ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 6 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4070).
ILLUSTRATION : 12 novembre 2021 – Nicosie-nord (Chypre) – tag dans une rue (cliché H. Ribot)
LES FÊTES.
Aujourd’hui, nous fêtons les Gaston.
Également connu sous le nom de Vaast en Normandie et Flandres, Wast en Picardie, saint Gaston était un évêque de la Gaule franque. Il est le saint patron d’Arras. Originaire de Chalus (aux confins du Périgord et du Limousin), il aurait, selon la légende, formé le roi païen Clovis au catholicisme, après sa victoire de Tolbiac en 496. Recommandé par Clovis, Gaston (Vast, Wast) reçut de Rémi la charge des évêchés d’Arras (499) et de Cambrai (510) où il combattit le paganisme.
Aujourd’hui, on compte près de 4000 personnes ayant Gaston pour patronyme et plus de 25 000 prénommées ainsi. Le prénom fut très populaire dans les années 1900.
DICTON.
« A la saint Gaston, surveille tes bourgeons ».
PENSÉE.
« Le caractère des Français demande du sérieux dans le souverain. » (La Bruyère, 1688). « Sérieux » signifie que le souverain ne doit user d’aucune façon de l’autorité qu’il détient car, si les Français s’abandonnent assez facilement à leur souverain, ils sont aussi prompts à le renverser.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie – à ce personnage historique :
Trente-et-unième ouvrage : Histoire et Patrimoine Seynois – Le chemin de Bonaparte d’Ollioules et Saint-Mandrier en passant par La Seyne-Sur-Mer – 1793, le siège de Toulon, Association Histoire et Patrimoine Seynois, 2021..

Extrait de la préface de Françoise Manaranche, président del(association « Histoire et Patrimoine Seynois » : « … 1793 n’apparaît pas dans la biographie de Bonaparte comme une date importante qui le propulse dans la gloire immédiate. Dans les années qui suivent, il n’existe aucune illustration, peinte ou gravée, montrant Bonaparte à Toulon, comme ce sera le cas pour les représentations idéalisées des campagnes d’Italie.
Les dessins de Bonaparte à Toulon sont réalisés plus tard, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, quand mythe et légende auront besoin d’un événement fondateur, quand toutes les victoires
À Toulon, le génie de Bonaparte a consisté à comprendre rapidement que l’attaque terrestre que préconisait le général Carteaux ne pouvait aboutir. En effet, les Toulonnais ne pouvaient rien sans l’appui des forces des Coalisés. Ainsi, contraindre leurs navires à quitter la rade et à rembarquer leurs marins et soldats permettrait de reprendre une ville dont les défenses seraient considérablement amoindries.
Le vainqueur de Toulon, aux yeux de tous, c’est le général en chef Dugommier… qui a saisi, lui, la perspicacité et la cohérence du raisonnement de son jeune et brillant commandant de l’artillerie.
Bonaparte n’a alors que 24 ans !
Et c’est la mort du général Dugommier, en 1794, qui permet que la victoire à Toulon s’inscrive comme la première d’une longue série de marches victorieuses à la tête des armées républicaines, puis impériales.
Il faudra aussi, pour que s’impose sa silhouette de jeune homme maigre à cheveux longs, que la littérature s’empare de lui et surtout du personnage impérial qu’il était devenu, littérature qu’il écrivit lui-même (Courrier de l’armée d’Italie, Courier de l’Égypte) qu’il dicta (Mémorial de Sainte- Hélène) et qu’il inspira à Balzac, Stendhal, Hugo, Dostoïevski, Tolstoï…. »
ÉPHÉMÉRIDES.
–avant le 6 février 980 : l’Évêque donne des terres au monastère de Saint-Victor de Marseille, dont celle de la Cadière.

(Cliché diapo H. Ribot : Les Paluns orientaux et La Cadiere, vue prise du Castellet en 1972 avant le passage de l’autoroute Aix-Toulon)
1. Acte n° 21 du cartulaire de Saint-Victor, ou carta Honorati, antérieur au 6 février 980 (J.-P. Poly 1976, p. 28 (Cartulaire de Saint-Victor, n° 21, ou carta Honorati. Il y a semble-t-il un pb de confusion entre les actes 21 et 77 à éclaircir), probablement du 31 octobre 977. Saint-Victor de Marseille – Charte de l’évêque de Marseille Honorat introduisant la règle de Saint-Benoît à Saint-Victor. Par le même texte, l’évêque donne des terres au monastère, dont celle de la Cadière. Avant le 6 février 980, Guillem, vicomte de Marseille et son frère Honorat assistent à la donation faite “après la reconquête du Freinet », par le comte à l’abbaye de S. Victor, de la villa de la Cadière, au diocèse de Toulon. Nota : Poly donne « ville » au lieu de villa (J.-P. Poly, 1976, p. 28).
Igitur cum pagana fuisset e finibus suis, videlicet de Fraxeneto, expulsa, et terra Tolonenis cepisset vestiri et a cultoribus coli, unusquisque secundum propriam virtutem rapebat terram, transgrediens terminos, ad suam possessionem (P.A. Amargier, La date d’un millénaire…).
