ÉPHÉMÉRIDES DU 14 DÉCEMBRE

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La Seyne, cliché H. Ribot

ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 14 DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4033).

FÊTES : Bonne fête aux 83 000 ODILE de France, au prénom d’origine germanique signifiant « vieille patrie ». Sainte ODILE, décédé en 720, était fille du duc d’Alsace Adalric et nièce de saint Léger ; elle fut abbesse du monastère de Oldenbourg (MONT SAINTE ODILE, dans les Vosges) fondé par son père. C’est en 1946, que le pape Pie XII la proclama patronne de l’Alsace.

dicton : « Quand à la sainte ODILE tombe la neige, le gel est souvent du cortège » s’accommode fort bien du fait que « Rossignol muet en sa prison, présage tardive et froide saison. »

En phase avec la saison, le calendrier républicain avait dédié ce jour de l’An II à l’OSEILLE, plante potagère cultivée pour ses feuilles la faisant ressembler à l’épinard.

PENSÉE : Ecrire proprement sa langue est une forme de patriotisme (Lucie Delarue-Mardrus, La Liberté, octobre 1913).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

Régis Bertrand – Crèches et santons de Provence, Editions Barthélemy, Avignon, 1992, 190 p.

Pierre Fontan – La crèche provençale, gravures originales de André Filippi, Toulon, Jean Labrosse imprimeur-éditeur, 2ème édition, sd, 56 p.

Pierre Ripert – Les origines de la crèche provençale, Marseille, Tacussel éditeur, 1984, 72 p.

ÉPHÉMÉRIDES.

(Fenêtre à meneaux, dans le vieux La Seyne, cl. H. Ribot)

557 ap. J.-C. – 14 décembre : Constantinople est frappée par un tremblement de terre. Néanmoins l’intensité de ce dernier ne suffit pas à la détruire. En effet, les témoignages de religieux évoquent un séisme qui les a finalement épargnés, élément qui reste dans la mémoire orthodoxe de la ville. Toutefois, si l’église Sainte-Sophie, consacrée seulement vingt ans plus tôt, n’a pas été rasée, elle est sérieusement endommagée : son dôme s’effondrera un an plus tard.

(Saine-Sophie, cliché H. Ribot, 2003).

vers 1070 – 14 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Quart (cartulaire de Saint-Victor, n° 94). Pons II, évêque de Marseille, autorise la  cession par divers au mona­stère de Saint-Victor d’une terre au bord de l’Huveaune, près de Marseille, quartier de Quart (acte 186 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 26. a. Guérard, n° 93).

1370 – 14 décembre : acte aux archives de Saint-Victor.

Beldinar (archives de Saint-Victor). Beaudinart – quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Pulcrum Prandium, 17 mars 1296 (acte notarié).

Montanea Gardie (acte aux archives de Saint-Victor). La Gardiole : chaîne de collines, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Ses ramifications s’étendent dans la commune de Cassis. Prend son nom probablement d’une ancienne vigie ou garde qui y était établie. Première mention : Gardiola sub dominio directo Raimundi de Massilia, 12 août 1278 (acte notarié).

1378 – 14 décembre : MURAILLES D’OLLIOULES – La communauté d’Ollioules réquisitionne une maison pour les murailles des remparts. Le paiement de la dette ne se fera qu’en 1398, soit 20 ans plus tard (Castellan, p.19 – fortifications).

(cliché, programme de recherches 1982, cliché pris en 1986).

1388 – 14 décembre : Val-Verona – lieudit aujourd’hui disparu, commune de Marseille, quartier de Saint-Lazare (acte notarié).

1417 – 14 décembre : EXECUTION DE JOHN OLDCASTLE – A St Giles-in-the-Fields (Londres) a lieu l’exécution du chef et martyr lollard John Oldcastle, condamné pour hérésie à être pendu puis brûlé. Partisan du réformateur John Wyclif, lequel prôna un strict « retour à la pauvreté », et malgré les tentatives de son ami Henry V pour le raisonner, le baron Cobham (par sa femme) refusa d’embrasser l’« Eglise mère ». Excommunié et arrêté une première fois en 1413 – il parvint alors à s’enfuir de la Tour de Londres –, il servit de modèle au Falstaff de Shakespeare.

1480 – 14 décembre : Charles d’Anjou crée la seigneurie de Septèmes en faveur de Basco de Arugo. Les limites sont décrites comme allant du castel Jusiou jusqu’au Bolhidor (Les Bouillidous).

1557 – 14 décembre : NAISSANCE DU FUTUR HENRI IV, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE – Le 14 décembre, peu avant deux heures du matin, on vint réveiller le roi Henri d’Albret. Sa fille, Mme de Bourbon, était prête à accoucher. II s’enveloppe hâtivement d’une robe de fourrure et descend au premier étage. Lorsqu’il entre dans la pièce, il entend la petite voix claire de Jeanne chanter l’invocation à Notre-Dame-du-Bout-du-Pont. Il s’agit du pont de Jurançon qui enjambe le Gave, chanson qui, dit-on en Béarn, est propice aux femmes en couches.

“Nouste Dame deu cap deu pou

Adjudat me a d’aqueste hore !

Pregat au Diu deu ceu

Que m’boulhe dié délivra leu,

Que mon frute que sorte dehore ! »

Et le “ fruit ” — un beau garçon — “ sortit dehors ”…

Le roi Henri d’Albret tendit à sa fille le coffret d’or contenant le testament par lequel il offrait le domaine de Béarn à cet enfant avec Albret, Foix et Bigorre, et s’empara du nouveau-né sans attendre “ qu’il fut honnêtement accommodé ”, le roula dans sa robe de chambre « où le petit prince reçut la première viande des bons soldats, la pilule de thériaque des gens de village, à savoir une tête d’ail, dont il lui frotta ses petites lèvres, lesquelles il se frippa l’une contre 1’autre comme pour sucer ; ce qu’ayant vu, et prenant de là une bonne conjecture qu’il serait d’un bon naturel, le roi lui présenta du vin dans sa coupe; à l’odeur, le petit prince branla la tête, comme peut faire un enfant, et lors ledit seigneur roi lui dit : “ Tu seras un vrai Béarnais. »

Le vieux roi de Navarre ne se trompait pas. bon petit-fils — un jour Henri IV, roi de France et de Navarre — sera : le Béarnais, le bien nommé (André Castelot, 1962).

1568 – 5 février -1571 – 14 décembre : LAURENT STROZZI, ABBÉ DE SAINT VICTOR ET SEIGNEUR DE SIX-FOURS – Laurent Strozzi, cardinal, 9ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 61ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 54ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL LAURENT STROZZI, 1568-1571. Bulles de provisions du 5 février 1568, ancien archevêque d’Albi puis d’Aix. Mort le 14 décembre 1571 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).

1578 – 14 décembre : LES SIX-FOURNAIS ONT TOUTE LA CONFIANCE DU ROI – Texte de Jean Denans ; « Les habitants de Six-Fours ont toujours été très sujets du Roi et pour tels, reconnus par divers gouverneurs de Provence, j’en rapporterai ici quelques preuves par des pièces originelles.

