ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 1er DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4023).

ILLUSTRATION : 1er décembre 1943 bombes sur St-Mandrier (coll. H. Ribot)
FÊTES :
Fêtons les quelques 150 000 FLORENCE qui doivent leur prénom à sainte FLORENCE et les 1400 qui lui doivent leur patronyme. C’était une jeune phrygienne qui avait suivi saint Hilaire en exil et était revenue avec lui. Elle mourut à l’âge de 29 ans.
A Aix, le 1er décembre, on fêtait la SAINT ÉLOI D’HIVER, comme patron de la confrérie des serruriers, maréchaux-ferrants, chaudronniers, taillandiers, arquebusiers.
Aux Augustins, à Marseille, saint Éloi était le patron de la confrérie de la Grand Forge qui réunissait les maréchaux à forge, les muletiers, les selliers, les bridiers et carrossiers, quincaillers, serruriers, fondeurs, amoulaires, peyroliers, compagnons, ….
Saint ÉLOI était également le patron des maîtres horlogers, des orfèvres puis des maréchaux ferrants, des muletiers et enfin de la cavalerie. A Aix, il protégeait la confrérie des serruriers, les maréchaux ferrants, les chaudronniers, les taillandiers et les arquebusiers dont les ferblantiers et rétameurs se séparèrent en 1714. Il fut patron de la confrérie de la Grande Forge à Marseille, qui regroupait les muletiers, selliers, bridiers, carrossiers, quincailliers, serruriers, fondeurs, éperonniers, fourbisseurs, rémouleurs, chaudronniers et autres compagnons. Il était également fêté par les maîtres horlogers et les confréries rurales (Delattre G., Saliceti P. 1994 ; Giraud M. 1864 ; Provence P. 1942).
Dans la Provence rurale, la saint ÉLOI d’hiver s’achevait par une messe et un banquet.
A Saint-Mandrier, les élèves et instructeurs de l’école des apprentis mécaniciens ouvraient le cycle des festivités de la Saint Éloi, patron des orfèvres et, par extension, de tous ceux qui travaillent le fer, donc les mécaniciens. A 18h30, Saint Éloi, suivi de Sainte Barbe, du bon Roi Dagobert et de toute sa cour composée de chevaliers, de seigneurs, de pages, en costumes mérovingiens, bannières déployées, arrivaient sur le perron d’honneur de l’école. Le Saint prononçait un discours auquel le Commandant de l’école répondait, selon l’usage. Lorsque le cortège sortait des limites de la Base pour faire le tour du port, cela mettait une animation dans le village qui réjouissait tous les Mandréens sur son passage. Les festivités duraient trois jours et se répétaient chaque année à la même date.
Heureux temps aurait dit mon père !
Sans aucun rapport avec Éloi, le calendrier républicain An II fêtait la CIRE. Oyez donc saint Éloi parlant à Dagobert et lui disant : « majesté, votre cire est trop bonne » ! (évidemment, il ne l’a jamais dit, mais c’est tout de même à lui qu’on attribue le fameux « Ô mon roi, votre majesté est bien mal culottée ».
DICTON DU JOUR : Pluie d’orage dans les Avents, empêche l’hiver d’arriver en son temps.

PENSÉE : : « Celui qui ne connait pas le silence du désert ne sait pas ce qu’est le silence » (proverbe touareg cité par Roselyne Chenu dans « Le désert, petite anthologie », Paris, Editions du Cerf, 1997, p. 111-113). Cliché : H. Ribot.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : Bruno Doucey (dir) – « Le livre des déserts, itinéraires scientifiques, littéraires et spirituels ». Editions Robert Lafont, S.A., 2006, 1232 pages.
ÉPHÉMÉRIDES
–1130 – 1er décembre : Clermont. Bulle du pape Innocent II, adressée aux vicomtes Raimond et Geofroi, pour les inviter à ne pas molester les moines de Saint-Victor, dont le monastère est soumis directement au Saint-Siège et non plus à l’évêque, à ne pas exercer de rapines à leur détriment et restituer ce qu’ils leur ont pris. (Saint-Victor. Petit Cartulaire, fol. 189 v°. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 458. -— b. Guérard, n° 1036. Ind. : Jaffé-Lœvenfeld, Regesta pontificum Romanorum, n° 7433).
–1217 – 1er décembre : AMIEL DE FOS, COSEIGNEUR D’HYERES, DONNE AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX 13 OULLES DE SEL PAR AN – Acte n° 174 du 25 septembre ou du 1er décembre 1217, du cartulaire de la chartreuse de Montrieux, par lequel Amiel de Fos, coseigneur d’Hyères, donne aux chartreux de Montrieux 13 oulles de sel par an, à prendre sur des salines situées à l’étang de Fabrégat, placées sous sa seigneurie et exploitées sous contrat de facherie (Boyer R., le cartulaire de Montrieux, table chronologique des actes, p. 533. Exemplaire dactylographié)
–1218 – 30 novembre et 1er décembre : Rappel – Fait à Marseille. Procès-verbal d’exécution des bulles d’innocent III du 4 août 1211 et d’Honorius III du 19 juin 1218, par les évêques de Riez et d’Antibes et l’abbé de Thoronet. L’évêque d’Antibes et l’abbé ayant inutilement sommé les recteurs de Marseille et les chevaliers de Saint-Marcel, les trois commissaires se placent en face de Saint-Marcel et de Marseille, et mettent l’abbé Bonfils en possession de ce qui avait appartenu à Roncelin dans les deux localités. Ils l’investissent encore du port et de la ville, en naviguant avec lui dans le port et en abordant près de la tour de l’Hôpital. L’évêque d’Antibes et l’abbé du Thoronet, l’évêque de Riez s’excusant d’aller plus loin, viennent ensuite à la porte de la cité, livrent à l’abbé Bonfils les parts du tonlieu qui lui reviennent ; celui-ci fait ériger l’étendard de Saint-Victor avec la croix sur la tour du Tholonée. De retour à Saint-Victor, les trois commissaires signifient aux intéressés, qui en appellent à l’évêque de Marseille. que les biens de Roncelin à Saint-Marcel ont été donnés et sont confirmés à Saint-Victor. Ils se rendent encore devant le château de Saint-Marcel, dont, ils trouvent les portes fermées ; ils convoquent chevaliers et prudhommes en l’église voisine Notre-Dame, notifient aux quelques habitants qui se présentent la mise en possession de l’abbé Bonfils et ordonnent à tous de le reconnaître comme seigneur avant le dimanche suivant, sinon l’interdit sera jeté. Le lendemain, ils prescrivent aux prêtres et à l’évêque de Marseille de faire respecter, par l’excommunication et l’interdit, les droits de Saint-Victor. (acte des vicomtes de Marseille n° 401, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 84. — C. Ibidem, fol. 89 v°. a. Guérard, n° 910. – b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLI. Ind. : Gallia christiana, t. III, col. 1157 (date erronée de 1208). — Allumés et Chevalier, Gallia … Province d’Aix, col. 595.
–1283 -1er décembre : Rousset. Compromis entre Guillaume et Rostan de Marseille, frères, coseigneurs de Rousset, au sujet de la division de leur seigneurie. (acte 574 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. archives du château d’Ollières).

–1292 – 1er décembre : LE COMTE DE PROVENCE FAIT UNE FONDATION DE MESSES AU MONASTERE DE MONTRIEUX – Acte 389, cartulaire de Montrieux par lequel Charles II, comte de Provence, fait une fondation de messes au monastère de Montrieux. – « Charles II, comte de Provence, fait une fondation de messes au monastère de Montrieux ; les chartreux recevront chaque année à la Saint-Michel la somme de 10 livres perçues sur la gabelle du sel d’Hyères ; ils devront célébrer chaque jour une messe à son intention, de son vivant, et une messe quotidienne pour le repos de son âme et de celles de ses parents, après sa mort. » (Boyer R., 1980, p. 662 : acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux)
–1313 – 1er décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons de aquis bonis (archives de la Major). Eaux-Bonnes, ruisseau et quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme. Première mention : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45). Eaux Bonnes, depuis le 21 novembre 1458 (charte aux archives de Saint- Victor).
–1322 – 1er décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (délibération du conseil de communauté)
–Molendinum operis novi. Moulin de Barreau – moulin à eau, quartier de Saint-Giniez, près du grand chemin de Mazargues. Première mention : Molendinum S. Genezi in loco de Lobra nova, 10 septembre 1288 (acte notarié).
