ÉPHÉMÉRIDES DU 22 DÉCEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 22 DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n°4041).

Illustration : Noël à Sanary. La place Cavet (cl. H. Ribot)

Les fêtes : Le 22 décembre, nous fêtons sainte Françoise-Xavière, patronne des migrants, de son nom Françoise-Xavière Cabrini, décédée aux Etats-Unis en 1917 où elle a fondé, en 1880, la congrégation des Sœurs missionnaires du Sacré-Cœur. En 1914, elle a créé à Noisy-le-Grand un orphelinat destiné à recueillir les jeunes filles des émigrés italiens. Ce bâtiment est devenu aujourd’hui le lycée Françoise Cabrini.

Le calendrier républicain dédie à la houille ce 2e jour du mois de nivôse, d’un mot francisé venant du wallon « hoye », une roche combustible issue de la décomposition d’organismes de l’époque carbonifère. Ce combustible est utilisé depuis le XIe siècle et son extraction dans les mines a rendu possible la révolution industrielle du XIXe siècle. Aujourd’hui, les mines françaises de houille ont été fermées.

dicton : Si l’hiver vient comme un mouton, il s’en va comme un dragon.

PENSÉE : « Pour se dresser, les hommes attendent d’être opprimés. » (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent nulle part)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Braudel F. – La Méditerranée. Flammarion, coll. Champs 1985, deux volumes: 1. L’Espace et l’Histoire, 226 p – 2. Les Hommes et l’Héritage, 220 p. N° d’enregistrement : H 3905 et H 3093.

Noël à Sanary. Le port (cl. H. Ribot).

ÉPHÉMÉRIDES :

1238 – 22 décembre : Testament de Gaufridet. seigneur de Toulon  (Arch. des B.-du-Rh. Ordre du Temple, anc. cote, n° 3o, orig. parch). Testament de Gaufridet de Marseille, seigneur de Toulon et de Trets, en faveur des Templiers : de Gérin-Ricard, 1926 : Toulon. Testament de Gaufridet de Marseille, seigneur de Toulon et de Trets, en faveur de sa fille Sibille, à qui il substitue les Templiers. Albanès, Chevalier – Gallia… Toulon, n° 181 …

1364 – 22 décembre : il est souvent écrit que La reine Jeanne vint à Six-Fours en 1364, après la mort de son mari et qu’elle fit réparer le château et les remparts puis accorda le droit de régale aux moines de Saint Victor. Note : En fait, Jeanne 1ère ne vint qu’une seule fois en Provence (en 1347) pour trouver des appuis politiques, et de l’argent (M. Agulhon, N. Coulet, 1987), et les lettres par lesquelles elle octroya un certain nombre de droits à Six-Fours ont été données à Naples le 22 décembre 1364 et non à Six-Fours :

« Elle attend de Clément VI qu’il la disculpe des soupçons que l’assassinat d’André fait peser sur elle et qu’il légitime par une dispense son second ~   mariage. Elle parvient à ses fins et, surtout, retire 80 000 florins de la vente d’Avignon au pape, ce qui lui permet d’envisager un prompt retour. Le 28 juillet, elle s’embarque à Marseille. Elle ne reviendra jamais en Provence. La brièveté de ce séjour et ses circonstances contrastent avec le légendaire historique une image aimable tôt dessinée et la prolifération, plus récente, de maisons, ponts, tours, châteaux dits « de la reine Jeanne »).

Les terres régales de Six-Fours font l’objet d’un transfert consenti à l’abbaye marseillaise par la reine Jeanne, comtesse de Provence ; elles étaient devenues ainsi la propriété des seigneurs-abbés de Six-Fours. Comme le terrain des places publiques et des remparts, leur entretien était à la charge de ces derniers (Louis Baudoin, 1965, p. 120).