« La première est une lettre écrite aux consuls dudit lieu, par Monseigneur le Comte de Suze, gouverneur pour sa majesté en Provence. Ainsi qu’il est justifié par une délibération du conseil de la communauté, du 14 décembre 1578, qui expliquant la teneur de ladite lettre, dit que ledit Seigneur Comte de Suze, leur recommande de bien et fidèlement garder le lieu, aux fins qu’il ne fut surpris par les ennemis qui ont pris les armes contre le Roi, eut égard qu’ils sont proche de ce lieu. Lequel Seigneur Comte leur écrit que, confiant à la fidélité et union qui sera parmi les sujets, manants et habitants de ce lieu, il ne leur a pas mander aucune garnison, pour les soulager des grandes dépenses. Surquoi, par ladite délibération, fut dit que les centeniers commanderont tous ceux de leur escadre, qui passeront en garde dans le lieu, jour et nuit. Et les escadres de la ville et des Playes passeront tous à une nuit, et que serait permis au jour, de congédier la moitié ou autre partie de l’escadre telle qu’on connaîtra être nécessaire selon les nouvelles qu’on aura.

Texte de Louis Baudoin ; « « Délibération du conseil communal de Six-Fours. Par lettre du comte de Suze, gouverneur pour Sa Majesté Henri III, qui recommandait aux consuls de bien garder leur pays afin de n’être point surpris par les ennemis qui avaient pris les armes contre le roi et qui se trouvent dans la contrée. Le comte de Suze ajoutait que, confiant en leur fidélité et en l’union qui régnait entre eux, il ne leur enverrait pas de garnison afin de leur éviter la charge d’entretenir des soldats (Louis Baudoin, 1965, p. 96).

1682 – 14 décembre : Infernet, syndic de la communauté de Sanary reçoit une réponse d’Anne d’Agoult à la lettre qu’il lui avait adressée après le décès du comte François de Vintimille. Son fils Pierre-François Hyacinthe lui succède et reçoit les reconnaissances des possédants biens d’Ollioules et de Sanary. La communauté rappelle que des réparations sont à faire aux fours banaux (archives de Sanary (série AA ; Carp.2).

1698 – 14 décembre : OLLIOULES RÉCLAME UNE BAISSE DES IMPÔTS – (Eugène Castellan, 1937, p. 92-93) Réaffouagement de la province : le Conseil avait décidé dans une précédente délibération de solliciter une diminution de l’affouagement qui se trouvait excessif. Les promesses n’ayant pas été tenues, le 14 décembre, le Conseil délibéra de renouveler sa demande. Rappel : (de Ribbe, 1898, extrait des délibérations du Conseil d’Ollioules daté du 28 avril 1698) Les grands froids de 1679 et de 1684 ont brûlé plus de la quatrième partie des oliviers, qu’il a fallu arracher. Ceux de 1692 ont fait périr les autres et tous les orangers jusqu’à la racine. Ces arbres étoient d’un rapport très important, ils n’avoient été endommagés qu’aux branches par le froid de 1679 et 1684, et se trouvoient repris en 1692. Le dernier froid les a tous fait périr, l’aspect des jardins le dit assez.

1782 – 14 décembre : MONTGOLFIÈRE – Premier vol du prototype de la montgolfière par les frères … Montgolfier.

1789 – 14 décembre :

1. CREATION DES ASSIGNATS (Duby Georges, Histoire de la France, 1987), ou bons hypothéqués sur les biens du clergé (Pierre Goubert, Initiation…, 1984). Deux mois après avoir nationalisé les biens du clergé français, l’Assemblée constituante crée les premiers assignats. Il s’agit dans un premier temps de bons échangeables contre une fraction des biens nationalisés. Du fait du laxisme des dirigeants politiques, ils vont se transformer rapidement en « monnaie de singe » (sans aucune valeur).
A l’origine, il s’agissait d’un titre d’emprunt émis par le Trésor en 1789, dont la valeur était assignée sur les biens nationaux. Ils deviendront une monnaie à partir de 1791. Les assemblées successives multiplieront les émissions ce qui entraînera une forte inflation au point que le cours légal des assignats sera supprimé en 1797.

2. L’ASSEMBLEE CONSTITUANTE ADOPTE UNE LOI UNIFORMISANT LE STATUT DES MUNICIPALITES. C’est à partir de cette loi que vont s’effectuer les élections des nouvelles municipalités,

1. TELLE CELLE D’OLLIOULES LE 7 FEVRIER 1790 : – « Elections consulaires à Ollioules en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Le Maire et les Consuls de la Communauté déclarent avoir trouvé 21 citoyens actifs qui auraient procédé le 7 février 1790 à la nomination d’un président. Le dépouillement des suffrages ayant été fait par les trois citoyens les plus âgés, auraient réuni la pluralité relative des suffrages : le sieur Jacques Sauve, président et le sieur Jean Martelly, secrétaire, lesquels auraient prêté le serment prescrit, puis l’auraient fait prêter à tous les citoyens actifs. Puis, l’assemblée avait procédé à la nomination de trois scrutateurs, et aurait procédé, après trois jours de scrutin à celle du maire, François-Mathieu Martelly, des officiers municipaux, Nicols Toulousan, Jean Martelly, Charles Laugier, Roch Jourdan et Pierre Hermitte et des douze notables. Un procureur de la Commune aurait été élu. Ces personnes constituent la première municipalité de la période révolutionnaire » (Eugène Castellan, 1937, p. 210-211).
2. Et celle de Sanary : « Elections consulaire à Saint-Nazaire, en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Le bureau municipal fut composé de Dusseil maire, Pierre Augier greffier, Jacques Coulomb trésorier. Le procureur de la Commune, Jacques Pardigon, demanda que l’on nomme 6 commissaires pris dans les différentes classes de citoyens, chargés de la répartition de la capitation qui concernait maintenant les nobles, les ecclésiastiques et les employés des fermes. On leur demanda de ne pas surcharger les « pauvres » Furent élus Fabre et Joachim Gautier maître maçon (classe des bourgeois), Jean Paul (classe des capitaines), Laurens Augier (classe des notables, ménagers et artisans), Joseph Fauchier et Louis Boyer, ménagers. Comme ils ne se bousculaient pas, ce fut finalement le conseil municipal qui se chargea de la tâche. Furent également élus comme recteurs et rectoresses de la fabrique du Saint Sacrement Claude Pardigon, André Sabatier, Antoinette Fornery épouse Gautier, et Clère Long épouse de Louis Joseph Boyer (Rotger B., 1984, p. 275 et suiv.).

Joseph Estienne fut le premier maire de La Seyne (1790-1792), de par la loi du 14 décembre 1789 (Gisèle Argensse, 1989, p. 40)

3. LES DONS AFFLUENT DANS LES CAISSES DE L’ ASSEMBLÉE – L’ Assemblée a reçu aujourd’hui un don de 3 000 livres de M. d’Ormesson ; 60 000 livres de la ville de Rhodès, en Rouergue. A cela, il faut ajouter les dons des tribunaux qui offrent à l’Assemblée les sommes que leur versait jusqu’ici le peuple (Agenda du Bicentenaire, lundi 14 décembre).

1793 – 14 décembre (24 frimaire An II) :

1. REDACTION DE LA LISTE DES PATRIOTES FUGITIFS DE TOULON, MARSEILLE ET COMMUNE-AFFRANCHIE, ET RECEVANT DES SECOURS DE LA NATION – A la veille de la prise de Toulon (24 frimaire – 14 décembre), un nouveau registre fut ouvert pour inscrire les noms des patriotes fugitifs de Toulon, Marseille et Commune-Affranchie, auxquels le décret du 1er frimaire accordait des secours. Vers le milieu de ce même mois, les représentants près l’armée d’Italie prescrivirent la vente immédiate des biens des émigrés. Au mois de brumaire, Barras et Fréron avaient ordonné la démolition : i° des châteaux « environnés de murailles, de fossés et de tours » ; 2° des couvents et des abbayes, seulement si ces derniers pouvaient offrir un poste avantageux aux ennemis (Archives de Sanary, D4). Les décisions concernant les émigrés étaient principalement destinées à frapper les Toulonnais fugitifs et les habitants des environs ayant abandonné leurs foyers à la nouvelle de l’arrivée prochaine des troupes de Carteaux.

2. LE 14 DÉCEMBRE DUGOMMIER FAIT UNE ULTIME RECONNAISSANCE DANS LES ENVIRONS DE LA SEYNE ; autour de lui sont rassemblés les généraux et les chefs de brigade qui commandent les 7 000 hommes qui vont donner l’assaut. L’on se formera en trois colonnes, les meilleurs bataillons en tête. La colonne de gauche commandée par Victor longera le rivage, elle attaquera à proximité du fort de l’Eguillette. La deuxième colonne commandée par Brûlé attaquera la redoute par le sud-est. La troisième colonne placée en réserve avec les vieux régiments commandés par Laborde, attaquera où la situation sera difficile (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 21-22).

3. COMMANDÉE PAR LE LIEUTENANT VERMOT, LA BATTERIE DES « JACOBINS » N’A PAS CESSE D’EFFECTUER DES TIRS DE HARCELEMENT CONTRE MULGRAVE ET LA FLOTTE ANGLAISE. Elle reçoit en complément d’armement, le 14 décembre, 2 pièces de 24 approvisionnées à 100 coups par pièce. Note de Bonaparte au citoyen Vermot, lieutenant d’artillerie, commandant la batterie des « Républicains-du-Midi » ou des « Jacobins »: Je vous préviens que 2 pièces de 24 (en complément d’armement), approvisionnées à 100 coups par pièce, viennent de partir pour votre batterie. Je compte trop sur vous pour m’inquiéter d’aucune manière ; je suis persuadé que votre batterie doit être prompte. (Maurin-Carcopino P., 1969). « Q.G. d’Ollioules, le 24 frimaire an II (14 décembre 1793), « II est ordonné au Citoyen Vermot de se porter à la batterie des « Républicains » pour y faire achever la construction de cette batterie. » (Mais il s’agissait là d’un travail supplémentaire pour mettre en position du matériel renforçant cette batterie qui était déjà en action le 14 novembre ; d’autre part, un autre avis de Bonaparte prévenait, le même jour, cet officier que deux pièces de 24, approvisionnées à 100 charges par pièce, venaient de partir pour rejoindre sa batterie) (Louis Baudoin, 1965, p. 365).

4. IL N’Y EUT PAS DE BULLETIN LE 14 DECEMBRE, BONAPARTE ETAIT ALORS TROP ABSORBE PAR LES PRÉPARATIFS DE L’ATTAQUE QUI S’ANNONÇAIT IMMINENTE (Louis Baudoin, 1965, p. 364). Les batteries françaises en position avancée avaient, à cette date, à des jours différents, commencé leurs tirs de destruction ou de harcèlement contre les organisations et troupes adverses. Ces batteries, qui étaient les plus rapprochées de l’ennemi, étaient, nous le rappelons ici, disposées en un vaste arc de cercle autour de ses positions du mont Caire qu’elles avaient pour mission principale de pilonner (Louis Baudoin, 1965, p. 370).
Le 14 décembre, Bonaparte informe le général Dugua, chef de l’Etat-major, que « ce matin sont parties les fusées qui vous sont nécessaires. Quant aux fanaux, il n’y en a point à votre disposition. Il y en a seulement dix qui sont destinés à l’Etat-major de l’armée pour établir des signaux pour cette division. » (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 80).

Dès ce même jour, les batteries françaises de première ligne, soutenues par l’artillerie de celles placées sur leurs ailes, ont déclenché une canonnade nourrie et continuelle, lançant nuit et jour, boulets, obus et bombes dans le camp retranché ennemi et sur les autres positions alliées dans les limites de leur portée (Louis Baudoin, 1965, p. 375). Le bombardement commença le 14 décembre et se poursuivit sans arrêt pendant trois jours. La redoute anglaise fut littéralement écrasée sous les bombes (Paul Maurel, 1945).

5. L’AMBULANCE CHIRURGICALE SE PREPARE EGALEMENT – Le chirurgien en chef de l’ambulance d’armée, stationnée au quartier Lombard, dans la commune de Six-Fours, réclame à l’Intendance militaire du linge et des ustensiles dont son service se trouve dépourvu (Lettre du chirurgien-chef de la Division de l’Ouest, d’Isoard, datée du quartier Lombard (14 décembre 1793)). Lettre du 24 frimaire An II (14 décembre) d’Isoard, chirurgien de l’aile droite et datée du quartier de Lombard, réclamant au nom de l’humanité du « mauvais linge », des pots de terre et des écuelles, car l’hôpital était dépourvu de tout (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon, Archives de Sanary, H2).

1799 – 14 décembre : DECES DE GEORGE WASHINGTON – Considéré par les Etats-uniens comme le «Père de la Nation», son nom a été donné à la capitale fédérale dans l’année qui a suivi sa mort.

1816 – 14 décembre : JOURNAL DE STENDHAL EN ITALIE : 15 décembre 1816 – Grâces au ciel, je ne me suis jamais mieux porté, je n’ai jamais eu moins de sujets de chagrin. Il faut que je vous jure tout cela ; autrement, à voir mes jugements noirs sur Rome, vous me croiriez malade comme Sharp et Smollett.

Je sors de la fameuse chapelle Sixtine ; j’ai assisté à la messe du pape, à la meilleure place, à droite, derrière le cardinal Consalvi ; j’ai entendu ces fameux castrats de la Sixtine. Non, jamais charivari ne fut plus dégoûtant : c’est le bruit le plus offensant que j’aie entendu depuis dix ans. Des deux heures qu’a duré la messe, j’en ai passé une et demi à m’étonner, à me tâter, à sentir si je n’étais point malade, à interroger mes voisins. Malheureusement c’étaient des Anglais, gens pour qui la musique est lettre close. J’interrogeais leur sensation ; ils me répondaient par des passages de Burney.

Mon parti bien pris sur la musique, j’ai joui des mâles beautés du plafond, et du Jugement dernier ; j’ai étudié la physionomie des cardinaux.

1819 – 14 décembre : CHEMINS, RUES ET « CARRAÏRES » FONT L’OBJET DE REPARATION ET D’ENTRETIEN : Non seulement les chemins et les rues font l’objet de réparation et d’entretien, mais aussi les « carraïres » seront l’objet d’une reconnaissance prescrite par arrêté du Préfet du Var en date du 25 juin 1819. Antoine BOYER demande à faire supprimer la première branche de la 3e carraire de Sanary, deux autres, Pierre ARNAUD, maçon, et François SICARD, tonnelier, acquéreurs d’une partie de terre de feu Jean Baptiste COREIL, prétendent que la troisième branche de la 2e carraire n’a jamais existé et demandent sa suppression. La mairie le leur refusera. On s’employa aussi au rétablissement des carraïres dont certains propriétaires riverains n’avaient pas hésité à s’emparer. L’état des carraïres avait été établi le 1er septembre 1819 et une expédition en fut adressée au sous-préfet le 14 Décembre 1819. Ces empiètements semblent s’être répétés à notre époque (Rotger B., 1984, p. 370, 382).