2. R. Broecker (Aux origines du Castellet et de la Cadière. Imp. COREP, Toulouse, 1987, p. 16-17) :laCarta Honorati, charte par laquelle l’évêque de Marseille, après les temps troublés du VIIIe siècle au Xe siècle, restaure en 977 l’abbaye de Saint-Victor et rassemble les moines sous la règle bénédictine. Il dote alors le monastère d’un certain nombre de biens dispersés à travers la Provence. Parmi ceux-ci figure ecclesia Sancti Damiani cum omnibus appendiciis suis. Les limites du finage sont naturelles : d’un côté, la baume de Cunilio (le Conil) jusqu’à la baume ou défilé appelé Culnitio (la Caunet) et de là jusqu’à la montagne qui est au-dessus de la vallée Scura, montagne d’où l’eau s’écoule jusqu’à Canalia (Cap Canaille). D’un autre côté la mer. Et d’un autre côté, enfin, de cette baume de Conilio (Conil) à la via publica (chemin public) qui descend in Gurgo Nigro (le Gourgonier), puis ipse rivus Arannus (Le Grand Vallat) qui va à la mer. D’une part, le texte nous apprend que cette dotation est une restitution regroupant des biens qui avaient déjà constitué le patrimoine de Saint-Victor ; d’autre part, la superficie de ce domaine évoque bien celle des villae carolingiennes, telles qu’elles sont citées dans le polyptique de Vuadalde. Nous sommes donc en présence d’un très ancien domaine de l’église de Marseille, et c’est là, à mon avis, l’origine du nom de la Cadière – Cathedra dans les chartes – toponyme qui suggère le siège épiscopal. La formation de cette vaste terra est vraisemblablement d’époque carolingienne, donc postérieure à la visite que saint Césaire, évêque d’Arles, fit au vicus de Ceyreste au VIe siècle.
3. Ainsi en 977, Guillem de Marseille, qu’entourent des chevaliers qui l’adulent et attendent en retour des biens, reçut le Fraxinetum et la partie occidentale du pagus toulonnais avec Toulon et Pons de Fos la partie est avec Hyères (Acte n° 77 du Cart. De l’Abbaye de Saint-Victor qu’Honorat, évêque de Marseille, vient de refonder (traduction dans Gérin-Ricard, 1926) : Aussitôt, dit Pons, abbé de Saint-Victor, que la horde païenne eut été chassée de ses retranchements, c’est-à-dire du Frainet, et que l’on eut commencé à exploiter et cultiver le territoire de Toulon, chacun prit autant de terres qu’il lui fut possible et ces usurpations n’eurent d’autres bornes que l’audace et la puissance des usurpateurs. Deux de ceux-ci, et des plus puissants, se disputaient et s’arrachaient mutuellement la même proie: c’était Guillaume, vicomte et Pons de Fos. Pons de Fos vint alors vers le comte et lui dit: « sire comte, voici la terre qui, affranchie du joug de la horde païenne, a été mise sous votre main par la donation du Roi. Nous vous prions d’y venir et d’y poser les bornes de chaque ville ou château et des biens du sanctuaire, car il est en votre pouvoir de faire cette délimitation et de distribuer à chacun le lot qui vous plaira.» Le comte écouta cette prière, monta aussitôt à cheval et partit. Arrivé près de la Cadière, il s’informa des noms des montagnes, des vallées, des rivières, des sources et après les avoir ouïs, il donna à la terre du Sanctuaire (Eglise Saints Côme et Damien) les limites spécifiées dans les chartes de Saint-Victor, et dit: « Tout ce qui est à moi, dans ces limites, de par la donation du Roi, c’est-à-dire tout ce qui est du domaine royal, je le donne à Saint-Victor et à ses moines. » A cette donation assistaient le vicomte Guillaume (Guillem) et l’évêque son frère, deux frères nommés Théodoric et Noé, l’abbé Allard et le moine Ranganard.).
4. C’est à l’initiative d’Honorat, évêque de Marseille, que la règle de Saint Benoît est réintroduite dans la petite communauté de moines qui depuis 974 a repris le service divin (à Saint-Victor). Par le même acte, l’évêque donne à l’abbaye plusieurs de ses anciens domaines qu’il détache de l’episcopatus dans lequel ils se trouvaient depuis 924 (Florian Mazel, 2002, p. 85, texte et notes).
5. En 977, Honorat (948-978), évêque de Marseille et, bien entendu, membre de la famille vicomtale, rétablit une communauté de moines selon la règle de saint Benoît à Saint-Victor où le cénobitisme avait été absent pendant deux siècles. Les évêques et les vicomtes de cette ville conservent un important contrôle sur cette institution jusqu’autour de 1005 (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, La Provence au Moyen Âge, 2005, p. 41).
–entre 978 et 981 – 6 février : mort d’Honorat (P.A. Amargier, 966 ou 977, 1966). Le futur Pons II a poussé son oncle à exécuter le plan de restauration monastique à laquelle le vieil évêque pensait depuis quelques années déjà. Une fois la mise à exécution du projet décidée et lui-même revêtu de la dignité épiscopale, Pons n’aura de cesse que le jour où il pourra échapper à cette charge. C’est en 1008 qu’il s’en débarrasse au profit de son neveu Pons II (Albanès, Gallia christ, noviss., Marseille, n° 81, col. 50. Les citations tant explicites qu’implicites de la fin de cet article sont extraites de la présente charte. Pons II devant mourir le 18 février 1073/74 [n.s.]), il ne peut être à cette date (1008) que très jeune. Ce qui montre bien que son oncle s’est dessaisi en sa faveur de la charge épiscopale dès que la chose fut possible.) et qu’il peut alors réaliser son rêve d’adolescent, venant vivre humblement, selon ses propres termes, sous l’habit monastique, enfin semblable à ces hommes qui attendent leur Seigneur ut, veniente sponso Christo, cum eo gaudentes ad nuptias valeant intrare (Pons II devant mourir le 18 février 1073/74 [n.s.]), il ne peut être à cette date (1008) que très jeune. Ce qui montre bien que son oncle s’est dessaisi en sa faveur de la charge épiscopale dès que la chose fut possible (Note de P.A. Amargier : Albanès, Gallia christ, noviss., Marseille, n° 81, col. 50. Les citations tant explicites qu’implicites de la fin de cet article sont extraites de la présente charte).
