ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 18 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4082).
ILLUSTRATION : vers 1910, Marseillais partant pour la chasse (coll. H. Ribot).
LES FÊTES.
Bonne fête aux Bernadette, Bernadetta, Bernardita, etc., en rappelant que la plus connue d’entre elles fut Bernadette Soubirous qui aurait été témoin d’apparitions de la Vierge dans une petite grotte située non loin de sa ville natale, Lourdes. Reconnu vrai par l’église catholique, son témoignage la conduisit à être béatifiée en 1925 puis canonisée en 1933 par le pape Pie XI. Entrée en religion chez les sœurs de la Charité de Nevers, elle mourut le 16 avril 1879.
Le calendrier républicain dédia au traîneau le 30 du mois de pluviôse An II.
DICTON.
« À la sainte Bernadette, souvent le soleil est de la fête ». Ce qui semble être le cas aujourd’hui !
Locution provençale.
« Faire souleia lou fricot ». Littéralement : « faire soleiller la viande » (faire rôtir la viande).
PENSÉE

« Et nous avons des nuits plus belles que vos jours. » (Racine, Lettres, à M. Vitart, 17 janvier 1662). Cl. H. Ribot.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :
Quarantième ouvrage : Gabourd Amédée – « Napoléon 1er, empereur », dans Histoire de France, depuis les origines gauloises jusqu’à nos jours, tome 20 1804-1852, Paris, Gaume Frères et Jean Duprey, 1862, p. 1 à 377. N° d’enregistrement H 12550 Ca 1 4 A.

Premières lignes du volume : « Mai 1804 — Juillet 1807. On eut recours à quelques ménagements envers la démocratie, : le nom de république fut conservé, pour trois ans encore sur les monnaies et sur le sceau de l’Etat alors même que le chef de la nation recevait le titre d’empereur. On datait encore de l’an XII. La noblesse de fut point immédiatement rétablie. C’était une période de transition qui devait être de courte durée. Fès le premier jour on créa des grands dignitaires et officiers de la couronne,…»
ÉPHÉMÉRIDES.

–535 – 18 février : L’explosion du volcan Krakatoa (cliché D.R. de l’explosion de 1883) aurait déclenché un refroidissement climatique mondial. L’analyse des troncs d’arbres montre une croissance anormalement faible des chênes irlandais en 536 et une autre diminution sensible en l’an 542, après un rétablissement partiel. Des événements semblables sont enregistrés dans les stries des troncs d’arbres de Suède et de Finlande, ainsi qu’en Californie et au Chili. Par ailleurs, les noyaux de glace du Groenland et de l’Antarctique montrent des dépôts de sulfate en 533-534 ± 2 ans, preuve d’un voile étendu de poussière acide.
L’historien Procope de Césarée (actuelle Cherchell, en Algérie), écrivant sur les guerres avec les Vandales, dit à propos de l’an 536 : « Pendant cette année, un signe de mauvais augure a eu lieu. Le Soleil a donné sa lumière sans éclat […] et il a paru avoir comme une éclipse, parce que ses rayons ne brillaient pas », Des annales irlandaises indiquent un manque de pain dans les années 536-539. D’autres sources contemporaines rapportent des températures basses, et même de la neige en été (comme en Chine au mois d’août), l’absence de récoltes, des brouillards denses et secs (au Moyen-Orient, en Chine et en Europe), une sécheresse au Pérou, etc.
–1073 ou 1074 – 18 février : Mort de Pons II, évêque de Marseille (Amargier, La date d’un millénaire…). Fils du vicomte Guillaume, il avait succédé en 1015 dans cette charge à son oncle Pons 1er. Il fut témoin, en décembre 1025 de la donation par le vicomte Fouque et sa femme Odile à Saint-Victor de leur moitié de Ceyreste et, entre 1021-1032, de l’autre moitié de la même villa par son père Guillaume II, vicomte de Marseille, sa mère Stéphanie et ses frères, Guillaume III, Aicard, Fouque et Geofroi. En 1035, Guillaume II et Fouque, vicomtes de Marseille, leurs femmes, Odile et Stéphanie (Etiennette) et leurs fils (dont Pons II), donnent à Saint-Victor l’église de Saint-Pons en Fraxinet au comté de Fréjus, et toutes ses dépendances. En 1038, il fut témoin de la donation en alleu par Geofroi, comte de Provence, à son fidèle Fouque, vicomte de Marseille, et à sa femme Odile, de tout ce qu’ils tiennent de lui en fief à Six-Fours et Solliès; cette donation est faite pour participer à la donation que Fouque et Odile font de cet alleu à Saint-Victor et Saint-Pierre de Paradis. En 1044, il donnera à Saint-Victor, avec l’assentiment de ses chanoines, de l’église détruite de Saint-Giniès de Marseille près de la montagne de la Garde. En 1045, il fut témoins de la donation à Saint-Victor, par le vicomte Guillaume, de la chapelle de Sainte-Croix, qu’il a fait édifier à gauche de l’église Saint-Pierre dans le monastère et qu’il a dotée, le jour de sa dédicace, de la moitié de Ceyreste. En 1047, il donnera à Saint-Victor toute la dîme des biens possédés par le monastère à Ceyreste, la Cadière, Nans, le Plan d’Aups, Saint-Michel, Saint-Mitre de Carvillan, des jardins et vignes qu’il a dans le territoire de Marseille au Plan de Campagne, à Septèmes et aux Pennes, à la condition que les religieux donneront chaque année 5 livres de cire à l’église cathédrale de Notre-Dame. En 1062, Fouque, vicomte de Marseille, et ses neveux Pons II, évêque, Guillaume III le Jeune et son fils Fouque, Geofroi et Pierre, donnent l’église Saint-Victor à Méounes et de tout ce qu’ils possèdent en ce lieu.
–1279 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Saramita lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Gibbe (acte notarié).
–1321 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Tor Batayllier, 18 février 1321 (charte aux archives municipales). Tour Batailler – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Charles.
–1323 – 18 février : QUAND LE COMTE DE PROVENCE FAISAIT LE SIÈGE DE GÊNES – Le comte de Provence Robert, roi de Naples, était à Avignon lorsque Frédéric d’Aragon, roi de Sicile, lui déclara la guerre. Robert quitta Marseille avec 35 galères, fit lever le siège de Gênes attaquée par les Gibelins (18 février 1323) et rentra victorieux à Marseille (Dubois M., Gaffarel P., Samat J.-B., Histoire de Marseille, 1928).
–1337 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Los Quars (charte aux archives de la Major). Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural. Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n*912).
–1352 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Deveni domini episcopi, 18 février 1352 (charte aux archives de l’Evêché). Les Dévots – hameau, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint- Henri. Autre mention : Deffensum domini episcopi, 31 mai 1391 (charte aux arch, de la Major). Le defensus, defens, devens, deves, devesa, devèze, ves ; vez…, en latin defensus, p. de defendo « écarter, protéger » désigne un terrain communautaire, un terrain réservé, un bois dont l’entrée est défendue aux bestiaux, une réserve. (Boyer 1980 ; Fourvières 1902 ; Levy 1909 ; Mistral 1890 ; Nouvel 1981). Les seigneurs cherchent à protéger la forêt par des mises en défens ou par une réglementation des droits d’usage, telles la limitation de la glandée, ou l’interdiction de défricher. S’ils autorisent parfois des essarts, c’est contre une redevance d’une part minime des récoltes, la tasque (tasca).

