONS APPORTÉES A DES UNITÉS DE LA MARINE NATIONALE – Une note de Paris à Monsieur le vice-amiral commandant le Marine à Casablanca n°2178 CAN/T du 26 février 1945 ayant pour objet « Améliorations à apporter aux passerelles » adressées aux avisos-dragueurs Commandant Duboc (étude sur l’installation d’un radar 277) et Commandant Bory (Projet de modernisation de la passerelle). « …. Je vous demande d’examiner la possibilité d’installer soit des mousetrap, soit un hedgehog en deux parties (split Hedgehog) sur l’arrière de la pièce de 40 mm avant. A cet emplacement, la conservation en bon état du matériel sera en effet un peu moins difficile à réaliser que sur la plage avant. Mes préférences iraient plutôt au hedgehog qu’au mouse-trap, le premier étant plus efficace que le deuxième. Toutefois, les réactions de tir du hedgehog sont assez importantes et il est à craindre qu’elles conduisent à des renforcements de coque difficile à réaliser. (voir Commandant Delage). Pour le Ministre et par délégation L’ingénieur général du génie maritime Kahn Directeur Central des Constructions et Armes navales. » (Gérard Garier).

–1971 – 26 février : DISPARITION, À PARIS, DE FERNANDEL, LE GRAND FERNANDEL, DE SON NOM D’ÉTAT-CIVIL FERNAND JOSEPH DÉSIRÉ CONTANDIN. Il était né à Marseille en 1903. Fernandel fut durant des décennies l’une des plus grandes stars – ici le mot n’est pas galvaudé – du cinéma français. Comique, certes, mais aussi tragique, ce comédien nous a laissé orphelins. Que de films ai-je vus à leur sortie qui sont restés dans ma mémoire à jamais, de « L’auberge rouge » (de Claude Autant Lara dont le scénario original était signé par Jean Aurenche qui mourut à Bandol en 1992, à l’âge de 89 ans) à « La vache et le Prisonnier » en passant par tous les Don Camillo, Ali Baba et « La Cuisine au Beurre ». Que de fois, à La Seyne, adolescent, j’ai mis et remis sur le tourne-disques son interprétation des « Trois messes basses » de Daudet ! et puis, il avait tourné à Saint-Mandrier, sur la plage de la Coudoulière, avec Jean Gabin les premières scènes du 42ème film de Gilles Grangier, « L’âge ingrat », mises en boîte le mardi 8 septembre 1964.
–1992 – 26 février : DUBLIN AUTORISE UNE JENE IRLANDAISE A AVORTER EN ANGLETERRE – La Cour suprême de Dublin autorise une adolescente violée et enceinte à avorter en Angleterre. Cette affaire déchire les Irlandais qui refuseront la légalisation de l’avortement lors du referendum du 26 novembre suivant.
–1990 – 26 février : UNE PRESIDENTE POUR LE NICARAGUA – Avec 54,8% des suffrages, Violeta Chamorro revit le pouvoir au président Daniel Ortega. Ce vote met fin au régime sandiniste qui, en 1979, avait renversé la dictature du général Somoza. Celle qui l’a battu est la veuve d’un directeur de journal tué par les somozistes. Elle est âgée de 61 ans.
–1992 : 26 février : A leur assemblée générale les pêcheurs de La Ciotat mentionnent, parmi les poissons à chair blanche, que l’espèce pêchée est surtout le merlan (Patania et alii).
–1993 – 26 février : ATTENTAT A NEW YORK – Une bombe explose au World Trade Center, en plein centre de New York : 6 morts, plus de 1000 blessés.
–1995 – 26 février : UNE BANQUE BRITANNIQUE EN FAILLITE – Londres. La banque Barings Brothers, en faillite avec plus de quatre milliards de francs de pertes, est placée sous administration judiciaire. Le 2 mars, le trader Nick Leeson sera arrêté à l’aéroport de Francfort. Courtier de la Barings sur les marchés dérivés, ce jeune as de la finance avait provoqué le krach à Singapour.
–1997 – 26 février : ECOLES FRANCOPHONES BELGES EN GREVE – Les écoles francophones sont en grève à Bruxelles et en Wallonie à cause d’un plan très rigoureux d’économie. Le 2 avril, ce seront près de 10 000 enseignants et étudiants francophones qui descendront manifester dans les rues de la capitale. L’objet de la controverse concerne la réforme de l’enseignement secondarité sacrifiant 3 000 emplois..
–1998 – 26 février : NOUVEAU QUARTIER JUIF DANS LA PARTIE ARABE DE JERUSALEM – Netannyahou donne le feu vert à la construction d’un nouveau quartier juif dans la partie arabe de la ville. Le 21 mars, un attentat-suicide du Hamas fera 4 morts et 47 blessés à Tel-Aviv. .