La Reine Jeanne, Reine de Jérusalem et de Cicille (Sicile), Duchesse de la Pouille, Princesse de Capoue et Comtesse de Provence, Forcalquier et du Piémont, par ses lettres patentes du 22 décembre 1364, sur les très humbles remontrances, à elle faites, de la part de l’abbé et religieux du monastère St Victor lez Marseille, ses sujets, contiennent que pendant qu’il y avait procès autrefois, entre Charles second, Roi de Jérusalem et de Sicile, Comte de Provence et Forcalquier, d’une part et ledit monastère et abbé St Victor, d’autre, touchant la sixième partie du vicomté de Marseille et ses dépendances, et de son port, et touchant la troisième partie du comptoir de la même ville, que ledit sieur abbé et religieux disaient leur appartenir, on convient de faire par le traité de quelques cardinaux, que leurs susdits droits ou parties demeureraient à la juridiction et domaine du même roi, son seigneur et bisaïeul, et à ses successeurs, et que sa Cour pour cette cause, serait tenue de payer tous les ans, audit monastère, 150 livres de régales couronnes. Qu’il ordonna être entièrement destinées audit monastère, selon sa valeur, qu’on trouva qu’il avait alors, par-dessus les censes, en pensions des ouvriers de la bladerie et annonerie de la même ville. Ajoutant qu’en cas que ledit revenu de 150 livres susdites diminuerai en tout ou en partie, le même roi et ses successeurs seront tenus de suppléer, sans fraude et diminution, tout ce qui pourra manquer, et ce avec quelque autre argent de leur Royale Cour. En vertu de laquelle convention, le dit monastère aurait reçu paisiblement lesdites 150 livres de régales couronnes jusqu’au temps du Roi Robert. Mais ensuite, au même temps, ledit roi, à causes des changements arrivés parmi les ouvriers de l’annonerie, pour lesquels ledit monastère ne pouvait pas percevoir lesdites 150 livres, en aucune façon. Pour cet effet, comme on eut, pour lors, recours au Roi Robert, et qu’on l’eut supplier d’apporter remède, Concicuable (conciliable), il ordonna au sénéchal de Provence qui était pour lors et aux autres qui succéderaient, par ses lettres patentes, de fournir audit monastère, tout ce qui manquerait desdites 150 livres de régales couronnes, des argents de sa Chambre Royale, jusqu’à ce que les censes et pensions susdites, des ouvriers de l’annonerie, fussent remises dans le premier état. Lesquelles, ledit monastère, perçu entièrement à l’année de la première mortalité passée et générale épidémie, qui par des paroles faites à ladite annonerie, par les hommes dudit Marseille, la détruisirent entièrement. N’ayant reçu que 35 livres, comme il compte par l’information faite de l’ordre du sénéchal, par les nobles Giraud de Simiane, sieur de Casenosve (Caseneuve) et feu Jean de Vicedonatus, juge à Major, commissaire à ce, députés. Ce qui donna lieu, à la dite Reine Jeanne, sur les remontrances qui lui furent faites par l’abbé et religieux, et en considération de la recommandation qui lui fut faite par le pape Urbain cinquième, qui avait été abbé dudit monastère, par ses lettres et bulle qu’il lui avait mandé, faisant attention sur ce que ledit abbé et religieux avaient renoncés formellement à la perception des arriérages des 115 livres qui étaient raisonnablement dut, par lesdites lettres patentes du vingtième décembre 1364, d’accorder, donner et concéder, audit monastère, les droits de régales premières appellations et pasquiers que la cour avait dans le château de Nans, d’Orgon, d’Auriol, du bourg St Zacharie , les bastides d’Aups, de Cereste, avec le bourg de la Cieutat, de la Cadière et tous les terroirs qui sont dans le diocèse de Marseille, de la ville d’Aix et dans le bailliage de St Maximin, aussi bien que le château de SIX-FOURS avec tout son terroir qui est dans le diocèse de Tollon et dans la viguerie d’Ieres (Hyéres) et les îles de la mer qui sont propre domaine dudit monastère et pareillement la « mere Impere » que la Cour avait dans le bourg de St Zacharie avec les régales du même bourg et de son terroir, ayant transféré dans le monastère, tous les droits qui lui appartenaient ou qui pourraient lui appartenir dans les mêmes lieux. En compensation et échange desdites 115 livres de régales couronnes et des arriérages qui doivent être payés de sa Cour sans préjudicier ni déroger à ses droits des secondes appellations et l’hommage ou serment de fidélité et autres, que sadite Cour avait accoutume de percevoir. En sorte que ledit monastère, depuis le commencement de la dite année en avant devait percevoir et avoir sur ladite annoncerie, au moins tous les ans, 35 livres de régales, et parce que, fort souvent, se commettait fraude par quelques enfants d’iniquité et que pour lors s’en commettait au préjudice des susdits droits pour aquoi obvier  ladite Reine Jeanne, par lesdites lettres patentes, aurait concédé audit monastère, les régales premières appellations, pasquiers et « mere impere » desdits châteaux et lieux et leurs terroirs et les îles s’étendant entièrement un jet d’arbalète dans la mer et que la connaissance et punition de ceux qui commettent par aventure de frauder en la mer ou rivage desdits châteaux et qui vendent du vin ou autre chose sur la mer, à la fraude desdits droits, devront à librement appartenir audit monastère ou abbé d’icelui et à ses officiers. Les dites lettres patentes ont été enregistrées vers le greffe de Messieurs les Présidents Généraux d’Aix ; suivant leur jugement du trois juillet 1675. Le dernier décembre 1364 fut expédié des lettres de commission adressantes (adressées) au Sénéchal de Provence ou son lieutenant, aux fins de mettre en possession l’abbé de St Victor du droit des régales et premières appellations, à lui concédées par les susdites lettres patentes, avec pouvoir de le maintenir et défendre, lui donner toute sorte d’aide et faveur et faire cesser tous empêchements sur la connaissance et punition des crimes et excès, droit de naufrages, débit du vin et autres choses, depuis la mer ou le bord d’icelle, desdits lieux et îles et terroir susdit, dans un jet d’arbalète de ladite mer, ainsi qu’il est porté par les susdites lettres données à Naples le 22 décembre 1364. Acte d’émission de possession faite par Honoré de Berre, subdélégué par ledit Sénéchal de Provence, desdits droits remis par ladite Reine Jeanne audit sieur abbé, avec défenses aux officiers au droit de régales premières appellations et pâsturage. En l’exercice de la justice et connaissance, de l’intenter dans le terroir de SIX-FOURS et des îles qui sont du propre domaine de l’abbé et de la mer tant qu’elle entoure les dites îles. Et que le terroir dudit lieu s’étend dans ladite mer et bord d’icelle, à l’étendue dudit jet d’arbalète. Des droits qui peuvent compter et appartenir, en la haute juridiction dans ladite mer, et punition des crimes, sur la peine de mille marcs d’argent fin pour chacun des contraignants, faisant faire criées publiques à la teneur suivante : C’est le commandement de la Reine Jeanne et du commissaire que toute sorte de personnes, de quelle qualité qui soient, tant habitants qu’étrangers, ne soit si hardi d’hors en avant (dorénavant), de troubler l’abbé de Saint Victor ni ses officiers, en ce qui est du droit des régales premières appellation, audit lieu de SIX-FOURS, son terroir, détroit des îles de la mer, ni le terroir d’icelles, ni en la mer, tant qu’une arbalète peut se porter, ni à la haute juridiction dans la mer, ainsi obéissent à l’abbé et à ses officiers. L’ayant même mis en possession aux chemins publics, et fait nommer : juge, lieutenant de juge ordinaire, greffier et un trompette, auxquels il donne pouvoir et puissance d’exercer ladite juridiction. Mettant particulièrement en possession de la mer et du bord d’icelle et jet d’arbalète, tant que contient le dit terroir dudit abbé, lui faisant mettre, en signe de possession, les pieds dans l’eau. Faisant faire la même criée audit trompette et mettant des placards pour ledit droit de régales et juridiction des îles et jet d’arbalète, de quoi ayant concédé acte tout contre la mer. En suite desquels titres, lesdits commissaires donnaient sentence en faveur dudit abbé, lequel est maintenu en des droits de juridiction et défense aux officiers du roi de troubler ledit abbé à l’exercice de la juridiction (Jean Denans, 1713).

