ÉPHÉMÉRIDES DU 20 DÉCEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 20 DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n°4039).

Illustration : Pise, abside de la cathédrale (cliché H. Ribot)

Les fêtes : Journée internationale de la solidarité humaine.

Heureux soient les Théophile de France qui sont près de 7500 et savent que, si « Au vingt de Noël, les jours rallongent d’un pas d’hirondelle », le calendrier républicain a dédié à la pelle – oui, la pelle – ce 30e jour de frimaire An II.

DICTON : Froid et neige de décembre, blé à revendre.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : Eugène Sue – « Les Mystères de Paris », en trois volumes : n°1 parties 1 à 3, n°2 parties 4 à 6, n°3 parties 7 à 10 et épilogue, rééd. à l’identique de l’original, Jean-Jacques Pauvert, 1963, 306 p., 306 p., 337 p. N° d’enregistrement : R 21047 – 21048 – 21049.

PENSÉE : « Rien ne ressemble plus à un innocent, disait Tristan Bernard, qu’un coupable qui ne risque rien ».

ÉPHÉMÉRIDES –

Cloché Detaille : le cours Belsunce vers 1900 (coll. H. Ribot)

69 – 20 décembre – VESPASIEN EMPEREUR – Le 20 décembre 69, l’empereur Vitellius est égorgé au cœur de Rome par des mécontents. Cet assassinat livre l’empire au général Vespasien, qui a fait la preuve de ses capacités en réprimant brutalement une révolte en Palestine…

1192 – 20 décembre : Richard Cœur de Lion est fait prisonnier par l’empereur Léopold. Ayant fait naufrage sur la côte italienne à son retour de la IIIe croisade, le roi tente de gagner l’Angleterre en traversant les terres de ses ennemis sous un déguisement, accompagné de seulement deux compagnons. Mais il est reconnu en Autriche, et livré au duc, lequel le vend contre rançon à l’empereur d’Allemagne. Son absence prolongée, pendant trois ans, va être mise à profit par son frère Jean sans Terre…

1249 – 20 décembre : droit de propriété de la chartreuse de Montrieux sur une terre achetée à Raimond d’Hyères – Acte 307 du cartulaire de Montrieux reconnaissent du droit de propriété de Montrieux sur une terre achetée à Raimond d’Hyères. Montrieux – Isnard et Richard Ardouin, d’une part, et les chartreux de Montrieux, d’autre part, règlent un différend qui les opposait, au sujet d’une terre achetée par le monastère à Raimond d’Hyères, pour y faire paître leurs troupeaux. Les deux frères reconnaissent le droit de propriété de Montrieux sur cette terre. Témoins :] Benedictus de Alignano, vicarius ville episcopalis Massilie ; Petrus de Alignano, frater ejus ; Benedictus Gar[…], bajulus castri de Bausceto. [Notaire :] Guillelmus Lambertus (Boyer R., 1980, p. 643 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)

1302 – 20 décembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Campus Raymundi Garmundi lieu-dit, commune d’Allauch, 20 décembre 1302 (charte aux archives de la Major).

1310 – 20 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Saut de Marot, 20 décembre 1310 (charte aux archives de Saint-Victor) , lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.

1364 – 20 décembre : PROCEDURES QUI JUSTIFIENT QUE LE SEIGNEUR DE SIX-FOURS,  ABBÉ DE SAINT-VICTOR, A JURIDICTION SUR LA MER :Lors d’un procès qui dura du 15 novembre 1546 au 12 mars 1617, les abbés de Saint-Victor, seigneurs de Six-Fours, ont présentés des articles baillés par lesquels il est fait désignation des ténements du terroir de SIX-FOURS et de ses confronts et limites, ensemble. Soutenaient que les îles étant dans la mer être du terroir de SIX-FOURS et qu’ils les possédaient à la même qualité qui faisait la Reine Jeanne. Laquelle leur donna en payement de 115 livres coronades, ledit droit de régales premières appellations et haute juridiction sur tout le terroir de SIX-FOURS et sur les îles et dans la mer, autant qu’une arbalète peut tirer. Ensemble, les punition des excès et crimes qui se commettent dans la mer soit en vendant du vin ou autrement. Lesdits Sieurs abbés auraient fait la production des pièces, entre autres la donation faite par la Reine Jeanne, par laquelle est fait mention des droits qui ont été concédés par ladite Reine Jeanne, au Sieur abbé de St Victor, portées par les lettres patentes de ladite Reine, du 20 décembre 1364 (Jean Denans 1713).

1439 – 20 décembre : Puteus de Capeanha, 20 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché). Puits de Carpiagne, bastide, commune de Marseille, près de Carpiagne.

(Ollioules cadastre 1829 section A le village, ADV)

1507 – 20 décembre : Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… »  Sur quoi le Conseil approuve et enregistre la lettre. Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste dont le seigneur d’Ollioules est  propriétaire depuis les transactions du 20 décembre 1507 et 10 mai 1520, confirmées par la dernière en date, celle du 30 mars 1685, par Pierre-François-Hyacinthe de Vintimille. Or, afin de favoriser certains particulier, le seigneur a fait publier puis afficher le 2 juin 1700 une défense générale de la chasse, sous prétexte d’interdiction de port d’armes, dont les dépenses devaient être prises en charge par le trésorier de la Communauté. Le Conseil délibère le 18 juillet 1700 de voir un avocat ou deux et passe les dépenses au trésorier.  La décision du roi est prise après avoir entendu l’avocat de la Communauté.

1522 – 20 décembre : Soliman le Magnifique s’empare de RhodesAprès cinq mois de siège, le sultan ottoman Soliman le Magnifique, avec le concours du vizir Ibrahim Pacha, s’empare de la forteresse de Rhodes que défendaient les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ces chevaliers quittent l’île pour une autre, Malte, au cœur de la Méditerranée. Ils en seront chassés trois siècles plus tard par un autre conquérant, Bonaparte.

1543 – 20 décembre : les Vaudois du LUBERON perdent leur protecteur – C’est peu après le début de la quatrième guerre d’Italie déclenchée pour châtier François 1er allié à un musulman, que, le 20 décembre 1543, par malheur les Vaudois perdirent leur protecteur, Chassanée, remplacé par un ennemi déclaré des nouvelles doctrines, le baron d’Oppède. Le nouveau président s’était fait remarquer par l’étendue de ses connaissances et la précision de ses jugements, mais il partageait les préjugés de son temps, et était d’une intolérance absolue en matière religieuse, il poursuivait en outre les Vaudois de sa  haine particulière, car ses propriétés domaniales étaient directement voisines des terres de la dame de Cental, leur protectrice avérée, et, à maintes reprises, des discussions et même des procès avaient surgi entre eux. D’ailleurs, il était exaspéré par la résistance de quelques-uns de ces paysans qui, pour échapper aux mesures rigoureuses ordonnées contre eux, s’étaient établis dans quelques châteaux forts du Luberon, et ne cachaient pas leur intention de s’y défendre contre les gens de justice. Peu à peu, se forma dans son esprit la résolution d’en finir avec ces hérétiques, et de recourir, pour se défaire d’eux, aux moyens, même les plus violents, que la loi mettait à sa disposition. Or, François Ier, qui vient d’autoriser le turc Barberousse à hiverner à Toulon que les habitants durent abandonner jusqu’au printemps suivant, a d’autres chats à fouetter qu’à s’occuper des Vaudois. Fatigué des plaintes continuelles qu’on lui adressait, et fort irrité de l’attitude de ces paysans qui prétendaient soutenir leurs croyances au besoin par les armes, le roi venait de prendre une grave détermination, celle de renouveler  l’arrêt rendu en 1631 contre Mérindol, et de donner tout pouvoir, même celui de requérir la force armée, à l’autorité séculière pour assurer l’exécution de ses ordres (18 août 1543). Les Vaudois, soutenus par la puissante maison de Cental et par d’autres seigneurs, réussirent d’abord esquiver la tempête, mais Oppède renouvela ses accusations. Ses collègues du parlement l’appuyèrent. L’avocat général Guérin, bien qu’il l’ait nié plus tard, se signala par la violence de ses plaintes. C’est lui qui présenta ces pauvres paysans comme disposés à prendre Marseille par surprise, et à y tuer une république (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

