ÉPHÉMÉRIDES DU 22 FÉVRIER

Published by

on

Bonne fête Isabelle.

ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 22 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4085).

ILLUSTRATION. BONNE FÊTE « ISABELLE » !

LES FÊTES.

Sainte Isabelle, Isabelle de France (1225 – 1270), fille du roi de France Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, et sœur de Saint Louis, fonda à Longchamp un monastère de clarisses « Notre-Dame de l’Humilité », après avoir refusé d’épouser le fils de l’empereur germanique Frédéric II. Elle mourut en 1270 sans alliance ni postérité, la même année que son frère, Saint Louis.

Etymologiquement son nom signifie Elisheva ou El-Yah-Beth, Dieu est ma promesse, Dieu est mon serment ou Dieu est ma demeure.

Le nom Isabelle s’est répandu dans toute l’Europe, à la faveur des mariages princiers ou royaux, dès le XIIIe siècle. La sonorité légère de ce prénom et sa syllabe terminale évoquant directement la beauté féminine entraîna un certain déclin d’Élizabeth, en particulier dans les pays latins. En France, Isabelle a toujours eu le dessus sur Élizabeth et a connu, de 1960 à 1975, une période de très grande faveur qui l’a placé durant ces quinze années parmi les cinq prénoms les plus attribués. Ce succès est aujourd’hui retombé mais Isabelle reste fréquent. On compte aujourd’hui près de 360 000 personnes qui, en France, portent ce prénom avec une moyenne d’âge d’environ 44 ans. Populaire depuis les années soixante, c’est l’un des 15 prénoms les plus portés.

Ce quatrième jour du mois de ventôse au calendrier républicain est dédié au TROÈNE, un arbre que l’on trouve en nombre dans nos haies et qui est cependant fatal pour les chevaux dont la mort survient quelques heures après l’ingestion, aucun antidote n’étant connu à ce jour.

DICTON.

« Neige de la sainte ISABELLE fait la fleur belle. »

LOCUTION PROVENCALE.

 « S’enfanga li dent » / « s’enfagar lei dents », littéralement « s’embourber  les dents » (mordre à belles dents, manger de bon appétit).

PENSÉE

« Lève-toi, nous avons l’éternité pour dormir ! » (Omar Kayyam, XIe siècle)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Bernardine Melchior-Bonnet – Napoléon consul et empereur 1799-1815, Librairie Larousse – Sélection du Reader’s digest, « Histoire de France illustrée / 2000 ans d’images », 1988, 172 p.

Extrait de l’introduction : « Après la grande tornade révolutionnaire et quatre années de régime — instable sous le Directoire, les Français souhaitaient un gouvernement fort qui leur assurât à l’extérieur la paix et la certitude de conserver les frontières naturelles, à l’intérieur l’ordre, la tranquillité et des garanties contre les éventuelles menaces d’une action contre-révolutionnaire ou d’une poussée jacobine. Le coup d’État de Brumaire ayant réussi — non sans quelques difficultés inattendues —, la constitution préparée par le Premier consul fut approuvée par la grande majorité du pays. Elle prévoyait un exécutif fort, un législatif divisé. Le suffrage universel n’était plus qu’apparences, mais les citoyens semblaient heureux de s’être dessaisis de leurs destinées : ils avaient trouvé un sauveur en Bonaparte.

« Le nouveau consul s’attela à l’immense tâche : réorganisation des finances, de l’administration, de la justice, remise en marche de l’économie, pacification de la Vendée, restauration religieuse. Il assura son pouvoir sur de solides fondations, ses « masses de granit » : création de la Légion d’honneur, du Code civil, des lycées. Le monopole de l’enseignement fut donné a une université d’État. Les Jacobins comme les royalistes durent se taire, les libéraux furent brides, la presse muselée. I Église mise en tutelle, mais les Français avaient confiance en leur nouveau maître … »

ÉPHÉMÉRIDES.

1214 – 22 février : Marseille – Privilège accordé par Raimond Geofroi de Trets, seigneur et vicomte de Marseille, à l’église et au chapitre de cette ville, de pouvoir posséder et acquérir biens et droits dans tout son domaine en l’évêché de Marseille, sans réclamer son consentement. En retour, les chanoines le reçoivent en fra­ternité, lui et ses successeurs, avec participation à tous les biens spirituels de leur église. acte des vicomtes de Marseille n° 373, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. La Major de Marseille, Livre jaune, fol. 10. -— C. Bibl. de Carpentras, ms. n° 1855, fol. 529. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 53. — b. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 207. Ind. : Albanès et Chevalier, Ibidem, n° 1143).

1249 – 22 février : Compromis entre le sacriste de la Major et le prieur de Saint-Laurent du château Babon. Parmi les témoins : Rostang d’Agout, chanoine de la Major » (H. de Gérin-Ricard et E. Isnard – acte 530 des vicomtes de Marseille. Réf. A. La Major de Marseille, chartes originales, n°82. A. Belzunce, L’Antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 190 à 193). En 1249, il ne subsistait que bien peu de ce château H. de Gérin-Ricard et E. Isnard).

1334 – 22 février : MENTION DE MEYNARGUETTES ET DE CHÂTEAUVIEUX DE SIGNES – L’acte 466 de Gallia… Marseille, signé par Jean Actandi, évêque de Marseille, commissaire apostolique, mentionne Meynarguettes et de Châteauvieux de Signes (Albanès, Gallia… Marseille, n° 466, p. 262)

1354 – 22 février : TRAITÉ DE MANTES ENTRE JEAN II LE BON ET CHARLES II DE NAVARRE.

1358 – 22 février : ÉTIENNE MARCEL RASSEMBLE 3 000 ÉMEUTIERS DANS PARIS ET ENVAHIT LE PALAIS DE LA CITÉ. Le même jour, sont assassinés les maréchaux Robert de Clermont, de Conflans et Régnault d’Acy par les émeutiers. Détails : Le 22 février 1358, Étienne Marcel, prévôt des marchands, 3.000 hommes, marcha sur le Palais royal, envahit la salle haute — à son emplacement se trouve aujourd’hui la salle des Pas-Perdus — et pénétra dans la chambre de parade où le dauphin Charles se tenait devant son lit de parement.

“Sire, cria le Prévôt, ne vous ébahissez pas de choses que vous voyez, car elles sont ordonnées et il convient qu’elles soient faites.”

Le maréchal de Normandie et un autre conseiller, Jean de Conflans, maréchal de Champagne, étaient massacrés sous les yeux du Dauphin dont la robe était éclaboussée de sang. Charles fut épouvanté et “ moult dolent ”. Étienne le prit alors sous sa protection en le coiffant de son chaperon bleu et rouge. Lui- même mit sur sa tête le chapeau du régent en “ brunette noire bordé d’une frange d’or ”. L’émeute du 20 juin 1792 coiffera Louis XVI de la même façon… Tandis que les deux corps étaient jetés sur la fameuse table de marbre noir de la salle haute qui faisait office de tribune pour les festins royaux, Étienne Marcel rentra chez lui, prit dans son magasin une belle pièce de drap “ perse et rouge ” et l’envoya au Palais afin que les serviteurs du prince puissent se confectionner des chaperons aux couleurs de la ville.

Charles n’était plus rien. Il décida de fuir. Le 25 mars, avec la complicité de Jean Perret, maître des eaux, que le Prévôt fera ensuite exécuter, le futur Charles V traversait la Seine en barque et, quelques minutes plus tard, galopait à travers les champs entourant Saint-Germain-des-Prés.

Étienne Marcel devenait l’unique maître de Paris (André Castelot, 1982.)