–1999 – 26 février : IRAN – Les « réformateurs » , partisans du président iranien Mohammad Khatami, gagnent les élections municipales, les premières organisées depuis 1979. Cinquante-deux femmes sont élues à travers le pays.
–2022 – 26 février :· LA SITUATION EN UKRAINE – Twitter for iPhone – Deux jours après le lancement d’une invasion du pays ordonnée par Vladimir Poutine, des combats ont eu lieu dans la capitale, sur l’avenue de la Victoire, une des artères principales de la ville. « A Kiev, de violents combats se poursuivent. L’armée ukrainienne repousse des saboteurs russes », a fait savoir, dans la nuit de vendredi à samedi, le Service des communications spéciales ukrainien. Sur Facebook, l’armée de terre ukrainienne a dit de son côté avoir détruit une colonne de cinq véhicules militaires russes, dont un char, près de la station de métro Beresteiska, située sur l’avenue de la Victoire, dans le nord-ouest de la capitale. Un peu plus tôt, le Service des communications spéciales ukrainien a affirmé que les forces russes essayaient d’attaquer une centrale électrique dans le quartier de Troieshchyna, au nord-est de Kiev.
Les habitants de la ville ont été invités à rester dans leurs abris ou, s’ils sont chez eux, à ne pas s’approcher des fenêtres. La sirène d’alerte anti-aérienne a aussi été déclenchée à l’aube à Kharkiv, une grande ville de l’est de l’Ukraine proche de la frontière russe, selon le Service des communications spéciales.
–2023 – 26 février :· En Corse, le temps déjà très agité ce matin avec des orages et des pluies gagnent la Provence-Alpes-Côte d’Azur l’après-midi. En soirée, la pluie froide se renforce, mêlée à de la neige à basse altitude. Attention dans la nuit de dimanche à lundi en raison des chutes de neige attendues jusqu’au littoral provençal et languedocien ! Min : 1 à 6°C Max : 9 à 13°C. Tendance ultérieure : le froid s’accentue sous un plein soleil d’hiver dans le nord du pays. Dans le sud, prudence, avec de la neige jusqu’en plaine des Pyrénées au Massif central et dès 500 mètres d’altitude du sud des Alpes à la Méditerranée. En Corse, attention aux pluies abondantes et risques d’inondations.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 209e livraison :

(le canal du Vallat Daumas, cl. H. Ribot)
25 février 2024 : Sanary vient de retrouver le vallat Daumas qui avait été canalisé lors de l’aménagement des allées d’Orves. Les deux premiers clichés montrent que la canalisation du vallat est accessible par des regards (dalles en fonte situées dans l’axe de l’écoulement, bien visibles sur le cliché) et sur le troisième, datant des années 1950, j’ai situé par une croix l’emplacement de la tranchée.
Voici quelques mentions de ce petit fleuve trouvées dans les archives de Sanary et déjà publiées :
10 février 1507 : mention du Gourredon, qui pourrait être le vallat Daumas.
1665 : A proximité de l’Huide, passait le Vallat Daumas (sous l’actuelle Rue Guy Mocquet qui faisait à l’époque la limite est des maisons du village.
septembre 1713 – Il fut nécessaire d’endiguer le vallat Daumas. Ce vallat proche du môle de la plage devait être creusé jusque dans la mer et bordé par une muraille bien bâtie à chaux et sable de chaque côté, de la largeur de 3 cannes et demi, et de deux pans d’épaisseur, afin que le dît vallat ne puisse déborder dans le port comme il est arrivé souvent. Ces travaux ont été effectués par le même BARRIN pour le prix de 80 livres en -septembre 1713. Aujourd’hui (écrit en 1982) ce ruisseau qui se jetait dans la mer, près du môle Est, est couvert.
1726 – Le comte de VINTIMILLE ayant annoncé sa venue, on fut obligé de faire réparer le. Chemin des PRATS allant à OLLIOULES. Ce chemin était rendu impraticable aux montures parce que les broussailles des propriétés riveraines l’envahissaient. On fit aussi nettoyer la REPE qui aboutit à la mer et aussi le vallat DAUMAS.
1783 : Les eaux du vallat Daumas n’arrivaient pas toujours à s’écouler dans la mer et formaient une sorte de lac dans lequel un enfant se noya. Le petit pont, qui l’enjambait pour desservir les quatre maisons qui étaient de l’autre côté, avait été détruit lors d’une crue. Les habitants réclamaient son remplacement, mais les fonds de la communauté ne permettaient pas cette dépense qui fut remise à plus tard car il fallait d’abord remettre en état les « carraires ».