–1223 – 6 février : Vente par Geofroi Reforciat à Raimond de Fuveau de ce qu’il possède à Belcodène, au prix de 100 livres (Acte 426 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. : Ind. : Notes de M. F. André : Bibl. de M. J. de Barbarie).
–1229 – 6 février : VICOMTÉ DE MARSEILLE – Acte rédigé aux Baux. Donation à Saint-Victor, par Barrale de Marseille, avec le consentement de son mari Hugues de Baux et l’assentiment de ses fils, de tout ce qu’elle a ou peut avoir à Marseille de l’héritage de son oncle Roncelin, excepté les châteaux et dépendances hors Marseille. (acte 460 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 84. a. Guérard, n° 909. Ind. : D’ Barthélemy, Inventaire, n° 235, à l’année 1230).
–1230 – 6 février : Barrale donne à Saint Victor sa part de l’héritage de son oncle Roncelin dans Marseille, moins les châteaux et biens sis hors le territoire de cette ville – [de Gérin-Ricard, 1926 : Donation par Barrale, avec le consentement de son mari Hugues des Baux et de ses fils Guibert et Barral, à l’abbaye de Marseille, de sa part de l’héritage de son oncle Roncelin dans Marseille, moins les châteaux et biens sis hors le territoire de cette ville.] Acte 469 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Petit cartulaire de Saint-Victor, fol. 84 ; Guérard, n° 909 ; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 235).
–1279 – 6 février : lieux-dits de Marseille – Vallis-Laberie : lieu-dit disparu, quartier de Château-Gombert (charte aux archives de la Major).
–1283 – 6 février : lieux-dits de Marseille – Pertusal, 6 février 1283 (acte notarié). Pertusat – lieu-dit, quartier de Château-Gombert. Première mention : Pertusat, 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major).
–1284 – 6 février : lieux-dits d’ALLAUCH – Cuquœ (acte notarié). Plan de Cuques, village, commune d’Allauch.
–1324 – 6 février : GUILLAUME DE SABRAN DEVIENT ÉVÊQUE DE DIGNE – Guillaume de Sabran, 39ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 32ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. guillaume de sabran, 10 août 1294 (Il aurait été choisi le 14 avril, mais en raison de la vacance du Siège Apostolique n’aurait obtenu ses provisions que le 10 août) – évêque de Digne, 6 février 1324 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–1344 – 6 février : lieux-dits de Marseille – Treillat, 6 février 1344 (acte aux archives de la Major). La Treille – lieu-dit, quartier de Saint- Giniès, entre le grand chemin de Mazargues et le vallat de Coufonne (1872). Il y avait autrefois au quartier de Mazargues une chapelle qu’on nommait La Treille ou Lou Treilhar, mais on a perdu le souvenir où elle était bâtie (Achard, Dict. géograph.).
–1350 – 6 février : lieux-dits de Marseille – Camp Guarel (acte notarié). Camp Carrel lieu-dit, quartier de Séon (1872). Première mention : Campus de Carrello, 26 mai 1163 (charte aux archives de l’Evêché).
–1370 – 6 février : lieux-dits de Marseille – Plana crucis Babilonie (charte aux archives des Prêcheurs). Babilone – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-Henri. Première mention : le 2 septembre 1254, Affare turris (charte aux archives de l’évêché) puis 1343 – 11 juillet : Babilonie (charte aux archives de l’évêché).
–1385 – 6 février : La Voûta (acte notarié). Loute, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : La Volta, 23 mai 1314 (charte aux archives de l’Evêché).
–1386 – 6 février : ASSASSINAT DE CHARLES DE DURAS – La nouvelle de la mort de Charles de Duras, assassiné en Hongrie le 6 février 1386, démoralise ses partisans provençaux. Rappelons que Duras avait lui-même fait assassiner la reine Jeanne et que cet acte avit provoqué une guerre civile qui fit énormément de dégâts sur les terres possédées par Jeanne, particulièrement en Provence dont elle était comtesse. Son successeur, Louis était mineur à l’époque et la ville d’Aix persévéra dans son hostilité et le jeune roi n’y pénétra qu’à l’automne 1387.
–1450 – 6 février : Quatorze navires catalans risquent d’attaquer Toulon ; Ollioules prend ses dispositions : Ordre de faire des préparatifs pour pouvoir résister à l’ennemi en cas d’attaque, car, de l’avis du châtelain d’Hyères, quatorze navres catalans sont dans les environs (De Ribbes 1898, p. 41 ; Ribot H., 2003).
–1466 – 6 février : lieux-dits d’AUBAGNE – Los Sauves, 6 février 1466 (registre aux archives de l’Evêché). Le Saur – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de la Fillole.