1486 – 22 février – Escassum, 22 février 1486 (acte aux archives de l’Evêché). L’Escalet – quartier rural, commune de La Ciotat, sur le bord de la mer

1626 – 22 février –  REFUS DU CONSEIL DE SIX-FOURS D’ACCEPTER LE CADRE DU MAITRE-AUTEL, RÉALISÉ EN BOIS DE PIN AU LIEU DE NOYER, PAR MAÎTRE LAURENT LIEUTAUD – folio 156bis et 157 : Lequel conseil, unanimement, entendu la proposition sur ce faite par les sieurs consuls, a délibéré que le cadre du maître-autel fait par Laurent Lieutaud, menuisier, du bois de pin, ne sera point accepté, (et il sera) ainsi poursuivi à le faire de noyer, ainsi que le devoir commande et de faire encore le plafond et frontispice (façade avant) du dit autel, ainsi que le dit conseil présuppose (qu’il) soit obligé par son acte, et que les a déjà achetés par le trésorier à cet effet, s’il les emploie, (ils) lui seront déduits de ce que la communauté lui doit encore, et autrement (ils) pourront, les dits sieurs consuls, poursuivre le dit Lieutaud, à faute (de) parachèvement de son prix fait, et à faire l’escabeau, promettant les relever indemnes. Sera fait mandat, à André Martinenq, serrurier, de ce qu’il a fourni au maître autel, suivant la taxe qu’en feront les sieurs consuls.

1669 – 22 février : Saint-Aufemi (acte notarié à Allauch). Sainte-Euphémie , chapelle en ruine sur le territoire du Plan-de-Cuques, commune d’Allauch (E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor »). Première mention : Pratum Sancte Euphemie, VIIe-siècle (descript. manc. monast. S. Salvatoris, Belsunce, I, pag. 302).

1710 – 22 février : UNE ASSEZ IMPORTANTE AUGMENTATION DES DÉCÈS EST ENREGISTRÉE EN 1710. Les pauvres et les mendiants en sont les principales victimes. Le 22 février a été inhumé, par exemple, dans le cimetière de la paroisse de Sanary un pauvre mendiant se disant breton décédé dans le logis de madame DÉPRAT, auberge sur le grand chemin royal, ayant donné des marques de catholique. Le témoin fut François GAUTIER, le curé INFERNET (Rotger B., 1984, p. 159)

1739 – 22 février : CONFIRMATION A LA CHARTREUSE DE LA VERNE DE LA RECONNAISSANCE DE BORMES POUR LE DOM – La Verne veut obliger tous les hommes de Bormes, depuis l’âge de 14 ans, à lui passer reconnaissance du Dom suivant la transaction de 1235. Ce que la communauté de Bormes conteste et porte à Aix. 5 juillet – Confirmation de la reconnaissance de la communauté de Bormes : (…) suivant une transaction passée… les habitants ont le droit de faire du bois pour leur usage à brûler, et à faire paître les bestiaux dans ce quartier de terres de la Verne appelé le Dom, moyennant la cense de 5 livres de poivre et de 5 livres de cumin qui a été convertie en 6 livres en argent qu’elle paie annuellement à la dite Chartreuse (Maurel M., 1974).

1744 – 22 février : COMBAT NAVAL DE TOULON-LA CIOTAT OU BATAILLE DU CAP SICIÉ – Dans les premiers épisodes d’un conflit qui commence par personnes interposées, les Provençaux mesurant le danger des croisières anglaises aux pertes qu’elles infligent près de Toulon, ou dans le port de Saint-Tropez, à l’allié espagnol. Le cap Sicié fut témoin en 1744, d’une grande bataille navale, appelée dans l’Histoire, le combat de Toulon, ou de Toulon – La Ciotat (Michel Vovelle, 1969).

Le 15 avril 1742, l’Angleterre, qui était en guerre ouverte avec l’Espagne, envoyait une flotte sous les ordres de l’amiral Mathews, bloquer une escadre espagnole qui se trouvait dans la rade de Toulon. La flotte anglaise, afin de surveiller de très près la sortie des vaisseaux espagnols, vint prendre son mouillage aux îles d’Hyères. Après avoir séjourné deux années dans les eaux de Toulon, l’amiral don José de Navarro, qui commandait la flotte espagnole dut appareiller finalement. Son escadre se composait de douze vaisseaux mal armés et mal équipés. Comme il craignait, non sans raison, d’être écrasé par les forces anglaises qui comptaient quarante-deux voiles, la Cour de France, quoique en paix avec l’Angleterre, chargea le doyen des lieutenants-généraux des armées navales françaises, la Bruyère de Court, de protéger la sortie de l’escadre espagnole avec les seize vaisseaux et les quatre frégates dont il disposait. C’était une détermination dangereuse qui pouvait entraîner la guerre avec l’Angleterre. C’est d’ailleurs ce qui arriva car, si a paix pouvait exister entre les royaumes de France et d’Angleterre, elle n’était pas absolue entre les Marines françaises et anglaises. Quand les uns voyaient le pavillon des autres, c’était pratiquement le branle-bas de combat automatique. En mai 1740, 3 vaisseaux Français rentrent d’un voyage en Amérique. En passant devant Gibraltar, ils sont attaqués par 4 vaisseaux Anglais. Sur le “Borée”, alors commandé par le Chevalier de Caylus, c’est Jean-Antoine de Riqueti-Mirabeau, âgé de 23 ans, oncle du futur tribun, qui dirige la mousqueterie, et contraint par son efficacité les Anglais à se retirer. Or, à cette date, la France et l’Angleterre ne sont pas en guerre. Le lendemain, le Commandant Anglais vient présenter ses excuses pour cette erreur, ce qui prouve qu’il a tout de même suivi les Français toute une journée après l’escarmouche. Mais le Chevalier de Caylus, loin d’en faire une affaire d’état, l’en remercie, lui disant qu’il a ainsi pu juger du bon comportement des jeunes gens, encore inexpérimentés, qu’il a à bord. C’était en somme un exercice à tir réel.

Revenons à présent à notre affaire : A la veille de la bataille du cap Sicié (22 février 1744), la flotte franco-espagnole appareilla en laissant 300 malades alliés dans la presqu’île de Cépet (Louis Baudoin, 1965, p. 292). L’escadre française comprenait : Le Terrible, de 74 canons, de Court, lieutenant-général, et de la Jonquière, capitaine de vaisseau ; L’Espérance, de 74, Gabaret, chef d’escadre, et d’Héricourt, capitaine de vaisseau ; Le Ferme, de 74, de Sorgues, capitaine de vaisseau ; Le Duc d’Orléans, de 74, d’Orvès, capitaine de vaisseau ; Le Saint-Esprit, de 74, chevalier de Piosins, capitaine de vaisseau ; Le Borée, de 64, comte de Magnes, capitaine de vaisseau ; Le Trident, de 64, chevalier de Caylus, capitaine de vaisseau ; Le Solide, de 64, chevalier Thomas de Châteauneuf, capitaine de vaisseau ; Le Sérieux, de 64, de Cheylus, capitaine de vaisseau ; L’Eole, de 64, chevalier d’Albert, capitaine de vaisseau ; L’Heureux, de 64, comte de Vaudreuil, capitaine de vaisseau ; Le Toulouse, de 64, d’Astour, capitaine de vaisseau ; Le Diamant, de 50, Massiac, capitaine de vaisseau ; L’Aquilon, de 50, Duquesne, capitaine de vaisseau ; L’Alcyon, de 50, de Lancez, capitaine de vaisseau ; Le Tigre, de 50, Saurin, capitaine de vaisseau ; Le Zéphyre, de 30, chevalier de Glandevès, capitaine de vaisseau ; L’Atalante, de 30, Laclue, capitaine de vaisseau ; La Volage, de 30, chevalier de Baufremont, capitaine de vaisseau (Note : Le vaisseau français le « Léopard », de 64, commandé par M. Gravier, capitaine de vaisseau, vint se jeter, en virant de bord, sur le « Volage », et se fit de graves avaries. Il ne put prendre part à l’expédition) ; La Flore, de 30, Bompar, lieutenant de vaisseau. L’escadre espagnole se composait de douze vaisseaux : Le Réal-Philippe, de 116 canons, portant le pavillon de l’amiral Navarro ; La Sainte-Elisabeth, de 80 ; Le Constant, de 60 ; L’Hercule, de 60 ; Le Saint-Fernand, de 62 ; L’Amérique, de 60 ; Le Superbe, de 60 ; Le Poder, de 62 ; L’Orient, de 60 ; L’Alcyon, de 60 ; Le Brillant, de 62 ; Le Neptune, de 62 .