1788 : (cité par P. Chazal, A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : les eaux du Vallat Daumas se jetaient à la mer à l’extérieur du môle Est, mais, comme la Reppe aujourd’hui, elles ne s ‘écoulaient pas lorsque la mer était haute. Plus tard, le cours d’eau sera presque entièrement couvert comme aujourd’hui. Le pont, qui l’enjambait autrefois, avait été emporté par une crue ; il desservait quatre maisons qui avaient été construites de l’autre côté, à peu près à l’emplacement du kiosque à musique, près de l’ancienne batterie désarmée dite Batterie de la Plage.
1840 – La réfection du canal de la fontaine entraîna la réfection totale ou partielle des rues Saint-Roch, rue des Bernards, rue de la Chapelle, traverse de la Chapelle, extrémité de la rue Royale (rue Gabriel Peri). On profitera de ces travaux pour replanter devant les maisons se trouvant au-devant du quai ouest les arbres qu’on avait dû couper car leurs branches touchant les façades, « des chenilles s’introduisaient dans les appartements ». La traverse de la tour est dans un état de dégradation tel que sa propreté laisse à désirer. Il est indispensable de la réparer. D’autre part, le ruisseau dit « de Daumas » (Vallat-Daumas) qui conduit les eaux d’une partie du territoire à la mer, exige une prompte réparation pour éviter « les dégradations que la force des eaux occasionne toutes les années » . 1840 verra donc une réparation à peu près complète de l’ensemble des rues du bourg. On arrêtera les travaux, car on sait qu’il va falloir des fonds pour entreprendre la réalisation d’un grand projet qui consiste en l’établissement « d’un chemin de grande communication sur le littoral ». A la question posée par le Sous-Préfet de Toulon demandant à combien pourrait s’élever la contribution de la commune à la réalisation de ce projet, la délibération du Conseil répondra ce qui suit: « Le Conseil municipal considérant le peu d’avantages qu’offre à la commune de Saint-Nazaire la construction d’un chemin vicinal de grande communication sur le littoral et les charges qui lui ont été imposées pour celui de Saint-Nazaire, à Ollioules, ligne n° 11, est d’avis et délibère à l’unanimité que pour concourir aux frais de construction et d’entretien que nécessite la route sur le littoral, la commune de Saint-Nazaire contribuera pour la somme de trois cents francs ».
1944 : dans le plan d’évacuation des populations, on relève que des camions automobiles réquisitionnés pour leur transport stationneront aux points suivants : Ecoles, nouvelle poste, Vallat Daumas, […] Le groupe ainsi formé se dirigera vers le LANÇON par le Vallat Daumas et la route de la Confiance ; après la chapelle St Roch, prendre chemin de Pierredon, passer sous le pont du chemin de fer, tourner à gauche sur le chemin vicinal n°2 et prendre à droite le CV n° 6. A la campagne Imbert, prendre à gauche, rejoindre CV n° 11, à la Tourelle, tourner à droite, après 100 m tourner à gauche pour emprunter le chemin du Jour. Se rendre à la ferme Tremellet où un poste de secours sera installé. L’itinéraire sera jalonné par des flèches vertes. Au Vallat Daumas, légionnaire LAUGIER chargé de l’orientation. A la chapelle St-Roch : légionnaire FENOUILLET. […] Dispositions spéciales. […] 2° – Transport des malades, infirmes, etc. : il sera prévu pour le transport des malades, femmes enceintes, impotents, enfants jeunes, vieillards, etc., Groupe OUEST, 2 camions stationnés aux ECOLES ; groupe CENTRE, 3 camions stationnés Nouvelle POSTE ; groupe EST, 2 camions stationnés au VALLAT DAUMAS.
5 juillet 1944 : une liste, malheureusement très longue, prévoit l’arasement de tous les immeubles se trouvant entre la Reppe (y compris la Sarrasine), la mer, la rue Granet, le Vallat Daumas et le chemin de la Baou.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 409e livraison :

(Serment du recteur de la Cité de Marseille)
–1701 – 8 mars : Marseille – Les ducs de Bourgogne et de Berry, accompagnés de Vauban et du comte de Grignan, passèrent en revue, sur le Plan de Saint-Michel, les troupes des galères commandées par le bailli de Noailles (Bouyala d’Arnaud).
–1702 – 8 novembre : Le mistral souffle si fort qu’il déracine dix arbres et détruit deux maisons sur le Grand Cours (Marseille et son histoire).
–1708 : Marseille – Mgr de Vintimille du Luc, évêque de Marseille, constate que la clôture du couvent n’existe plus et que des religieux louent des maisons en ville pour courir le bal.