–Molendinum superior de Vivaldis. Moulin de L’hôpital – moulin à eau, dans le cours de l’Huveaune entre Saint-Loup et la Moutte. Première mention : Molendinum Galberti, le 8 juin 1286 (acte notarié).
–Molendinum sancti Genesii superioris. Moulin de Sainte-Marguerite – moulin à eau, sur le grand béal de l’Huveaune.
-Molendinum de S. Genesio inferior. Moulin de Saint-Giniès – moulin à eau, sur l’Huveaune.Première mention : Molendinum subtus ecclesiam S. Ginesii, 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint- Victor).
–Molendinum Vivaudorum (délibération du conseil de communauté). Moulin de Villages, moulin à eau, quartier de Saint-Marcel, sur l’Huveaune. Première mention vers 1030 : Donation à Saint-Victor, par [les vicomtes] Guillaume II et Fouque, leurs femmes et les enfants de Guillaume : Aicard, Pons, Etienne et Bertrand, du tiers du moulin construit par les moines sur l’Huveaune, au lieudit Vadum de Margarita. (Acte 70 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7 v°. a. Guérard, n° 21. Ïnd. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 93.
–1323 – 1er décembre : LA CELLE ET SAINTE ROSELINE – Le pape Jean XXII unissait les revenus du prieuré de Saint Martin à celui de la Celle-Roubaud pour venir en aide aux Chartreuses de Sainte Roseline des Arcs.
–1329 – 1er décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major)
– Hospitale pertinens ad Perigrinam Andream. L’Hospitalet – lieu-dit, quartier des Trois-Fières. Première mention : L’Espitalet, 27 avril 1302 (charte aux archives de la Major). Nommé l’Hospitalet depuis le 2 juin 1492 (acte aux archives de Saint-Victor).
– Las Tapias – lieu-dit, quartier des Baumes Saint-Antoine,.
–1441 – 1er décembre : LE ROI RENE DONNE LE FIEF DU VAL FREINET AU COMTE DE CROIA – Par décret du 1er décembre 1441, le roi René, comte de Provence et d’Anjou, roi de Naples, donne le fief du Val Freinet à Jean Cossa, comte de Croia. Celui-ci, grand sénéchal de Provence, est un des plus brillants seigneurs de la cour du roi René ; il embellit le château féodal et montre son autorité en faisant la guerre au seigneur de Gassin-Ramatuelle qui fut chassé de ses terres. Les seigneurs de Cogolin et de la Garde-Freinet reconnaissent sa suzeraineté et lui rendent hommage (Carmagnolle J., 1964).
–1474 – 1er décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – las Cortinas alias Pradel (acte aux archives de l’Evêché). Les Escourtines – lieu-dit, collines de Carpiagne. Première mention : Las Cortinas, 30 décembre 1393 (acte aux archives de l’Evêché).
–1489 – 1er décembre : ARLES, ARCHEVEQUE CIBO, CHAPITRE ET PAPE – Nicolas de Cibo, archevêque d’Arles, obtient le 1er décembre 1489 de son oncle le pape, la bulle de sécularisation pour son Chapitre, alléguant que les chanoines réguliers ne soutenaient pas assez l’autorité dudit Chapitre ni de leur état par la noblesse et par la science. Les archiépiscopats d’Eustache de Lévis et de son successeur Nicolas de Cibo marquent aussi la fin du monnayage d’Arles.
–1766 – 1er décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE, quartier de Château-Gombert (registre aux archives de la Major)-
–Vallat de Gués. Le Gros-Vallon – chemin et ruisseau. Première mention : Le Grand Valla, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).
–Baume Loubière. Grotte-Lubières ou Loubière – grotte. Première mention : Baulme Lobiera, Affar de Pierre Rebuffel, 13 avril 1471 (acte aux archives de l’Evêché).
–1774 – 1er décembre : NOUVELLE ORDONNANCE REORGANISANT LES REGIMENTS PROVINCIAUX EX-MILICES – Les bataillons de milice, transformés en régiments dits « Provinciaux » régis par l’ordonnance royale du 19 octobre 1773, sont réorganisés par une autre ordonnance, en date du 1er décembre 1774. Cette dernière loi édicte une instruction pour la tenue des officiers et soldats composant ces régiments : — habit de drap blanc et revers bleus, collet et parements bleus, boutons timbrés de deux numéros, savoir : le premier, du rang à donner au régiment dans l’infanterie ; le second, du rang particulier qu’il doit occuper. Le chapeau est bordé d’argent pour les fourriers et les sergents ; de blanc, pour les caporaux, appointés, soldats et tambours. Les grenadiers royaux ont des boutons avec grenades godronnées de 5 fleurs de lys, avec les deux numéros. Les épaulettes dont de couleurs distinctives selon les provinces auxquelles les unités appartiennent (Louis Baudoin, 1965, p. 255-256).
–1783 – 1er décembre : PREMIER BALLON GONFLE A L’HYDROGENE – Le premier ballon gonflé à l’hydrogène des frères Montgolfier décolle des Tuileries.
–1791 – 1er décembre : POUR L’HEURE, VOICI DONC CE QU’ECRIVAIT, LE PREMIER DECEMBRE 1791, DENANS, ACCUSATEUR PUBLIC DU TRIBUNAL DU DISTRICT DE TOULON, AU MAIRE ET AUX OFFICIERS MUNICIPAUX DU BEAUSSET :
« C’est avec peine que j’ai vu, messieurs, … que la tranquillité publique fut menacée dans la nuit du 22, et qu’une partie des citoyens crût avoir besoin de s’armer pour prévenir le danger qu’on lui avait fait craindre. Puisque ces craintes furent vaines, et que les précautions des citoyens armés n’excédèrent pas les bornes que prescrit la nécessité d’une légitime défense, vous devez vous applaudir d’avoir pu concourir à conserver la paix, et prévenir avec le plus grand zèle, les causes qui peuvent occasionner des pareils troubles, et qu’on attribue à la conduite des prêtres non assermentés, et à celle des citoyens qui se formalisent d’une manière trop outrée du refus de serment. Il est malheureux pour votre cité qu’il y existe des prêtres assez aveuglés pour méconnaître la sagesse de la constitution civile du clergé, et pour refuser de se conformer à ce qu’elle prescrit. Mais l’assemblée nationale ayant consacré la liberté des opinions religieuses, l’erreur de ces prêtres relativement au refus du serment ne peut être considérée comme un délit, personne n’a le droit de s’en formaliser, surtout pour s’autoriser à altérer leur tranquillité ou leur sûreté personnelle qui est spécialement, comme celle de tous les autres citoyens, sous la protection des lois. S’il arrivait que des prêtres non assermentés, ambitieux de propager leurs systèmes, fussent capables de se livrer à des complots suspects et contraires au respect dû aux lois, les bons citoyens doivent se borner à les dénoncer et attendre avec respect et confiance la décision des tribunaux. Tout autre moyen employé contre les prêtres serait une voie défait, une atteinte criminelle à la constitution, un trouble à la tranquillité publique, un délit en un mot dont je serais obligé de poursuivre les auteurs. Votre plus grand soin dans les chocs qui naissent de la diversité des opinions religieuses parmi vos citoyens, doit être de concourir avec monsieur le juge de paix à prévenir les intrigues criminelles des prêtres réfractaires, et les complots également criminels qui pourraient être formés contre les prêtres, et à me dénoncer les factieux et les coupables de tous partis. Votre surveillance pourra les contenir et prévenir tous les désordres. Ce sera par ce moyen que, tranquilles dans l’administration qui vous est confiée, vous en suivrez plus utilement les détails, et vous mériterez l’estime publique qui doit être l’objet, comme elle est la récompense la plus précieuse des hommes en place. L’accusateur public du tribunal du district, Denans » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
–1792 – 1er décembre : LE 4ème BATAILLON DU VAR LE BATAILLON DU VAR EST DESORMAIS INDESIRABLE A LYON – Collectivités –Guerre – International – Population – Par suite d’une affaire très grave, le 4ème bataillon du Var le bataillon du Var est désormais indésirable à Lyon. On l’expédie à Besançon, où il ne s’arrête pas. Il continue sur Gray où il cantonne à partir du 1er décembre : 200 hommes restent à Gray, 400 sont logés à Vesoul, et 200 à Frétigny, département de la Haute-Saône (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
–1793 – 1er décembre (11 frimaire An II) :

1. LA PROMOTION DE BONAPARTE COMME CHEF DE BRIGADE, EST CONFIRMEE LE 1e DECEMBRE (Gérard Delattre). Bonaparte qui est déçu, rejoint le clan des mécontents, il se plaint à Barras, qui le trouve très bien ce petit officier d’artillerie… et le nomme capitaine ! C’est en effet ce que Barras fait écrire dans ses mémoires. Sans se soucier que Bonaparte venait d’être promu adjudant général, chef de brigade, le 27 octobre ; c’est-à-dire colonel d’état-major (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 17).