Les escadres alliées appareillèrent le 19 février, dans la soirée. Mais à peine étaient-elles sorties de la rade que la brise tomba, et elles furent forcées de mouiller sous le fort de Sainte Marguerite où le calme les retint jusqu’au 22. Dans la matinée de ce même jour, la flotte franco-espagnole, favorisée par une petite brise, reprenait sa route. L’ordre de marche avait été arrêté par de Court de la manière suivante : l’escadre espagnole formerait l’avant-garde ; une division française, commandée par le lieutenant-général, le corps de bataille, et une division française sous les ordres du chef d’escadre Gabaret, l’arrière-garde. Mais par suite du retard que mirent les Espagnols à déraper, ceux-ci se trouvèrent à l’arrière-garde, et Gabaret à l’avant-garde.

Sur ces entrefaites, l’amiral anglais Mathews ne tardait pas à quitter son mouillage des îles d’Hyères, à courir toutes voiles dessus, sur les vaisseaux ennemis et à les rejoindre à la hauteur du cap Sicié. Mathews se plaçait au corps de bataille et donnait l’avant-garde à Rowley et l’arrière-garde à Lestock, ses deux vice-amiraux. Les Anglais avaient quarante-deux vaisseaux et les alliés trente-deux seulement. L’escadre espagnole, allant à une faible allure, fut bientôt séparée des Français. L’amiral anglais, qui avait l’avantage du vent, voulut profiter de cette faute pour couper les navires espagnols ; il s’empressa de signaler cette manœuvre à ses deux divisions. Mais, soit que ses ordres aient été mal compris, soient qu’ils fussent mal exécutés, il arriva que l’avant-garde anglaise se trouva aux prises avec le corps de bataille français et le corps de bataille anglais avec l’arrière-garde espagnole. L’avant-garde française trop en avant, et l’arrière-garde anglaise trop en arrière, ne purent prendre part à l’action que vers la fin du combat.

La bataille s’engagea vers midi environ. L’amiral Mathews attaqua avec acharnement l’escadre espagnole qui, inférieure en nombre et en valeur, fut très maltraitée. Le Poder, qui avait eu plus particulièrement à souffrir, amenait son pavillon : d’autres vaisseaux espagnols, se laissant porter sur le cap Sicié, sortirent de leur ligne. Seul, le Réal-Philippe résistait bravement à cinq vaisseaux ennemis. Il importe de dire ici que l’honneur de cette résistance héroïque ne doit pas revenir à l’amiral de Navarro qui le commandait. Blessé légèrement dès le début du combat, celui-ci se hâtait de descendre à l’ambulance où il dut subir les reproches d’un sergent qui voulait l’empêcher de passer, et qui le sommait de rester à son poste sur le pont. Navarro remonta, s’assit sur un câble, et ne s’occupa plus de rien. Heureusement, son vaisseau avait un intrépide défenseur dans la personne de son capitaine de pavillon, de Lage de Cueilli, d’origine française. Quoique peu secondé par les bâtiments de son escadre, de Lage soutenait avec vigueur tous les efforts des ennemis dirigés contre le Réal-Philippe. A un moment, quelques officiers ayant parlé de se rendre, en voyant arrivé un brûlot vers leur navire, de Lage s’élança au milieu d’eux en s’écriant : “Vous avez sans doute oublié, messieurs, que je suis ici et vivant. J’ai fait dire au roi que son pavillon ne serait jamais livré à l’ennemi tant que je serais au monde. Je ne manquerais pas aujourd’hui à un si glorieux engagement. Cherchez dans votre valeur le moyen de détruire ce brûlot et ne songez à rien autre.” Cette apostrophe ranima le courage de ces officiers : quelques-uns d’entre eux se jetèrent dans un canot et allèrent couler le brûlot. Pendant ce temps de Court luttait victorieusement contre l’avant-garde anglaise, qu’il forçait à s’éloigner pour répare ses avaries. S’apercevant alors que l’escadre espagnole était menacée d’un anéantissement complet, il vira de bord pour la dégager, signalait à Gabaret de venir le rejoindre et se portait résolument entre les Anglais et les Espagnols. Gabaret, par suite du défaut de brise, ne put s’approcher. Seul contre les cinq vaisseaux anglais qui s’acharnaient après le Réal-Philippe, de Court, malgré son grand âge, fit des prodiges de valeur. Secondé bientôt par toute sa division, il dégageait entièrement les Espagnols et reprenait le Poder qui s’était rendu aux Anglais. En cédant à ce mouvement aussi généreux que spontané, de Court avait commis une faute. Si au lieu de passer sous le vent des vaisseaux ennemis pour s’interposer entre eux et les Espagnols, de Court avait doublé au vent pour tenir les forces anglaises entre ses feux et celui de son arrière-garde, la bataille se serait terminée par une victoire, tandis qu’elle resta indécise pour les deux adversaires. Le combat dura jusqu’à huit heures du soir.

Vers minuit un vaisseau anglais qui faisait eau de toutes part, coula à pic. Les deux armées ennemies qui étaient restées en vue l’une de l’autre, toute la nuit, s’éloignèrent de la côte au lever du jour. La flotte franco-espagnole gagna Alicante et de là Carthagène, d’où de Court revint à Toulon. L’amiral Mathews se dirigea vers Mahon, capitale de l’île de Minorque qui avait été prise par les Anglais en 1713 au cours de la Guerre de Succession d’Espagne, et ne fut reprise par les Français qu’en 1756 puis rendue par eux aux Espagnols.

Sans constituer une victoire pour les Français, cette bataille navale avait eu pour résultat heureux de leur permettre de réaliser le projet qu’ils avaient formé, c’est-à-dire d’escorter l’escadre espagnole. Le combat de Toulon eut pour les deux chefs, de Court et Mathews, qui cependant avaient fait bravement leur devoir, des conséquences bien douloureuses, tandis qu’il profitait à Navarro qui s’y était révélé comme un marin lâche et incapable. Les deux premiers furent disgraciés par leurs gouvernements respectifs. De Court fut accusé d’avoir mal manœuvré. Quant à Mathews on lui reprocha de n’avoir pas recommencé la bataille le lendemain matin. En Espagne, Navarro reçut de l’avancement et fut créé marquis (Laurent Mongin, 1904, p.98 à 103).

Ce fait d’armes est mentionné en deux lignes dans la Grande Histoire : Durant la guerre de succession d’Autriche, le 22 février 1744, se déroula au Cap Sicié un combat sans vainqueur entre l’escadre anglaise et l’escadre espagnole, faisant entre 800 et 1000 morts dans chaque camp.

1766- 22 février : La Poulide ou la Tour vieille,22 février 1766 (registre aux archives de la Major). Les Poutres – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme (1872).