1589 – 17 au 22 décembre : Les consuls deFréjus. StTroupez, Ières et Toulonà ceux de Marseille, sur l’entrée des trouppes de Savoye, et les responces. 17-22 décembre 1589. Bibl. InguimbertCarpentras Mss. 1840, f° 437 (Parès A. Jacques, Sources manuscrites de l’histoire du département du var, 1938, n°4.)

1666 – 22 décembre : Fondation de l’Académie des Sciences par Colbert.

1789 – 14 et 22 décembre : Lois organisant les pouvoirs locaux (Georges Duby, Histoire de la France, 1987). Viguier, 1993 : Division de la France en 83 départements eux-mêmes subdivisés en districts et municipalités(Louis Baudoin, 1965, p. 313 : décrets de l’Assemblée nationale des 15 janvier, 16 et 26 février 1790, lettres patentes du roi du 4 mars). La Provence disparaissait, divisée en trois départements. Vente des biens nationaux (ceux du clergé et de la noblesse). Constitution civile du clergé. Suppression des titres de noblesse. Décret sur l’institution des Poids et Mesures, par décret du 22 décembre 1789 sanctionné le 26 février 1790] [Rotger B., 1984 : Le 22 décembre 1789, la Constituante, par un décret sanctionné le 26 février 1790, divisa la territoire français en départements, en districts et en municipalités. Les Français étaient régis par les mêmes lois et les particularités de la Provence disparaissaient dans le creuset national. La Provence fut divisée en trois départements. C’était donc la condamnation du parlement de Provence dont la dernière séance eut lieu le 27 septembre 1790 (Viguier, 1993 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 272). Le vicomte de Barras fait campagne pour les élections à l’Assemblée législative dans le Var : il est élu comme délégué au 1er degré mais ne passe pas député. Il est nommé administrateur du département du Var, qui vient d’être créé (Mory Fernand, 1972).

Noël à Sanary. La tour domine le port (cl. H. Ribot).

1792 – du 17 décembre au 15 avril 1793 : NOUVELLES DU QUATRIEME BATAILLON DU VAR – Le 17 décembre 1792, le 4ème bataillon du Var est rassemblé à Vesoul. Il est affecté à l’armée du Rhin, et le 22 décembre, il quitte cette ville pour Belfort, puis Huningue, où il se trouve encore à la date du 15 avril 1793 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1793 – 22 décembre :

1. Le capitaine Bonaparte a fait forte impression sur le représentant Barras qui est tout de suite conscient du concours que pourrait lui apporter un jour ce jeune officier. Il lui manifeste donc beaucoup de bienveillance, aussi bien en favorisant son avancement ultra-rapide, de capitaine à général de brigade en quelques mois, qu’en lui faisant délivrer aux frais de la République un uniforme neuf pour faire bonne figure au banquet qui clôturera les événements de Toulon. Quand il fera rédiger ses Mémoires, Barras aura depuis longtemps cessé d’avoir une aussi bonne opinion de Bonaparte et s’efforcera donc de minimiser le rôle joué par ce dernier dans le siège et la part qu’il a prise à son succès (De Saint-Stéban, Le vicomte de Barras, …, 1995). Bonaparte est fait général de brigade, ce qui sera confirmé le 7 janvier 1794. Il avait eu raison de dire au château de Montauban, en montrant sur la carte la presqu’île de Balaguier : “Toulon est là”, ce qui avait fait sourire le général Carteaux. En effet, cette presqu’île aux mains des Républicains, la rade était intenable par les navires alliés trop exposés aux tirs d’artillerie. D’autre part, le Faron étant aussi occupé, la ville pouvait être bombardée de la même façon. Les renforts Anglais n’arrivant pas, il ne restait plus aux alliés qu’à rembarquer au plus vite pour profiter du vent favorable (Gérard Delattre.).