(Trets, cliché H. Ribot)
–1356 – 18 février : Trets – Prestation d’hommage par Burgondion de Puvloubier, seigneur de Peypin, à Raimond d’Agoult-Sault, seigneur de Trets. (Acte 674 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : IND. : Notes de F. André sur Trets).
–1449 – 18 février : Mariage entre Jacques Rambaud de Simiane et Honorade de Vintimille (De Ribbe, 1898, p. 235). 18 février 1449, un mariage est venu resserrer les liens entre les Simiane et les Vintimille, Jacques Rambaud de Simiane, baron de Gordes et de Caseneuve, a épousé Honorade, fille de Bertrand V de Marseille, et de ce mariage naîtra Guiran qui s’installera en 1482 à Ollioules avec sa jeune femme Marguerite de Forbin.
–1519 – 18 février : Hernan Cortès quitte Cuba avec une petite troupe de soldats. Contre l’avis du gouvernement espagnol de l’île, il gagne la côte du Mexique avec l’idée de conquérir les royaumes mystérieux qui s’y trouvent. C’est le début de la pénétration européenne sur le continent américain.

(Fort de l’Eguillette, La Seyne)
–1683 – 18 février : Fort de l’Eguillette à La Seyne – Le 18 février 1683, un marché supplémentaire fut passé avec l’entrepreneur (Chaussegros) par M. de Vauvré, intendant de la Marine à Toulon, pour la construction d’un garde-fou, en brique, sur le mâchicoulis de la tour carrée de l’Eguillette, du côté ouest, au prix de 1.360 livres et à exécuter pour le 1er mai suivant (Louis Baudoin, 1965, p. 203). (cliché du fort de l’Eguillette).
–1685 – 18 février : UNE COLONIE FRANçAISE AU TEXAS – L’explorateur français Cavelier de La Salle établit la première colonie au Texas.
–1718 – 18 février : MARINS SANARYENS MORTS EN MER – Le 18 février 1718, nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer, le nom de BERENGUIER Joseph (Rotger B., 1984).
–1771 – 18 février : remontrances du Parlement de Paris déclarant que le premier devoir des rois est d’assurer à leurs sujets la sûreté, la liberté et la propriété de leurs biens – Le 26 août 1789 l’Assemblée décida de publier la Déclaration des Droits de l’Homme. Cette déclaration qui se veut universelle a subi l’influence des philosophes du XVIIIe siècle, celle des remontrances du Parlement de Paris de 1755, celles du 4 mars 1776 qui invoquaient le droit naturel ainsi que celle des remontrances de la Cour des aides du 18 février 1771 qui déclaraient que le premier devoir des rois était d’assurer à leurs sujets la sûreté, la liberté et la propriété de leurs biens.
–1789 – 18 février : agenda du bicentenaire – MERCREDI 18 FÉVRIER – Touchée par ses graves problèmes, la France ne peut s’occuper, comme jadis, du soutien à la Pologne, face aux prétentions russes et prussiennes, face également aux inquiétantes incursions turques dans l’Empire autrichien. Plusieurs officiers russes ont trouvé la mort au cours d’une escarmouche avec un détachement de cavalerie polonaise. Six soldats ont été faits prisonniers.
–1792 – 18 février : Dans tous les départements, la liberté des cultes a été plus ou moins violée – Dans un rapport du 18 février 1792, le ministre de l’Intérieur, M. Cahier, écrit : « Dans tous les départements, la liberté des cultes a été plus ou moins violée… Les dépositaires du pouvoir sont traduits au tribunal du peuple comme s’ils étaient ses ennemis… (Moniteur, X, 420).
–1794 – 18 février (30 pluviôse An II) : TOULON CENTRALISE LES SUBSISTANCES AUX DÉPENS DES COMMUNES VOISINES – Les subsistances étaient centralisées à Toulon au grand détriment des communes voisines. Celle de Sanary dut envoyer des mandataires pour acheter du blé à Nice (30 pluviôse) (18 février 1794).
–1795 – 18 février (30 pluviôse) : UN COMITÉ DES SUBSISTANCES EST ÉTABLI AU BEAUSSET – Pour superviser l’approvisionnement en blé, donc l’alimentation en pain, un comité de subsistance est encore établi au Beausset le 30 pluviôse (18 février). Ce comité est chargé notamment :
« 1°) de délivrer aux boulangers, et aux particuliers lorsque le conseil général de la commune le juge convenable, le blé revenant à la commune par les répartitions faites.
2°) défaire le compte du blé, c’est-à-dire de combien de livres de pain et de son le boulanger sera tenu de fournir pour chaque charge de blé.
3°) défaire les bons sur lesquels le pain devra être délivre particuliers et aux passagers à proportion de leurs besoins.
4°) défaire rendre compte aux boulangers décade par décade de la quantité de bons qu’ils auront fourni tant en pain qu’en son pour qu’il ne puisse être diverti aucune portion de la subsistance publique ».
Pour que l’on veuille exercer des contrôles aussi stricts, c’est que la fraude devait, déjà, exister… Six membres « dont la probité et la capacité sont notoirement reconnus » composent le comité. Deux sont des élus, le maire, Jean Joseph Antelme, et Toussaint Allègre. Les quatre autres sont des citoyens de la commune, Ambroise Imbert, Joseph Imbert Figuière, Etienne Giraud père, Michel Imbert (herage / histoire climat 5).
–1798 – 18 février : EXÉCUTION DE DEUX PRÊTRES – Tragique fut le sort des abbés Meyraud et Sicard curés de Fourrières et Vence avant la Révolution, émigrés tous les deux et rentrés en 1798 – L’abbé Meyraud se fixa à Saint-Zacharie, l’abbé Sicard à Marseille, mais dénoncés et arrêtés ils furent incarcérés au fort Lamalgue, déférés devant le tribunal militaire, condamnés à mort et exécutés le premier, le 29 janvier 1799, 1e deuxième, le 18 février suivant (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1803 – 18 février (29 pluviôse an XI) : ABSENCE DE REGISTRES D’ÉTAT-CIVIL Depuis le siège de Toulon, Ollioules est privée des registres d’état-civil des années 1773, 1779, 1784, 1785, 1790 et demande au sous-préfet de lui permettre d’obtenir les doubles qui se trouvent à Draguignan.] … personne n’ignore les malheurs de la commune d’Ollioules en l’an II, lors du siège de Toulon. Son territoire dévasté et pillé, les récoltes enlevées, foulées et perdues, presque toutes les maisons de campagne détruites, et, par la suite, toutes les maisons de l’intérieur de la commune pillées entièrement, au point que tous les gros meubles qui ne pouvaient être enlevés furent brisés ou brûlés, plusieurs maisons incendiées. … le gouvernement promis de venir [au secours de la population] et, sur cette promesse ceux qui purent emprunter le firent pour réparer au moins une partie de leurs désastres. Le gouvernement n’a point effectué à ce jour cette promesse, et la gêne pèse toujours sur eux. Si au moins cette commune infortunée avait éprouvé quelques modifications sur la forte contribution qu’elle paye, elle aurait été soulagée et cela aurait allégé d’autant le poids de son infortune. Je propose…d’obtenir sinon une diminution de la contribution foncière, au moins qu’elle soit ramenée sur cet article à égalité des autres communes de notre arrondissement (Castellan E., 1937, p. 252-253)
–1810 – 18 février : LA SEYNE SOUFFRE D’UN ÉTAT D’INDIGENCE DÛ AUX MALHEURS DE LA RÉVOLUTION – Dans une supplique adressée à l’empereur, le Conseil municipal de La Seyne expose : « que la dame Denans réclame la somme de 4.650 francs, solde du terrain cédé à la commune pour l’agrandissement du port. Les temps malheureux de la Révolution n’ont pas permis que la ville s’acquitte de sa dette. Plus de cent navires de commerce, qui étaient toute la ressource de la localité, furent enlevés de vive force par les Anglais ; toutes les maisons et le peu de propriétés rurales qui existent dans cette commune qui ne peut subsister que par les revenus de la mer, furent dévastées ou brûlées sous l’effet des bombes et des boulets ; les dépôts, même les plus inviolables, les registres des notaires publics subirent le même sort et cette perte irréparable a jeté, dans le sein des familles, un désordre affreux et a occasionné des pertes incalculables ; Dans cet état d’indulgence et de malheurs irréparables, les habitants de La Seyne n’ont d’autre ressource que la bienveillance paternelle du meilleur des monarques dont le cœur compatissant n’éprouve pas de plus grande satisfaction que d’essuyer les larmes des malheureux en faisant cesser leur disgrâce (Arch. Com. La Seyne. Délibération du 18 février 1810. La somme correspond à environ un million de francs de 1965, d’après Louis Baudoin, 1965, p. 433-434). » Extraits de la délibération du 18 février 1810 du Conseil Municipal de La Seyne : – La dame Denans réclame la somme de 4.650 F, solde du terrain cédé à la commune pour l’agrandissement du port. Les temps malheureux de la Révolution n’ont pas permis que la ville s’acquitte de sa dette (une dette qui s’élevait alors à plusieurs millions de francs actuels). – plus de cent navires de commerce, qui étaient toute la ressource de la localité furent enlevés de vive force par les Anglais. – toutes les maisons et le peu de propriétés rurales qui existent dans cette commune qui ne peut subsister que par les revenus de la mer, furent dévastées ou brûlées sous l’effet des bombes et des boulets. – …les dépôts, même les plus inviolables, les registres des notaires publics subirent le même sort et cette perte irréparable a jeté, au sein des familles, un désordre affreux, et occasionné des pertes incalculables. – … Dans cet état d’indigence et de malheurs irréparables, les habitants de La Seyne n’ont d’autre ressource que la bienveillance paternelle du meilleur des monarques dont le cœur compatissant n’éprouve pas de plus grande satisfaction que d’essuyer les larmes des malheureux en faisant cesser leur disgrâce (Archives municipales, délibération du 18 février 1810. Note de Marius Autran (tome 3, 1990) : On remarquera que la conclusion relève dans son esprit d’une soumission absolue allant jusqu’à la servilité.).
–1815 – 18 février : conseil municipal de Toulon – (registre des délibérations du conseil municipal de Toulon, année 1815, folio 70v).
— Le Conseil demande l’autorisation de faire démolir la tour de l’horloge jusqu’à la hauteur des maisons voisines.
— Le Conseil décide que les dépenses occasionnées pour le transfert des corps de leurs altesses royales, Mesdames, tantes du Roi, doivent être supportées par la Ville (il s’agit du transfert des dépouilles de Mmes Adélaïde et Victoire de France, filles de Louis XV, de Trieste à l’abbaye de Saint-Denis. Cérémonies et séjour à Toulon, 11 décembre 1814-7 janvier 1817).

(Saint Roch, à Sanary, en 1937. Cl. Sans-Martinez).
–1819 – 18 février : LES CHAPELLES SAINT-ROCH ET BON REPOS SONT DONNÉES PAR LEUR PROPRIÉTAIRE À LA COMMUNE DE SANARY – Le 18 février 1819, le maire GRANET Jean, AICARD Alexis, GRANET Benoît, COULLOMB Ange, GRANET Antoine, COULLOMB Joseph, TROTOBAS Joseph et BONNEGRACE Pierre, tousconseillers municipaux, considérant que les emplacements et restes des chapelles Saint-Roch et Bon-Repos ont été acquis par le sieur DELUY, acceptent la donation que celui-ci en fait en faveur du conseil de Fabrique. Ces chapelles sont en effet en grande vénération dans le pays et la majeure partie des habitants est pour leur rétablissement. Déjà, par les soins et les dons volontaires de diverses personnes pieuses, la chapelle SAINT ROCH a été rouverte. Tous seront décidés à reconstruire la chapelle de BON REPOS. Hélas, ce souhait ne pourra être réalisé et il n’en restera bientôt plus que quatre murs en ruine. L’emplacement en sera vendu plus tard par le recteur DELUY. La somme de 350F, produit de la vente servira par décision du conseil de Fabrique à l’achat d’un ciboire le 19 avril 1846 (Rotger B., 1984, p. 368). (chapelle Saint-Roch)
–1826 – 18 février (fol. 66v). — délibérations du Conseil municipal de Toulon :
– Proposition de voter un crédit additionnel au budget de 1825 pour compléter le paiement de la dépense du logement des troupes de passage pendant la dite année.
– Rétablissement de l’emploi de chirurgien-dentiste salarié par la ville.
– Nomination du sieur Laure, officier de santé à cet emploi.
– Désignation d’un emplacement pour l’établissement d’un nouveau cimetière.
–1859 – 18 février : Occupation de Saïgon par les Français.
–1871 – 18 février : GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE – Le gouverneur Pierre Denfert-Rochereau fait évacuer Belfort devant l’invasion prussienne.
–1880 – 16 février : L’ÉGLISE CONDAMNE LE DIVORCE – Publication d’une encyclique pontificale condamnant le divorce (Jean-Louis Panné, 2001).
–1884 – 18 février : LES ANGLAIS AU SOUDAN – Les forces du général Gordon atteignent Khartoum (Soudan), mais le Mahdi refuse de négocier.

(Carte ELD 185 envoyée en 1911, coll. H. Ribot : Toulon – Bateau lesteur).
–1888 – 18 février : DIFFICULTÉS DES PATRONS LESTEURS POUR TROUVER DU SABLE – Les patrons lesteurs montent à Draguignan afin d’avoir l’autorisation auprès des Ingénieurs des Ponts et Chaussées d’extraire à nouveau du sable de la plage de Cavalaire. Au cours de la séance du Conseil Général du Var, le président, au nom de M. Cyrus Hugues, maire de La Seyne, qui s’est vivement intéressé à cette question, demande à M. le Préfet le «retrait provisoire» des arrêtés préfectoraux qui avaient motivé cette interdiction. Les lesteurs apprécient cette mesure «toute d’humanité si bienveillamment prise par M. le Préfet du Var» (Gisèle Argensse, 1898, p. 70).
–1899 – 18 février : EMILE LOUBET, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Emile Loubet devient le 8e président de la IIIe République Française en succédant à Félix Faure.
–1906 – 18 février : ARMAND FALLIERES, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE – Armand Fallières devient le 9e président de la IIIe République Française en succédant à Emile Loubet. Le même jour, par une encyclique, le pape Pie X condamne la séparation de l’église et de l’État.
–1913 – 18 février : RAYMOND POINCARÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE – Raymond Poincaré devient le 10e président de la IIIe République Française en succédant à Armand Fallières.
–1915 – du 15 février au 18 mars : BATAILLE DE CHAMPAGNE – Du 15 février au 18 mars se déroule la bataille de Champagne dont l’objectif initial est de fixer les troupes allemandes pour soulager les Russes (Jean-Louis Panné, 2001).

–1916 – 18 février : LES PARLEMENTAIRES RÉCLAMENT LE DROIT DE POUVOIR CONTRÔLER LES FORCES MOBILISÉES – A la Chambre, Abel Ferry, neveu de Jules Ferry, réclame au gouvernement le droit des parlementaires à exercer leur contrôle sur « toutes les forces nationales mobilisées » (Jean-Louis Panné, 2001).
–1917 – du 3 février au 12 mars : détérioration des relations entre le gouvernement et les catholiques – L’amendement Sixte-Quenin qui prévoit l’envoi des ecclésiastiques appartenant aux classes antérieures à la séparation de l’Église et de l’État (1905) dans tous les corps de troupe et non dans le seul corps de santé provoque la détérioration des relations entre le gouvernement et les catholiques (Jean-Louis Panné, 2001).
–1920 – 18 février : Paul Deschanel, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE – Paul Deschanel devient le 11e président de la IIIe République en succédant à Raymond Poincaré, alors que chacun attendait Clemenceau à ce poste.
–1921 – 18 février : PREMIER DÉCOLLAGE D’UN hélicoptère – Le Français Etienne Pehmichenfait fait décoller un hélicoptère pour la première fois.
–1927 – 18 février : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le 18 février 1927, le groupe avant du Béarn est mis en chauffe pour la première fois à La Seyne (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).
–1930 – 18 février : PLUTON – L’astronome états-unien Clyde Tomnaugh découvre la planète naine Pluton.
–1933 – 18 février : LE COCA-COLA ARRIVE EN FRANCE – Pour la première fois en France, le Café de l’Europe, à Paris, près de la gare Saint-Lazare, propose la nouvelle boisson importée des Etats-Unis : le Coca-Cola dont la marque commerciale est déposée depuis 1887.
–1936 – 18 février : VICTOIRE ELECTORALE DU « FRENTE POPULAR » EN ESPAGNE – En Espagne, le « Frente Popular » constitué en janvier par les républicains, les socialistes, les militants du Part ouvrier d’unification marxiste (POUM) et les communistes, remporte les élections (267 sièges). Cette victoire est suivie d’une intense vague d’agitation dans les campagnes et dans les villes (Jean-Louis Panné, 2001).
–1938 – 18 février :
1. loi sur la conciliation et l’arbitrage dans les conflits sociaux – La chambre des députés vote, par 477 voix contre 177, le projet de loi sur la conciliation et l’arbitrage dans les conflits sociaux que Chautemps est venu défendre la veille, insistant sur la nécessité de mettre fin aux luttes sociales qui empêchent la reprise économique et ruinent les efforts faits pour le rétablissement des finances (Jean-Louis Panné, 2001).
2. loi instituant la capacité civile de la femme mariée – Le journal Officiel publie le texte de loi instituant la capacité civile (toute personne majeure peut exercer ses trois civils régissant les rapports entre particuliers) de la femme mariée qui était jusque-là juridiquement incapable. Cependant, les biens propres de la femme continuent à être administrés par le mari et elle ne peut en disposer qu’avec son consentement (Jean-Louis Panné, 2001).
–1940 – 18 février : Le Matin, dans son édition du dimanche 18 février, titre « L’Altmark attaqué par les Anglais dans un fjord norvégien – La flotte britannique a délivré les quelque quatre cents marins anglais captifs depuis des mois à bord du sinistre bateau Altmark qui, tel un chacal, suivait le Graf Spee et lui servait de camp de concentration flottant. Après la destruction du Graf Spee, l’Altmark avait complètement disparu, mais l’Amirauté s’était juré de sauver les malheureux enfermés dans ce vaisseau de l’enfer, pour employer l’expression même d’un capitaine marchand qui avait passé quelque temps sur l’AItmark avant d’être transféré sur le Graf Spee. Tous avaient dit que le commandant du Graf Spee était un marin qui traitait ses captifs en prisonniers de guerre, tandis que le capitaine de l’AItmark était une brute nazie qui s’efforçait par tous les moyens (mauvais traitements, privations, insultes) de briser le moral et le physique de ceux qu’il réduisait à l’état d’esclavage. Dès que ces révélations eurent été faites, on savait que l’AItmark n’échapperait pas au châtiment. Toutes les unités redoublèrent de vigilance et, hier enfin, l’objet de leur vengeance fut aperçu par les hydravions volant vers l’Allemagne à l’abri des eaux territoriales norvégiennes. »
–1941 – 18 février : MARINE DE LA ZONE « LIBRE » – L’aviso-dragueur « Elan » est photographié le 18 février 1941 sortant de la rade des Vignettes à Toulon alors qu’il vient de troquer sa marque de coque A23 pour A36 (Gérard Garier).

(Surcouf, croiseur sous-marin, coll. H. Ribot)
–1942 – 18 février : DISPARITION DU SOUS-MARIN « SURCOUF » – Surcouf (croiseur sous-marin) Zone des Caraïbes Collision avec cargo américain Thomson Lykes (?) 159 morts Aucun survivant. 12 février — Appareille des Bermudes en direction du Canal de Panama. Son arrivée à Colon est prévue pour le 19 février.
18 février – Le Surcouf signale sa position à l’Amirauté. Il a maintenu sa progression journalière de 250 milles et sera dans les temps à Cristobal-Colon.
Nuit du 18-19 février – En route tous feux éteints, un cargo américain parti de Cristobal Colon dans l’après-midi du 18, le Thomson-Lykes, l’aborde et le coule à 75 milles du Canal de Panama (version officiellement admise).
22h 30 ; l’officier de quart du Lykes repère un éclairage ressemblant à celui d’une lampe torche très proche qui proviendrait d’un bâtiment qui lui coupe la route. Barre à droite toute, l’officier pense éviter le choc. Trop tard, c’est l’abordage. Un sous-marin ennemi sans doute ? Les recherches dureront jusqu’à 7h 30 du matin. Elles seront vaines. Convaincu d’avoir éperonné un sous-marin ennemi, le Lykes vient en fait de détruire le Surcouf, et avec lui, 130 marins et le CF Blaison.
20 février – le commandant en chef de la flotte US signale par télégramme urgent que le sous-marin Surcouf est en retard sur son horaire dans la zone du canal. « Le SS Thompson Lykes rend compte avoir abordé et coulé accidentellement un bâtiment qu’il pense être un sous-marin, par 10°40 Nord de latitude et 79°31 Ouest de longitude à 0300 Z le 19 février. Patrouilles de surface et aériennes en cours dans ce secteur. »
Des questions se posent alors : pourquoi ne pas avoir signalé au sous-marin français la présence d’un cargo dans la zone du canal ? Et pourquoi ne pas avoir alerté le commandant du cargo de la présence du sous-marin ?
–1943 – du 2 au 28 février : RECUL GÉNÉRAL DES TROUPES ALLEMANDES SUR LE FRONT DE L’EST– Contre-offensive soviétique dans le Caucase qui est libéré, à l’exception d’une tête de pont allemande à l’estuaire du Kouban. Offensive soviétique également sur le front central : recul général des armées allemandes. Koursk, Kharkov, Bielgorod, Rostov, le bassin du Donetz, sont libérés (Alain Rossel, 1985).
–1943 – 18 février :
1. SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (S.T.O) – Le secrétariat d’Etat à la présidence indique : « Le recensement des jeunes Français de 20 ans à 31 ans n’implique aucune affectation à un travail déterminé. » (Alain Rossel, 1985).
2. RENFLOUEMENT DU CROISEUR « JEAN DE VIENNE » AU PROFIT DE L’ITALIE – État des navires sabordés en novembre 1942 à Toulon : le croiseur « Jean de Vienne » est renfloué le 18 février1943 puis récupéré par les Italiens.
–1944 – 18 février :
1. LA MILICE FUSILLE DES PRISONNIERS POLITIQUES – Révolte des prisonniers politiques de la prison d’Eysses. La Milice procède à un pseudo-jugement des mutins qui sont fusillés sur le champ (Alain Rossel, 1985).
2. OPERATION « JERICHO » : LA R.A.F. LIBERE LA PRISON D’AMIENS – Ce jour-là — 18 février 1944 — fut marqué par un des exploits les plus insolites de la Seconde Guerre mondiale. L’objectif de la Royal Air Force n’était ni une gare pi une base militaire mais la prison d’Amiens et il s’agissait d’en abattre les murs pour en libérer les résistants emprisonnés, promis à la mort ou à la déportation. Raid meurtrier qui coûta la vie à de nombreux aviateurs britanniques — dont un des as de la R. A. F. — et à quelques-uns de ceux que l’on voulait libérer. Mais à ce prix l’attaque n’en fut pas moins une réussite. Volant en rase-mottes, les Mosquitos atteignirent leur cible avec une telle précision que plusieurs centaines de détenus purent s’évader. Cet épisode, popularisé après la guerre par le film d’Henri Calef, « Jéricho », restait pourtant mal connu. Avec le sens de l’enquête et du récit historique, Jack Fishman a interrogé des centaines de témoins, de ceux qui conçurent l’opération à ceux qui en furent les acteurs involontaires. Cette fresque haute en couleur fait revivre pour nous le monde du- renseignement, celui des états- majors, celui des pilotes de guerre, celui, enfin, de l’occupation avec ses traîtres, ses indifférents et aussi ses héros anonymes, tels cette mère qui fit en sorte d’être arrêtée et envoyée en prison pour prévenir de l’attaque ses deux fils incarcérés ou ce médecin détenu qui renonça à s’évader et demeura sur place pour soigner les blessés. Une page de notre histoire qui nous montre de quelle intelligence et de quelle abnégation les hommes sont capables, quand tout semble perdu (réf. Jack Fishman – Et les murailles tombèrent, Amiens, 18 février 1944, Robert Laffont, 1963, coll. « Ce jour-là », 360 p.).
–1945 – 13-14 février : BOMBARDEMENTS ALLIÉS DE DRESDE ET DE HAMBOURG – La presse mondiale fait état des bombardements, les 13 et 14 février, de Dresde (200 000 morts, nota : chiffre revu largement à la baisse) et de Hambourg (100 000 morts) (Alain Rossel, 1985).
–1956 – 18 février : Décès à Paris du compositeur Gustave Charpentier, cinq ans après avoir dirigé pour la dernière fois Le Couronnement de la Muse (1250 exécutants) devant le marché Saint-Pierre à l’occasion du bimillénaire de Paris et Montmartre.
–1957 – nuit du 17 au 18 février : « Le canot major du centre de Saint-Mandrier s’écrase sur la jetée du port Saint Louis, au Mourillon. Un matelot projeté dans la mer en furie est sauvé par un officier de la marine témoin du naufrage» (République de Toulon et du Var du mardi 19 février 1957). Dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 février, le temps se gâte nettement sur le littoral méditerranéen. De violents orages, des trombes d’eau et d’importantes bourrasques se succèdent. Au petit matin, le mistral, comme souvent, se réveille et souffle en rafales atteignant des vitesses proches de cent trente kilomètres à l’heure ! Le canot major est une vedette de la Direction du port propulsée par deux petits moteurs Diesel. Il effectue, en quelques minutes, tous les matins, la traversée de la baie des Vignettes jusqu’à Saint-Mandrier. Du bateau, on ne put récupérer que les moteurs. Coût de l’opération : 20 millions de francs (Ken Nicolas, vol. 1, p. 307-308).
–1958 – du 13 au 21 février : la Tunisie saisit le Conseil de Sécurité de l’ONU contre la France – Le gouvernement tunisien ordonne aux troupes françaises stationnées sur son territoire de rester dans leurs cantonnements et exige l’évacuation de toutes les bases militaires y compris Bizerte. Le 13, la Tunisie saisit le Conseil de Sécurité de l’ONU. La France porte plainte contre la Tunisie pour « l’aide apportée aux rebelles algériens ». Le gouvernement Gaillard accepte une mission de « bons offices » anglo-américaine, menée par Robert Murphy et Harold Beeley (Frédéric Gugelot, 2001).

(« ARETHUSE », coll. H. Ribot)
–1961 – 18 février : ACCIDENT Du SOUS-MARIN « ARETHUSE » (type Aréthuse) Au large de Toulon Dysfonctionnement (?) du schnorchel (poste arrière noyé) Retour du bâtiment en surface en catastrophe.
–1968 – 18 février : MANIFESTATIONS CONTRE LA GUERRE AU VIET-NAM – La lutte contre la guerre du Vietnam passionne les étudiants : l’affrontement Vietnam du Nord et Vietcong contre la superpuissance étasunienne alimente le tiers-mondisme de l’époque. A Berlin, une manifestation internationale de solidarité envers le peuple vietnamien renforce la détermination des opposants (Jean Loignon, 2001).
–1984 – 18 février : Première greffe d’un cœur artificiel à l’hôpital Broussais.
–1986 – 18 février : le catholicisme cesse d’être religion d’État en Italie – L’Italie et le Vatican signent une entente en vertu de laquelle le catholicisme cesse d’être religion d’État.
–1989 – 18 février : fondation en Algérie du Front islamique du Salut (F.I.S.).
–1994 – 18 février : IL FAUT RÉDUIRE L’ÉMISSION DE GAZ A EFFET DE SERRE – Réunis sous l’égide de l’Organisation des États-Unis, cent trente pays constatent qu’il faut réduire l’émission de gaz à effet de serre.
–1997 – 18 février :
1. « AMISTAD » de Steven Speilberg – Steven Speilberg entreprend le tournage du premier film qu’il réalise pour le studio Dreamswork ; il s’agit d’ « Amistad » qui raconte l’histoire d’une révolte à bord d’un navire transportant des esclaves.
2. NAUFRAGE DU VRAQUIER « ALBION II » – Le vraquier Albion II fait naufrage au large de Brest avec 114 tonnes de carbure de calcium, produit qui, mélangé à l’eau de mer, peut produire de l’acétylène, gaz inflammable. (“18 février — Wikipédia”)
–1998 – 18 février : une année de manifestations protestantes ou laïques sur le thème de la tolérance, de la médiation des conflits et du « vivre ensemble » – Treize ans après la commémoration de sa révocation, l’Edit de Nantes (1598) mettant fin aux guerres de Religion et autorisant le protestantisme en France est à l’honneur. Jacques Chirac préside la cérémonie à l’UNESCO, tout comme François Mitterrand en 1985, et inaugure une année de manifestations protestantes ou laïques sur le thème de la tolérance, de la médiation des conflits et du « vivre ensemble » (Jean Loignon, 2001).
–1999 – 16 février : Une Malienne est condamnée à 8 années de prison pour avoir excisé 58 fillettes, à la demande leurs parents restés fidèles à la coutume ancestrale nullement imposée par ‘islam. 23 parents sont condamnés à des peines avec sursis (Jean Loignon, 2001).
–2000 – février : L’économie française va bien – Chômage en baisse (environ 2,5 millions de personnes), reprise des activités, donc plus de recettes fiscales que prévu ;et excédent budgétaire dépasse 30 milliards de francs selon la nouvelle Secrétaire au Budget, Florence Parly (Jean Loignon, 2001).
–2000 – 18 février : ROLAND DUMAS DEVANT LA Justice – Roland Dumas, son ancienne amie Christine Deviers-Joncour et l’ancien PDG du groupe pétrolier Elf sont renvoyés par les juges Eva Joly et Laurence devant le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre du dossier Elf.
–2000 – 18 février : AXA RECULE FACE A LA RÉACTION DES FRANçAIS – Face à un tollé, en France, le groupe AXA renonce à doubler les primes d’assurance familiale des handicapés.
–2001 – 18 février : A Fréjus, neuf cent huit réfugiés kurdes débarquent et demandent l’asile. C’était une nuit de février 2001. Un navire, à peine capable de flotter, battant pavillon cambodgien, s’échoue sur la plage de Boulouris, près de Saint-Raphaël (Var). Dans les cales du vraquier rongé par la rouille, les sauveteurs découvrent 910 personnes, dont 180 femmes et 480 enfants, hébergés dans des conditions de total dénuement d’insalubrité.
Tous prétendent être de nationalité irakienne, et avoir voulu fuir l’oppression du régime de Saddam Hussein.
Leur audition révèle que la majorité d’entre eux ne sont pas de nationalité irakienne, mais syrienne, et que l’échouage de l’East Sea a été volontaire, dans le cadre d’une expédition commanditée de Syrie et du Liban par un réseau organisé.
Les naufragés sont conduits au camp militaire de Fréjus, où une « zone d’attente » est créée à la hâte. Et face à une opinion publique émue, l’affaire tourne au casse-tête juridique pour les autorités : accueillir et risquer de créer un précédent, ou ne pas accueillir et essuyer les reproches d’inhumanité, violer les règles de l’asile ?
Au bout de 23 jours, le 20 février 2001, le ministère de l’Intérieur leur accorde un sauve-conduit de huit jours leur permettant de circuler librement sur le territoire et de déposer en préfecture une demande d’asile. Bref, un permis de devenir des clandestins.
Environ 160 demandes d’asile.
D’ailleurs, la grande majorité ne déposera pas de demande d’asile en France. Beaucoup disparaîtront, gagnant l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse où résident d’importantes communautés kurdes.
Au total, « une petite centaine de réfugiés de l’East Sea ont demandé et obtenu l’asile en France. Mais tous ont été accueillis en France ou en Europe », relève Pierre Henry, président de France Terre d’Asile.
D’après une étude de Christine Mohseni, anthropologue au CNRS, près de 160 personnes ont demandé, presque toutes avec succès, le statut de réfugié.
En décembre 2008, le tribunal correctionnel de Draguignan (Var) a condamné neuf Syriens et Libanais, dont sept par défaut, à des peines allant de un à 10 ans de prison pour avoir organisé l’expédition de l’East Sea. (Gilles Halais, avec agences).
–2002 – 18 février : L’euro devient la seule monnaie en circulation en France.
–2004 – 18 février : ANNULATION D’UN SPECTACLE DE DIEUDONNÉ – La direction de l’Olympia décide d’annuler le spectacle de Dieudonné Le Divorce de Patrick, invoquant de nombreux appels de menace, après un sketch controversé du comédien en 2003 sur France 3.
–2005 – 18 février : DIEUDONNÉ FAIT DE LA SURENCHÈRE – L’humoriste Dieudonné soulève une nouvelle polémique à la suite de propos tenus à Alger comparant la commémoration de la Shoah à de la pornographie mémorielle.
–2009 – 18 février : Guadeloupe, première victime de la grève qui dure depuis le 20 janvier – Jacques Bino, militant syndicaliste, est abattu alors qu’il conduisait sa voiture près d’un barrage routier tenu par des jeunes armés qui ont ouvert le feu sur la police avec des chevrotines dans Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Il est la première victime de la grève qui dure depuis le 20 janvier.
–2019 – 18 février : MÉTÉO POUR SANARY – On relève 7° à 7h. La journée est ensoleillé avec des températures quasi printanières (14° à la mi-journée). La nuit suivante fut être semblable à la précédente. Le vent, qui atteignit rarement les 10 km/h, de secteur Est jusqu’à 10h s’infléchit au sud-est, quelques nuages masquèrent le soleil en fin de matinée pour disparaître vers 16h. Le vent repassa alors à l’Est avec un beau soleil jusqu’à 19h. La nuit suivante, le vent de secteur nord-est à nord souffla.
–2020 – 18 février : MÉTÉO POUR SANARY – Voici la première d’une belle série de journées ensoleillées mais aux nuits plus fraîches que les précédentes. Après une nuit claire quoique ventée (vent de nord-ouest à 35 km/h), le soleil brilla avec un mistral de 30 à 50 km/h. Au matin, on relèvait 11° à 4 h, mais seulement 9° à 7h.
–2023 – 18 février : TURQUIE – Alors que de nombreuses autres localités de la province de Hatay sont aujourd’hui dévastées, Erzin, ville de 42 000 habitants, est miraculée. « Nous n’avons pas eu de morts, pas de blessés, pas de destructions importantes », a déclaré le maire, Okkes Elmasoglu, à Euronews. Pour l’élu, l’explication est simple : la municipalité « n’a autorisé aucune construction » ne respectant pas les normes parasismiques, assure-t-il. Les immeubles trop hauts sont également proscrits, rapporte une journaliste turque sur Twitter.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 201e livraison :

(Carte postale, coll. H. Ribot)
Passage du pape Grégoire XI dans la baie de Sanary, daté des 4, 5 et 6 octobre 1376 :
[Duprat : l’auteur de la relation du Voyage de Grégoire XI dit que Ronsellis est une plage] …plaga de Ronsellis…non habet habitationem… (Amielh P. – Itinerarium domini Gregorii Papae undecimi, Le voyage de Grégoire XI ramenant la papauté d’Avignon à Rome 1376-1377, Florence 1952 traduction d’après Pierre Ronzy, dans : Baratier 1971, dans : Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145)
[Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. La rade de Saint-Nazaire était très fréquentée par les navires se rendant de Marseille vers Toulon. En effet, les vents contraignaient les navires à faire relâche dans le golfe, car franchir le Cap Sicié était une rude entreprise pour les navires de cette époque. Cela permit à divers hôtes de marque de faire un court séjour près de Saint-Nazaire et de s’y ravitailler en vivres frais. Ce fut le cas pour le pape Grégoire XI qui, reportant le siège pontifical d’Avignon à Rome, et venant de Port-Miou, près de Cassis, fut contraint les 4, 5 et 6 octobre 1376 de chercher refuge en face de Saint-Nazaire.] (réf. Baratier « Doc. d’Hist. de la Provence », p. 143-145) et pour Six-Fours Duprat p. 253), Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. Manuscrit à la bibliothèque de la Chambre des Députés – Paris).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 401e livraison :

(Le fort Saint-Nicolas en 1903 coll. Quesney)
–1660 – 1664 : Le fort Saint-Nicolas, classé Monument historique par arrêté du 14 janvier 1969, surplombe le Vieux-Port. Il a été édifié de 1660 à 1664 par le chevalier de Clerville sur ordre de Louis XIV afin de mater l’esprit d’indépendance de la ville de Marseille. À cet emplacement se trouvait dès le Moyen Âge une petite chapelle fondée entre 1150 et 1218, placée sous le vocable de Saint-Nicolas et dépendant de l’abbaye de Saint-Victor. Au pied de cette chapelle, au niveau de l’ouverture la plus étroite entre les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, le sénéchal de Provence ordonna en 1322 l’aménagement d’une palissade en bois à l’extrémité de laquelle était fixée une chaîne barrant la passe du port. Cette palissade est progressivement renforcée pour former en 1381 deux véritables piles de pont. À cette date la chapelle Saint-Nicolas fit l’objet d’importants travaux avec édification d’un chemin de ronde et d’une muraille allant jusqu’à la chaîne du port. Ce système de défense s’avéra inefficace lors de l’attaque de la ville par le roi Alphonse V d’Aragon le 20 novembre 1423. Débarqués dans une anse voisine, les Aragonais prirent à revers la chapelle et les galères catalanes purent pénétrer dans le port. La ville fut pillée pendant trois jours et les Aragonais emportèrent comme trophée la chaîne du port qui se trouve toujours exposée dans la cathédrale de Valence (Espagne). En 1591 quatre particuliers Louis Naudet, Gabriel Delassus, Jean Beolan et Antoine Mascaron firent rebâtir la chapelle Saint-Nicolas4. Antoine Mascaron était un ami de Charles de Casaulx et fut directeur de la monnaie en 1593. Son fils, Pierre Mascaron fut le premier imprimeur à Marseille en 1596 en éditant le livre de Bellaud de la Bellaudière : « Obros et rimos provenssalos ». Afin de reprendre en main la gestion de la ville de Marseille, le duc de Mercœur, gouverneur de la Provence, fait nommer consul Lazare de Vento seigneur de la Baume par lettres patentes d’octobre 1657. Les deux autres consuls étaient Boniface Pascal et Joseph Fabre. Sous prétexte de défendre la ville contre les pirates mais surtout pour être agréables à Mercœur, les consuls décident d’armer aux frais de la ville la galère du chevalier de Vendôme, fils du duc de Mercœur. Cette décision provoque une vive opposition à la tête de laquelle figurait Gaspard de Glandevès de Niozelles. Des émeutes agitent la ville ; Niozelles et ses partisans s’emparent de l’hôtel de ville qui est repris par les troupes du gouverneur entrées dans la ville dans la nuit du 18 au 19 juillet 1658. En octobre 1658 les partisans de Niozelles remportent les élections qui sont cassées par le roi. Louis XIV ordonne aux chefs de l’opposition de venir le trouver. L’entrevue a lieu à Paris le 6 janvier 1659, mais ensuite les incidents se multiplient. Henri de Forbin-Maynier, baron d’Oppède, président du parlement de Provence estime que seule une intervention personnelle du roi est indispensable pour soumettre Marseille et propose cette solution à Mazarin. L’occasion est fournie par un grave incident. Gouvernelle, lieutenant des gardes de Mercœur, fut chargé de porter à Niozelles une nouvelle convocation à la Cour. Ce document portant la signature du roi lui est arraché et lacéré. L’intervention du roi devenait inévitable devant une telle rébellion. De la côte basque où il venait de signer le traité des Pyrénées, Louis XIV, accompagné de Mazarin, de la reine mère et de la Cour, se rend à Toulouse, Beaucaire, Tarascon ; il est à Arles le 13 janvier 1660 et à Aix-en-Provence le 18 janvier 1660. Le 19 janvier 1660, le roi Louis XIV adressait une lettre au duc de Mercœur, gouverneur de Provence, précisant sa décision d’envoyer des troupes sur Marseille afin d’empêcher la continuation des désordres. Cette lettre était accompagnée d’une instruction qui prescrivait à Mercœur plusieurs obligations dont la construction d’une citadelle « en l’endroit de ladite ville qui sera jugé le plus propre ». Ce projet avait été suggéré à Mazarin par le duc de Mercœur et Henri de Forbin-Maynier, baron d’Oppède. Mazarin envoya à Marseille le célèbre ingénieur militaire, le chevalier Louis Nicolas de Clerville, qu’il avait fait venir exprès de Nancy. Clerville procéda en premier lieu au choix de l’implantation qui devait permettre à la fois la surveillance de la ville mais également sa protection contre une attaque en provenance de la mer. Clerville écarta la colline Saint-Charles car trop éloignée du rivage pour permettre un ravitaillement par mer. Il retint donc l’emplacement actuel, derrière l’abbaye de Saint Victor et dont l’étendue était suffisante « pour y maintenir pour jamais l’autorité du roi » ». Cet emplacement était de plus doté d’une fontaine d’eau douce qui figure sur les anciennes cartes. Mazarin ne se rangea pas immédiatement à cet avis et envoya à Marseille le maréchal du Plessis-Praslin pour avoir une autre opinion. Celui-ci aurait préféré une implantation à l’endroit où se trouve actuellement le palais du Pharo, mais se rangea ensuite à l’avis du chevalier de Clerville. Clerville qui était allé à Aix-en-Provence pour faire approuver ses plans par Mazarin, fit commencer les travaux immédiatement en utilisant les matériaux de démolition de la Porte Royale et des murailles avoisinantes constituant les anciens remparts de Marseille. Les pierres du cap Couronne furent également utilisées. Le duc de Mercœur posa la première pierre le 11 février 1660 sur laquelle on grava « de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux ne perdît enfin la ville et le royaume ou par la fougue des plus hardis ou par une trop grande passion de la liberté et que le roi des Français voulait pourvoir par cette citadelle à la sûreté des grands et du peuple. ». Trois médailles commémoratives furent frappées pour rappeler cet évènement. Le 2 mars 1660 à l’entrée de Louis XIV dans Marseille, le chantier battait son plein (à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 103e livraison :