2. HYMNE A LA RAISON OU HYMNE PATRIOTIQUE, POUR TROIS VOIX D’HOMME A CAPELLA , chœur et orchestre, sur un poème de M. J. Chénier frère d’André Chénier (1er décembre 1793).
3. LETTRE AUTOGRAPHE DE BARRAS ADRESSEE A SANARY – Lettre de Barras entièrement autographes (Archives de Sanary, Hs), commandant l’artillerie à (de) Toulon, à Sanary, du 1er décembre suivant, au sujet d’une demande d’affûts et de l’envoi de cartouches (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
4. LE COMITE DES SUBSISTANCES DU DEPARTEMENT VA VENIR EN AIDE AUX COMMUNES – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset annonçant que le comité des subsistances du département va venir en aide aux communes (11 frimaire / 1er décembre 1793) et cette promesse fut tenue malgré divers obstacles (id.).
–1794 – 1er décembre (11 frimaire an III) : OLLIOULES MANQUE DE BLÉ – Ollioules fait une démarche identique à celle du 27 novembre auprès de Toulon (Port la Montagne) en vue d’obtenir 60 quintaux de blé en attendant celui qui devait arriver de Nice, daté du 11 frimaire An III / 1er décembre 1794 (Castellan E., 1937, p. 224).

–1800 – 1er décembre : LE CAIRE (Expédition d’Egypte 1798-1801) – Banquet en l’honneur du Dîwân (source : Abd-al-Rahman al-Jabarti « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française », p. 269) Le général Belliard, qâ’im maqâm, a organisé un banquet en l’honneur des cheikhs du Dîwân, des officiers de la milice, des notables commerçants, des chefs coptes et syriens. Il y eut abondance de plats. Après avoir soupé, tous retournèrent à leur demeure (qâ’im maqâm, préfet civil ; dîwân, conseil du souverain) .
–1803 – 1er décembre : INSTITUTION DU LIVRET OUVRIER (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
–1807 – 1er décembre : DÉSIGNATION DE LA ROSIÈRE À MARIER LE 2 DÉCEMBRE JOUR ANNIVERSAIRE DU SACRE ET DU COURONNEMENT DE SA MAJESTÉ IMPÉRIALE ET DE LA BATAILLE D’AUSTERLITZ – AVT Toulon série D délib. municip. (fol. 134v) — Désignation de la rosière à marier le 2 décembre jour anniversaire du sacre et du couronnement de Sa Majesté Impériale et de la bataille d’Austerlitz. (Mademoiselle Elisabeth, Fortunée, fille de la Patrie, désignée par MM. les Administrateurs des Hospices; dans AVT Toulon série D délib municip ales 1805-1852 D.17 (L.68).

–1811 – 1er décembre : INCIDENT A L’EGLISE DE SANARY – (A Sanary) le 1er décembre 1811, lors de la fête anniversaire du couronnement et de la bataille d’AUSTERLITZ, un incident se produisit à l’église. Le voici tel qu’il est décrit dans le rapport du maire: « Monsieur le Sous-Préfet. Mon devoir m’oblige à vous rendre compte de ce qui s’est passé à l’église le 1er courant. L’autorité civile accompagnée de Messieurs les officiers du détachement du 2ge Régiment en cantonnement dans cette commune et d’une vingtaine de militaires en armes, servant de cortège, se trouvait à l’église. Le prêtre, Monsieur VILLENEUVE étant monté en chaire à quatre heures, commença son discours et le fit durer jusqu’à la nuit. Quelques auditeurs voulant sortir, il les apostropha rudement leur disant « si ce que je vous dis ne vous plaît pas, vous n’avez qu’à sortir ». Demi-heure après, d’autres assistants voulurent aussi sortir. » Monsieur VILLENEUVE, perdant tout contrôle, s’adressa aux soldats en s’écriant avec colère et violence: « Deux sentinelles à la porte de l’église et ne laissez sortir personne ». Des soldats déférant sans réflexion à cet ordre se dirigèrent vers la porte. Le Capitaine TERLIER commandant le détachement les fit aussitôt entrer dans le rang. Voilà ce que je voulais que vous sachiez et la manière dont ce prêtre se dirige en opposition aux principes de tolérance évangélique, oubliant ce qu’il doit à ses auditeurs et surtout au caractère dont il est revêtu ». Nous n’avons pu trouver l’objet du discours de Monsieur VILLENEUVE, mais il semble que ce discours de deux heures au moins de durée ait lassé l’auditoire (Rotger B., 1984, p. 360).

–1813 – 1er décembre : LE MAIRE DE LA SEYNE ORGANISE LA FETE DU COURONNEMENT IMPERIAL – Malgré les difficultés du moment, le maire de La Seyne, se conformant à des ordres supérieurs, prit un arrêté, le 1er décembre 1813, afin d’organiser le programme de la célébration de l’anniversaire de la fête du couronnement de Sa Majesté l’Empereur qui devait avoir lieu le premier dimanche du mois. Dès la veille : sonnerie de cloches à midi et le soir. Le jour de la fête : office solennel à Notre-Dame-de-Bon-Voyage (Te Deum) avec participation des autorités civiles, religieuses et militaires de la commune ; distribution d’aumônes aux pauvres de la ville ; danses publiques ; illuminations de l’hôtel de ville, édifices publics et demeures de notables. Dépenses prévues : Tambourinaires : 12 F. — Chandelles : 3 F. — Aumônes : 10 F. — Disponible (divers) : 25 F, sur un crédit alloué de 50 F (Louis Baudoin, 1965, p. 442 (Arch. Com. La Seyne)).
–1816 – 1er décembre : JOURNAL DE STENDHAL EN ITALIE –PARME, 1er DECEMBRE 1816. – Je m’arrache à Milan. Je ne m’arrête qu’une heure à Parme pour les fresques sublimes du Corrège. La Madone bénie par Jésus, à la Bibliothèque, me touche jusqu’aux larmes (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 (Journal).
–1867 – 1er décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – dimanche premier décembre, Avent. Vent du sud au sud-ouest, petite brise chaude presque. Hier froid intense, aujourd’hui vent chaud du Sud. Ciel nuageux. Pluie bienfaisante ! Va !
–1869 – 1er décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – mercredi 1er décembre, St Eloi. – mauvais temps ; ciel couvert et comme à la neige avec un vent d’ouest très fort et qui vous gèle ; le thermomètre était ce matin à 7° centigrades. Le baromètre est descendu à variable. Nous avons été ce matin à 8h jusqu’au pont d’Aran dans la propriété de monsieur Coulomb de la Mélanie, requis par Monsieur le juge de paix d’Ollioules pour constater la provenance et la qualité d’une certaine quantité d’os ou fragments d’os trouvés par le domestique qui effectuait une récavade. Nous avons fait un rapport dans lequel nous disons que le squelette date de plus de cent ans et que par conséquent il n’y a pas lieu de s’en occuper (sic !).
–1892 – 1er décembre : CUIRASSÉ « BRENNUS » – Construit à Indret sur les plans de l’ingénieur de la Marine, Garnier, l’appareil moteur est monté à bord du cuirassé Brennus à partir du 1er décembre sous la surveillance de MM. Touze et Jouasse, contremaîtres des Constructions Navales.

–1894 – 1er décembre : ESSAIS DU CUIRASSÉ « BRENNUS » – Le 2 août, le cuirassé Brennus est envoyé à Brest pour y poursuivre ses essais. D’importants travaux d’allégement des superstructures ont été décidés qui débutent le 1er décembre.
–1900 – 1er décembre : LA CONDITION FEMININE EN FRANCE – Les femmes obtiennent le droit d’exercer le métier d’avocat.
–1914 – 1er décembre : LE MIROIR N°55, DU 20 DÉCEMBRE 1914 “– LA GUERRE – “MARDI IER DÉCEMBRE.