1825 – 14 décembre : un groupe de jeunes officiers et aristocrates russes tente de soulever la garnison de Saint-Pétersbourg en profitant de la confusion créée par la mort du précédent souverain, Alexandre 1er. Qualifiés de Décembristes (ou Décabristes), ils échouent dans leur tentative (une de plus) d’introduire en Russie un gouvernement moderniste. Le nouveau tsar, Nicolas 1er, ordonne la pendaison de cinq meneurs et coupe court à toute velléité de réforme. Son successeur Alexandre II se hasardera avec courage (et un succès mitigé) à faire bouger enfin le pays.

1852 – 14 décembre : MORT DU DUC DE WELLINGTON à Walmer (Kent, Angleterre), dont l’ heure de gloire vint le 18 juin 1815 avec la victoire définitive sur Napoléon 1er à Waterloo. À sa mort, il fut inhumé à Saint-Paul, auprès de l’amiral Nelson.

1853 – 14 décembre : C’est la fusion de la compagnie Impériale avec la Compagnie Léon Gay et Cie qui s’explique cette fois par la perspective du renouvellement du contrat avec l’administration des Postes et le ministère de la Guerre. Le 14 décembre 1853, les deux sociétés conviennent de « fusionner pour n’en former qu’une seule » sous le titre de « Compagnie Générale de Navigation à la Vapeur, Bazin, Léon Gay et Cie».

1862 – 14 décembre : UNE AUTRE CLOCHE POUR SAINT-MANDRIER – Une autre cloche sera bénie, elle aussi fondue aux frais de la Fabrique de la Paroisse de Saint-Mandrier. La cérémonie toujours conforme à ce qui est prescrit dans le Rituel Romain s’est déroulée en présence de Monsieur François Bouchereau, prêtre aumônier de la Marine, chevalier de la Légion d’Honneur, parrain et de Mme Jeanne Eugénie Ambiel née Brocard marraine, qui ont donné à la cloche les noms de Françoise, Jeanne Eugénie. Le nom de Marie Immaculée a été ajouté à celui de la cloche. L’abbé Lautier a pu assister à ces cérémonies (Gisèle Argensse, 1989, p. 66).

1867 – 14 décembre – SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. Samedi 13 décembre, S. Nicolas – toujours le même temps avec forte brise et pas mal de froid. A midi, le vent mollit et, l’après-midi, est belle – ciel un peu couvert. Ce soir à 10 heures, le sieur Eugène Bérenger […] en se rendant chez les lui à la sortie du Cercle, a rencontré, devant les magasins des sieurs Ourdan Tonneliers, deux individus qui l’on arrêté en lui demandant de l’argent. Etonné de cette rencontre peu commune dans notre ville, Mr Eugène leur a donné 5 ou 6 sous à chacun en leur disant qu’il n’avait pas plus. Tout s’est borné là !

1869 – 14 décembre – SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. mardi, S. Honorat –  Beau temps – le vent persiste mais peu fort pendant toute la journée. Avec un soleil radieux. Aujourd’hui, il m’a fallu faire un voyage à Toulon pour le remplacement d’Auguste Arnaud. J’ai profité de ce voyage pour aller régler mes obligations mexicaines. On m’a donné, pour six obligations que je possède, deux fois 38 francs et puis, j’ai laissé entre les mains du Trésorier général, un papier qui portait  promesse de rente sur l’Etat. En laissant ce papier, on m’a donné 15 francs […].

1870 – 14 décembre : Epitaphe relevée au cimetière de La Seyne : « Maria Hugues Cyrus, née Armand, mariée le 1er octobre 1865, morte le 14 décembre 1870… Une courte maladie, son accouchement prématuré ont brisé cette belle âme… L’attente d’être mère l’enivrait de bonheur… Le même cercueil reçoit l’agneau avec la mère… Vivante je t’aimais, absente je t’aimerai, où tu es, je désire venir » (Marius Autran, tome 7, 1999).

1896 – 13 et 14 décembre – L’AFFAIRE DE LA MAIRIE DE SAINT-MANDRIER EST TRANCHEE – lors de la réunion du Conseil des Travaux (13 décembre), à laquelle assistait M. Peyret, adjoint spécial, l’affaire de la mairie de Saint-Mandrier est tranchée. La dotation allouée pour ces importants travaux passera en séance du Conseit Municipal pour l’approbation définitive. L’emplacement officiel de la construction ne serait pas tout à fait résolu car il terrain projeté n’inspire pas grande confiance. On étudie cette sérieuse question (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).

1900 – 14 décembre : MAX PLANCK PRESENTE SA THEORIE DES QUANTA – A Berlin, Max Planck présente sa théorie des Quanta à la Société de Physique. Son introduction a bousculé plusieurs idées reçues en physique de l’époque, au début du XXe siècle. Elle servira de pont entre la physique classique et la physique quantique, dont la pierre angulaire, la mécanique quantique, naîtra en 1925, développée essentiellement par Albert Einstein, Niels Bohr, Arnold Sommerfiel, Hendrik Anthony Kramers, Werner Heisenberg, Wolfgang Pauli et Louis de Broglie entre 1905 et 1924.

1906 – 14 décembre : L’Allemagne LANCE SON PREMIER SOUS-MARIN MILITAIRE – L’Arsenal Germania de Kiel met en service le premier sous-marin militaire allemand, l’U1, lancé quelques mois plus tôt, le 4 août. Cette unité servira durant le premier conflit mondial comme sous-marin d’entraînement. Il est aujourd’hui visible au Deutsches Museum de Munich où j’ai pu l’observer pour la première fois en 1966.

1911 – 14 décembre : PÔLE SUD ATTEINT ! – L’explorateur norvégien Roal Amundsen atteint le pôle sud.

1914 – 14 décembre

1. DÉBUT DE LA BATAILLE DE CHAMPAGNE : Le front Ouest de la Première Guerre mondiale s’est stabilisé et les tranchées sont creusées de part et d’autre de la mer du Nord à la Suisse. Le 14 décembre 1914, les alliés, en supériorité numérique, lancent une offensive générale sur toute la longueur du front. Mais cette guerre de tranchées est plus compliquée que prévu et il est difficile d’y progresser. Les combats s’achèvent le 24 décembre, sauf en Champagne où ils continueront tout l’hiver. Sur le reste du front, on s’observe et chacun a compris que cette guerre ne se réglera pas rapidement.

2. LE MIROIR N°57 DU 27 DÉCEMBRE 1914. CHRONIQUE : “LA GUERRE : Lundi 14 décembre.

“Journée relativement calme, sauf aux alentours d’Ypres, où trois attaques d’infanterie allemandes ont été repoussées, à Senones, où l’ennemi a été également refoulé, et à Aspach (Haute-Alsace) où il a vainement esquissé une tentative sur la gare.

“Les Serbes ont poursuivi leur beau succès… Après avoir forcé l’armée austro-hongroise à se diviser en deux tronçons, ils ont rejeté l’un, celui du Nord, dans la direction de Chabatz, en occupant Kamenitsa ; l’autre a repassé la Drina et a rentré en Bosnie. De ce côté, les forces serbes ont repris les localités frontières de Rogatitsa et de Baïna-Basta. Elles vont à nouveau pénétrer sur le sol austro- hongrois où les Monténégrins les ont précédés en se saisissant de la ville bosniaque de Visegrad.

“L’ambassadeur de Turquie à Rome a déclaré au ministre des Affaires étrangères, M. Sonnino, que la Porte lui donnerait une réparation au sujet de l’incident d’Hodeïdah et qu’elle désirait entretenir de bons rapports avec la Péninsule. Mais le ton très décidé dont a usé M. Sonnino pour exposer l’affaire à la Chambre a frappé tout le monde et en Italie et au dehors.

