ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 10 DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4029).

ILLUSTRATION : à Sanary, la Reppe proche de son niveau maximum le 3 novembre 2011 (cliché H. Ribot)
FÊTES :
Souhaitons une bonne fête aux 4550 personnes prénommées ROMARIC dont l’âge moyen tourne autour d’une trentaine d’années.
Saint ROMARIC, dit aussi ROMARY ou REMIRE, courtisan de Théodobert, roi d’Austrasie dont la cour était à Metz, appartenait à la tribu gauloise des Leudes (région de Toul). Ses biens furent confisqués par la reine Brunehilde. Puis, revenu en grâce à la cour, il resta convaincu de l’instabilité des choses humaines et se convertit à la vie monastique. Devenu moine à Luxeuil, il fonda à Saint Mont un monastère double (moines en bas, religieuses au sommet) qui prit le nom de « Romarici Mons », l’actuel Remiremont.
DICTON : « à la saint ROMARIC, laisse ta bourrique ! »
C’est également la fête de sainte Eulalie de Mérida, une martyre espagnole du IIIe siècle. Très populaire dans son pays mais aussi en France, elle est connue par la Cantilène de Sainte Eulalie. Ce poème a été composé à l’abbaye de Saint-Amand, près de Valenciennes, peu après 878, date de la découverte des reliques de la sainte. C’est l’un des plus anciens documents en langue d’oïl.
Buona pulcella fut Eulalia
Bel avret corps, bellezour anima.
Voldrent la veintre li Deo inimis,
Voldrent la faire diavle servir.
Il non eskoltet les mal conseillers,
In figure de colomb volat a ciel.
Tuit oram que por nos degnet preier
Qued avrisset de nos Christus mercit,
Post la mort, et a lui nos laist venir.
Par souve clementia.
Je ne peux empêcher mon âme catalane de rappeler que la cathédrale d’Elne est dédiée à Sainte-Julie-et-Sainte-Eulalie dont le diocèse recouvrait les comarques catalanes du Roussillon, du Vallespir et du Conflent à sa création en 571.
C’est aussi la fête de Notre-Dame de Lorette qui tire son nom du village de Loreto, près d’Ancône, en Italie centrale, où, selon une légende pieuse, des anges auraient déposé la maison de la Vierge Marie pour lui permettre d’échapper aux mécréants qui avaient envahi la Palestine. Notre-Dame de Lorette est de ce fait la sainte patronne des aviateurs depuis un décret pontifical du 24 mars 1920.
Jadis, en Provence, le 10 décembre était le jour de SAINT MARTIN, patron des meuniers à Marseille, Aix, Arles et Avignon ; il protégeait dans toute la Provence les opérations des cavistes ruraux
Au romavatge de Pourcieux, le viguier fournissait le ruban à celle qu’il choisissait pour ouvrir le bal de la saint-MARTIN. Puis, le Capitaine de ville et l’Enseigne faisaient de même.
Au Plan-de-La Tour, on eut longtemps une formidable bravade qui brûlait jusqu’à 100 kg de poudre ! À cette occasion, on donnait à un pauvre hère deux mètres de drap en mémoire du manteau coupé par le saint.
A Braux (Haute-Provence), on se rendait à l’oratoire de saint MARTIN et on le fleurissait.
Saint MARTIN est encore le patron d’un des quartiers d’Embrun où une messe était dite autrefois, suivie d’un dîner de cent convives présidé par le Maire de la ville, dîner que concluait le bal au son de « tapo ta bouto e tiro toun vin » car Saint MARTIN protégeait en ces temps anciens les opérations des cavistes.
La confrérie des jardiniers de Madaleno à Marseille, faisait ses dévotions à Saint Martin,
A Marseille, l’église Saint-Martin d’Arenc construite à la fin du XIe siècle est mentionnée pour la première fois au milieu du XIe siècle dans le cartulaire de Saint-Victor – eccl. S. Martini de Aregno (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché). Par cet acte, la possession en est confirmée à l’évêque de Marseille). Elle a été reconstruite en 1913.
L’église collégiale Saint Martin de Marseille a été rasée en 1887 pour la réalisation de la rue Colbert.. Elle ne doit pas être confondue avec l’église Saint-Martin d’Arenc construite en 1913.
Saint-Martin-dinsol, église aujourd’hui détruite, du territoire de Belcodène, au voisinage de la ferme de Grand-Lauds (1872).
Peypin a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la prébende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major).
Saint-Martin est le nom d’une montagne, commune d’Àubagne, quartier de Greissau.
Enfin, l’été de la saint MARTIN a, dans toute la Provence, une grâce extrême (d’après Marcel Provence, 1942).
Dans le calendrier républicain, ce 20e jour du mois de frimaire était dédié au HOYAU, une houe à lame forte employée au défoncement de terrain et aux cultures demandant de la force.

(Le kiosque à musique de Sanary, même réf.).
PENSÉE : « C’est la conscience humaine du beau qui différencie le beau du laid » (Lao Tseu – Tao-te-King le livre de la voie et de la vertu, Paris, Mille et une nuits, département de la Librairie Arthème Fayard, 2010, 112 p.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : L. Mongin – Toulon ancien et ses rues. 1er volume. Draguignan, imprimerie Ollivier – Joulian, 1901, 270 p. Un volume dédicacé (n° d’enregistrement H 20596).
ÉPHÉMÉRIDES.

