ÉPHÉMÉRIDES DU 12 JANVIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 12 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n°4045).

ILLUSTRATION. Bonne année !

BONNE FÊTE aux Tatiana, diminutif de Tatius, un très vieux nom porté dans le Latium par un roi des Sabins.

Sainte Tatiana subit le martyre à Rome. Par la suite, Tatianus et Tatiana ont disparu de l’usage dans le monde occidental mais furent conservés dans le monde hellénique puis orthodoxe, d’où le succès de Tatiana en Russie. Aujourd’hui, en France, on ne compte pas moins de 16 000 Tatiana qui ont une moyenne d’âge de 25 ans.

LE CALENDRIER RÉPUBLICAIN dédiait à un métal, le fer, ce 23e jour du mois de nivôse An II.

DICTON : « En iever lou jour a ges d’ouro », en hiver, le jour n’a pas d’heure, autrement dit « en hiver, on a le temps » parce que les travaux à la campagne ne sont pas soumis à des horaires précis (Pierre Rollet : Lou gàubi prouvençau).

PENSÉE. Le plus dangereux ennemi que tu puisses rencontrer sera toujours toi-même (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Paris, édition du Mercure de France, 1958).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Huitième ouvrage : Adolphe Thiers – Histoire du Consulat, édition illustrée de 70 dessins. Lheureux et Cie éd., Paris, 1865, 608 p. N° d’enregistrement : H 408 S 2 2 A.

Comme l’écrit Thiers pour exprimer son admiration pour l’Empereur : « On reconnaîtra, j’en suis sûr, un historien admirateur ardent de Napoléon, ami plus ardent de la France, déplorant que cet homme extraordinaire ait pu tout faire, tout, jusqu’à se perdre, mais lui sachant un gré immense de nous avoir laissé, en nous laissant la gloire, la semence des héros, semence précieuse qui vient de lever encore dans notre pays, et de nous donner les vainqueurs de Sébastopol.  Paris, 10 octobre 1855, A. Thiers ».

ÉPHÉMÉRIDES.

(cliché : 1900 – famille paysanne d’Allauch – photo Detaille -Marseille).

1298 – 12 janvier : LIEUX-DITS D’ALLAUCH cités dans une charte  aux archives municipales .

Deffenset Le Deffend – quartier  rural, quartier des Trois-Lucs. Première mention : Defensum de Belpugeto, 20 août 1125 (charte  aux archives de la Major). Note : un « défend », du latin defensus, p. de defendo « écarter, protéger » était un terrain communautaire, une réserve, la plupart du temps un bois dont l’entrée était interdite aux aux bestiaux (Boyer 1980 ; Fourvières 1902 ; Levy 1909 ; Mistral 1890 ; Nouvel 1981). Les seigneurs cherchaient à protéger la forêt par des mises en défens ou par une réglementation des droits d’usage, telles la limitation de la glandée, ou l’interdiction de défricher. S’ils autorisaient parfois des essarts, c’était contre une redevance d’une part minime des récoltes, la tasque (tasca) (Boyer R., 1980).

Apud Embucos. Première mention des Embus – quartier  rural, quartier des Trois-Lucs (en 1867).

Podium dauri. Pichauris, forêt et bois communaux. Ancien château, aujourd’hui détruit(Castrum Podii auri), qui appartenait à l’évêque de Marseille par suite de la cession qui lui fut faite le 31 janvier 1254 par Charles d’Anjou (charte aux archives de l’Evêché) ; il était compris dans le territoire du château de Ners. Cette terre appartint ensuite aux d’Albertas, mais comme arrière-fief, sous la mouvance de l’évêque de Marseille. Le prieuré dépendait autrefois de la paroisse de Peypin.

-Sanctus Petrus. Saint-Pierre, quartier rural, quartier de la Bouquière. Il y avait dans cet endroit un ermitage tombé en ruines (S. Pierre, v. 1750 sur le plan de Chevallier).

1299 – 12 janvier : LIEU-DIT D’ALLAUCH – Balquiera, cité dans une charte aux archives municipales. La Bouquière – bastide (1872). Notons que le 18 septembre 1683, la bastide sera dénommée La Banquière (acte aux archives municipales d’Allauch)

1313 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Passum Rodeilli cité dans une charte aux archives de la Major. Pas de Rodel – quartier rural entre Mal-Passet et la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, le 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires). Note : pas, passage, passé, passant ; composés :malpasset, marripas : défilé, passage, col, gué ou pont ; passage.  Du latin passum, traverser en marchant. (Nouvel 1981).

1317 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE cité dans une charte aux archives de la Major – Cornoneves. Cornanèves – lieu-dit, quartier de Sainte- Marthe, en dessus de la Mascaronne (1872) dont la première mention est Corgnaneves, le 27 novembre 1272 (charte  aux archives municipales).

(1978 Cotignac , cl. H. Ribot)

1337 – 12 janvier : Cotignac – commune du Var. Quittance par Jean de Pontevès, seigneur de Cotignac et Carcès à Galburge d’Agoult-Sault. veuve de Fouque de Pontevès et tutrice de Fouquet de Pontevès. de 241 florins pour joyaux et vases d’argent. (Acte 647 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : INd. : Morin-Pons, Inventaire d’archives dauphinoises, n° 414)

1343 – 12 janvier : Le roi Robert croyait avoir tout prévu lorsqu’il mourut, le 12 janvier 1343, à l’âge de 63 ans. Il fut pleuré par ses sujets qui lui avaient donné le nom de Bon.Aussitôt après la mort de Robert, les Marseillais envoyèrent prêter serment de fidélité à la reine en sa qualité de comtesse de Provence. Ils lui demandèrent la confirmation de leurs franchises. Jeanne recommanda aussitôt par écrit au général sénéchal de Provence de les respecter scrupuleusement.

1358 – 12 janvier : Guerre de 100 ans – Assemblée tenue par Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, à Saint-Jacques-de-l ‘Hôpital.

1383 – 12 janvier : Guerre de 100 ans – Après la conjuration des bourgeois de Paris commencent les arrestations.

1392 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE cité dans un acte aux archives de l’Evêché – Pratum Rotundum. Pré-Redon – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, à la Millière. Autre mention : Lo Prat Redon, 12 janvier 1440 (acte aux archives de l’Evêché).

1439 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Buyere ou Pré Redon, cité dans une charte aux archives de la Major. La Millière – hameau en 1872 au quartier de Saint-Menet. Première mention au XIVe siècle : Prat Redon, domaine situé dans un méandre de l’Huveaune appartenant à Jean de l’Oye.

1440 – 12 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE mentionnés dans un acte aux archives de l’Evêché.

-Lo Prat Redon. Pré-Redon lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, à la Millière.Première mention : Pratum Rotundum, 30 décembre 1392.

Bastida Guillelmi Rampalini. Les Rampauds – hameau, quartier de la Valentine. Nom donné à ce hameau par la famille Rampalin, dont le plus ancien, Guillaume Rampalin, vint s’établir au milieu du XVe siècle, dans l’ancien quartier de Val Juege.

-Roqua dan Gassin. Roche de Garin -lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, près du château de Forbin. Première mention : Roca dan Garin, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor).

1468 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Vau Longue (acte aux archives de l’Evêché). Vau-Longue lieu-dit au quartier des Aygalades. Première mention : Vallis Longa, 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n° 53).

1622 – 12 janvier : ARRÊT DE LA COUR du Parlement QUI DÉBOUTE DE SA DEMANDELE SEIGNEUR DE FRANGIPANI, ABBÉ de Saint-Victor –  Au préjudice de toutes ces procédures et arrêt, ledit Seigneur Robert de Franchipani (corr. Frangipani) aurait importé des lettres royaux (royales) de décision contre les transactions passées entre les Seigneurs abbés, ses devanciers, et les syndics et habitants dudit S-F, touchant l’affranchissement des censes, droits de lods et trézain, l’acquisition de diverses propriétés de terres et autres droits mentionnés auxdites transactions. Et le procès ayant été mis par-devant la Cour du Parlement de ce pays, sur les défenses et bonnes raisons desdits syndics, par arrêt d’expédiant du 12 janvier 1622, ledit Seigneur abbé fut débouté desdites lettres royaux (royales) et la communauté relaxée (Jean Denans 1713).

1663 – 12 janvier : Le cadastre d’Allauch porte, sur la commune de Cassis, le lieu-dit « Baume des Espagnols », au-dessus du vallon des Ombres, ainsi que « Le Ressadou », vallon situé entre les vallons du Faucon et des Ombres.

1684 – 12 janvier : MARIAGE DU ROI AVEC Mme DE MAINTENON – Après la mort de la reine Marie-Thérèse, Louis XIV épouse Madame de Maintenon.

1735 – 12 janvier : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE – Leone Catteno écrivait de Tunis à sa mère : « Mon maître dit qu’il veut m’envoyer sur une tartane en mer Egée (…) et je crains qu’il ne veuille m’envoyer à Constantinople. Je ne sais pas si je te reverrai, parce que si je vais à Constanti­nople, ce sera pour y mourir ; ici, au moins, je fais le travail qu’on me donne et [quoique] les poux me dévorent vivant, je garde l’espoir de te revoir tôt ou tard, avec l’aide de Dieu . » (ASN, SCRC, liasse 15, cas nos 2879-2881 ; voir aussi ASVat, Gonfalone, liasse 1139, p. 124 ; cité dans L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 250).

1772 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Le Pousset cité dans un acte aux archives de la Major – propriété, quartier d’Eoures (registre aux archives de la Major).

1781 – 12 janvier :

-LIEU-DIT DE MARSEILLE cité dans un acte aux archives de la Major – La Camuse, propriété, quartier d’Eoures.

-Ollioules est autorisée à racheter le droit de mouture aliéné en février 1716 par option à ses créanciers pour la ferme de 65 940 livres… Le Conseil approuve le rachat et le mode d’emprunt. Ce rachat fut autorisé par le Roi le 12 janvier 1781 (Eugène Castellan, 1937).

1793 – 12 janvier :

1. La défense des côtes redevient l’objet de toutes les attentions – Une intervention anglaise directe sur le continent étant de l’ordre du possible, elle pouvait concerner les habitants des bords de la Méditerranée et la partie des côtes de la Provence « la plus menacée par des armées navales des ennemis a toujours été celle de ce canton – à l’Ouest de Sicié – , attendu sa grande proximité avec la ville de guerre de Toulon et de ce qu’elle présente encore plus de facilité et plus de moyens pour y créer une débarque » (Roger Vallentin du Cheylard). La défense des côtes redevint dès lors l’objet de toutes les attentions. Guigou, adjudant général de la 2e légion du district de Toulon, promit de faire obtenir la solde demandée pour les hommes montant la garde aux batteries, puisqu’ils faisaient le service de la troupe de ligne (12 janvier 1793) (Henri Ribot, Soldats de l’An II…).

2. L’itinéraire du toulonnais Pélabon est désormais marseillais : il est engagé comme machiniste au Grand Théâtre. Simplement, pour montrer comment se bâtit une légende, voyons ce que les commentateurs ont dit de sa création de 1793, dont le texte est perdu ; Bory écrit : « L’emploi de machiniste au Grand-Théâtre de Marseille étant venu à vaquer, en 1793, Pelabon fut appelé à le remplir et ne tarda pas à être dénoncé comme aristocrate. C’est pour détourner les soupçons et mettre sa vie à l’abri d’un danger imminent qu’il se décida à écrire et faire représenter le sans culotte à Nice, comédie révolutionnaire en un acte et en vers, qui ne fut point im­primée et dont tous les rôles, à l’exception de celui d’un émigré, étaient en provençal » (1858). La Revue Félibréenne, 1888 : « En 1793, Pelabon fut appelé à remplir l’emploi de machiniste au Grand Théâtre de Marseille. Il y fit représenter, pour célébrer l’entrée des troupes de la Convention dans cette ville, une comédie révolutionnaire en un acte et en vers : Lou sans-culotto à Niço, dont tous les rôles, excepté celui d’un émigré, étaient en provençal ». Ce qui devient, sous la plume toujours aussi lyrique de Jean Monnet en 1901 : « En 1793, la plaço de machiniste déu grand teatre de Marsiho estent vacante, Pelabon la demandé e l’ôutenguè, ço que ié permeteguè de faire flori emé si representacioun de Maniclo, maugrat lou vent de tempesto que boufavo d’aquéu tèms. Mai, coume i’a ges de bèu pantai que noun s’esvaligue, d’enterin que se chalavo is aplaudimen que li Marsihès largavon à sa coumèdi espiritalo, fugue denouncia coume aristoucrato, e, pèr asvarta l’aurige e sauva sa vido, lèu, lèu, escriguè e faguè représenta Lou sèns-culoto à Niço, coumèdi revouluciounàri en un ate e en vers, que se jouguè pèr célébra l’intrado di troupo de la counvencioun a Marsiho ». Une vérification dans la presse marseillaise des années 1790-1794 m’a permis de constater que Lou Groulié est représenté dès 1791, avant l’arrivée de Pelabon à Marseille : mais il n’a pas les honneurs du Grand Théâtre. C’est l’autre théâtre marseillais, spécialisé dans le répertoire distractif, qui l’accueille. Le fait illustre bien le statut mineur du théâtre dialectal. Quant à la pièce de Pelabon, elle est représentée peu après l’entrée des Français à Nice, au tout début 1793. La sécession fédéraliste n’a pas encore éclaté, et les troupes montagnardes qui rétablissent l’autorité de la Convention n’entreront à Marseille que fin août 1793. « On a donné sur le Théâtre de la Rue Beauvau, une petite pièce intitulée Les Sans-Culottes à Nice, comédie en un acte, en vers pro­vençaux et français, du cit. Pelabon, de Toulon. Il y a du sentiment. & surtout un patriotisme éclairé, dans cette petite pièce, due à l’en­trée de nos troupes à Nice. L’auteur a rempli dans sa comédie un rôle de garçon cabaretier, & ce n’est pas celui qui a été le plus mal joué. » (Journal de Provence, 12 janvier 1793 cité par René Merle, dans Inventaire du texte provençal).

1794 – 12 janvier : Fabre d’Eglantine, l’auteur du calendrier révolutionnaire, est arrêté lors d’un débat à la Convention. Il sera guillotiné le 5 avril suivant à Paris

1817 – 12 janvier : Carnet de Stendhal, 1817 : 12 janvier 1817. — Voici enfin le grand jour, jour de l’ouverture de Saint-Charles : folies, torrents de peuple, salle éblouissante. Il faut donner et recevoir quelques coups de poing et de rudes poussées. Je me suis juré de ne pas me fâcher, et j’y ai réussi. (…). Ma place au parterre m’a coûté 32 carlins (14 fr.), et mon dixième dans une loge au troisième, 5 sequins. Au premier moment, je me suis cru transporté dans le palais de quelque empereur (…).

1850 – 12 janvier : Lettre pastorale de l’évêque de Fréjus, contre ceux qui “font appel à toutes les passions contre tous les devoirs” et qui entraînent la société dans un abîme » (René Merle, décembre 1851 à La Seyne).

1870 – 12 janvier : MINISTERE D’EMILE OLIVIER – Emile Ollivier, rallié définitivement à l’Empire, constituait un ministère libéral qui allait prendre devant l’Histoire la responsabilité de la déclaration de guerre à la Prusse (Paul Maurel, 1945, p. 162).

-1882 – 11 et 12 janvier : UN CIMETIERE ROMAIN DECOUVERT A SANARY – Mercredi 11 Janvier 1882 : Saint-Nazaire (Aujourd’hui : Sanary).

UN CIMETIERE ROMAIN. – Les pluies dernières et la grosse mer qui ont fait ébranler une partie des terres argileuses qui se trouvent à la pointe de Port Issol à cinq minutes du village de Saint Nazaire ont mis à découvert des sépultures antiques ; ce sont des tombeaux primitifs de l’époque romaine, composés de deux larges briques faîtières recouvrant des restes humains.

               Ces briques mesurent environ 40 centimètres de large sur 60 ou 65 centimètres de long, avec un rebord en saillie, et sont presque intactes ; mais les ossements qu’elles protégeaient sont tellement calcinés par le temps, qu’ils tombent en poussière au moindre contact.

               Ces tombeaux sont absolument semblables à ceux qu’on a déjà trouvés à différentes époques sur ce point du littoral et qui contenaient des monnaies de bronze. Du reste, les fondements d’un quai, qui paraissent encore sous l’eau la quantité considérable de fragments de poterie et les médailles d’Adrien, de Vespasien et d’autres du Bas-Empire qu’on y trouve très fréquemment, prouvent d’une manière incontestable l’occupation de ce lieu par les Romains.

               Si les fouilles que l’on se propose de faire en cet endroit, donnent quelques résultats intéressants pour l’archéologie, nous tiendrons nos lecteurs au courant des nouvelles découvertes.

Le mauvais temps a particulièrement sévi durant l’année 1881. Déjà en janvier, il y a eu de fortes pluies et une grosse mer. Cela aura permis une découverte intéressante. En effet, le mauvais temps a ébranlé les terres à la pointe de Portissol. Découverts par la pluie apparaissent plu­sieurs tombeaux.

Voici ce qu’en rapporte le journal « LE PETIT VAR » du 16 janvier 1882.

« Saint-Nazaire – Les Antiquités de Portissol. Nous avons déjà dit dans un précédent numéro que d’importantes découvertes de sépultures romaines avaient été faites aux environs de Saint-Nazaire. Les fouilles continuent et donnent d’heureux résultats. Jeudi dernier, 12 Janvier, dans la matinée, deux personnes de notre localité, M. MOUTTON, insti­tuteur adjoint, et M. GUICHARD, se sont rendus au bord de la mer, dans la baie de Portissol, située à environ un kilomètre du village. Munis des outils nécessaires, ils ont pratiqué des fouilles dans un lieu escarpé que M. MOUTTON avait remarqué la veille et qui lui avait paru recou­vrir une tombe gallo-romaine. Ses prévisions .n’ont pas été déçues, après avoir constaté la présence d’un vieux tombeau, il a pu retirer le crâne et les principaux os d’un squelette romain… Les briques romaines, plates et à rebord, portaient à leur centre la marque de fabrique MAR ou MARI, la dernière lettre ne pouvait bien se distinguer. Trois fragments de fer travaillés semblent être les restes d’un poignard. La chair adhérait encore à tous les os. Elle se présentait sous la forme d’une masse fibreuse et avait de l’analogie avec le vieux feutre pourri. On y trouva aussi des monnaies de bronze, des médailles d’Adrien, de Vespasien et d’autres du Bas-Empire, des fragments de poteries en grand nombre. »

Toutes ces découvertes furent exposées dans la vitrine de M. Michel, papetier et graveur, rue d’Alger à TOULON. Il était précisé que les vases trouvés à Portissol étaient rarement entiers, pétris d’une terre rougeâtre, à demi cuite et perméable. Ils ont généralement la forme d’une bouteille à panse renflée et goulot très étroit. Il n’y a pas bien longtemps, on fit encore quelques trouvailles dans ce coin de Portissol. Le groupe d’archéologie de Sanary sous la conduite de M. Ribot, enseignant comme son collègue MOUTON en 1882, y a fait des fouilles intéressantes. Frédéric Dumas, en voisin, fit aussi des découvertes (articles écrits par Rémy Vidal et paru dans le journal « Petit-Var » du 11 et 16 janvier 1882 ; Barthélemy Rotger, 1984, p. 441-442 ; Cahier du Patrimoine ouest varois n°3, 1999).

1887 – du 12 au 23 janvier : LE MAIRE DE SANARY EST SUSPENDU PAR LE PREFET – Crise municipale à Sanary, un arrêté du Préfet suspend le maire THOULOUZAN, qui est remplacé provisoirement par Baptistin FLOTTE, Rotger B., 1984 : D’autres frictions interviendront encore. Par exemple, lorsque la Fabrique décida le 13 février Mais au sein de la Municipalité, un drame se noue. Depuis quelque temps, la comptabilité du maire est mise en doute. Il faut dire qu’il a aussi semé pas mal de discorde. Certains de ses amis se détournent de lui. Les convocations du Conseil municipal ne rassemblent pas toujours le nombre de conseillers suffisant. Le 12 Janvier 1887, un arrêté du Préfet suspend le maire THOU­LOUZAN, le 17 sa révocation est prononcée par le Président de la Répu­blique. Le 23 Janvier, c’est Baptistin FLOTTE qui, en qualité de conseiller, fait fonction de Maire par arrêté du Préfet. Au cours de la séance du conseil municipal de ce jour, l’ancien maire est dans la salle. FLOTTE demande la constitution d’une commission pour examiner la situation financière de la commune. Personne n’est candidat et on devra demander à M. le Préfet de désigner lui-même cette commission (Rotger B., 1984, p. 451).

1903 – 12 janvier – Première séance de l’Académie Goncourt (Le Figaro du 13 janvier 1903)

1906 – 12 janvier : LES RUES DE SAINT-MANDRIER SERONT BIENTÔT ECLAIREES – Les poteaux pour l’électricité de Saint-Mandrier sont presque tous en place et l’inauguration du nouvel éclairage est prévue pour les premiers jours de mars (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).

1913 – 12 janvier – Les derniers omnibus à chevaux disparaissent au profit des autobus (cliché Detaille – vers 1910, omnibus à chevaux, Compagnie Decanis).

1915 – 12 janvier : Le Miroir n°61 du 24 janvier 1915. Editorial « La Guerre » :“Mardi 12 janvier. —

« Dans la région d’Ypres, notre artillerie a bombardé efficacement celle de l’ennemi et détruit des tranchées. Entre Lys et Oise, nous avons pris une tranchée près de la Boisselle. Au nord de Soissons, nous avons progressé après avoir repoussé une attaque allemande : nous sommes solidement établis sur un éperon dominant. Duels d’artillerie en Champagne ; au nord de Perthe nous avons encore saisi quelques tranchées, dessinant nettement notre offensive ; près de Beauséjour, de nouvelles contre-attaques allemandes ont été refoulées par nous. En Argonne et sur les Hauts-de-Meuse, aucun incident sérieux; dans les Vosges, on ne peut signaler qu’un léger bombardement de Vieux-Thann et des hauteurs de Steinbach par les Allemands.

“Les avions germaniques ont vainement essayé d’atteindre la côte anglaise ; toutes 1es mesures y avaient d’ailleurs été prises pour les recevoir.

“Les réservistes roumains sont décidément convoqués : trois classes pour le 23, et trois classes pour le 29.

“Les combats en Pologne continuent à être défavorables aux Allemands qui s’obstinent toujours à reprendre l’offensive aux mêmes endroits.

“Le roi Albert Ier a protesté auprès du pape contre le traitement infligé au cardinal Mercier.

“M. Ramsay Mac Donald, l’un des chefs du parti ouvrier anglais, a exprimé l’avis que la Grande-Bretagne devrait introduire chez elle le service militaire obligatoire.

“La presse américaine se montre satisfaite de la réponse de l’Angleterre au sujet de la liberté du commerce dans l’Océan.

“Le bourgmestre de Dortmund, après beaucoup d’autres, invite les Allemands à restreindre leur consommation de denrées alimentaires, afin d’éviter la disette. »

1919 – 11 janvier : Le Populaire du 11 janvier publie une série d’informations concernant les événements que connaît l’Allemagne à cette époque.

La première provient de Zurich : « D’après les dernières nouvelles reçues de Berlin… le gouvernement Ebert était maître des Spartakistes. Le maréchal Hindenburg … va s’occuper d’assurer le maintien de l’ordre afin que les élections berlinoises à l’Assemblée nationale ne soient pas troublées. … En résumé, la situation est nettement améliorée à Berlin ; elle demeure encore stationnaire en province ».

La seconde arrive de Copenhague : « On mande de Berlin que des milliers d’hommes appartenant aux troupes gouvernementales continuent d’arriver à Berlin. Le bruit court que Liebknecht aurait été tué, mais il n’est pas confirmé. Berlin est en état de siège. Des troubles ont éclaté à Dusseldorff et à Essen ».

La troisième émane par télégramme Havas d’Amsterdam : « L’état de siège a été décrété à Berlin. »

LA quatrième de Bâle : « La bataille de Berlin continue, toujours plus sanglante et on croit qu’elle durera plusieurs jours. Les troupes du gouvernement, fortes d’environ 80 000 hommes et renforcées sans cesse par des régiments venus de l’ouest, paraissent devoir l’emporte. Leur supériorité tient sans doute à l’emploi de l’artillerie. Le canon gronde dans les quartiers du centre d’où les terroristes sont peu à peu expulsés. Les gouvernementaux sont soutenus également par des compagnies de lance-flammes, des mitrailles et des lanceurs de grenades. On se croirait au front. » (Le Populaire, du 11 janvier 1919).

En fait, les deux dirigeants spartakistes Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg seront arrêtés le 15 et abattus par des membres des corps francs durant leur transfert en prison. Nous y reviendrons.

1922 – 12 janvier : UN PRÉSIDENT DU CONSEIL PARTISAN DE LA FERMETÉ ENVERS L’Allemagne – Raymond Poincaré, ancien Président de la République pendant la guerre, succède à Aristide Briand comme président du Conseil. Il est partisan d’une politique plus ferme à l’égard de l’Allemagne (Alain Rossel, 1984).

1923 – 12 janvier : les gouvernements français et belge décident d’occuper le bassin de la Ruhr – La presse rapporte que les Allemands n’ayant pas livré des bois de traverse qui devaient être fournis au titre des réparations, les gouvernements français et belge décident d’occuper le bassin de la Ruhr, c’est-à-dire de « prendre des gages » ainsi que le prévoit l’accord sur les réparations. Le gouvernement allemand n’étant pas en état de s’opposer, décide la « résistance passive ». L’Humanité du 12 janvier titre : « Au nom du Droit des peuples et des requins de la métallurgie, LA RUHR EST OCCUPEE. Nos troupes se sont emparé « glorieusement » d’Essen … La chambre donne un blanc-seing à Poincaré-la Ruhr (Alain Rossel, 1984 ; L’Humanité, du 12 janvier 1923).

1926 – 12 janvier – L’institut Pasteur annonce la découverte d’un sérum contre le tétanos.

1931 – 12 janvier : BORMES-LES-MIMOSAS – Inscription par arrêté du 12 janvier 1931 des restes du château des Seigneurs de Fos, sis place Hippolyte Bouchard (place).

1935 – 12 janvier : record mondial de vitesse en autorail – Paris-Strasbourg parcouru à 130 km/h de vitesse moyenne, record mondial de vitesse en autorail par un autorail Bugatti avec une pointe de 196 km/h (%usée Bugatti).

1940 – 12 janvier :

Nous lisons dans Le Petit Parisien du vendredi 12 janvier : “LES COMMUNIQUÉS SUIVANTS  –

1. “N° 259 – 11 janvier (matin). Rien à signaler au cours de la nuit. Dans la journée du 10, nous avons abattu deux avions ennemis dans nos lignes.

2. “N° 260 – 11 janvier (soir). Journée marquée par une activité accrue des deux artilleries et par une incessante activité des deux aviations. Un avion de reconnaissance ennemi a été abattu dans nos lignes.”

3. “L’OPINION AMÉRICAINE EN CHIFFRES – Si l’Allemagne remportait la victoire, elle deviendrait UNE MENACE POUR L’AMÉRIQUE” C’est ce que pensent deux Américains sur trois.”

4. RESTRICTIONS DE VIANDES – Alors que la carte d’alimentation vient de voir le jour en Angleterre (Excelsior du 11 janvier), Le Petit Parisien du vendredi 12 janvier, transmet aux Français : « Les restrictions de viande à partir du 15 janvier : Le lundi et le mardi : de la viande de bœuf, veau et mouton. Le vendredi : de la viande de bœuf, veau, mouton, chèvre, porc, cheval, ainsi que char­cuterie et triperie sous toutes leurs formes. Dans les hôtels, res­taurants, brasseries, un seul plat de viande (l00 grammes sans os) par consommateur. »

5. RAIMU EN CORRECTIONNELLE –  Le Petit Parisien du vendredi 12 janvier publiait : « Raimu avait écrasé un cycliste – Vienne, 11 janvier : L’acteur Raimu vient de comparaître devant le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) pour homicide par imprudence. Le 21 octobre dernier, se ren­dant à Bandol, il avait ren­versé, à Feyzin, un cycliste, M. Auguste Marthino, qui avait été tué net. Raimu avait accéléré, et à Loriot (Drôme), arrêté par un barrage de gendarmerie, avait déclaré qu’il était venu par la route de Saint-Étienne et n’était, par conséquent, pas passé par Feyzin. Il donna des explications fan­taisistes au sujet des menues avaries survenues à sa voiture dans le choc. On le laissa partir, mais à Avignon, Raimu se rendit au commissariat et fit des aveux. La partie civile s’est retirée, Raimu s’étant engagé à payer à chacun des trois enfants de la victime, une rente de 3.000 francs jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Le jugement sera rendu à huitaine. »

(coll. H. Ribot)

Si nous comparons les dates, cet article paraît alors que Paris-Soir, publiait le mercredi 10 janvier « Julien Duvivier vient de donner à Nice le premier tour de mani­velle de «Un Tel, père et fils». Michèle Morgan est déjà à Nice où bientôt la rejoindront Raimu, Renée Devillers, Louis Jouvet, Suzy Frim, Jean Mercanton, Jacques Baumer, Lucien Nat et Anita Palsein, qui sont les autres interprètes de cette his­toire d’une famille française. »

1941 – 12 janvier : MARINE MEDITERRANEE – Au 1er janvier, l’aviso-dragueur La Batailleuse fait partie des Forces navales en Méditerranée, aux Forces navales de la 3ème Région, à la Division métropolitaine de police et appartient à la 3ème flottille d’avisos avec : Elan, La Curieuse, L’Impétueuse et Chamois ; il rallie Toulon le 12 janvier (Gérard Garier).