–1502 – 6 février : le Frioul – Comme pour souligner la valeur de ses compétences, l’amiral génois Cristobal Colon dans une lettre aux rois d’Espagne (6 février 1502) notait : « Parfois les vents soufflent très fort par le golfe de Narbonne [le golfe du Lion] et il convient que les navires lui obéissent, et ils courent de force jusqu’en Berbérie, puis doivent bouliner de leur mieux et trouver Pomègues de Marseille ou les îles d’Hyères et de là ils ne lâchent plus la côte jusqu’à leur point d’arrivée [Naples]. » En précisant cela, Colon rappelait l’importance des îles des côtes de la Provence comme amers pour les navigations hauturières ou côtières et cela en fonction des vents dominants. Ici, il s’agit bien sûr de la tramontane ou du mistral (Estorach, Lequenne 1991, 232). L’appellation « îles du Frioul », petit archipel formé par deux îles principales, Ratonneau et Pomègues qui sont séparées par un chenal (frieul ou frieu en occitan), est due à cette particularité topographique. Les îles (las Pomegas), dont l’étymologie est peut-être à mettre en relation avec un hypothétique toponyme d’origine grecque (Pomicos), furent pendant longtemps un avant-port de Marseille sans véritable contrôle de la part des autorités. Cette situation permettait non seulement tous les traffics mais également le passage ou l’attente de flottes étrangères (éventuellement ennemies) en quête de vents favorables sans être trop inquiétées.
–1549 – 6 février : Cazalloux (acte aux archives de Saint-Victor). Cazallous – lieu-dit, commune de Roquefort.
–1663 – 16 février : Aigues-vives, torrent, commune de Cassis, entre les hauteurs de la Douane et de Mountaure (1872). Autre mention : Baux des Egaux, 16 février 1663 (acte aux archives de Saint-Victor).
–1702 – 6 février : lieux-dits de Marseille – Mingraniers (registre de l’Ecrit.). -Migranier, quartier rural, quartier de la Capelette, vers Saint-Loup sur l’Huveaune. Première mention : Los Mielsgraniers, 28 novembre 1365 (charte aux archives municipales).
–1730 – 6 février : Marseille – Jouxtant l’hôtel de Cabre, au n° 15 de la rue de la Mûre, naquit, le 29 novembre 1696, Anne-Madeleine Rémuzat (décédée le 6 février 1730), visitandine apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur lors de la peste de 1720. Anne-Madeleine fut baptisée le jour même de sa naissance dans l’église Notre Dame des Accoules, sa paroisse.
–1762 – 6 février : lieux-dits de Marseille – La Bastide ou le Jas – bastide, quartier de Saint-Julien, (actes aux archives de la Major).
–1770 – 6 février : lieux-dits de Marseille – La Pièce Neuve – propriété, quartier de Saint- Julien (registre aux archives de la Major).
–1772 – 6 février : lieux-dits de Marseille – -La Bastide ou le Jas – bastide, quartier. de Saint-Julien, commune de Marseille, 1732, 6 février 1762 (actes aux archives de la Major)
–1775 – 6 février : Hiver glacial. Les fortes gelées commencèrent en France dans la nuit du 8 au 9 janvier et durèrent jusqu’au début de février. A Paris, la Seine fut entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Le minimum absolu de température atteignit -17.2° le 29 janvier à Paris et -22.5° à Nancy le 1er février, mais la couche de neige, qui dépassait 4 pouces d’épaisseur, permit à de nombreux végétaux de résister à ces gelées exceptionnelles. Famine (herage org histoire_climat5 htm).
–1778 – 6 février : AMITIÉ FRANCO-AMÉRICAINE – Dans le courant de 1778, des ordres de Paris prescrivent au port de Toulon de procéder avec célérité à l’armement de dix vaisseaux en premier lieu ; ensuite de douze autres navires afin de former une deuxième escadre. Le premier traité d’amitié et de commerce avec les nouveaux États-Unis d’Amérique avait été signé le 6 février 1778 (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984 ; Louis Baudoin, 1965, p. 287).
–1792 – 6 février :
1 – LES AGRICULTEURS ENRÔLES DANS L’ARMÉE VEULENT RENTRER CHEZ EUX – Gabriel Noël espère encore, tout en se plaignant que cet espoir ne soit pas partagé par tout le monde : « Un grand nombre de villageois qui sont parmi nous ne désirent que retourner chez eux pour cultiver leurs terres : il y en a qui donnent leur démission. Ils ne voient pas, les insensés, que pour cultiver la terre avec tranquillité et profit, il faut que la patrie n’ait point de risques à courir; leur petit intérêt les aveugle. Et ce sont pourtant les gens de la campagne qui gagnent le plus aux bienfaits de la Constitution ». Ils ont bien à y gagner, mais cela ne les empêche pas de penser que les exigences militaires qui vont tellement à l’encontre des besoins de la société civile ne relèvent pas du domaine de la « liberté ». On voit ici « en acte » la dialectique qui était à l’œuvre dans les discours cités précédemment et qui consiste en un basculement de la grande synthèse nationale et militaire dans une sorte de particularisme social. Conçue comme facteur et reflet de l’unité nationale, l’armée ne cesse de produire des mécanismes qui sont inconciliables avec les besoins des autres sphères sociales (Noël, op. cit. par Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001, pp. 62-63 (Lettre du 6 février 1792).
2. Commission adressée par M, Rigouard, évêque du département du Var, à M. Roux, curé de la paroisse Saint-Louis :
« Nous Jean-Joseph Rigouard, par la miséricorde divine, l’élection constitutionnelle, l’ordination apostolique, et dans la communion du Saint-Siège, évêque du département du Var, Comme les sœurs de l’évêché de Toulon ont cessé depuis longtemps de faire remplir à leurs élèves les devoirs de la religion, qu’elles leur prêchent la révolte à la loi par leurs discours et leurs exemples, et qu’il est de la dernière conséquence de mettre fin à un si grand scandale, nous croyons qu’il est urgent de les remplacer. En conséquence, nous donnons commission à M. Roux, curé de la paroisse Saint-Louis, de se transporter à Hyères où réside la sœur Engaurran dont les talents et les vertus nous sont connues, pour lui intimer en notre nom de se rendre sans délai à la maison des sœurs des écoles gratuites de Toulon pour y travailler conjointement avec la sœur Barbarroux, que nous y avons également appelée, à l’éducation des filles de ladite ville, et pour remplir efficacement notre commission. Nous lui accordons à cet effet tous nos pouvoirs. Donné à Fréjus, le 6 février 1792. Signés à l’original : J.-J. RIGOUARD, évêque du Var (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18). Par mandement : Lambert, secrétaire. (Arch. communales de Toulon).
[id. : (A titre d’exemple, voici le procès-verbal du serment prêté le 26 septembre 1792 par Ganteaume, régent des écoles du Castellet (Archives communales du Castellet) : « Je jure de maintenir la constitution du royaume décrétée par l’Assemblée nationale, de faire respecter les personnes et les propriétés, de maintenir la liberté, l’égalité, ou de mourir en les défendant, de vivre libre ou mourir, et d’enseigner la Constitution à mes écoliers. » (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18).
–1794 – 6 février :
1. Après la reprise de Toulon, Bonaparte sera promu général de brigade (22 décembre 93). Il sera titularisé, dans ce grade, le 6 février 1794 (Louis Baudoin, 1965, p. 536).

2. Instruction du Conseil de Santé des Hôpitaux militaires sur les inhumations, porté à la connaissance des administrateurs de Senary (auj. Sanary), daté du 18 pluviôse an II (6 février 1794). Signée par le Ministère de l’Intérieur, cette instruction précisait les conditions dans lesquelles devaient être enterrés les cadavres trouvés sur les lieux où il y avait eu des batailles (profondeur d’ensevelissement, fumées aromatiques de résineux ou de bois enduits de résine près des lieux d’inhumation ; équipement et préparation du personnel chargé de l’enfouissement), et dans les cimetières (en plaine, ensevelissement dans les 24 heures, recherche des corps ; fosses de six pieds de profondeur, chaux et eau). En cas de défaut de terre, brûler les corps ou bien les porter dans des carrières abandonnées ou des cavités naturelles que l’on fait ébouler à l’aide de mines (Rotger B., 1984, p. 288 : pièce aux archives de Sanary).
–1798 – 6 février : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES OEUVRES – Arnaud Honoré cultivateur d’Auriol, 60 ans, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1800 – 6 février (17 pluviôse an VIII) : Toulon avoue 22 000 habitants (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

–1846 – 6 février : PROJET D’ÉDIFICATION D’UN NOUVEAU PHARE A SAINT-MANDRIER – Afin de faciliter l’entrée de la rade la nuit, en temps de paix, une commission supérieure, nommée par le ministre, proposa de remplacer le phare de troisième grandeur de la pointe du Rascas, formant l’extrémité sud-est de la presqu’île de Cépet, par un autre plus puissant qui serait établi à une plus grande hauteur, entre le fort de la Croix-des-Signaux et le tombeau de Latouche-Tréville (alors placé au sommet de Cépet) afin qu’il soit aperçu de loin par les bâtiments venant de la haute mer et se dirigeant vers l’entrée de la rade de Toulon. Ce nouveau phare devait être complété par un fanal placé au sommet d’une tour cylindrique en maçonnerie établie sur la partie sud du parapet de la Grosse Tour, à une hauteur qui dominerait la plate-forme de son donjon. Cette lumière guiderait le bâtiment dans le goulet d’entrée de la rade. Ces propositions furent approuvées par le ministre et exécutées (Gisèle Argensse, 1989, p. 44).
–1866 – 6 février : MISE EN SERVICE D’UN CARGO CONSTRUIT PAR LES CHANTIERS DE LA SEYNE – Le 2 février, livraison à la SGTM du cargo minéralier de 951 tonneaux Alsace (76,2 m, et 1er d’une série de 6), construit par les chantiers de La Seyne. Le 6 février, il est mis en service sur Alger (marine marchande / moment 44).
–1881 – 6 février : FONDATION DE L’UNION vélocipédique FRANçAISE, la future Fédération française de cyclisme.

–1928 – 6 et 7 février : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le porte-avions Béarn est mis sur rade le 6 février et le lendemain fait l’essai de bon fonctionnement habituel après les visites et les démontages. Il marche à 19,4 nd, malgré plusieurs incidents, puis regagne les FCM de La Seyne (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste.).
–1933 – 6 février : EXPLOSION AUX USINES RENAULT DE BILLANCOURT, 8 morts et 36 blessés.
–1934 – 6 février : France – MANIFESTATIONS CONTRE LE GOUVERNEMENT -A Paris, les organisations d’extrême droite et les anciens combattants de l’U.N.C. appellent à manifester devant le Palais Bourbon au moment où le nouveau cabinet ministériel Daladier se présente devant la Chambre des députés. Le Parti communiste de son côté appelle ses militants à manifester contre le gouvernement. La manifestation des Croix-de-Feu a lieu. Elle arrive à la rue de l’Université derrière le Palais Bourbon, ne cherche pas à y pénétrer et sur les consignes de son chef de la Rocque, se disperse. Les manifestants des autres organisations se déploient sur le cours la Reine, la rue Royale, et reviennent à la charge pour traverser le pont qui est barré devant la chambre. Des autobus sont incendiés. les forces de l’ordre ouvrent le feu. Il y aura 14 morts parmi les manifestants et un mort dans la police (on parlera à tort de 40 morts). Le lendemain, le but des ligues semble avoir été atteint : le gouvernement Daladier démissionnera (Rossel).

–1941 – du 4 janvier au 6 fevrier : LES ANGLAIS PRENNENT L’OFFENSIVE EN LYBIE – Début de la contre-offensive anglaise en Lybie. Capitulation de Bardia et de 30 000 soldats italiens. Tobrouk tombe le 22 janvier, la capitale de la Cyrénaïque, Benghazi, sera prise le 6 février (Jünger, Journal de guerre).
–1942 – 6 février : Rationnement – Les produits maraichers étant contingentés, la population est avisée que l’inscription chez les épiciers est nécessaire comme pour tout autre produit rationné. La quantité à délivrer pour chaque habitant de la commune sera fixée par les services de rationnement selon les quantités apportées au marché (Le Petit Provençal, édition Toulon – 6 fév. 1942)
–1943 – 6 février : L’EUROPE ALLEMANDE PREND EAU DE TOUTES PARTS – Face aux chamboulements sur l’échiquier international, il faut bien évidemment serrer les boulons d’un édifice qui menace de s’écrouler si l’on n’y prend pas garde. Aussi, le « Matin » du 6 février, afin de redonner corps aux pays alliés de l’Allemagne, annonce-t-il “L’Europe résiste au blocus” ajoutant toutefois en intertitre : “Seules les armes décideront”. Le pôvre, il faut bien prévoir non ? (HR).
–1945 – 6 février : EXECUTION DE ROBERT BRASILLACH AU FORT DE MONTROUGE pour intelligence avec l’ennemi. Fascistes, pétainistes, lavalistes, doriotistes, ils ignoraient tout, vraiment tout, disaient-ils, de l’existence des chambres à gaz, de l’extermination des juifs, du sort qui leur était réservé à Dachau, Auschwitz, Treblinka… Il en était même qui affichaient une moue nauséeuse lorsqu’on leur détaillait l’horreur nazie ou qui soudainement mettaient quelque « nuance » dans leur antisémitisme. Telle fut la défense de l’écrivain antisémite Robert Brasillach, condamné à mort et exécuté le 6 février 1945 au fort de Montrouge. Par ses écrits, Lucien Rebatet prouve le contraire et permet ainsi de poser un regard nouveau sur l’histoire de la collaboration. Et, plus particulièrement, sur la personne de Robert Brasillach. Dans « L’Inédit de Clairvaux », Rebatet affirme qu’en 1943 Brasillach évoquait l’extermination des juifs, qu’il dira l’ignorer durant son procès en 1945.
–1962 – 6 février : PRUD’HOMIES DE PÊCHE – Le Conseil d’Etat a confirmé les attributions générales des Prud’homies dans lesquelles on distingue : – les attributions juridictionnelles qui donnent compétence aux Prud’hommes pêcheurs pour connaître seuls exclusivement et sans appel, de tous les différends entre les pêcheurs survenus à l’occasion de faits de pêche, manœuvres et dispositions qui s’y rattachent dans l’étendue de leur juridiction ». -Les attributions réglementaires : c’est à dire « la Faculté, pour prévenir les rixes dommages ou accidents, de régler entre les pêcheurs la jouissance de la mer et des dépendances du domaine public maritime, de fixer les heures de jour et de nuit auxquelles certaines pêches devront faire place à d’autres… bref, de prendre toutes les mesures d’ordre et de précautions qui, à raison de leur variété et de leur multiplicité, ne sont pas prévues par le Décret de 1859 ». -Les attributions disciplinaires qui permettent aux Prud’hommes (article 47 du Décret de 1859) d’infliger des amendes civiles contre « ceux qui bien que convoqués n’assistent pas sans motif valable aux Assemblées Générales, qui ne payent pas leur part pour l’abonnement, qui se présentent dans la salle avec armes et bâtons »… etc. Dès lors, si le sort des Prud’homies comporte quelques incertitudes, force est de constater que ce ne peut être qu’à la suite d’une inadvertance et non d’une volonté délibérée.] (Patania L., Guillaume J., 2002 : considérations générales sur les prud’homies)
–1990 – 6 février : DISPARITION DU CHRONIQUEUR « VAR-MATIN » DE SAINT-MANDRIER – Le Père Louis Roussel qui signait ses articles dans Var-matin, Jean Debout, est brutalement enlevé à l’amitié des siens après une cruelle maladie. Ses articles dans ce quotidien, où il assurait la chronique de Saint-Mandrier, étaient pleins de confiance, d’optimisme et d’humanité. Il aimait rapporter les témoignages sur le temps passé dans un français excellent, plein de poésie. Une foule nombreuse venue lui rendre un dernier et émouvant hommage, se pressait dans la nef de l’église Notre Dame de Bon Voyage à La Seyne (Gisèle Argensse, 2000, p. 157).
–2023 – 6 février : Nouvelles du matin –
-L’incendie de Mouriès ce samedi est le premier feu d’ampleur de l’année dans les Bouches-du-Rhône. Bilan : 110 hectares de végétation parcourus et 230 pompiers déployés sur le terrain. « La sécheresse qui s’installe est la principale responsable » explique le président du Comité Feux de Forêts de la commune.
-L’OM s’est incliné contre l’OGC Nice ce dimanche, en clôture de la 22e journée de Ligue 1 (1-3). Sa première défaite depuis plus de trois mois, qui permet au PSG de s’échapper en tête du classement : les Phocéens sont désormais relégués à huit longueurs.
-La ville d’Allauch vient de signer une convention pour accueillir le musée Marcel Pagnol qui sera aménagé dans l’ancienne usine électrique du village qui fait partie de l’univers du célèbre auteur. Ouverture programmée en 2026 pour ce musée municipal qui représente un investissement de 4 millions d’euros.