(C’est le temps des crèches. Détail de la nôtre).
–1212 – 10 décembre : MARSEILLE – ABBAYE DE SAINT-VICTOR.
1. Marseille. Guillaume d’Alleins, abbé de Saint-Victor, avec l’assentiment de Roncelin et des dignitaires du couvent, associe à toutes les œuvres pies de l’abbaye Hugues Fer et sa femme Guiburge ; il leur assure des prières sur leur sépulture, s’ils la choisissent dans le tombeau de leurs parents en l’église de l’abbaye. (acte des vicomtes de Marseille n° 362, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 167. a. Guérard, n° 1003).
2. Marseille. Donation d’un fief par Hugues Fer à sa femme Guiburge, avec charge de fondation en faveur des pauvres et du monastère de Saint-Victor. Parmi les témoins : Roncelin, vicomte de Marseille. (acte des vicomtes de Marseille n° 363, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire. fol. 167 v°. a. Guérard, n° 1004.
–1348 – 10 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Veruna (acte notarié) ; c’est la première mention de la Verune , un lieu-dit au quartier de Saint- Menet.
–1454 – 10 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Tourret (archives de l’Evêché). La Tour – lieu qui a pris son nom d’une tour qui existait autrefois au quartier de Saint-Marcel, entre le château de Forbin et l’Huveaune. Première mention : Lo Tor, 8 septembre 1288 (acte notarié)
–1467 – 10 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La lecas de Mantel (charte aux archives de l’Evêché). Camp de Mantel, quartier rural du quartier de Saint- Lazare, vers Marignelle (1872). Première mention : Campus de Mantel, 22 décembre 1304 (charte aux archives municipales). Signalons qu’il existe aussi un Camp de Mantel, commune de Marseille, quartier de Saint-Giniez, cité le 6 octobre 1636 (acte aux chartes de Saint-Victor)
–1470 – 10 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Al Tuver vel Balma Maynart également cité Balma Ynart (acte aux archives de la Major). Baume-Maynart, quartier rural des Aygalades, en 1872. Première mention : Balma Maynart, 15 janvier 1258 (charte aux archives municipales).
–1481 – 10 décembre : A MARSEILLE, Charles III teste en faveur du roi de France, Louis XI, sa souveraineté de Provence et ses prétentions sur Naples – Le 10 décembre 1481, par testament rédigé un jour avant sa mort, Charles III institue Louis XI comme légataire universel, et lui recommande de conserver tous les privilèges, droits, libertés, franchises et statuts de la Provence (Agulhon M., Coulet N., 1987). Notons les privilèges accordés aux Marseillais pour l’office déjugé des marchands, et pour la navigation. Quant à la couronne de Provence, qui entraîne ipso facto celles, virtuelles, de Jérusalem et de Sicile, elle attribue sans conteste le royaume de Naples au roi de France. D’où les guerres d’Italie qui vont empoisonner l’existence des Européens durant la fin du XVe et la première moitié du XVIe siècle. Notons, au passage, que le mirage méditerranéen que véhicule ces couronnes provençales et italiennes fera manquer le coche atlantique à la France. Tandis que François Premier s’empêtrera dans des guerres de second ordre, il laissera échapper la conquête de l’Amérique qui permettra le développement de l’Espagne, du Portugal et des Pays-Bas aux dépens de la Méditerranée (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, 2005 ; Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 421 ; de Martinenq, 1921 ; Félix Reynaud, 1971, La difficile intégration au royaume, p. 147).
–1600 – 10 décembre : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Crouzille – lieu-dit, quartier de Saint- Estève (registre aux archives de Saint- Victor).
–1655 – 10 décembre : AFFAIRE AYANT OPPOSE LA FRANCE A GÊNES – Il est certain que Louis XIV et Mazarin furent assez mécontents du manque d’obéissance des Marseillais, qui n’avaient envoyé à Gênes qu’Antoine de Félix, et non pas un Consul en exercice. Quand, à Paris, un notable marseillais, Bonin, rend visite à Brienne, et, au cours de la conversation, lui fait remarquer, comme un fait banal, tout naturel, que les Consuls de sa ville natale ne peuvent pas toujours se rendre maîtres des mouvements populaires, il s’entend dire par le ministre. «Il faut y faire une citadelle pour chastier l’insolence du peuple» (MARSEILLE, AC, BB 420 (lettre du 10 décembre 1655).
–1664 – 10 décembre : Le Procureur du Roi permet ou confirme aux syndics de Saint-Nazaire l’utilisation des barricades et le droit d’établir des gardes, un bureau de Santé de Santé, un banc de boucherie, de faire farine ailleurs qu’à Ollioules, de construire une fontaine sur le port, et d’emprunter 6000 livres. Il ordonne que la requête soit montrée aux Consuls d’Ollioules (Castellan, 1937).

(Moulin à vent du vieux Six-Fours – Cliché H. Ribot de septembre 1990)
–1670 – 10 décembre : VENTES DES MOULINS DE SIX-FOURS AVEC RÉTENTION DE LA DIRECTE : La communauté ayant fait défant (défense)de vendre les moulins à eau et à vent, serait (aurait) été assemblé un conseil général de tout chef de maison, par Pierre Crestian, Louis Gaultier et Sauveur Vidal, consuls, le 14 juin 1571, au nombre de 164. Par lequel, pour survenir au paiement des sommes dues par la communauté, serait (aurait) été délibéré que les susdits moulins seraient vendus. Ce qui fut encore délibéré par deux autres délibérations du 8 et 15 juillet suivant. En conséquence des susdites délibérations, Honoré Martinenq dit Courchet, Anthoine Beaussier et Anthoine Martinenq, consuls dudit S-F, auraient vendu à Hugues Vidal, le moulin à vent du quartier de la Brugaille, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le 25 juillet 1571, au prix de 1 735 florins, sous la rétention d’une cense d’un petit patac aux fêtes de Noël, avec le droit de lods. Sur lequel moulin, Damoiselle Isabeau Vidale, femme de Sieur Charles Martinenq, se serait fait colloquer, et encore sur la terre joignante ledit moulin, en l’année 1670. Après quoi, ayant fait son testament, reçu par Maître Pierre Denans, notaire, aurait institué son héritier universel, Messire Jean Martinenq, prêtre et chanoine en l’église collégiale dudit lieu. Etant décédée dans cette volonté. Ledit Messire Martinenq, ignorant que ledit moulin fut servile, l’aurait vendu à Jean Jougla, par acte reçu par ledit Maître Denans, le 14 octobre 1696, franc de cense et service, droit de lods et trezain, au prix de 900 livres. Ce qui, venu à la notice des consuls et communauté de S-F et de la Seine, lesquels ayant prétendu d’être payés du droit de lods, ce seraient pourvus, pour raison de ce, par-devant Monsieur le lieutenant de sénéchal de la ville de Tollon, tant contre ledit Messire Martinenq, que contre ledit Jougla. A la poursuite duquel, le Sieur lieutenant aurait fait sentence, le 10 décembre année susdite, par laquelle, ledit messire Martinenq serait (aurait) été condamné au paiement du premier droit de lods, dû à raison de la collocation faite par ladite feue Damoiselle Vidalle, et ledit Jougla, à celui dû à son acquisition. Et à ces fins, qu’il passerait reconnaissance en faveur desdites communautés, suivant laquelle sentence ; par transaction reçue par Denans, notaire ; du second mai 1704, ledit Jougla a passé reconnaissance en faveur desdites communautés, s’étant chargé de la cense et du droit de lods et trézain en cas de vente à l’avenir. Et pour les lods qui étaient dû, ledit Messire Martinenq, en a fait le paiement par acte reçu par moi le 24 février 1701. Comme encore, par acte du 29 juin 1577, reçu par Maître Aycardi, notaire, lesdits consuls auraient aussi vendu à Arnaud Lombard, bourgeois, deux moulins à eau au quartier des Mollières, au prix de 2 701 florins, et vingt et un florins quatre sols pour les droits du sur inquain, sous la réserve d’une cense de un patac, payable à chaque jour de Noël, de la directe et perception du lods en cas de vente, avec le droit de rétention (Jean Denans, 1713).
–1700 – 10 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – la Plaine Rouge (registre de l’écritoire). La Bastide-Rouge – bastide, dépendant du château de Beaumont, au quartier Saint-Julien. Mention en 1732 de la Bastide- Rouge aux archives de la Major.
–1765 – 10 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – L’Antiquaille, 10 décembre 1765 (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Barre d’Avesque – propriété au quartier de Château-Gombert. Première mention : Affar de l’Evesque, le 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major) puis la Barre de Vesque, 2 mai 1679 (acte aux archives de la Major).
–1768 – 10 décembre : Marseille – Depuis 1745, les charrettes peuvent circuler librement sur les pavés de la ville moyennant un droit. Aussi, quand le commis Ollive envisage de prendre à son compte la ferme de la glace, il propose aux Echevins : « Les charretiers qui transportent la glace en celte ville seront exemptés du droit imposé par la Communauté sur les charrettes. » (A. C – B.B. 203. 10 décembre 1768).
–1769 – 10 décembre : ABBAYE DE BOSCODON – Pierre Louis de LEYSSIN, obtient du roi les lettres patentes qui doivent lui permettre de s’emparer de Boscodon ; il va sans plus attendre ordonner le départ des moines. Ces derniers n’en feront rien (Roger Cézanne, 2017).
–1789 – 10 décembre : Assemblée nationale – les Brabançons, combattant pour leur liberté, désirent associer leur destinée à celle des Français – Une lettre des États du Brabant est parvenue au roi et aux représentants de la Nation : les Brabançons, combattant pour leur liberté, désirent associer leur destinée à celle des Français. Ce même jour, les 6 chirurgiens-majors de la Garde nationale, Pelletan, Vidier, Cathelot, Soupe, André et Süe, ont offert à l’Assemblée une somme de 3 600 livres, représentant la première année de leur traitement (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 10 DÉCEMBRE)/
–1790 – 10 décembre :
-LES SEIGNEURS HAUTS JUSTICIERS SONT DÉCHARGÉS DE DEVOIR NOURRIR LES ENFANTS ABANDONNÉS – Sous l’Ancien Régime, obligation était faite aux seigneurs hauts justiciers de nourrir les enfants abandonnés du ressort de leur fief. Ils en seront déchargés par la loi du 10 décembre 1790 (Louis Baudoin, 1965, p. 281-283).
-LIEUX-DITS DE MARSEILLE – la Plaine- Rouge (registre de l’écritoire). La Bastide-Rouge – bastide, quartier Saint-Julien, commune de Marseille , dépendant du château de Beaumont première mention de la Bastide- Rouge en 1732 (archives de la Major).
–1792 – 10 décembre : PROCÈS DE LOUIS XVI – Le député Robert Lindet présente devant la Convention l’acte d’accusation contre Louis XVI qui doit comparaître le lendemain.
–1793 – 10 décembre (20 frimaire An II) :
1. SANARY EST EN ÉTAT DE GUERRE – Le conseil de Sanary considéra « le village » comme se trouvant en état de guerre, à raison de l’affluence journalière des troupes, de sa garnison, des bâtiments nationaux et des 9 vaisseaux hollandais, pris et amenés dans le port par deux corsaires avec l’aide de tous les bateaux de pêche de la commune, trois mois auparavant. Il constata l’insuffisance de l’approvisionnement en blé (Roger Valentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
2. Les archives de la Ciotat possèdent douze lettres écrites par Napoléon Bonaparte du quartier général d’Ollioules, datées du 25 septembre au 10 décembre 1793. Parmi la correspondance reçue par la Mairie de Sanary, se trouvent des lettres de Joseph Bonaparte qui demande diverses fournitures pour les hôpitaux des armées ; deux lettres aussi de son frère Napoléon Bonaparte, qui demande la fourniture de fascines et de plomb. Seul Joseph semble être venu en personne à Sanary (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B. 1984, p. 286 ; texte repris dans Rotger B., 1994, p. 18 ; De Ribbe, 1898, p. 42, note 2 ; Viguier, 1993).
3. RAPPORT DU 10 DÉCEMBRE 1793 AU MINISTRE DE LA GUERRE RÉDIGÉ PAR LE COMMANDANT EN SECOND DE L’ARTILLERIE DE L’ARMÉE DEVANT TOULON, signé : Bonaparte. Vu : le Général Du Teil, cadet, signé : Du Teil.