(coll. H. Ribot)

Vers 1580 : A LA SEYNE, LES ANCIENNES TERRES MARÉCAGEUSES DE BORD DE MER SE COUVRENT DE MAISONS – la population de La Seyne ayant indiscutablement augmenté, un changement considérable vint à s’accomplir. Les anciennes terres régales en bordure de la mer, que possédait l’abbaye de Saint-Victor, se couvrirent de maisons après dessèchement et comblement des marécages qui les recouvraient, des chantiers de constructions navales commencèrent à s’y multiplier. Les terres régales en question s’étendant jusqu’à une certaine distance du littoral, correspondraient, aujourd’hui, à ce que nous appelons des terrains domaniaux. Ces terres avaient fait l’objet, jadis, d’un transfert consenti à l’abbaye marseillaise par la reine Jeanne, comtesse de Provence, le 20 décembre 1364 ; elles étaient devenues ainsi la propriété des seigneurs-abbés de Six-Fours. Comme le terrain des places publiques et des remparts, leur entretien était à la charge de ces derniers (Louis Baudoin, 1965, p. 120, sans référence). Le premier port de « La Sagno » est né (actuelle place Martel Esprit, cf. Marius Autran, Chronologie de La Seyne).

1582 – 20 décembre : Introduction du calendrier grégorien en France (voir ce que nous en avons dit précédemment).

1603 -20 décembre : Henri IV fait don à De Boyer, seigneur de Bandol, de toute la pêche du thon, depuis la Ciotat jusqu’à Antibes – L’exploitation de la pêche du thon et des autres poissons, faite par les pêcheurs toulonnais (et ceux de Saint-Mandrier) reçut la plus grave des atteintes. Le 20 décembre de la même année, Henri IV fit don à M. De Boyer, seigneur de Bandol, gentilhomme de la Chambre du roi, «de toute la pesche du thon, depuis le lieu de la Ciotat, le long de la côte, jusqu’à Antibes, pour la faire faire par qui bon luy semblera, sans que cette permission puisse nuire ni préjudicier aux pesches qui ont accoutumé d’être faites par ses sujets aux dites mers» (Gisèle Argensse, 1989, p. 31).

Depuis 1571, mort de son père, le capitaine Etienne Boyer, d’Ollioules, traite d’affaires variées. Il achète et vend de l’huile d’olives, prête de l’argent, souvent en association avec son beau-frère, Balthazar Peyran, et avec le notaire Michel de Coreys. Il commandite une barque nommée « Sainte-Marie Bonne Venture » qui fait le trafic entre Saint-Nazaire et la Sardaigne. C’est lui qui pour sa participation aux guerres de religion obtiendra le privilège des madragues pour la pêche au thon. Il fonda également une association pour le commerce des cuirs qui lui parvenaient par le port de Saint-Nazaire. Par ses alliances familiales, il était apparenté avec les Vintimille et les Thomas de Sainte-Marguerite. De l’héritage de son frère aîné, en 1580, Antoine eut une maison avec magasin sur le port de Saint-Nazaire et une autre rue du Coquillon. La madrague du Rouveau à Monsieur Boyer-Foresta est connue dès le XVIIe siècle et l’on sait que ce sont des Saint-Nazairiens qui en seront presque toujours les « rais ».] (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 36 ; Cahier du patrimoine ouest varois, n°10). Celle de Saint-Cyr depuis 1603 (Cahiers du patrimoine ouest varois n°4, Saint-Cyr).

«La Madrague de Saint-Mandrier est un filet de joncs couvert en corde. Il est composé d’une queue de la même matière qui touche au rivage et avance environ 80 toises dans la mer. Au bout de cette queue est un autre filet qui a cinq divisions : il est arrêté au fond de la mer par des ancres et des pièces de plomb du poids de 50 livres, son emplace­ment est marqué sur l’eau par des graviteaux ou pièces de liège qui flottent sur la mer».  Les consuls de Toulon s’empressèrent de protester contre la création de cette madrague qui était un véritable obstacle pour les navires… Un jugement, rendu en 1663 et faisant droit à la requête de la corporation des pêcheurs de Toulon, ordonna que la madrague serait placée au pin de Consauve près de la pointe de Sainte-Marguerite. Ce jugement fut exécuté (Gisèle Argensse, 1989, p. 31).

1628 – 20 décembre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 165.

« Chevalier Paul » contre-torpilleur à Toulon le 18 juillet 1939 (coll. H. Ribot).

1667 – 20 décembre : Chevalier Paul – Paul (chevalier) (1598-1667). Né en rade de Marseille, en 1598, d’une lavan­dière protégée par le gouverneur du château d’If, Paul de Fortia, qui était peut-être son père. Il commença à naviguer au commerce à l’âge de douze ans. Après une dernière campagne en Méditerranée en 1666, malade, il se retira à Toulon où il mourut le 20 décembre 1667, laissant e souvenir d’un marin d’une audace et d’une maîtrise exceptionnelles.

1669 – 20 décembre : CRÉATION DE LA MARINE ROYALE – Formation de la Marine royale (qui deviendra plus tard, la Marine nationale).

1715 – 21 décembre à 1716 – 31 janvier : Hiver froid et très neigeux du 20 décembre 1715 au 31 janvier 1716 (herage / histoire climat 5).

(cl. H. Ribot)

1739 – 20 décembre : Il est défendu à tout patron pêcheur de mettre pied sur les jetées des batteries basses des tours de Balaguier et de l’Eguillette -Bien qu’il fut défendu d’approcher avec des barques des jetées de ;pierre situées au pied des ouvrages de l’Eguillette et de Balaguier à La Seyne, l’autorité tolérait la présence des pêcheurs à ces endroits. Mais cette tolérance devint une véritable occupation, à tel point que, durant toute l’année, des barques étaient amarrées à ces jetées, les filets y étaient tirés pour s’y faire sécher ou pour y être répares ; on y faisait la cuisine et maintes autres besognes. i II y eut des dégradations qui, finalement, attirèrent l’attention de l’autorité maritime. L’intendant de la Marine en ayant été informé par le Génie militaire écrivit la lettre suivante aux prud’homies de pêcheurs intéressées : « Toulon, le 20 décembre 1739, Veuillez informer vos ressortissants, Messieurs, que rappel est fait qu’il est défendu à tout patron pêcheur de mettre pied sur les jetées des batteries basses des tours de Balaguier et de l’Eguillette, et d’y amarrer leurs bateaux, que leurs mariniers ne descendent à terre sur les dites jetées et les batteries qu’elles protègent pour y tirer leurs filets, les sécher et raccommoder, ni faire du feu sous peine à ceux qui se trouveront dans ce cas de prendre leurs bateaux et de plus grande peine s’il y a récidive. Recevez, Messieurs, etc. » Les pêcheurs ayant été prévenus de ces défenses par leurs prud’hommes prirent les dispositions nécessaires afin d’éviter de se mettre désormais en contravention avec les consignes édictées par les autorités (Louis Baudoin, 1965, p. 205).

