ÉPHÉMÉRIDES DU 9 FÉVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 9 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4073.

ILLUSTRATION : Toulon, 30 août 1944 (D.R.).

LES FÊTES.

Nous sommes le 9 février, jour dédié à sainte APOLLINE, morte à Alexandrie en 249, et patronne des dentistes. Autrefois, en Provence, et surtout dans les Alpes, la sainte était invoquée contre le mal de dents. Elle a une chapelle à Revel, village du canton de Lauzet à une douzaine de kilomètres de Barcelonnette et en rive droite de l’Ubaye.

APOLLINE est un prénom donné depuis peu, puisque l’âge moyen des 7500 personnes qui le portent avoisine quinze ans.


Le calendrier républicain a consacré au TABOURET ce 21e jour du mois de pluviôse de l’An II.

DICTON.

« A la sainte Apolline, l’hiver s’achemine ou touche à sa fin ». Comprenne qui pourra !

PENSÉE.

« Le démon du philosophe ne lui dit jamais ce qu’il doit faire ; mais le prévient d’un danger. Il s’agit d’une conscience morale, qui alerte du danger. » (Bruce Bégout, philosophe)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie – à ce personnage historique :

Trente-troisième ouvrage : Vieillefosse Pierre – « Le siège de 1793 », tiré à part du Bulletin des Amis du Vieux Toulon, n° 99, 1977, 28 p. N° d’enregistrement H 12925 B 3 8 A.

Premières lignes de l’article : « Les événements qui ont précédé, accompagné et suivi le siège de Toulon sont des événements politiques et militaires qui ne peuvent en quelques centaines de lignes être traités dans leur ensemble. Pour raconter ces événements dans lesquels il faudrait distinguer les prémices politiques, les opérations militaires, les suites tragiques, plus de trois cents pages seraient nécessaires.

« Je ne voudrais vous parler ici que des opérations militaires, mais les opérations militaires sont toujours liées aux faits qui les ont provoquées. Et puis, il faut bien commencer par le commencement… Au commencement ; une ville, comme beaucoup d’autres villes de France, où les libertés avaient bien été accueillies, et où se manifestait bien moins qu’à Lyon, Marseille, Bordeaux, la lutte des Girondins contre les actes illégaux de la Commune.»

ÉPHÉMÉRIDES.

(1959 à Sanary. La partie de pétanque. Coll. H. Ribot).

984 – 9 février : LES VICOMTES DE MARSEILLE REÇOIVENT DES DOMAINES SUR LE POURTOUR DE LA SAINTE-BAUME – Référence de la donation par Pons, évêque, au vicomte Guillaume, son père, et sa femme Bellilde, sa mère, de la moitié des villae du Plan d’Aups-Sainte Baume (Almis), de Cabriès (Villa Cobriana), d’Auriol (Villa Auriolo), de Cuges (Villa Cuia), de Gémenos (Villa de Geminas),de Mazaugues (Villa Madaligas), de Ménarguettes (Villa Mairanicas), de Molnes (Villa Molna), de Riboux (Villa Ribols), de la Lauzière (Villa Altaiara), de Mouriès (Maurier / Mauriès) que possèdent son église et le monastère de Saint-Victor. Acte daté du 9 février 984 (de Gérin-Ricard 1926, Acte n° 13 p. 4. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 22; a. Martène et Durand, Amplissima collectio, t. I, col. 332. – b. Guérard, n°70. – Albanès et Chevalier, Gallia…Marseille, n°72)

(Sainte-Baume : la source de Nans le 23 août 2004).

Selon J.-P. Poly (1976, p. 83), le domaine de l’église de Marseille et de son abbaye Saint-Victor comprend… un groupe Nans, Aups, Mazaugues, Riboux, Méounes, Le Latay, Meynarguettes, dans le massif de la Sainte-Baume. Connus seulement en 984 et 1001, Meynarguettes et Méounes passeront à la Cathédrale.

Toujours d’après J.-P. Poly ([id. p. 213), à Mazaugues, en 984, on rompait la terre, témoignage de la reconquête vers l’est, mais aussi de la mise en valeur de nombreux terroirs occidentaux

1119 – 9 février : Ecclesia de Gemenos, (cartulaire de Saint-Victor, n° 923). Gémenos faisait partie de l’évêché de Marseille.

(Mairie de Gémenos, cl. H. Ribot)

1221 – 9 février : château Babon – Acte passé à Aubagne. Hugues des Baux, sa femme et leur fils, déclarent au prévôt de la Major, Raimond Julien, qu’ils vendirent autrefois au prévôt Hugues Béroard, actuellement archevêque d’Arles, le château Babon et toutes ses dépendances pour 8.000 sous royaux coronats ; ils confirment la vente. (acte des vicomtes de Marseille n° 418, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :A. Evêché de Marseille, charte non cotée. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. Il, p. 108. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 203. — Albanès et Chevalier, (Gallia . . . Marseille, n° 1162).

1229 – 3 et 9 février, 10 mars : FIEF DE ROCBARON – A Forcalqueiret et Hyères. Vente à Geofroi Reforciat, par Guillaume Pierre, pour lui et ses frères Huguet et Rostagnet, et par Pierre Blanc, tuteur d’autre Guillaume Pierre, de tous leurs droits sur le fief de Rocbaron, au prix de 100 sous royaux coronats. (acte 461 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Collections de M. de Gérin-Ricard, à Marseille).

1266 – 9 février : MARIAGE D’EMMANUEL DE VINTIMILLE, seigneur d’Ollioules et Sanary, ET DE SIBILE DE SIGNES d’EVENOS, DANS LA CHAPELLE DU CHÂTEAU D’OLLIOULES (De Gérin-Ricard, 1926, p. LXI ; de Ribbe, 1898, p. 194 et suiv.)

(11-septembre 1987 – Ollioules -Cliché du château des Vintimille – Cliché Ouest-Varois)

L’union en 1266 des Signes d’Evenos avec les Vintimille survint au moment où Charles 1er, vainqueur en Italie du Sud, détenait toutes les passes alpines : les comtes de Vintimille lui avaient cédé leurs droits sur leur comté en 1258 après qu’il eut décidé de développer sa politique italienne qui trouva son couronnement en 1263 lorsque Urbain IV l’investit du royaume de Sicile. Une fois délogés les derniers Hohenstaufen d’Italie du Sud par ses victoires de Bénévent en 1266, et Tagliacozzo en 1268, il ne resterait plus à Charles 1er qu’à s’allier avec la Hongrie, et à acheter le titre de roi de Jérusalem pour parachever son œuvre. Ainsi, huit ans après la cession de leur comté italien au comte, les Vintimille, qui comptaient alors parmi ses fidèles vassaux, devinrent-ils Provençaux par le mariage de Bertrand de Vintimille, seigneur de la Verdière, qui épousa, le 9 février 1266, Sibille de Signes d’Evenos. Leur fils, Bertrand IV, hérita en 1324 des biens de son grand-oncle Bertrand III de Marseille, dit le Majeur, mort sans enfant, et prit le titre de vicomte de Marseille, permettant de ce fait aux seigneurs d’Ollioules de renouer avec la tradition vicomtale (Le frère de Sibille, Guillaume de Signes d’Evenos dit Le Jeune, mort en 1242, avait épousé Béatrice de Vintimille, sœur d’Emmanuel, avant de se remarier avec Mabile de Callian qui mourut en 1308 et de qui il eut Bertrand de Marseille III, dit Le Jeune, mort avant 1322 sans postérité. Ce fut ce Bertrand qui transmit ses droits à son neveu, Bertrand IV de Marseille, petit-fils de Sibille).  Selon Charles de Ribbe les fiançailles religieuses de Sibille d’Evenos et d’Emmanuel de Vintimille se seraient déroulées dans la chapelle du château d’Ollioules, puis, l’échange des promesses sitôt effectué, la cérémonie aurait continué aux pieds des autels, en présence de maître Martin Thomas, notaire du comte. Le père de Sibille, Guilhem de Signes, prononça à l’adresse de son futur gendre la formule de la constitution de la dot, telle qu’elle était en usage de son temps et dont nous retrouvons d’autres exemples à Ollioules dans le livre de raison de Jaume Deydier rédigé dans la seconde moitié du XVe s. et au tout début du XVIe s. : En contemptation de ce mariage, par lequel tu seras uni à Sibille, moi, Guilhem de Signes, je lui constitue en dot 10 000 sous tournois, lesquels je m’engage à payer à toi ou à ton mandataire, aux termes suivants : 100 livres de ladite monnaie le jour des épousailles et 50 livres d’année en année, jusqu’à libération complète… Sur les Evangiles,… je jure de remplir mes promesses, et de même jurent avec moi, comme fidéjusseurs, Hugues Guilhem et Pierre Raynaud, chevaliers. (HR, Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Ollioules)

1297 – 9 février : lieux-dits de Marseille –

1. Balma Mesellorum (charte aux archives de la Major). Saint-Lazare – faubourg de Marseille qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier, fondé dans le quartier depuis une époque très ancienne et connu au 13e s. comme léproserie. Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale (1872). Première mention :  Domus S. Lazari de cart, 19 décembre 1269 (charte aux archives de la Major).

2. Fons Gaugoza, commune de Marseille, quartier de Saint-Lazare (charte aux archives de la Major). Source disparue.

1349 – 9 février : Beal Marseillais (archives de Saint-Victor). Le Béal-Marseillais – lieu-dit, commune de Roquevaire, quartier de la Crau (1872).

1401 – 9 février : Sentence arbitrale sur l’entrée des vins dans Tholon, entre Guillaume Deydier et les syndics de Tholon. Les syndics de Tholon avaient fait confisquer le vin, le pain et autres denrées à usage domestique que G. Deydier, notaire à Oliolis, faisait porter à la Garde où il avait une bastide. Son fils Geoffroy fit procès pour avoir justice, et entre autres, il obtint des lettres patentes du Prince de Tarente, frère du roi Louis II, comte de Provence.] Charles, fils de feu roy de Sicile, frère du roi, prince de Tarente, de Guise et de la Baronnie de Berre, vice-roi dans les Comtés de Provence et de Forcalquier, aux juges de la Cour Royale de la ville de Tholon et aux autres officiers et commissaires des Cours Royales dans les Comtés de Provence et de Forcalquier à qui il appartient,… à tous salut. Nous avons été humblement supplié… à nous présentée (sic !) de la part de M. Guillaume Deydier, notaire d’Oliolis, au sujet du transport du vin, pain, victuailles qu’il transportait à La Garde, étant donné que depuis plus de quinze jours il faisait cultiver ses terres avec des bœufs et des valets et qu’il était de toute nécessité comme il avait toujours fait de transporter des vivres à ses valets par un chemin public, il n’avait pas cru enfreindre le règlement des syndics, que ce n’était que de la malveillance, de la dénonciation contre un loyal serviteur de la ville d’Oliolis et des Comtes de Provence que le syndic a outrepassé ses droits en faisant brûler les deux barils pleins de vin sur la place publique de cette ville de Tholon ; Que la cour de Tholon a commis une injustice sur une injustice, étant donné que de tous temps les gens d’Oliolis ont transporté leurs vivres à l’endroit où ils tiennent leur bestail ou à d’autres lieux circumvoisins où les affaires les demandent, qu’il a dépensé trente florins tant au préjudice de la République et un insupportable détriment au suppliant, qu’il plaise à notre excellence et prévoyant à la justice de la cause révoquer, remettre, abolir et ordonner et dans notre Conseil Royal déclarer que telles choses sont défendues et ne doivent subsister au préjudice de la République, avons requis qu’il ne pouvait être miséricordieusement en justice mais contre les juges illicites. Nous… voulons et ordonnons et procédons par l’autorité royale dont nous faisons la fonction et sous peine de cent marcs d’argent fin à tous ceux qui feraient le contraire et immédiatement exigible de la part de la Cour Royale de ne point empêcher aucun fidèle sujet Royal de leur permettre de passer par le chemin public dans le territoire de Tholon d’un lieu à un autre portant du vin ou autre chose, étant de droit que l’on ne peut pas défendre les chemins publics au contraire, d’abolir … tout ce qui a été fait contre le dit Guillaume Deydier, soit inquisition, soit jugement par circulaires des Cours existantes partout, de sorte que personne ne puisse attenter contre le suppliant comme le tout ayant été fait contre la forme du droit avec de propos délibéré, comme de plus et que par même des présentes vous le remettiez et le relaxiez entièrement en ordonnant aux juges magistrats et avons jugé de faire perquisition autant que c’est de notre office contre ces prétendus dénonciateurs et les coupables de cette imposture, cette injure les ayant trouvés de les punir moyennant la justice et de les soumettre à la peine énoncée ou du moins de contraindre les dénonciateurs à payer et restituer au dit suppliant les dépens, dommages-intérêts par lui-même supportés comme il nous apparaîtra de droit. Ainsi, agissant sur les susdites tout autant que vous pourrez et être recommandé en notre présence de la diligence et de la justice accoutumée et nécessaires édits subsistants, donné à Tholon par magnifique homme Raymond Bernard, flaminge, Grand Maître Rational de la Cour Royale, majeur juge des Comtés susdits, le 9 février, 10ème Juridictions 1401, par M. Le Prince, vice-roi, présent l’évêque de Marseille et de Jean de Trissey et de de Coreis et autres dans le Conseil. P. de Baudemont. [et il obtient le droit de faire passer ses bêtes pourvu qu’il ne restât pas, sauf s’il en demandait la permission au syndic.] (Castellan 1937, p.19-20)

1462 – 9 février : lieux-dits de marseille – Condamine de Jacques de Soleris (charte aux archives de l’Évêché). Camp de Soliers, quartier rural du quartier de Saint- Marcel, à Tribols (1872). Première mention : Puteus de Soleriis, 30 décembre 1392 (ibid.).

1499 – 9 février – 1504 – 31 avril : DEUXIÈME CAMPAGNE D’ITALIE – Prétendant à la couronne de Naples comme successeur des Angevins et au Milanais comme petit-fils de Valentine Visconti, Louis XII commence dès le 9 février 1499 les préparatifs diplomatiques de son action, puis se lance en Italie en juillet ; conquête de Naples grâce aux généraux La Palisse et Bayard (1501-1503) ; la guerre s’achève le 31/03/1504, lorsque Louis XII malade prend acte de la perte de Naples, mais reçoit de Maximilien 1er l’investiture du duché de Milan en juillet 1505 (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 444-451).

1550 – 9 février : lieux-dits de Roquevaire – Vallon de Gairinet (registre aux archives de Saint-Victor).

1605 – 9 février : Cession du cimetière des Accoules par le chapitre pour y construire des maisons.

(Martin Félix : Eglise des Accoules vers 1637, coll. H. Ribot).

1619 – 9 février : SOUS L’ACCUSATION DE MAGIE ET D’ATHÉISME, GIULIO CESARE VANINI EST BRULE VIF A TOULOUSE.

Après avoir étudié la philosophie et la théologie à Rome, et le droit à Naples où il obtint sa licence en 1606, il poursuivit ses études de jurisprudence à Padoue où il entra dans les ordres. Il se rendit successivement en Suisse, en Hollande, en France et en Angleterre où il abjura le catholicisme en 1612. En 1614, il fut incarcéré 49 jours pour avoir attaqué l’Eglise anglicane qui avait rompu avec la Papauté mais combattait le protestantisme.

À son retour à Lecce, il redevint catholique et tenta d’enseigner à Gênes, passa brièvement à Genève, puis il retourna en France, à Lyon où il publia, afin de se disculper de l’accusation d’athéisme, « Amphithéâtre de l’éternelle Providence divino-magique, christiano-physique et non moins astrologico-catholique, contre les philosophes, les athées, les épicuriens, les péripatéticiens et les stoïciens. »

L’année suivante, alors qu’il était chapelain du maréchal de Bassompierre, il publia à Paris les dialogues « Merveilleux Secrets de la nature, la reine et la déesse des mortels ». Bien que les définitions de Dieu y fussent quelque peu panthéistes, l’ouvrage était suffisamment orthodoxe. Les arguments en étaient cependant en grande partie ironiques et ne pouvaient être considérés comme l’expression de ses opinions véritables. Après une seconde édition, l’ouvrage, initialement approuvé par deux docteurs de la Sorbonne, fut soumis à un réexamen à l’issue duquel il fut condamné aux flammes.

Vanini se retire prudemment à Toulouse où il commença à enseigner. Prenant le surnom de Pomponio Uciglio il devint précepteur chez monsieur de Berthier, précepteur pratiquant le jour et libertin la nuit. Devant les nombreuses rumeurs à l’encontre de son protégé, Berthier le congédia. Vanini trouva refuge chez le comte de Caraman qu’il connaissait depuis son séjour à Paris.

Du Capitole au parlement de Toulouse, on s’inquiéta des troubles à l’ordre public et de son influence sur la jeunesse. Arrêté en novembre 1618 par l’Inquisition, il fut accusé d’être athée et d’avoir des mœurs contre nature. Le procès fut instruit et la condamnation prononcée par le parlement de Toulouse, non par l’inquisition, contrairement à ce que demandaient ses partisans : une condamnation par la juridiction de l’inquisition n’eût entraîné que des peines canoniques. Le procureur eut bien du mal à prouver qu’il était hérétique tant la défense de Vanini montrait sa dévotion à l’Église catholique. Après un long délibéré, l’accusé fut malgré tout convaincu de blasphème, impiété, athéisme, sorcellerie et corruption de mœurs. Condamné à avoir la langue coupée, à être étranglé puis brûlé le 9 février 1619 sur la place du Salin, le hurlement de Vanini fut, de mémoire de Toulousain, le plus horrible (à lire : Mathias Klemm – Giulio Cesare Vanini, un philosophe sur le bûcher, Toulouse, 2006).

1630 – 9 février : Vallon de Margaillan – lieu-dit, commune de Marseille, colline de la Gardiole (registre aux archives de l’Evêché).

1650 – 9 février : lieux-dits de Marseille (registre aux archives  de l’Évêché).

1. Le Cancel. Le Cancel – lieu-dit, dans les montagnes de la Gardiole. Première mention : Boca Cansol, 30 juillet 1290 (acte notarié).

2. Plaine du Deversan. Le Devenson – versant méridional des collines de la Gardiole.

3. L’Eissadon – sommet d’une des collines de la Gardiole.

4. L’Esprérière – lieu-dit, colline de Saint-Cyr.

5. Isnard de Loule. Loule, calanque, quartier de la Gardiole.

6. La Pégoulière – propriété, dans les collines de la Gardiole.

7. Le Penen – lieu-dit, quartier de la Gardiole.

8. Plane de l’Herbe – lieu-dit, collines de la Gardiole.

9. Les Quatre-Cantons – vallon dans les collines de la Gardiole.

10. La Samble de Loule. La Semble – lieu-dit, quartier de Saint-Marcel. Première mention :  Las Sambolas, 21 février 1362 (charte aux archives de Saint-Victor).

11. Vallon d’Ennaux – lieu-dit, collines de la Gardiole.

1722 – 9 février : FIN DE LA PESTE A TOULON – Toulon ne fut « déconsigné » de la peste que le 9 février 1722 (Vallentin du Cheylard Roger, 2000) après avoir perdu la moitié de sa population (13283 décès) et La Seyne 33% (2000 décès).

1735 – 9 février : lieux-dits de Marseille – La Bégude (acte aux archives de la Major). La Bégude – hameau, quartier de Château-Gombert (1872). La bégude était tout d’abord un lieu où les bergers faisaient boire leurs bêtes, puis le terme désigna une source ou un endroit où les voyageurs pouvaient boire ; puis la bégude fut le nom donnait à une taxe perçue sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on la percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir. Première mention : Fons monachorum, 21 janvier 1246. Possession du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major).  

(Besse-sur-Issole, le lac asséché en 1960. Cliché H. Ribot).

1757 – 9 février : Naissance à Besse-sur-Issole dans le Var, de Gaspard BOUIS, connu sous le surnom de Gaspard de BESSE !

1792 – 9 février :

1. L’ASSEMBLÉE DÉCIDE LA CONFISCATION DES BIENS DES ÉMIGRÉS (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

(1989 Grand chemin royal : Le Beausset ancienne prison. Cliché H. Ribot)

2. UNE PRISON EST CRÉÉE AU BEAUSSET – La municipalité du Beausset constatant que puisqu’il y a un tribunal, il y aura vraisemblablement des condamnés en général, et à des peines de prison en particulier, décide d’installer « provisoirement » une prison dans l’appartement situé au rez-de-chaussée de la maison commune. Ainsi les condamnés auront juste un étage à descendre après le jugement… Un local est prévu pour les hommes, et un autre pour les femmes (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

3. SERMENT CIVIQUE IMPOSÉ A TOUTES LES PERSONNES CHARGÉES D’UNE FONCTION D’ENSEIGNEMENT, LAÏQUE OU CONGRÉGATIONALISTE – Un décret du 15 avril 1791 avait imposé le serment civique à toutes les personnes chargées d’une fonction d’enseignement, laïque ou congrégationniste. Or les religieuses de Toulon refusèrent énergiquement de remplir cette formalité et de reconnaître le clergé constitutionnel. L’évêque Rigouard et les curés Roubert et Daumas, tous assermentés, adressèrent au conseil municipal une requête et un ordre qui furent agréés le 9 février 1792 et d’autres religieuses moins récalcitrantes furent appelées à Toulon.

« Toulon, le 1er février 1792. « A Messieurs les Maire et Officiers municipaux de la commune de Toulon. Les curés des paroisses de cette ville de Toulon sont obligés par état à veiller à ce que les enfants de leurs paroissiens soient élevés dans les vrais principes de la religion et de la constitution. Ils voyent avec douleur que les sœurs des écoles gratuites, logées et payées par la commune, se sont non seulement refusées à prêter le serment prescrit aux fonctionnaires, mais encore qu’elles professent depuis longtemps la rébellion à la loi, et par leurs paroles et par leurs exemples. Elles écartent des paroisses les jeunes filles confiées à leurs soins; elles leur persuadent par leur conduite et leurs leçons que leurs pasteurs sont des schismatiques qu’elles doivent fuir, parce qu’ils ont donné l’exemple édifiant de la soumission à la loi. Pourrés-vous, Messieurs, voir tranquillement que des filles entretenues aux frais de la commune fassent la guerre aux loix, guerre d’autant plus nuisible qu’elles forment autant d’ennemis à l’Etat qu’elles font d’élèves, et des ennemis d’autant plus à craindre qu’elles leur insinuent le venin de la révolte avec les principes religieux ? Peut-on ne pas frémir en pensant surtout que ces élèves sont destinées à devenir des mères de famille ? II est impossible de calculer les suites d’une conduite si blâmable. On a remplacé les évêques et les curés qui ont refusé de préter le serment de fidélité; or, pour faire fructifier le zèle des pasteurs soumis aux loix, il faut nécessairement exclure des fonctions publiques des filles qui sont leurs coopératrices par état, et qui, par esprit de parti, s’occupent uniquement à contrarier leur ouvrage. Le peuple murmure depuis longtemps contre le scandale religieux et politique que ces sœurs donnent ; il se plaint, de ce qu’on paye des deniers de la commune des institutrices qui ont perdu la confiance publique ; il juge qu’il est dangereux de leur confier l’éducation des enfans, parce que c’est là les exposer à devenir des instruments de fanatisme et compromettre la paix des familles. Il est instant, Messieurs, pour remédier à tant de maux, de remplacer les sœurs actuellement existantes dans la maison de cette ville par d’autres sœurs qui rempliront leurs devoirs conformément aux loix. Les soussignés ont l’honneur de vous en offrir quelques-unes dont la conduite ne s’est pas démentie depuis la révolution, et dans lesquelles ils ont reconnu les talens et les vertus nécessaires pour remplir avec fruit les fonctions qui leur sont assignées. En conséquence, ils vous demandent que les sœurs qu’ils vous offrent, et qui se procureront les sujets nécessaires pour les aider, soient incessamment mises en possession de la maison destinée aux écoles gratuites des filles, ensemble du mobilier qui a appartenu jusqu’à présent à la Congrégation, et du salaire payé par la commune. Signés à l’original : « DAUMAS, curé. ROUBERT curé.»

« Commission adressée par M, Rigouard, évêque du département du Var, à M. Roux, curé de la paroisse Saint-Louis : « Nous Jean-Joseph Rigouard, par la miséricorde divine, l’élection constitutionnelle, l’ordination apostolique, et dans la communion du Saint-Siège, évêque du département du Var, Comme les sœurs de l’évêché de Toulon ont cessé depuis longtemps de faire remplir à leurs élèves les devoirs de la religion, qu’elles leur prêchent la révolte à la loi par leurs discours et leurs exemples, et qu’il est de la dernière conséquence de mettre fin à un si grand scandale, nous croyons qu’il est urgent de les remplacer. En conséquence, nous donnons commission à M. Roux, curé de la paroisse Saint-Louis, de se transporter à Hyères où réside la sœur Engaurran dont les talens et les vertus nous sont connues, pour lui intimer en notre nom de se rendre sans délai à la maison des sœurs des écoles gratuites de Toulon pour y travailler conjointement avec la sœur Barbarroux, que nous y avons également appelée, à l’éducation des filles de ladite ville, et pour remplir efficacement notre commission. Nous lui accordons à cet effet tous nos pouvoirs. Donné à Fréjus, le 6 février 1792. Signés à l’original : J.-J. RGOUARD, évêque du Var. Par mandement : LAMBERT, secrétaire. (Arch. communales de Toulon). [id. : (A titre d’exemple, voici le procès-verbal du serment prêté le 26 septembre 1792 par Ganteaume, régent des écoles du Castellet : « Je jure de maintenir la constitution du royaume décrétée par l’Assemblée nationale, de faire respecter les personnes et les propriétés, de maintenir la liberté, l’égalité, ou de mourir en les défendant, de vivre libre ou mourir, et d’enseigner la Constitution à mes écoliers. »

« L’évêque Rigouard et les curés Roubert et Daumas, tous assermentés, adressèrent au conseil municipal la requête et l’ordre ci-dessus qui furent agréés le 9 février 1792 et d’autres religieuses moins récalcitrantes furent appelées à Toulon (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18.).


1794 – 22 janvier : Marseille – la Commission Brutus Leroy – Les membres du Tribunal eux-mêmes passèrent bientôt pour tièdes. On les accusa d’avoir prononcé trop d’acquittements. Ils furent arrêtés à leur tour (22 janvier 1794) et remplacés par une Commission nouvelle, dite du nom de son président, la Commission Brutus Leroy. Les pouvoirs de ces juges improvisés étaient exor­bitants. Pas d’acte d’accusation, pas de jury, pas de recours au Tribunal de cassation ! Nul besoin de motiver ses actes et une procédure plus que som­maire. Les juges en effet, se contentaient de consta­ter l’identité des prévenus, puis ils prononçaient la sentence, et les condamnés étaient aussitôt hissés sur les charrettes et conduits jusqu’à la place Royale, dite alors de la Liberté, où l’échafaud était dressé en permanence. La Commission Brutus ne tint que dix audiences, et jugea 219 personnes, dont 95 furent acquittées et 124 condamnées et exécutées, dont 14 le 9 février, 23 le 20 et 20 le 21 ! On ne procédait plus que par fournées. C’étaient de véritables héca­tombes ()Dubois, Gaffarel, Samat).

-« Mémoire sur l’Egypte » (21 pluviôse an VI / 9 février 1798), Revue d’Egypte III, 1896, 205-24 : Magallon (Charles) – Né à Marseille en 1741, il s’installa au Caire en 1775. Il y connut une fortune mouvementée. Soumis aux aléas de la vie politique, exposé aux revirements inattendus des Beys et à la rapacité des mamlûks, il rentra en France, en 1790, complètement ruiné. La seule richesse qui lui restait était une connaissance remarquable du pays et de ses chefs. Le Conseil exécutif le nomma consul au Caire en 1793 pour redresser la situation des négociants français. Accablé de vexations par les mamlûks, il revient peu après en France, laissant la gestion des affaires à un de ses neveux. Il retourne en Egypte avec le corps expéditionnaire ; fait prisonnier, emmené à Tunis, il y resta 18 mois. Racheté et revenu en France, il obtint le commissariat de Salonique en 1802. Malade, il ne tarda pas à revenir définitivement. Il mourut à Paris en 1820 et fut enterré au Père Lachaise. Il fut un de ceux qui encouragèrent vivement le Directoire à entreprendre la conquête de l’Egypte. (Cf. Charles-Roux, Les Origines de l’expédition d’Égypte, Paris 1910 et surtout « Mémoire sur l’Égypte » (21 pluviôse an VI / 9 février 1798), Revue d’Égypte III, 1896, 205-24).

1801 – 9 février (20 pluviôse An IX) : TRAITE DE LUNÉVILLE (9 février 1801) avec l’Autriche, qui reconnaît la rive gauche du Rhin à la France (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Ce traité mettait fin aux hostilités avec l’Autriche. D’après les ordres qu’il avait reçus du ministre de l’Intérieur, Chaptal, le préfet du Var, donna aux sous-préfets et aux maires du département les instructions nécessaires en vue de fêter dignement le traité de paix qui venait d’être signé à Lunéville, le 9 février, avec l’Autriche.

1832 – 9 février : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge le 4ème bataillon du 15ème régiment appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1834 – 9 février : A Ollioules (discussion du budget de 1834), le Conseil proposa de porter de 300 à 800 francs l’allocation municipale accordée jusqu’alors à raison de 100 francs pour chacun des instituteurs de la localité., et de donner une nouvelle allocation à un seul maître nommé sur concours et agréé par le comité d’arrondissement (Bourrilly L., 1895b).

Le « Nord » quatre-mâts barque de l’armement Bordes (cf. ci-dessous)

1897 – 9 février : loi dite « prime à la navigation » – Le 30 janvier 1893, le Parlement vota pour 10 ans une loi dite « prime à la navigation », destinée à encourager les armateurs Français. Cette prime accordait 1,70 F par tonneau et 1.000 milles parcourus par des navires neufs à voiles, construits en France. Plus de 200 voiliers furent construits ainsi jusqu’en 1902, la majorité par des chantiers sur l’Atlantique. Les Forges et Chantiers de la Méditerranée construisirent cinq quatre-mâts barques pour l’armement Bordes destinés au transport de nitrate chilien. Longs de 98 m, d’une jauge brute de 2.900 tonneaux, ces cinq voiliers similaires sont mis à l’eau du 18 décembre 1895 au 9 février 1897, soit un tous les quatre mois. Deux voiliers légèrement plus petits furent lancés en 1902 pour la Société Marseillaise de Voiliers. Tous étaient construits en fer sur des plans des chantiers de Nantes ou de la Loire (d’après Serge Razzanti, article dans les Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1902 – 9 février ; NAISSANCE DE GABRIEL PÉRI – Gabriel PÉRI, journaliste et homme politique né à Toulon le 9 février 1902, membre en 1929 du Parti Communiste et député en 1932 sera fusillé au Mont Valérien, le 15 décembre 1941. « Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas » (Louis Aragon).

1905 – 9 février : L’ÉCOLE NORMALE DE FILLES DU VAR N’OUVRE SES PORTES QUE LE PREMIER OCTOBRE 1889 ET SANS PROFESSEUR DE GYMNASTIQUE. Dans son rapport de 1907, l’inspecteur d’académie Ginoux regrettait qu’aucun professeur n’ait pu se charger des jeux callisthéniques. Dans les écoles élémentaires, les maîtresses se bornaient à faire exécuter les mouvements de bras et de jambes, les marches, les conversions. A partir de 1899, il y a eu, dans le Var, plus d’institutrices que d’instituteurs et, en 1912, le taux de féminisation était de près de 60%. A cette date, l’éducation physique et sportive des jeunes filles était à peine embryonnaire. Les résistances à cela étaient d’abord mentales. Dans l’édition du 9 février 1905 du Midi, Louis Riou, déjà rencontré, s’interroge sur cette question :

 » Elle est presque nulle…La France est en retard sur les puissances étrangères… » Les responsables ?  » Les mères de famille qui ignorent complètement la nécessité et les bienfaits des exercices physiques et … le soi-disant respect des convenances morales qui empêchent la jeune fille de se livrer au sport gymnastique ». (Jean-Pierre Gauguin, Cahier du patrimoine ouest varois n°14).

1921 – 9 février : TRANSFORMATION D’UN CUIRASSÉ DE LA CLASSE NORMANDIE EN PORTE-AVIONS – Le 9 février 1921, une note décrit la transformation d’un cuirassé Normandie en porte-avions, en l’occurrence le Béarn. Faisant suite à cette note, une campagne d’accrochage se déroulera en mai 1921 ; la coque du Béarn sera cette remorquée en baie de Saint Raphaël. Sept autres pilotes seront alors « qualifiés à l’accrochage » (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

1939 – 9 février :

1. LE POSTE DE POLICE DE SAINT-MANDRIER EST TRANSFÉRÉ DE LA MAIRIE A LA PLACE DU SOUVENIR. Une garde est assurée jour et nuit. De nombreux anciens se rappellent l’emplacement de la prison dans l’aile Sud de l’église, démolie il y a quelques années et remplacée par une plate-bande fleurie (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).

2. SOCIÉTÉ DE CHASSE DE SAINT-MANDRIER – Une nouvelle société était née en 1938 : la société de Chasse. Réunis le 9 février 1939 à leur siège social le Bar de la Place, les chasseurs ont exprimé aux membres de leur comité toute leur satisfaction. C’est ainsi que ce jeune groupement pourra bientôt procéder à son premier lâcher de gibier dans les bois communaux de la presqu’île (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).

1940 – 9 février :

1. LE ROI D’ANGLETERRE DÉCORE DES HÉROS DE LA GUERRE SOUS-MARINE – « A Buckingham Palace, le roi George VI vient de remettre des décorations particulièrement méritées à plusieurs héros de la guerre. (Entre autres) le lieutenant Wykeham Martin et d’autres officiers du sous-marin « Salmon » qui ont reçu la Distinguished Service Cross. Le « Salmon », pour sa seule part, a torpillé deux navires de guerre allemands » (Excelsior, 9 février 1940).

2. NOTRE MARINE DANS L’ATLANTIQUE – Le 2 février, l’aviso « Commandant Delage » et les patrouilleurs auxiliaires « Cap Fagnet » et « Clairvoyant » partent de Casablanca, escortant les cargos du convoi 61 « KS Dunkerquois », « Fair Head » et « San Matéo » vers la Verdon, La Pallice et Brest, qu’ils touchent les 8 et 9 février sans encombre (Gérard Garier).

1941 – 9 février : L’AMIRAL DARLAN EST NOMMÉ VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL À VICHY (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1942 – 3 janvier au 9 février :

(Le sous-marin FNFL Junon, cliché D.R.)

1. AVARIES DU SOUS-MARIN FNFL « JUNON » (type standard Amirauté T2). A Falmouth, passage au bassin du bâtiment pour réparation d’avaries de pales d’hélices.

(Le « Commandant Dominé » en 1941, cl. D.R.)

2. LE « COMMANDANT DOMINÉ » EN MER ROUGE – Appareillé d’Aden le 9 février à 12 h 00, pour une patrouille, le Commandant Dominé signale, le 15 février à 09 h 15 Z (12 h 15 locales), qu’il a un contact très ferme et compte continuer sa surveillance jusqu’à midi le lendemain. Sur l’ordre du NOIC Aden, le destroyer grec Vasilissa Olga, en route vers Port-Soudan vient effectuer dans la nuit une reconnaissance à l’asdic, retrouve le contact et lâche douze grenades avant de continuer sa route. Un avion de reconnaissance expédié sur les lieux dans la matinée du 16 février n’a pu reconnaître l’objectif (Gérard Garier)

1947 – 9 février : NOTRE MARINE EN ASIE DU SUD-EST – L’aviso-dragueur « Commandant Bory », arrivant de Brest, est parti de Toulon le 17 janvier. Au passage devant Bizerte le 19 janvier, il a pris en escorte de quatre dragueurs qui avaient appareillé de Toulon le 15 janvier Y.M.S. D311, D332, D338, D351 destinés à l’Indochine. Il s’agit des futurs Anémone, Glycine, Myosotis et Perce-Neige, dont le deuxième et le troisième seront coulés par le Viet-Minh et irrécupérables. Ses escales sont les suivantes : à Djibouti du 2 au 9 février, à Aden du 9 au 11 février, et à Cochin le 21. Il quitte Cochin le 24 février et sera à Trincomalé du 28 février au 4 mars, Singapour du 10 au 13 mars, pour arriver à Saigon le 16 mars (Gérard Garier).

1960 – 9 février : UN COMITE PERMANENT DES FÊTES GÈRE TOUTES LES ACTIVITÉS DE LA COMMUNE DE SAINT-MANDRIER : il fixe la date des fêtes locales les 4, 5, 6 et 7 août et examine la question du Corso fleuri. On peut lire dans le Méridional du 9 février I960 : « … Tous les ans, un Corso fleuri a lieu à Saint-Mandrier et, de par sa formule, son organisation grève lourdement le budget du Comité des fêtes. Non content de fournir les fleurs, le Comité allouait jusqu’à cette année une somme forfaitaire aux constructeurs de chars. Désormais, il ne sera plus question d’engager de tels frais. Le Comité des fêtes continuera à prendre à sa charge les fleurs mais il demande aux commerçants de Saint-Mandrier de supporter les frais de construction des chars, ce Corso émanant des commerçants. Autre décision : le Grand Prix bouliste de la ville, jusqu’à cette année fédéral, sera en 1960 régional et inclus dans les festivités locales. » A cette époque et pendant de nombreuses années, les ressources du Comité des fêtes provenaient non seulement de subventions municipales, mais encore de dons des habitants. Chacun avait une enveloppe dans sa boite aux lettres et il la ramenait en mairie avec sa participation. Sous la présidence d’honneur de Louis Clément, le Comité se composait de : Charles Aponte président, J.B. Millancourt, M. Laurenti et Louis D’Isanto vice-présidents, M. Giboin secrétaire, M. Tournier secrétaire adjoint, Victor Scotto Di Rinaldi trésorier, Ferdinand Bianco trésorier adjoint. Parmi les membres, on notait : Marcel Gutherlé, Marins Gaudemard, Victor Saldalamacchia, Louis Mattia, François Onorati et M. le curé (Gisèle Argensse, 2000, p. 51).

1961 – 7 février : PREMIÈRE PRESTATION DES BEATLES DANS LE CAVERN CLUB A LIVERPOOL. En deux ans et demi – du 9 février 1961 au 3 août 1963 – ils y donneront 292 représentations, souvent à l’heure du déjeuner selon les traditions anglaises, attirant une foule de spectateurs de plus en plus grande et se créant un premier noyau de fans.

1990 – 9 février : LA BASE AERONAVALE DE SAINT-MANDRIER REÇOIT SES NOUVEAUX HELICOPTERES AS-365 « DAUPHIN » en remplacement des « Alouette », vieux de plus de 25 ans. Ils seront mis en œuvre à partir des porte-avions Foch et Clemenceau ; entre deux débarquements, leur mission, à partir de la B.A.N. de Saint-Mandrier, restera le sauvetage en mer. Ils seront affectés à la 23S qui est la plus ancienne des formations opérationnelles d’hélicoptères de l’aéronautique navale (Gisèle Argensse, 2000, p. 158-159).

2023 – 6 février : FRANCE-INFO SPORT – Plus de onze ans d’attente. Pour la première fois depuis novembre 2011, Marseille a dominé le PSG dans son stade Vélodrome, mercredi 8 février, lors des huitièmes de finale de la Coupe de France (2-1). Un succès qui confirme la forme récente des Phocéens et, surtout, la période difficile que traverse le Paris Saint-Germain à six jours de son huitième de finale aller de Ligue des champions contre le Bayern Munich.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 188e livraison :

Le Conseil de Sanary décida d’édifier un Bureau de santé auprès du grand môle ; c’est lui qui a donné son nom au quai de la Consigne, (aujourd’hui quai Marie ESMENARD). Et premières quarantaines à la Cride, tandis que les bateaux sont coulés près de la côte, daté de septembre 1720 (d’après B. Rotger, 1984).

(collection H. Ribot)

Comme on approchait de l’hiver, les intendants de santé de garde ne pouvaient rester debout sur le port à attendre l’arrivée des bâtiments de mer. Il fut donc décidé en ce mois de septembre d’édifier un petit bâti­ment pour servir de Bureau de santé. Il fut construit auprès du grand môle et c’est lui qui a donné son nom au quai de la Consigne, devenu par la suite quai Marie ESMENARD en l’honneur d’une généreuse dona­trice. Les gardes aux portes et avenues furent aussi autorisés à réquisi­tionner un magasin ou une basse cour à proximité des portes pour se mettre à l’abri. Pour plus de sûreté, vis-à-vis des navires, il fut ordonné que les qua­rantaines de ces bateaux seraient effectuées au pied de la tour de guette de PORTISSOL, et ils devraient s’y rendre après qu’on leur eut donne’ du pain et du vin.] [id. : Jacques GRANET, marinier du lieu, qui était parti pour le port dc FORMIOU près de CASSIS revint au port. Il fut mis en quarantaine à le pointe de la CRIDE dans un bâtiment appartenant à Joseph GANTEL. Arrivèrent aussi avec quatre bateaux, François DECUGIS, Sébastien BERNARD, Joseph TERRIN, venant de la Madrague de MOUREDON; terroir de MARSEILLE. Il en fut de même en Novembre 1720, de patron Estienne MARIN qui rentrant avec son bateau le « Saint-Pierre » et son équipage, des madragues de SAINT TROPEZ où il avait travaillé pendant sept mois. Ils furent mis aussi en quarantaine dans un bâtiment de la CRIDE. Leurs bateaux, avec voiles, agrès, câbles, furent coulés à proximité de la côte jusqu’à la fin de la quarantaine. On ne pouvait, en effet, en exécution de l’arrêt du Parlement, refuser l’entrée d’un bourg à un bâtiment des lieux. Cela pour que chaque bourg héberge les siens, évi­tant ainsi la propagation de la maladie.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 388e livraison :

(vendeur d’oursins sur le Vieux Port, années 1940. Coll. H. Ribot)

1585 – 9 avril, le consul Dariès s’empare du fort de Notre-Dame-de-la-garde, le trésorier Jean Boniface est tué alors qu’il était acquis à la réforme, et l’on s’empare des suspects.

1586 – 10 mars : Acates de Jean Nouvel, 10 mars 1586 (charte des archives de l’Évêché). Les Acates, hameau, commune de Marseille, quartier des Aygalades (1872).