« BATTERIE DES « SANS-CULOTTE » : vaisseaux hors de portée ;
« batterie des « quatre-moulins» : rien de nouveau ;
« BATTERIE DES « HOMMES-SANS-PEUR » : 2 mortiers de 12 pouces de plus en batterie ;
« BATTERIE DES « JACOBINS » : 2 mortiers de 12 pouces de plus en batterie. L’on a fait un chemin qui communique avec celui de l’Eguillette.
« batterie des « sablettes» : rien de nouveau ;
« BATTERIE DE « FAUBREGAS » : quelques coups de canon sur l’ennemi ;
« BATTERIE DE LA « GRANDE RADE » : les vaisseaux sont hors de portée. »
(Louis Baudoin, 1965, p. 363).
–1795 – 10 décembre (19 frimaire) : LIBERTE DE LA PRESSE – Au Conseil des Cinq-Cents, Boissy d’Anglas réclame une loi sur la liberté de la presse (Yann Fauchois, 2001).
–1799 – 10 décembre : La France adopte le système métrique.
–1816 – 10 décembre : STENDHAL, “ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817, JOURNAL” – ROME, 10 DÉCEMBRE 1816. — J’entre à Rome par cette fameuse Porte du Peuple ; j’ai mon logement sur le Cours, dans le palais Ruspoli. Ah ! que nous sommes dupes ! Cela est inférieur à l’entrée de presque toutes les grandes villes de ma connaissance ; à mille lieues au-dessous de Berlin. Que dirai-je de l’entrée à Paris par l’arc de triomphe de l’Étoile ? Les pédants qui trouvaient dans la Rome moderne l’occasion d’étaler leur latin, nous ont persuadés qu’elle est belle.
Pour ménager les mœurs si pures des Italiens de Rome, le pape ne leur permet le spectacle que pendant le carnaval ; tout le reste de l’année ils ont des comédiens de bois.
–1848 – 10 décembre : Louis-Napoléon Bonaparte est élu Président de la République au suffrage universel (masculin) après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom, le discrédit de l’Assemblée conservatrice qui anime la IIe République et ses propres options socialisantes. Marseille vote à l’élection présidentielle contre le prince Louis-Napoléon et donne deux fois plus de voix au général Cavaignac. La visite du prince président en 1852 ne retournera pas l’opinion en faveur de l’empire rétabli (Dictionnaire de la Provence …)
–1852 -10 décembre à 1870 : LE SECOND EMPIRE, ENTRE STABILITÉ ET CHANGEMENT – Le second empire – décrété le 10 décembre 1852 – est pour le Var comme pour la France une époque à la fois de stabilité et de changement. (…)
L’agriculture commença à se moderniser. Dans le Var, entre la crise de l’oïdium et le début de celle du phylloxera en 1868, la culture de la vigne s’améliore, abandonnant l’ancien système de mélange avec l’olivier. L’arrivée des chemins de fer bouleversa les conditions économiques, facilitant les déplacements des hommes, mais aussi l’expédition des produits agricoles et industriels. Le commerce s’en trouva notablement développé. On vécut mieux (Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990, p. 65,87, 93).
Stabilité dans le domaine politique. L’action des préfets, la surveillance policière, les conditions légales des élections ne permettaient guère à l’opposition de se manifester. Les candidats officiels étaient toujours largement élus. Seules les élections de 1869 donnèrent l’occasion aux républicains de se faire entendre et de remporter quelques succès, notamment à Toulon. Changements dans les domaines économiques et sociaux. L’agriculture commença à se moderniser. Dans le Var, entre la crise de l’oïdium et le début de celle du phylloxera en 1868, la culture de la vigne s’améliore, abandonnant l’ancien système de mélange avec l’olivier. L’arrivée des chemins de fer bouleversa les conditions économiques, facilitant les déplacements des hommes, mais aussi l’expédition des produits agricoles et industriels. Le commerce s’en trouva notablement développé. On vécut mieux. Il y eut encore des crises, comme celle de 1753-1757, due à une série de mauvaises récoltes. Mais ce fut la dernière crise « d’ancien régime », aux causes principalement agricoles.] .
id., p. 87 : Les grands travaux agricoles sous le 2nd Empire : Le progrès technique aidant, le gouvernement impérial lance une politique de travaux que nous pourrions qualifier de travaux de bonification (…) Encouragé par (…) l’exemple (des Landes et de la Sologne), le département du Var se lance lui aussi (…) dans des travaux d’assainissement.] [id., p. 93 : Superficie cultivée en vignes par arrondissements (en hectares).
[id. : Le prix du pain n’était pas alors uniformisé. Sa consommation tenait une part beaucoup plus grande dans l’alimentation que de nos jours. La hausse du prix du pain pouvait donc entraîner des manifestations populaires. On comprend que les administrations départementales aient eu les yeux rivés sur un tel baromètre ; lettre du Conseiller de préfecture délégué, H. Angles, envoyée le 17 juin 1853 au Commissaire départemental (avec réponse de ce dernier et sa lettre au maire), et tableau des variations du prix du pain entre le 15 octobre 1853 et le 23 décembre 1854 : « Je suis informé qu’une augmentation très forte a été faite sur le prix du pain que les boulangers (…) vendent (…). Le kilogramme de pain qui, la semaine dernière était à 35 centimes a été porté aujourd’hui (17 juin 1853) à 42 centimes. Le blé qui n’est acheté que par les boulangers s’est vendu mardi au marché (…) à 43, 20 F les 16 décalitres (soit une « charge », mesure courante pour l’époque). J’ai tout lieu de croire que les boulangers (…) se sont entendus avec les marchands de grains pour opérer cette hausse. Il m’est rapporté en outre que le pain n’est jamais cuit à point. Assurez-vous de la réalité de ces renseignements et donnez des ordres en conséquence au commissaire cantonal pour faire cesser cet état de choses et soulager ainsi la classe laborieuse et indigente (…) qui aurait beaucoup à souffrir de l’augmentation et de la mauvaise qualité de cet aliment de première nécessité. S’il y a coalisation (coalition, entente illicite), il faudra en poursuivre les auteurs devant les tribunaux… »
[Réponse du commissaire départemental :] « (…) ma conférence avec M. le Maire, M. le Juge de paix et M. le commissaire de police m’ont donné la triste conviction qu’il n’y avait pas plus d’intelligence et d’habileté chez M. le Maire pour l’administration de sa commune qu’il n’y avait de justice, de modération, de vérité dans l’appréciation des démarches de pensée de l’état moral et politique de la plupart de ses administrés (…) M. Le Maire (en autorisant d’élever de 35 centimes à 42 centimes le kilo de pain, augmentation énorme et sans exemple, avait avec juste raison jeté l’alarme et le mécontentement dans la population (…) »
[Lettre du commissaire départemental au Maire :] (…) Vous êtes donc décidément dupe d’un accord frauduleux entre vos boulangers et les marchands qui les approvisionnent (…) et qui s’entendent entre eux. Il faut, et sans hésiter (…) adopter une moyenne raisonnable (…) et faire provisoirement une taxe du pain en conséquence. N’oubliez pas de m’envoyer mardi le poids exact d’un sac de blé mis en vente au marché (Sources : A.D. Var 4 M 37, lettre du conseiller de préfecture).
–1867 – 10 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – mardi Ste Valère – temps splendide, petite brise du Sud. L’espérance ce que nous avions hier soir – les apparences [d’] une grande pluie que nous attendons depuis longtemps est tombée […] car nous avons vu le ciel parfaitement libre de tout nuage et splendidement étoilé. Je ne sais pas ce qui arrivera, mais cette année, les meilleures apparences de pluie ne valent rien ! aujourd’hui on pourrait dire que nous sommes éloignés de 500 lieues de notre latitude ordinaire,
–1869 – 10 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – vendredi, St-Hubert – beau temps calme . Beaucoup de nuages encombrent le ciel, ce qui fait que le soleil disparaît bien que ce soit 9h du matin. Le thermomètre était ce matin à 12° centigrades, le baromètre bien haut (beau temps), avec une petite brise d’est qui a commencé à 10h. Le beau temps m’a engagé à aller ce matin essayer encore une un peu le poste aux petits oiseaux. J’y ai été à 9h 30 quand le soleil apparu. J’ai tiré 3 coups ; je suis revenu à 11h. J’essayerai encore une fois quand le temps sera un peu plus froid et le vent à l’ouest.