Après la reprise de Toulon, Bonaparte sera promu général de brigade (22 décembre 93). Il sera titularisé, dans ce grade, le 6 février 1794 (Louis Baudoin, 1965, p. 536)

2. QUATRIEME BATAILLON DU VAR – Le 2 nivôse an II (22 décembre 1793), devant toutes les protestations émanant des plus purs patriotes, Levasseur écrivait au comité de Salut Public. Sans réintégrer Vidal et Peillon à leur poste au 4ème bataillon du Var, où cela pourrait provoquer des troubles, il indiquait « que ces citoyens pourraient exercer dans tout autre corps, telles fonctions militaires que l’on les croirait susceptibles de bien remplir » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française,…).

1831 – 22 décembre : DEMANDE DE RAPPORT SUR L’ETAT DES ECOLES PRIMAIRES DU VAR – Le 22 décembre 1831, le préfet du Var voulant se renseigner sur la situation exacte des écoles primaires du département, adressa dans toutes les communes un questionnaire auquel les maires devaient répondre :] « Monsieur le Maire, Le Gouvernement veut améliorer l’instruction primaire : (…). Pour y parvenir, il a l’intention d’y consacrer l’année prochaine de nombreuses et puissantes ressources. Afin que (votre commune ne soit pas privée de ses bienfaits), je vous prie de me faire connaître le plus tôt possible ce qu’elle a, et ce qui lui manque. C’est un rapport essentiel que je vous demande. Vous pouvez le circonscrire dans l’objet des questions suivantes. » [suit le questionnaire qui porte sur l’existence d’une école,  la méthode (ancienne, mutuelle ou simultanée),  le local avec logement pour l’instituteur, les ressources pour assurer le traitement de l’instituteur communal, les livres mis à sa disposition,  l’existence d’associations charitables pour l’enseignement élémentaire, les sacrifices que pourrait consentir la commune pour faire face à ces charges, les moyens d’améliorer l’instruction primaire. Les efforts du préfet pour la diffusion de l’instruction ne furent pas inutiles ; beaucoup de communes améliorèrent de leur mieux leur service scolaire (Bourilly L., 1895b, p. 15-16).

1837 – 22 décembre : Ordonnance royale accordant aux asiles le statut de maisons d’éducations au lieu de simples refuges de la petite enfance. Les salles d’asiles  découlent de la pensée du pasteur norvégien Oberlin qui en 177 avait conçu l’idée de répandre un peu d’instruction au milieu de ses paroissiens. Son œuvre se propagea en Lorraine jusqu’à la Révolution. La première salle d’asile de Paris ouvrit en 1801. Puis les Anglais développèrent l’idée, et en 1826 des délégués français se rendaient dans les Infant’s schools pour se familiariser avec la méthode enfantine qui y était employée. Restées longtemps du domaine de la charité pure, il fallut attendre l’ordonnance royale de 1837 pour que les salles d’Asile passent de refuges de la première enfance au statut de maisons d’éducation. Dans l’arrondissement de Toulon, la commune d’Hyères se mit en tête du mouvement en créant une salle d’asile dans les bâtiments de l’oratoire, confiée aux sœurs de Saint-Thomas qui la dirigèrent jusqu’en 1879. Toulon suivit en 1836, la Seyne en 1844, Pierrefeu en 1845. Malgré l’intérêt porté par le gouvernement, l’essai des salles d’asile ne fut fait que sur une échelle restreinte. Ce service ne prit une extension réelle que lorsque l’Impératrice Eugénie en eut accepté le haut patronage (Bourrilly L., 1895, p. 92 et suiv. : 3° les salles d’asile).

-1867 – 22 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Dimanche 22, S. Honorat. Temps splendide – soleil radieux – ciel sans nuages – [illisible] Les pêcheurs ont essayé de prendre des poissons à la lumière pendant toute la nuit dernière. . Notre golfe a été illuminé […] avec ces feux. Je ne sais si la pêche a été bonne – La mer devait être agitée assez pour empêcher un résultat  […]. Très forte gelée le matin.

-1869 – 22 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mercredi 22, S. Yves. On dit qu’il a bien plu cette nuit passée. Pour ma part, j’ai entendu la pluie à plusieurs reprises et le pluviomètre a marqué 45 millimètres. Aujourd’hui, le vent est à l’ouest, petite brise avec une petite pluie qui continue toujours depuis ce matin et qui a l’air de vouloir continuer la journée. Ce sont des journées humides mais qui font plaisir. Le vent d’ouest passe au large et il est probable qu’il se développera ici et alors il « nétoyera » vite. Il a plu encore toute la soirée, petite pluie il est vrai. Ce n’est qu’à 10 heures que le ciel vient montrer  toutes ses étoiles et promet le soleil pour demain.

Noël à Sanary. La mairie (cl. H. Ribot).

1894 – 22 décembre  DREYFUS EST ENVOYE AU BAGNE – Le capitaine Dreyfus, déclaré coupable d’espionnage, est envoyé au bagne.

-1914 – 22 décembre :

1. Le Miroir n°58, éditorial “La guerreé : Mardi 22 décembre.

“Les opérations de nos troupes apparaissent dans l’ensemble beaucoup plus actives : en Flandre, progrès près de Lombaertzyde, de Saint-Georges, de Bixschoote et de Zwartelein ; l’ennemi se venge, il est vrai, en bombardant une fois de plus Ypres à longue distance.

