
Illustration : souvenir d’Egypte 2023, le pain de chaque jour.
LES FETES.
Nous fêtons aujourd’hui saint Théodore, un soldat romain qui mourut martyr, décapité en 303 et dont le nom est celui de 1610 personnes tandis que 5600 l’ont comme prénom.
Comme l’an passé, le dicton semble se confirmer qui dit que « A la saint Théodore, il fait toujours plus froid dehors ».
Bonne occasion pour rappeler que le calendrier républicain a dédié à la grenade – pas l’arme mais le fruit – ce 19e jour du mois de brumaire An II.
PENSEE : La moquerie est souvent indigence d’esprit (La Bruyère, Caractères, « De la société et de la conversation »).
ÉPHÉMÉRIDES.
–1212 – 9 novembre : ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Concession par Roncelin, vicomte de Marseille et moine, à l’abbaye de Saint-Victor, et Giraud Adémar, vicomte de Marseille, à la commune, du droit de marque et de représailles, de celui de se faire indemniser par ceux qui auraient commis offense, injure, dommage ou rapine à l’égard des Marseillais, et d’opérer même l’expulsion des délinquants. (acte des vicomtes de Marseille n° 359, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 19. a. Méry et Guindon, op. cit., t. I, p. 227).
–1389 – 9 novembre : Guerre de 100 ans – Naissance d’Isabelle de France fille de Charles VI et d’Isabeau de Bavière qui deviendra ensuite reine consort d’Angleterre par son mariage avec Richard II, roi d’Angleterre, puis duchesse d’Orléans par son remariage avec Charles d’Orléans.
–1399 – 9 novembre : Guerre de 100 ans – Mort, à Nantes, de Jean IV de Bretagne, reconnu depuis 1365 comme seul duc de Bretagne.
–1455 – 9 novembre : LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE – registre aux archives de l’Evêché :
–Montagne de Saint-Marcel. La Gâche : montagne qui domine au sud le village de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Autre mention : Sainte-Croix, 6 septembre 1636.
–Plan de Saint-Marcel devenu Plan dau Puech, le 22 août 1471 (registre aux archives de l’Evêché). Plan du Puits lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Ici, il y a passage de Puech à Puits avec le sens de hauteur et une écriture française fautive.
-Val Gatine. Vaugatune, vallon, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, en dessus de la Barasse. Première mention : Val Gatuna, 1451 (registre aux archives de l’Evêché).
–1607 – 9 novembre : LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Riquetti de Mirabeau passe reconnaissance de la Millière à l’évêque de Marseille, 9 novembre 1607 (registre aux archives de la Major). La Millière – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint- Menet (1872). Première mention : Bueras, 21 avril 1351 (acte notarié). Origine du nom : le 27 janvier 1483, Claude Millière, hôtelier à Marseille, acheta une propriété à laquelle il donna son nom (Archives départementales). Le 11 décembre 1506, Dona Milheria uxor Claudii Milherie recognovit pratum loco dicto lou Prat Redon (charte aux archives de Saint-Victor). Au XVIe siècle, le domaine revient à Martin Millière dont le fils construit la bastide de Millière. Autre mention : Milliere, autrement dénommé Boyere, 5 février 1615 (ibid.).
–1622 – 9 novembre : madrague de Morgiou – Le roi Louis XIII répond à l’invitation des pêcheurs de Marseille à venir assister à une partie de pêche au thon à leur madrague de Morgiou. Ruffi décrit la scène : ils « lui présentèrent un trident d’argent surdoré, avec lequel il tua plus de vingt-cinq thons, mais avec tant d’adresse qu’il ne manqua jamais un coup et toutes les fois qu’on tirait en haut le thon qui avait eu cette gloire de mourir de cette main royale, la trompette sonnait l’air et la mer retentissait du cri de »Vive le Roi ! » .