–1871 – 10 décembre : PRUD’HOMIE DU BRUSC (cliché du 23 juillet 2023) – En 1871 la Prud’homie du Brusc fut rétablie par décret présidentiel signé par A. Thiers et visé par le vice-amiral Pothuau, Ministre de la Marine, (un décret de 1894 sépara ses eaux de celle de Sanary).] « Au nom du peuple français, le Président de la République décrète le 10 décembre 1871 : La Prud’homie de Saint-Nazaire est divisée en deux prud’homies distinctes dont les sièges sont fixés au Brusq et à Saint-Nazaire. – Les eaux de Saint-Nazaire et de Six-Fours seront communes aux deux Prud’homies. – Les règlements locaux suivis aujourd’hui à Saint-Nazaire seront maintenus pour les deux Prud’homies. – Les postes de thonaires… seront tirés alternativement à Saint-Nazaire et au Brusq. – Le tirage des autres postes [continuera selon le règlement en vigueur.]. – Plaintes, délibérations et décisions du Tribunal de pêche font l’objet de procès-verbaux adressés au Commissaire de l’Inscription Maritime à La Seyne. – L’article 194 du décret du 19 novembre 1859 est rapporté en ce qui concerne la Prud’homie de Saint-Nazaire. (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 50 et 55. Pothuau Louis-Pierre-Alexis, ministre de la Marine du gouvernement d’A. Thiers de février 1871 à mai 1873 et non Pothuo comme l’on écrit les auteurs, p. 75).
–1893 – 10 décembre : Décès à San Remo (Italie) d’Alfred Nobel, ce Suédois qui, ayant inventé la dynamite, gagna une fortune qu’il légua à une série de Prix qui portent son nom.
–1898 – 10 décembre : les États-Unis mettent fin à leur guerre contre l’Espagne par le traité de Paris. Les Espagnols perdent avec ce traité leurs dernières colonies d’Amérique ainsi que les Philippines. Les Américains prennent leur place à Porto-Rico, aux Philippines et sur l’île de Guam. Ils annexent au passage les îles Hawaï. Cuba obtient une indépendance factice sous la surveillance de son puissant voisin. – Le 10 décembre 1898, les États-Unis mettent fin à leur guerre contre l’Espagne par le traité de Paris. « Les Espagnols perdent avec ce traité leurs dernières colonies d’Amérique ainsi que les Philippines. » Les Américains prennent leur place à Porto-Rico, aux Philippines et sur l’île de Guam. Ils annexent au passage les îles Hawaï. Cuba obtient une indépendance factice sous la surveillance de son puissant voisin (“ça s’est passé un… – 10 décembre – Herodote.net”).
–1926 – 10 décembre : INFRASTRUCTURE ROUTIERE ALLEMANDE – On vient de décider, en Allemagne, l’aménagement d’une piste pour automobiles qui traversera tout le pays dans le sens vertical (Le Nouvelliste, Rennes, 10 décembre 1926). Nota : parler d’une route verticale, ça frise le gag, non ?
–1936 – 10 décembre : Édouard VIII annonce son abdication. Le roi d’Angleterre cède son trône pour pouvoir épouser la femme qu’il aime, l’Américaine Wallis Simpson, doublement divorcée. Il devient duc de Windsor et son frère cadet, le duc d’York, lui succède sous le nom de George VI. Il lui incombera de garder le trône dans une Europe à feu et à sang.