-Un drame familial a eu lieu à Charly-sur-Marne (Aisne), dans la nuit de dimanche à lundi 6 février 2023. Un incendie s’est déclaré au rez-de-chaussée d’un pavillon. Huit personnes, dont sept enfants, sont morts asphyxiés. Le père, grièvement brûlé, est hospitalisé (TF1 Info).
-Un séisme de magnitude 7,8 a frappé le sud de la Turquie et la Syrie voisine, lundi. Un bilan, toujours provisoire, passe à au moins 912 morts en Turquie et 963 en Syrie (592 en zone rebelle, 371 dans les zones gouvernementales). Les secousses, ressenties dans tout le sud-est de la Turquie, ont également été ressenties au Liban et à Chypre (TF1 Info).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 185e livraison :

(cliché H. Ribot, Sanary en 1959).
Évolution du nom de Sanary à travers les âges.
–cella Sancti Nazarii XIIe siècle, ecclesia Sancti Nazarii 1135 : il est d’usage de situer cette cella en bordure de mer, à l’emplacement de l’église actuelle de Sanary, à proximité de laquelle des vestiges romains furent découverts, tout particulièrement une tombe en bâtière orientée et datée de la première moitié du IVe siècle par le matériel qu’ elle contenait (Martina-Fieschi 1999a, 1999d, 1999e). C’est possible, mais n’est pas pour le moment confirmé par des découvertes archéologiques attribuables aux XIe et XIIe siècles. Le rôle joué par le port de Sanary comme débouché d’Ollioules sur la mer et de Six-Fours à cette époque n’est d’ailleurs pas connu. Il est cependant probable que la cella Sancti Nazarii dut faire l’objet d’une âpre tractation entre le seigneur de Marseille et l’abbé de Saint Victor au moment de la délimitation de la terre de Six-Fours en 1156, puisque Sanary passa à Ollioules et disparut ainsi de la liste des terres appartenant au monastère marseillais qui venait de perdre en 1151 la seigneurie du Castellet (cf. Sanary).
-San Nazar 1318 ;
-Sanazar 1339 ;
-Sanacar 1367 ;
-Nazar 1375 ;
-San Marzam 1490 ;
-Cenary 1634 (Tassin 1684, carte) ;
-Cenari 1639 ;
-Saint Nazaire 1788 (Rotger B.1982) ;
-St Nazaire Beau Port 1778 (Cassini 1778, carte) et 1794 (Faiden William 1794, carte).) ;
-Sannary 1794 ;
-Cenary 1794 ;
-Sanary 1844-1891 ;
-Saint-Nazaire fin XIXe -début XXe siècle ;
-Sanary-sur-Mer aujourd’hui.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 385e livraison :

(cliché H. Ribot)
–1543 – 16 mars : La cour du Parlement de Provence rend un arrêt maintenant le monastère de Montrieux dans son droit de percevoir les tasques et les dîmes des terres sises aux lieux-dits Trobenc et les Planiers, sur le territoire d’Orves, et condamnant l’évêque et le chapitre de Marseille de restituer les sommes indûment perçues, daté du 16 mars 1543 [Boyer R., 1980 : Aix-en-Provence – La cour du Parlement de Provence rend un arrêt maintenant le monastère de Montrieux dans son droit de percevoir les tasques et les dîmes des terres sises aux lieux-dits Trobenc et les Planiers, sur le territoire d’Orves, et condamnant l’évêque et le chapitre de Marseille de restituer les sommes indûment perçues.] lesd. terroyr d’Ayroneves estre confronté avecques le terroyr de Signe par les terres, limites et bornes ensuyvantz, assavoyr : devers soleilh levant, au lieu dict le Trou de Matheron, et de levend ver le couchant aux samboles de Valbelle, au lieu dict le regayge Brugedor, au pas de la colle de la Gast, au pousset d’Auriol, alla sambollo de Petellin, au clapier de Ves, alla colla de Gaudalbert, et de la jusques a l’entour du vallon sive val del Lentilh. Ez quels lieusx et confrons, ordonne la Cour estre dressés seignes et limites de pierres ezlevées et apparentes, pour oster toute contestation à l’avenir. Et a condampné et condempne lesd. Evesque et chapiter de Marcelhe alla restitution des fruictz qui ont esté print ez dictz cartiers de Troublenc et Planiers, depuys lemoys de may mil cinq cens trente neuf. Et ce, touttefoys, sans préjudice du droict, faculté et usayge que ceulx dud. Lieu de Signe pourroeynt prethendre de paistre leur bestail ez dictz cartiers, jusques aux lieux dictz les Portes de Ayroneves, les Castellaces, et la Roche de la Vène, ez quels lieux l’y a certaynes croix gravées en roc, en allant et revenant abrever leur bestail au lieu dict les Esguiers, estant vers soleil couchant du cartier du Baucet, et saulx aud. Convant leurs droicte et deffances sur ce…(Charte 45 du cartulaire de Montrieux, Boyer R., 1980, p. 435-437)
–1543 – 28 octobre : le conseil municipal, exclusivement composé d’hommes, avait interdit aux Marseillaises de porter des bijoux, « fors et excepté l’anel de mariage ».
