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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 7 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4071).

ILLUSTRATION : juillet 1975, fouille de l’oppidum du Fort à Taradeau (Var).

LES FÊTES.

Bonne sainte Eugénie à tous !

De son nom Eugénie Smet, – serait-elle parente avec un certain Jean-Philippe ? – une religieuse née à Lille en 1825 et décédée à Paris en 1871, sainte Eugénie a fondé la congrégation des religieuses auxiliatrices du Purgatoire ayant pour mission d’« aller des profondeurs du Purgatoire jusqu’au dernières limites de la terre ».

Le calendrier républicain dédia ce 19e jour de pluviôse an II à la PULMONAIRE, une plante dont les racines, selon les Romains, étaient censées guérir les maladies du poumon.

DICTON.

« Amic de cadun, amic de degun ! »(Ami de chacun, ami de personne).

PENSÉE.

« L’hésitation est la propre de l’intelligence. » ( Henri de Montherlant, « Le Démon du bien »).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie – à ce personnage historique :

Trente-et-unième ouvrage : Marc Ferro – Cinéma et histoire, Gallimard, 1993 pour la présente édition refondue, Folio Histoire 55, 292 p. H 20256 SAM 4.

L’éditeur (Extrait) : « … (Marc Ferro parle du « Napoléon » d’Abel Gance). Quelle est la véracité de cette histoire ? Le mythe y prend la relève de l’histoire Le cinéma, véritable agent de l’Histoire, exerce son action grâce à des moyens spécifiques. Et l’historien sait désormais que le cinéma, à travers un discours explicite, permet d’atteindre l’implicite et constitue, documentaires ou fictions, un ensemble d’archives inestimables. De La grande illusion à Lacombe Lucien, du Juif Süss au Troisième homme, de M. le Maudit aux Sentiers de la gloire, Marc Ferro fait apparaître les nombreuses interférences entre Histoire et cinéma qui permettent de mieux appréhender les sociétés actuelles et anciennes. »

ÉPHÉMÉRIDES.

1197 – 7 février : possessions de la chartreuse de Montrieux- acte rédigé au Riéu-Fre, ante capellam – Aicard de Signes abandonne ses revendications dans les limites des possessions de la chartreuse de Montrieux. (Boyer, 1980, p. 521. Acte n° 129, cartulaire de Montrieux).

1249 – 7 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aregnum, 7 février 1249 (charte aux archives municipales). ARENC – faubourg et quartier rural, le nom vient de « arena » (Sable ; en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). Ce quartier comprenait autrefois un couvent sous le titre de Fratres ordinis Beata Maria matris Christi de Aregno (acte du 27 septembre 1286 aux archives de la Major), et une église désignée sous le nom de Saint-Martin d’Arenc (voy.) ; il n’en reste plus de trace. La plage d’Arène fut érigée en fief, en faveur de Jean-Baptiste de Loubet, capitaine de cavalerie dans l’armée de Gondé, par lettres royales de 1679 (registre miscellanea de la Cour des comptes, P 153).

1262 – 7 février : Pierre Maurice de Mazaugues, atteint par la maladie, remet aux chartreux de Montrieux la somme de deux sous sur le cens annuel que lui verse le monastère pour le pâturage à Mazaugues. En reconnaissance, les chartreux décident de l’associer à leurs prières] (Boyer, p. 648 : Acte 326 du cartulaire de Montrieux).

1276 – 7 février : Acte rédigé à Marseille – Pierre Fabre, baile de l’évêque de Marseille, donne aux chartreux de Montrieux quittance de la pension de 30 sous qu’ils versaient à l’évêque pour le castrum d’Orvès. Témoins :] Guillemus Esperelli, notarius ; Petrus d’Auroneves, Pontius Escalona, Raynardus Nicolay, clericus. [Notaire :] Raymondus Aicardi. (Boyer, p. 656 : Acte 362, cartulaire de Montrieux).

1294 – 7 février :  lieux-dits de MarseilleCornhavenes (charte  aux archives municipales). Cornanèves – lieu-dit, quartier de Sainte- Marthe, en dessus de la Mascaronne (1872). Mention :  Corgnaneves, 27 novembre 1272 (charte  aux archives municipales).

1296 – 7 février : lieux-dits de MarseilleAl Vas, 7 février 1296 (charte aux archives de la Major). Le Vas – lieu-dit, quartier de Saint-Jérôme (1872). Première mention : Lou Vas, décembre 1666 (registre aux mêmes archives).

1430 – 7 février :  lieux-dits de MarseillePodium Boysaris, 7 février 1430 (registre aux archives de l’Evêché). Puech Bautard – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet. Première mention : Podium Bautart, 27 mars 1294 (acte notarié).

1468 – 7 février : lieux-dits de Marseille

1. Cranilhole (acte aux archives de l’évêché). Première mention de Cranillole, lieu-dit au quartier de Saint- Marcel, près de Valbarelle (1872).

2. Croye (charte  aux archives de l’Evêché). Cruyère – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, près d’Aigues-Vives. La Crueya, 30 décembre 1392 (ibid.).—

1475 – 7 février : lieux-dits de MarseillePeyraplantada (acte aux archives de l’Evêché). Peire-Plantade lieu-dit, quartier du Gannet. Première mention : Peyre plantade, 12 avril 1469 (ibid.).