1749 – 20 décembre : Mode d’élection des administrateurs de Sanary (consuls, trésorier et greffier, conseillers, auditeurs, capitaine de ville, intendants de santé, prieur et prieuresse de l’hôpital) : Le 20 décembre 1749, le conseil de Sanary procéda à l’élection annuelle des divers administrateurs de la commune. Ce jour-là, dimanche précédant Noël, après la messe du Saint-Esprit, l’assemblée requise par Jacques Dusseuil, le premier consul, se réunit à l’hôtel de ville. Une fois rappelé le règlement de la communauté, on procéda au vote pour les charges d’administrateurs qui, comme chaque année, devaient entrer en fonction au 1er janvier suivant. Chacun des présents désigna son successeurs qui devait être approuvé par un vote à la majorité. Ainsi, pour la nomination du premier consul, Jacques Dusseil, maire en exercice, proposa Jacques Gautier (Rotger B. donne Joseph et non Jacques), maître chirurgien, qui, par le biais des urnes reçut 19 « hoc » (oui) contre 2 « non », et fut donc élu à la dite charge. Chaque fonction fit ensuite l’objet d’une même procédure : Second consul, Trésorier, Greffier, premier conseiller, deuxième, troisième, quatrième et cinquième conseillers, puis conseiller du corps des forains, premier et deuxième auditeur des comptes, auditeur des comptes forain, capitaine de ville, premier intendant de santé, second intendant de santé, prieur et prieuresse de l’hôpital. Les candidats étaient pris sur les listes des allivrés, payant la capitation, et n’étaient pas toujours satisfaits d’être nommés à ces charges. Certains refusèrent ces responsabilités. Un repas suivait qui rassemblait les anciens et les nouveaux administrateurs, ainsi que deux tambours et un flageolet. C’est lors de cette fête, prévue par le règlement de la communauté, que les consuls revêtaient leur chaperon (Rotger B., 1984).

1790 – 20 décembre : Ribbe du Puits, propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols, près de la Salle (registre aux archives de l’Evêché).

1790 – 20 et 26 décembre : Les chartreux de la Verne décident de cesser le service de Sainte-Madeleine de la Môle à compter du premier de l’an 1791. [Maurel M., 1974 : Le 20 décembre 1790, par lettre, l’abbé Chauvet nous permet de savoir que] les révérends pères chartreux sont déterminés à cesser le service de la Molle la dernière fête de Noël, et n’y plus aller le premier de l’an pour la raison qu’ils ne perçoivent ; ils compte cependant laisser calice et ornements, ils ne savent pas ce qu’ils deviendront à cette époque si on les laissera dans la maison ou si on les obligera à sortir…[Chanoine Marès, registre des délibérations de la Môle : le 22 décembre on trouve dans le registre des délibérations une lettre adressée par Dom Marbaud au maire de la Môle :] (en fait, ce texte est daté du 24 décembre 1790) Monsieur Clément Bérenguier m’a porté l’arretté du département du Var du 22 novembre 1790. Vous auriez dû m’écrire pour me dire ce que vous prétendies par cest envoyé. Peut-être vous croyés qu’il a quelque chose qui me regarde comme vous dissant la messe à la chapelle de la Molle, mais vous auriez pu vous apercevoir que je ne suis soumis à rien de ce que cet arretté exige n’étant point curé de la Molle. J’ay l’honneur d’être avec respect Monsieur, V.t.h.s. JC. Marbaud, procureur de la Chartreuse de la Verne. [Malgré ses fautes, cette lettre est précise. Cependant le greffier Reibaud inscrit que] Dom Marbaud desservant de la chapelle de la Molle offre de prêter le serment ordonné par l’article 6 dudit arretté. [Sauze E., 1998, p. 171 : Registre des délibérations du Conseil municipal de la Môle] Ce jour d’hui 24 décembre 1790, au lieu de Cogolin, dans la maison du sieur Jean-Baptiste Courché, nous, Jacques Sénéquier, maire de la commune de la Molle, en suite de l’envoi à nous fait de l’arreté de l’assemblée administrative du 22  du mois de Novembre dernier, et la lettre de Monsieur le Procureur-syndic du district de Fréjus, ayant fait passer un exemplaire du dit arrêté à Dom Marbaud desservant de la chapelle de la Molle, afin de prêter le serment ordonné par l’article dudit arrêté lequel nous a écrit ce jour d’hui la lettre qui suit : «Monsieur Clément Bérenguier m’a porté l’arrêté du département du Var du 22 novembre 1790. Vous auriez dû m’écrire pour me dire ce que vous prétendiez par cet envoi. Peut-être vous croyez qu’il a quelque chose qui me regarde comme vous disant la messe à la chapelle de la Molle, mais vous auriez pu vous apercevoir que je ne suis soumis à rien de ce que cet arrêté exige n’étant point curé de la Molle. J’ay l’honneur d’être avec respect Monsieur, V.t.h.s. JC. Marbaud, procureur de la Chartreuse de la Verne. P.S. : si quelque chose m’eût regardé, j’aurais été le premier à vous en prévenir, mais comme à la Molle, il n’y a ni cure ni municipalité, nous ne sommes ni vous ni moi compris dans ce décret. » De quoi avons fait dresser par notre secrétaire-greffier le présent procès-verbal pour servir et valoir… J. Sénéquier, maire, F. Reibaud, fils, greffier. [Maurel M., 1974 : le 26 décembre, la Chartreuse de la Verne avertit officiellement la municipalité de la Môle qu’elle n’assumera plus la charge religieuse de l’église paroissiale Sainte-Madeleine (Garcin E. ; Grimaud P. ; Maurel M. ; Archives de Toulon ; Chanoine Marès).

(le Beausset-Vieux, site de l’ancien Beausset. Cl. C.A.V.)