“L’ENNEMI SE MET DE TOUTE EVIDENCE SUR LA DEFENSIVE EN BELGIQUE : il y reste immobile et nous avons progressé sur plusieurs points. En revanche, il a repris un bombardement intermittent sur Soissons et dans la Woëvre; il a été repoussé dans l’Argonne, où il a tenté quelques attaques. En somme, peu d’activité.
“LA GRANDE BATAILLE N’EST PAS TERMINEE EN POLOGNE, bien que l’avantage se dessine toujours en faveur des Russes. Les Allemands, dégarnissant la vallée de l’Oder, ont envoyé des renforts du côté de Lodz, — 50.000 hommes, paraît-il, — mais les Russes ont expédié de leur côté des renforts beaucoup plus considérables. En Galicie, ils ont réussi à tourner Cracovie par le sud, et cette opération a une grande valeur, à un double point de vue. D’un côté, Cracovie est complètement isolée du reste de l’Autriche, et de l’Allemagne, et par suite ne peut plus compter sur aucun appui extérieur; de l’autre, la route de la Silésie est ouverte aux armées russes, qui ne sont même plus obligées d’attendre la solution des combats livrés autour de Czenstochowa, pour marcher sur Oppeln et Breslau.
“LE BRUIT COURT QUE GUILLAUME II.EST MECONTENT DU GENERAL DE MOLTKE, auquel il impute les désastres de son armée ; il l’aurait fait interner dans le château impérial de Homburg.
“LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS A PUBLIE LE LIVRE JAUNE RELATIF AUX ORIGINES DE LA GUERRE. Ce document qui est copieux, fournit la preuve de faits déjà connus, mais une preuve péremptoire. L’Allemagne, après avoir préparé la crise, l’a ouverte à la minute même qu’elle avait choisie : elle a empêché l’Autriche de négocier à la dernière heure ; elle avait prémédité de longue date l’invasion de la Belgique, tandis que les puissances de la Triple Entente n’ont hésité devant aucun effort, et jusqu’au dernier moment, pour sauvegarder une paix honorable.
“La Turquie avoue la défaite que son armée, pourchassée par les Russes du Caucase, a subie en Arménie.
“L’Autriche et la Hongrie sont obligées de reconnaître qu’elles n’ont plus de farine.
“Le département de la Sarthe offre une grande quantité de pommes de terre pour les régions envahies de notre territoire. Ainsi se marque, en traits de toute sorte, le profond sentiment de solidarité nationale qui anime tout le pays, du Nord au Midi, et de l’Ouest à l’Est. »
–1916 – 1er décembre : ASSASSINAT DU PERE CHARLES DE FOUCAULD à la porte de son ermitage du Sahara algérien où il s’était installé après avoir été ordonné prêtre. Notre-Dame d’Afrique, à Alger, possède une série d’ex-voto dus au père de Foucauld.
–1918 – 1er décembre :
1. CEREMONIE PATRIOTIQUE ORGANISEE AU CIMETIERE DE SAINT-MANDRIER – Une cérémonie patriotique est organisée au cimetière de Saint-Mandrier pour honorer les morts à la guerre. Le cortège part à 10h30 depuis la mairie. Tout le village est convié (…). Nous avons vu qu’un comité est chargé d’ériger un monument à la mémoire des enfants du village tués au champ d’honneur. En décembre les cartes alimentaires existent toujours et on délivre des pommes de terre sur la place de l’église, aux heures habituelles sur présentation de la carte individuelle d’alimentation. C’est avec joie qu’on assiste au retour de captivité d’Antoine Coppola. Un mois après l’armistice « un foyer du soldat et du marin » est installé dans l’établissement Ardissone. Les salles du casino et du café reçoivent l’aménagement nécessaire et toutes les dispositions sont prises afin que nos troupiers et nos cols bleus puissent après avoir tant souffert, trouver une maison ouverte où ils pourront dire : « ici, nous sommes comme chez nous ». Ce foyer du soldat et du marin est destiné sceller l’union franco-américaine. Il ouvre ses portes le jour où le président Wilson débarque sur la terre de France. Des drapeaux américains et français flottent au balcon de l’établissement où une matinée récréative en annoncera l’ouverture officielle. (Gisèle Argensse, 1989, p. 158-159)
2. HOPITAL DE SAINT-MANDRIER – Appolon Louis, canonnier au 10e R.A.P. ; Origine : Guyane – Fracouba (Né le 1887), N° A-311914, décédé à l’hôpital de Saint-Mandrier-sur-Mer (83).
–1921 – 1er décembre : LANDRU EST CONDAMNÉ À MORT. Il sera guillotiné le 25 février 1922 à la prison Saint-Pierre de Versailles à 6h05, après que son recours en grâce eut été rejeté par le président de la République, Alexandre Millerand. A son avocat qui, au pied de l’échafaud, lui demandait si, finalement, il avouait avoir assassiné ces femmes, Landru répondit : « Cela, Maître, c’est mon petit bagage… » !
–1924 – 1er décembre : SUIVI DES TRAVAUX DU PORTE-AVIONS « BEARN » AUX FCM DE LA SEYNE – Le capitaine de frégate Petit est désigné pour suivre les travaux du porte-avions Béarn, en construction aux les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne. Les travaux d’achèvement du navire sont dirigés par monsieur Jammy, ingénieur en chef, d’après les plans de la Section Technique, établis par l’ingénieur général du Génie maritime Le jeune (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1925 – 1er décembre : MORT DE JOSEPH TORTELIER, OUVRIER MENUISIER – CGT – PARIS, MILITANT ANARCHISTE ET SYNDICALISTE REVOLUTIONNAIRE. Populaire orateur de réunions publiques, il n’a laissé aucun écrit, ni brochure, ni correspondance. Cet oublié est pourtant un militant de premier plan qui a sa place à côté des Pelloutier, Pouget, Delesalle, Monatte, venus de l’anarchisme et bâtisseurs de la CGT. En 1901, il figurait sur une liste de « disparus-recherchés pour être mis sous surveillance spéciale » le décrivant : « 1m66, cheveux et sourcils châtain foncé, moustache assez forte, teint brun, maigre…souvent coiffé d’un béret bleu ou d’un chapeau de paille ». Le Libertaire du 11 décembre 1925 annonçait sa mort ; il fut enterré le 4 décembre à Eaubonne en Seine-et-Oise où il s’était retiré ; au nom des vieux militants, L. Guérineau prononça quelques mots d’adieu.
–1934 – 1er décembre : ASSASSINAT DE KIROV – à Léningrad, au sein de l’Institut Smolny, Léonid Nikolaïev assassine Sergueï Kirov, membre du Politburo. Staline profite de l’évènement pour déclencher les Grandes Purges.
–1936 – 1er décembre : NOTRE MARINE NATIONALE – Le 1er décembre, mis en construction du « Commandant Duboc » aux Ateliers et Chantiers Dubigeon à Nantes. Il est financé dans la tranche budgétaire 1936.
–1939 – 1er décembre : MISSIONS D’ESCORTE DANS L’ATLANTIQUE ET LA MANCHE – Le 1er décembre, sous les ordres de l’Amiral Ouest, le Commandant Bory est un des éléments de surveillance et d’escorte au large du Havre. Il participe aux missions d’escorte de convois entre Brest et Casablanca jusqu’à la fin janvier 1940.
–1940 – 1er décembre :
1. MISSIONS D’ESCORTE DANS L’ATLANTIQUE – Du 18 au 21, et du 28 novembre au 1er décembre, l’aviso-dragueur Commandant Rivière est de patrouille au départ de Dakar, puis grand garde et retour à Dakar.
2. L’AVION QUI EMMENAIT EN SYRIE M. CHIAPPE, MITRAILLÉ ET ABATTU PAR UN AVION ANGLAIS, EST PERDU CORPS ET BIENS – Aujourd’hui, dimanche 1er décembre – L’avion qui emmenait en Syrie M. Chiappe, mitraillé et abattu par un avion anglais, est perdu corps et biens. L’aviation française est en deuil… … car l’appareil était piloté par Henri Guillaumet, successeur du légendaire Mermoz, et par Marcel Reine, autre héros de l’Atlantique Sud… Sept hommes ont trouvé la mort dans cette tragédie.
Communiqué de la vice-présidence du Conseil – M. Jean Chiappe, ambassadeur, haut-commissaire en Syrie et au Liban, vient de trouver la mort dans des circonstances dramatiques. Il avait quitté, mercredi dernier, la France, en avion, pour rejoindre son poste à Beyrouth, la première escale devant être Tunis. En survolant la Méditerranée, l’avion qui le portait a été mitraillé en plein vol par un avion de chasse anglais. Mercredi, à midi six, à mi-chemin entre la côte de la Sardaigne et la côte d’Afrique, l’avion de M. Chiappe a adressé le message suivant : «Sommes mitraillés, avion en feu, S.O.S.»
3. NOS VEDETTES BRÛLENT DE RENTRER A PARIS – Le Matin, dimanche 1″ décembre – On tourne mais nos vedettes brûlent d’envie de rentrer à Paris ! Max Dearly, Raimu, Viviane Romance, Fernandel, Milton, qui vient d’adopter une petite fille, attendent que les producteurs de la capitale leur fassent signe (par Louis-Charles Royer. Cannes, novembre). Si l’on demandait aux messieurs quelle est la star française qui a le plus de sex-appeal, je sais bien ce qu’ils répondraient. La vedette en question secoue, devant moi, son opulente chevelure. La mode a ses exigences : Viviane Romance, qui fut brune, est rousse, pour le quart d’heure, comme un modèle de Henner. — On a raconté que j’étais nue ! s’écrie-t-elle, c’est faux, cent pour cent faux! Vénus aveugle. L’indignation agite les boucles fauves qui répandent à travers le bar le plus voluptueux des parfums. Georges Flament hausse ses épaules de boxeur : — On l’a dit de moi aussi. Le couple tourne, en ce moment, tantôt à Marseille — pour les extérieurs — tantôt à Nice, un film d’Abel Gance qui s’appellera la Vénus aveugle. C’est Viviane qui en sera, naturellement, l’héroïne. Tous les gens qui ont vu Naples au baiser de feu se souviennent d’un corps qui méritait d’appartenir à la déesse de la beauté. Mais aveugle! Quel dommage si ce regard de flamme s’éteignait, fût-ce l’espace d’un soir, devant nos yeux émerveillés. Le « colonel » Juvenet, Aquistapace, Lucienne Lemarchand et Marie Lou seront, avec Georges Flament, les interprètes principaux du film en question. Hélas! Tant que ne sera pas comblé le fossé de démarcation, nous ne verrons pas la Vénus aveugle à Paris.
— Qu’est-ce que vous attendez pour rentrer? ai-je demandé à Viviane Romance. La réponse est immédiate et nette : — Tout simplement d’avoir des propositions. Je serai ravie de revoir Paris, qui est la ville du monde que je préfère ; la seule où je me sente heureuse de vivre. Et je n’ai pas peur des restrictions.
— D’autant, chère amie, que vous n’en aurez, dans la capitale, pas plus qu’à Nice.
Des yeux étonnés :
— Vraiment? Mais on dit…
— Des blagues. C’est la même chose qu’ici ; pas plus, pas moins.
— Bon, poursuivit Viviane; mais il n’en existe pas moins qu’ici, Georges et moi avons un engagement que d’autres vont probablement suivre et que nous n’avons, pour le moment, aucune offre de tourner à Paris.
Que des propositions viennent et nous y répondrons avec joie.
J’apprends que Viviane n’est pas la seule à tourner. Marc Allégret donne les derniers tours de manivelle à la Victorine, pour sa Parade des Sept Nuits Que seront ces Sept Nuits ? Mystère. On me dit seulement qu’elles seront hantées par trois jeunes filles de Nice qui y feront leurs débuts à l’écran.
Je quitte Viviane et tombe sur Georges. Sur Georges Milton. Le roi des resquilleurs a resquillé une petite fille. La dernière-née d’une famille nombreuse ; trop nombreuse pour les ressources de la nichée, et l’a adoptée.
— Nous vivons tous, ma femme, mon vieux père et la petite dans notre logis, à Antibes, villa «Bonne Humeur».
— Tout un programme!
— L’humeur serait encore meilleure si je travaillais. Evidemment, je m’occupe : je chante sur toute la côte. Pas à se plaindre. Mais je tournerais avec plaisir ; doublement volontiers, car je suis producteur en même temps qu’artiste.
— Alors, revenez à Paris.
— A Paname ! Avec joie. Mais pour y faire quoi?
Encore la même réponse. Georges Milton, comme probablement la plupart des artistes qui sont sur la côte, n’ont reçu aucune proposition de Paris. La correspondance n’est pas facile. Et les producteurs parisiens ne sont sans doute pas pressés. Lorsqu’ils se décideront, il sera peut-être trop tard
–1941 – 1er décembre :
1. L’empereur Hirohito donne son approbation à l’entrée en guerre du Japon contre les Etats-Unis.
2. NOTRE MARINE EN MEDITERRANNEE – Le 1er décembre, les avisos La Batailleuse et le Commandant Rivière sont mis aux ordres du commandant de la Marine en Tunisie pour être affectés à l’escorte des convois de l’Est tunisien A 7 h, ils appareillent de Marseille pour escorte avec La Batailleuse d’un convoi composé des paquebots Savoie et Gouverneur Général Grévy acheminant sur l’Afrique du Nord les troupes de l’Armée du Levant qui avaient été débarquées en Métropole. Arrive à Alger le 3, à 11 h. Escale jusqu’au 5, départ à 15 h, arrêt à Bône, puis Bizerte où il arrive le 7, à 16 h.
–1942– 1er décembre :
1. MISSIONS D’ESCORTE EN MEDITERRANNEE – Le 1er décembre, l’aviso La Boudeuse reprend son métier d’escorteur en convoyant les paquebots Athos II, Champollion, Colombie, le pétrolier Rhéa et les cargos Paul de Rouziers, Château Latour. Ce dernier quitte le convoi devant Oran et le paquebot Jamaïque les cargos Paramé et Cévennes s’y joignent. Le Chasseur 3 et le vieil aviso Engageante escortent jusqu’à Oran. Le convoi arrive le 4 à Gibraltar et est incorporé à un convoi britannique. Il repart le 6 et arrive à Dakar le 15.
2. NOTRE MARINE DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Le 1er décembre à 09 h 17, l’aviso La Moqueuse se rend à Bangor Bay où il arrive à 19 h 32. Départ le 2 à 9 h 10 vers Belfast où il arrive à 10 h 35. Il n’en repartira que le 10 à 15 h 45 pour Bangor Bay où il arrive à 18 h, le lendemain à 0 h 30 escorte de convoi. Le 12 à midi, devant Milford Haven, attendant la sortie d’un convoi, à 13 h 42, il ouvre le feu sur un avion britannique qui ne s’était pas fait reconnaître. A 14 h 40 prend l’escorte du convoi sortant. Arrivée le 13 à 11 h 40 à Bangor Bay, départ à 13 h 27 en direction de Belfast qu’il atteint à 14 h 40.
–1944 – 1er décembre :

1. RETABLISSEMENT DU TRAFIC SUR LE VIADUC DE BANDOL (var 39-45 / guerre / chrono).
2. B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – L’escadrille 9FTR vient d’être créée le 1er décembre 1944 (ordre n° A85 EMG/Aéro du 14/11/44). Elle est à l’état de graine et se compose, pour l’instant, du Latécoère 611 Achenar (Cdt. D’aér. OE Larmigny) et du Bréguet-Bizerte n°4 trouvé à Candelec. Son commandant est le CC Pierret (ex. 6FE), appelé familièrement « coco » par ses hommes. Il n’est pas là, mais à Sartrouville où une usine construisait pour les Allemands des Dornier 24. Une quarantaine de ces aéronefs sont là, à différents stades de finition, prévus pour la Luftwaffe et qui vont être à l’aéronautique navale. La 9FTR reçoit pour mission d’assurer les transports entre Paris et l’AFN. Voici, écrites de Sartrouville, les réflexions lointaines de son commandement : « Les Do24 sortent lentement et progressivement d’usine. 2 Do seront achevés et prés le 19 ou le 22 décembre 1944. Un Do serait prés début janvier et un autre fin janvier. Deux Do sortiront en février et trois en mars ». L’installation de la 2S à Saint Mandrier a été assez difficile compte-tenue de l’état de la BAN et du manque de moyens. Le personnel a été d’abord employé à remettre en état les casernes, poste et appentis. Les premiers vols n’ont eu lieu qu’en novembre 1944. Ils sont essentiellement consacrés à des recherches de mines. Dans un premier temps, au milieu des ruines de Berre, parmi les hydravions écrasés (dont le LV Paris), se trouve un Bréguet 730 à peu près indemne. La société Bréguet le remet en état de marche qu’on lui fournisse de l’essence, de l’huile et du courant électrique. Ce Bréguet 730 viendra plus tard à Saint-Mandrier et à la 9FTR : ce sera le Véga ;
3. Parution du premier numéro de la REVUE “LES ÉCHOS”.
–1946 – 1er décembre : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – L’aviso « La Gracieuse » part le 1er décembre d’Aden, la mer Rouge, Djeddah le 4, le canal de Suez et Port Saïd le 7. Escale jusqu’au 11, et traversée de la Méditerranée, arrivée à Golfe Juan le 18 et enfin Toulon le 19.
–1950 – 1er décembre :
1. A SAINT-MANDRIER, LA « MAISON DE L’OCTROI », SERA LOUEE A UN ATELIER DE CORDONNERIE – A Saint-Mandrier, la maisonnette en bois située quai Jean Jaurès, appelée autrefois « Maison de l’Octroi », sera louée par la mairie à M. Suzanne, habitant La Seyne, à compter du 1er décembre 1950. Un atelier de cordonnerie y sera installé (Gisèle Argensse, 2000, p. 28).
2. DEMANDE LE CLASSEMENT DE SAINT-MANDRIER EN COMMUNE SINISTREE – Le Conseil municipal demande le classement de Saint-Mandrier en commune sinistrée et réclame les avantages s’y rapportant. Le Maire rappelle que la commune de La Seyne dont Saint-Mandrier a constitué un quartier jusqu’au 11 avril 1950, date de son érection en commune, a été déclarée sinistrée par arrêté ministériel de classement en date du 3 mars 1945. Il ajoute : -« Que parmi les quartiers fortement sinistrés de La Seyne, celui de Saint-Mandrier figurait pour une part importante en raison des bombardements intensifs occasionnés par les installations militaires sur la presqu’île… -« Que pour Saint-Mandrier seulement, le nombre des immeubles sinistrés par faits de guerre relevés par le service du M.R.M. est de l’ordre de 300, non compris les dommages subis par les installations militaires et par les terrains agricoles. -« Que le nombre total des immeubles civils de Saint-Mandrier étant de 380, le pourcentage serait de l’ordre de 300/380 = 70,9% ». En conclusion, Monsieur le Maire fait ressortir que la commune de Saint-Mandrier doit être déclarée commune sinistrée et comme telle se voir appliquer les dispositions spéciales relatives aux zones de salaire, indemnités de résidence, prestations familiales et taxes… En 1950, il subsistait toujours 78 immeubles sinistrés non réparés dont 31 totalement détruits. Le village commençant à avoir une vocation touristique, le Conseil municipal réclame par délibération « qu’un urbaniste qualifié soit désigné dès que possible par M. le Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme pour établir le projet de reconstruction et d’aménagement de la commune de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 2000, p. 28-29).
–1953 – 1er décembre : NOTRE MARINE EN AFRIQUE – Le 19 novembre, l’aviso « Commandant Delage » part de Dakar à destination d’Abidjan où il arrive le 24 escale jusqu’au 28, puis met le cap sur Conakry qu’il rejoint le 1er décembre et qu’il quitte le 5 pour Dakar.
–1958 – 1er décembre :
1. la République centrafricaine est proclamée (cette date étant dès lors déclaré fête nationale) ; elle obtiendra sa pleine souveraineté un an et demi plus tard, se détachant définitivement de la France.
2. NOTRE MARINE A DAKAR – Le 20 avril, l’aviso « La Capricieuse » a été mis en réserve à Dakar pour 20 mois. Le 1er décembre 1958, il réarme. Le 5, il appareillera de Dakar pour essais dans la journée.
–1960 – 1er décembre : NOTRE MARINE DANS LE PACIFIQUE – L’aviso « La Capricieuse » arrive le 1er décembre à Nouméa. Le 15 décembre, il partira pour une tournée en Nouvelle Calédonie.
–1961 – 1er décembre : LA SAINT-ELOI A L’ECOLE DES APPRENTIS DE SAINT-MANDRIER – Les élèves et instructeurs de l’école des apprentis mécaniciens de Saint-Mandrier ouvrent le cycle des festivités de la Saint Eloi, patron des orfèvres et, par extension, de tous ceux qui travaillent le fer, donc les mécaniciens. A 18h30, Saint Eloi, suivi de Sainte Barbe, du bon Roi Dagobert et de toute sa cour composée de chevaliers, de seigneurs, de pages, en costumes mérovingiens, bannières déployées, arrivent sur le perron d’honneur de l’école. Le Saint prononce un discours auquel le Commandant de l’école répond, selon l’usage. Lorsque le cortège sort des limites de la Base pour faire le tour du port, cela met une animation dans le village qui réjouit tous les Mandréens sur son passage. Les festivités durent trois jours et se répètent chaque année à la même date (Gisèle Argensse, 2000, p. 72-73).
–1962 – 1er décembre : NOTRE MARINE DANS LE PACIFIQUE – L’aviso « La Capricieuse » emmène le Conseil de révision à Ua-Huka, y séjourne du 29 au 30, est à Ua Pou du 30 au 1er décembre, à Taichae et Eiao le 1er en baie Hatihev du 1er au 2, à Taiohae du 2 au 3 pour exercice avec Bermuda, à Uapou le 3, Ua Huka, Atuoua et Tahuata le 4, Takaroa le 6, et arrive à Papeete le 7.
–1964 – 1er décembre : LA MARINE DESARME – Désarmé prématurément le 1er décembre 1964 pour compenser le coût de la force nucléaire stratégique, l’aviso « Commandant de Pimodan » est placé en réserve spéciale B le 1er décembre 1965, condamné le 1er juin 1976 à Brest, il devient le Q557. Il est mis en vente le 10 mai 1977 et démoli.
–1968 – 1er décembre : DARIO MORENO – Mort du chanteur Dario Moreno. Alors que Dario Moreno doit reprendre son rôle à Paris en décembre, tandis qu’il se trouve en Turquie pour y préparer une tournée, il est frappé par une attaque au moment d’aller reprendre son avion pour la France. Les causes exactes de son décès sont assez mal connues : certains bruits parlent d’un infarctus, d’autres d’une hémorragie cérébrale. Toujours est-il que, sans doute usé par une vie nocturne de bâton de chaise, Dario Moreno meurt à Istanbul, le premier décembre 1968. Son rôle dans le spectacle est repris par Robert Manuel. Malgré son souhait d’être inhumé à Izmir, c’est finalement à Holon, en Israël, que Dario Moreno trouve sa dernière demeure, emportant avec lui une époque bouffonne et joyeuse du music-hall français.
–1969 – 1er décembre : aggravation du conflit vietnamien – La mise en place du tirage au sort est organisé aux États-Unis (le premier depuis la Seconde Guerre mondiale) pour recruter des soldats afin de poursuivre l’invasion du Nord-Vietnam.
–1971 – 1er décembre : GUERRE CIVILE AU CAMBODGE – Les rebelles khmers rouges intensifient leurs attaques contre les positions du gouvernement cambodgien, les forçant à se retirer de Kompong Thmar et de Ba Ray. (“1er décembre — Wikipédia”)

–1978 – 1er décembre : CHANTIER ARCHEOLOGIQUE DU CASTRUM MEDIEVAL DE TARADEAU (VAR) – 1978 (autorisation de fouille temporaire de sauvetage), le chantier archéologique du castrum médiéval de Taradeau (Var) comporte une semaine de travaux fin juillet (sondages II et III) et deux semaines au mois d’août (sondages II,III,IV et V) avec 14 fouilleurs. Une relation en est publiée dans les Annales de la SSNATV n°30, 1978. Un rapport est adressé à la Direction des Antiquités le 1er décembre.
–1984 – 1er décembre : EDGARD PISANI, DELEGUE DU GOUVERNEMENT POUR LA NOUVELLE-CALEDONIE – Réuni exceptionnellement le samedi 1er décembre, le gouvernement a nommé comme délégué en Nouvelle-Calédonie ; M. Edgard Pisani, ancien ministre, ancien membre de la commission des communautés européennes. Selon les déclarations du premier ministre, il semble que l’intention du gouvernement soit d’abandonner le « statut Lemoine » pourtant vieux d’un mois à peine, et que la mission de M. Pisani soit de hâter le processus d’autodétermination (Le Figaro).