1510 – 7 février : Naissance de Laurent, fils du maréchal-ferrant d’Ollioules – Les nobles châtelaines d’Ollioules se plaisent à faire acte de courtoisie envers les bonnes gens du pays. Le 7 février 1510, par exemple, Juliette de Vintimille, sœur de Bertrand VII de Marseille:] damoysella Julietta, sorre de Monsenhor [est marraine du petit Laurent, fils du maréchal-ferrant de l’endroit (Ollioules)] Mestre Loys Gart fabre [et en compagnie de Jaume Deydier comme parrain, dont maître Louis est d’ailleurs déjà le compère (Charles de Ribbe, 1898, p. 239.

1615 – 7 février : lieux-dits de Marseille

1. Gadalone (registre n° 61 aux archives de l’Evêché). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint- Marcel (1872). Première mention, Lona, le 30 novembre 1358 (acte notarié).

2. Pré de Sergière (registre aux archives de l’Evêché). Pré du Seigneur lieu-dit, quartier des Camoins, à Gadelone, 25 janvier 1595 (ibid.).

1684 – 7 février : LA TAMISE RESTA GELÉE DU 23 DÉCEMBRE AU 7 FÉVRIER –Des froids rigoureux se firent sentir, surtout au mois de janvier 1684. Le long des côtes de l’Angleterre, de Hollande et de France, la mer fut gelée sur une étendue de plusieurs milles au point que, pendant plusieurs semaines, aucun bateau ne put sortir des ports ou y rentrer : sur la Tamise même, qui resta gelée du 23 décembre au 7 février, on installa une foire qui put subsister pendant une quinzaine. D’après les écrivains du temps, le tiers des campagnes voisines de Tours mourut de faim au cours de cet hiver. Dans le Midi, il tomba des quantités de neige extraordinaires. (la mer gèle sur plusieurs milles), d’après Herage / histoire climat 5. 1684 : Les grands froids de 1679 et de 1684 ont brûlé plus de la quatrième partie des oliviers, qu’il a fallu arracher. Ceux de 1692 ont fait périr les autres et tous les orangers jusqu’à la racine (Ribbe (Ch. de) – La société provençale à la fin du Moyen Age d’après des documents inédits. Paris, Perrin Ed. 1898, p. 3, note 1. cf au 28 avril 1698 (Mémoire des Consuls d’Ollioules)).

1699 – 7 février : lieux-dits de Marseille – Rivière du Cas (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et qui a donné son nom à un quartier rural. Le cours du ruisseau de Cars a été changé dans le XVI’ siècle ; un acte du 20 juillet 1576 (ibid.) dénomme l’ancien lit du ruisseau Maire vieille. Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n°912).

1752 – 7 février : MONSEIGNEUR DE BEAUMONT FAIT INTERDIRE LA VENTE ET LA DÉTENTION DE L’ENCYCLOPÉDIE.

1772 – 7 février : lieux-dits de MarseillePas de la Lèbre – lieu-dit, quartier d’Eoures, vers Aubagne (registre aux archives de la Major).

1790 – 7 février : ÉLECTIONS CONSULAIRES A OLLIOULES ET A SANARY : premières municipalités révolutionnaires sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Premiers actes des nouvelles municipalités élues par les citoyens : répartition de la capitation, nouveaux recteurs de fabrique (Castellan E., 1937, p. 210-211 ; Rotger B., 1984, p. 275 et suiv.).

Castellan, 1937 : 7 février 1790   Élections consulaires à Ollioules en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Le Maire et les Consuls de la Communauté déclarent avoir trouvé 21 citoyens actifs qui auraient procédé le 7 février 1790 à la nomination d’un président. Le dépouillement des suffrages ayant été fait par les trois citoyens les plus âgés, auraient réuni la pluralité relative des suffrages : le sieur Jacques Sauve, président et le sieur Jean Martelly, secrétaire, lesquels auraient prêté le serment prescrit, puis l’auraient fait prêter à tous les citoyens actifs. Puis, l’assemblée avait procédé à la nomination de trois scrutateurs, et aurait procédé, après trois jours de scrutin à celle du maire, François-Mathieu Martelly, des officiers municipaux, Nicols Toulousan, Jean Martelly, Charles Laugier, Roch Jourdan et Pierre Hermitte et des douze notables. Un procureur de la Commune aurait été élu. Ces personnes constituent la première municipalité de la période révolutionnaire.]

Rotger B, 1984 : 7 février 1790   Élections consulaire à Saint-Nazaire, en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Le bureau municipal fut composé de Dusseil maire, Pierre Augier greffier, Jacques Coulomb trésorier. Le procureur de la Commune, Jacques Pardigon, demanda que l’on nomme 6 commissaires pris dans les différentes classes de citoyens, chargés de la répartition de la capitation qui concernait maintenant les nobles, les ecclésiastiques et les employés des fermes. On leur demanda de ne pas surcharger les « pauvres » Furent élus Fabre et Joachim Gautier maître maçon (classe des bourgeois), Jean Paul (classe des capitaines), Laurens Augier (classe des notables, ménagers et artisans), Joseph Fauchier et Louis Boyer, ménagers. Comme ils ne se bousculaient pas, ce fut finalement le conseil municipal qui se chargea de la tâche. Furent également élus comme recteurs et rectoresses de la fabrique du Saint Sacrement Claude Pardigon, André Sabatier, Antoinette Fornery épouse Gautier, et Clère Long épouse de Louis Joseph Boyer.]