1787- 22 février : UNE ASSEMBLÉE DE NOTABLES RÉUNIE A PARIS S’OPPOSE AUX RÉFORMES PRÉCONISÉES PAR CALONNE (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984). Réunion d’une assemblée des notables pour adopter le projet de Calonne. Hostilité des notables (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Quand il eut épuisé le crédit que la sage conduite de Necker avait créé, Louis XVI ne sut que devenir et assembla les Notables [1787]. Il fallut leur avouer que les emprunts s’étaient élevés en peu d’années à un milliard six cent quarante-six millions, et qu’il existait dans le revenu un déficit annuel de cent quarante millions. Les Notables, qui appartenaient eux-mêmes aux classes privilégiées , donnèrent, au lieu d’argent, des avis et des accusations (Jules Michelet, Précis de l’histoire moderne, 6ème édition, Paris, Hachette, 1840, 320 p).

1789 – 22 février : LES PROBLÈMES ÉCONOMIQUES SONT CONNUS DU POUVOIR DEPUIS DÉJÀ PLUSIEURS ANNÉES. Mais les troubles provoqués par la famine paraissent moins importants, aux yeux du gouvernement, qu’ils ne le sont en réalité. Il est vrai que la centralisation de la monarchie française ne facilite guère la circulation des informations (AGENDA DU BICENTENAIRE – DIMANCHE 22 FÉVRIER ).

1791 – 22 février : LA SITUATION EST INSTABLE A PONT-SAINT-ESPRIT – La situation était tendue depuis longtemps dans la Drôme, et l’on put craindre un instant la formation à Pont-Saint-Esprit d’un nouveau camp de Jalès. Deux compagnies de canonniers du régiment de Grenoble-Artillerie furent enlevées de Valence au profit de Pont-Saint-Esprit (22 février 1791) et en même temps, le régiment de Soissonnais fut transféré de Montélimar dans le Comtat en passant par St-Paul-Trois-Châteaux (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

1793 – 22 février : BAPTÊME DU FEU POUR NAPOLÉON BUONAPARTE AUX ILES DE LA MADELEINE EN SARDAIGNE. L’action principale sur Cagliari sera accompagnée d’une diversion sur les îles de la Madeleine, situées à 10 kilomètres au sud du port corse de Bonifacio. Cette diversion est confiée par Paoli à son neveu le colonel Colonna Cesari qui commande une force de 600 hommes, dont une artillerie fort modeste aux ordres de Bonaparte. Paoli, sur le point de proclamer une nouvelle fois l’indépendance de la Corse, donne à son neveu l’ordre de faire échouer l’entreprise. Le 22 février, la flottille arrive en vue de son objectif. Napoléon reçoit la mission de s’emparer de l’îlot de San Stefano qui n’est séparé de La Madeleine que par un étroit chenal. Bonaparte, avec 50 hommes, capture les défenseurs sardes et fait débarquer son artillerie (Napoleonic society / french / Tableau Chronologique Ch2).

1794 – 22 février (4 ventôse an II) : LA FORCE ARMÉE DU BEAUSSET EST REQUISE POUR AIDER A L’ARRESTATION D’UN HOMME – Le 4 ventôse (22 février), deux militaires se présentent à la mairie du Beausset, venant de « Commune sans nom » (Marseille) : Jean Niederlander et Louis Dupont. Ils sont porteurs d’un acte de dénonciation du comité de surveillance de la commune de Marseille, en date du 17 frimaire, leur enjoignant de s’assurer de la personne du nommé Thévenin, de l’arrêter et de le conduire à la maison d’arrêt de St Jeaume. La force armée du Beausset est requise de prêter main-forte au citoyen Niederlander pour cette arrestation. L’ordre est signé de Fréron, représentant du peuple en mission près les armées et les départements du Midi. Ce Fréron est de sinistre réputation. C’est lui qui, avec Barras, a « supprimé » le nom de Marseille le 6 janvier 1794 (rétabli par décret de l’Assemblée nationale le 12 février 1794). Son ordre fut exécuté. Et voilà Thévenin devant le maire du Beausset, encadré par la garde nationale et les deux spadassins de Fréron. On sait ce que pouvait signifier une telle arrestation pendant la Terreur !… Mais tout va s’arranger, et Thévenin pourra sortir libre du Beausset après avoir produit le document suivant, un arrêté du représentant du peuple… Fréron ! qui a tardé à être transmis : « Sans nom (Marseille), le 16 pluviôse an II de la République française (2 février 1793), une et indivisible, …vu la pétition du citoyen Thévenin tendant afin de mise en liberté définitive. Vu le certificat du général Lapoype constatant que Thévenin n’a été mis en état d’arrestation que parce qu’il avait été dénoncé après avoir été destitué de la place de greffier du tribunal criminel de la Drôme. Vu copie certifiée d’une lettre de notre collègue Boisset écrite à Thévenin, par laquelle Boisset qui avait prononcé la destitution permet à Thévenin de servir l’armée de la République nonobstant sa destitution. Arrêtent que la permission donnée à Thévenin par notre collègue Boisset de servir dans l’armée de la République aura sa pleine exécution. Thévenin en conséquence sera tenu d’aller rejoindre sans délai son bataillon. Le commandant général de la commune de Sans nom lèvera les arrêts auxquels avait été mis Thévenin ; signé : Fréron » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française). Nota : Lapoype est ce général républicain qui, avec pour « commissaires politiques » Fréron et Barras, avait conservé à la République l’est varois, puis reconquis l’ensemble du département sauf Toulon, fin août 1793. On se souvient que ces trois hommes devaient aux beaussetans d’avoir évité la capture par les rebelles toulonnais.

1817 – 22 février – STENDHAL, VOYAGE, 1817 : 22 FÉVRIER 1817. – Que je suis fâché de ne pas pouvoir parler du bal charmant donné par M. Lewis, l’auteur du Moine, chez Mme Lushington sa sœur ! Au milieu des mœurs grossières des Napolitains, cette pureté anglaise rafraîchit le sang. Je danse à la même écossaise que lord Chichester, âgé de quatorze ans, et qui est simple aspirant à bord de la frégate arrivée hier. Les Anglais connaissent les miracles de 1’éducation ; ils vont en avoir besoin ; je lis sur la figure de quelques Américains, qui étaient là, que d’ici à trente ans l’Angleterre sera réduite à n’être qu’heureuse. Lord P*** en est convenu. « Vous êtes abhorrés partout, mais surtout par les basses classes de la société. Les gens instruits distinguent lord Grosvenor, lord Holland, et le gros de la nation de votre ministère. Mais, cette haine, de l’Europe fut-elle vingt fois plus ardente, chaque État va avoir la colique pendant cent ans, pour arracher une constitution, et aucun n’aura de marine avant le XXe siècle. Si vous échappez à la révolution, que la vanité blessée de Canning et de lord Castlereagh vous prépare, les Américains vous abhorrent, et vous attendent dans vingt ans avec cinq cents corsaires. Vous voyez bien que les Français ne sont plus vos ennemis naturels ; la fuite de M. de Lavalette et 1’emprunt ont commencé la réconciliation. Soyez bonnes gens avec nous. » Lord P***, un des hommes les plus éclairés d’Angleterre, est convenu de tout en soupirant. Je retrouve la jolie comtesse qui va voir son Terracine. Décidément, les Anglais l’emportent par la beauté de Milady Douglas, milady Landsdowne.

1829 – 22 février : Naissance d’Henri Espérandieu qui fut notamment l’architecte de la Cathédrale, du Palais Lonchamp et de Notre Dame de la Garde à Marseille. Il décéda le 11 novembre 1874.