“Le ministre du Commerce de Prusse a fait afficher dans tous les lieux publics du royaume une proclamation pour engager les Prussiens à se montrer ménagers du pain, des pommes de terre et de tous les aliments. Ce document atteste que la disette se fait sentir durement outre-Rhin. Par ailleurs les journalistes italiens qui reviennent de Berlin déclarent que les milieux dirigeants ne dissimulent point leur inquiétude.

“Le maréchal von der Goltz est arrivé à Constantinople après s’être arrêté quelque temps à Solia. Ayant réorganisé jadis l’armée turque, il est de nouveau chargé d’une mission auprès d’elle, avec des pouvoirs très étendus, ceux d’un vice-roi, paraît-il.

“Les relations s’améliorent entre la Grèce et la Bulgarie. Jolies ont décidé de nommer une commission mixte qui examinerait les conflits survenus ou à survenir et leur chercherait des solutions amiables.

“La Russie dote la Galicie d’une organisation complète. La province est d’ailleurs totalement occupée par ses troupes.

“Le Gœben, le croiseur allemand au service de la Turquie, a tiré quelques coups de canons devant le port russe de Batoum dans la mer Noire. Mais cette canonnade est demeurée inefficace, et le Gœben, bombardé par les forts, a dû prendre la fuite.

“Les dommages que l’armée allemande a causés à la Belgique sont estimés à 5.312 millions. Dans ce chiffre colossal les dégâts de Liège s’inscrivent pour 173 millions; ceux de Louvain pour 185 ; ceux de Charleroi pour 515; ceux des districts ruraux pour 1.41 ; ceux d’Anvers pour 505 ; ceux subis par l’Etat (chemins de fer, routes, etc.) pour 1.200, ceux provoqués par l’interruption du commerce pour un milliard.”

1917 – 14 décembre : TORPILLAGE DU CROISEUR-CUIRASSE FRANÇAIS « CHATEAURENAULT » – Le 14 décembre, le croiseur-cuirassé « Châteaurenault » est torpillé à deux reprises par le sous-marin allemand UC 38 en mer ionienne. 1.423 naufragés sont recueillis par les navires de protection, soit la majorité des passagers et de l’équipage. Le sous-marin allemand sera coulé par l’escorte et l’équipage capturé.

Notice sur ce croiseur (Serge Razzanti) : « La silhouette du Châteaurenault, premier bâtiment à quatre cheminées construit à La Seyne, ressemble à celle d’un paquebot. Admis au service actif le 10 octobre 1902, le bâtiment fait une grande partie de sa carrière à Saigon et en baie d’Along. Il est de retour à Cherbourg en 1905 où il reste deux années en réparation avant d’être basé jusqu’en 1909 dans ce port. Affecté à l’escadre de la Méditerranée, il part pour Toulon mais le 30 janvier 1910 il s’échoue au Cap Spartel à l’entrée du détroit de Gibraltar. Réparé provisoirement au bassin de Gibraltar, il revient à Toulon à la remorque, retour à Brest de 1912 à 1913 pour l’Ecole navale. Réincorporé dans l’escadre en août 1914, il patrouille dans la Manche. 1915 : retour à Bizerte. 1916 : il navigue sur les côtes d’Afrique. A son retour à Toulon en septembre 1916, il devient transport de troupes russes entre Toulon et Salonique. En juillet 1917, les transports de troupes se font à partir de Tarente pour la Grèce. Le 14 décembre, le croiseur-cuirassé « Châteaurenault » est torpillé à deux reprises par le sous-marin allemand UC 38 en mer ionienne. 1.423 naufragés sont recueillis par les navires de protection, soit la majorité des passagers et de l’équipage. »

1918 – 14 décembre : WILSON EN VISITE A PARIS – Le président Wilson est à Paris : il est le premier président des Etats-Unis d’Amérique en exercice à se rendre en Europe.

1919 – 14 décembre : GEORGES CARPENTIER – A Londres, le Français Georges Carpentier devient champion d’Europe de boxe.

1921 – 14 décembre :

1. DÉBUT DE L’AFFAIRE DES RÉPARATIONS – L’Allemagne annonce qu’elle n’est pas en mesure de payer les réparations.

2. PRIX GONCOURT – René Maran reçoit le prix Goncourt pour son roman sur l’Afrique, « Batouala ».

1923 – 14 décembre : PREMIERE DE « KNOCK » :  la Comédie des Champs-Élysées donne la première représentation de Knock, avec Louis Jouvet dans le rôle du célèbre docteur. La pièce de Jules Romains obtient un immense succès et Jouvet la jouera au total plus de 2000 fois dans le cours de sa vie.

1927 – 14 décembre : RELATIONS SOVIETO-AMERICAINES – Les onze membres du Conseil économique soviétique sont mis en quarantaine à leur arrivée à New York.

-1938 – 14 décembre : EN ITALIE, MUSSOLINI SUPPRIME LA CHAMBRE DES DÉPUTES, laquelle est remplacée par la chambre des faisceaux et des corporations.

1939 – 14 décembre :

1. EN FRANCE, SUPPRESSION DES DELEGUES DU PERSONNEL – Le gouvernement Daladier supprime l’institution des délégués du personnel.

2. PREMIERE DE « AUTANT EN EMPORTE LE VENT » – Le film de Victor Fleming « Gone with the Wind » est projeté pour la première fois à Atlanta. Adapté du best-seller de Margaret Mitchell paru en 1936, « Autant en emporte le vent » est une fresque monumentale sur fond de guerre de sécession avec Vivien Leigh, Clark Gable, Leslie Howard et Olivia de Havilland. Le film deviendra très vite un monument du cinéma hollywoodien et donc international.

1940 – 14 décembre :

1. PETAIN SE SEPARE DE LAVAL – Vichy, 14 décembre – Le maréchal Pétain annonce que M. Laval, pour de hautes raisons de politique intérieure, ne fait plus partie du gouvernement et que M. P.-E. Flandin reçoit le portefeuille des affaires étrangères. Le successeur du chef de l’Etat serait désigné, le cas échéant par le conseil des ministres (Le Figaro, dimanche 15 décembre).

2. FERMETURE DES INSTITUTIONS UNIVERSITAIRES DE PARIS – Le journal « Aujourd’hui » publie : « Le commandement militaire (allemand) en France communique : « A la suite des démonstrations qui avaient eu lieu à Paris, aux Champs-Élysées, le 11 novembre (…) le commandement militaire en France avait ordonné la fermeture des institutions universitaires de Paris.

« A la suite d’une demande du gouvernement français, il vient de donner son accord pour que les cours des universités reprennent à partir du 20 décembre 1940.

« (…) toutes les mesures d’ordre général prises à la suite des incidents du 11 novembre 1940 sont rapportées. »

3. LES JAPONAIS SONT A BOUT DE PATIENCE – Le Matin, dimanche 15 décembre 1940 : « Les Japonais sont à bout de patience. Ils agiront énergiquement si l’Amérique continue à les provoquer», publie un journal nippon, le Tokyo Nichi-Nichi – Tokyo, 14 décembre : Les efforts du Japon pour amener l’Amérique à comprendre sa politique, au cours des vingt dernières années, n’ont abouti à aucun résultat. Dernièrement encore, les États-Unis se sont refusés à entendre le langage de la raison. Les États-Unis ont essayé d’étrangler économiquement le Japon et de menacer sa marine : mais l’Amérique lutte contre des moulins à vent. Pour maintenir la paix avec les États-Unis, le Japon doit renforcer son armement. Alors seulement ou pourra parler de négociations.’