1791 – 7 février : Moulin des Chartreux, moulin à eau, commune  de Marseille, quartier de Saint-Just sur le Jarret. Première mention : Molendinum S. Justi, 15 décembre 1299 (charte aux archives municipales). Vendu comme bien national le 7 février 1791. Il appartenait en 1694 à Balthazard de Bourguignon, seigneur de la Mure.

1793 – 7 février : DÉLIVRANCE DE CERTIFICATS DE RÉSIDENCE -Le 7 février 1793, l’an II de la République Française, le curé Laugier qui réside au Beausset, rue Grande, depuis le 21 août 1791, se fait délivrer un « certificat de résidence ». C’est un document administratif de la plus haute importance en cette période, et qui sera de plus en plus demandé à la municipalité, afin de prouver que l’on n’est pas un émigré. Le certificat est attesté par huit citoyens (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1794 – 7 février (19 pluviôse An II) : LA QUESTION DU BLÉ EST DE NOUVEAU A L’ORDRE DU JOUR. Les 2.027 habitants de Sanary consommaient annuellement 4054 charges, soit par mois 337 charges, 1 panale ½ (Sous l’ancien régime, le blé était frappé à Sanary, à Toulon, etc., d’un droit d’octroi appelé piquet et très impopulaire). Au 19 pluviôse, les provisions comprenaient 50 charges, 1 panale de blé ; 2 charges, 4 panales d’orge et 7 charges, 9 panales de farine.

1795 – 7 février :

1. LE SINISTRE TRAVAIL DU COMITE DE SURVEILLANCE DU BEAUSSET CONTINUE, puisque le 7 février 1795, c’est une femme et une mère désespérée, Françoise Imbert née Mercurin, veuve du notaire Louis Imbert, guillotiné à Toulon, qui écrit à Paris, à la Convention nationale. Manifestement, on s’acharne contre elle. Elle est pratiquement sans ressources, et est très souvent soumise à la réquisition, à titre bénévole, bien entendu. Il faut vraiment qu’elle soit à bout pour s’adresser directement à la Convention nationale : « … j’ai eu le malheur de perdre mon mari qui m’a laissé sur mes bras sept enfants, dont six filles et un garçon. La Nation s’étant emparée de tous les biens de leur père, je me trouve réduite avec mes pauvres enfants à travailler pour gagner à nous secourir. Je ne me plaindrai pas, citoyens, de ma position. Et quoique intimement persuadée de l’innocence de mon malheureux époux, mon obéissance aux lois m’empêchera toujours déformer le moindre murmure sur ce sujet. Mais une vexation contre laquelle je réclame votre justice et votre appui, c’est l’acharnement que le comité de surveillance met à persécuter ma pauvre famille tous les jours. Citoyens représentants, on m’envoie des réquisitions pour travailler au salpêtre. Je ne me suis jamais refusée à remplir gratis l’obligation que tout citoyen a contracté envers sa patrie de l’aider de ses facultés et de ses forces. Mais ce que je demande, citoyens, avec la fermeté d’une âme libre, c’est départager ce travail avec les citoyens du Beausset indistinctement. Si c’est comme membre de cette commune que je dois le faire, quelle raison peut empêcher aux autres de le faire comme moi ? Si l’on me regarde comme esclave faite pour supporter les peines des autres, citoyens, j’aurai le courage de me récrier contre une pareille vexation. J’attends tout de votre justice. Vous devez sans doute, vous l’accorderez, vous devez dis-je SECOURS AUX MALHEUREUX. Jetez un regard de compassion sur mes sept enfants »… On ne sait ce qu’il est advenu de Françoise Imbert et de ses sept enfants (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

2. naissance de Fortuné Albrand à Marseille. Mort à Sainte-Marie-de-Madagascar, le 11 décembre 1826. Orientaliste. Un aventurier de la colonisation française dans l’océan Indien, 1795-1826. normalien de formation s’est fait connaître en devenant, au début du 19ème siècle, commandant de Sainte-Marie, une magnifique petite île de Madagascar, repaire de pirates aux XVII et XVIIIe siècles et paradis pour les touristes aujourd’hui. Preuve de l’action et de la renommée de François Fortuné Joachim Albrand à Sainte Marie : la stèle qui a été érigée en son honneur et qui se trouve aujourd’hui à Ambodifotatra, dans le jardin de l’Alliance Française. Et un phare qui porte son nom !

1798 – 7 février : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES ŒUVRES – Gardanne Luc – Gendarme, 57 ans, de Solliès, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1800 – 7 février (18 pluviôse) : LE GOUVERNEMENT ANNONCE QUE LA CONSTITUTION A ÉTÉ APPROUVÉE PAR 3 011 007 OUI CONTRE 1562 NON. En réalité, 1 500 000 votes favorables ont été ajoutés au résultat définitif pour dissimuler l’importance de l’abstention (environ 6 millions, d’après Patrice Gueniffey, 2001, p. 1302). Résultats du plébiscite ratifiant la Constitution de l’an VIII (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1801 – 7 février: LOI CRÉANT DES TRIBUNAUX SPÉCIAUX (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).