1791 – 20 décembre : le maire du Beausset, Joseph Eynaud, décide de faire un effort supplémentaire envers les plus pauvres de la commune. « L’abondance de pluies qui ont arrêté pendant longtemps les semailles, a considérablement diminué les ressources des journaliers. Le conseil, considérant que la somme employée l’année dernière pour cette distribution a été de 130 livres, et que les besoins vont toujours en augmentant par le malheur des] temps, l’intempérie des saisons, que les pluies abondantes qui règnent \ depuis longtemps semblent devoir rendre très dure cette année pour  les pauvres ; et que par-dessus tout cela, la dureté des gens aisés qui ont totalement cessé tout acte de bienfaisance dans le criminel espoir de porter le peuple à l’insurrection par la misère ; a unanimement délibéré qu’il sera distribué pour les fêtes de Noël de la courante année du pain aux pauvres de la commune jusqu’à la concurrence de la somme de 200 livres… » Ce même 20 décembre, Joseph Eynaud proclame : « considérant que les ennemis de la constitution paraissent par leurs manœuvres vouloir opérer le déchirement de l’empire et le renversement de la constitution…, considérant que la garde nationale a toujours été la sauvegarde de la liberté et de la constitution…, il sera fait à son de tambour une invitation à tous les citoyens actifs et fils de citoyens actifs à se faire inscrire sous huitaine «C’est la « mobilisation communale ». Et si 1′ on sait que le maire désigne Bizot, Richaud et Vidal (tous les trois jacobins bon teint) comme commissaires recevant cette inscription, on aura compris quelle sera désormais l’orientation politique de la garde nationale. On le pressentait depuis la démission des officiers du parti « modéré ». Le rôle de la garde nationale fait apparaître un nombre de 705 hommes inscrits sur le registre, âgés de 18 à 65 ans. Ils représentent l’ensemble des hommes du Beausset, citoyens actifs, en état de porter les armes. Les plus enragés ont tenu à se faire inscrire les premiers. On trouve donc au n° 1 Joseph Xavier Portal fils, aubergiste, âgé de 33 ans, résidant rue St Sébastien ; au n°2 Joseph Vidal, laboureur, âgé de 40 ans, résidant rue St Sébastien ; au n°6 Etienne Richaud, chirurgien, 40 ans, résidant rue des pénitents noirs ; au n°7 Jean Bizot, aubergiste lui aussi, âgé de 52 ans, et demeurant rue St Sébastien (autre nom de la rue Grande). Mais le rang de classement dans ce rôle n’est pas forcément significatif de bravoure ou de patriotisme. Ainsi François Pélissier, 30 ans, natif du Beausset, demeurant quartier Notre-Dame, n’y figure qu’au n°398. Il sera pourtant un héros des soldats de l’An II (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1793 – 20 décembre – Le sanaryen Edouard Allemend est fusillé à Toulon tandis que la nation rend hommage à ses martyrs, Baille et Beauvais –  Edouard Allemend, époux d’Elisabeth Bonnafoux, conseiller municipal et créateur du moulin à vent dit de « La Vierge » près de Notre-Dame de Pitié, fut fusillé à Toulon, sans jugement, après l’entrée des troupes républicaines dans la ville de Toulon (Cahier du patrimoine ouest varois, Regards sur un terroir, Sanary). Le même jour, le représentant Beauvais fut libéré, mais, déjà malade avant son incarcération par les révoltés toulonnais qui ne l’améliora sûrement pas, il mourut à Montpellier trois mois plus tard, le 28 mars 1794. Son corps fut incinéré et ses cendres transportées à Paris. La Convention rendit hommage à Baille et à Beauvais considérés comme deux martyrs et deux héros de la nation (Tony Marmottans, Ça s’est passé à Toulon, tome 4, Marseille, Ed. Autres Temps, 1999, p. 52).

1802 – 20 décembre : autorisation d’établir un octroi à Sanary pour les viandes qui seront consommées dans la commune – Le 29 Frimaire an Dix (20 décembre 1802), le maire de Sanary reçoit autorisation d’établir un octroi pour les viandes qui seront consommées dans la commune, soit bœufs, moutons, menons, cochons et agneaux. Cet octroi est mis aux enchères. Il en sera de même du droit de censelage sur les vins et les huiles, de la ferme du pesage, mesurage et jaugeage publics. La Municipalité qui désire faire des travaux dans la commune et qui a rétabli l’hospice, cherche des fonds car les rentrées d’impôts sont insuffi­santes pour faire face aux dépenses. Plusieurs communes disposent de bureau d’octroi pour taxer les marchandises entrant dans leur commune. On a déjà demandé au Préfet l’établissement d’un octroi. Cette demande est repoussée une première fois. Enfin, le 29 Frimaire an Dix, le maire reçoit autorisation d’établir un octroi pour les viandes qui seront consommées dans la commune, soit bœufs, moutons, menons, cochons et agneaux. Cet octroi est mis aux enchères. Il en sera de même du droit de censelage sur les vins et les huiles, de la ferme du pesage, mesurage et jaugeage publics (Rotger B., 1984, p. 338).

1840 – 20 décembre : les édilités de Six-Fours se mobilisent en faveur de leur église paroissiale Saint-Pierre (du vieux Six-Fours), dont « le petit appareil romain » est « malheureusement bouchardé et rejointoyé » lors de travaux survenus dès la décennie de 1830 (E. Bouisson (chanoine) –  » Six-Fours, ses églises « – dans « Les Archives d’Histoire et d’Archéologie du diocèse de Fréjus et Toulon », janvier-mars 1935, pp. 343 sq., p. 358) ; le pouvoir public local endosse la cause de son insigne patrimoine et, le 20 décembre 1840, immédiatement après le classement par liste de Saint-Pierre, Antoine Cabran, maire de Six-Fours, rédige une lettre à l’attention de M. le Ministre de l’Intérieur, où il argumente :  « Cette église fondée au 4ème siècle n’a pas toujours existé avec les proportions et dans la position où nous la voyons aujourd’hui. Sa forme était celle d’une croix. Elle s’étendait du couchant au levant sur trois arceaux à plein ceintre. Le sanctuaire qui seul subsiste encore, avec un des bras de la croix, indique par la taille des pierres et le goût qui a présidé à cette construction, l’ouvrage du Grand Peuple… » Antoine CABRAN – Notice historique et descriptive de la paroisse de Six-Fours, Archives des Monuments Historiques, fol. 1, v°).  Les services de l’État archivent ces informations, qui ne tardent pas à prévaloir, mais dès 1841, Henry Vienne (1840-1841) – qui fait état de l’inscription transmise par de Soliers – croit, plus prudemment, que l’église Saint-Pierre le Vieux, bien que très ancienne, ne doit cependant pas remonter très au-delà du XIIe siècle (Antoine Peretti et Vincent Jacob, Cahier du Patrimoine ouest varois n°13, 2010).

1842 – 20 décembre : Armement marseillais – Tant dans la presse marseillaise que dans la presse algéroise, les noms des Bazin et de M. Fraissinet sont toujours liés sans qu’on puisse préciser les rapports exacts entre ces hommes. En effet, Marc Fraissinet est courtier, ce qui explique les mentions répétées : « … pour fret et passage s’adresser à M. Marc Fraissinet », mais il est plus curieux de lire « … s’adresser à M. Marc Fraissinet, directeur. » (Sémaphore, 20 déc. 1842. En effet, en principe l’exercice du commerce est interdit aux courtiers (cf. brochures du Syndicat des courtiers marseillais, 1837). M. Fraissinet est-il encore courtier en 1842 ? (Barak, 1971).

1848 – 20 décembre : Abolition de l’esclavage à l’île de La Réunion par Joseph Napoléon Sébastien Sarda Garriga. Depuis, ce jour y est célébré sous le nom de la Fête des Cafres.

Le même jour, élu le 11 décembre à la présidence de la République avec 74% des suffrages, Louis-Napoléon Bonaparte prête serment devant la tribune et jure « en présence de Dieu et du peuple français, représenté par l’Assemblée nationale, de rester fidèle à la République démocratique, une et indivisible et de remplir tous les devoirs que (lui) impose la Constitution. » Peu après son discours le prince-président s’établira dans sa nouvelle résidence du palais de l’Elysée. En décembre 1851 le neveu de Napoléon Ier organisera un Coup d’Etat qui lui permettra de se faire sacrer empereur sous le titre de Napoléon III en 1852.

1854 – 20 décembre : Création d’un Institut Normal Agricole pour la formation des professeurs d’agriculture.

1859 – 20 décembre : LE FROID RÈGNE SUR PARIS avec -16,20°C (Henri Ribot)

1867 – 19 décembre :SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire (à l’époque Marius Michel, le futur Michel Pacha) – Jeudi, S. Thimothé – Mauvais temps, aujourd’hui plus mauvais qu’hier, plus froid surtout. Le vent est à l’Ouest N. O., assez fort et froid. Ciel couvert, ce qui menace pluie. Mais la pluie ne viendra pas.  Nous sommes au mauvais temps pour quelques temps. […] La nuit, froid très intense.

1869 – 19 décembre :SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire (à l’époque Marius Michel, le futur Michel Pacha) – Dimanche, S. Grégoire – Beau temps calme le matin – soleil radieux – à 9 heures, commence une petite brise du large – Thermomètre à 12° centigrades – Baromètre très haut au-dessus de beau temps. L’après-midi, le temps reste au beau.