1848 – 22 février : PARIS SE SOULÈVE CONTRE LA MONARCHIE DE JUILLET. Le 24 février, au terme de trois jours d’émeutes et de malentendus, l’opposition libérale obtiendra le départ du roi Louis-Philippe 1er. Ce sera la naissance de la IIe République qui ne durera que trois ans.

1862 – 22 février : L’ESPAGNE PASSE COMMANDE D’UNE FRÉGATE CUIRASSÉE AUX FCM DE LA SEYNE – devant la pression des États-Unis sur les colonies d’Amérique du Sud, l’Espagne veut se doter de la première frégate cuirassée de sa flotte. Le 22 février 1862 une commande est passée aux chantiers seynois. Cette frégate cuirassée, baptisée « Numancia » largement inspirée de la Gloire devant être capable d’effectuer des campagnes lointaines. Les chantiers seynois bénéficient par rapport à une commande en Angleterre, d’études déjà réalisées et d’un délai de livraison plus court. Le lancement à La Seyne, le 19 novembre 1863 de la Numancia devant plus de trois cents invités et une foule nombreuse de seynois reste dans les annales du chantier l’un des moments fort. L’après-midi était lancé le transport militaire français la Vienne. La conception et la direction des travaux sont assurées par François Brocard. En novembre 1864, lors de sa livraison à l’Espagne, la Numancia est le plus important navire de guerre construit dans le monde par une société privée. (Razzanti Serge, Cahier du patrimoine Ouest varois n°14).

(ELD-n°26 – Sanary – Statue de la Marine (coll. H. Ribot)

1867 – 22 février (Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, 1er adjoint au maire Marius Michel, 22 février 1867, repris par Rotger B., 1984, p. 415 et complété par H. Ribot) Les statues des fontaines du port de Sanary sont mises sur leur socle. C’est le vendredi 22 février 1867 que les statues des fontaines furent mises sur leur socle. Les sculpteurs et les charpentiers avaient offert une che­ville en cuivre et un marteau à Monsieur MICHEL pour « qu’il eut l’hon­neur de sceller la statue à la pierre qui la supporte ». Il s’y prêta dit-on de bonne grâce. Les fontaines seront bénies le 29 Juillet ainsi que les quais. Dès le matin, tambours et clairons résonnent dans les rues. Le Conseil Municipal, le clergé, suivi d’un grand concours de population, assisteront à cette importante cérémonie. Le sculpteur fut ALDEBERT de Marseille, le prix en fut pour les deux de 7400 francs y compris leur installation. Elles sont en pierre dure de CASSIS. Par la suite, on aménagera les squares autour des fontaines: magno­lias, des troënes du Japon, des néfliers, des acacias de Constantinople (certainement offerts par MICHEL) des faux poivriers, des lauriers roses, des abutilons (genre de malvacées), des « féviers » ou arbres de Judée. Ces arbres avaient souffert car ils été déposés depuis quelques jours dans le magasin des frères OURDAN, rue Royale (rue Gabriel Péri). On plantera aussi les platanes à l’emplacement de ceux que l’on a pu voir jusqu’à aujourd’hui, côté mer, à la terrasse de l’hôtel de la Tour, soit devant les maisons alors habitées par GUIGOU et SABATIER (aux angles Est et Ouest des maisons bâties autour de la tour) pour joindre la promenade des quais du port à la promenade du quai de la Consigne (aujourd’hui quai Marie Esménard). Après les statues des fontaines, on reconstruit un lavoir pour rem­placer celui du bord du quai qu’il fallait démolir pour avancer ce quai. Il sera placé à l’extrémité du quai des Palangriers que l’on vient de construire. Plus tard, il recevra une toiture. Ce lavoir fut par la suite déplacé et installé au sud du nouveau cimetière de Saint-Roch, puis démonté à nouveau et remonté à son emplacement actuel en perdant sa fonction initiale pour n’être plus qu’un bassin d’agrément.

1875 – 22 février :

1. DECES DU PEINTRE JEAN-BAPTISTE COROT.

2. EXPROPRIATION DES TERRAINS POUR LA CONSTRUCTION DU FORT DE SIX-FOURS – ETIENNE Laurent (1874-1876), à nouveau élu comme maire de Six-Fours, notifie à ses administrés, le jugement d’expropriation des terrains du vieux Six-Fours nécessaires à la construction du fort. Le mardi 4 janvier 1876, il assistera à la pose de la première pierre du fort, en présence des autorités militaires et religieuses (La sentinelle du midi).

1891 – 22 février : LE DOCTEUR DANIEL, MÉDECIN DE L’HÔPITAL DE LA RUE QUI PORTE AUJOURD’HUI SON NOM A LA SEYNE, DISPARAIT. Le Conseil municipal en réunion à ce moment précis lève la séance en signe de deuil : Saturnin Fabre rappela les services éminents rendus à la population par cet homme de bien qui se dépensa (et bénévolement quand il s’agissait des pauvres) pendant quarante années de sa vie. Il proposa qu’une concession perpétuelle soit accordée à la famille pour la sépulture du défunt (Marius Autran, vol.2, 1988).

1897 – 22 février : A SAINT-MANDRIER, OBSEQUES CIVILES DE L’OCTOGENE LIBRE PENSEUR ANTOINE CLERIAN, exilé de 1851, retraité du coup d’Etat, au milieu d’une assistance nombreuse. La « Libre Pensée de Toulon » était représentée par une délégation composée d’une vingtaine de membres en tête desquels marchaient le président et le vice-président. Quelques francs-maçons de Toulon assistaient également aux obsèques, ainsi que de nombreuses dames du Creux-Saint-Georges. La municipalité était absente (Gisèle Argensse, 1989, p. 104-105).

1904 – 22 février : LA COMPOSITION DES ESCADRES EST REMANIÉE AU PROFIT DE CELLE DE LA MÉDITERRANÉE – À l’occasion de la prise de commandement du vice-amiral Gourdon en Méditerranée, la composition des escadres est remaniée le 22 février. Les Carnot et Jauréguiberry sont versés à la 1ère Division de l’Escadre du Nord. L’Escadre du Nord étant armée à effectif réduit, le Jauréguiberry verse alors, le 24 février, un complément d’équipage au Suffren qui devient ce même jour le navire amiral de l’Escadre de la Méditerranée (Gérard Garier).

1906 – 12 juin : AJELLO’S SAGA – Mariage à Saint-Mandrier de Lagier Camille, boucher, né à Montélimar dans la Drôme le 22 février 1881, fils de Lagier Camille, né à Montellimar, conducteur (+) et Mouillac Rose née à Tour de Drôme, et Ajello Marguerite Pauline, née le 30 août 1889 à St Mandrier, fille de Ajello Nicolas né à Procida et Carrano Antonia née à Amalfi, habitant St mandrier (D’après les archives dépouillées par Hélène et Thierry Bianco).

1911 – 22 février : FIN DE CARÉNAGE POUR LE « JAURÉGUIBERRY » – Le cuirassé Jauréguiberry achève à l’arsenal de Cherbourg le grand carénage commencé le 29 septembre qui comprenait en particulier le retubage de ses chaudières. Alors que le cuirassé était grand carénage, la commission d’homologation des tirs d’honneur décide de le déclasser comme meilleur tireur au profit de la Démocratie qui n’avait obtenu que la quatrième place. Cette mesure arbitraire provoque un profond mécontentement dans la flotte y compris à bord de la Démocratie, bénéficiaire de cette surprenante faveur. Dès la fin des travaux, le Jauréguiberry relèvera le Carnot au sein de la 2e Division

1916 – 21-25 février : OFFENSIVE ALLEMANDE CONTRE VERDUN – Les Allemands déclenchent depuis le 21 février une offensive ayant pour objectif de rompre le front. La prise de Verdun, qui forme un saillant, menacerait toute l’aile droite de l’armée française. La préparation d’artillerie a commencé le 21 à 7h 15 et a duré, sans discontinuer, jusqu’à 16h. A 16h 15, l’attaque de l’infanterie allemande a commencé alors que le jour tombait (Le Petit Parisien, mercredi 21 février 1940).