“Dans le Nord et le Pas-de-Calais, prise par nos troupes d’un bois près d’Aix-Noulette; dans cette région, entre Béthune, la Bassée et Lens, toute une série de tranchées alle­mandes sont tombées entre nos mains. Ici encore l’ennemi se venge en bombardant à nouveau Arras.

“Dans la Somme, nos gros canons font taire ceux des Allemands et bouleversent leurs tranchées.

“Autour de Reims et dans le teste de la Champagne, la supériorité de notre artillerie s’exerce également. En Argonne, nous n’avons pas conquis moins de 1.200 mètres de tran­chées. Dans le bois devenu fameux de la Gruerie, où les ennemis sont formidablement retranchés, et où le combat continue depuis de longues semaines, nous avons fait exploser quatre sapes minées, et nos soldats se sont installés dans les excavations.

“Progrès également sur le versant oriental de l’Argonne, qui fait face à Saint-Mihiel.

“Au nord de Verdun, sur la rive droite de la Meuse, nous avons gagné du terrain dans le bois de Consenvoye et ce mouvement, dont les journées suivantes préciseront la portée, est des plus significatifs.

“Enfin, au sud de Verdun, dans les Hauts-de-Meuse, nos avant-postes ont également progressé près du fort Troyon.

“Les autorités allemandes établies à Bruxelles ont forcé les neuf provinces de Belgique à constituer des délégués qui ont siégé en commun et envisagé la levée d’un tribut de guerre de 480 millions. Ce tribut devrait être acquitté en douze paiements.

“Les Russes poursuivent les Allemands dans la Prusse orientale, après avoir culbuté toutes leurs défenses entre Mlava et Soldqu. Toutes les attaques dirigées à nouveau par von Hindenburg sur la ligne de la Bzoura, à la gauche de la Vistule, ont été rejetées avec des pertes considérables pour lui. L’état-major russe signale encore un succès dans la Galicie occi­dentale sur la Dounaietz et un autre près de Przemysl. Il annonce que des renforts puissants viennent d’arriver aux généraux du tsar en Galicie.

“L’armée russe du Caucase a décimé lei troupes ottomanes dans la région de Var (Arménie).

“L’ambassadeur d’Autriche-Hongrie à Rome le baron Macchio, a été rappelé temporairement par le comte Berchtold. On interprète de façons très diverses ce déplacement, et d’aucuns prétendent qu’il y aurait des dissentiments entre l’Allemagne et l’Autriche.

“Les négociations progressent entre les gouvernements roumain et bulgare, en vue d’un accord balkanique.

“Le prince Troubetzkoï, envoyé russe en Serbie, a présenté ses lettres de créance au prince héritier Georges. Tous deux, dans leur allocutions, ont fait allusion à la nécessité de maintenir la paix entre les Etats de Balkans.

“D’après un journaliste italien, la défaite autrichienne en Serbie a pris le caractère d’une humiliante débâcle. L’armée du général Potiorek a abandonné ses canons, ses fusils, ses approvisionnements. »

2. HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – Douze blessés bavarois et allemands provenant d’un hôpital de Vitry-le-François sont évacués sur la presqu’île de Saint-Mandrier par le Tornade (Gisèle Argensse, 1989, p. 150).

1918 – 22 décembre : ACCIDENT DU SOUS-MARIN Opale (Q 42, type Emeraude), signalé avec l’arbre diesel cassé à Naples par télégramme du 22 décembre 1918. Radié des listes 12 novembre 1919, vendu à Toulon, 10 mai 1921.

1920 – 22 décembre : A Saint-Mandrier, la batterie de la Carraque est désarmée. Chaque jour la puissante locomotive de l’arsenal de terre transporte un important matériel (Gisèle Argensse, 1989, p. 167).

1927 – 22 décembre : Le projet de l’architecte français Nénot pour la construction du palais des Nations est adopté (Le Figaro).

1933 – 22 décembre : Enseignement – Peu de temps après sa sortie de l’École Normale, Toussaint Merle avait rencontré Marie-Louise Dufourg, institutrice, qui devint la compagne de toute sa vie après leur union célébrée à La Seyne, le 23 Décembre 1933. Malou comme beaucoup de Seynois l’appelaient familièrement, lui donnera trois garçons, appelés à devenir de brillants sujets dans leur profession respective (Marius Autran, tome 2, 1988).

1939 – 22 décembre : Le pétrolier de 3776 tjb et de 6915 t de déplacement « Adour » à été livré à la Marine nationale le 22 décembre 1939 par les Chantiers Navals de La Ciotat. Le 12 juin 1941, il est torpillé par un avion britannique en baie de Djoumié (dégâts peu importants). Du 6 septembre 1941 à novembre 1943, il est interné par les Turcs à Erdeck en mer de Marmara. En novembre 1943, il est vendu à la Turquie qui l’incorpore dans sa Marine nationale sous le nom de « Istanbul », puis en 1947 il devient le « Akar ». Il sera démoli à Aliaga en 1982 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

1943 – 22 décembre :

1. Au soir, l’aviso « Commandant Delage » quitte Alger pour Oran en escorte d’un convoi de quatre cargos ;  il se trouve placé en antenne nord de celui-ci, l’antenne sud étant tenue par le patrouilleur auxiliaire Goéland Le 23 au soir, il détecte au radar le convoi UGS 88 de 98 navires à 10 000 m dans le sud, puis à 1 h 28, il a un contact suspect à 4 000 m … deux explosions sous-marines. Le sous-marin allemand U 380 de type VIIC commandé par le KL Brandi de la 29 UFI avait quitté Toulon à la recherche d’un grand convoi sur les côtes d’AFN le 20. L’U 380 a détecté le convoi. Il est en surface et a lancé deux torpilles acoustiques. Une passe sur l’avant du Commandant Delage, l’autre après retournement, n’accroche pas le sillage et explose en fin de course. Après cet échec l’U 380 s’éloigne en surface, mais est repéré par le Goéland qui ouvre le feu après le tir d’un obus éclairant. Le sous-marin plonge, mais sur contacts asdic, le Commandant Delage effectue six attaques et largue 39 grenades qui seront qualifiées de « dures » par le commandant du sous-marin, qui est avarié. Cette attaque sauve les deux convois. Le quartier maître Sanchez, à l’asdic, sera cité. (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

2. Le sous-marin « Casabianca » coule le NAVIRE  allemand « UJ 6076 ».

1952 – 22 décembre : Le paquebot français « Champollion » s’échoue, au sud de Beyrouth.

1959 – 22 décembre : Le paquebot car-ferry Napoléon est livré à la Compagnie Générale Transatlantique par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, la Seyne S/Mer. C’est le premier Car-Ferry de cette compagnie (ferries online / cgtm / napoleon).

1962 – 22 décembre : Le sous-marin « Minerve », seizième du nom, rallie Toulon, son port base, à l’issue de sa croisière d’endurance en mer froide et de sa traversée de longue durée (L-P. P. – Le mystère de la Minerve enfin élucidé ?, Var-Matin, 29/10/2000). La Minerve a été mise sur cale au Chantier Dubigeon, à Nantes en 1958 et lancée en 1962. Mise en service le 10 juin 1964, elle intégrera, à Toulon, la 1ère escadrille de sous-marins. Elle disparaîtra le 27 janvier 1968 au large de Toulon.

1972 – 22 décembre : ANTHROPOPHAGIE A 4000 M D’ALTITUDE -On retrouve dans la cordillère des Andes 16 survivants d’un accident d’avion. Pour survivre à plus de 4000 mètres et par moins 20°C, les rescapés avaient dû se nourrir des cadavres de leurs compagnons.

1974 – 22 décembre – Un référendum officialise l’indépendance des Comores, un archipel entre Madagascar et l’Afrique sous tutelle française depuis 1841. Ses habitants, musulmans pour la quasi-totalité, parlent en majorité une langue bantoue (africaine), le shimaoré. Une minorité parle un dialecte malgache. Un problème surgit lors du référendum car les Mahorais (habitants de l’île de Mayotte) ne veulent pas du futur chef d’État pressenti par la France. Ils votent en conséquence non à l’indépendance, ce qui leur vaut de devenir citoyens à part entière d’un pays, la France, dont ils ignorent tout.

1989 – 22 décembre : MORT DE Samuel Beckett, homme de lettres irlandais, Prix Nobel de littérature en 1969. Rappelez-vous : « En attendant Godot ». Paris, Les Editions de Minuit, 1952, rééd. 1991, 134 p.

1998 – 22 décembre : Fouille de Portissol. Carnet de fouille, date du mardi 22 Décembre 1998.

               Dessin des murs aussi bien en plan qu’en élévation.

               Pour le reste:

               – nouvelles découvertes de dolia dans les espaces libres

               – mais aussi dans un secteur situé au sud du mur MR 4006, ce qui amène à revoir cet espace car le mur MR 4006 passe par-dessus au moins deux dolia (sa tranchée de fondation coupant deux des fosses de ceux-ci).

               Dans l’après-midi, discussion afin de savoir si cette phase de destruction appartient au premier état ou bien au second.

               Deux hypothèses se font jour:

               – Dans la tranchée de fondation du mur MR 4006, nombreux fragments d’enduits et de mortier appartenant à une phase de destruction ou de réaménagement de la pars urbana. Toutefois, si le mur passe bien par-dessus des dolia, sa tranchée de fondation en détruisant au moins deux, ne peut-on pas voir dans cet épisode un des remaniements du premier état, tout particulièrement celui de la construction du four domestique à pain qui utilise un dolium comme élément de construction des parois? Le fait que les fonds de dolia du chais soient remplis de cendres ne permet pas d’établir une relation directe entre la construction du mur MR 2006 et l’établissement des fours qui utilisèrent les dolia comme cendrier. Il manque pour arriver à cette conclusion des éléments probants tels que des sols en relation ou de la cendre passant par-dessus le mur.

               – Le mur MR 4006 recoupe au moins deux dolia, il est donc postérieur à l’utilisation de ceux-ci. Sa tranchée contenant une grande quantité d’enduits peints et de mortier de chaux est un signe de la destruction de l’habitat du premier état, tout particulièrement des pièces luxueuses. Cet épisode renvoie aux découvertes faites en 1996 telles que marbre, tesselle de mosaïque, ensuite découverts dans les couches postérieures au premier état (deuxième état, construction des fours, qui voit la destruction des structures plus anciennes). La présence dans le mur MR 4006 de moellons soigneusement taillés mais dépareillés provenant de murs en bel appareil va dans le sens d’un tel remaniement. Ces blocs n’ayant été découverts que dans le mur MR 4005 jusqu’à présent, il ne peut y avoir de doute: pour construire le mur 4006 on a démonté en partie le mur 4005. Le seul moment reconnu où se passe un tel réaménagement est celui de la construction des fours (cf. CR des fouilles de 1996). Avec la phase finale (état 3), on assiste à l’inverse à une reconstruction et à un retour à l’habitat.