ACHILLE 1932, sous-marin de 1ère classe type M6 Achéron, dit des 1500 t (coll. H. Ribot)
–1939 – 10 décembre : ESCORTE DE CONVOIS – Le 10 décembre, le sous-marin de 1 500 t Achille appareille d’Halifax avec le convoi HX F 12 composé de dix bâtiments sous les ordres du croiseur auxiliaire HMS Alaunia. Plus heureux que le Casabianca et le Sfax, il a une mer maniable pendant toute la traversée (Gérard Garier, Les avisos de 630 tW) ».
–1940 – 10 décembre :
1. MENTION du PLAN D’INVASION DE LA ZONE SUD – Conférence navale de l’OKW ; Hitler à Raeder : Directive n° 19 : Plan Attila (invasion zone sud si soulèvement en AFN, et occupation Toulon). Les Italiens sont mis à l’écart (Antier Jean-Jacques, 1972 ; Varillon Pierre – Marins au combat, 3 Le sabordage de la flotte, 1963, 424 p).
2. “POUR LE RAPATRIEMENT DE CERTAINES CATÉGORIES DE PRISONNIERS. Comment libeller les demandes de congés de captivité des « soutiens de famille ». Vichy, 10 décembre. — Communiqué officiel n° 27 de la direction du service des prisonniers de guerre : « A la suite des entrevues de l’ambassadeur Scapini avec les autorités allemandes, il a été décidé que les prisonniers de guerre appartenant à l’une des catégories suivantes pourraient bénéficier d’un congé de captivité : 1° Pères de 4 enfants mineurs au minimum, si cela doit soulager la situation de leur famille ; 2° Fils aînés des familles comptant quatre enfants mineurs ou davantage, si le père est mort ou incapable de travailler, et si la famille dépend, pour son entretien, de celui dont l’envoi en congé est envisagé. Les modalités d’application de cette décision sont les suivantes : Les demandes devront être présentées par le plus proche parent du prisonnier et remises au maire de chaque localité. Les maires enverront ces demandes : 1° Si la localité est en zone libre, à M. le général d’armée, directeur du service des prisonniers de guerre, 52, avenue Maréchal-Foch, à Lyon. 2° Si la localité est en zone occupée, à M. le sous-directeur du service des prisonniers de guerre, 31, boulevard de la Tour-Maubourg, à Paris. Aux demandes susvisées, les maires joindront une déclaration bilingue, un extrait du livret de famille et un certificat de vie de chacun des enfants, mentionnant la filiation ; le tout sera certifié conforme par le maire et établi sur papier libre. Nota important : La direction du service des prisonniers de guerre à Lyon informe les familles qu’elle ne peut donner suite aux demandes de mises en congé (pour les situations de famille envisagées ci-dessus) qu’elle a reçues avant la parution du présent communiqué, parce que ces demandes n’ont pas été libellées dans des formes prescrites. En conséquence, les familles sont priées de les renouveler en se conformant soigneusement aux modalités d’établissement et de transmission qui viennent d’être indiquées (La Dépêche, mercredi 11 décembre 1940).
–1941– 10 décembre :

1. LES BRITANNIQUES PERDENT DEUX DE LEURS GRANDS NAVIRES DE BATAILLE – Le croiseur de bataille « HMS Repulse » de la classe Renown, mis en service en 1917, est coulé le 10 décembre 1941 par une bombe et cinq torpilles des avions japonais au large des îles Anambas et le long des côtes de Kuantan (mer de Chine méridionale), durant les premiers jours de la bataille de Malaisie, et le même jour que le récent bâtiment de ligne « HMS Prince of Wales » qui avait survécu à la chasse au cuirassé allemand « Bismark » en mai de la même année.
2. Le cargo « Tombouctou » (5 636 tjb, 1919), de la compagnie marseillaise Fraissinet, est amarré à Pointe Noire et rejoint les forces alliées, est affecté au Ministry of War Transport, géré par armement Elder Dempster à Liverpool. Dans la nuit du 9 au 10 décembre 1941, au sein du convoi SL 94, il entre en collision avec le cargo Charles L.D. Réparé, il poursuit son activité puis est restitué à Fraissinet en 1945. Il termine sa carrière, sous le nom de Rhoda de l’armement allemand Bowring & Curry Ltd, après sa vente pour démolition le 8 août 1959 au chantier Okushoji à Osaka (Japon).
–1946– 10 décembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 6 au 10 décembre, l’aviso « Commandant Dominé » appareille de Saigon avec des escales à Nha Trang, et Tourane et arrive à Haïphong le 10 où il participe avec des tirs d’appui à la défense et au dégagement de ce port et de la route Haîphong-Hanoï. Du 10 décembre 1946 au 4 janvier 1947, l’aviso sera en opérations dans la rivière d’Haïphong ou le fleuve Rouge, il y effectuera des actions de balisage et de soutien de débarquement pour le dégagement de Nam-Dinh (Gérard Garier, Les avisos de 630 tW).
–1948 – 10 décembre : DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME – L’O.N.U. adopte la Déclaration universelle des Droits de l’homme (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1954– 10 décembre : NOTRE MARINE EN ALGÉRIE – Le 10 décembre, la 5ème division d’avisos a été constituée ; elle est affectée organiquement à la 4ème Région maritime et basée à Oran – Mers el-Kébir . Elle comprend le Commandant de Pimodan, le Commandant Amyot d’Inville, La Capricieuse, l’Elan et La Boudeuse. (Gérard Garier, Les avisos de 630 tW).
–1956 – 10 décembre : TORPILLE FOLLE A SAINT-MANDRIER– Dans la matinée, une torpille est venue s’échouer, à bout de souffle, au quai Jules Guesde. L’hélicoptère de la marine chargé de suivre ses évolutions tactiques a fait une petite halte sur le bitume mandréen. Les services compétents ont été rapidement prévenus et, quelques minutes après, «l’arme fatale», manifestement dégrisée, s’en est repartie vers sa base d’origine. Ce fait divers peu commun a mis en émoi tout le village de Saint-Mandrier engourdi par le froid de décembre (Ken Nicolas, vol. 1, p. 304).
–1957 10 décembre : Albert Camus Prix Nobel de littérature à Stockholm pour l’ensemble de son œuvre, notamment deux romans : L’étranger et La peste, et un essai philosophique sur l’absurdité de la condition humaine : Le mythe de Sisyphe. On est alors en pleine guerre d’Algérie. Pressé de questions par les journalistes, l’écrivain déclare : « En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère ». Ce cri du cœur sera ramassé par ses adversaires « progressistes » du quartier de Saint-Germain-des-Prés, notamment Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, en une formule brutale : « S’il faut choisir entre la justice et ma mère, je choisis ma mère ».
–1960 – 10 décembre : Mort de la soprano française Mado Robin. Je retiendrai d’elle : « Récital : Mignon, Les Noces de Janette, Roméo et Juliette, Les contes d’Hoffmann, La Danza, La gitane et l’oiseau, La Perle du Brésil, Ciribiribin, Les filles de Cadix, Estrellita », avec l’orchestre du Théâtre National de l’Opéra, direction Pierre Dervaux, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo La voix de son maître, C 061-11691, 1980.
–1985 – 10 décembre : GRAVE ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN « DAUPHIN » (plein sud Penmarc’h, plein ouest La Baule) – Il y a 30 ans, presque jour pour jour un grave accident s’est produit à bord du sous-marin « Dauphin », accident qui aurait pu être fatal.