–1640 – 9 novembre : FONDATION DE LA CHAPELLE SAINTE ANNE DU VIEUX SIX-FOURS – Par acte reçu par le même notaire, le 9 novembre 1640, Messire Anthoine Estienne, prêtre et recteur des pénitents bleus, Ste Anne, a acheté de Nicolas Martinenq, une maison à la rue de Cortines (dans le vieux Six-Fours, aujourd’hui disparu), joignant la chapelle Ste Anne, confrontant : de ponant, les murs, de levant, maison de Patron Gabriel Roux, de tramontane, la rue, au prix de soixante-quinze livres (Jean Denans, 1713).
–1664 – 9 novembre –1. Cas mortels de charbon à Sanary, barrières et bureau de Santé. Peste à Ollioules, sarrade et mise en place de barrières ; 3 victimes à Sanary qui construit la chapelle de Saint-Roch, daté du 27 novembre 1664 au 23 juin 1665. Déclaration d’un cas de maladie du « charbon » au bourg de Saint-Nazaire. La veuve Dodon en meurt le 27 octobre 1664. Après visite, la maladie est déclarée contagieuse. Sa fille et son gendre l’enterrent, puis sont mis en quarantaine dans une bastide écartée de Sanary. Ils y meurent quelques jours après, les 6 et 9 novembre 1664. Tous les meubles de la maison et de la bastide furent brûlés. Les syndics de Sanary demandent 48 jours plus tard que le Procureur du Roy considère la quarantaine achevée d’autant qu’Ollioules a connu elle-même une épidémie de peste qui n’a pas touché Saint-Nazaire. Le Procureur reconnaît le bienfondé de la requête et autorise Saint-Nazaire à maintenir ses barrières vers Ollioules, ainsi qu’à établir un bureau de Santé dans le bourg (voir ci-dessous la suite).
–1699 – 9 novembre – LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE – registre de l’Ecritoire.
– Montflori – lieu-dit, commune de Marseille.
– Saint-Martin d’Arène. Saint-Martin-d’Arenc – église aujourd’hui détruite, au quartier d’Arène, commune de Marseille, près la mer (1872). La possession de l’église S. Martini de Aregno fut confirmée à l’évêque de Marseille le 30 décembre 1153 (bulle d’Anastase aux archives de l’Evêché).
–1704 – 9 novembre – recherches d’eau dans les Vaux (gorges d’Ollioules) – Recherche d’eau – en raison de la délibération du 13 mai dernier au sujet des recherches d’eau dans les Vaux (gorges d’Ollioules) … et, quoique le travail fait pour raison de ce fait était arrêté ou non à cause des découvertes qui ont été faites et qui paraissent abondantes, il y aurait lieu de continuer ces recherches, qui seraient d’une grande utilité pour le bien de la Communauté, qui n’est pas en état pourtant de continuer la fourniture de la dépense au moyen des charges journalières et imprévues qui regardent le fermier du Roi…Sur quoi le Conseil a unanimement, après avoir entendu la lecture du rôle tenu par Pierre Sévère au sujet du creusage des dites eaux, approuvé et ratifié cette dépense. Ayant en outre délibéré qu’il serait permis aux dits sieurs Maire et Consuls de continuer le dit creusage sans le bon plaisir de Monseigneur l’Intendant, lorsque la bourse commune le permettra. (Castellan, 1937, p. 105)
–1709 – 9 novembre – Les grottes (canalisations) du Labus sont entièrement découvertes ; décision prise par le Conseil d’Ollioules de les couvrir de gravier afin de les protéger des crues de la Reppe – Le 9ème jour de novembre 1709, le sieur Cordeil dit : que les grottes nouvellement construites pour la conduite des eaux nouvellement trouvées étant entièrement découvertes, il était à craindre que l’eau de la rivière, au lit de laquelle se trouve le nouveau canal, si elle venait à déborder, ne lui causât des dommages. Ordre avait été donné à Pierre Sévère, de faire mettre du gravier dessus pour les mettre à couvert, et même de faire une muraille au-devant de l’entrée du canal, et à l’endroit où on a commencé à miner, pour empêcher le débordement de ladite rivière d’entrer dans le dit canal et causer des dommages comme il avait fait l’année dernière. Dépense dont le sieur Pierre Sévère a tenu compte et qu’il a présentée pour en obtenir le payement. Ce que le Conseil approuve à l’unanimité (Castellan, 1937, p. 115).
–1764 – 9 novembre : LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE (registre aux archives de l’Evêché)
– Les Costes. Les Costes – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Lo collet de la Coste, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).
– Puits des Gaux (registre de l’Ecritoire). Puits des Gaux lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de la Major). Ici il s’agit bien d’un puits (provençal « pos / pous »)
–1789 – 9 novembre : L’Assemblée NATIONALE emménage dans la salle du Manège. Il s’agit d’un ancien manège réaménagé et équipé de gradins destinés au public, situé rue Saint-Honoré, le long du jardin des Tuileries : le pouvoir législatif se rapproche de l’exécutif… En province, les États de Cambrésis protestent contre les décrets de l’Assemblée, déclarant : « Il n’est pas au pouvoir des représentants de la Nation, ni de la Nation elle-même, de disposer des biens des citoyens (Agenda du Bicentenaire – LUNDI 9 NOVEMBRE).
–1791 – 9 novembre : Décret de l’Assemblée contre les émigrés. Décret de l’assemblée législative déclarant tout émigré non rentré au 1er janvier 1792 suspect de conspiration. Le roi met son veto (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).
–1799 – 9 et 10 novembre (18 et 19 brumaire An VIII) : Coup d’état du 18 brumaire préparé par Sieyès, Talleyrand, Fouché, Ducos et Bonaparte – Les affaires extérieures pesaient lourdement sur la vie nationale depuis que la Belgique et la rive gauche du Rhin avaient été annexées par la France et qu’il fallait défendre des républiques sœurs – en Hollande, en Suisse et dans une bonne part de l’Italie. L’armée tenait donc une place importante en France, d’autant plus qu’elle était intervenue à plusieurs reprises pour rétablir l’ordre et soutenir le gouvernement. Bonaparte, auréolé de ses victoires et de son aventure égyptienne, apparaissait comme un recours. Rentré en France, il prépara avec Sieyès, devenu directeur, un coup d’État.
–1799 – 23 août : Après avoir quitté Alexandrie le 23 août 1799, Napoléon Bonaparte débarque à Fréjus le 9 octobre sans avoir été intercepté par des navires anglais. Il est accompagné de militaires comme Lannes, Berthier, Murat, Bessières, Duroc, Marmont et de savants notamment Denon, Monge et Berthollet. Tout le monde prend rapidement la route de Paris que Bonaparte atteint le 16 octobre.
Peu de temps après, le 9 novembre a lieu le coup d’état dis du 18 brumaire, qui lui assure le pouvoir.
Revenons sur ce débarquement qui est illégal la rigoureuse réglementation sanitaire en vigueur sur les côtes françaises de la Méditerranée. Selon les convictions médicales de cette époque Bonaparte par son indifférence à leur égard, feint d’ignorer les graves dangers d’importation de la peste qu’il fait courir à la Provence. Cette affaire présente 3 aspect : la réalité de la peste Du Levant et les mesures de lutte en usage en Europe ; la manière dont se déroule le débarquement des arrivants ; les réactions des administrations et de l’état.
Rappelons que durant les 2 mois que dura le siège d’acre, la peste ravagea aussi bien la ville que les assiégeants et le nombre de ses victimes est au moins égal sinon supérieur à celui des combats au total sur les 13000 hommes ayant participé à cette campagne de 4 mois un millier sont morts de la peste 1200 devant la bataille et 2000 sont blessés ou malades. C’est dans ce contexte sanitaire déplorable où la peste a joué un rôle majeur que Bonaparte décide de revenir en France.
(réf. Daniel Panzac, Un inquiétant retour d’Egypte : « Bonaparte, la peste et les quarantaines », dans Cahiers de la Méditerranée, année 1998, 57, Actes du colloque d’Ajaccio 29-30 mai 1998, pp. 271-280).
Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), un faux complot fut annoncé. Les assemblées furent transférées à Saint-Cloud, Bonaparte placé à la tête des forces armées à Paris et les directeurs neutralisés. Le lendemain, Bonaparte se présenta devant les députés, qui le reçurent mal et voulaient le mettre hors-la-loi. Mais Lucien Bonaparte, qui présidait l’Assemblée des Cinq-Cents, réagit vite : il alla déclarer aux soldats qu’un complot menaçait la République et le général Bonaparte. Les grenadiers entrèrent dans la salle de réunion et chassèrent les députés : le coup d’État avait réussi.
9-10 novembre : coup d’État du 18 brumaire, Bonaparte fait voter la suppression du Directoire et fait nommer trois consuls provisoires (Bonaparte, Sieyès et Ducos) désignés par les Conseils. S’ensuivit l’établissement de la Constitution de l’an VIII et l’organisation du Consulat. 10-11 novembre : (Henri Ribot, Les soldats de l’an II).
–1800 – 9 novembre : reprise du culte a sanary à partir de 1800 (Te Deum le 9 novembre) – L’église de Sanary a été Temple de la Raison avec culte décadaire, de 1794 à 1802 (An II à An X). Il s’y trouvait alors un autel de la Patrie, les statues de la Liberté, de Voltaire, de Rousseau, de Brutus, et d’Helvétius. Mais il y a reprise du culte à partir de 1800 (Te Deum le 9 novembre). De 1794 à1800, le culte catholique a été célébré clandestinement dans l’ancien presbytère, rue Clastre (rue Gueirard actuelle). De 1800 à 1802, la célébration des deux cultes, catholique et décadaire, provoque naturellement des frictions (Delattre G., Saliceti P., 2002).
–1806 – 9 novembre : AFFAIRE DU PRINCE DE HATZFELD– Au lendemain des batailles d’Iéna et d’Auerstaedt, à Berlin, Napoléon avait fait arrêter le gouverneur de la ville, le prince de Hatzfeld. En dépit de ses protestations de 1oyalisme à la France, celui-ci avait envoyé secrètement au roi de Prusse les renseignements qu’il avait pu glaner sur les mouvements des troupes françaises. Mais la cavalerie de Davout avait intercepté le messager. Assurément le prince allait être condamné à mort. Sa jeune femme qui attendait un enfant vint se jeter aux pieds de Napoléon. Ignorant que l’Empereur possédait la preuve de la trahison, elle proclama l’innocence de son mari. Sans dire un mot, Napoléon fit appeler l’aide de camp de service et demanda la malheureuse dépêche.
“Lisez, madame. ”
La princesse s’effondra en sanglotant.
“Eh bien, madame, reprit l’Empereur en montrant la cheminée puisque vous tenez entre vos mains la preuve du crime, anéantissez-la et désarmez ainsi la sévérité de nos lois de guerre !”
Une heure plus tard Hatzfeld libéré quittait Berlin pour ses terres (André Castelot, 1962).
–1834 – 9 novembre : ARMEE d’AFRIQUE POUR LA CONQUËTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement du 13ème de ligne : 550 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique, en attente jusqu’à nouvel ordre pour Alger (Castellan E., 1937, p. 295).
–1836 – 9 novembre : CONQUËTE DE L’ALGERIE – Expédition de Constantine. Le bey de Constantine Ahmad a refusé de se soumettre. La France a donc décidé d’envoyer une expédition. Le maréchal Clausel doit prendre la ville de Constantine. Contre toute attente, il neige sur l’Algérie et les troupes françaises, mal équipées, sont contraintes à la retraite.
–1842 – 9 novembre : ARMEE d’AFRIQUE POUR LA CONQUËTE DE L’ALGERIE – – Ollioules héberge un détachement du 11ème d’artillerie : 4 officiers, 213 hommes ; un détachement d’ouvriers d’artillerie : 4 officiers, 70 hommes, appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).
–1849 – 9 novembre : L’ARMEE S’IMPLANTE A OLLIOULES – Délibération du Conseil municipal d’Ollioules autorisant à passer acte d’acquisition de l’ancien four du seigneur au prix de 600 francs pour y construire une cuisine militaire, daté du 9 novembre 1849 (Castellan E., 1937, p. 298-299)
–1867 – 9 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Samedi 9 novembre – St Mathurin – Toujours le beau temps qui continue. Presque pas de vent ou une brise légère. tout de même nous aurions besoin de plus car la terre et bien sèche et cela depuis longtemps. Les fontaines toutes nouvelles ne sont pas mais encore près d’avoir toute l’eau qu’elles sont capables de donner. les propriétaires continuent de ramasser les olives qui, comme nous l’avons déjà dit précédemment donner toujours de l’huile en abondance.
–1869 – 9 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mardi 9 novembre – St Austremoine – temps splendide ! comme l’air était froid le matin ! mais le soleil à bientôt réchauffé l’atmosphère de sorte que la journée fut splendidement belle ! trop belle ! le thermomètre était à 10° centigrades !
C’est une plaie que ces ouvriers sans travail qui tous les soirs encombrent nos portes. Ils passent par bande et ils sont quelquefois arrogants au point d’exiger quand les loge et qu’on les nourrisse. S’il fallait nourrir tous les ouvriers qui frappent pendant l’hiver, la commune n’aurait pas assez de sous pour eux et, malheureusement, il y a aussi de nécessiteux dans Saint-Nazaire.
Note : comparer ces deux journées de 1867 et 1869 avec le 9 novembre 2019 : MÉtÉo de sanary – Une journée ensoleillée s’annonce, ensoleillée sûrement mais chaude que non pas : les températures ne devraient pas dépasser les 15 à 16° pour les maximales quant aux minimales elles devraient flirter avec les 7 à 8°. Le mistral sera supportable avec 15 à 25 km/h.
–1873 – 9 novembre : DROIT DE CHASSE – Les municipalités d’Ollioules et de Sanary, toutes deux unies, décident d’accorder le droit de chasse sur le territoire des deux communes, à charge de réciprocité, à tous les chasseurs de l’une ou de l’autre de ces communes, pourvu qu’ils soient en possession d’un permis de chasse régulier (B. Rotger, 1984, p. 431).
–1902 – 9 novembre : Pêche – Des patrons du Brusc sont condamnés pour n’avoir pas assisté à des obsèques (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).
–1907 – 9 novembre : La révolte des vignerons du Languedoc atteint son apogée à Montpellier, avec un rassemblement de plus de 600 000 personnes, soit plus d’un languedocien sur deux.
–1912 – 16 octobre – 9 novembre : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le commandant en chef de l’Armée navale, vice-amiral Boué de Lapeyrère, estime que, grâce aux moyens nouveaux apportés par l’achèvement de l’arsenal de Sidi Abdallâh, l’entretien de la 3ème Escadre peut désormais se faire en Méditerranée. Il demande au Ministre le retour à Toulon de cette formation. Tandis que ses croiseurs-cuirassés et contre-torpilleurs constituent la 2ème Escadre Légère, la 3ème Escadre, réduite à ses deux divisions de cuirassés, appareille le 16 octobre, cap sur Alger avant de rejoindre Toulon le 9 novembre (Gérard Garier, Le cuirassé Carnot).
–1914 – 9 novembre : Le Miroir du 22 novembre : « Lundi 9 novembre. — L’offensive française se manifestesur tout le front du Nord. A Soissons, nous avons pris pied sur le plateau de Vrégny.
« Les Russes, après avoir chassé les Allemands bien au-delà de la Wartha, ont pénétré dans la province prussienne de Posnanie. Ils sont arrivés jusqu’à la localité de Ploeschen, coupant le chemin de fer de Posen, à 50 kilomètres environ de cette grande place. En même temps, leurs contingents progressent près de Stalüpenen et Lyck dans la province de la Prusse orientale. Cette double avance est le résultat des succès remportés par le grand-duc Nicolas, en Pologne, et en Galicie, où sept armées austro-allemandes ont été mises en échec.
« Dans l’Arménie turque, les forces russes ont pris la position stratégique de Kœprikeuy, près des sources de l’Euphrate et à 30 kilomètres seulement d’Erzeroum.
« Les fusiliers-marins anglais ont débarqué à Fao, au débouché de Chott el-Arab, dans le golfe Persique; tandis que des contre-torpilleurs canonnaient la côte d’Asie-Mineure. L’offensive turque tarde vraiment à se dessiner.
« La Serbie et la Grèce négocient très activement avec la Bulgarie afin de reconstituer la ligue balkanique de 1912. Cette restauration pourrait être très dangereuse pour la Turquie.
« L’or et les vivres font de plus en plus défaut en Allemagne comme en Autriche, où joue la loi du maximum. A Berlin, il est interdit de donner, dans les restaurants, du pain à discrétion aux consommateurs ; à Strasbourg, il est défendu de payer autrement qu’en billets; en Autriche, le chômage est tel que le gouvernement redoute des troubles sérieux.
« L’Italie a fait savoir à la Porte qu’elle ne permettrait pas qu’il fût touché au canal de Suez par les troupes ottomanes, et qu’elle prendrait, le cas échéant, d’accord avec l’Angleterre, des mesures de sauvegarde. »
–1915 – 9 novembre : FIN LAMENTABLE DE L’AFFAIRE DES DARDANELLES – Aux Dardanelles, le cuirassé Masséna et l’ancien paquebot des Messageries Maritimes Saghalien sont sabordés devant la plage de Seddul-Bahr le 9 novembre. Ils forment la jetée sud tandis que la coque du charbonnier River Clyde, échoué volontairement comme transport d’assaut lors du débarquement du 24 avril et non renflouée, constitue la jetée est. Lors de l’évacuation des Dardanelles, nos marins, désireux de ne rien laisser d’utilisable à l’ennemi, torpillent le 9 janvier 1916 les trois coques avant de s’éloigner. Au mois de mars 1923, M. Jolt achète l’épave pour la dépecer (Gérard Garier, Le cuirassé Masséna).
–1918 – 9 novembre :
1. PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE EN ALLEMAGNE – A Kiel, les marins allemands se révoltent. Guillaume II abdique, la république est proclamée en Allemagne.
2. MORT DE GUILLAUME APOLLINAIRE – à Paris meurt Guillaume Apollinaire, celui qui écrivit tant et tant de textes appelés à faire exploser la littérature et à ouvrir la porte au surréalisme : (voir supra)
Comme l’an passé, hier soir, j’ai réécouté le merveilleux « Guillaume Apollinaire dit par Mouloudji », disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1969, ainsi que l’admirable interprétation de « Lou » chantée par Jean Ferrat (« si je mourais là-bas sur le front de l’armée… »).
–1922 – du 7 au 21 novembre : En France, la Chambre débat du vote des femmes. Le 21, le Sénat se prononcera contre les droits politiques des femmes.
–1923 – 8 et 9 novembre : TENTATIVE DE COUP D’ETAT D’HITLER A MUNICH – A Munich, Adolf Hitler, soutenu par l’ancien chef d’Etat-Major, le général Ludendorff, tente de renverser le gouvernement bavarois en s’inspirant de l’exemple de Mussolini en Italie. Le coup d’Etat échoue piteusement. Lüdendorff et Hitler sont arrêtés et on compte 14 morts. Dans son numéro du 10 novembre, l’Humanité titrera, sous la signature de Marcel Cachin : « L’échec des dictateur bavarois laisse les mains libres au dictateur Stresemann. » Les conjurés n’auront pas trop à souffrir : Ludendorff sera acquitté purement et simplement, Hitler sera condamné à cinq années de forteresse mais libéré après 10 mois de détention. Le tribunal avait justifié son indulgence par le fait que les insurgés « avaient agi pour le bien du pays » (sic !).
Adolf Hitler, “Mein Kampf“, 1934, “CONCLUSION. Le 9 novembre 1923, dans sa quatrième année d’existence, le Parti ouvrier allemand national-socialiste fut dissous et frappé d’interdit dans tout le pays. Aujourd’hui, en novembre 1926, nous le retrouvons jouissant d’une pleine liberté dans le Reich entier, plus puissant et plus solidement organisé que jamais.
Toutes les persécutions du parti et de ses chefs, toutes les imputations calomnieuses dont il fut l’objet n’ont rien pu contre lui. Grâce à la justesse de ses idées, à la pureté de ses intentions, à l’esprit de sacrifice de ses partisans, il est sorti plus fort que jamais de toutes les épreuves.