Quelle que soit l’hypothèse retenue, une série de questions se pose:

               – à quoi pouvait servir ce mur MR 4006 ?

               – lorsque MR 4006 fonctionna, le mur MR 4005 avait-il encore une raison d’être ?

               – a quoi peut-on rattacher le mur MR4005 dans la fouille de 1996 ?

               – si ce mur appartient au second état (270-330), comment expliquer la totale absence de monnayage de cette période (et de la phase suivante) alors que la fouille de 1996 en a livré en quantité ? (Henri Ribot, carnet de fouille)

2001 – 22 décembre : Décès de l’apnéiste français Jacques Mayol.

2007 – 22 décembre : Décès de l’écrivain français Julien Gracq.

2014 – 22 décembre : Décès de Jacques Chancel, journaliste et écrivain français qui anima le Grand Echiquier des années durant.

2014 – 22 décembre : Le comédien Claude Brasseur, qui a marqué des générations en incarnant François Vidocq à la télévision et plusieurs grands rôles au cinéma, dont « Un éléphant ça trompe énormément », est décédé mardi à l’âge de 84 ans, a annoncé son agent à l’AFP.

Noël à Sanary. L’église et la rue Péri (cl. H. Ribot).

2016 – 22 décembre : METEO DU JOUR – Conditions de bordure anticyclonique à l’Ouest des hautes pressions. Le ciel restera très chargé. Vent variable vers 9 h devenant est-nord-est vers 18 h puis est-sud-est vers 21 h. Force 1 le matin forcissant 3 en milieu de journée puis mollissant 2 dans l’après-midi. Il ne faut pas s’attendre à plus de 13degrés  aujourd’hui (température déjà atteinte sur ma terrasse dès 8h).

-2017 – 22 décembre : Météo du jour – Vendredi ensoleillé dans l’ensemble. Température : minima 4° à 7h et 9° à 22h. Maxima : 14° à 14h. Précipitations : 0%. Humidité : 53%. Vent : 5 km/h.

2020 – 22 décembre : « UNE » DE VAR-MATIN –

Echangeur : le jour J – Le nouvel échangeur d’Ollioules-Sanary est entré en service. Un péage à 80 centimes pour Toulon.

Covid 19 : nouvelle souche de virus – vigilance maximale. Xe que l’on sait de la souche N501Y.Le Président a appelé à « redoubler de vigilance » face à la mutation agressive du coronavirus observée en Grande-Bretagne et le gouvernement réfléchit à un éventuel rapatriement des Français.

Miss Provence : injures antisémites, le parquet ouvre une enquête.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

Noël à Sanary. Le port (cl. H. Ribot).

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 151e livraison:

Dictionnaire des noms de lieux de l’OV

A Sanary, le registre des décès de 1710 indique une assez importante augmentation des décès. Les pauvres et les mendiants en sont les principales victimes. Le 22 février a été inhumé, par exemple, dans le cimetière de la paroisse, un pauvre mendiant se disant breton et ayant donné des marques de catholique, décédé dans le logis de madame DEPRAT, auberge sur le grand chemin royal. Les témoins furent François GAUTIER et le curé INFERNET (Rotger B., 1984, p. 159).

L’œuvre de la Miséricorde de Saint-Nazaire reprend ses activités auprès des malades et indigents. Les recteurs en sont, Pierre Joseph JULLIEN et Laurent COULLOMB. Il n’en est pas de même dans les campagnes, car le brigandage et la malveillance sont toujours à l’ordre du jour comme dit le Maire en Brumaire an 9. Il prendra deux arrêtés, l’un concernant les débits de boisson, auberges, cafés, cabarets, bouchons. Ces établisse­ments devront fermer à dix heures du soir et des patrouilles veilleront au respect de cet ordre. Les logeurs devront déclarer tous les étrangers qu’ils hébergent. Ils devront en tenir un registre. Les jeux publics sont interdits sous des peines graves. Tous les individus convaincus de maraudages et pillages seront traduits devant le tribunal correctionnel. La Garde nationale, la force armée, doivent veiller au respect de ces mesures, ordre de Brumaire an 9 / novembre 1801 (Rotger B., 1984, p. 332).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 351e livraison :

XIVème s. : La Provence maritime au XIVème s – [Brion, 1757 :] Marsea (Marseille), Pormin (Pormiou), Aquille (La Ciotat), Bendormi (Bendor), San Nazar (Sanary), Cercelli (Sicié), Telom (Toulon), Eres (Hyères), I. Deres (Iles d’Hyères), Bonar (Bormes), Frasneo (la Garde-Freinet), Frezur (Fréjus), Agam (Agay), … (Brion (ingénieur géographe) – Recueil des côtes maritimes de France, dédié à monsieur le Comte de Clermont, 1757 (Coll. Soc. d’Etudes du Sud-Est varois), cf. Rotger 1996, p. 34)

XIVème s. : la première galère marseillaise date du XIVème s.