1943 – 12 janvier

1. Le Parti communiste français se rallie à la France combattante.

2. plan des travaux à réaliser sur les navires sabordés a toulon  – Une conférence tenue à la Kommandantur de Toulon, le 12 janvier 1943, fixe le plan des travaux à réaliser sur les navires sabordés. La rade est divisée par secteurs, répartis entre les entreprises suivantes :

a) darse vieille et darse du Mourillon : Van Wiennen (Hollande) ;

b) Darse de Castigneau et Darse Vauban : Union des Remorquages (Belgique), Les  Abeilles (France), Cie Chambon (France) ;

c) Darse Missiessy, secteur Milhaud, Noël et partie ouest des Grands bassins : sociétés Serra (Italie).

En réalité, pus de 20 entreprises travailleront sur le site. Accourues de tous les horizons de l’Europe : d’Allemagne, de Belgique, d’Italie et de France elles voudront profiter de l’immense source de travail engloutie sous les eaux du port de Toulon. Un accord sera passé avec la Marine Nationale qui remettra aux Allemands le ponton Atlas et la grue des FCM comme moyens réquisitionnés, tandis que les 9 grues de l’arsenal ne pourront être utilisées sans l’accord de la DP.

Les Allemands ont pour objectif la remise en route de l’arsenal, au besoin en libérant les bassins. Pour les Italiens, il n’en est pas de même (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

Situation au 9 septembre 1943 (départ des troupes italiennes) :

Union de remorquage et de sauvetage d’Anvers (Belgique), du 3/12/1942 au 18/02/1943 (13 remorqueurs, 1 patrouilleur, une gabare) ;

Cie Chambon, de Marseille (France), du 18/02/1943 au 17/03/1943 (3  remorqueurs) ;

Cie Les Abeilles, du Havre (France), 16/03/1943 au 1/08/1943 (4 remorqueurs, 2 patrouilleurs, 1 torpilleur, 1 aviso, 1 gabare, 1 transport) ;

Société Industrielle et Navale de Paris (France), du 18/01/1943 au 19/05/1943, (1 transport, 1 pétrolier) ;

Société Nautilus, de Paris (France), filiale de la précédente, du 20/01/1943 au 17/07/1943 (1 pétrolier, 1 contre-torpilleur) ;

Société Négri, de Marseille (France), du 26/03/1943 au 3/06/1943 (1 transport d’hydravions, le Commandant-Teste, 1 remorqueur) ;

Sté Van Wiennen (Hollande), du 18/01/1943 au 6/07/1943 (3 torpilleurs, 5 avisos, 4 sous-marins, 1 patrouilleur) ;

Sté Bugner, du 13/04/1943 au 28/04/1943 (1 torpilleur) ;

Chantier Naval Santa Maria, de Gênes (Italie), du 12/03/1943 au 19/08/1943 (2 croiseurs, Algérie et Dupleix, 1 contre-torpilleur) ;

Sté Pietro Ruggiero (Italie), à partir du 10/02/1943 (2 contre-torpilleurs) ;

SIDERMA (Italie), du 24/02/1943 au 17/04/1943 (1 croiseur, le Foch) ;

SORILA (Italie), du 26/02/1943 au 4/09/1943 (2 contre-torpilleurs, 1 torpilleur) ;

Sté Ansalmo, de Gênes (Italie), du 25/03/1943 au 11/07/1943 (1 cuirassé, la Provence) ;

SALMAR (Italie), du 10/03/1943 au 12/06/1943 (3 torpilleurs) ;

Sté Industrielle Maritime de Gênes (Italie), du 1/02/1943 au 24/04/1943 (2 contre-torpilleurs, 1 torpilleur) ;

Mario Serra (Italie), du 25/01/1943 au 17/07/1943 (1 cuirassé, le Strasbourg, 1 croiseur, le Jean de Vienne, 3 sous-marins, 1 mouilleur de filets) ;

Fra. Serra (Italie), du 17/03/1943 au 10/07/1943 (1 contre-torpilleur) ;

Serra père et fils (Italie), du 20/01/1943 au 9/03/1943 (1 croiseur, La Galissonnière) ;

Serra Roma(Italie), du 16/03/1943 au 31/03/1943 (1 sous-marin) ;

Serra Giacoma, du 16 au 23/03/1943 (2 contre-torpilleurs) ;

Direction des Industries Navales, de Toulon (France), du 29/12/1942 au 18/02/1943 (1 remorqueur, 1 gabare, 1 garde-pêche).].

1944 – 12 janvier : Le contre-torpilleur Volta, sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, après avoir été renfloué et être passé au bassin courant juin 1943, est remorqué à Brégaillon où il est examiné par les Italiens qui le jugent irrécupérable. Le navire est échoué le 12 janvier 1944 puis restitué à la France après avril (Marc Saibène, id.).

1944 – 12 janvier : La presse fait état de l’exécution du comte Ciano, le 11. Mussolini a fait ainsi fusiller son gendre ainsi que le maréchal de Bono et plusieurs des membres du grand Conseil fasciste qui ont provoqué sa démission en juillet 1943 (Le Figaro du 12 janvier 1944).

1949 – 12 janvier : Le gouvernement décide le blocage des prix (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1951 – 12 janvier : Offensive du Viet-Minh au nord du Tonkin.

1952 – 12 janvier : En Irak, émeutes anti-britanniques à Bagdad.

1953 – 12 janvier : Ouverture du procès des responsables du massacre d’Oradour sur Glane dans lequel 642 civils ont péri en juin 1944.

1970 – 12 janvier : fin de la guerre du Biafra.

1976 – 12 janvier : mort de la romancière Agatha Christie. Au-delà de tout inventaire de sa riche bibliographie, je retiendrai de cette femme son admirable appétit de vivre. Sa présence fut palpable tout au long des deux voyages que j’ai effectué sur le Nil en 2020 en compagnie de ma famille, que ce soit au Winter Palace de Louqsor ou sur les bateaux remontant le fleuve sacré. Elle a rendu hommage à sa manière à l’archéologie en disant « un archéologue est le mari idéal pour une femme. Plus elle vieillit, plus il doit s’intéresser à elle ».

(cliché H. Ribot, 2022).