Le Kokumin Shimbun écrit de son côté : “L’Amérique sait-elle que la patience du Japon est à bout et que le peuple japonais entreprendra une action énergique si l’Amérique fait un pas de plus dans la voie des provocations ?”

Le Yomiuri Shimbun, pour sa part, estime que : “… L’Angleterre et l’Amérique se trompent si elles croient que l’Allemagne n’est pas préparée pour une longue guerre. La situation a pris une telle tournure que l’on doit se demander en toute objectivité si ce n’est pas l’Angleterre qui doit craindre aujourd’hui la prolongation de la guerre.”

4. NOTRE MARINE – Le 14 décembre, l’aviso « La Boudeuse » convoie, à partir de Dakar, les cargos « Fort de Vaux », « Bourbonnais », « Saint Louis » et « San Pedro » qui arrivent le 21 à Port Bouet ; du 22 au 24, elle amène le San Pedro à Lomé (Gérard Garier).

1944 – 14 décembre : NATIONALISATIONS EN FRANCE – Nationalisation des houillères du Nord et du Pas-de-Calais (Jean-Charles Volkmann, 2003).

(« Condorcet », coll. H. Ribot)

1945 – 14 décembre : CONDAMNATION DE L’EX-CUIRASSÉ « CONDORCET » – L’ex-cuirassé Condorcet, coulé au cours de la guerre à Toulon, est renfloué en août 1947 par la société seynoise F. Serra après démolition des superstructures par la SMNM. Le 14 décembre, il est condamné et sa coque est vendue pour démolition. En 1949, il est démoli. C’était le dernier des six Danton.

1948 – 14 décembre : NOTRE MARINE – Après des travaux d’entretien et un entraînement, l’aviso « Elan » quitte Gabès et regagne Brest le 14 décembre avec les escorteurs « Mameluck » et « Lancier » (Gérard Garier).

1950 – 14 décembre : LA SARCV DEVIENT LITTORAL CARS – La société des Autocars Réunis de la Côte Varoise, créée le 1er janvier 1934, devient une société anonyme le 14 décembre 1950 sous le nom de Littoral Cars (Serge Sappino).

1959 – 14 décembre : NOTRE MARINE DANS LE PACIFIQUE – – Le 30 novembre, l’aviso « La Capricieuse » a appareillé de Papeete pour une mission de représentation aux îles Tubaï. Il a fait escale à Rapa du 3 au 5 décembre, Raevavae du 6 au 7, Rurutu du 8 au 10, Rmatara du 10 au 11. Le 14, il touche Tahiti et rentre dans le port de Papeete (Gérard Garier).

1989 – 14 décembre :

1. mort de l’académicien soviétique Andreï Sakharov à Moscou – L’un des pères de la bombe H soviétique en 1953. Choyé par le régime, le physicien s’interroge pourtant sur les conséquences de ses travaux. Après avoir tenté d’avertir les dirigeants soviétiques sur les dangers de la prolifération nucléaire, il bascule en 1966 dans la contestation politique. Son cheval de bataille est la défense des droits de l’homme. Il publie à l’étranger des articles qui en font l’un des principaux dissidents soviétiques aux yeux de l’Occident, puis crée dans les années 1970 un « comité pour la défense des droits de l’homme et la défense des victimes politiques » afin de s’opposer à la répression menée par le régime contre de nombreux intellectuels. Ces activités valent au physicien de recevoir le Prix Nobel de la Paix en 1975. En 1980, après qu’il eut critiqué les dirigeants de l’URSS, Sakharov est arrêté et placé en résidence surveillée, à Gorki. Il y est harcelé par le KGB (la police politique) et sa santé se dégrade rapidement. L’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev, auquel il adresse plusieurs lettres, lui vaut d’être libéré en 1986. Réhabilité, le dissident est élu en mars 1989 au tout nouveau Congrès des députés du peuple, où il dénonce les crimes du régime soviétique. Andreï Sakharov s’éteint quelques mois plus tard, au moment où le peuple russe commence à descendre dans les rues pour réclamer des réformes.

2.  Eglise Saint-Louis, 20, chemin de St-Louis au Rove, 13015 Marseille. Inaugurée en 1935, l’église dans sa totalité a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989. Architecte : J.-L. SOURDEAU 1989-1976. (cf. Les sculptures, en taille directe dans le béton, sont l’œuvre de Carlo Sarrabezolles. Le nom de la paroisse viendrait d’une étape qu’y fit le roi saint Louis revenant de croisade. Ce thème détermine les choix iconographiques, architecturaux et décoratifs. L’urbanisation des banlieues a entraîné dans ce quartier industriel la construction sur le même emplacement d’une église deux fois plus spacieuse que la précédente, construite au XVIIe siècle, jugée vétuste et exigüe à la fin du XIXe siècle. Un premier projet de reconstruction en 1915 avait été abandonné pour cause de guerre. En 1933, l’abbé Pourtal, en charge de cette paroisse de 15 000 habitants, retient l’équipe Sourdeau, Brémond et Huot pour édifier une nouvelle église. La paroisse étant pauvre, le financement proviendra essentiellement de souscriptions et de dons du patronat local. Le terrain, situé face au cimetière, est alors enclavé parmi des usines et des entrepôts. La parcelle irrégulière ne permet pas une implantation traditionnelle perpendiculaire à la rue.. Comme à Sainte-Jeanne d’Arc (Nice), un plan centré, plus satisfaisant pour la liturgie, est ici adapté de façon optimale à la forme irrégulière de la parcelle. Des solutions économiques répondent à un besoin affirmé de monumentalité : structure en béton armé, coupole en voile de béton ; pendentifs fictifs en brique creuse. Le décor de sculptures en ciment et de vitraux en dalles de verre est traité dans le même esprit. « L’église affecte dans son ensemble la forme d’un navire. L’ange à la couronne en est la figure de proue. Le Christ au tabernacle reposera à la poupe de ce véritable vaisseau de pierre… » (J. Sourdeau).  L’architecte utilise au mieux la parcelle : l’entrée, conçue comme un parvis couvert, est située sous la tour-clocher, mais l’axe de l’église est oblique par rapport à la rue ; l’emploi du béton armé permet de dégager un vaste espace central sans point d’appui couvert d’une coupole. Le long de la rue, la chapelle de la Vierge pouvait être isolée par des cloisons coulissantes. 
La tour d’angle sert d’articulation aux façades. Leurs surfaces sobres, discrètement teintées, présentent un même rythme tripartite. Réalisés selon une technique originale de sculpture sur béton frais, le grand relief du Christ et la statue longiligne de l’archange Gabriel tourné vers la mer en constituent les points forts. L’ambiance et la lumière intérieures doivent beaucoup aux vitraux en « béton translucide », constitués de pavés de verre qui rappellent des pierres précieuses et apparentent l’église à une châsse à reliques : le thème de la couronne d’épines rapportée par saint Louis est l’élément privilégié du décor. Celui-ci comporte des créations remarquables comme le grand lustre en ferronnerie ou la chaire. Au-dessus du chemin de Croix, deux représentations monumentales (1945-50) inspirées d’images pieuses et réalisées par des affichistes de cinéma, rendent hommage aux prêtres-ouvriers dont la paroisse fit très tôt l’expérience. (Références : 1.  Les Cahiers de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur – L’Architecture moderne en mémoire, n°4, décembre 1994, p. 46-47). 2. Sylvie Denante, DRAC PACA CRMH, 2000 d’après Sophie Audibert, « L’église Saint-Louis à Marseille (et les chantiers de Mgr Dubourg. 1929-1936) », mémoire de maîtrise sous la direction de Claude Massu, Université de Provence Aix-Marseille I, 1994.