1302 – 19 juillet : Marseille – mention de Mazargues, Masselanegues, 1302 (encyclopédie des BdRh)

1304 : Marseille – La tour de Mazargues – Au commencement du XIV* siècle, la tour de Mazargues appartenait à Raimond de Soliers (acte notarié du 19 juillet 1304). — Au commencement du XIV* siècle, la tour de Mazargues appartenait à Raimond de Soliers (acte notarié du 19 juillet 1304) ; elle passa dans la maison de Boniface et plus tard (vers 1500),dans celle de Pontevès, par le mariage de Marguerite de Boniface avec Durand de Pontevès, seigneur de Flassans ; celui-ci ayant établi un juge au lieu de Mazargues et interdit le droit de chasse, les Marseillais, sous la conduite de Philippe Altoviti, consul en 1580, démolirent les murailles et la tour dudit lieu ; mais ils furent condamnés à les rétablir par arrêt du Parlement. Ensuite une sentence du lieutenant de Marseille, du 7 novembre 1613, déclara le terrain de Mazargues du domaine de nobilis et domina la Manescalle domina de Mazargues. C’était Marguerite de Pontevès qui avait épousé Alphonse d’Ornano, maréchal de France, à laquelle succéda Henri-François d’Ornano, gouverneur du château de Tarascon. Cette terre entra dans la famille de Grignan par le mariage de Marguerite d’Ornano avec Louis Gaucher de Castellane Adhémar, comte de Grignan, contracté le 20 mai 1628. Louis Gaucher mourut en 1668; son fils aîné le comte de Grignan, commandant en Provence, reçut la terre de Mazargues dans la succession de son père. L’aumônier de Saint-Victor ayant élevé des prétentions sur la seigneurie de Mazargues, en alléguant que le seigneur de ce lieu n’était qu’emphytéote, il fut débouté par sentence du lieutenant principal, en date du 20 juillet 1633. Le seigneur de Mazargues fut reconnu seigneur direct, avec droit de juridiction et un juge a fonctionné en son nom jusqu’à la Révolution. L’église de Mazargues dépendait de la paroisse Saint-Martin. (Références : Charles Rostaing, Toponymie de la Provence, 1950 ; Mortreuil J.-A.-B. – Dictionnaire topographique de l’arrondissement de Marseille Bouches du Rhône comprenant les noms anciens et modernes. Marseille, imp. Gayer et Cie, 1872).

Marguerite de Pontevès, veuve d’Alphonse d’Ornano, donna l’église de Saint-Roch au couvent des Trinitaires (acte du 6 mars 1616,à leurs archives); ils furent remplacés par les Grands-Carmes à partir du 17 novembre 1644.

— Dans la circonscription départementale, faite en vertu de la loi du 22 décembre 1789, (8 janvier 1790), Mazargues for­mait le 5e canton du 3e district des Bouches-du-Rhône avec les quartiers de Sainte-Marguerite, Bonneveine, Montredon, Carpiagne, Luminy, le Rouet, Saint-Giniès, Notre- Dame-de-la-Garde.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 63e livraison : LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon). Les sources du bord de mer –

Nous avons affaire ici à des points d’eau qui souvent ne doivent leur persistance qu’à la pugnacité des hommes fréquentant ces lieux (militaires, campeurs, chasseurs, pêcheurs, naturistes, etc.). Ayant toutes le même type de résurgence, elles sont sujettes aux glissements des plaques de lauvisses qui, chaque année, viennent obturer les captages.

La source inutile

Sous la falaise, on peut percevoir une certaine humidité autour de laquelle les lilas d’Espagne et toute cette végétation qui se complaît à proximité de l’humidité, tendraient à officialiser un nouveau point d’eau. Pour l’instant, la gent à deux pattes considère encore cette plage, exposée aux deux vents dominants, comme un lieu de passage et personne n’a jugé utile d’approfondir cette source. Elle se résume à une imprégnation tout juste suffisante pour les guêpes et pour les euphorbes.

La source de la dame blanche

Au beau milieu de ces cailloux instables, dans une veine un peu plus sombre qui s’extrait du gris jaune de la colline, la source de la dame Blanche (du nom donné à un grand bas-relief naturel de quartzite, au bord de la plage toute proche) essaye toutes les années de réhydrater les quelques passants qui la connaissent. Pendant des décennies, elle a bénéficié des soins quasi quotidiens de la faune particulière qui hante cette partie de la côte, plus spécialement à partir des trois ou quatre heures de l’après-midi.

Noël à Sanary. La rue Péri (cl. H. Ribot).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Toto rentre de l’école, visiblement content de lui. Il dit à ses parents :

– Aujourd’hui, grâce à moi, la maîtresse nous a appris plein de mots nouveaux!

– C’est bien, mon fils, répond le père. Mais qu’as-tu fait pour ça ?

– Oh, pas grand-chose! J’ai seulement mis trois ou quatre punaises sur sa chaise!

Ce sera tout pour aujourd’hui. Nous sommes le 22 décembre 2023. L’hiver est là et bien là, et il est 7 heures. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite un bon SECOND jour d’hiver.

Affectueuses pensées à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber qui nous ont rejoints pour passer Noël en famille.

Je reprendrai le fil de mes éphémérides le 7 janvier !

A l’an prochain donc !

Ombre d’un scorpène se profilant sur le fond du golfe d’Akaba (cl. H. Ribot)

(Nota : chaque mardi, dans Var-Matin – édition Métropole – La Seyne – Sanary, vous retrouverez mes éphémérides publiées pour la troisième année.)

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