1977 – 12 janvier : Décès à Paris du cinéaste Henri Georges Clouzot à qui nous sommes redevable de films tels que « Le salaire de la peur » et « Les diaboliques ». Il avait remporté les trois récompenses des principaux festival européens : Le Lion d’or, La Palme d’or et l’Ours d’Or.

1990 – 12 janvier : Air-France prend le contrôle d’Air-Inter.

1995 – 12 janvier : MISE EN EXAMEN DE Gérard Longuet – Le ministre de l’Industrie, des Postes et Télécommunications et du Commerce extérieur Gérard Longuet démissionne de ses fonctions le 14 octobre 1994. Il est impliqué dans l’affaire du financement de sa villa de Saint-Tropez (Var) – pour laquelle il sera mis en examen le 12 janvier 1995 – et dans l’affaire du financement du Parti républicain (P.R.) qu’il préside (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1997 – 12 janvier : Décès de l’écrivain Jean Edern Hallier.

2010 – 12 janvier : un séisme en Haïti fait plus de 200.000 morts.

2018 – 12 janvier : METEO DE SANARY. journée ensoleillée avec des températures de 6° à 3h, 13° à midi et 8° à 22 h. Précipitations nulles, humidité de 57% et vent à 8 km/h. Depuis le début du mois de janvier, la France connaît un temps très agité et pluvieux, avec le passage des deux tempêtes  « Carmen » (le 1er janvier) et « Eleanor » (du 2 au 4 janvier) ainsi qu’un épisode pluvio-orageux sur le pourtour méditerranéen (du 7 au 9 janvier). La neige est également tombée en abondance, notamment sur les Alpes frontalières, avec jusqu’à 150 à 180 cm en Haute-Maurienne au-dessus de 2 000 mètres et 120 à 170 cm en Haute-Tarentaise et Est-Queyras. Les cumuls de précipitations sur les premiers jours de l’année sont ainsi déjà proches de la pluviométrie normale** d’un mois de janvier sur le Sud-Ouest, les Alpes, le Massif central ainsi qu’en Bourgogne et dans le Grand-Est. Sur les Cévennes et plus localement à Montpellier, la pluviométrie est d’ores et déjà excédentaire pour un mois de janvier.

2019 – 12 janvier : Le parquet national financier requiert le renvoi en correctionnelle de François et Penelope Fillon. Le parquet national financier (PNF) a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de François et Penelope Fillon, a appris vendredi 11 janvier France 2 de source proche du dossier, confirmant une information du Monde. Les principaux chefs retenus sont « détournement de fonds publics », « abus de biens sociaux », « escroquerie aggravée » et « complicité » de ces délits. Selon le quotidien, le procès pourrait avoir lieu avant la fin de l’année 2019 si le juge suit les réquisitions du PNF. Le parquet a également requis le renvoi en correctionnelle de l’ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud. Le parquet a dressé ce réquisitoire après deux ans d’enquête sur l’emploi supposé fictif de Penelope Fillon, qui a bénéficié de deux contrats d’assistante parlementaire auprès de son mari et de Marc Joulaud. « A l’issue de l’information, aucun élément tangible ne permet de confirmer la réalité de l’activité de Penelope Fillon », assure le PNF dans son réquisitoire, auquel Le Monde a eu accès. Le parquet partage en revanche l’avis du juge d’instruction, qui avait décidé de ne pas mettre en examen deux des enfants du couple, Charles et Marie Fillon, employés en tant qu’assistants parlementaires de leur père entre 2005 et 2007 (Franceinfo, 12 janvier 2019).

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 156e livraison :

La déclaration de la République une et indivisible par la Convention marqua le point de non-retour à l’état antérieur, même si les Girondins avaient renâclé et traité les autres députés de « dictateurs » avant d’approuver cette décision. Plus de morcellement du pouvoir, au contraire, la marche en avant vers une centralisation du pays était en route.

En décembre, eurent lieu les élections municipales. Pour la période la plus difficile que les communes de l’espace toulonnais allaient traverser, les maires élus furent les suivants : Hyacinthe Paul à Toulon jusqu’en juillet, François Couret à La Seyne, Joseph Beaussier à Six-Fours, Besson à Ollioules, Joseph Eynaud au Beausset, Claude Pardigon à Sanary ; tous prêtèrent serment le 16 décembre ainsi que la Garde nationale et les autres citoyens.

(collection H. Ribot : au premier plan les deux moulins de la colline de Pitié et, en arrière-plan, la tour de guet mentionnée comme phare sur la carte postale).

A la date du 1er novembre, l’assignat de cent livres était tombé à cinquante-cinq livres, soit une perte de plus de 16% depuis janvier, ce qui alourdissait le coût du ravitaillement des communes déjà entravé par les difficultés des transports de denrées de première nécessité. Cette cherté « des bestiaux et des blés » fut répercutée sur les prix de détail du district de Toulon : en décembre, la livre de mouton coûtait sept sous et demi en assignats à La Seyne, huit à Six-Fours, neuf au Beausset (où elle passerait désormais à dix sous la livre le 13 février) et celle de grosse viande (bœuf, mouton châtré, brebis) cinq sous à La Seyne et sept au Beausset. Mais c’était surtout le manque de blé qui, à l’entrée de l’hiver inquiétait le plus la population et avec lui le spectre de la disette au printemps. Le pain était depuis des siècles la base de l’alimentation ; or, les boulangers manquaient de grain. Toulon n’en avait pratiquement pas et on estimait qu’il fallait sept charges et demie en moyenne pour mille habitants payées deux cent vingt livres la charge prise à Saint-Maximin (La Seyne, au début de février). Les boulangers locaux conseillaient aux municipalités, y compris celles des communes productrices de céréales comme Le Beausset et Six-Fours, de constituer des stocks d’au moins un mois et demi d’avance achetés au « Comité de subsistances générales du département du Var » à Toulon. En attendant, il fallait consentir à une augmentation du prix du pain. La livre de pain blanc, vendue en novembre quatre sous, et celle de pain bis (ou de méteil), trois sous et six deniers passaient le 28 janvier à quatre sous six deniers et quatre sous. A partir du 13 mars, le pain blanc passait à cinq sous la livre et le pain bis à quatre sous six deniers, soit une augmentation de prix de 25% en deux mois et demi. De février à avril, des queues de plus en plus longues allaient se tenir dès l’aube à la porte des boulangeries de La Seyne tandis que le mécontentement populaire grandirait dans le pays. A Noël, plusieurs conseils municipaux allouèrent des sommes variables (deux cents livres au Beausset) pour venir en aide aux familles de la couche la plus pauvre du Tiers-Etat, celle des journaliers ou paysans sans terre qui ne trouvaient plus de travail. Les traitements des agents communaux durent être réajustés en fonction de cette inflation : un secrétaire communal voyait son traitement doubler et celui d’un sergent de ville augmenter de 50%. A ces dépenses somme toute ordinaires, s’ajoutaient des charges extraordinaires dues au poids de la guerre qui allait devenir plus présente dans les mois à venir. Les communes du périmètre de la base militaire de Toulon devaient héberger les bataillons lorsque ceux-ci faisaient étape sur leur territoire, ce qui devenait de plus en plus fréquent ; en outre, elles assuraient les frais des transports destinés à leur propre Garde nationale ; enfin, l’entretien et le personnel des batteries côtières installées dans le périmètre défensif de Toulon restait de leur ressort (cas de la Cride à Sanary) ; elles devaient quelquefois se substituer aux administrateurs du Var lorsque ceux-ci ne prenaient pas en charge la solde des gardes nationaux armant les batteries côtières (cas de Six-Fours réglé par une intervention directe du général d’Anselme, commandant en chef l’armée du Var).