1812 – 7 février : DES DÉSERTEURS PRUSSIENS SONT SIGNALES A SAINT-ELME- 7 février 1812, rapport du sous-commissaire de la Marine, Monoyer, chargé du quartier de La Seyne, signalant que ledit jour, trois matelots prussiens déserteurs ont débarqué à Saint-Elme en provenance d’un bateau catalan capturé, dans les parages de Toulon, par les Anglais ; ces matelots ayant réussi à s’enfuir avec ce bateau et à aborder à notre côté. Dans un rapport du 18 mars, il est dit que ce navire leur sera laissé, ce bateau se trouvant au quartier de Saint-Elme, en dehors des Sablettes (Louis Baudoin, 1965, p. 440).

1869 – 7 février : DÉCÈS DE LÉOPOLD VICTOR CHARNER, amiral de France.

1871 – 7 février : OBSÈQUES DES VICTIMES DE L’ACCIDENT DE CHEMIN DE FER DE SANARY – Les obsèques émouvantes des victimes de la journée du 5 février eurent lieu à Toulon le 7 février 1871. Toutes les autorités civiles, religieuses, maritimes et militaires y assistèrent ainsi que la garde nationale, en uniforme mais sans armes ; elles se déroulèrent au milieu d’un grand concours du peuple du port de guerre, des localités des environs et même du Var et des Bouches-du-Rhône. Tous les magasins de la cité restèrent fermés pendant la durée de la triste cérémonie. Une tragédie de cette nature, due à une sorte de fatalité, ne s’est, Dieu merci ! jamais renouvelée ; de nos jours, des mesures de sécurité précises et des règlements sévères en interdisent rigoureusement le retour (Louis Baudoin, 1965, p. 599).

1915 – 7 février : QUÊTES POUR LES COMBATTANTS – C’est souvent que l’on fera appel au patriotisme des Mandréens par des quêtes, des ventes d’insignes ou des emprunts nationaux. Afin d’organiser la « journée du 75 » (du nom du célèbre canon), le 7 février 1915, un comité de quêteuses sera élu pour aider les vaillants combattants. Ce comité succédera à celui du « Drapeau Belge » (Gisèle Argensse, 1989, p. 150).

(Vienne, cliché H. Ribot)


1918 – 6 février : GUSTAV KLIMT DÉCÈDE à L’AGE DE 56 ANS. C’était le plus célèbre des peintres viennois de son époque. KLIMT PARLANT DE LUI-MÊME : « Je sais peindre et dessiner. Je le crois moi-même et certains disent aussi qu’ils le croient. Seules deux choses sont certaines :

1° Il n’existe pas d’autoportrait de moi. Je ne m’intéresse pas à ma propre personne comme objet de représentation, mais aux autres, surtout aux femmes, et encore plus à d’autres motifs. J’ai la conviction que ma personne n’est pas spécialement intéressante. Il n’y a rien d’extraordinaire en moi. Je suis un peintre qui peint, jour après jour, du matin jusqu’au soir, des personnes et des paysages, parfois des portraits.

2° Les mots parlés comme les mots écrits ne me sont pas familiers, d’autant moins si je dois parler de moi ou de mon travail. Lorsque je dois écrire ne fût-ce qu’une simple lettre, j’éprouve un sentiment d’angoisse, un peu comme un mal de mer qui s’annoncerait.

C’est pourquoi il n’y aura aucun autoportrait artistique ou littéraire de moi, chose qu’il n’y a pas lieu de regretter par ailleurs. Si quelqu’un veut savoir quelque chose sur moi — sur l’artiste, le seul à être digne d’intérêt-, qu’il regarde attentivement mes toiles et cherche à découvrir en elles ce que je suis et ce que je veux. » (Vienne, 2021).

1922 – 7 février : MARIE CURIE EST LA PREMIÈRE FEMME A ÊTRE ÉLUE A L’ACADÉMIE FRANÇAISE.

1928 – 6 et 7 février : LE « BÉARN » EN ESSAIS – Le porte-avions Béarn est mis sur rade le 6 février et le lendemain fait l’essai de bon fonctionnement habituel après les visites et les démontages. Il marche à 19,4 nds, malgré plusieurs incidents (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

1943 – 7 février : LES FNFL AU COMBAT – Le sous-marin allemand U-609 est coulé le 7 février 1943 par la corvette FNFL Lobelia (lieutenant de vaisseau de Morsier) escortant un convoi constamment attaqué pendant plusieurs jours par une meute de sous-marins.

1944 – du 7 février au 2 mai : LE MARÉCHAL ROMMEL FAIT DEUX TOURNÉES D’INSPECTION DANS LE SUD DE LA FRANCE. Pour ce qui est de la côte méditerranéenne, il visite Avignon, la Camargue, le Languedoc et le Roussillon, le 7 février 1944, puis la Camargue à nouveau, Marseille, Aubagne, Hyères, le 2 mai 1944. Nous partons pour voir les 338e, 244e et 242e divisions DI. Nous traversons la Camargue, (…). Nous devons continuer vers Toulon (A Marseille,) le commandant de la 244e DI nous expose les dispositions prises à son aile droite, à son PC d’Aubagne, il nous fait un exposé pour l’aile gauche qui englobe les baies de La Ciotat et de Bandol. (…) Nous poursuivons, en voyant des inondations et des champs de mines jusqu’à Hyères où nous faisons demi-tour vers 17 heures. Retour par Aix (…) puis Avignon à 19 h 30. (Ruge F., 1960, p. 99 et suiv., 185 et suiv).


1961 – 7 février : UNE VOITURE TOMBE DANS LE PORT DE SAINT-MANDRIER – « Mardi 7 février, vers 2 heures du matin, une Jeep militaire montée par deux passagers est tombée dans le port de Saint-Mandrier (face à l’épicerie Marie Aponte). Les circonstances de cet accident ont été tenues cachées par les autorités militaires. Les occupants en ont été quittes pour un bain. Dans la matinée, la Jeep a été repêchée avec l’aide des plongeurs de la base de Saint-Mandrier » (Le Petit Varois du mercredi 8 février 1961).

1962 – 7 février : TERRORISME EN RÉGION PARISIENNE – Attentats de l’OAS au plastic, visant en particulier le journaliste Pierre Bromberger et André Malraux. Une voisine du ministre des Affaires culturelles, la petite Delphine Renard, âgée de 4 ans, est grièvement blessée au visage.

1963 – 7 février : PUBLICATION DU PLAN DE François MISSOFFE D’AIDE AUX RAPATRIES D’ALGÉRIE.

1966 – 7 février : APARTHEID TOUT VA BIEN ! En Afrique du Sud, dix noirs sont abattus alors qu’ils tentaient de fuir une rafle dans une boîte de nuit.

1967 – 7 février : TASMANIE – Un incendie ravage une partie de l’île : douze village son détruits, on dénombre cinquante-deux morts.

1968 – 7 février : L’AUTRICHE ABOLIT définitivement LA PEINE DE MORT.

1969 – 7 février : AIDE MILITAIRE américaine A ISRAËL – Les États-Unis confirment la livraison de 50 avions d’attaque et chasseurs lourds McDonnell Douglas F-4 Phantom à Israël.

1971 – 7 février : EN SUISSE, LES FEMMES ONT LE DROIT DE VOTER – Par référendum, le droit de vote est accordé aux femmes pour les élections au niveau fédéral.

1973 – 7 février : BELFAST CONNAÎT DE VIOLENTS AFFRONTEMENTS entre des extrémistes protestants et l’armée britannique : on dénombre cinq morts et trente blessés.

1974 – 7 février : Le secrétariat général de la Présidence de la République communique : « Le Président de la République souffre d’une infection grippale (…). Il devra garder la chambre pen­dant quelques jours. Signé professeur Vignalou ». C’est la pre­mière fois qu’un médecin signe un bulletin de santé concernant le Président de la République. Quatre jours plus tard, celui-ci regagne l’Elysée et préside un dîner officiel du gouvernement. C’est le douzième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIP­PE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

1998 – 6 février : LE REPRÉSENTANT DE L’ÉTAT, LE PRÉFET ERIGNAC, EST ASSASSINÉ EN CORSE – A Ajaccio, la question corse revient sur le devant de la scène. Claude Erignac, le plus haut représentant de l’Etat dans l’île, a été tué de plusieurs balles tirées dans le dos alors qu’il fermait sa voiture. Les tueurs, au nombre de deux, ont tiré quatre à cinq balles. Selon les rares témoins, les assassins ont pris la fuite à pied. Ils ont laissé sur place un pistolet Beretta qui avait été volé en septembre 1997 en Corse.

2018 – 7 février : MÉTÉO : ce matin, à Sanary, on relève 5° à 7 heures et la journée s’annonce ensoleillée. La température ne devrait pas dépasser les 9° vers midi avec un vent à 32 km/h. La nuit prochaine, il faut s’attendre à une température avoisinant les 3°. Même type de temps prévu jusqu’à samedi compris.

2023 – 7 février : Séisme en Turquie et Syrie – L’aide internationale se mobilise pendant que les deux pays comptent leurs morts -Plus de 2.300 personnes, selon des bilans provisoires, ont été tuées lundi dans le sud-est de la Turquie et en Syrie voisine par un puissant séisme de magnitude 7.8, suivi quelques heures plus tard par une très forte réplique, et l’aide internationale se mobilisait après ces secousses enregistrées jusqu’au Groenland (Le Monde, faits divers).


EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 186e livraison :

Parlons un peu des moulins d’après quelques extraits du n° 12 des Cahiers de l’Ouest varois.

(coll. H. Ribot)

MOLIN, molnar, molina, moulinas, : moulin, moulin à vent. Du latin mola, molinum (machine à moudre) et du bas-latin molendinum. Levy emploie molin d’aiga, molin d’aura, … Nouvel voit dans molina un moulin à eau (à roue horizontale, dit Mistral), et Levy un grand moulin. Les moulins à vent du Midi appartenaient au type constitué d’une tour maçonnée dont le toit conique était mobile et permettait d’orienter les ailes en direction du vent (De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Nouvel A. 1981). Origine médiévale à moderne. Ce toponyme est à l’origine de noms de familles, dont  Meunier, Monnier et Mounier. Voir infra MOULIN.

Ce qui a trait à la fabrication des tissus (colorants, plantations spécifiques, outillage, installations, etc…) :

[fouloun], « moulin à foulon » ; paratore, parado, [paradou], « ouvrier qui foule, fouloir de chapelier, cuvier de bonnetier », molin parador ou parador, en français : paroir, « moulin à foulon », du latin fullonem, (le Foulon à Signes, le Paradis à La Seyne, Paradou à Ollioules, Paradour à Méounes) ; brecar, bregar, « broyer », du germanique brikan, bregaire, « broyeur », bregalha, « étoupe » (Brégaillon à la Seyne, Brugalha XVe) ; cavilhar, « démêler, dévider » (Brégaillon entre Ollioules, Six-Fours et Toulon, la Cavilha XIVe-XVe siècle) ; demicar, « synonyme de brecar » (la Démique à Sanary) ; filador, « tréfilerie » (Le petit Filadou à La Seyne) ;

Ce qui a trait à la meunerie :

mola [molo], molaria, « meule à moudre, moulin » ;

molin [moulin], molnar, molina, augmentatif molinas [moulinas], molin d’aiga, « moulin à eau », molin d’aura, « moulin à vent » ; molinadésigne soit « un moulin à roue horizontale » soit « un grand moulin » ; monier, monnier [mounié], « meunier », du latin mola, molinum et du bas-latin molendinum (Mola 1110 à La Cadière, la Moule, la Mole ou le Petit Moulin ? ; ad Molendina d’ Ars 1235 à Toulon, sur le Las, quartier des Moulins ; resclausa Molendini de la Folia 1223 entre Signes et Méounes, sur le Gapeau ; molendino Baldoyni 1156 entre Six-Fours et Ollioules, sur la Reppe, quartier Baudouin 1593 ; Molendinum Ebrardorum 1216 à Solliès, sur le Gapeau ; molin de la Torre 1477 à Ollioules, sur la Reppe ; Molin de Valbelle 1550, au Castellet, sur le Vallat, moulin de Madame ; le Moulin à la Cadière, sur le Vallat, Moulin de la Roque PL. 19/3 ; Moulin au Castellet, sur le Vallat ; Moulin à Evenos, sur la Reppe ; le Grand Moulin au Castellet, le Grand Mollin de la Serro 1596, sur le Grand Vallat ; le petit Moulin à La Cadière, sur le Grand Vallat, le petit mollin de la Serro 1592 ; porte du Moulin sur la colline du Vieux-Six-Fours ; moulin à eau du Gourganon XVe siècle, au Beausset, PL. 17/2 ; moulin a blad de Portallen av. 1593 à Ollioules, sur la Reppe, Clappier 1702 ; moulin à blé de Trisse Ratte 1447 à Ollioules, sur la Reppe ; Moulin à huile aux Cabanes 1434 au Beausset ; Moulin à rescence du Peyron XVe siècle à La Seyne) ;

 roda [rodo], « roue de moulin » (rue de la Rode au Beausset ; bassin de la Rode à Signes, chemin de la Rode) ; si truelh, « pressoir », ne se rencontre pas dans l’ouest varois, du moins à ce jour, en revanche, le verbe trissar, « broyer », nous a laissé ad molin de trissa 1490 à Ollioules, sur la Reppe, ou moulin à blé de Trisse Ratte 1447).

La production et le stockage de la poix ont donné : pega, pegoun, « poix » ; mais, si pegairola est bien « le lieu où l’on prépare la poix », ainsi que les Péganières, les Péganiers, la Pégolière, ou le clos de Pégounà Signes, en revanche la Péguière à La Cadière et Saint-Cyr tire son nom de la nature du sol dont l’argile est collante comme de la poix. La tradition de cette fabrication se retrouve encore sur la carte de Cassini avec les fabrique de poix 1778 au Castellet.

Moulins d’Ollioules-Sanary :

Moulin de Baudouin (le) 1156, moulin de Six-Fours sur la Reppe (base de la délimitation des territoires de Six-Fours et d’Ollioules en 1156) ; isle Baudoin L. 1447, quartier d’Ollioules ; Baudoin L. 1593, quartier d’Ollioules ; cf. molendino Baldoyni.

Figuière (la) com. d’Ollioules et de Sanary (quartier en bord de Reppe) ; moulin à blé de la Figuière, nouveau moulin 1608(nouveau moulin à sur la Reppe) ; moulin à blé de la Figuière 1652 (affermé pour 136 livres) ; Figuières 1668 ; (affermé pour 30 livres) 1678 ; cartier de la Figuière 1688 ; les Prads ou Fouguière 1688 (cf. Prats) ; moulin de la Figuière 1700, 1756 et 1775.

Moulin Fisquet 1829, com. d’Ollioules (moulin à l’ouest de la Beaucaire).

molendino Baldoyni 1156 com. de Six-Fours (sur la Reppe, en limite d’Ollioules ; point de départ de la délimitation des territoires de Six-Fours et d’Ollioules en 1156) ; isle Baudouin 1447 (déclarée quartier d’Ollioules) ; Baudouin 1593 (quartier d’Ollioules). Seul moulin mentionné dans le document de séparation d’Ollioules et de Six-Fours, c’est aussi le premier et le dernier terme des limites du castelli Sexfurnis, donc vraisemblablement le plus important ; il devait évidemment exister antérieurement, même si nous ne savons pas de quel Baudouin il peut s’agir, et appartenait à l’abbaye de Saint Victor qui l’avait reçu en 1044 des vicomtes (cf. de Gérin-Ricard 1926, p.33). Ce moulin disparaît ensuite des textes -peut-être continue-t-il d’exister sous un autre nom ?- Toutefois, lorsque le quartier auquel il a donné son nom est cité en 1447 lors du renouvellement des limites de Six-Fours, il n’ est plus question que de l’île Baudouin qui, d’ailleurs, appartient à Ollioules. Nous perdons sa trace à l’époque moderne)

molin de la Torre 1477, com. d’Ollioules ; cf. la Tourre.