La manette de la commande de largage des plombs de sécurité prévus en cas de voie d’eau importante a été offerte par l’équipage lors du désarmement du sous-marin.
Voici le récit de cet événement :
« Accident en plongée du sous-marin « Dauphin », le mardi 10 décembre 1985″Accident en plongée du sous-marin « Dauphin », le mardi 10 décembre 1985
La grande refonte SISYPHE (Sous-marin Installé en Système Pour Hydroacoustique Expérimentale) du sous-marin « Dauphin » à Lorient était achevée.
La période des essais à la mer commençait, selon l’enchaînement suivant :
Le 28 novembre 1985 plongée statique n°1, les 2 et 3 décembre plongée statique n°2, les 3, 4 et 5 décembre passage au bassin, plongée statique n°3 dans la nuit du 5 au 6 décembre, le 7 décembre plongée statique n°4, le dimanche 8 décembre appareillage à 22h00 pour les essais en eaux libres, lundi 9 décembre plongée à l’immersion périscopique : IP (14 mètres), et à 100 mètres : P/2, mardi 10 décembre plongée à 200 mètres : P.
Les essais avaient pris du retard, comme c’était souvent le cas après une grande refonte.
Les membres de l’équipage étaient pour la plupart très récemment embarqués, les autres n’avaient pas navigué
depuis plus d’une année.
C’est au centre du secteur Juliett en Atlantique (plein sud Penmarc’h, plein ouest La Baule) que vont se dérouler les essais en plongée.
L’aviso « Jacoubet » est sur zone en soutien, et pour assurer la sécurité.
Ces essais en eaux libres, réalisés aux postes de combat, se sont déroulés d’abord à l’immersion périscopique, puis à 100 mètres d’immersion, et pour finir à 200 mètres.
Ils ont commencé pour la première plongée le lundi 9 décembre à 09h16 jusqu’à 13h35 à l’IP, de 16h20 à 21h26 à P/2, le mardi 10 décembre de 06h34 à 13h59, puis de 16h28 à 17h32.
Le retour en surface était prévu à 14h00. Le « Dauphin » fait surface à 13h59 tous essais effectués, sauf ceux de la pompe d’assèchement à 200 mètres.
Le message rendant compte de la situation est envoyé à l’escadrille des sous-marins de Lorient ; l’aviso « Jacoubet » est libéré, et fait route vers Brest.
L’équipage est très fatigué : deux heures et demi en surface permettent un peu de repos bénéfique pour tous.
À 16h28 le « Dauphin » replonge, charge en air effectuée, afin de terminer les essais de la pompe d’assèchement à 200 mètres.
Rappel aux postes de combat, immersion 200 mètres, bâtiment étanche.
Les essais de la pompe sont réalisés dans le compartiment des auxiliaires. Le circuit d’assèchement est particulier : la pompe refoule à la mer, et aspire dans différentes capacités, ou cales, grâce à un aiguillage manuel qui consiste à permuter un tuyau coudé pouvant être boulonné d’un côté sur la pompe et de l’autre sur une des capacités choisies, devant être asséchée.
L’assèchement des cales se déroule normalement.
Puis, c’est au tour de l’assèchement d’un régleur en service.
La connexion avec le régleur est faite manuellement : début de l’assèchement du régleur.
À cet instant, l’Ingénieur mécanicien, présent dans le compartiment des Auxiliaires, crie : « Entrée d’eau aux Auxiliaires !!! ». Il est 17h27.
En effet, un énorme geyser surgit dans le compartiment au niveau de la pompe d’assèchement.
Le Maître de central annonce sur la diffusion générale : « Voie d’eau aux Auxiliaires !!! », « Chassez partout !!! ».
Les moteurs électriques principaux sont lancés Avant 6, l’ordre de mettre les barres de plongée à monter est donné.
Malgré la parade, le sous-marin n’obéit pas, il pique du nez, l’assiette devient de plus en plus négative, jusqu’à dépasser -20°.
À ce moment, par consigne, les électriciens de propulsion stoppent les moteurs, inversent les commandes et battent Arrière 5.
Le Maître de central voyant les tachymètres des lignes d’arbres partir en AR, alors que l’on se trouve en manœuvre de parade de voie d’eau, disjoncte l’alimentation électrique des moteurs de propulsion.
Résultat : plus de propulsion ! l’assiette est supérieure à -30°, le sous-marin court sur son erre en avant et continue de s’enfoncer : l’immersion dépasse 250 mètres !
2à 3 minutes venaient de s’écouler…
Le Commandant, l’Officier en second, et moi-même, officier en troisième, chacun à son poste, manœuvre la commande de largage des plombs de sécurité avec succès.
Le sous-marin remonte brutalement, mais il est toujours en assiette négative.
Je me trouve au CO (central opérations) et j’ordonne au barreur de direction, qui se trouve dans le kiosque, de mettre la barre toute d’un bord, dans le but d’enfoncer le cul du sous-marin, avec l’espoir de réduire l’assiette.
3 à 4 minutes venaient de s’écouler…
À ce moment, le Maître de central réalise que le barreur a mis les barres de plongée AV et AR à descendre, au lieu de les mettre à monter !
Les barres sont mises à monter, les disjoncteurs sont réenclenchés, les moteurs de propulsion sont relancés, l’assiette diminue et le sous-marin commence à remonter lentement, d’abord en assiette négative, puis, peu à peu, en assiette positive. La barre de direction est remise à zéro.
4 à 5 minutes venaient de s’écouler…
Le largage des plombs de sécurité (14 tonnes) a permis d’alléger de façon considérable le sous-marin.
Au fur et à mesure de sa remontée vers la surface, le sous-marin a commencé à prendre de la gîte sur tribord.
Les ballasts centraux sur le « Dauphin » avaient des capacités en air différentes entre bâbord et tribord. En effet une partie du volume du ballast central tribord était occupé par les réfrigérants de la station d’huile (gros tuyaux en serpentin). Il y avait donc moins de capacité en air dans le ballast tribord que dans celui de bâbord ; et c’est cette différence qui explique le début de la prise de gîte sur tribord ! Celle-ci s’est accentuée tout au long de la remontée au point que, parvenu en surface, le « Dauphin » se retrouve couché à plat sur la mer avec une gîte comprise entre 70° et 80°.
À ce moment-là, j’étais debout sur le montant de l’échelle du kiosque qui se trouvait quasiment à l’horizontale !!!
5 à 6 minutes venaient de s’écouler…
Le « Dauphin » est en surface, couché sur tribord…la mer est de force 4, le vent 6… il est ballotté,… et soudain une vague bienfaitrice redresse brutalement le sous-marin ! Ouf !
Il est 17h32.
Je prends le quart à la passerelle, et ce jusqu’à l’arrivée à Lorient.
Il fait nuit, le « Dauphin » flotte, mais sans propulsion, les batteries ont déversées, plus d’électricité, juste suffisamment pour envoyer un message de détresse.
Tout à bord est sens dessus dessous ; dans le noir, l’équipage est hébété…
L’ingénieur mécanicien réussit, et c’est un exploit ! à lancer les trois diesel en auto-excitation : vitesse 12 nœuds, sans possibilité de réglage.
La barre de direction est manœuvrée en secours à bras du poste AR.
Le cap vers Lorient est donné par un Alizé de Lann Bihoué qui passe et repasse sans cesse au-dessus de nous pour nous indiquer la route (pas de moyen de communication avec lui).
Vers 5 heures du matin nous rejoignons deux remorqueurs qui nous attendaient devant le phare de Pen Men sur l’île de Groix.
À 5h30 le « Dauphin » était accosté à Keroman, l’équipage soulagé et heureux sans doute, mais totalement à bout de force, ne réalisant pas que le cauchemar était terminé…
Que s’est-il donc passé ?
Concernant l’entrée d’eau, il y a eu une erreur d’aiguillage : le coude a été connecté sur le régleur de sécurité gonflé à 45 bars, et non sur le régleur en service.
Ainsi, au lancement de la pompe, la pression a été telle que le coude a sauté immédiatement, car, pour aller plus vite sa collerette n’était boulonnée que sur trois boulons au lieu de six, et le joint n’était pas conforme.
Il n’y a donc pas eu de voie d’eau ! c’est le régleur en pression qui s’est vidé dans le compartiment des Auxiliaires.
Ce qui explique, qu’après le largage des plombs de sécurité, le sous-marin s’est trouvé brutalement allégé.
De plus, au cours de la remontée, il est arrivé que la vitesse ascensionnelle a été plus grande que la vitesse d’avancement, ce qui a accéléré l’accroissement de la gîte.
Pourquoi la propulsion a battu AR 5 ?
Parce que la diffusion générale au compartiment de la Propulsion Électrique ne fonctionnait pas ! Les électriciens de propulsion ne savaient pas qu’on se trouvait en situation de parade à une voie d’eau.
La consigne prévoit de battre AR 5, sans ordre, lorsque l’assiette du sous-marin dépasse -20°.
Pourquoi le barreur s’est trompé de sens pour les barres de plongée ?
Sans doute à cause du stress, à cause de la fatigue (deux journées consécutives passées quasiment aux postes de combat), et aussi à cause de son inexpérience.
Voilà !
On peut dire que ce jour-là nous avons eu beaucoup de chance ! » (Rédacteur : Gérard Faugère, au moment des faits officier en troisième à bord du sous-marin « Dauphin ».
–1993 – 10 décembre : LIAISON TRANSMANCHE – Premier voyage officiel du train reliant la France à l’Angleterre sous la Manche.
–2016 – 10 décembre : MÉTÉO MARINE, TOULON – Conditions anticycloniques. Le ciel restera très chargé. Vent variable vers 9 h devenant ouest-sud-ouest vers 15 h puis nord-ouest vers 21 h. Force 1 au lever du jour forcissant 2 dans l’après-midi
–2017 – 10 décembre : MÉTÉO de SANARY – Pluie légère. Max 14° Min 13°. Averses à l’heure actuelle (7h). Météo pour aujourd’hui : maximales de 14° et minimales de 13° Des nuages sont à prévoir plus tard dans la journée.
–2018 – 10 décembre : METEO DE SANARY – journée ensoleillée. Températures allant de 9° pour les minimales à 14° pour les maximales. Vent soufflant à 20 km h puis à 30 km à partir de 10h. On attend des rafales pouvant atteindre les 45 à 55 km/h.
–2019 – 10 décembre : MÉTÉO DE SANARY : Après une nuit claire où le vent de nord-est a quelquefois soufflé avec force, la matinée sera dominée par un vent de sud-est faible virant progressivement dans l’après-midi à l’est. Le soleil devrait être bien présent. Les températures sont de saison : 7 à 8° pour les minimales, 12 à 15° pour les maximales.
–2021 – 10 décembre : Explosion de Sanary. Qui sont les trois victimes ? (article dans Ouest-France – cliché H. Ribot).