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 356e livraison :

(clcihé H. Ribot)

1322 : Samuel de Marseille traduit en hébreu « L’Éthique à Nicomaque » d’Aristote.

1322-1323 : disette à Marseille [Stouff L. – Ravitaillement et alimentation…, 1970 .] Une disette de blé éprouve durement la classe pauvre de Marseille. Si l’on se réfère au cartulaire de la chartreuse de Montreiux, et ce qu’en dit Raymond Boyer, il est parfois délicat de traduire directement blad par blé : Le bladum des chartes désigne toute céréale panifiable, ensemencée en fonction du type d’assolement pratiqué. S’agit-il d’orge, de seigle, d’avoine ? Cette dernière est nécessaire à la confection du pain dont se nourrissent les convers, de la Toussaint à Pâques (96), et à la nourriture des mulets et des chevaux. Mais les textes ne donnent aucune précision, sauf pour spécifier une fois la culture, sur diverses terres, de froment (annona) pour le pain bis consommé par les mojnes (98) et donné en supplément aux convers pendant l’Avent et le Carême ; froment également employé pour la confection des hosties (Castellari G., hist. de Marseille, 1945).

1323 : Procès-verbal de la visite de tous les bourgs, châteaux et localités de la côte de Provence. Acte B 1103 (registre) des archives des Bouches du Rhône, Procès-verbal de la visite de tous les bourgs, châteaux et localités de la côte de Provence, faite par Robert de Milet, daté de 1323 (Enquête de Robert de Milet, Arch. Départ. des Bouches du Rhône,  B, cour des comptes de Provence, B1103, in folio, 30 feuillets, papier.) [Résumé du document de Robert de Millet : Procès-verbal de la visite de tous les bourgs, châteaux et localités de la côte de Provence, faite par Robert de Milet, trésorier de Provence et de Forcalquier, à ce commis par le roi Robert à l’effet de les faire fortifier et approvisionner] ita quod ab hostium conatibus valeant, à Arles, à Foz, à Saint-Geniez de Martigues, à la Couronne « Colona » à l’Ile, à Marseille, à La Ciotat et à Ceyreste, à la Cadière, etc.

1327 – 17 avril : Mise en défense de la côte provençale entre Vintimille et Marseille. [ En 1327, Louis de Bavière, couronné empereur à Rome, marche sur Naples. Les Gibelins brûlent de reprendre les positions qu’ils ont perdues depuis Frédéric II, et la rumeur se répand que, maîtres du sud de la péninsule, ils feront payer cher aux Provençaux les succès de leurs princes. Le 17 avril, depuis Vintimille jusqu’à Marseille, mandement du sénéchal prescrivant] que tous les bourgs et châteaux royaux, ceux des prélats, barons et villes, soient pourvus pour trois mois de froment et de farine, de légumes, de vinaigre, de fromage, de viandes salées et de bois ; qu’on les approvisionne de traits, casques, cottes de mailles et boucliers ; qu’ils soient mis en bon état de défense ; qu’on y établisse des citernes ; que tous les hommes de vingt à soixante ans se munissent de lances, boucliers, pics, casques ; que ceux sachant manier l’arbalète aient cent crocs ou traits, et que, sur les montagnes et lieux élevés, il soit établi des phares, pharonos (Charles De Ribbe, 1898, p. 29-30).

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 67e livraison : (illustration : 1964 – panoramique de La Seyne vue à partir du toit du lycée Beaussier- Cliché H. Ribot).

LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon).

La source de la Gardiole

Cette source, à présent complètement tarie, déversait un filet d’eau suffisant pour réhydrater les palais des baigneurs qui venaient passer quelques heures sur ces rochers. Elle fournissait encore suffisamment d’eau au milieu des années soixante pour cuire une bouillabaisse réalisée avec les poissons pêchés dans les roches toutes proches.

Le puits de Sainte-Cécile

C’est l’unique puits existant sur l’île des Embiez. Il était déjà là quand le pape Grégoire IX y fit escale trois journées en octobre 1376. Il fut utilisé par les paludiers durant des siècles malgré son eau saumâtre. Il n’en demeure plus que la margelle entre le port Saint-Pierre et le château. Il existait également un puits sur le flanc est de l’île de la Plumasse mais celui-ci disparut à la suite d’un tremblement de terre, en 1644.

(à suivre)

La Mole 1976 – Camp de base des fouilles réalisées sur le site de Sainte-Magdeleine (cl. H. Ribot)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

-Alors, papi, on est bien isolé maintenant avec le double vitrage ?.

-Isolé ? tu parles, c’est pas malin. Je n’entends même plus le chant des oiseaux !

Je vous souhaite de nous retrouver vendredi à la même heure pour notre chronique journalière et pour fêter les YVETTE !

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon jeudi à tous.

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