1916 – 22 février : L’acteur Marcel Charvey (pseudonyme de Marcel Albert Bordinckx) naissait à Marseille. Il mourut le 21 août 1995 à Puteaux dans les Hauts-de-Seine

1921 – 22 février :

1. COUP D’ÉTAT EN IRAN – En Perse (Iran actuel), le général Reza Khan, fondateur de la dynastie des Pahlavi, renverse le gouvernement de Téhéran et instaure une dictature militaire.

2. SEPT JEUNES CONSCRITS SUR 10 SONT D’UN NIVEAU INFÉRIEUR OU ÉGAL A CELUI DU COURS ELEMENTAIRE – « En France, sur cent recrues aptes au service militaire en 1921, 7% ne savent pas lire, 23% ne savent pas bien écrire, 38% sont du niveau du cours élémentaire. Seuls 29% sont du niveau du certificat d’études primaires et 3% à un niveau supérieur. » (Le Figaro du 20 juillet 1921).

1932 – 22 février : PROGRESSION DES NAZIS EN ALLEMAGNE – En Allemagne, le N.S.D.A.P. (NAZI) choisit Hitler comme candidat )à la présidence de la République. Hitler est nommé conseiller du gouvernement du Brunswick (Le Figaro).

1934 – 22 février : PLEINS POUVOIRS AU GOUVERNEMENT – Face à la crise, le gouvernement Doumergue obtient les pleins pouvoirs financiers. (Le Figaro).

1940 – 21 février : A L’UNANIMITE DE LA CHAMBRE, 60 DEPUTES COMMUNISTES SONT DECHUS, SEPT AUTRES ECHAPPENT A LA SANCTION LEGALE. Maurice Thorez n’est plus Français – Un décret publié ce matin au « journal Officiel » déchoit de la nationalité française Maurice Thorez, ancien secrétaire général du parti communiste et député de la Seine. La même décision a été prise récemment à l’égard d’André Marty. » (Le Petit Parisien, mercredi 21 février 1940).

1940 – 22 février :

1. BAN DE SAINT-MANDRIER – Le capitaine de corvette Paul Cazeneuve prend le commandement de la BAN de Saint-Mandrier.

2. LA BANDE MOLLETIÈRE EST CONDAMNÉE – M. Hippolyte Ducos, sous-secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil, a condamné la bande molletière, avant-hier, au Sénat. Condamnée, oui, et pour des raisons médicales : elle conserve trop longtemps l’humidité, elle provoque des varices et des œdèmes, le gonflement des pieds, etc. Donc, condamnée irrémédiablement. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ait cessé de vivre, car il faudra, avant de la faire disparaître, la remplacer. Par quoi? Grave problème. Le remplacement de la bande molletière est à étudier. Nos soldats auront-ils des bottes, des guêtres, des leggins de cuir ou d’autre matière? C’est une question dont l’intendance, en liaison avec le service de santé, s’occupe. (Excelsior, jeudi 22 février 1940)

3. A 5 ANS, LHAMO DONDRUP EST RECONNU COMME ÉTANT LA RÉINCARNATION DU QUATORZIÈME DALAÏ-LAMA. La cérémonie d’intronisation a lieu à Lhassa, la capitale du Tibet, où il reçoit le nom de Tenzin Gyatso. En 1959, le dalaï-lama, fuyant l’invasion chinoise du Tibet, se réfugiera en Inde.

4. AU CINÉMA : PINOCCHIO, le nouveau grand dessin animé de Walter Disney – Alors que, « A L’UNANIMITÉ DE LA CHAMBRE, 60 DÉPUTÉS COMMUNISTES SONT DÉCHUS », et que, au « journal Officiel » Maurice Thorez est déchu de la nationalité française” (Le Petit Parisien, mercredi 21 février 1940), Walter Disney, magicien du dessin animé, vient une fois de plus de se couvrir de gloire. Sa deuxième grande production Pinocchio est simplement délicieuse ; tant par l’esprit qui y est répandu que par une technique aujourd’hui remarquable qui atteint à la perfection. Il n’est pas question, bien entendu, de comparer un dessin animé, même s’il dure quatre-vingts minutes, avec les grandes scènes que, dans ses plus heureuse créations, nous offre le cinéma : ce sont deux formules qui n’ont rien de commun ; mais il faut bien dire que rarement l’écran nous a présenté un spectacle où l’esprit comme les yeux trouvent plus de complète satisfaction. On hésite à prononcer le mot d’œuvre d’art : et c’est cependant le seul qui s’impose. (Le Petit Parisien, samedi 22 février 1940).

1941 – 22 février : DES NOUVELLES DES NAVIRES CORSAIRES ALLEMANDS – On sait que les deux croiseurs de bataille allemands « Scharnhorst » et « Gneisenau », après s’être manifestés le 22 février sur la route des convois d’Halifax où ils coulèrent cinq bâtiments non escortés, s’étaient rendus au large de la côte d’Afrique occidentale, entre les parallèles de Port-Etienne et du Cap Vert où ils se trouveront le 9 mars en position favorable pour attaquer le convoi SL67 (Gérard Garier).

1942 – 22 février : LE SERVICE D’ORDRE LÉGIONNAIRE A ÉTÉ FONDE PAR JOSEPH DARNAN LE 22 FEVRIER 1942. Il s’agissait d’une organisation militaire du régime de Vichy. Cette armée ouvertement collaborationniste, entièrement dévouée au régime nazi, faisait jurer à ses membres de « lutter contre la démocratie et la lèpre juive ». Au début rallié au régime de Vichy, le Service d’ordre légionnaire a ensuite pris son indépendance par rapport aux autres régimes collaborationnistes, dont les positions étaient moins extrêmes.

1943 – 22 février :

1. POUR CHURCHILL, L’HEURE N’EST PAS AUX PRÉFÉRENCES IDÉOLOGIQUES – Churchill justifie dans un discours à la Chambre des Communes la guerre aérienne contre l’Allemagne et l’aide exclusive accordée aux partisans de Tito, car l’heure n’est pas aux préférences idéologiques. D’où, le 24, un article paru dans l’Action Française dans lequel Charles Maurras insiste sur « l’austère devoir des répressions nécessaires », et, le 25, Rommel qui perd la position stratégique de Kasserine (Tunisie) face aux forces anglo-franco-étatsuniennes. Le 21, le général De Gaulle confiait à Jean Moulin la mission de créer un Conseil National de la Résistance qu’il présiderait en tant que son représentant.

2. COUP D’ARRÊT EN TUNISIE POUR LE PACTE D’ACIER – En Tunisie, une attaque de l’Afrika Korps est stoppée par le groupe de combat B des Etats-Unis. Le 23, Le haut commandement allemand nommera le maréchal Rommel chef du groupe d’armée Afrika regroupement toutes les armées italiennes et allemandes d’Afrique (Henri Ribot).

3. CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ – Un premier convoi de déportés politiques quitte la France pour Buchenwald. Au total, il y aura 63000 déportés non raciaux parmi lesquels on comptera 43 000 déportés résistants. Porteurs d’un triangle rouge frappé aux initiales de leur pays, les déportés non raciaux sont envoyés dans les camps de Mauthausen (Autriche), où se trouvent les Républicains espagnols, Buchenwald où près d’un tiers des Français seront acheminés, Bergen-Belsen, Neuengamme, Dora ou dans des kommandos qui en dépendent pour travailler jusqu’à épuisement. Les femmes sont envoyées à Ravensbrück. Parmi les autres camps, citons celui de Natzweiler-Struthof dans les Vosges, ouvert depuis mai 1941 où 108 résistants du réseau Alliance seront exécutés le 2 septembre 1944, avant l’évacuation du camp. Comme l’écrivait André Chamson “La liberté est une peau de chagrin qui rétrécit au lavage de cerveau.”

4. Décapitation de la « Rose blanche » : Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin, « La Rose blanche » (Die Weiße Rose en allemand). De juin 1942 à février 1943 ces jeunes étudiants chrétiens ont défendu les valeurs démocratiques au prix de leur vie en diffusant six tracts incendiaires tout en écrivant le soir des slogans pacifistes et antinazis sur les murs de Munich (Tonin Ollès)

1945 – 22 février : PAR ORDONNANCE, LE GÉNÉRAL DE GAULLE INSTITUE LES COMITÉS D’ENTREPRISE.

1950 – 22 février : JE SUIS D’ACCORD AVEC VOUS MAIS JE NE LE SUIS PAS – « Un élu du Conseil municipal de La Seyne, un certain Midon qui se disait socialiste, déclarait à Toussaint Merle :  » M. le Maire, votre budget est excellent. Mais nous ne le voterons pas, parce qu’il est présenté par des Communistes « . Sans commentaire ! » (Marius Autran, tome 2, 1988)

1950 – 22 février : NOTRE MARINE EN MEDITERRANÉE- Indisponibilité de l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » pour grand carénage à Toulon du 1er mai jusqu’au 22 février 1951, soit onze mois (Gérard Garier).

1951 – 22 février :

1. PASCAL APONTE, UNE PERSONNALITÉ MANDRÉENNE – « Messieurs les officiers de l’Inscription maritime étaient hier en tournée dans notre commune. Accompagnés de Monsieur le maire et de Monsieur le prud’homme des pêcheurs, Pascal Aponte. Ils se sont entretenus sur la situation maritime de notre port de pêche auquel ils se sont vivement intéressés » (République de Toulon et du Var du vendredi 23 février 1951). Nota : Outre ses obligations de prud’homme, de premier adjoint et de président du Comité des fêtes (à partir de mars 1951), Pascal Aponte deviendra, après sa retraite, maître de port pour le compte de la Chambre de commerce. Malgré toutes ces occupations, il trouvera le temps de développer un parc à moules à Tamaris, et de continuer à chasser avec son fidèle basset. Il s’éteindra à l’âge de soixante-dix-sept ans après avoir bien mérité de son village (Ken Nicolas, vol 1).

2. ÉCOLE NAVALE – Le 22 février, la Jeanne d’Arc effectue un exercice de ravitaillement de l’aviso-dragueur Commandant Delage sans amarre, suivant la nouvelle réglementation et transfert de trois tonnes d’eau à la vitesse de 10 nœuds. (Gérard Garier)

1954 – 22 février :

1. IL Y A DE L’EAU DANS LE GAZ ENTRE LA SEYNE ET SAINT-MANDRIER – À plusieurs reprises, la municipalité de La Seyne a demandé à celle de Saint-Mandrier de bien vouloir payer l’eau fournie, enregistrée au compteur et contrôlée par les représentants des deux communes. Monsieur le maire de La Seyne, tenant ajuste titre à sauvegarder les intérêts de sa commune, a adressé à Monsieur le sous-préfet la lettre suivante, datée du 22 février 1954 : «…Le premier magistrat de La Seyne donne le montant de la somme due, soit 3.797.015 francs. Il demande au représentant de l’Etat de bien vouloir réunir les deux parties antagonistes à la sous-préfecture, et d’user des droits que lui confère la loi municipale afin que La Seyne obtienne enfin satisfaction dans le cas d’un nouveau refus du maire de Saint-Mandrier » (Ken Nicolas, vol. 1, p. 191).

2. DES OUVRIERS PROCÉDANT AU NETTOYAGE DES SOUTES A MUNITIONS DÉSAFFECTEES AU CAP CEPET, SE SONT TROUVES EN PRÉSENCE D’UN SQUELETTE HUMAIN. Selon les renseignements recueillis, il s’agirait d’un Allemand tué au cours des bombardements qui ont précédé la libération. On se souvient, en effet, que ceux-ci furent très violents et que la presqu’île constituait le refuge de l’ennemi après la libération de Toulon. L’autorité militaire prévenue s’efforce d’identifier la victime près de laquelle des lettres demeurées intactes doivent faciliter la tâche. On nous signale, d’autre part, que certains endroits fort heureusement interdits au public sont encore dangereux à la circulation en raison de projectiles de toutes sortes non encore explosés (République de Toulon et du Var du vendredi 26 février 1954).

1963 – 22 février : ACCIDENT DE SOUS-MARIN AU LARGE DE TOULON – La « Galatée » (Q 247 / S 646, type Daphné) est abordée par le cargo libanais Seven Stars. Dégâts sur massif et aériens.

1966 – 22 février : FAMINE AUX INDES – A cause de la famine et de graves désordres climatiques, le gouvernement déclare sinistrés sept des seize Etats de l’Union indienne.

1967 – 22 février : INDONÉSIE – Le président indonésien Sukarno a été contraint de céder le pouvoir et l’essentiel de ses prérogatives au général Suharto que Dukarno avait nommé à la tête de l’Etat-Major des forces armées un an et demi auparavant.

1972 – 22 février : GUERRE CIVILE EN IRLANDE DU NORD – En réponse au massacre perpétré le 30 janvier à Derry , en Irlande du Nord, par l’armée britannique, l’IRA provoque un attentat contre un mess d’officiers parachutistes, à Aldershot. Bilan : 7 morts dont 6 civils. Le 28 mars, la Grande-Bretagne prendra l’Ulster en main.

1976 – 22 février : TERRORISME – A Paris, attentat à l’Office de tourisme algérien (revendiqué par le Front de libération unifié de la nouvelle Algérie).

1977 – 22 février : CARTER SOUTIENT SAKHAROV – Le président étasunien Carter envoie une lettre de soutien au physicien Andrei Sakharov.

1984 – 22 février :

1. USA ET GRANDE-BRETAGNE ENVOIENT DES NAVIRES DE GUERRE DANS LE GOLFE PERSIQUE – A la suite d’une nouvelle offensive de l’Iran contre l’Irak, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne envoient des navires de guerre dans le golfe Persique pour protéger les plateformes de forage des pays riverains menacées par des attaque aériennes des belligérants.

2. CINEMA – SCHLÔNDORFF SUR LES TRACES DE PROUST – Le réalisateur Allemand Walter Schlöndorff, avec un « Amour de Swann », sur un scénario de Peter Brook et de Jean-Claude Carrière, , a ramené l’histoire à quelques morceaux choisis de la vie de Charles Swann, joué par Jeremy Irons, dandy amoureux d’une demi-mondaine interprétée par Ornella Muti.

1986 – 22 février :

1. 16e TIR RÉUSSI POUR LA FUSÉE ARIANE.

2. SANDRINE BONNAIRE ET CHRISTOPHE LAMBERT sont les lauréats des Césars 1986, respectivement pour leurs rôles dans « Subway » et « Sans toit ni loi ».