(H. Ribot : Vue cavalière de La Seyne prise à partir de la hauteur du vieux Six-Fours)
Lasnaveres 1862 – Nouvelle organisation militaire et défensive de Toulon, Paris, E. Thunot, 1862, 215 p. « Projet non réalisé d’aménagement de la défense de Toulon prônant la démolition de La Seyne et le transfert de l’habitat et de sa population à Reynier, hameau de Six-Fours, en 1862. CHAPITRE VII – Nouveaux moyens de défense de Toulon. Actuellement, lecteurs, il faut que vous vous décidiez à suivre un homme qui a la bosse de la locomotion et celle des découvertes et auquel vous avez bien voulu accorder votre confiance; nous allons donc continuer notre route. Quittons Toulon, rendons-nous à Ja Seyne pour y examiner attentivement l’espace qui s’étend presque en ligne droite de ce village au fortin de l’Éguillette pour, de là, longer la partie concave d’un grand fer à cheval dont une extrémité est représentée par ta tour de Balaguier, le centre par les Sablettes, et l’extrémité nord-est par la batterie dite la Vieille, sur la rive droite du Creux Saint-Georges. En conséquence, puisque l’ingénieur anglais nous a amenés sur le terrain pour nous livrer combat, acceptons le duel. Toutefois, imitons les Russes, et comme eux, à la bataille sanglante de ta Moskowa, élevons des redoutes en terre pour disputer la victoire à l’ennemi, et ici du moins pour rendre sa retraite horriblement désastreuse, tandis que nous réserverions nos vaisseaux et nos grandes frégates pour des expéditions militaires. Mais où prendre cette terre? où faire mouiller notre flotte? voilà qui va être le sujet de nouvelles réflexions qui auront le droit de vous surprendre à plusieurs égards. N’oubliez pas que lorsque la nature a doué un homme d’une sagacité ou d’un instinct particulier, lorsque celui-ci est accompagné de la bosse de l’opiniâtreté, il arrive à des résultats étonnants lorsqu’il applique son aptitude aux arts et métiers, et à des conséquences effrayantes lorsqu’il tourne son imagination du côté des armes, c’est à dire du côté du carnage et de la destruction. Expropriation de la ville de la Seyne, démolition de ses chantiers de construction, achat de tout un littoral, plan d’une nouvelle ville et d’un nouveau golfe. Avant de raser une ville ou d’en faire surgir une nouvelle, il faut avoir préalablement choisi un autre terrain pour y faire naître celle que l’on veut substituer à la première (…) Le terrain sur lequel mon choix s’est arrêté est offert par le plateau (…) d’un hameau appelé le Plan de Reinier qui n’est distant de la ville de la Seyne que de quatre modestes kilomètres. En conséquence ;, le gouvernement, représenté par le Préfet du département, achèterait 15 hectares de terrain environ (…]. »
(Tout ceci n’a pas été réalisé, mais, comme on le voir, les idées fumeuses les plus saugrenues ont été répandues, celle-ci, entre autres, qui proposait de démolir la Seyne et de déplacer sa population à Reinier, et cette autre qui envisageait de détruire le village de Six-Fours, d’évacuer sa population à Reynier et de construire en lieu et place de la première une forteresse de première importance. De ces deux projets, ce fut le second qui l’emporta. La Seyne fut conservée dans ses limites territoriales tandis que Six-Fours était amputé de son chef-lieu qui fut officiellement transféré à Reynier.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE (connue, mais que j’adore)

Dans un supermarché, deux gars se choquent frontalement avec leur caddies.
Indigné, l’un des deux réclame:
– Hé! Vous ne pouvez pas faire attention?
– Excusez-moi, je ne vous ai pas vu. Je cherchais ma femme.
– Tiens! Quelle coïncidence! Moi aussi, je cherche la mienne! Et elle est comment, votre femme?
– Eh bien, elle est grande, brune, les yeux d’un bleu très profond, des jambes extrêmement bien faites, une poitrine généreuse, des lèvres charnues. Elle porte un tailleur noir très serré et décolleté, un petit peu trop peut-être, et un chemisier transparent. Et la vôtre, comment est-elle?
– Oh, laissez tomber! Recherchons la vôtre…!

(1982 – Serre La Bouffe)
Il est à présent 7 h 30, affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon dimanche à tous et à demain pour fêter les GABIN !

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