Moulin a blad de la Tourre 1793, com. d’Ollioules ; cf. Moulin de la Tourre.

moulin a blad de Portallen av. 1593, com. d’Ollioules (moulin à blé en bord de Reppe) ; moulin a blad de Clapiers avec rescluso 1593 ; Moulin de Clappier 1608 ; Moulin de Clappier détruit par la Reppe 1652 ; Moulin de Clapier 1688 ; les Clappiers 1688 ; Clapiers 1700 ; Clappier 1702 ; le Clapiers 1714. Le moulin de Clapier était appelé à l’origine moulin de Portallen ; il doit son nom à un certain Clapier qui l’afferme à la ville d’Ollioules à partir de 1593 au moins (les Clapier sont connus depuis 1480 : Estève Clapier cité dans un acte à cette date) ; la ferme de ce moulin est de 80 livres en 1652 ; elle tombe à 50 livres en 1678.

moulin à blé de Trisse Ratte 1447, com. d’Ollioules (sur la Reppe) ; Moulin des Rattes, cf. Trisse Ratte.

moulin de Baudouin 1156, com. d’Ollioules ; île Baudouin 1447 ; cf. molendino Baldoyni.

Moulin de la Figuière 1688, com. de Sanary ; ou des Prads ; cf. Figuière, Fouguière.

Moulin de la Tourre 1447, com. d’Ollioules (moulin à eau sur la Reppe) ; Torre 1573 ; Tourre 1593 ; Toure 1700 ; Moulin a blad de la Tourre 1793 ; cf. la Tourre.

Moulin de la Vierge (le) XVIIIème siècle, com. de Sanary (moulin à vent sur la colline de Pitié).

Moulin de Parisson 1593, com. d’Ollioules (moulin à eau en rive gauche de la Reppe, en aval de l’intersection avec la route de la Seyne) ; Moulin de Palisson ou Pallisson 1652 ; cf. Parissol.

Moulin des Rattes 1652, com. d’Ollioules ; cf. Trisse Ratte.

Moulin Neuf 1608 (moulin à eau d’Ollioules, en bord de Reppe ; à l’entrée aval des gorges) ; (moulin communal affermé à 138 livres en 1652, à 20 livres en 1678) ; mention d’un propriétaire  en 1782.

Moulins, com. d’Ollioules ; 1447, mention des moulins à blés de la Tourre et de Trisse Ratte (fossés, rescluses et aqueduc) ; 1573, nouvelle mention des moulins de la Torre et des Rattes ; 1593 (capitoul des moulin), moulin de Trisse Ratte, moulin a blad de la Tourre, moulin a blad de Clapiers avec rescluso, moulin a blad de portallen, clapier par la suite, moulin de Parisson qui devra laisser les habitants de Camp Cébier, de Baudouin et de Rastidor prendre l’eau ; 1608, à cette liste s’ajoutent la Figuière et le Moulin Neuf ; 1652, ravage des eaux qui détruisent les moulins des Rattes, Clappiers et Palisson ; 1652, ferme des moulins à farine : le Moulin Neuf 138 L., les Rattes 75 L., la Tour 150 L., Clappiers 80 L., Palisson 350 L., la Figuière 136 L ; 1678, ferme des moulins : la Tour 50 L., la Figuière 30 L., les Clappiers 50 L., Moulin Neuf à l’entrée des gorges 20 L., Trisse Ratte 150 L., Palisson 160 L. ; 1782, le propriétaire du Moulin Neuf pratique une ouverture sur le canal des fontaines.

moulin neuf 1608, com. d’Ollioules (moulin à eau, en bord de Reppe ; à l’entrée aval des gorges) ; moulin communal affermé à 138 livres en 1652, à 20 livres en 1678 ; mention d’un propriétaire  en 1782.

chapelle Notre Dame de Pitié 1560, com. de Sanary (PL. 9/22, sur la colline de Portissol) ; mention en 1646 ; poste de garde de Notre Dame de Pitié 1710 (tour de guet, PL. 24/2 ; PL. couleurs III) ; colline ou montagne de Pitié 1765 ; la Chapelle 1819 ; le Moulin de la Vierge XVIIIèème siècle (moulin à vent sur la colline de Pitié).

moulin de Parisson 1496, 1593 et 1608, com. d’Ollioules (moulin à eau en rive gauche de la Reppe, en aval de l’intersection avec la route de la Seyne ; le moulin est toujours visible) ; Palisson 1652 (le moulin est détruit cette année-là par la Reppe ; il est affermé pour 350 livres.), 1678 (la ferme n’ est plus que de 160 livres) ; Pallisson 1652 ; Parissol 1688, 1700 ; Palissol 1700 ; Pareissol 1721, 1756 et 1775. En 1593, ce moulin « laissera les habitants de Camp Cebier, de Baudouin et de Rastidou prendre l’eau. »

Portallen (moulin a blad de Portallen) av. 1593, com. d’Ollioules (moulin à blé en bord de Reppe) ; moulin a blad de Clapiers avec rescluso 1593 ; Moulin de Clappier 1608 ; Moulin de Clappier détruit par la Reppe 1652 ; Moulin de Clapier 1688 ; les Clappiers 1688 ; Clapiers 1700 ; Clappier 1702 ; le Clapiers 1714.