3. AUX PHILIPPINES, l’armée lâche le président Marcos.

4. PREMIER VOL DE L’AIRBUS A320 – Le 22 février, à Toulouse, premier vol de l’Airbus A320, biréacteur de 150 places. Avion civil le plus moderne du monde, il offre la meilleure combinaison de l’électronique et de l’informatique. Vitesse maximale : 917 km/h. Son pilotage peut s’effectuer entièrement sous le contrôle d’ordinateurs de bord. D’une capacité de 150 places, il entrera en service à partir de 1988.

2013 – 22 février : ARMEE – Ivan Rioufol (le Figaro du 22 février 2013) assène un « Vue de l’étranger, la France est un cas ».

2022 – 22 février – UN AMI S’EN EST ALLE : Hier, 21 février, au crématorium de La Seyne,, nous avons accompagné Paul LEON pour une dernière cérémonie. Avec lui, ce sont mes vingt ans qui s’enfuient, les souvenirs de nos journées de joie à La Seyne, nos étés à la colo de la Motte lorsque nous encadrions les enfants de notre ville. Ce sont également les rencontres à la « norm » de Draguignan alors que, avec d’autres conseillers pédagogiques, nous assistions à ses cours de sémiologie. Hier, nous étions là, Alain, Antoine parmi de nombreux autres, hébétés, tristes, nous retrouvant pour la première fois depuis des lustres. Hélas ! Adieu Paul !

2024 – 22 février – FREDERIC MISTRAL – A Sanary, salle Marie-Mauron de la Médiathèque, Cet après-midi, à 14h 30, l’association « Découvertes et Civilisations » accueille le conférencier Yves Stalloni qui évoquera « Frédéric Mistral, de Mireio au Prix Nobel ». Entrée libre.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 205e livraison :

(Coll. H. Ribot)

1867 – 22 février –(Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, 1er adjoint au maire Marius Michel, 22 février 1867, repris par Rotger B., 1984, p. 415 et complété par H. Ribot) Les statues des fontaines du port de Sanary sont mises sur leur socle. C’est le vendredi 22 février 1867 que les statues des fontaines furent mises sur leur socle. Les sculpteurs et les charpentiers avaient offert une che­ville en cuivre et un marteau à Monsieur MICHEL pour « qu’il eut l’hon­neur de sceller la statue à la pierre qui la supporte ». Il s’y prêta dit-on de bonne grâce. Les fontaines seront bénies le 29 Juillet ainsi que les quais. Dès le matin, tambours et clairons résonnent dans les rues. Le Conseil Municipal, le clergé, suivi d’un grand concours de population, assisteront à cette importante cérémonie. Le sculpteur fut ALDEBERT de Marseille, le prix en fut pour les deux de 7400 francs y compris leur installation. Elles sont en pierre dure de CASSIS. Par la suite, on aménagera les squares autour des fontaines: magno­lias, des troënes du Japon, des néfliers, des acacias de Constantinople (certainement offerts par MICHEL) des faux poivriers, des lauriers roses, des abutilons (genre de malvacées), des « féviers » ou arbres de Judée. Ces arbres avaient souffert car ils été déposés depuis quelques jours dans le magasin des frères OURDAN, rue Royale (rue Gabriel Péri). On plantera aussi les platanes à l’emplacement de ceux que l’on a pu voir jusqu’à aujourd’hui, côté mer, à la terrasse de l’hôtel de la Tour, soit devant les maisons alors habitées par GUIGOU et SABATIER (aux angles Est et Ouest des maisons bâties autour de la tour) pour joindre la promenade des quais du port à la promenade du quai de la Consigne (aujourd’hui quai Marie Esménard). Après les statues des fontaines, on reconstruit un lavoir pour rem­placer celui du bord du quai qu’il fallait démolir pour avancer ce quai. Il sera placé à l’extrémité du quai des Palangriers que l’on vient de construire. Plus tard, il recevra une toiture. Ce lavoir fut par la suite déplacé et installé au sud du nouveau cimetière de Saint-Roch, puis démonté à nouveau et remonté à son emplacement actuel en perdant sa fonction initiale pour n’être plus qu’un bassin d’agrément.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 405e livraison :

(Cliché Roger-Violet, coll. H. Ribot)

vers 1670 : Marseille – Les faïences. Dans le domaine artistique, la renom­mée des faïences de Marseille a de beaucoup dépassé celle de ses peintres. Les premières fabriques furent installées à Saint-Jean-du-Désert vers 1670 ; c’est un riche banquier Joseph Fabre, protecteur des arts, qui fit venir de Moustiers, Joseph Clérissy ; l’industrie artistique des faïences s’est large­ment développée au XVIIIe siècle. Les fabriques se sont multipliées dans la ville elle-même, à la Joliette, à la porte d’Âix, rue de Rome. On a retenu les noms de quelques maî­tres : Savy, Fauchier, Leroy, la veuve Perrin, Robert, Bonnefoi. Les amateurs se disputent, à prix d’or, les beaux échantillons demeurés intacts de ces prestigieuses céramiques. La beauté des émaux, la finesse des décors mettent ses produits sur un pied d’égalité avec ceux des faïenceries de Moustiers, de Nevers, de Rouen et de Delft (à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 106e livraison : Tamaris.

Par un Arrêté du Préfet de septembre 1885, on apprit qu’une enquête était ouverte dans les communes de TOULON, LA SEYNE, OLLIOULES, SAINT NAZAIRE, et LA GARDE, concernant un projet de canalisation souterraine de la ville de TOULON en vue de l’assainissement de cette ville. Plusieurs projets étaient examinés. L’un d’eux intéressait particulièrement Sanary car il prévoyait que toutes les eaux usées devaient être déversées sur le territoire de cette commune, au lieu dit « La Pierre de l’anneau ».

Comme l’on s’en doute, l’indignation s’empara du pays. Comment, avec toutes les côtes dont disposaient Toulon et La Seyne, on n’avait trouvé que Saint-Nazaire pour être l’aboutissement de cet égout!

C’était la ruine des pêcheurs, l’infection des plages, l’arrêt des élégantes constructions qui commençaient à s’élever sur le territoire.

L’enquête avait bien été prescrite, mais les protestataires devaient aller à TOULON pour consigner leurs doléances. On avait bien pris soin de ne déposer aucun registre à Saint-Nazaire pour recevoir les résultats de l’enquête commodo-incommodo. Toutefois, la protestation de SAINT NAZAIRE fit un tel bruit qu’on n’entendit plus parler de ce funeste projet (relevé aux archives municipales par B. Rotger, publié en1984, p. 447)

.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un avocat fou de football américain avait tout essayé pour obtenir des tickets pour la finale du Superbowl. Il parvint finalement, en payant une somme astronomique, à obtenir deux places côte à côte en tribune d’honneur. “Le jour de la finale arrive. L’avocat s’installe. Son voisin immédiat entame la conversation pendant que la fanfare joue sur le terrain : – C’est incroyable : le siège à côté de vous est vide. Je ne comprends pas… ça fait déjà 15 jours qu’on arrive plus à avoir de billets!

Et l’avocat répond : – Oh, c’est la place de ma femme. Mais un incident de dernière minute l’a empêchée de venir.

Le voisin reprend : – C’est dommage… Mais vous connaissez certainement un ami ou un parent qui aurait aimé la remplacer!

L’avocat : – Si bien sûr… Mais ils sont tous à son enterrement.

Il est à présent 7 h 30, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

BONNE FÊTE, ISABELLE ! Bon jeudi à Sanary à tous et à demain pour fêter les LAZARE !

One response to “ÉPHÉMÉRIDES DU 22 FÉVRIER”

  1. Avatar de LESCURE
    LESCURE

    Merci Henri. Amitiés. Martial

Répondre à LESCUREAnnuler la réponse.

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture