ÉPHÉMÉRIDES DU 10 JANVIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 10 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n°4043).

Illustration : Giseh, 2023.

Les fêtes. Le 10 janvier, nous fêtons les GUILLAUME, ils sont 206 900 à se prénommer ainsi et 32 000 à porter ce nom comme patronyme.

Saint GUILLAUME DE DONJON appartenait à l’illustre famille des comtes de Nevers. Son instruction et son éducation ayant été confiées à l’un de ses oncles, archidiacre de Soissons, il devint, très jeune, chanoine des églises de Paris et de Soissons. Parvenu à l’âge adulte et désireux de se soustraire aux fardeaux du monde, il se retira dans la solitude de Grandmont; avec quelle pureté de conscience il y vécut, l’attestation en fut faite devant le Pape Innocent III, au quatrième Concile général du Latran. A la suite de divisions survenues dans l’ordre de Grandmont, GUILLAUME, qui craignait pour la tranquillité de son âme, entra au monastère de Pontigny, de l’Ordre de Cîteaux. Après y avoir séjourné assez longtemps, il en fut nommé prieur; puis il devint abbé de Fontaine-Jean et de Châlis. Il fut évêque de Bourges de 1199 à 1209. A ce poste, il ne relâcha en rien l’austérité de sa vie ni ne changea d’habit et se distingua par sa charité à l’égard du clergé, des captifs et des miséreux. C’est le patron de l’université de Paris mais aussi le saint des armuriers.

LE CALENDRIER REPUBLICAIN, abandonnant le culte des saints, dédia au PLÂTRE ce 21e jour du mois de nivôse de l’an II.

DICTON : « Beau temps à la saint Guillaume, peu de blé mais beaucoup de chaume ».

PENSÉE. « …il faut élargir le regard : explorer le passé, mais aussi comparer l’humain à ses plus proches cousins, singes et grands singes. Car nos points communs avec les espèces apparentées ne sont pas seulement biologiques, ils concernent également les comportements et la vie sociale, et jusqu’aux rapports entre les sexes. » (Pascal Picq, Et l’évolution créa la femme, 2020).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Sixième ouvrage : Ribot Henri – Les volontaires de l’An II – L’Aurore de la République – Toulon 1793, Le Centre Archéologique du Var – Le FJEP Pierre-Singal, 2021, 144 p. N° d’enregistrement : H 21051.

ÉPHÉMÉRIDES.

1151 – 10 janvier : droits de l’église de Marseille et LIMITES DU BEAUSSET ET DU CASTELLET (de Gérin-Ricard, Acte n° 238 : A. La Major de Marseille, n° LI; a. Belsunce, L’Antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 462; b. Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille n°149, p. 70 ; IND.: Albanès et Chevalier, Gallia.. Marseille, n° 1091 ; – Arles, n° 560; – Toulon, n° 79 ; H. Ribot, 2003).

Accord passé par l’intermédiaire de Raimond archevêque d’Arles, et en présence des évêques de Carpentras, de Vaison et de Toulon, entre Geofroi de Marseille, Hugues Jofroi et Bertrand, frères, d’une part, et Raimond, évêque de Marseille, d’autre Part. Les trois vicomtes abandonnent et confirment à l’évêque la possession du port de Portegalle (et par corruption Portugal – ancien port de la ville épiscopale de Marseille, compris aujourd’hui dans les ports nouveaux de la Joliette) ; ils accordent que les sujets de l’église de Marseille, qui habitent dans la partie de Marseille lui appartenant, ne paieront rien pour l’entrée et la sortie de leurs navires dans le vieux port et ne donneront aucune redevance pour le bois pris sur les collines au-delà de l’Huveaune et dans tout le territoire de Marseille; ils confirment à l’évêque les péages d’Allauch et de Ners; ils promettent de s’abstenir de violence pour se loger, de rapines et de levées indues de contributions dans les fiefs de l’église; ils lui confirment le Bausset et son territoire, tel qu’il a été délimité par Pons de Peynier et d’autres personnages, plus les terres de Font Couverte (lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Château-Gombert). Ils reconnaissent tenir en fief de l’église de la Major le château d’Aubagne, ainsi que le fief d’Allauch, que leur père ( Pons de Peynier) avait donné à l’église de la Major avec son fils Aicard; mais, pour les deux festins qu’ils doivent donner pour cela chaque année, ils s’en remettent à la décision du prévôt Aicard (Aicard de Marseille) et de leur mère Garréjade, ou en cas de désaccord, de l’archevêque d’Arles. Pour toutes les autres contestations, l’archevêque d’Arles ordonne qu’au pays de Roquebarbe (quartier de Gignac-La Nerthe), qui avec son vallon appartient à l’église de Marseille, aucun édifice ne s’élèvera sans son consentement ou celui de ses successeurs. L’évêque enfermera dans des remparts sa villa, à sa volonté, mais il laissera libre le vallon devant la roche, tant que l’archevêque ou ses successeurs ne lui permettront pas de faire autrement.]

voici quelles Les limites du Castellet et du Beausset, telles qu’elles furent définies par Geofroi de Marseille et ses frères lors de la Reconnaissance à l’évêque Raimond des droits de l’église de Marseille ; Arles, le 10 Janvier 1151 (Gallia Christiana, ch. 141.

Original sur parchemin, belle charte avec moitié d’alphabet en haut et en bas. Les surnoms des témoins sont écrits en petits caractères, au-dessus de chaque nom de baptême) :

Ego Gaufredus de Massilia, et ego Ugo Gaufredi, et ego Bertrannus, frates, in manu dni R. Arelatensis archiepiscopi, presentibus R. Carpentoratensi et W. Tolonensi episcopis, fecimus tale placitum et aconcordiam cum domino R. Massiliensi episcopo et canonicis suis. … Baucetum etiam, cum omni territorio suo, ei laudamus; (…) Primus terminus, ex parte maris, collis castri de Aregno (probablement le Mont Garou où se trouvent les vestiges d’un oppidum protohistorique réoccupé à la fin de l’Antiquité – Pointe du Cerveau sur les cartes I.G.N. -, et point de départ des actuelles limites des communes du Beausset, du Castellet et de Sanary ; cf. Aren.), a quo, directo tracto, venit finis in Aculetam (peut-être la colline du Petit Canadeau 1/50 000, limite entre les com. du Beausset et du Castellet ; inde ad pinus veras episcopi, a pinibus ad olivam esdre; ab hac oliva, ad olivam Ricardi; ab hac oliva, ad claperium Bosonis; inde, ad latus monticuli de Pineto (probablement la hauteur du Cas 1/50 000, limite des deux communes; le Cas 1932. L’emplacement exact du monticulum de Pineto n’est que conjecturel : par la similitude du nom, Régine Broecker a proposé d’y voir le lieu-dit la Pinède où se trouve effectivement une motte médiévale – R. Broecker 1982 -. Toutefois, cette proposition se heurte à une difficulté de taille : le texte de délimitation indique, à partir de la mer, collis castri de Aregno qui correspond selon R. Broecker et nous-même à la pointe du Cerveau, puis Aculetam probablement le petit Canadeau, auquel succèdent un pin ou une pinède – pinus veras episcopi , deux oliviers – Oliva Esdre et Oliva Ricardi -, un clapier ou une petite hauteur – claperium Bosonis – vers la colline de Gavarry, le Monticulum de Pineto, puis ad rupem veteris Bauceti que l’on peut traduire par « aux environs de la falaise de l’ancien Beausset ». Dans cette série, on voit nettement que Monticuli de Pineto se trouve entre le Gros Cerveau et la colline du Beausset-vieux, mais près de celle-ci, donc au sud-est du Castellet, ce qui exclut la motte de la Pinède qui est à l’ouest. Une seule éminence correspond à cette double occurrence: la colline du Cas, qui est à la fois sous le Beausset-Vieux et sur la limite actuelle des deux communes ) ; inde ad rupem veteris Bauceti (ad rupem veteris Bauceti est-il le Beausset-Vieux actuel ? malgré la similitude des mots, la position de ce terme dans les limites de 1151 pose en effet un problème: si cette falaise avait seulement été mentionnée pour aider à mieux situer monticulum de Pineto, il n’y aurait aucune ambiguïté, même si l’existence à haute époque d’un vieux Beausset n’était pas sans soulever d’autres questions, mais cette falaise sert véritablement de terme et, dans la série, se trouve placée entre monticulum de Pineto et Pierredon, donc sur le tracé des limites et plus au nord que le vieux Beausset actuel. La conclusion à laquelle nous parvenons, fragile mais qui mérite d’être étudiée en détail, c’est que rupem veteris Bauceti n’est pas Le Beausset vieux actuel, mais désigne plutôt une autre falaise qui, au nord de la Vivonne, est suivie sur près de 300 m par les limites actuelles des deux communes, et précède bien la colline de Pierredon. Pourquoi veteris Bauceti ? probablement pour différencier cette hauteur de celle du castrum de Bauceto connu dès 1144, alors que celui de Castelleto, précédé par Castellario (Châteauvieux) n’apparaît qu’à partir de 1153) ; ab hac rupe, ad medium cacumen Rotundi Podii (Pierredon 1982, com. du Beausset et du Castellet – limite des deux communes- ; Pied Redon 1/20 000 ; Pied Redon 1/50 000) ; ab hoc cacumine, directe ad rivum Acripomi (probablement le Gourganon I.G.N. Peut-être faut-il rechercher l’équivalent de acripomi – pomme acide – dans le latin amaricans – âpre en parlant d’un fruit sauvage – qui a donné en provençal poma malicana / poumo malicano de Mistral – ; amaricans ou acripomi seraient un rhabillage d’Amaran ou Maran, autres écritures d’Aran, graphie apparemment la plus ancienne du nom de la rivière qui prend sa source au Beausset et se jette à la mer entre Sanary et Bandol après avoir servi de limite entre Le Castellet et Le Beausset, au lieu-dit le Gourganon, puis entre La Cadière et Le Castellet. La racine Amaran se retrouve sous les formes d’Amaren, d’Amarin/a, et d’Amaron dans un périmètre relativement restreint autour du Rocher de l’Aïgue, sur les communes d’Evenos et de Signes; dans tous ces cas, elle désigne soit un hydronyme – ruisseau ou source, avec Amaran, Amaren, Amarina -, soit une hauteur – Amaron, et Marou -. L’hypothèse du rhabillage médiéval d’une racine plus ancienne – *AR-an – ne fait à notre avis aucun doute. Mentionnons toutefois qu’en 1285, un nommé Guillelmus Malican de Fornerio est cité comme témoin selon Boyer, 1980, p. 659, ch. 375) ; ab hoc rivo, ad volutabrum colubrinum (confluent du Gourganon et du Vallon de la Canette); cf. Farambert, val de la Canette); inde recto tramite, ad curvam ilicem (Les limites suivent alors le Vallon de la Canette). (…) Acta est hec carta in palatio Arelat., (…) in presentia episcoporum R. Carpentoratensis, B. Vasionensis, W. Tolonensis et canonicorum Arelatensium (…); et canonicorum Massiliensium (…) ; et militum, Jaufredi de Bauceto, Jaufredi de Torreves, W. de Vitrola, Ugonis de Arenis, Aicardi, filii sui, et multorum aliorum (…). [: Suivant la logique de la réforme grégorienne, les papes confirmant les possessions de l’église de Marseille en 1141, 1146, 1148 et 1153 (Albanès, Chevalier : acte daté du 18 mai 1141 du pape Innocent II ; G. Démians d’Archimbaud 1986 p. 588 n. 110 ; même confirmation en 1146 et en 1153. Albanès, Chevalier : Acte n° 147 du pape Eugène III daté du 16 avril 1148), il fallut le 10 janvier 1151 tracer pour la première fois les limites du Castellet, qui restait aux vicomtes, et du Beausset, seigneurie appartenant dorénavant à l’évêque (Voir Cahiers du Patrimoine Ouest-varois, n° 2 : regards sur un terroir – Le Castellet). L’accord fut passé par l’intermédiaire de Raimond archevêque d’Arles, entre Geoffroi de Marseille, Hugues Geoffroi et Bertrand, d’une part, et Raimond, évêque de Marseille, d’autre Part. Les trois vicomtes abandonnaient et confirmaient à l’évêque ses possessions, donnaient leur accord sur certaines taxes et péages ; ils promettaient de s’abstenir de violence et de levées indues de contributions et, surtout ils lui confirmaient le Beausset et son territoire, tel qu’il avait été délimité par Pons de Peynier. Ils reconnaissaient enfin la suzeraineté de l’évêque sur une partie de leur ancien domaine. Pour le futur territoire ollioulais, cette délimitation du Beausset marque les termes du premier bornage à l’ouest : en effet, le texte dit explicitement que, à partir de la mer (c’est-à-dire de l’embouchure de la Reppe de Bandol ou Grand Vallat), le premier terme est celui de la colline du castrum de Aregno (un des sommets du Gros Cerveau désigné sur les cartes I.G. N. sous le nom de la Pointe du Cerveau où se trouve l’oppidum du Mont Garou). Aujourd’hui, ce terme sert encore de base aux limites des communes de Sanary (détaché d’Ollioules depuis 1688), du Beausset et du Castellet (Henri Ribot et Gérard Delattre, 1998, p. 67-75 ; Henri Ribot, 2009)

Les lieux cités :

collis castri de Aregno 1151 ; le Gros Cerveau 1990 (Broecker 1990) ; probablement le Mont Garou où se trouvent les vestiges d’un oppidum protohistorique réoccupé à la fin de l’Antiquité (Pointe du Cerveau sur les cartes I.G.N., et point de départ des actuelles limites des communes du Beausset, du Castellet et de Sanary.), com. de Sanary ; cf. Aren.

Aculeta 1151; peut-être la colline du Petit Canadeau 1/50 000, limite entre les com. du Beausset et du Castellet).

monticuli de Pineto (ad latus) 1151, com. du Beausset et du Castellet; probablement la hauteur du Cas 1/50 000, limite des deux communes; le Cas 1932. L’emplacement exact du monticulum de Pineto n’est que conjecturel: par la similitude du nom, Régine Broecker a proposé d’y voir le lieu-dit la Pinède où se trouve effectivement une motte médiévale (R. Broecker 1982). Toutefois, cette proposition se heurte à une difficulté de taille: le texte de délimitation indique, à partir de la mer, collis castri de Aregno (qui correspond selon R. Broecker et nous-même à la pointe du Cerveau), puis Aculetam (probalement le petit Canadeau), auquel succèdent un pin ou une pinède (pinus veras episcopi), deux oliviers (Oliva Esdre et Oliva Ricardi), un clapier ou une petite hauteur (claperium Bosonis vers la colline de Gavarry), le Monticulum de Pineto, puis ad rupem veteris Bauceti (que l’on peut traduire par: aux environs de la falaise de l’ancien Beausset). Dans cette série, on voit nettement que Monticuli de Pineto se trouve entre le Gros Cerveau et la colline du Beausset-vieux, mais près de celle-ci, donc au sud-est du Castellet, ce qui exclut la motte de la Pinède qui est à l’ouest. Une seule éminence correspond à cette double occurrence: la colline du Cas, qui est à la fois sous le Beausset-Vieux et sur la limite actuelle des deux communes.

ad rupem veteris Bauceti est-il le Beausset-Vieux actuel? malgré la similitude des mots, la position de ce terme dans les limites de 1151 pose en effet un problème: si cette falaise avait seulement été mentionnée pour aider à mieux situer monticulum de Pineto, il n’y aurait aucune ambiguïté, même si l’existence à haute époque d’un vieux Beausset n’était pas sans soulever d’autres questions, mais cette falaise sert véritablement de terme et, dans la série, se trouve placée entre monticulum de Pineto et Pierredon, donc sur le tracé des limites et plus au nord que le vieux Beausset actuel. La conclusion à laquelle nous parvenons, fragile mais qui mérite d’être étudiée en détail, c’est que rupem veteris Bauceti n’est pas Le Beausset vieux actuel, mais désigne plutôt une autre falaise qui, au nord de la Vivonne, est suivie sur près de 300m par les limites actuelles des deux communes, et précède bien la colline de Pierredon. Pourquoi veteris Bauceti ? Probablement pour différencier cette hauteur de celle du castrum de Bauceto connu dès 1144, alors que celui de Castelleto, précédé par Castellario (Châteauvieux) n’apparaît qu’à partir de 1153.

Pierredon 1982, com. du Beausset et du Castellet (limite des deux communes); Rotundi Podium 1151; Pied Redon 1/20 000; Pied Redon 1/50 000.

Acripomi (ad rivam) 1151, com. du Beausset et du Castellet; probablement le Gourganon I.G.N. Peut-être faut-il rechercher l’équivalent de acripomi (pomme acide) dans le latin amaricans (âpre en parlant d’un fruit sauvage) qui a donné en Provençal poma malicana (poumo malicano de Mistral); amaricans ou acripomi seraient un rhabillage d’Amaran ou Maran, autres écritures d’Aran, graphie apparemment la plus ancienne du nom de la rivière qui prend sa source au Beausset et se jette à la mer entre Sanary et Bandol après avoir servi de limite entre Le Castellet et Le Beausset, au lieu-dit le Gourganon, puis entre La Cadière et Le Castellet. La racine Amaran se retrouve sous les formes d’Amaren, d’Amarin(a), et d’Amaron dans un périmètre relativement restreint autour du Rocher de l’Aïgue, sur les communes d’Evenos et de Signes; dans tous ces cas, elle désigne soit un hydronyme (ruisseau ou source, avec Amaran, Amaren, Amarina), soit une hauteur (Amaron, et Marou). L’hypothèse du rhabillage médiéval d’une racine plus ancienne (*AR-an) ne fait à notre avis aucun doute. Mentionnons toutefois qu’en 1285, un nommé Guillelmus Malican de Fornerio est cité comme témoin (Boyer, 1980, p. 659, ch. 375).

Volutabrum colubrinum (ad) 1151, com. du Beausset et du Castellet (limite des deux communes; confluent du Gourganon et du Vallon de la Canette); cf. Farambert, val de la Canette.

Les limites suivent alors le Vallon de la Canette.

1151 – 10 janvier : ORVES – Acte n°  238, Raymon Geofroi remet à l’évêque tout ce que son père le vicomte Hugues-Geofroi) avait donné à Orvès (de Gérin-Ricard, Acte n° 224. La Major de Marseille, n°1. a. Belsunce, L’Antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 452; b. Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille n°142; IND.: Albanès et Chevalier, Gallia.. Marseille). [de Gérin-Ricard 1926: Marseille 1128, Pourcieux 13 août 1128. Accords passés entre Raymond, évêque de Marseille, et Raymond Geofroi 1er (mort avant 1157), fils de Douceline (suivant Ruffi, Généalogie des vicomtes de Marseille, elle était fille de Geofroi Albaron, seigneur de Roquemaure) et mari de Ponce ; il lui rend l’hommage et jure fidélité. L’évêque s’engage à lui donner chaque année deux faucons/ Cette charte est confirmée à Pourcieux par le même Raymond Geofroi, sa mère et sa femme, le 13 août.]

1162 – 10 janvier : MORT DE BAUDOUIN III, ROI DE JERUSALEM – Le 10 janvier 1162, le roi de Jérusalem Baudouin III, adversaire déterminé du redoutable sultan Nour el-Dîn, meurt prématurément, sans doute empoisonné par son médecin. Il n’a que 33 ans. Son frère Amaury 1er lui succède sur le trône de Jérusalem…

1292 – 10 janvier : lieux-dits, commune de Cassis – Vallis de Meleihan, 10 janvier 1292 (acte notarié). Marignan lieu-dit,  commune de Cassis, quartier de la Douane. Le vallat de Marignan est un torrent qui vient des montagnes de la Bédoule et se jette dans celui des Brayes. Il a été élargi en 1621.  Du XIIIe au XVe siècle, la vallée de Marignan dépendait en partie du territoire de Roquefort

-1356 – 10 janvier : lieux-dits, commune de Marseille – Vallis dels Saurets (acte aux archives de la Major).  Val de Serre lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Bon- Secours. Première mention : Val de Serra, 18 mai 1292 (charte aux archives mu­nicipales).

1566 – 10 janvier : lieux-dits,  commune de Marseille – Hueil de Faulcon, 10 janvier 1566 (registre aux archives de la Major). Œil-de-Faucon, quartier rural, commune  de Marseille, quartier de Sainte-Marguerite. Première mention : Planas Falconis , 6 janvier 1299 (acte notarié).

1607 – mi-décembre – 1608 – mi-mars : HIVER GLACIAL. Au nord d’Orléans, les puits gèlent, les pots au feu et les vins aux caves. Appelé longtemps le grand hiver, car de la mi-décembre 1607 jusqu’à la mi-mars 1608 les rigueurs d’un froid intense se firent sentir sur toute l’Europe septentrionale et occidentale. Le Rhin fut pris depuis son embouchure jusqu’en amont de Cologne. « Devant Anvers, l’Escaut gela si fort que l’on y bâtit dessus plusieurs tentes et pavillons où s’y vendaient toutes sortes de victuailles : les habitants d’Anvers y menaient banqueter leur femme et leurs enfants. » Le 10 janvier, le vin gela dans le calice à l’église Saint-André-des-Arts de Paris, et, écrit l’Estoile, « il fallut chercher un réchaud pour le fondre ». En Champagne, « le vin gelait sur les tables, quelles que proches du feu qu’elles fussent ». Dans l’Est, de nombreux voyageurs périrent dans les neiges. Épidémie de peste (Herage / histoire climat 5).

1622 – 10 janvier : MISE EN APPLICATION D’UNE POLITIQUE DE LUTTE CONTRE LES RISQUES DE CONTAGION VENANT DE LA MER – En 1622, sous le règne de Louis XIII, le Parlement de Provence va légiférer afin de permettre l’application d’une politique de lutte contre les risques de contagion venant de la mer. Un arrêt du 10 janvier 1622  » ordonne que tous les patrons ou mariniers conduisant vaisseaux ou barques venant des parties du Levant et de Barbarie du Midy, prendront port et fairont descente ez villes et ports de Marseille ou de Toulon  » (Marcel-Faivre-Chevier, Charles Maurras). A raison des droits qu’on a de donner l’entrée aux bâtiments de mer, il a été rendu un arrêt de la Cour du Parlement, que nul bâtiment de mer, venant de la cote de Barbarie ou du levant, ne pourraient prendre leur entrée que à la ville de Marseille, ou celle de Tollon. Comme aussi ceux que leurs patentes seront touchées et suspectes de contagion, ne pouvant aussi faire leurs quarantaines que auxdites villes. Ce qui a été ainsi ordonné par le susdit arrêt, rendu le dixième mai 1622 (Delattre G., ms, inédit).

1645 – 10 janvier : ARRÊT DE LA COUR DU PARLEMENT RENDU EN CONSÉQUENCE DU PROCÈS INTENTE PAR LA COMMUNAUTÉ DE SIX-FOURS A RAISON DES REGALES : Ce document offre l’intérêt de nous fournir une liste de Six-Fournais accompagnés de leurs surnoms et qualités. Je conseille au lecteur de laisser de côté le problème lié aux régales (c’est-à-dire dans le cas ci-dessous la propriété des affaires maritimes) pour enregistrer ces patronymes dont certains marquent encore le paysage Six-Fournais et Seynois.

« Le susdit rapport (reprenant toute l’histoire de cette affaire) ayant été remis (reire) ledit seigneur commissaire et le procès repris et poursuivi par-devant la Cour. Serait intervenu un second arrêt le 13 décembre 1645, entre toutes les parties, c’est à dire, entre lesdits Daniel et Vidal, d’une part et les hoirs d’Anthoine Porquier, Anthoine Daniel Bogue, Nicolas Porquier, Jean Daniel Rodenque, Hugues Porquier, François Beaussier Biscaye, hoirs de Pierre Daniel, Louis Tortel, bourgeois, défendeurs. Et entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs, en requête d’assistance, en cause du 28 novembre 1645, et Esprit Martinenq, André Daniel Rodenque, Luc Daniel, Barthélemy Daniel, fils de Pierre Cureton, Jacques Feraud, Pierre Daniel, Jacques Daniel, Sauveur Tortel, Pons Daniel Domergue, Pierre et Jean Daniels Caroubes, Sauveur Daniel Domergue, Barthélemy Beaussier Pitre, Bernabé et Jacques Daniels, Charles Porquier dit Canelle, Michel Daniel Glanus, Pierre et Jean Daniels Caday, Jacques Daniel de Barthélemy, les hoirs d’Esprit Daniel, Barthélemy Beaussier Gaget, Charles Denans a feu Jean, Honoré Beaussier dit Mare, Anthoine Daniel à feu Louis, Laurens Tortel Cautellier, Hugues Tortel, Honoré Beaussier à feu Angellin, Michel Martinenq, Michel Sabatier, Henry Tortel, Nicolas Curet, les hoirs de Jacques Daniel Matras, Laurens Porquier poupre, Jacques Fabre, Jean et Pierre Vicards, les Hoirs d’Esprit Tortel à feu Sauveur André et hoirs d’Honoré Guigou, les hoirs d’Anthoine et Estienne Curet, les hoirs de Sauveur Cautellier, Jacques Beaussier Gaget, Pierre Porquier la Marseillée, les hoirs de Bertrand Tortel Barbié, jean Vicard (Teviella), Philip Tortel, Honoré Tortel Cautellier, hoirs d’Honoré Beaussier, André Daniel à feu Hugues, hoirs de Ciprien Curet et Louis Audibert (Daulié). Et encore entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête d’assistance, en cause et garantie du 29 dudit mois de novembre 1644, et Lidoire Hou, marchand de la ville de Marseille, défendeur et demandeur en requête d’évocation d’instance par-devant les officiers de Six-Fours. Entre Pierre Daniel dudit lieu, Messire Guilheames Denans, prêtre, recteur de la chapelle Notre Dame de Cortines, dudit S-F, lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, et ledit Hou, en assistance de cause, relèvement et garanti du 10 janvier 1645 » (Jean Denans, 1713).

1663 – 10 janvier : lieux-dits,  commune de CASSIS –

Le Colombier (acte aux archives de Saint-Victor). Lieu-dit,  commune de Cassis, près de la plaine d’Oullier. Première mention : Lo bas Colombier, 28 décembre 1439  (registre aux archives de l’Evêché).

-Pas blanc ou Poux blanc (registre aux archives de Saint-Victor). Lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane.

1702 – 10 janvier : lieux-dits, commune de Marseille – Les Brémonds – hameau, commune de Marseille, quartier Saint-Jérôme. Mention : 10 janvier 1702 (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille).

1721 – 10 janvier :

1. L’ÉQUIPAGE DU GRAND SAINT-ANTOINE ENTRE A MARSEILLE – Le 10 janvier, l’équipage du « Grand Saint-Antoine » entre à Marseille après 230 jours de quarantaine. Le 14 janvier, on arrêtera le service des médecins recrutés à Marseille ou en Languedoc par affiches (André Maurice, 1983).

2. DEPUIS TOULON, LA PESTE A GAGNE LES VILLES D’ALENTOUR. Ollioules a son premier mort le 10 janvier 1721, puis un répit, puis plusieurs autres cas à partir du 2 avril, le dernier mort le 10 août 1721. Sur 2600 habitants, la moitié de la population est morte.

Dispositions prises à Ollioules après l’annonce du premier décès dû à la peste à Peïre Pigne, daté du 10 janvier 1721 : Il sera établi… un corps de garde composé de 6 gardes avec une personne expérimentée pour les commander… [ce corps de garde aura pour première tâche de serrer au plus près les bastides voisines de celle des Lombard et d’empêcher toute communication avec ce quartier. Les autres gardes placés au séchoir de Cancelade, de Faverolles et de Valbertrand sont supprimées, et] le dit corps de garde établira en premier lieu une garde à l’entrée du chemin qui conduit à la bastide des hoirs de Antoine Martelly et sur le chemin qui conduit à Toulon ; en second lieu, il établira une autre garde sur un petit pont qui traverse le vallat de Faverolles, entre la pièce de M. Bonnonaud et de celle du sieur Durand du côté du Midi, et la troisième garde au vallon de la pièce de Louis Audibert et au chemin qui conduit au quartier de Valbertrand. Les gardes auront lieu de 6 heures du matin jusqu’à 7 heures du soir et seront relevées de 2h en 2h. Pendant la nuit, il sera fait deux rondes, une à 10 heures, l’autre à 2 heures après minuit…[Ces gardes] empêcheront toute communication tant d’un côté comme de l’autre des dites barrières, à peine de vie… [deuxième tâche] Le corps de garde sera établi au séchoir de Pierre Estienne, voisin de celui où la belle-mère de la dite Lombarde se trouve en quarantaine. Lequel corps de garde veillera non seulement à la garde de cette famille, mais encore il sera détaché un garde des trois qui, chacun à tour de rôle, pourra aller visiter le rentier de N… de Martinenq, visiteur des gabelles à la Courtine, pour le contenir, lui et sa famille, et d’empêcher qu’ils ne sortent pas des limites de la dite pièce, ni que personne du voisinage communique avec lui, aussi sous peine de vie… La dépense sera avancée par le sieur trésorier…( Castellan, 1937, p.135-137, donne 1720).

1747 – 10 janvier : ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES – Daniel Charles Trudaine fonde l’École des Ponts et Chaussées.

1789 – 10 janvier : AGENDA DU BICENTENAIRE – SAMEDI 10 JANVIER : Le bilan économique est sombre : les inondations de 1787 et les grêles de 1788 ont ruiné une immense partie des récoltes. En ce début janvier, l’extrême rigueur de l’hiver réduit presque toute la population à une indigence grave. Un peu partout, on constate que le coût de la vie a doublé, voire même triplé. Dans le même temps, le chômage étend ses ravages ou, au mieux, le travail devient intermittent.

1791 – 10 janvier : lieux-dits, commune de Marseille – Milonis ou Massillon, (registre des biens d’émigrés). Massillon, jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez, commune de Marseille. -Première mention, en 1063-1079 : Ortus Sancti Victoris, (Cartulaire de Saint-Victor, n° 84).

1810 – 10 janvier : NAPOLEON 1er DIVORCE DE JOSÉPHINE.


1817 – 10 janvier : STENDHAL, CARNET 1817 – “Capouey 10 janvier 1817. – Je demande s’il y a spectacle ; sur la réponse affirmative, je m’arrête. J’ai bien fait ; Le Nozze in campagna, musique pleine d’esprit du froid Guglielmi (fils du grand compositeur), ont été jouées et chantées avec toute la chaleur et tout l’ensemble possible, par trois ou quatre pauvres diables qui gagnent trente francs chaque fois qu’ils jouent.

“La prima donna, grande femme bien faite, brune piquante et disinvolte, y joue et chante avec tout le génie possible. J’oublie toute ma colère contre l’avilissement romain ; je redeviens heureux. Depuis Florence et Le Barbier de Séville, voilà la première musique qui me fasse plaisir. C’est un seigneur amoureux d’une de ses sujettes (c’est le mot propre ici). La jeune fille va épouser un manant qui parle napolitain ; à chaque fois que le seigneur arrive pour expliquer son amour, il survient quelque embarras, et il faut qu’il se cache. La jalousie tendre, véritable, désespérée du pauvre paysan intéresse. Tous les patois sont naturels et plus près du cœur que les langues écrites : je n’entends pas deux mots de celui-ci. Deux heures de plaisir vif, je lie conversation avec mes voisins admirateurs outrés de ***.

L’opéra finit à minuit ; je repars à une heure. Les Autrichiens ont mis des corps de garde tous les quarts de lieue, et font enrager les voleurs qui meurent de faim ».

1820 – 10 janvier : DÉSASTRE CAUSÉ PAR LA GELÉE DU 10 JANVIER 1820 QUI A DÉTRUIT TOUTES LES CULTURES ET GELÉ TOUS LES OLIVIERS D’OLLIOULES ET DE SANARY –

Castellan E., 1937 : Désastre causé aux cultures et oliviers par la gelée du 10 janvier 1820 : Délibération du 14 mai 1820 – Le Conseil délibère sur la demande relative à la diminution d’impôts et à une indemnité pour le désastre que la gelée du 10 janvier 1820 a occasionné à la commune. Non seulement toutes les cultures furent détruites, mais tous les oliviers furent gelés.

Rotger B., 1984 : Les 10 et 11 janvier 1820, un désastre dû aux fortes gelées, entraînera une nouvelle fois la mortalité des oliviers. Concernant les moulins à farine, il semble que ceux à vent, face à N.D. de Pitié, fonctionnent encore. Charles Antoine AYCARD, propriétaire du moulin, à farine, à eau, des bords de la REPPE, près le quartier Bon repos, demande à construire une digue sur la rivière pour alimenter les roues de son moulin (Rotger B., 1984 ).

1842 – 10 Janvier: DELIBÉRATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON, série D, 1805-1852 (fol. 26) – Conseil municipal de Toulon — Demande de fonds pour le contingent assigné à la ville de Toulon pour 1842, dans la dépense de la confection des chemins de grande communication de Toulon à la Ciotat n° 16 et de Pierrefeu à Toulon, n° 20. — Le Conseil sursoit au vote et demande que la répartition de la dépense entre les communes intéressées soit modifiée.

1866 – 10 janvier : UNE DES PIRES TEMPÊTES JAMAIS CONNUES EN FRANCE – Le 10/01/1866, il y a eu une des pires tempête que la France ait connu. Des bateaux de plusieurs tonnes ont été renversés en Manche ainsi qu’au port de Marseille (La climatologie / intempéries / tableau 4).

1890 – 10 janvier : Affaire Fouroux, le scandale de Toulon, Le petit Journal, supplément illustré, 10 janvier 1891, relayant Le Petit Var, du 31 octobre 1890, rappelait que deux mois auparavant une nouvelle scandaleuse avait « émotionné » la ville de Toulon : le maire, monsieur Fouroux, venait d’être arrêté au théâtre dans la loge municipales en pleine représentation. Il n’était point recherché pour un manquement à ses devoirs de magistrat mais était impliqué dans une affaire d’avortement. Le fœtus fut enfermé par la sage-femme dans un bocal contenant de l’alcool. Les deux accusés l’emportèrent et le cachèrent pendant un certain temps puis un soir, ils montèrent, sous prétexte de promenade dans une barque et quand ils furent assez éloignés du bien du rivage et jetèrent le bocal à la mer (l’illustration), cf. à la date du 10 janvier 1891 (documents : cliché Le Petit Journal, supplément illustré du 10 janvier 1891 et article de ce même journal ; Charles Bottarelli « Les grandes affaires criminelles du Var », De Borée éditions, 2007).

1900 – 29 décembre : Les grandes villes de France – MARSEILLE – III. Le caractère et l’esprit des Marseillais, p. 56-57.

Les villes de trafic les ports marchands surtout ont rarement un esprit public. Elles sont trop mêlées pour cela. Comment, par exemple, ce ramassis d’Espagnols, d’Italiens, de Grecs, de Suisses, de Levantins et de Sémites qui, avec une forte proportion de provençaux, composent la Marseille actuelle, pourraient-ils s’amalgamer et se fondre de manière à former un tout homogène? Et la vérité et que chacun de ces éléments refuse de se mêler aux autres et que le cosmopolitisme de la vieille cité phocéenne éclate aussi bien dans la disparité des tempéraments que dans celle des costumes et des langues.

Il y a pourtant un esprit marseillais et, ce qui vaut mieux, un caractère marseillais. Celui-ci se reconnaît à sa jovialité, à ses façons ouvertes et familières.

Le Marseillais se lie promptement; mais, sous l’abandon apparent des manières, sous le flux intarissable des paroles. il observe, se garde et n’accable souvent ainsi son interlocuteur du jet de sa faconde que pour l’étourdir plus sûrement. Certains auteurs, comme M. Simonin, croient cependant avoir observé chez lui quelque rudesse, une vivacité voisine de l’emportement ; ces légers défauts tiendraient au milieu physique dans lequel il se développe, rocailleux, aride et venteux. Les femmes, d’après le même écrivain, ont plus de douceur et de délicatesse : elles sont citées pour leur esprit, leur grâce et leur beauté. Le sang grec a laissé en elles des traces ineffaçables. Des yeux et des cheveux noirs, un teint mat, un nez aquilin, une taille élancée, bien prise, les fines attaches des mains et des pieds distinguent la femme provençale et entre toutes la Marseillaise.

Dans les mœurs mêmes, démocratiques et turbulentes, on retrouve quelque chose des mœurs grecques. Comme ses ancêtres de l’Hellade, le Marseillais est ami de l’éloquence et du plein-air ; il discute volontiers les affaires de l’Etat à la terrasse des cafés, qui ont remplacé pour lui l’Agora. Mais la ressemblance s’arrête là, et la vie privée aussi bien que publique des premiers colons de Massilia n’avait pas grande analogie avec celle des habitants actuels.

Il est un trait de caractère surtout, inconnu des premiers occupants et qui a fini par devenir si saillant chez le Marseillais d’aujourd’hui qu’il est passé en proverbe. C’est son sentiment de l’hyperbole. Peut-être n’exagère-t-il ainsi toutes choses que par nécessité. Dans une ville où l’éloquence court les rues et où les débardeurs eux-mêmes manient la parole comme Démosthène, il faut, pour se faire écouter, parler haut et fort ; il convient surtout de ne jamais demeurer en reste sur le voisin. Rappelez-vous le dialogue célèbre :

— Z’ai vu, dit un Marseillais, avec le zézaiement obligatoire des indigènes de la Cannebière, z’ai vu l’autre jour un chou si grand qu’il fallait quatre hommes pour le porter.

— Et moi, dit l’autre, ze n’ai pas vu de chou, mais z’ai vu une marmite si haute qu’il fallait une échelle pour grimper dedans.

  • Farceur ! reprend le premier, un peu décontenancé. Et à quoi voulais-tu qu’il serve ton chaudron ?
  • Té, à cuire ton chou ! (Ch. L.G., Le Petit Français illustré, journal des écoliers et des écolières, n° 57, 29 décembre 1900).

Affaire Fouroux, le scandale de Toulon, Le petit Journal, supplément illustré, 10 janvier 1891, relayant Le Petit Var, du 31 octobre 1890, rappelait que deux mois auparavant une nouvelle scandaleuse avait « émotionné » la ville de Toulon : le maire, monsieur Fouroux, venait d’être arrêté au théâtre dans la loge municipales en pleine représentation. Il n’était point recherché pour un manquement à ses devoirs de magistrat mais était impliqué dans une affaire d’avortement. Le fœtus fut enfermé par la sage-femme dans un bocal contenant de l’alcool. Les deux accusés l’emportèrent et le cachèrent pendant un certain temps puis un soir, ils montèrent, sous prétexte de promenade dans une barque et quand ils furent assez éloignés du bien du rivage et jetèrent le bocal à la mer (l’illustration), cf. à la date du 10 janvier 1891 (documents : cliché Le Petit Journal, supplément illustré du 10 janvier 1891 et article de ce même journal ; Charles Bottarelli « Les grandes affaires criminelles du Var », De Borée éditions, 2007).

1912 – 10 janvier : FRÉJUS – Classement par arrêté du 10 janvier 1912, des restes de l’ancien théâtre romain.

1914 – 10 janvier : Le Miroir n°61 du 24 janvier 1915 : Editorial « La Guerre » – “DIMANCHE 10 JANVIER.

“Succès français dans la région de Soupir, où nous enlevons un point culminant que l’ennemi essaie vainement de reprendre par toute une série de contre-attaques. L’artillerie ennemie est réduite au silence au sud de Laon et de Craonne.

“A une attaque allemande, près de Perthes-les-Hurlus, nous ripostons par une autre offensive qui nous livre le village et l’une des hauteurs environnantes : de ce côté une étendue de 500 mètres a été gagnée.

“Entre Reims et l’Argonne, notre artillerie inflige à nos adversaires des pertes sensibles. Progrès pour nous en Woëvre (Flirey, bois d’Ailly, bois Le Prêtre). Nos positions sont maintenues à Cemay, en Haute-Alsace, mais les Allemands ont réoccupé Burnhaupt-le- Haut au prix de pertes considérables.

“Sur le front oriental, les combats que Hindenburg a livrés en Pologne, au début de janvier, lui auraient coûté plus de 100.000 hommes en très peu de temps. L’objectif de Varsovie s’éloigne de plus en plus devant lui. Et une nouvelle classe russe, 1.200.000 hommes, est prête à rejoindre le front.

“Un comité secret s’est constitué à Budapest pour préconiser l’indépendance de la Hongrie au prix d’une paix séparée avec la Russie, la Serbie et la Roumanie dont les préparatifs inquiètent les Magyars. A Trieste règne la disette.

“On annonce que l’Italie va lancer un ultimatum à la Turquie, qui retarde toujours, en dépit de ses promesses, le règlement de l’incident d’Hodeidah.

“Enver pacha a disparu et l’agitation grandit à Constantinople contre la tutelle teutonne.

“Des signes de refroidissement sont notés entre Guillaume II et les souverains de l’Allemagne du Sud, mécontents des défaites subies et des pertes éprouvées par leurs contingents.

“Essad pacha rentre dans Durazzo. »

1918 – 13 octobre au 10 janvier 1919 : ACCIDENT DU SOUS-MARIN MONTGOLFIER (Q 81, TYPE BRUMAIRE), EN MISSION A PARIS. « Nombreuses avaries de moteurs au cours de cette mission : 6 têtes de bielles et un pied de bielle grillés, 4 soies d’embrayeurs et 4 cales de couche cassées, plusieurs inflammations dans les carters dont l’une à l’arrivée à Cherbourg a provoqué l’explosion simultanée des deux carters. (…) Toutes nos avaries de bielles se sont produites en charge autonome à très faible puissance, elles proviennent d’un vice organique des moteurs Sabathé dont les circuits de graissage sont défectueux. La mise en place des pistons à circulation d’eau n’apporterait pas un remède définitif aux nombreuses causes d’avaries des moteurs » (Cdt Thomas).

-1920 – 10 janvier :

1. SOCIÉTÉ DES NATIONS – La SDN ou Société des Nations naît officiellement le 10 janvier 1920, date d’entrée en vigueur du traité de Versailles, avec 32 États membres. Les États-Unis n’y entrent pas pour ne pas être impliqués à nouveau dans une guerre européenne.

2. DÉCÈS DE LA MÈRE DE LOUIS BAUDOIN, historien de La Seyne..

-1923 – 10 janvier : LA DÉFENSE CONTRE AVION DE LA PLACE DE TOULON EST ENVISAGÉE AVEC REMISE A LA MARINE DE CERTAINS FORTS DONT SIX-FOURS. En 1926, il est prévu d’armer ces forts avec des batteries de canons de 75, modèle 1916, dont la portée en altitude est de 1500 m. Quatre pièces sont prévues. En 1927, le marché des plates-formes de tir est passé pour Six-Fours. En 1931 et 1935, l’organisation des batteries est revue. Entre 1933 et 1938, les canons de 75 prévus sont remplacés par des 90. En fait les plates-formes de tir sont exécutées en 1934, et les essais de tirs effectués en 1936. Ces 90 sont du modèle 1926/30 sur affût fixe, avec une portée en altitude normale de 6000 m, mais qui peut atteindre 8000 m avec des fusées différentes. Le fort de Six-Fours a été équipé d’un réseau de transmissions, d’un poste central de tir en mai 1937, et d’un télépointeur en juin 1937 (Robert Hervé, 2007).

1926 – 10 janvier : SORTIE EN SALLE, A BERLIN, DU FILM METROPOLIS DE FRITZ LANG QUI A 37 ANS A L’ÉPOQUE. Long de 210 minutes dans sa première version, le film apparaît immédiatement comme un chef-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand. Il présente une société industrielle divisée entre seigneurs et esclaves et en appelle à la réconciliation des classes sociales sous l’égide du Seigneur. On y découvre a posteriori une prémonition du nazisme. Les références religieuses et bibliques sont nombreuses (on s’interroge sur une étoile sur la porte du savant fou, qui pourrait désigner celui-ci comme le prototype du Juif pervers). Hitler et Goebbels avaient beaucoup apprécié ce film, au point que, après l’arrivée au pouvoir des Nazis, Goebbels, devenu ministre de la culture, invita Fritz Lang à se présenter à lui et lui communiqua son intention de lui confier la réalisation de films nazis (réf. Boussinot Roger – L’encyclopédie du cinéma, tome II, I-Z, Bordas, 1986, 646 p. ; Crapouillot – Histoire du Cinéma, 1963 ; Lourcelles Jacques – Dictionnaire du cinéma, 3. Les films, Editions Robert Laffont, Paris, 1992).

-1929 – 10 janvier :

1. L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE DEVIENT GRATUIT.

2. PREMIÈRE AVENTURE DE « TINTIN » – 10 janvier 1929, le dessinateur belge Georges Rémi (21 ans), plus connu sous son pseudonyme Hergé (d’après ses initiales), publie la première aventure de Tintin, jeune reporter du Petit Vingtième, amené à visiter le pays des Soviets.

-1940 – 10 janvier :

1. LA DECHEANCE DES ÉLUS COMMUNISTES QUI N’ONT PAS RÉPUDIÉ LEUR SOLIDARITÉ AVEC L’ANCIEN PARTI SERA DEMANDÉE A LA CHAMBRE (Exelsior, mercredi 10 janvier1940). « Le gouvernement déposera demain sur le bureau des Chambres un projet de loi aux termes duquel sera prononcée la déchéance des élus qui n’auraient pas répudié leur solidarité avec l’ancien parti communiste dissous en raison de ses connivences avec l’étranger. »

2. JULIEN DUVIVIER TOURNE « UN TEL, PÈRE ET FILS » HISTOIRE D’UNE FAMILLE FRANÇAISE. A Nice, Julien Duvivier vient de donner le premier tour de manivelle de « Un Tel, père et fils », Michèle Morgan est déjà à Nice où bientôt la rejoindront Raimu, Renée Devillers, Louis Jouvet, Suzy Prim, Jean Mercanton, Jacques Baumer, Lucien Nat et Anita Palsein, qui sont les autres interprètes de cette histoire d’une famille française. » (Paris-Soir, 10 janvier 1940)

3. LUCIENNE BOYER CHANTE TOUS LES SOIRS « CHEZ ELLE », 36 rue Volney – Opé. 51-30, entourée d’un programme de grande classe. Dîner à 19h 30 – Cabaret à 21 h 30 (Réclame d’époque dans Paris-Soir, 10 janvier 1940).

4. ATTENTAT DÉJOUÉ AUX ÉTATS-UNIS – « Des saboteurs voulaient faire sauter l’immense barrage du Colorado qui alimente en force électrique les grandes usines d’aviation de Los Angeles. Les G.Men ont fait échouer le complot. » (Paris-Soir, 10 janvier 1940)

1941 – 10 janvier : GUERRE NAVALE EN MÉDITERRANÉE – Combat naval anglo-italien dans le golfe de Sicile. Combat indécis. La flotte italienne s’enferme dans ses ports (Ernst Jünger, Journal de guerre).

1942 – 10 janvier : BLOCUS DE DJIBOUTI – Arrivé à Aden, l’aviso-dragueur Commandant Dominé va prendre la relève de l’aviso colonial Savorgnan de Brazza affecté depuis le 2 mai à la patrouille du blocus de Djibouti et reparti le 11 janvier 1942 pour le Royaume-Uni par la route du Cap. Première mission, du 10 au 19 janvier 1942. Appareillé d’Aden le 10 janvier à 17 h 00. Rencontre le 11 janvier à 06 h 0 le sloop anglais Shore Ham qui lui passe les consignes et reviendra le relever le 17 janvier à 16 h 30. Au cours de cette patrouille, le Commandant Dominé a aperçu de nombreux boutres mais n’en a visité qu’un seul, sans contrebande, se rendant d’Assab à Berbera (Gérard Garier).

-1943 – du 10 janvier au 6 avril :

1. RÉACTIVATION D’UN NAVIRE FRANÇAIS SABORDÉ A TOULON QUI INTÈGRE LA REGGIA MARINA PUIS LA KIEGSMARINE – L’aviso-dragueur La Curieuse, classe Elan, construit par l’arsenal de Lorient et mis en service en 1940 . est relevé du 10 janvier au 6 avril 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Le 27 avril, des travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne. Travaux suspendus à la suite des prétentions italiennes sur le navire. Saisi par les Italiens, nommé FR 55. 9 septembre, l’aviso est saisi par les Allemands ; il devient le SG 16. Les travaux de remise en état reprennent pour le compte de la Kriegsmarine. 1944 – 02 ou 03 ; travaux achevés. Le navire est affecté à la 6e flottille (En grande partie, les informations proviennent de Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).

2. DERNIER ACTE DE LA BATAILLE DE STALINGRAD – Le 10 janvier 1943, les troupes soviétiques passent à l’offensive et ont entièrement anéanti le groupement ennemi encerclé à l’issue de 23 jours de violents combats. Le 2 février 1943, la bataille de Stalingrad s’achèvera par la victoire des troupes soviétiques. Plus de 147 000 soldats et officiers de l’armée fasciste auront été mis hors de combat. Plus de 91 000 allemands, dont 2 500 officiers et 24 généraux, auront été faits prisonniers.

-La mère d’Albert Cohen, Louise Judith, meurt à Marseille.

1944 – 10 janvier : CRÉATION PAR ORDONNANCE DES COMMISSAIRES DE LA RÉPUBLIQUE.

1946 – 10 janvier : ONU – Première réunion de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) (Jean-Charles Volkmann, 2003)

1949 – 10 janvier : LOI INSTITUANT L’ASSISTANCE PUBLIQUE.

1956 – 10 janvier : NOTRE MARINE EN EXTRÊME-ORIENT – Le 10 janvier 1956, un groupe occasionnel formé du Dumont d’Urville et de la division d’escorteurs côtiers d’Extrême-Orient (Commandant Duboc, Glaive et Trident) appareille de Saigon pour exercices à Port Dayot. Le 19 janvier ces bâtiments participent à l’exercice interarmes PHENIX comme groupe opérationnel d’appui. Cet exercice mettait en action une force navale de débarquement, un escadron de marche du 1er R.C.C., la compagnie du 22ème R. I C. basée à Cam-Ranh, le commando Jaubert. Le thème était la mise en place rapide et le renforcement d’un dispositif de défense de la base de Cam-Ranh et l’hébergement d’éléments de différentes armes dans cette base et dans celle de Car-Lo. L’exercice se déroula en présence de l’amiral Jozan, commandant les F.M.E.O. et du général Aubert, adjoint Terre au commandant en chef (Gérard Garier).

1959 – 10 janvier : LES « BALLETS ROSES » DE LA RÉPUBLIQUE – Le 10 janvier 1959, au lendemain de l’entrée du général de Gaulle à l’Élysée, un entrefilet du Monde, évoque la mise sous mandat de dépôt d’un soi-disant policier accusé de détournement de mineures. L’hebdomadaire à scandales « Aux écoutes du monde » précise qu’il organisait des parties fines dans différents endroits dont un pavillon de chasse à la disposition du président de l’Assemblée nationale. Pas moins de 23 personnalités se trouvent compromises parmi lesquelles André Le Troquer, qui se pavane sans comprendre l’indignité de son attitude et se prétend victime d’un complot gaulliste. Il est vrai que l’affaire, en disqualifiant le personnel de la IVe République, n’est pas pour déplaire au Général ! Bénéficiant de l’indulgence du tribunal et de l’opinion, André Le Troquer s’en tire avec une amende de 3 000 francs et un an de prison avec sursis (extrait de HERODOTE, publié le 2 janvier 2019).

1964 – 10 janvier : LE REVEST-LES-EAUX (LE) – Inscription par arrêté du 10 janvier 1964 de la Tour dite du village (cad. A 197). Un grand bonjour à Nicole Le Tiec !

Cette tour de défense construite au Moyen-Age est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Elle est le dernier vestige du vieux village médiéval qui s’élevait tout autour. Son parement à bossage rustique la situe dans le dernier quart du 13e siècle et le premier quart du 14e siècle, époque où surgissent en même temps de nombreuses tours à bosses. Elle trouve son pendant dans d’autres tours du Var, de même époque, de même facture, comme  celle de Sanary que les textes citent en 1322.

1971 – 10 janvier : MORT DE LA STYLISTE GABRIELLE « COCO » CHANEL.

1973 – 10 janvier : TERRORISME – Le 8 décembre 1972, attentat du Mossad (service de renseignement israélien) à Paris contre Mahmoud Hamchari, qui meurt le 10 janvier 1973. Carré parfait, cette construction solidement établie au sommet du piton rocheux mesure 8,10m de côté, 12m de hauteur, avec une épaisseur de murs de 2m. Elle se compose d’un magasin voûté, d’un étage et d’une terrasse plate-forme. La tour fut quelque peu modifiée en 1865 à la suite de l’installation d’une horloge : la voûte du magasin fut à peu près entièrement détruite et une porte fut ouverte sur la façade est. L’édifice a fait l’objet de travaux de restauration entre 1991 et 1993.

1975 – 10 janvier : « APOSTROPHE » PREMIÈRE ! – Première émission télévisée d’ « Apostrophe » de Bernard Pivot.

1978 – 10 janvier : TERRORISME – Attentat contre un foyer Sonacotra à Nice, revendiqué par le groupe Charles Martel

1982 – 10 janvier : « CHAMPS ELYSEES » PREMIÈRE ! – Première émission télévisée de « Champs Elysées » de Michel Drucker.


2015 – 10 janvier : FILLETTE TRANSORMÉE EN BOMBE VIVANTE – Le cauchemar continue au Nigeria. Ce samedi, au moins 19 personnes ont péri lorsqu’une bombe fixée sur une fillette d’une dizaine d’années a explosé dans un marché bondé de Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria (Le Monde, 10 janvier 2015).

2018 – 10 JANVIER : BULLETIN MÉTÉO POUR SANARY SUR MER – au lever du soleil, il est prévu pour cette période, une météo assez mitigée, avec probablement une alternance d’embellies et de précipitations. le vent sera faible avec un maximum de 9 km/h, et sera variable pour la matinée, les prévisions donnent un temps nuageux avec une force sous les 7 km/h, le vent restera modéré, et sera du secteur sud-est pour le début d’après-midi, le temps devrait rester relativement ensoleillé, mais il est prévu la présence de cirrus recouvrant une bonne partie de l’horizon. Une brise ne dépassant pas les 1 km/h devrait souffler. Au cours de la fin d’après-midi, le ciel prévu devrait être généralement clair mais avec toutefois, la présence de quelques rares nuages. il y aura une brise ne dépassant pas 3 km/h. Pour la soirée, le ciel prévu devrait être généralement clair avec néanmoins, la présence de quelques nuages pouvant masquer en partie les cieux. une brise n’excédant pas les 4 km/h devrait souffler.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 154e livraison:

« La première mention de Sanary que j’ai pu découvrir est de l’année 1113. Le 23 avril de cette année-là, le pape Pascal II confirma aux moines de St-Victor de Marseille leurs possessions et dans la longue liste les énumérant, nous voyons figurer 1’église de St-Nazaire à côté de celle de Six- Fours notamment, au diocèse de Toulon. Un peu plus tard (18 juin 1135), Innocent II leur accorda la même faveur (Cartulaire de l’abbaye de St-Victor de Marseille, n° 157). Certes Ollioules est bien antérieur à son ancien hameau. Foulques (Fulco), vicomte de Marseille et sa femme, Odila (Au sujet des vicomtes de Marseille, cf. Louvet, Abrégé de L’histoire de Provence, t. I, p. 470.), concédèrent à l’abbaye de St-Victor la moitié des trois quarts du castellum et de la villa d’Ollioules (1044) et la donation stipula qu’il s’agissait de la paroisse, des dîmes, des moulins et de l’ensemble de son territoire. Le 4 juillet 1079, le pape Grégoire VII confirma au même monastère ses droits à Ollioules et ces droits figurent également dans la bulle de 1135. A la fin du XIe siècle, le vicomte Fulco fit de nouvelles largesses aux mêmes moines sur ce terroir. Les noms cités n’éveillent aucun souvenir dans notre, esprit et les religieux reçurent la moitié de la paroisse, un manse ou ferme, six pâturages, deux chènevières. etc. Il n’est plus question d’une partie du château d’Ollioules et du village ouvert, bâti au pied de ses murailles. D’après les conventions de 1143, l’évêque de Toulon devait recevoir le quart des dîmes et les deux tiers du droit de mort ou de succession (3), le surplus étant réservé aux moines et ce partage concernait uniquement les possessions de ces derniers à Ollioules.

Toutes ces données sont quelque peu vagues. Elles permettent pourtant d’affirmer que la construction de la première église de Sanary est due aux moines de St-Victor, dont le rôle a été si considérable en Provence. Ils l’élevèrent entre les années 1044 et 1113 et dès le début elle fut placée sous l’invocation d’un saint italien. Les documents liturgiques du diocèse de Toulon sont formels à ce sujet. Pourquoi n’a-t-on pas eu recours à l’un des saints les plus populaires du sud-est, tels que St- André, St-Jean, St-Julien, St-Martin, St-Michel, St-Pierre, etc. ? A cette date lointaine, une seule autre église de cette région était placée sous le vocable de St-Nazaire et elle était située à Cadarosc ou Berre (Bouches-du-Rhône) Propriété des mêmes religieux, elle leur avait été donnée par Raimbaud, archevêque d’Arles (1041) lorsqu’elle portait déjà ce nom. Peut-on établir un rapprochement quelconque entre ces deux saints ? Le problème est trop délicat pour être résolu. Quoi qu’il en soit, de tout temps la partie orientale des côtes provençales de la Méditerranée a reçu des émigrants de la Rivière de Gênes et plus généralement a subi une infiltration italienne. Dès lors, l’installation d’un groupe de personnes de cette origine aura entraîné le choix d’un vocable la rappelant, que la nouvelle construction ait renfermé ou non des reliques de ce saint. L’entrée d’une partie du territoire d’Ollioules dans le domaine du monastère de St-Victor entraîna l’amélioration de la culture et le défrichement d’une notable portion des terres. La venue de nouveaux immigrants en fut la conséquence toute naturelle et la présence d’un petit noyau de population engagea les moines à édifier une église sur un sol désormais ouvert à la civilisation. Telle est l’origine probable du premier village de St-Nazaire.

Son évolution fut progressive et surtout lente, comme celle de tous les lieux privés d’éléments de prospérité. Un voile impénétrable nous cache pendant plus de cent cinquante ans les faits et gestes de ses habitants dont la vie ne dut pas s’écouler heureuse et tranquille à travers les guerres des XIIe et XIII0 siècles.

Une décision, malheureuse pour les chercheurs, car il est plus agréable d’aller à Carcassonne que de gagner Draguignan, a incité le Conseil municipal à verser aux archives départementales du Var 50 volumes de protocoles anciens (septembre 1890). Néanmoins, nous tâcherons d’étudier quelques documents inédits pour la plupart et concernant un âge lointain. » (Raoul VALLENTIN DU CHAYLARD », « Notes historiques sur Sanary (Var), Editions de la Revue Le Bassin du Rhône », Montélimar, 1914).

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(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 353e livraison :

1310 : ROBERT CHEF DES GUELFES CONTRE L’EMPEREUR – L’année suivante, Robert s’en alla lutter en Italie, comme chef des Guelfes, contre l’empereur Henri VII, mais celui-ci mourut. Robert entreprit la conquête de la Sicile, mais sans succès. Les Marseil­lais surent alors lui montrer leur affection ; le Conseil municipal ordonna à tous les habitants de la ville de se rendre au son du tocsin, avec leurs arbalètes, auprès du viguier Adhémar de Negausis, afin d’y recevoir les ordres nécessaires pour la défense de la ville et les secours à apporter au prince. On arma deux navi­res et l’on mit en état de défense les tours de l’entrée du port (Dubois Gaffarel Sama  Marseille).

1317 ou 1318 – 7 mai : dans le cimetière qui flanquait l’église des Accoules, quatre moines tenus pour hérétiques lurent sommés de se rétracter. Ils refusèrent. Les religieux furent brûlés vifs. Voici à son sujet ce qu’écrit le père Paul AMARGIER : Au n°8, la maison qu’occupèrent la mère et les sœurs de Bonaparte durant la Révolution. Ici fut créé en 1633, un couvent réformé d’Ursulines, connues sous le nom d’Augustines, puisque placées sous la règle de saint Augustin. Elles quittèrent ce lieu en 1749 pour s’unir à la communauté des Présentines. On remarquera les clés de tirant précisant la date (1764) et les initiales du propriétaire (J. B. A.°), repreneur de l’ensemble. Revenons quelques siècles en arrière : la date du 7 mai 1318 marque l’un des jours parmi les plus funestes dans notre histoire. Non loin de cette place si charmante avec son décor dix-huitième aux abords du cimetière des Accoules, au pied de la tour de Sauveterre, quatre frères mineurs furent brûlés ce jour-là, après condamnation d’hérésie portée contre eux par leurs frères Franciscains (tout au long du Moyen Âge ce furent à Marseille les fils de saint François qui eurent en charge le tribunal d’inquisition). Les suppliciés ont nom Jean Barravi, de Toulouse, Déodat Michaelis, Guillaume Santoni, tous les trois prêtres, ces deux derniers originaires de la région narbonnaise ; un diacre Pons Rocha. Un cinquième, Bernard Aspa, fut condamné au mur (réclusion perpétuelle). Le franciscain président du tribunal s’appelait frère Michel Le Moine.

Le supplice eut lieu en présence d’un grand concours de peuple, présidé par plusieurs évêques. Ayant refusé toute rétractation les condamnés furent privés de leurs habits religieux, leurs têtes furent rasées et ils furent enfin brûlés vifs. Ils peuvent être regardés comme martyrs de l’idéologie “spirituelle” d’altissima paupertas. Ainsi que je l’écrivais un jour : dans l’histoire des hommes vient toujours un moment de particulière tristesse où, à l’horizon, le ciel fume de sang et d’âmes !

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 65e livraison :

LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon).

La source de la limace.

Sur le flanc ouest du cap Sicié, les points d’eau sont plus rares et les accès au rivage nettement plus délicats. Il est bon de signaler, derrière la pointe du cap Vieux, Sur la droite de la batterie napoléonienne, dans un petit vallon suspendu au-dessus d’un à pic, une minuscule résurgence. Elle ose transmettre son optimisme aux quelques plantes qui lui ont fait confiance. Quand l’eau est plus abondante, à la fin de l’hiver par exemple, elle offre à tout le massif de Sicié son unique cataracte. Le filet d’eau chute de quelques quinze mètres jusqu’à la mer, au plus grand bonheur de « Bert », pêcheur à la ligne, devant l’éternel et derrière la bonne mère, habitué de ce lieu. En réalité, il s’agit d’une petite source qui prend naissance dans le haut du vallon qu’emprunte le sentier qui va des crêtes vers la batterie du cap Vieux.

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

« C’est parce que la vitesse de la lumière est plus grande que celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d’avoir l’air con … » (proverbe postmoderne).

J’en ai terminé pour aujourd’hui !

Bise aux filles, poignée de main aux garçons.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber qui ont regagné l’Egypte.

Bon mardi à tous et à demain, pour fêter les PAULIN !

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