1902 – 20 décembre : Faits divers – Poursuivie pour dix-huit ans d’escroquerie à l’héritage, Thérèse Humbert est arrêtée à Madrid avec toute sa famille (Le Figaro).

1910 – 20 décembre : LES TIRS D’ENTRAÎNEMENT DE L’ARTILLERIE SONT UNE GÊNE « EFFROYABLE » POUR LA POPULATION DE SAINT-MANDRIER – Régulièrement des artilleurs venaient s’entraîner dans les batteries de Saint-Mandrier. Les tirs étaient très fréquents et chaque fois la population était avisée. Ainsi le 20 décembre 1910, elle pouvait lire dans le Petit Var : ««Gare à casse !» «Nos concitoyens ayant leur domicile à proximité du fort de la Carraque, quartier de Saint Mandrier, feront bien de prendre toutes leurs précautions à partir de cet après-midi, à cause des tirs au canon effectués par les batteries d’artillerie coloniale, casernées au Lazaret de la presqu’île. Les fortes pièces de 320 millimètres seront mises à l’œuvre pour éprouver les nouvelles plates-formes terminées depuis plusieurs mois. La charge maxima de chaque pièce sera de 140 kilo environ de poudre».» La population était en principe dédommagée des dégâts causés dans les maisons. Avis était donné aux propriétaires d’immeubles qui auraient constaté des dégâts à la suite des tirs au canon. qu’ils avaient à adresser une requête dans les trois jours qui suivaient les tirs et sur papier timbré à M. le colonel d’artillerie de terre à Toulon afin que l’expertise puisse être faite en temps et lieu. Ces fameux tirs avaient gêné George Sand en 186l lors de son séjour à Tamaris et elle avait qualifié ce bruit de canon de «vacarme effroyable », elle se plaignait de leur fréquence (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 136).

1911 – 20 décembre : LA FRANCE SE VOIT CONFIRMER SON PROTECTORAT SUR LE MAROC–  En France, la Chambre des députés ratifie les termes de l’accord franco-allemand du 4 novembre par lequel la France se voit confirmer son protectorat sur le Maroc tandis que l’Allemagne obtient la cession de territoires congolais en échange de la renonciation de ses visées en Afrique du Nord (Le Figaro).

1914 – 20 décembre : Le Miroir n° 58, éditorial “La Guerre” : “Dimanche 20 décembre.

1. LA GUERRE DANS LE NORD : “Progression de nos troupes en Belgique, aux environs du cabaret Corteker, près de Dixmude, et aussi au sud d’Ypres. Middelkerke sur la cote a été atteinte. De la Lys à l’Oise, gain d’un kilo­mètre vers la Bassée; autres gains entre Arras et Douai ; destruction d’une colonne allemande à Lihons, près de Chaulnes; fu­sillade dans les Vosges.

“M. Millerand, ministre de la Guerre, déclare à la commission des finances du Sénat : « La situation militaire est meilleure qu’elle n’a jamais été ».

“Les Allemands continuent à fortifier la côte de Flandre, entre Ostende et la frontière hollandaise, par crainte d’un débarquement anglais.

2. FRONT RUSSE : “Les Russes ont repoussé l’armée allemande qui tentait de traverser la Vistule près de Dobrzin, et livrent bataille sur la Bzoura. Ils ont fait aux Autrichiens, au débouché des Carpathes, plusieurs milliers de prisonniers.. Un régiment des hussards de la mort prussiens a été complètement anéanti près de Lodz.

3. LA GUERRE NAVALE : “Dans un brillant discours prononcé à Edimbourg, lord Rosebery, l’ancien premier ministre libéral, dit que l’Angleterre ven­gera l’injure faite à ses côtes par l’escadre des croiseurs ennemis.

“L’amirauté britannique dément les fausses nouvelles lancées par l’état-major naval allemand et d’après lesquelles plusieurs de ses contre-torpilleurs auraient été coulés devant Hartlepool et Scarborough.

4. LES BALKANS : “Les Serbes marchent rapidement sur Sara­jevo, capitale de la Bosnie. Le nouveau mi­nistre de Russie, prince Troubetzkoï, a été reçu par le prince Georges, héritier du trône serbe, à Kragoujevatz.

5. LA GUERRE EN AFRIQUE : “Les troupes franco-britanniques continuent à occuper le Cameroun en refoulant les troupes coloniales allemandes.

6. L’ITALIE SE PREPARE : “L’Italie a ouvert un emprunt d’un milliard.

7. LA BELGIQUE OCCUPÉE: “Le général de Bessing, gouverneur allemand de la Belgique, a fait vainement des démarches auprès des journaux belges, pour obtenir qu’ils reparaissent. Les directeurs des jour­naux ont déclaré qu’ils ne reprendraient leurs publications que lorsque la Belgique serait rendue à son gouvernement légitime.”

8. ACCIDENT DE SOUS-MARIN – 1914 – 18 au 20/12 : Archimède (Q 73, type Archimède), dans la baie d’Héligoland, essuie une grande tempête qui coinça sa cheminée, entre autres avaries, et l’obligea à rentrer en surface à Cherbourg pour réparations. En sortant de Yarmouth, drossé par le courant très violent, avait heurté le môle avec une erre très faible ce qui déforma le ballast extérieur AV et crée une voie d’eau. A l’arrivée à Harvich, inventaire des dégâts : bouilleur est à remplacer, secteur de barre cassé, portes du tube d’étrave faussées ne s’ouvrant qu’à moitié, brise-lames Bd AV rebroussé à 45° sur une longueur de 2 m, clapets en caoutchouc de la pompe à air Bd en mauvais état, etc.

9. ACCIDENT DE SOUS-MARIN – 1914 – 20/12 : Curie, sur proposition du Commandant O’BYRNE, tente de forcer l’entrée du port de Pola dans l’Adriatique. A une profondeur de -20 mètres il se prend dans un filet et plonge par l’arrière pour se dégager. Le Lieutenant de vaisseau John Joseph Gabriel O’BYRNE, prisonnier de guerre, décèdera le 21/03/1917 des suites de ses blessures.

1917 – 20 décembre :

1. EN URSS, CRÉATION DE LA TCHEKA, LE FUTUR KGB– Création à Pétrograd (Russie) de la police politique (TCHEKA) ancêtre du KGB. Ce service secret dont l’objectif est de lutter contre les partisans de la « contre-révolution » et du « sabotage » est placé sous l’autorité de Félix Dzerjinski. Il a été prévu pour seconder les soviets locaux. En mars 1918, il comptera 600 agents et 280 000 en 1921. La TCHEKA sera dissoute dès 1922 pour laisser place à la GPU (sigle de Direction Politique d’Etat).

2. Début des négociations de Brest-Litovsk entre la Russie, représentée par Trotski, et l’Allemagne. « Le traité de paix, en passe d’être signé avec l’Allemagne résulte d’un complot criminel de politiciens de l’arrière à la solde de la Prusse. Les bolcheviks ont rompu la parole donnée par la Russie. Cette défection, si elle est consommée, sera à l’évidence des plus pénibles pour les alliés » peut-on lire dans le Figaro.

1920 – 20 décembre : LA FIN D’UN GÉANT DES MERS – l’ancien cuirassé Charles Martel devient la propriété de la Frank Rijsdjk’s Ships Breaking Company Limited. Pour son dernier voyage de Brest à Hendrick Ido Ambacht, où l’attendent les chalumeaux des démolisseurs, la coque débarrassée de ses superstructures est emmenée par les remorqueurs Humber et Hudson, de la compagnie néerlandaise L.Smit & Co (Gérard Garier)..

1924 – 20 décembre : HITLER SORT DE LA PRISON OÙ IL A ÉCRIT « MEIN KAMF » – Sortie de prison d’Adolf Hitler enfermé au Landsberg à la suite du putsch manqué de 1923. Il a profité de cette mise à l’écart de la société pour écrire son livre : « Mein Kampf » dicté à son secrétaire Rudolf Hess.

1939 – 20 décembre : Lettre de l’Amiral Commandant en Chef les Forces Maritimes de l’Ouest. Avec réponse le 27 décembre de L’AMIRAL DE LA FLOTTE F. DARLAN Commandant en Chef des Forces Maritimes Françaises : « A Monsieur l’Amiral Commandant en Chef les Forces Maritimes de l’Ouest. OBJET : Attribution de récompenses à l’aviso dragueur « COMMANDANT DUBOC ». REFERENCES : Votre lettre n° 51 F.M.W. / I. pers. Du 20 décembre 1939. Votre note n° 227 F.M.W. / 3 du 18 décembre 1939. ….. Comme suite à votre lettre citée en référence, j’ai décidé d’attribuer les récompenses suivantes : Citation à l’Ordre de l’Armée de Mer à l’aviso-dragueur « COMMANDANT DUBOC » avec le motif suivant : « Sous le commandement du Capitaine de corvette Le Floch (L.M.L.), étant escorteur d’un convoi, a attaqué et grenadé avec succès un sous-marin ennemi » (Gérard Garier).

1940 – du 11 novembre au 20 décembre :

1. LES UNIVERSITÉS SONT FERMÉES, ON APPELLE A LA DÉLATION ET JERÔME CARCOPINO REMPLACE LE RECTEUR DE PARIS – Appelés par la radio de Londres et le PCF, les lycéens et étudiants ont voulu commémorer la victoire de 1918 pour marquer leur désapprobation. Plus ou moins spontanément, étudiants et surtout lycéens manifestent aux Champs-Elysées ou sur la Tombe du soldat inconnu, à l’Arc de Triomphe après avoir déposé une gerbe à la statue de Clemenceau avec une carte de visite au nom de De Gaulle. Le rassemblement a été réprimé par la police française puis les Allemands sont intervenus. Il y a des blessés et au moins 150 manifestants sont arrêtés. Les universités parisiennes sont fermées jusqu’au 20 décembre et les étudiants tenus de pointer au Commissariat de police.

Lucien Rebatet dans «Le Cri du peuple» constate lui aussi l’hostilité générale à l’ordre nouveau. Il appelle à la délation… et même à un peu plus : «  Si vous prenez sur le fait un de ces gibiers de Londres, gardez-vous bien de discuter. La Loi le punit. Livrez-le à la Loi. Trainez-le séance tenante chez le commissaire. Et si le commissaire n’enregistre pas votre plainte, portez plainte contre le commissaire. N’ayez surtout ni remords, ni scrupules. C’est votre devoir impérieux de Français ». Le recteur Gustave Roussy est remplacé par Jérôme Carcopino (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).

2.  Le journal « Le Matin » du vendredi 20 décembre communique :

« Un avion à gazogène créé en Italie. Rome, 19 décembre (AFIP) – L’ingénieur italien Coltelli, qui vient d’appliquer le système du gazogène à un avion, effectuera bientôt un vol Milan-Rome »

 « Les familles nombreuses sont récompensées : les bénéficiaires des prix Cognacq-Jay ont été désignés. Visite à des lauréats. […] comme nous félicitons M. Bouyeure de la belle mine de ses petits : c’est à ma femme qu’en revient tout l’honneur, nous dit-il, c’est elle qui fait tout ici – et avec le sourire. »

1941 –20 décembre :

1. FORCES FRANçAISES LIBRES : FELIX PIJEAUD EST ABATTU AU COURS D’UNE MISSION AÉRIENNE

– Charles Félix PIJEAUD, né à Sanary le 12 décembre 1904, est à la tête de l’escadrille de bombardement « Lorraine » en décembre 1941. Abattu en mission aérienne de guerre, grièvement blessé, il est fait prisonnier près de Derna le 20 décembre 1941 et décédera des suites de ses blessures à l’hôpital d’Alexandrie en Egypte, le 6 janvier 1942. Il sera inhumé au cimetière d’Alexandrie en présence des plus importantes personnalités de la colonie française, de nombreux combattants des Forces Françaises Libres, ainsi que de soldats britanniques (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).

– A la tête de son groupe de bombardement, le Lieutenant- colonel Pijeaud attaqua, le 20 décembre 1941, des colonnes enne­mies, dans la région de Benghazi. Contre-attaqué par des chasseurs allemands, son avion s’abattit en flammes. Blessé et aveuglé, le Lieutenant-colonel Pijeaud fut fait prisonnier. Peu après, il s’évada, en compagnie de trois prisonniers anglais, blessés comme lui* Pendant plusieurs jours, ils marchèrent vers les lignes alliées. Les troupes britanniques les trouvèrent dans les dunes, épuisés par la fatigue et les blessures. Le Lieutenant-colonel Pijeaud mourut dans un hôpital au Caire (citation dans « Au service de la France, les Héros » » préfacé par Charles de Gaulle le 11 novembre 1942. Coll. HR).

2.  UNE UNITÉ DE LA MARINE NATIONALE EST INCORPORÉE A LA REGIA MARINA : Pour éviter une résistance inutile, l’aviso-dragueur « La Batailleuse » fut livré intact le 8 décembre 1942, et fut attribuée à la Marine italienne qui, le 19 décembre, s’occupa de la faire partir en remorquage avec son sister ship Commandant Rivière, escortés par les contre-torpilleurs « Vincenzo Gioberti » et « Geniere », en direction de Naples où elle arrive le 20 décembre. Quatre jours plus tard, l’unité partira pour La Spezia où elle entrera dans l’arsenal ; elle restera jusqu’au 28 janvier 1943 dans cette base pour effectuer les premiers travaux de remise en condition pour être opérationnelle. A cette date, elle entrera effectivement en service dans la Marine italienne sous la dénomination FR 51 (Gérard Garier).

1943 – 20 décembre : GUERRE NAVALE EN MÉDITERRANÉE –  Le sous-marin allemand U 380 quitte Toulon le 20 décembre 1943  pour attaquer un grand convoi passant au voisinage d’Alger (Gérard Garier).

1944 – 20 décembre : FIN DE L’OFFENSIVE ALLEMANDE DANS LES ARDENNES – Alors que Faenza vient de tomber en Italie, l’Allemagne a lancé le 17 son offensive de la dernière chance dans les Ardennes, entre Montjoye et Echternach. L’Etat-major allié envisage un repli général et une évacuation de Strasbourg, mais au bout de trois jours l’armée allemande est à bout de souffle (André Rossel, 1985).

1945 – 20 décembre :

1. CRASH D’UN HYDRAVION DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER : L’hydravion trimoteur (BMW) de 1000 CV  ex allemand Dornier 24, qui appartient à la 20S de Saint-Mandrier; se crashe au large de Saint-Mandrier dans la baie de Toulon, conséquence probable d’un violent coup de mistral ; épave dans la zone des 40 mètres, un peu dispersée mais d’un intérêt certain (perso orange / ulysseclub / dornier x ; grieme / database ID = 290 & Search).

2. NOTRE MARINE EN MÉDITERRANÉE : Le même jour, l’aviso Commandant Bory, désigné pour une courte mission de représentation en Italie avec escale à Malte, rentre à Toulon (Gérard Garier).

1946 – 19 et 20 décembre : début de la guerre d’Indochine (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1954 – 20 décembre : GUERRE D’ALGERIE – 20 000 soldats sont envoyés en Algérie.

1959 – 20 décembre : LES TROIS CANONS DE LA BATTERIE DU CAP SICIÉ – Batterie du Cap Sicié, M. Georges Choquet, des Excursionnistes Toulonnais, note dans son calepin « le 20 décembre 1959 » la présence de « 3 canons de 2,750 m de long » avec cette inscription « Creusot-1793 Liberté égalité (Michel Cruciani « Les deux batteries napoléoniennes du cap Sicié », Bulletin des Amis du Vieux Toulon et de sa région, n°126, 2004, p. 101-114).

1968 – 20 décembre : Décès de John Steinbeck, romancier et scénariste américain, prix Nobel de Littérature en 1962.

1971 – 20 décembre : Création de l’ONG Médecins sans Frontières.

1973 – 20 décembre : attentat de l’E.T.A. À MADRID – À Madrid, l’amiral Carrero Blanco, Premier ministre et dauphin de Franco, est tué dans un attentat revendiqué par l’E.T.A. (Le Figaro).

1976 – 20 décembre : Triple inauguration à Saint-Mandrier – le Centre médico-social, la bibliothèque et la Salle des fêtes baptisée « Salle Charles Aponte » réunis dans les locaux et sur le terrain de l’ancienne Société Alcatel. Tout n’était pas terminé à ce moment-là, car on inaugure la première phase de travaux qui vont transformer ces locaux et ce terrain en un complexe des plus complets qui, d’ores et déjà, est devenu « La Maison du Village ». Max Juvenal rend aussi hommage à Marc Baron en donnant le nom de « Square Marc Baron » à l’emplacement de la maison où il vécut avec son épouse Yvonne Baron (Gisèle Argence, 2000, p. 104-105).

2001 – 20 décembre : Décès de Léopold Sédar Senghor, homme d’État sénégalais, président du Sénégal de 1960 à 1980, poète, essayiste, homme politique et académicien français.

2014 – 20 décembre : Journée Internationale de La Solidarité Humaine.

L’idée de solidarité humaine à l’échelle mondiale peut changer le monde, a déclaré Lech Walesa, cofondateur du mouvement ouvrier Solidarnosc et lauréat du prix Nobel de la paix en 1983. L’ancien Président de la république polonaise inaugurait alors la cérémonie de lancement de la première Journée internationale de la solidarité humaine, qui sera célébrée chaque année le 20 décembre.

Cette Journée, proclamée par l’Assemblée générale des nations unies en 2005, a pour but de souligner l’importance de la solidarité pour faire progresser l’ordre du jour des Nations Unies en matière de développement, en particulier, la lutte contre la pauvreté.

La Déclaration du Millénaire, adoptée par les chefs d’État et de gouvernement en 2000, définit d’ailleurs la solidarité comme l’une des valeurs fondamentales essentielles aux relations internationales du XXIe siècle.

La solidarité, ce n’est pas que la compassion. Elle est un sentiment d’unité et de responsabilité commune, a souligné Lech Walesa. Nous devons en faire la base de l’ordre mondial contemporain. Elle doit réunir la communauté internationale pour l’amener à réaliser sa supériorité sur les intérêts nationaux, en appelant à s’opposer à la vision de conflit et à y répondre par une vision de principes basée sur cette valeur.

Nos rêves peuvent changer la face du monde mais ils doivent être accompagnés d’actions, a poursuivi Lech Walesa. L’ancien Président polonais a proposé la création d’un fonds de la solidarité humaine qui permettrait à tous les citoyens de la planète d’apporter leur contribution même de la manière la plus modeste. Ce fonds serait un fonds d’aide de personne à personne et non de gouvernement à gouvernement, qui, alimenté par des contributions volontaires, pourrait être administré par le Secrétaire général des Nations Unies.

Nous ne pouvons résoudre aucun des grands problèmes du monde sans un partenariat mondial de grande envergure, a souligné Lech Walesa, estimant que le monde a besoin de changements et de mesures urgentes pour combattre la faim, les conflits, les catastrophes naturelles, les changements climatiques, les maladies et le terrorisme. Il ne faut pas avoir peur de rêver. Le mouvement Solidarnosc a pu en son temps mobiliser des millions de gens et contraindre une idéologie néfaste à la défaite.

Solidarnosc a profondément transformé la Pologne, la solidarité peut aider à transformer le monde.

2017 – 20 décembre : MÉTÉO SANARYENNE – En 2015, j’écrivais que, pour la saint Théophile, il faisait un temps superbe avec des températures de 14 à 17° au maximum. Rien à voir donc avec les -16,5° relevés à Paris, le 20 décembre 1859, évidemment ! Toutefois, pour 2016, la station Météo de La Mitre, A Toulon, était beaucoup moins optimiste avec des températures frisant les 10 à 14°. Or, pour aujourd’hui, en 2017, la météo marine est encore moins optimiste, puisqu’elle nous prévoit un ciel très nuageux se couvrant totalement. Pluie en soirée. Vent de nord-nord-est vers 6 h devenant variable vers 15 h puis nord-est vers 21 h. Force 2. Rafales atteignant 10 nœuds le matin et 20 en milieu de journée. Mer belle au lever du jour puis ridée en soirée. Températures oscillant entre 5° minimum et 11° maximum. C’est l’hiver qui frappe à notre porte, donc !

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 149e livraison:

Maguezino, magasin : maison de pêcheur à Sanary et au Brusc au XVIème siècle, puis magasin, équivalent de botiga (De Fourvières X. 1902 ; Mistral F. 1890 ; Rotger B. 1984). Origine médiévale à moderne. (à suivre)

Aux XVIe et XVIIe siècles, on trouve, à Sanary, la mention de deux logis (auberges). L’un, dans l’agglomération, est le logis où pend l’enseigne de Saint Nazaire, l’autre, hors les murs, est le logis Deprat qui laissera son nom au quartier où il se situait (P. Chazal, A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).

logis à l’enseigne de Saint-Nazaire, com. de Sanary, 1664-1856. En 1664, l’eau arrivait enfin à Sanary sur la place de l’église, en avant du cimetière. Il était reconnu que la fontaine fournissait assez d’eau non seulement aux habitants, mais aussi aux navires étrangers. Hélas, jaloux et mécontents, les Consuls d’Ollioules, revêtus de leurs chaperons, accompagnés d’hommes armés et de paysans munis de pioches vinrent un beau matin, démolir la conduite. Surpris de ne plus voir couler leur fontaine, certains Saint-Nazairiens, dont des femmes, allèrent voir ce qui se passait à Mortier. Ils virent les Ollioulais occupés à démolir les conduites. Certaines femmes ayant manifesté leur réprobation, les Ollioulais sur l’ordre des consuls les attachèrent à des arbres, un homme qui protestait et tentait d’intervenir fut blessé d’un coup de hallebarde. Alertés, les consuls de Saint-Nazaire, suivis de plusieurs habitants arrivèrent, ce que voyant, les Ollioulais déguerpirent. Par la suite, des plaintes déposées par Saint-Nazaire auprès du Sénéchal de Toulon, Saquy de Fos, un officier de justice vint interroger les témoins ainsi que les syndics qui avaient déposé plainte, dont l’audition eut lieu dans le logis (auberge) à l’enseigne de Saint-Nazaire (témoignages de Jean Servais, Languedocien, commis des droits forains et domaniaux ; Jean Bailly, de Paris, contrôleur de la foraine pour Saint-Nazaire ; Louis Robail, de Nîmes, propriétaire de l’auberge ou « logis » ; Etienne Girand et Barthélemy Girand, travailleurs d’Evenos ; Anne Gautière, femme d’André Mostier, marinier de Saint-Nazaire ; Catherine Viguière, femme de Jacques Lambert, marinier de Saint-Nazaire ; Marguerite Bigaude, fille d’Antoine, maître serrurier d’Ollioules habitant Saint-Nazaire ; Magdeleine Denance, femme de Claude Cabre, marinier de Saint-Nazaire). Le procès eut lieu à Aix qui condamna les Ollioulais à réparation et Saint-Nazaire répara les dégâts. Depuis, l’eau revint à la fontaine et coula jusqu’en 1856, avec quelque fois des accidents de parcours mais enfin, Saint-Nazaire eut son eau de façon à peu près régulière (P. Chazal, A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 78 et suiv.).