Prads (les), com. de Sanary ; Moulin de la Fouguière ou des Prads 1688 ; cf. les Prats.

moulin à blé de Trisse Ratte 1447, com. d’Ollioules (sur la Reppe) ; Moulin des Rattes 1652 (détruit par une crue de la Reppe) ; Trisse Ratte 1700 ; cf. Trisse Ratte.

ad molin de trissa 1490, com. d’Ollioules (moulin à blé sur la Reppe) ; moulin à blé de Trisse Ratte 1447 (fossés, rescluses, aqueduc) ; Trisse Ratte 1520 ; Moulin de Trisse Ratte 1593 ;

Moulin de la Vierge (le) XVIIIe siècle, com. de Sanary (moulin à vent sur la colline de Pitié ;).

les Rattes 1608, 1652 (affermé pour 75 livres. Détruit par une crue de la Reppe), 1669, 1678 (affermé pour 150 livres) ; Trisse Rate 1700 et 1702 ; Trisse Ratte 1705.

Moulin de Parisson 1496, 1593 et 1682 (Ollioules ; Palisson 1652).

Clapier (Ollioules, moulin à blé en bord de Reppe ; moulin a blad de Portallen 1593, moulin a blad de Clapiers avec rescluso 1593, Moulin de Clappier 1608, Moulin de Clappier détruit par la Reppe 1652, Moulin de Clapier 1688, les Clappiers 1688, Clapiers 1700, Clappier 1702 ; le Clapiers 1714).

Moulin de Parisson 1496, 1593 et 1608 (Ollioules, moulin à eau visible en rive gauche de la Reppe, en aval de l’intersection avec la route de la Seyne ; Palisson 1652 et 1678, Pallisson 1652, Parissol 1688, 1700, Palissol 1700, Pareissol 1721, 1756 et 1775).

Moulin Fisquet 1829 (Ollioules (moulin à l’ouest de la Beaucaire).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 386e livraison :

1564 – 6 novembre : Marseille reçut avec un grand loyalisme Charles IX, âgé de quinze ans, sa mère Catherine de Médicis, son frère le duc d’Anjou, son cousin Henri de Bourbon (le futur Henri IV), le connétable Anne de Montmorency, les cardinaux de Bourbon et de Guise, le prince de la Roche-sur-Yon, et une nombreuse suite. Au centre du Plan Saint-Michel, un trône avait été élevé sur une estrade couverte de riches étoffes et entourée de tous les corps de métiers, en lignes symétriques et aux couleurs variées. Le roi  rit place sur son trône. Alors arriva la troupe bourgeoise représentant les quatre quartiers de la ville. En tête le « Corps de ville » au drapeau blanc, puis le groupe « Blanquerie » (drapeau blanc à la croix bleue), le groupe « Cavallon » (drapeau blanc à la croix rouge) et le groupe « Saint-Jean » (drapeau rouge à la croix noire). A la tête de cette troupe bourgeoise, voici le comte de Sommerive, fils aîné du comte de Tende. Il met pied à terre devant le trône et, fléchissant le genou, offre au Roi les hommages du peuple marseillais. Les consuls, vêtus de velours cramoisi, se prosternent à leur tour et l’assesseur Pierre de Vento prononce une harangue. Quand il l’a terminée, un char triomphal s’avance, traîné par treize jeunes gens couronnés de laurier, portant chacun une banderole sur laquelle on peut lire: «Voici l’enseigne de la victoire». De ce char descend la fille du premier consul ; elle représente Marseille et remet au Roi les clés de la ville en or massif et sur lesquelles sont gravés les mots Pietate et Justicia. Puis elle déclame le quatrain suivant, en mauvais vers, mais en bon loyalisme :

Petite tu me vois, mais tes grands ennemis Ne me sauraient forcer, car en Dieu je suis forte.

Du cœur de ces remparts, en armes pour toi mis,

Haut ma foi devant Dieu, à toi les clefs je porte.

Le roi descend alors du trône et le cortège se dirige vers la porte Réale où s’élève un arc de triomphe surmonté d’un coq couronné. Avant de franchir la porte, Charles IX jure d’observer les « Chapitres de Paix » octroyés à Marseille par Charles d’Anjou en 1257 et qui réglaient les libertés municipales.

Pour organiser la réception du roi, la Ville avait fait appel à un Lyonnais, Antoine Giraud, docteur en droit, ingénieur et poète, qui était l’ordonnateur des fêtes officielles de Lyon. Marseille traita avec lui à raison de deux écus par jour, plus la « despense de bouche ». Cela a fait écrire que les Marseillais, ne possédant pas assez bien la langue française, avaient dû s’adresser à un Lyonnais pour haranguer le roi.

LA SEYNE-SUR-MER. 93e livraison :

(D.R.)

la Sagno (Baudoin L. 1965) ;

la Sayna 1485 (id.) ;

la Seyno 1587 ;

la Ciana 1639 (carte de Bonnafoux H.) ;

la Seine XVIIe et XVIIIe siècle. ;

La Seyne 1764 (carte de Troisey  S.) ;  

la Seyne (1ère moitié XIXe siècle) ;

Chemin neuf de la Seyne à l’Escaillon, création en 1824 (Baudoin L. 1965).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

(Klimt, Vienne. Cliché H. Ribot)

Fifou arrive chez Jules qui est en train de regarder un match de foot à la télé.

-Alors, ils en sont à combien ?

-Ça se termine dans 3 minutes. Le score est de 0-0.

-Et à la mi-temps, ça faisait combien ?

J’ai terminé mon pensum quotidien.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon mercredi à tous et à demain pour fêter les JACQUELINE.

N’oubliez pas ma chronique du mardi en page « Métropole » de Var-Matin.

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