–1985 – 1er décembre : L’AMENDEMENT « TOUR EIFFEL » – Le gouvernement s’étant avisé de ce que , pour tenir ses engagements envers M. Berlusconi, il était nécessaire d’implanter un nouvel émetteur sur la tour Eiffel, qui est la propriété de la ville de Paris, a préféré se passer de l’accord de M. Jacques Chirac qui, pourtant, ne se refusait pas à la négociation. Aussi a-t-il décidé de dé poser un projet de loi permettant à T.D.F. d’installer en tous lieux appropriés, des émetteurs, même au service de sociétés privées. Ce projet sera discuté au cours de la session extraordinaire du Parlement que vient de convoquer le Président (Le Figaro).
–1990 – 1er décembre :
1. Avec le décret du 29 novembre 1990, l’attention se recentre sur le cœur des villes : la vitesse est limitée à 50 km/h en agglomération et la notion de zone 30, espace où la vitesse est limitée à 30 km/h est créée. Une étude statistique a indiqué que l’introduction de la limitation de vitesse à 50 km/h en ville avait permis d’éviter 14 000 accidents et de sauver 580 vies. En 1993, la vitesse sur le boulevard périphérique de Paris est limitée à 80 km/h.
2. JONCTION DES DEUX TUNNELS SOUS LE MANCHE.
3. Mort du comédien Pierre Dux.
–1991 – 1er décembre : guerre froide – les électeurs ukrainiens approuvent massivement un référendum sur l’indépendance de l’Union soviétique.
–1997 – 1er décembre : MORT DU VIOLONISTE STEPHANE GRAPPELLY. Venu au jazz, il rencontra Django Reinhardt. Ensemble ils fondèrent le Quintet du Hot Club de France et initièrent leurs compatriotes au styles New-Orleans et Dixieland. La Seconde Guerre Mondiale sépara les compères, Stéphane Grappelli se trouve bloqué en Angleterre. De retour en 1946, Stéphane Grappelli devient le précurseur reconnu du violon jazz. (“Stéphane Grappelli – Universal Music France”) Les plus grands jouent alors avec lui, Oscar Peterson, Jean-Luc Ponty, Philip Catherine, Michel Petrucciani parmi beaucoup d’autres. Le maître du violon classique Yehudi Menuhin, l’adoube en jouant avec lui. « Stéphane Grappelli devient le mentor de Didier Lockwood qui publie For Stéphane après la mort du virtuose. » (“Stéphane Grappelli – Universal Music France”) Ouvert musicalement, il colore de son violon la fin du titre « Wish You Were Here » de Pink Floyd. Actif, il donne encore des concerts dans les années 90, à plus de 80 ans. Son décès le 1er décembre 1997, attriste la planète jazz et le public qu’il soit connaisseur ou profane.
–2005 – 1er décembre : HOPITAL FONT-PRE (TOULON) – inauguration officielle de la nouvelle Unité d’Obstétrique totalement rénovée de l’hôpital Font-Pré (Site Internet du Centre Hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer).
–2017 – 1er décembre : METEO DU JOUR pour Sanary – Elle se résume, pour aujourd’hui et demain, à « pluie », « vent » et températures relativement de saison. 1 à 3 degrés minimum ; 8 à 9 degrés maximum.
–2018 – 1er décembre : METEO DU JOUR pour Sanary -journée ensoleillée avec un vent quasi nul et des températures allant de 1° à 14 °.
–2019 – 1er décembre : pluie toute la journée ! associée à un vent de sud à sud-est à 25 km/h avec des rafales à 50 km/h. Les températures suivent : 12° pour les minimales, 16 pour les maximales. Le soleil devrait se lever (?) à 7h 48 et se coucher à 17h 02. Mais parti comme c’est parti, il n’aura pas grand mal pour se coucher. Ah, j’oubliais : en plus de la pluie, il devrait y avoir une tendance orageuse en milieu de journée.
–2020 – 1er décembre : à la « UNE » de VAR-MATIN –
1. Conséquence du reconfinement : une saison électrique
Electroménager et TV tournent à plein régime. Le chauffage : 22% de la consommation.
La facture augmente, une Varoise raconte sa détresse. Nathalie, à Hyères : « Je rains de ne pas réussir à m’en sortir pour régler mes factures »..
2. Six-Fours : la police municipale monte en puissance.
3. La Seyne : un cocktail Molotov sous son balcon.
4. Loi Sécurité globale : Controversé, l’article 24 va être réécrit.
–2021 – 1er décembre : à la « UNE » de VAR-MATIN –
1. Election présidentielle. Cette fois c’est parti. Zemmour a officialisé sa candidature. Le droite choisit son champion. Le camp du Président s’organise.
2. Sanary : bienvenue dans la féerie de Noël.
3. Toulon, un chêne des Maures planté à La Loubière.
4/ Un incendie meurtrier à La Crau.
5. Rugby top 14 : Baptiste Serin veut continuer à Toulon.
6. Six-Fours : Renée Mercheyer, agricultrice au grand cœur, s’en est allée.
–2022 – 1er décembre : à la « UNE » de VAR-MATIN –
POURQUOI ILS FONT GREVE ? Les généralistes veulent être mieux rémunérés et réaliser moins de tpaches administratives.
TOULON : calendrier des travaux au centre-ville.
LA SEYNE : Un sexagénaire retrouvé mort sur une place.
VAR -JUSTICE : 25 ans de réclusion pour le viol d’une religieuse.
VAR : Alexandre Juving-Brunet, figure varoise des antivax, mis en examen pour escroquerie.
VAR : Le porte-avions Charles de Gaulle montre les muscles (mission Antarès)
RUGBY-TOULON : Dan Biggar « On sait ce que Mayol nous donne. »
COUPE DU MONDE : La Pologne au menu des Bleus en huitième.
FRANCE : la baguette inscrite au patrimoine d el’Humanité.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 132e livraison : Cahier du patrimoine OV n°10 : L’angle nord-ouest du port.

L’intéressante situation topographique du port actuel de Sanary n’a pas laissé indifférents les colonisateurs romains. Ils ont en effet, fréquenté le secteur dès le premier de notre ère. Un certain nombre d’observations archéologiques a été faite depuis 1995, relayant ainsi les écrits anciens qui témoignent de découvertes à proximité immédiate du centre-ville.
Plusieurs facteurs favorables à l’établissement humain dès l’époque antique à l’emplacement de ce qui deviendra au Moyen Age, le faubourg Saint Nazaire de la ville d’Ollioules sont tout d’abord à repérer.
Le site se présentait alors sous la forme d’une petite baie ouvrant au sud, en partie protégée des vents dominants soufflant du nord-ouest par la colline de Portissol. Une plage de sable en garnissait le fond, et surtout deux cours d’eau y aboutissaient. Il s’agit de la rivière La Reppe et du Valat Daumas, qui s’y jetait au droit de l’extrémité actuelle est du port. Ces caractéristiques accueillantes ont présidé à une forte fréquentation des lieux à l’époque romaine.
Nos observations ont porté tout d’abord sur l’angle nord-ouest du port, c’est-à-dire l’emplacement des actuels boulevard Courbet et quai Marie Esménard.
En effet, dans son « Histoire de Saint-Nazaire » Claude Brun mentionne en 1883 … »sur l’emplacement occupé aujourd’hui par la maison de M. Michel, ancien maire de Saint-Nazaire, plus de 400 mètres cubes de débris d’urnes et de poteries ont été retirées »… (ClaudeBrun 1883 – Histoire de Saint-Nazaire. 62 p. Toulon. 1883)
Dans son ouvrage « Toulon chef-lieu d’arrondissement » paru en 1897, Rémy Vidal, un érudit local à son tour, reprend les informations précédentes p. 26-27 : « … on a retiré plus de 40 mètres cubes de débris d’amphores et autres poteries communes… » (Rémy Vidal. Archéologie du Var. Toulon, chef-lieu d’arrondissement. 112 p. Toulon. 1897)
La maison de Marius Michel, actuelle Résidence La Citadelle, se trouve au 16 Boulevard Courbet. L’importance du volume mentionné par Claude Brun est certainement à rapprocher d’avec la superficie de la maison qui est de 400 mètres carrés. Le peu de précision apportée aux témoignages de ces deux auteurs amène plusieurs questions. Tout d’abord existent-t-il un ou deux sites distincts, ensuite, quelle peut en être la nature, s’agit-il comme le précise Claude Brun des rebuts d’une production industrielle, et enfin le matériel ayant été perdu, quelle est la datation du site ?