Logis Desprats (le) I.G.N., (auberge sur l’Ancien chemin royal de Toulon à la Ciotat ; quartier entre la Guicharde et Aran) commune de Sanary (petite plaine traversée par l’ancien chemin de Toulon ; ancienne auberge qui tire son nom de ses propriétaires) ; Chemin vicinal de Saint Nazaire à Bandol appelé le Chemin de Deprat1819 (ancien chemin royal de Bandol à Toulon) ; Logis Deprat 1873 (De Bonstetten 1873), 1909 (Bottin C. 1909), 1/50 000, I.G.N. 1976 ; Le Logis Desprats 1999 (Brun J.-P. et alii, 1999, 2, Sanary : villa de l’époque romaine ; Toulouzan 1826, p. 402-423 ; de Bonstetten 1873, p. 36 ; Bottin C. et Bonnaud E. 1909, p. 170 ; Blanchet A. et alii 1932, p. 38 ; Brun J.-P. 1977, p. 123)..

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 349e livraison :

1257 – 30 août : Echange de la ville épiscopale de Marseille contre divers fiefs ruraux, entre l’évêque Benoît d’Alignan et Charles 1er d’Anjou

1. (Dubois, Gaffarel, Samat, p. 33: La ville était divisée en deux parties; la ville supérieure ou épiscopale, la moins importante et la moins peuplée, la ville inférieure ou vicomtale bâtie entre la ville épiscopale et le port. La ville haute comprenait La Major et ses environs jusqu’à l’église actuelle de Saint-Laurent; ainsi qu’une forteresse appelée château Babon, du nom de l’évêque qui l’avait bâtie).

2. de Gérin-Ricard, 1926 : Saint-Rémy. Echange de la ville épiscopale de Marseille contre divers fiefs ruraux, entre l’évêque Benoît d’Alignan et Charles 1er d’Anjou, comte de Provence. Parmi les témoin: Rostan d’Agoult, chanoine de Marseille; Isnard d’Entrevennes, seigneur de Toulon; Barral des Baux.] Approbation par l’archevêque d’Arles de cet échange, le 2 septembre 1257 (de Gérin-Ricard : acte 550).

[Albanès, Gallia Christ. Nov., Marseille, 1899, p. 152, n° 283 :] Saint-Rémy, 30 août 1257 : Echange entre Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, et Charles d’Anjou, comte de Provence, de la seigneurie de la ville haute de Marseille contre le fief de divers châteaux. … Item et tria castra vallis que dicitur de Signa, scilicet castrum de Signa Blancha et castrum de Signa dels Barrairens, et castrum Vetus, cum eorum pertinentiis, que confrontantur ab una parte cum territorio se tenemento castri de Maraneguetis et ab alia cum tenemento seu territorio castri de Cuja et ab alia cum tenemento seu territorio castri de Bauceto, et ab alia cum tenemento seu territorio castri de Meuna, et ab alia cum tenemento seu territorio de Malsagis… item et omnia et singula jura que dictos dns comes et dna comitissa habebant et habere poterant vel visi erant habere et habuisse se quasi in castri de Sancto Canato, de Nercio, de Podio Suri, de Mereneguetis, de Meuna, de Auroneves, et in castro de Bauceto et omnibus aliis locis que dictus episcopus ante tenebat. …

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 61e livraison : LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon). Les sources du bord de mer –

Nous avons affaire ici à des points d’eau qui souvent ne doivent leur persistance qu’à la pugnacité des hommes fréquentant ces lieux (militaires, campeurs, chasseurs, pêcheurs, naturistes, etc.). Ayant toutes le même type de résurgence, elles sont sujettes aux glissements des plaques de lauvisses qui, chaque année, viennent obturer les captages.

La source de la criquette

Dans la petite calanque rocheuse qui suit, protégée de tous côtés par de grands pins parasols, la source qui réside sur la petite plage de galets, a dû connaître bien des usagers à partir des années cinquante.

Elle se situe au bord de la mer, juste à l’arrivée d’un petit sentier qui, partant du chemin du cap Sicié, dessert une sorte de large plateau où les amoureux de la nature et de la quiétude trouvaient un havre de paix avec la bénédiction du garde forestier. Il faut dire qu’en ces temps les feux étaient polis ; ils limitaient leurs activités à cuire les repas et jamais aucun incendie ne fut à déplorer. La source,  par elle-même, est captée dans la lauvisse, à 4 m environ au-dessus du niveau de la mer, ce qui la met à l’abri des gros coups d’est qui viennent balayer la crique en hiver. Elle comporte une série de deux bassins en ciment où l’eau vient gentiment terminer son périple souterrain grâce à un tuyau métallique que quelques maladroits ne manquent pas de désolidariser de temps à autre.

La source du J.K.C.

En continuant notre chemin dans les blocs de phyllades polis par les vagues, nous trouvons un petit havre de verdure tentant de survivre malgré les éboulements de la falaise. Une jolie petite source y a vu le jour au printemps 1977 sous l’effet et l’énergie conjugués de deux jeunes enfants, Jean-Luc et Olivier. Voyant l’humidité transpirer de la terre, ils décidèrent de creuser. Au bout de quelques heures, un mince filet d’eau les récompensa et dès la semaine suivante, les adultes s’étant accaparés la direction des travaux, un drainage plus profond amena une belle eau fraîche jusqu’à un petit bassin. D’un débit correct, pas trop sujet aux variations hygrométriques, cette source située juste avant d’arriver sur la plage du J.K.C. a dû troubler plus de pastis que toutes les autres réunies. Et ce n’est pas peu dire ! Actuellement, elle continue à assouvir la soif inextinguible des occupants-résidants de la plage adjacente. Ils entretiennent avec une ardeur certaine l’écoulement, le drainage et le petit bassin, dès les beaux jours et l’arrivée inévitable des vandales, car elle fait partie intégrante de leur domaine.

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :  Une dame avait écrit à Sacha Guitry pour lui réclamer un autographe. Il répondit dans les termes suivants : « Madame, je suis navré, mais je ne donne jamais d’autographe. » Et il signa sa lettre. Deux jours après, il reçut une seconde lettre de la dame et put lire : « Monsieur, ce n’est pas gentil du tout de votre part de refuser un autographe. »

Ce sera tout pour aujourd’hui.

Nous sommes le 20 décembre 2022. L’hiver est à 24 heures de nous et il est 8 h. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite un bon dernier jour d’automne et un beau marché du mercredi à Sanary.

Affectueuses pensées à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber qui s’apprêtent à nous rejoindre pour passer Noël en famille à Sanary. Comme les années précédentes, les cadeaux vont pouvoir affluer, mais pour cela, il va falloir écrire des lettres au Père Noël puis les porter à la boîte qui se trouve devant la mairie.

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