1588 – 26 août : Les Razats qui s’opposaient au Ligueurs l’emportèrent provisoirement à Marseille. Le consul Dariès fut livré au bourreau et le 2e consul Antoine Lenche, attaqua à l’hôtel de ville le 26 août 1588 pour le remettre au roi. Alors éclate une sédition populaire, favorables à la Ligue et dirigé par le premier consul Lacépède. Lanche et poursuivi; ils se réfugient dans l’église de l’observance où on le tue devant le bénitier. Dès lors les ligueurs étaient les maîtres de Marseille.

1588 – 23 décembre : Après le meurtre du duc de Guise à Blois, le pouvoir des ligueurs se trouve renforcé et Marseille devient alors une des places fortes de la Ligue. Hubert De Vins y fit son entrée aux cris de « vivo moussu de Vins ! Fouèro bigarrats ! ». Une procession se déroula à travers la ville et l’on planta à un crucifix que sur la porte réale.

1589 – 1er août : Henri III est assassiné, Henri IV devient roi de France. Les Marseillais déclarent qu’ils …

1591 – 21 février : Membre de la Ligue, le parti catholique intransigeant, Casaux prend le pouvoir à Marseille et y proclame la république : après s’être fait élire premier Consul, il exerce une dictature, s’affranchit du roi de France, de la Ligue et du duc de Savoie Charles-Emmanuel. Il améliore l’état sanitaiire, entame la construction de l’Hôtel-Dieu, établi la première imprimerie, fait publier le premier livre marseillais, « Les rimes provençales », de Louis Bellaud de la Bellaudière.

1595 : le Rhône, les ports de Marseille et de Gênes sont pris par les glaces (E. Le Roy Ladurie, Histoire du Climat depuis l’An Mil, 1983).

1595 – 20 octobre : «  Obros et rimos prouvensalos de Loys de la Bellaudiero, gentilhomme Prouvensau Obros et rimos provenssalos » de Bellaud de la Bellaudière, est le premier livre imprimé à Marseille. [René Nelli – La poésie occitane, édition bilingue, Seghers, 1974, p. 94-99 :] Bellaud de la Bellaudière – Extrait : XVIII Que non m’, de son dail, la Parquo filandiero ; XVI Ben vous jury ma fe, qu’en lmens d’uno semano.

LA SEYNE-SUR-MER. 94e livraison :

SICIE < C.E., rac. K–T-, base KiT-, thème KiT-ar-esta, hauteur

cap Sicié : 1/50 000, com. de la Seyne et de Six-Fours (cap au sud de la presqu’île de la Seyne/Six-Fours, cote 358 m à Notre Dame de Bonne Garde ou du Mai).

(La pointe du Cap Sicié, diapo de 1985 – H. Ribot)

Kitharistès to akron (Duprat H.-E. 1935 place prom. Citharistès au Bec de l’Aigle à la Ciotat et réfute Sicié. Pourtant, à la page 186, il cite Ptolémée : « la ville de Marseille, Tauroention et le Cithariste Promontoire (Kitharistès to akron)« . Dans la mesure où Duprat est l’un des tenants de Tauroeis-Tauroention au Brusc, donc à l’ouest de Sicié, on voit difficilement comment le Bec de l’Aigle (appelé par ailleurs promontoire Zao) pourrait être le cap Citharistès. J.-P. Brun 1999 propose comme lecture « le cap du Cithariste » : chez les Comani, la ville de Marseille et Tauroention et le cap du Cithariste, la ville d’Olbia...).

cap Citharistès (Ptolémée, 100-178 de n. ère, cit. par M. Bats)

Citharista Promontorium ( Carte de Ptolémée, éd. Beneventan 1508, in: Duprat H.-E. 1935. La carte de Beneventan et Cotta place ce cap entre Tauroention et Olbia)

Citharistis Prom. (Bertius, 1618, in: Duprat H.-E. 1935. Pour Bertius, qui corrige Mercator, le cap est situé entre Tauroentium et Olbia).

Citharistes pr.( Nanson 1642, in Duprat H.-E. 1935, place le cap entre Tauroentum et Telo) ;

promontorium Citharistès (actes  de fondation du chapitre de Toulon, cit. par Duprat 1935 et Baudoin L. 1965) ;

caput vetus/capite veteri 1156 (limite de Six-Fours ; cf. Cap Vieux) ;

farotium sive gardia in dicto loco de Secciech 1303 (Localisation des farots ou feux de garde sur la côte provençale au Moyen Âge (Archives Départementales des Bouches du Rhône, B 5230, dans M. Giraud M. 1871, Documents relatifs aux farots ou feux de garde…. ; au début du XIIIe siècle, le farot de Sicié n’était pas encore équipé d’un abri pour les veilleurs) ;

cave de Cerceh 1318 ;

farotium sive gardia al cap de Sicciech 1352 (Jouglas F. 1972 ; vigie du cap Sicié, Baudoin L. 1965) ;

montanea Citharista que dicitur vulgariter Sicciech 1353 (Texte relatif aux vigies existant sur les côtes cité par Baudoin L. 1965, p. 20) ;

Sesiech XIVe s ;

cavo de Cercely XIVe siècle. ;

cavo Zerzeli 1490 ;

la calo de Seciech 1514 ;

Cercelli 2e moitié du XVe siècle. 1996 (Portulan Parma-Magliabecchi, dans : Rotger B. 1996 : « La reconnaissance de Six-Fours (Sette Forni)…est une montagne âpre et haute…qui se nomme Sicié (Cercelli), et au pied de ce cap, vers le sud-est…tu peux mouiller… Aux écueils qui ont nom les Deux Frères (Due Frate).) ;

cap Sisié 1568 ;

reconstruction du farot du cap de Cessiech 1589 ;

cap Cerchiech 1634 (Tassin 1684 (carte).) ;

Cap de Secchiec 1639 ;

le Mai et les terres de Sicié 1965 (Baudoin L. 1965, p. 39.).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Dans un autobus, un voyageur est en train de lire son journal un article sur la mortalité dans le monde.

Il lève la tête et dit au type assis en face de lui :

– Vous vous rendez-compte ? Chaque fois que je respire, un homme meurt !

Et l’autre répond :

– Vous devriez changer de dentifrice !

(Tunisie, 20 octobre 2010, avec Découvertes et Civilisations – cl. H. Ribot)

Il est à présent 4 heures, l’heure de se quitter.

Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon vendredi à tous et à demain pour fêter les Arnaud !

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