Or, en 1995, la réfection du quai Marie Esménard a occasionné le dragage du port en avant du quai sur environ 27 m de longueur et 4 de largeur. Un lot de céramiques d’époque antique a été récupéré. La répartition très localisée du matériel donne une indication intéressante. Sa quasi-totalité provient de la partie Ouest du sondage. La partie supérieure de la couche de dépôt se trouve à 90 cm du niveau actuel du quai et donc en dessous du niveau de la mer.
La fouille pratiquée dans une portion de quai se trouve en fait, éloignée de la ligne de rivage de l’époque. Il faut imaginer la mer atteignant la proximité de l’actuel Boulevard Courbet, au pied de la colline de Portissol jusqu’au moment où l’aménagement du quai l’a fait reculer de plusieurs dizaines de mètres. Il est possible qu’il s’agisse d’un dépotoir antique lié à l’existence d’un appontement, ce qui justifierait que le matériel soit si loin du rivage antique. Cette partie du quai n’a été créée qu’en 1941, il semble peu probable que l’on soit en présence de remblais issus de la fondation de la maison de Marius Michel, construite en 1868.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 332e livraison :

–1224 – 25 janvier : Marseille – Investiture d’Hyères et Brégançon, donnée par Raimond Bérenger V à la commune de Marseille. Parmi les témoins : Hugues de Baux, son fils Barrai et Raimond de Baux. (acte n° 430 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille. AA 15. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 207).
–1224 – 8 mai : Barrale de Marseille habite toujours le palais du Tholonee – Barrale de Marseille habitait encore le Tholonée selon H. De Gérin-Ricard, 1926). « -1224 – 8 mai : Marseille – Quittance par Barrale, femme de Hugues de Baux, à Pierre Bertrand, syndic de la cité vicomtale de Marseille, de 21.700 sous qui lui étaient dus et de 10.000 sous dus à son neveu Raimond de Baux, sur les 40.000 que la ville de Marseille doit payer à la suite de la transaction passée avec lesdits de Baux et leurs femmes Barrale et Adalacie (acte n° 432 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926, p. XXIX. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, GG 1685. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 208)
–1224 – 15 mai : Marseille – Quittance par Hugues de Baux au podestat de Marseille, Spino de Sorresina, de 435 livres de royaux coronats, que la commune doit payer par son ordre à divers créanciers, sur la pension de 500 livres qu’elle lui devra à Saint-Michel, suivant transaction passée avec la ville par ledit Hugues et son neveu Raimond de Baux (acte n° 433 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, GG 1685. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 209).
–1224 – 2 novembre : Marseille – Cession par Lerond d’Aubagne à Spino de Sorresina, podestat de Marseille, agissant au nom de la commune, des droits et actions qu’il a contre Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs biens, à l’occasion d’un prêt de 210 livres garanti par tout leur domaine, la seigneurie d’Aubagne, les droits et revenus qu’ils y possèdent (acte n° 438 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, CC 1685. a. Méry et Guindon, Histoire … des actes et délibérations … de la municipalité de Marseille, t. I, p. 292. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 213).

LA SEYNE-SUR-MER. 45e livraison : Tour de l’Evescat à La Seyne : datée des environs de 1500, tour carrée de deux étages, ayant peut-être fait partie d’un prieuré (Baudoin, 1965), à 1500 m du port, et .500 m de la Sale du Lazaret, dominant l’aiguade du Crotton. Accès facile depuis Tamaris ou les Sablettes. La plupart de ces maisons-fortes et manoirs à tourelles, non compris Saint-Côme, sont du XVème siècle ou du début XVIème, sauf la tour de Sanary qui les a précédées de deux siècles. Toutes, sauf l’Audiardesont proches du Chemin de Toulon à La Ciotat, et d’accès facile à partir de ce chemin. Leur rôle est essentiellement lié à la protection des récoltes et des paysans travaillant la terre dans cette portion de territoire soumise à des attaques rapides en provenance de la mer. La plupart, sauf l’Evescat, la Grande Bastide, Sanary et la Nartette, sont au Nord du chemin, la mer étant au Sud. On pouvait donc s’y réfugier en cas de débarquement ennemi. Le rôle de l’Evescat, Sanary, et la Nartette est le même, mais plus proche des lieux de pêche. La Baie du Lazaret pour l’Evescat, la Baie de Sanary pour la Tour Saint-Nazaire, l’anse de la Madrague pour la Nartette. La plupart, sauf Châteauvallon, la Grande Bastide, Sanary, et la Clavelle sont situées sur les terres de Saint-Victor.
(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Sur le marché.
Un vendeur : « Achetez donc cette veste, monsieur, c’est de la pure laine.
L’acheteur potentiel : « Ah oui ? et pourquoi il est écrit « pur coton » sur l’étiquette ? »
Le vendeur : « pour tromper les mites, monsieur ».

L’hiver est en chemin ! nous sommes bien le 1er décembre, il est 9 heures.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à mes parents et amis épars dans le monde.
Bon vendredi à tous !
Supplément : POINT D’HISTOIRE :
La famille vicomtale de Marseille (Henri Ribot).
1 Origine et naissance du pouvoir des vicomtes de Marseille.
Au Xe siècle, se produit brutalement et irréversiblement la rupture avec la première phase du haut Moyen Âge fondée sur le réseau des cités et de vastes domaines libres. Au début du siècle, le système carolingien provençal, miné par l’éclatement de l’Empire entre les successeurs de Charlemagne, s’effondre avec l’arrivée des Bourguignons stoppés dans leur élan vers le nord. Les représentants du roi disparaissent d’Arles et de Marseille. Une lutte fratricide oppose ces arrivants, porteurs du nouveau système politico-économique féodal, aux anciens détenteurs du pouvoir qu’étaient les Fouquier et leurs pairs. De Narbonne à la Lombardie, tout le Midi s’embrase.
Dans un premier temps, la stabilisation se fait en Provence occidentale avec l’établissement de châteaux royaux sur le Rhône, la voie aurélienne et la rive droite de la Durance. Partout ailleurs, il n’y a que des villae, autrement dit des domaines non fortifiés. Aussi la Provence orientale, de Marseille à Nice, se dépeuple-t-elle, tandis que ses propriétaires disparaissent, en fuite ou assassinés. Après 947, lorsque meurt Hugues d’Arles, le spoliateur de Mayeul et de nombreux autres grands de l’ancien système, Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne-Provence, peut commencer à rétablir l’ordre dans un pays ravagé par près de trente années de guerres civiles. Les Sarrasins, alliés d’Hugues, ont été transférés dans les Alpes quelques huit années auparavant et ne sont plus un danger que pour les pèlerins ; l’abbaye de Lérins remonte ses murs et Vienne renaît. L’octroi des biens allodiaux d’Hugues d’Arles à l’abbaye de Montmajour donne à celle-ci un poids économique et politique qui se fera sentir par la suite dans la région toulonnaise.
Avec les plaids qu’il tient à Lyon et à Arles en 973, 976 et 978 avec la participation de tous ses fidèles, Conrad le Pacifique inaugure la quatrième période de son règne au cours de laquelle est enfin réglée la situation née avec la fin de l’épisode sarrasin et la conquête définitive de la Provence orientale. Il reste à installer ses compagnons en répartissant entre eux les terres des anciens grands domaines abandonnés sinon par leurs agriculteurs du moins dans des conditions gênantes par leurs anciens propriétaires. Sur ces terres dites de « reconquête » passées dans le fisc royal, les nouveaux venus s’installent en se querellant. Ce seront les comtes, dont la charge devient elle aussi héréditaire, qui les recevront du roi et seront chargés de les distribuer tout en réglant les litiges qui se présenteront. La puissance des comtes découle de cet état de fait.
Devenu le souverain répartiteur, doté du titre de marquis à partir de 979, Guillaume d’Arles, maître du ban exerce le pouvoir au nom du roi et intervient pour trancher les conflits qui ne manquent pas de s’élever entre les nouveaux maîtres. Dans une sorte d’Est lointain, pendant du Far West de la conquête américaine, bande côtière de 20 à 30 km de profondeur comprenant en gros le diocèse de Toulon et une partie de ceux de Fréjus, d’Antibes et de Vence, les différents compétiteurs vont se tailler des domaines à la dimension de leur appétit.
(à suivre)
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