–1712 – 10 septembre« Aubagne, 10 septembre 1712 – Belsunce renonce au testament de la Maréchale de la Force. Par devant nous, notaire, illustrissime et sme Mgr Henri François Xavier de Belsunce, evesque de Marseille, marquis de Mallemort et de Mérindol, baron d’Aubagne et de Signes, seigneur du Bausset, de Cassis, Méounes, Maynarguette, Châteauvert et autres places, abbé de Nostre Dame de Chambons, conseiller du Roi en tous ses conseil… »(Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. II, Marseille, Valence, Montbeliard, 1899, p. 653, n° 1047).
–1713 – 26 avril : Pour tenter d’arrêter la progression insidieuse de la peste, un arrêt du Registre du PARLEMENT d ‘AIX, interdit l’entrée des ports de La Seyne et de Sanary aux navires qui n’auraient pas de certificat des villes de MARSEILLE ou TOULON. Il est également enjoint aux consuls des communautés établies le long de la côte, d’établir des gardes suffisant et de qualité chargés d’interdire et d’empêcher l’entrée des personnes de quelque état, qualité et conditions qu’elles soient, venant des états soupçonnés, qui voudraient s’introduire dans les lieux sans avoir effectué de quarantaine, et ce, sous peine de la perte de la vie. Pour tenter d’arrêter la progression insidieuse de la contagion.
–1713 – mai : Le contrôle de la navigation va se renforçant car la peste se manifeste un peu partout. Des informations émanant du Bureau de Santé de TOULON viennent mettre en garde les administrateurs de SAINT-NAZAIRE. Le 6 mai 1713, il est signalé qu’un patron génois qui se. trouve dans la rade de TOULON et qui vient d’un endroit suspect, ne pourra prendre au port de SAINT-NAZAIRE, les 100 milleroles de vin qu’il devait y embarquer, Si ce n’est après une purge au lazaret de TOULON ou avec un garde à son bord et à ses frais. Le 9 mai, il est également signalé qu’un brigantin de MALTE, qui a demeuré quelques jours à VILLEFRANCHE a une patente en due forme. Il est chargé de bas> de coton et d’autre coton travaillé. Il va à MARSEILLE et de là en ESPAGNE. Il est autorisé à quitter le port de SAINT-NAZAIRE s’il fait le serment d’assurer qu’il vient bien des pays qu’il a nommés. Dans le même temps, le comte de GRIGNAN par une ordonnance, ordonne qu’il faut mettre en quarantaine tous les bâtiments de quelques nations qu’ils puissent être qui viendront en droiture ou qui auront communiqué dans les pays sous la domination de l’archiduc. Les marchandises seront mises au lazaret et y feront 18 jours, les passagers feront 6 jours. Pour les bâtiments venant de PORT-MAHON ou de la côte d’ESPAGNE, ou les Anglais qui viendront d’ANGLETERRE, ou de HOLLANDE, feront aussi une quarantaine de 6 jours par précaution. Cela parce que nous avons reçu avis de la peste à VIENNE et en AUTRICHE. En ce qui concerne les bâtiments venant d’AMÉRIQUE et qui touchent la terre d’ESPAGNE parce que dans ce pays la contagion est aussi à craindre qu’au LEVANT et en BARBARIE, SAINTNAZAIRE ne doit leur donner, à l’avenir, aucune entrée ni pratique dans le port (Rotger B., 1984).
LA SEYNE-SUR-MER. 110e livraison :

–1713 – 26 avril : Pour tenter d’arrêter la progression insidieuse de la peste, un arrêt du Registre du PARLEMENT d ‘AIX, interdit l’entrée des ports de La Seyne et de Sanary aux navires qui n’auraient pas de certificat des villes de MARSEILLE ou TOULON. Il est également enjoint aux consuls des communautés établies le long de la côte, d’établir des gardes suffisant et de qualité chargés d’interdire et d’empêcher l’entrée des personnes de quelque état, qualité et conditions qu’elles soient, venant des états soupçonnés, qui voudraient s’introduire dans les lieux sans avoir effectué de quarantaine, et ce, sous peine de la perte de la vie. Pour tenter d’arrêter la progression insidieuse de la contagion.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Réflexion de John L. Asher Jr alors qu’il refusait de prendre son bain : « Un bain, c’est un nom commun mais, quand on en sort, logiquement, ce devrait être un nom propre ! ». Que lui répondre ?

(Les chutes Victoria, Zimbabwé, cliché H. Ribot)
Il est à présent 7 h 30. Affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Bon lundi de reprise à tous et à demain pour fêter les HONORINE.

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