La première victime a été retrouvée sans vie mardi matin et extraite des débris de l’immeuble. Il s’agit de Thibault Monteiro, 31 ans, gérant de la crêperie Le Galion. Cette affaire familiale est une véritable institution sur le port. Peu avant, vers 9 h, sa femme et son bébé de 11 mois avaient été retrouvés vivants. La mère était blessée aux jambes et l’enfant allait bien, mais avait été transporté dans un hôpital marseillais. Tous trois habitaient au troisième et dernier étage. Le père a été mortellement touché au cou par la chute d’une structure du toit, a indiqué Dominique Mirkovic, procureur de la République adjoint de Toulon. Un second corps sans vie, celui de madame Gamerre, âgée de 92 ans, a été ensuite retrouvé par les pompiers. Puis, mercredi après-midi, celui de son fils, Daniel, 58 ans. Handicapé à la suite d’un accident avec une arme de chasse, ce bon sportif avait perdu une jambe il y a vingt ans. La famille, très appréciée, était propriétaire de l’immeuble.
–2022 – 10 décembre : « UNE » DE VAR-MATIN :
1. LES VERITES DE DARMANIN – Le ministre de l’Intérieur invité de notre titre hier – Deux brigades de gendarmerie de plus dans le Var.
2 METROPOLE – Les 5 crèches de Noël à ne pas manquer.
3. RUGBY-EUROPE : Toulon avec Dan Biggar pour défier Parme.
4. VAR : Brad Pitt choisit Signes pour produire ses cosmétiques.
5. L’ANNULATION de l’élection de deux conseillers départementaux (Séverine Vincendeau et Sébastien Bourlin) confirmée
6. LE DERNIER VOYAGE DE DOMINIQUE LAPIERRE : décédé à 91 ans à Sainte-Maxime, l’écrivain repose à Ramatuelle. Nous lui devons, avec Larry Collins, « Paris brûle-t-il ? », récit récit publié en1965
6. LE MAG Histoire : « Les petites alliées », le Toulon sous opium de Claude Farrère.
7. MONDIAL – QUARTS : Angleterre – France, faite nous rêver !
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 139e livraison :