1990 – 14 décembre :  à New York, l’Assemblée générale des Nations Unies vote à l’initiative de la France une résolution qui légitime le « droit d’ingérence humanitaire », autrement dit la possibilité pour des États de secourir des populations menacées par leurs propres gouvernants, avec l’accord des Nations Unies et au besoin par les armes. « Le temps de la souveraineté absolue et excessive est révolu », lance avec emphase le secrétaire général de l’ONU, Boutros Ghali. La résolution est concomitante de la chute de l’URSS et de la fin de la « guerre froide ». Elle donne un deuxième souffle à l’OTAN. L’alliance nord-atlantique, pilotée par les États-Unis, va se chercher de nouvelles missions dans la lutte contre le terrorisme et les « États-voyous ».

1994 – 14 décembre : Le tribunal de commerce de Paris prononce la liquidation judiciaire des époux Tapie. La faillite sera confirmée en appel le 31 mars 1995. Bernard Tapie, impliqué dans diverses affaires de corruption et d’abus de biens sociaux, doit faire face à une dette de 1,3 milliard de francs. Le Crédit Lyonnais et le fisc sont ses principaux créanciers. Son yacht, le « Phocéa », ses objets d’art et son hôtel particulier à Paris seront saisis par la justice. En novembre 1995, l’ancien patron de l’OM mais aussi de La Vie Claire, Terraillon, Wonder, Look ou Adidas sera condamné à deux ans de prison dont 8 mois fermes.

2012 – 14 décembre : LE NAVIRE ANTIQUE COMME INSTRUMENT DU COMMERCE MARITIME – La soutenance de thèse sur « Le navire antique comme instrument du commerce maritime : restitutions 3D, tonnage, qualités nautiques et calculs hydrostatiques des épaves : Napoli A, Napoli C, Dramont E et Jules-Verne 7 » de M. Pierre Povéda, s’est déroulée le vendredi 14 Décembre 2012 à 14h dans la salle des professeurs du site Schuman (AMU – Université de Provence) à Aix-en-Provence sous la direction de M. Patrice POMEY Directeur de Recherche au CNRS, Aix-en-Provence (UMR 7299 – CCJ).

Cette thèse se construit sur deux problématiques principales : la première porte sur l’amélioration des techniques d’étude liées à la restitution des navires antiques, conséquence d’un renouvellement des outils de travail, notamment par l’usage intensif de l’informatique, la seconde est liée à la production d’informations supplémentaires sur les qualités nautiques et la capacité commerciale des navires restitués, à travers l’apport des analyses physiques tirées des modèles virtuels.

Ce programme est ici appliqué à quatre épaves : une épave grecque archaïque du VIème s. av. J.-C., Jules-Verne 7, deux épaves romaines du Ier s. ap. J.-C., Napoli A et Napoli C et enfin une épave plus tardive, du Vème s. ap. J.-C., Dramont E. Pour chaque épave restituée, l’étude se décompose en deux parties distinctes mais étroitement interdépendantes : une ou plusieurs hypothèses de restitution sont tout d’abord définies sur la base rigoureuse des vestiges conservés et de différents éléments de comparaison (iconographiques, ethnologiques, sources littéraires). Par la suite, c’est une analyse simple de certaines caractéristiques physiques de la restitution qui est entreprise en s’intéressant à ses divers enfoncements, à la répartition des poids et des volumes ou encore à sa stabilité transversale. L’intérêt particulier porté aux caractéristiques des carènes restituées permet ensuite, d’ébaucher dans les grandes lignes le programme ainsi que l’espace de navigation des navires originaux. Il s’agit grâce à cette approche spécifique de s’intéresser au navire antique en tant que système fonctionnel, mais aussi et surtout en tant qu’outil principal et vecteur du commerce maritime (d’après l’annonce de la soutenance de thèse rédigée par Clémentine Vaysse, le 12 avril 2013).

2016 – 14 décembre : METEO DU JOUR (La Mitre, Toulon) – A 7h 00 : 8°C, temps clair avec quelques nuages. Précipitations : 0%. Humidité : 89%. Vent : 10 km/h. Au cours de la journée : température maximale vers 13h : 15°.

2017 – 14 décembre : METEO DU JOUR  – Les nuages seront très présents tout au long de la journée. Heure d’ensoleillement : 2h. Température minimale : 9°C. Température maximale : 15°C. Lever du soleil : 08h00. Coucher du soleil : 17h02. Vent : Petite Brise 13km/h à 7h. Rafales de vent prévues dans les prochaines heure de 59 km/h jusqu’à 70 km/h. Direction du vent : Ouest.

2018 – 14 décembre : METEO POUR SANARY – Eclaircies annoncées. Vent faible (de 15 à moins de 5 km/h). Températures : maxi 12°, mini 6°. La pluie est prévue pour le 19.

2019 – 14 décembre : MÉTÉO  DE SANARY – Aujourd’hui à Sanary-sur-Mer, attention, fortes rafales ! Après une nuit où quelques gouttes seront tombées, le ciel devrait être peu nuageux, la température ne pas dépasser les 9° (ressenti 5°) et le vent d’ouest les 45 km/h en rafales. La matinée devrait se présenter avec un beau temps peu nuageux,  accompagné de 10° seulement (ressenti 6°) et de rafales d’ouest à 60 km/h. Temps inchangé pour l’après-midi, avec une température maximale de 15° (ressenti 12°) et des rafales à 60 km/h. Même chose en soirée et dans la nuit avec des températures maxi de 11 à 12° et un vent de nord-est en rafales passant progressivement de 40 à 20 km/h.

2020 – 14 décembre :

1. « UNE » DE VAR-MATIN –

Vos élus face aux vaccins : Certains ont accepté de donner leur avis. La plupart font confiance à la recherche.

LA SEYNE : un institut médico-éducatif annoncé à Mauvéou.

PACA ; le virus de la COVID-19 surveillé via les eaux usées.

SANARY : la magie des pointus à Noël.

2. MÉTÉO  DE SANARY : les 3° à 7h, 10° en matinée et 14° dans l’après-midi seront associés à un bon soleil le matin et une arrivée nuageuse dans l’après-midi. Le vent d’est dominant ne devrait pas dépasser les 25 km/h au maximum. Les températures minimales restent globalement stationnaires avec quelques faibles gelées matinales dans l’intérieur de la Provence.

2021 – 14 décembre :

1. « UNE » DE VAR-MATIN –

LES PLAINTES EXPLOSENT : Les chiffres de la délinquance dévoilés hier  par le Ministre. Dans le Var, les atteintes sexuelles augmentent de 70%. .

LA SEYNE : Pourquoi les agents de la ville sont en grève.

METROPOLE : Le « superbus » entre en phase de concertation.

SANARY : Clara Luciani de passage à Sanary.

2. MÉTÉO  DE SANARY : Le soleil brille toute la journée associé à une température relativement basse avec 2° pour la minimale et 13° pour la maximale. Le vent est pratiquement absent et ne dépasse pas dans l’après-midi les 10 km/h. Globalement nous sommes dans les températures de saison hormis la minimale qui est un peu plus basse que d’habitude.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 143e livraison: La carrière GILARDO aux Baux.