–1550 – 15 mars : Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 893 : Mort de Jean-Baptiste Cibo, évêque de Marseille, (Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 893, p. 544)- [Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 893 :Signes, vers 15 mars 1550. Mort de Jean-Baptiste Cibo, évêque de Marseille.] …Nous sommes transportez au lieu dit Sign où est décédé ledict sr évesque. Et arrivez audict lieu, voullant pourvoyr à faire transduyre le corps du fict feu sr évesque solennellement en la ville de Marseille, pour icelluy ensepvelyr en ladicte cathedralle, et en la tombe de ses prececesseurs, avons trouvé le dict corps ensepvelly en l’église Saint Pierre, parrochialle du dict lieu de Signes, et mys en ung arche, dans un vas faict de nouveau. Lequel corps avons voulu faire lever dudisct vas ; mais sont venus Amauric le sundic dudict lieu, Clement Gravier, et plusieurs autres … lesquels se seroyent opposez, disant que ledict evesque est sr temporel et spirituel dudict lieu, et en icelluy a faict, despuys qu’il est en ce pays, toujours faict sa demeurance. Et a esté enspvelly en ladicte eglise parrochialle dudict lieu, en laquelle doibt estre sa sepulture, et non aultrement …
LA SEYNE-SUR-MER. 92e livraison : quelques-unes des bastides situées sur le territoire seynois.

BASTIDE, bastida [bastido][1] ; ferme, villa, bastide ; mas, [bordo], borie ; maison de campagne ; du provençal bastir et du grec bastazein « porter ». Se trouve dans tout l’Ouest varois. De la même famille : bastiment et bâtiment. En règle générale les bastides de l’ouest varois sont relativement récentes ; hormis celle de Darbosson à Ollioules (1490), elles sont datées du XVIe siècle pour les plus anciennes. Cependant, il nous faut rappeler l’existence de la bastide des abbés du Thoronet à Miramar, Sainte Maxime Var, en 1323[2], de la bastida sita a las planas de Bellomonte en 1471 (Château de Beaumont), au quartier Saint Julien à Marseille, et celle de l’évêque de Marseille au quartier Séon – Saint-André mentionnée en 1352 (Mortreuil J.-A.B. 1872 : bastida domini episcopi). La famille Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe (turris Gaufridi Boscarle 1299, turris Bertrandi Boscarle 1332, Boscarla 1354, Bastida den Boscarla 1373, tour de Bouscarle 1696 (Mortreuil J.-A.B. 1872). De même, en 1322, les hommes d’Ollioules demandent à ne pas être tenus de garder à leurs frais, sauf en temps de péril, la tour ou bastide de Sanary : turrem sive bastidam Sancti Nazarii (Rotger B. 1984).
–bastide Cachou XVIIe siècle[3], com. de la Seyne ; cf. Cachou.
–bastide de la Grande terre de Saint-Jean de Berthe XVIIe siècle[4] ; quartiers Saint Jean de Berthe et Berthe XXe siècle
–bastide de la Garenne XVIIe siècle[5] (au sud de la hauteur de la Garenne, cf. Podium Rascas 1156 ; en limite d’Ollioules), com. de la Seyne.
–bastide de la Goubran XVIIe siècle[6], com. de la Seyne (en limite d’Ollioules et de Toulon) ; cf. Lagoubran.
–bastide dite la Martine ou bastide du sieur Dedon 1688[7], com. de la Seyne (en bord de mer, un des termes d’Ollioules et de la Seyne)[8] ; une bastide appartenant au sieur Dodon 1688[9].
bastide du sieur Dedon 1688[10], com. de la Seyne ; cf. bastide dite la Martine.
–bastide la Chaulane XVIIe siècle[11], com. de la Seyne ; cf. Chaulane.
–bastide La Chênelaie XVIIe siècle[12], com. de la Seyne (à l’Evescat).
–bastide la Maurelle XVIIe siècle[13], com. de la Seyne ; cf. Maurelle.
–bastide Saint Joseph de Gavarry XVIIe siècle[14], com. de la Seyne ; chapelle Saint Joseph de Gavarry 1664. cf. Gavarry. (voir le cliché de la parcelle cadastrale en haut de ce chapitre).
–bastide Saint Louis XVIIe siècle[15], com. de la Seyne ; cf. Clos Saint Louis
–bastides de Tarignier ou de Taraignier 5/11/1678[16], com. de la Seyne ; chapelle de Saint Martin.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

La maîtresse donne les résultats de la dictée et s’adresse à Manu :
– Que se passe-t-il, Manu ? Tu avais toujours 20 en dictée et depuis quelques semaines, tu n’as même plus la moyenne ?
-C’est pas ma faute, c’est Julie qui a changé de place !

J’en ai terminé. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon mardi à tous et à demain pour fêter les EUGENIE !
NOTES concernant l’article « LA SEYNE-SUR-MER. 92e livraison : quelques-unes des bastides situées sur le territoire seynois ».
[1] Barthélemy L. 1882 ; Mortreuil J.-A.-B. 1872.
[2] Documents antérieurs à 1790 – Enquête de Robert de Millet, fonds de la cour des comptes de Provence – B 1103 ; Barthélemy E. 1882a.
[3] Baudoin L. 1965.
[4] Baudoin L. 1965.
[5] id.
[6] id. : le portail de cette ancienne propriété de la famille d’Estienne d’Orves a été placé au Broussan, à l’entrée du domaine d’Orves.
[7] Castellan E. 1937.
[8] id. ; Rotger B. 1984 : lors de la visite des experts chargés de délimiter Ollioules de Sanary, ils reconnaissent également d’autres termes séparant Ollioules de Six-Fours / La Seyne et Ollioules de Toulon. Parmi ceux-ci, il est dit que de la bastide de la Martine, ils se rendirent à un terme proche de la mer.
[9] Rotger B. 1984.
[10] Castellan E. 1937.
[11] Baudoin L. 1965.
[12] id.
[13] Baudoin L. 1965.
[14] id.
[15] id.
[16] Baudoin L. 1965.

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