(Vincent Courdouan : Alexandrie)
Le navire de Blaise Marius Michel s’échoue devant Alexandrie, daté du 1er janvier 1854. [Ortolan G. : En cette fin d’année 1853, Blaise Marius Michel assume par intérim le commandement de l’Eurotas, paquebot assurant la liaison de Marseille avec les pays du Levant. Le 1er Janvier 1854, par un brouillard particulièrement dense, le navire s’échoue devant Alexandrie. Le CommandantMichel ne perd pas son sang-froid et assure personnellement le sauvetage. Le navire endommagé donne de la gîte de façon inquiétante, mais aucune victime ne sera à déplorer. Ce nouvel exploit sera si apprécié de la Compagnie de navigation que le 13 Janvier, la récompense suivra : Le Commandant par intérim deviendra titulaire de sa fonction. Il était alors âgé de 35 ans. Comment la mésaventure de l’Eurotas avait-t-elle pu se produire ? Le Commandant Michel, en examinant de très près les causes, conclut ses études sur la sécurité maritime en alertant les autorités compétentes en la matière sur la nécessité et l’urgence d’un véritable balisage. » À quelque chose malheur est bon « , dit-on souvent. Il aura fallu l’accident de l’Eurotas pour éveiller l’attention des responsables concernés au plus haut niveau. Le premier de ces personnages c’était le Sultan d’Egypte qui avait certainement oublié l’enseignement de ses ancêtres.
Toujours en 1854, un autre accident de la mer se produit. Le navire de guerre Henri IV s’échoue à Eupatoria sur la côte Ouest de la Crimée où la guerre engagée par la France, l’Angleterre, la Turquie et le Piémont contre la Russie bat son plein. Marius Michel est chargé de ramener en France le Commandant du Henri IV et son état-major sur son navire L’Amsterdam. Il est convenu qu’il prendra à Constantinople le Général de Montebello chargé de mission en Crimée. Ce dernier presse le Commandant de faire diligence et de prendre les routes les plus courtes. Hélas ! l’absence de signalisation retarde le retour et pour éviter le pire, Marius Michel est au poste de commandes pendant plusieurs jours sans interruption, ne paraissant même pas à la table d’honneur pour le repas. Les dangers passés, le général aide de camp de Napoléon III entame avec le Commandant une discussion approfondie et pose avec force le problème du balisage des routes maritimes de la mer Noire. Il faut faire vite d’autant que la guerre de Crimée peut se prolonger et il faudra bien assurer les liaisons vers le théâtre des opérations. Heureuse coïncidence en effet que cette conversation qui arrive à point nommé. Marius Michel expose son projet au représentant direct de l’Empire. Dès le retour, les évènements vont se préciser en sa faveur. Quelques mois plus tard, le Général de Montebello ayant informé rapidement l’Empereur, ce dernier intercéda auprès du sultan Abdul Medjid pour obtenir de lui un soutien efficace à la réalisation du projet de balisage. Et voilà comment le 1er Août 1855, Marius Michel fut nommé Directeur des phares de l’Empire Ottoman. Les premiers travaux furent financés par Napoléon III, qui avança 12 millions de francs-or. Comme il s’agissait dans l’immédiat de baliser la route des transports militaires s’acheminant vers la Crimée, les prévisions se limitèrent à une quinzaine de phares. L’administration française des phares et balises avait bien pris en considération le projet du Commandant Michel et c’est elle qui allait se charger de la réalisation avec le concours de la Marine et du Génie militaire.]
(à suivre).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 339e livraison :

–1230 – 1er janvier : Marseille. Levée de l’excommunication et de l’interdit dont les habitants de Marseille avaient été frappés à la suite de difficultés soulevées à l’occasion de la succession du vicomte Roncelin. Parmi les témoins : Rostan d’Agoult, chanoine de Marseille, fils de feu le vicomte Hugues Geofroi. (acte 464 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, GG, sans n°. a. Méry et GuindJon, Histoire . . . des actes et délibérations . . . de Marseille, t. I, p. 412. — b. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 243. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia .. . Toulon, n° 152).
–1230 – 16 janvier : Aix. De graves discussions s’étant élevées entre la ville de Marseille, Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs fils, les parties passent un compromis devant le cardinal de Saint-Ange, légat du pape, et choisissent pour terminer leurs différends Gilbert de Baux de Marignane et Vivaud de Lamure ; en cas de division, elles nomment pour tiers arbitre l’évêque de Nimes. (acte 465 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, Livre noir, fol. 88 v°. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 232).
–1230 – 16 janvier : Vente à la commune de Marseille, par Hugues des Baux, vicomte, sa femme Barrale et leurs fils Gilbert et Barral, de leur seigneurie, juridiction et droits sur la ville, vicomté et territoire de Marseille, y compris le Tholonée – Marseille. Vente, sur sentence arbitrale de l’évêque de Nîmes, à la commune de Marseille, par Hugues des Baux, vicomte, sa femme Barrale et leurs fils Gilbert et Barral, de leur seigneurie, juridiction et droits sur la ville, vicomté et territoire de Marseille, pour le prix de 46 000 sous royaux coronats, dont 6 000 pour le Tholonée. La commune affranchira de toute dette et obligation le tiers d’Aubagne, spécialement de celle contractée par Hugues envers Lerond d’Aubagne. Elle agira de même pour Le Castellet, La Cadière et Ceyreste, dont les habitants seront libérés envers Marseille. La commune payera à perpétuité à Hugues, sa femme et leurs successeurs une pension annuelle de 3 000 sous.] (Acte 466 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. comm. de Marseille, AA 12. – B. Ibidem, Livre noir, fol. 68 v°; a. Méry et Guindon, Histoire… des actes et délibérations… de Marseille, t. I, p. 396; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 233; – Boehmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 13047).
–1230 – 30 janvier : Marseille. Hugues de Baux, vicomte, Hugues et Geofroi Rostan, Bernard Nies et André Langlois se portent cautions envers Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, pour l’exécution de la sentence arbitrale qu’il doit prononcer dans les différends survenus entre le monastère de Saint-Victor et la commune de Marseille, à propos de la juridiction de la ville, de la perception de divers revenus et de l’exercice de la justice à Roquefort et sur le tiers d’Aubagne donnés au monastère par le vicomte Roncelin. (acte 467 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, liasse 112. — B. Ibidem, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917.Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 234).
–1230 – 30 janvier : Marseille. Sentence arbitrale de Benoît d’Alignan, évêque et seigneur de Marseille, entre l’abbaye de Saint-Victor et la commune de Marseille, au sujet de la succession du vicomte Roncelin. (acte 468 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917. Ind. ; Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 245).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 52e livraison : LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon).
Les sources seynoises : Le rayol de Capus.
Le patronyme de ce ruisseau est sujet à caution car il existe un Les lavoirs des Moulières.

Sur la rive droite du ruisseau de Capus, à une centaine de mètres avant le confluent avec le ruisseau de Janas, se trouvent deux lavoirs d’assez grande taille disposés en V au plus près des sources qui les alimentent. Ce sont les lavoirs des Moulières situés non pas dans le lit du ruisseau qui était désormais souillé par les effluents des moulins, mais bénéficiant d’une eau pure provenant de plusieurs résurgences jaillissant directement du substrat. Il est fort probable que la fameuse résurgence de « Roque Trocade » (la plus importante source de Moulières au XIXe siècle) alimentait ces bassins. Seul l’énorme chêne pluricentenaire qui surplombe les lavoirs doit receler la réponse dans ses racines. Ces lavoirs, actuellement à l’état de vestiges bien que toujours en eau, étaient formés de pierres de taille et comportaient des plans inclinés pour frotter, battre et rincer le linge. Un foyer se trouvait au-dessus de l’ensemble pour faire la bugade. L’eau résiduelle allait ensuite grossir le ruisseau de Capus. Il est fort probable que les différentes veines d’eau aient changé de chemin lors du forage du canal de l’émissaire commun, mais il reste encore assez d’eau pour conférer à cet endroit un climat particulier qui tranche à la saison estivale avec l’aridité du massif.
(à suivre)
(cliché H. Ribot)

Blague du jour : C’est une anecdote de Michel Audiard qui adorait la « petite reine ». Il assistait à l’enterrement d’un de ses amis proches qui avait la même passion que lui. Quand la processions qui suivait le cercueil emprunta une côte, le voisin et ami commun d’Audiard et du défunt, lui dit : « C’est la première fois que je l’aurai vu en tête dans une côte ». Audiard rétorqua : « et en plus son mérite est double car il a crevé. » (publié dans OGA Informations, n° 157, décembre 2019, p. 3).

Nous sommes le 10 décembre 2023. L’hiver est en route, et il est 7 h. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite un bon et beau dimanche à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber que nous allons retrouver dans moins d’une quinzaine de jours.
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