1890 – Construction d’un parapet au-dessus de la carrière de pierres de M. Gilardo aux Baux, à Sanary (Rotger B., 1984, p. 455) : Au cours de l’année 1890, on construisit en haut de la carrière de pierres, exploités par M. GILARDO, un parapet pour éviter tout accident fâcheux aux passants. Il domine à présent les immeubles construits dans l’ancienne carrière.

(à suivre).

Au sommet de la colline de Portissol, et au-dessus de la carrière Gilardo, s’élève la CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIE  située,  renferme de nombreux ex-voto, et en particulier ceux des gens de mer. Plus de quatorze d’entre eux représentent des tempêtes, des démâtages, des navires en perdition courant sur les rochers, et un combat naval, le tout échelonné de 1792 à nos jours. Quatre autres représentent des accidents la chute d’une fillette dans la mer à partir d’une falaise, un accident de tombereau attelé d’un cheval, un accident de maçon ou de couvreur, et surtout l’ex-voto d’un rescapé de la catastrophe ferroviaire de Sanary du 5 février 1871. Comme dans bien des chapelles votives, les plus anciens sont des tableaux de composition, les plus récents sont moins élaborés et plus maladroits. – Navire à un mât dans la tempête: « LE FIL-UNYQUE-DE-BORDEAUX-CAP­JEAN-DARLAN- 1792 ».- Bataille navale en vue de côte : 3 navires incendiés, nombreuses chaloupes, 2 navires bombardiers: « Combat du chébec de S.M. La Normande commandé par Mr Arnaud enseigne dc vaisseau originaire de Saint-Nazaire qui eut lieu dans le Golfe de Rose le 1er novembre 1809. Contre les embarcations de l’Armée Anglaise commandée par l’Amiral Colinwocd » (voire note ci-dessous). Cette gouache a été peinte par le peintre André Morety. L’original est au Musée de la Marine, Palais de Chaillot, à Paris. Le bateau de Sanary est une copie. – Un navire à deux mâts dans la tempête : une chaloupe et deux hommes au secours d’un homme à la mer. – Un navire à deux mâts4 voiles déchirées dans la tempête. – Une barque de pêche chavirée : EX-VOTO JOSEPH PIGNOL 1872 sauvé d’un coup de vent d’Est. – Une fillette tombe de la falaise (tour, église, pins?) : une barque et trois hommes vont à son secours. – Ex-voto Paul Boyer Victime Accident Chemin de Ferle 5février 1871 (cf. notre précédente livraison).]

Note :

  1. Les 19 ex-voto peints de Notre-Dame de Pitié, d’après B. Cousin, Le miracle et le quotidien, Aix-en-P., 1983, p. 60. D’après B. Cousin, « d’une manière générale, l’église paroissiale n’est pas un édifice propice à l’ex-voto peint. Ce dernier, témoin d’une guérison ou d’une protection miraculeuse, trouve mieux sa place dans les chapelles du terroir où (…) s’est réfugiée la dévotion des saints thaumaturges, ou dans les chapelles dédiées à la Vierge.  (…) Ce sont donc les chapelles de romérage (ou de pèlerinage) qui sont les lieux d’élection de l’ex voto peint (…) caractéristiques des chapelles dédiées à la Vierge. » Aux environs de Sanary, les autres sanctuaires comportant des ex-voto peints sont Notre-Dame du Beausset-Vieux (Le Beausset, 86 ex-voto), Notre-Dame de la Garde (La Ciotat, 28 ex-voto), Notre-Dame du Mai (Cap Sicié, Six-Fours, 79 ex-voto), Notre-Dame de Pitié (Sanary, 19 ex-voto), Chapelle Saint-Jean (Signes, 26 ex-voto), Sainte-Anne (Le Castellet, 7 ex-voto).
  2. Ex-voto « Combat naval de Rosas Le 21 octobre 1809 », l’Amiral Ganteaume fit partir un convoi de 15 navires pour ravitailler Barcelone alors aux mains des Français. sous escorte d’une division navale commandée par le Contre-Amiral Baudin. Au large du Cap Creus eut lieu la rencontre avec une escadre anglaise commandée par l’Amiral Collingwood. Le convoi et son escorte se réfugièrent dans le port de Rosas, mais les Anglais mirent plus de 50 embarcations à la mer et attaquèrent les navires français dans le port. Le chébec « la Normande  » fut capturé, et son capitaine Arnaud qui avait perdu un bras dans l’opération fut emmené sur les tristement célèbres pontons anglais. Quand il revint en France en 1814. Le maréchal Masséna; alors gouverneur de Toulon, lui remit une décoration en or, en forme de bras, qui valut, à Sanary, au Capitaine Arnaud, le surnom de « Arnaud Bras d’Or ».
  3. (à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 343e livraison :

1233 – 3 octobre : Saint-Jean-D’acre  -Traité entre les grand-maîtres de 1,’Hô pilai et du Temple et les députés de la communauté de Marseille, stipulant en faveur de ces deux ordres l’exemption de tout péage au port de ladite ville, ainsi que cela, avait été accordé jadis par les vicomtes Roncelin, Hugues et Raimond de Baux, Giraud Adhémar, par leurs femmes et par Raimond Geofroi de Trets. (Acte 483 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône II. Ordre de Malle, Privilèges, liasse 54, pièce 361. Ind. : S. Paoli, Codice diplomatico del sacro militare ordine …, p. XII. — Dr Barthélemy, Inventaire, Supplément, n° 10).

1233 – 28 octobre : Marseille – Hugues de Baux et ses fils reçoivent, en nouvelle concession de fief, du chapitre de la Major, Roquefort, Julhans et le tiers d’Aubagne, pour lesquels le feu vicomte Roncelin avait négligé pendant 15 ans de payer un cens de 40 sous pour Aubagne, 20 pour Roquefort et 6 pour Julhans. (Acte 486 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. La Major de Marseille:, chartes originales, n° 61. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 1174. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 252=.

(A suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 56e livraison : LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon).

Le puits de Peyras

Dans le creux d’un petit vallon assez proche de la corniche varoise, au bord de la piste du Bau Rouge, on trouve un puits creusé par les artilleurs du fort Peyras, eux-mêmes. D’une profondeur ne dépassant pas trois mètres, il n’a réussi à capter que quelques centimètres d’eau.

Le vallat de Fabrégas

La plage de Fabrégas reçoit le tribut d’un cours d’eau en provenance de la zone est des Gabrielles qui récupère au passage les petits talwegs issus du flanc nord du fort de Peyras. Le vallat de Fabrégas existe toujours dans les profondeurs de son réseau souterrain. Quelques regards judicieusement placés dans le fond du vallon montrent un écoulement minime mais régulier environ deux à trois mètres sous la surface.

(à suivre)

COURTE BLAGUE DU JOUR : En limite de la Pologne et de la Russie (c’était il y a longtemps), un paysan intrigué s’approcha d’un géomètre qui plantait des piquets dans les champs :

  • Qu’est-ce que vous faites ? demanda-t-il.
  • Ben, vous voyez, dit l’autre. Je fais la frontière.
  • Quelle frontière ?
  • Ben, la frontière entre la Pologne et la Russie…
  • Ah ! bon… Et ma maison, elle est de quel côté de la frontière, maintenant ?
  • Votre maison ? C’est celle-là, près du petit bois ? Ben, elle est en Pologne…

Ah ! Tant mieux ! Ma femme me disait encore hier : « Quand je pense qu’il va falloir passer un hiver de plus en Russie… »

Nous sommes le jeudi 14 décembre 2023 et il est 8 heures. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite une excellente journée.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, qui s’apprêtent à nous rejoindre pour passer Noël avec nous.

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