Si, au milieu de la corruption du parlementarisme actuel, ce parti se rend de mieux en mieux compte des raisons profondes du combat qu’il mène, s’il sent qu’il constitue la pure personnification de la valeur de la race et de l’individu, et s’organise en conséquence, il doit, avec une rigueur quasi mathématique, remporter un jour la victoire. De même, l’Allemagne doit nécessairement recouvrer la situation qui lui revient sur cette terre, si elle est gouvernée et organisée d’après les mêmes principes.
Un Etat qui, à une époque de contamination des races, veille jalousement à la conservation des meilleurs éléments de la sienne, doit devenir un jour le maître de la terre.
Que nos partisans ne l’oublient jamais, si, en un jour d’inquiétude, ils en viennent à mettre en regard les chances de succès et la grandeur des sacrifices que le parti exige d’eux »
–1928 – 9 novembre : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Les avenants relatifs à la construction du porte-avions Béarn par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne seront nombreux, tel le n° 21, du 9 novembre 1928, pour l’installation de bois sur le dessus des casemates et la modification des ventilateurs de chauffe (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1929 – 9 novembre : le « Béarn » appareille de Dakar pour La Luz (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1936 – 9 novembre : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – L’aviso-dragueur « Commandant Bory » est mis sur cale aux chantiers de France à Dunkerque (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1938 – 9 novembre : répression contre les juifs en Allemagne avec la « Nuit de cristal ». Quinze ans jour pour jour après le push manqué mené par Hitler, Joseph Goebbels ordonne une répression qui fera 100 morts et 35 000 arrestations parmi les juifs en Allemagne : c’est la Kristallnacht (« Nuit de cristal »), terme qui évoque ironiquement le verre brisé qui joncha les rues après ces pogroms.
–1940 – 9 novembre :
1. Dissolution des organisations syndicales, de la C.G.T. en particulier, et des organisations patronales par le régime de Vichy (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. Accident minier dans le Nord de la France – Paris-Soir du 9 novembre : « Accident minier dans le Nord de la France. Bruxelles, 8 novembre – Dans la région minière de Dourges, près de Lille, un grand accident de mine s’est produit. Lors d’un coup de grisou, 45 mineurs ont été grièvement gazés tandis que deux autres sont morts. »
3. PENURIE ET CARTE D’ALIMENTATION – Le même Paris-Soir du 9 novembre publie : « On peut, dès aujourd’hui, se procurer du savon de Marseille contre remise du coupon n°9 de la carte d’alimentation d’octobre. La quantité délivrée à chaque consommateur sera, ainsi qu’il a été déjà indiqué, de 100 grammes, et le prix du savon a été fixé à 8,50 francs le kilo pour Paris et 8 francs pour la banlieue. »
4. NOUVELLES DES FNFL -Le « Cap des Palmes », cargo fruitier de 3 081 tjb de la compagnie marseillaise Fraissinet mis en service en 1935, réquisitionné comme croiseur auxiliaire en 1939 par la Marine nationale sous le matriculeX3 puis démobilisé, est saisi par les F.N.F.L. le 9 novembre 1940 à Libreville, puis utilisé par les Britanniques (Cunard line) et enfin réarmé par les F.N.F.L. Il sera transformé effectivement en croiseur auxiliaire à San-Francisco en novembre 1942 sous le matricule X3 Restitué en 1945 à la Compagnie Fraissinet, il terminera sa carrière au sein de la Société Marocaine de Navigation Fruitière, sous le nom de Banora et fera naufrage près du cap Villano (Espagne) le 19 novembre 1965 alors qu’il transporte des citrons de Casablanca à Hambourg (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1941 – 9 novembre : PLEBISCITE EN ROUMANIE – Le maréchal Antonesco, dictateur roumain, organise un plébiscite sur sa politique : 3 640 000 oui contre 70 non !
–1942 – 9 novembre : le débarquement allié en Afrique du Nord et ses conséquences immédiates :
1. A la Une du Petit Journal et en en-tête, on peut lire en gros titres – « Les Américains et les Anglais attaquent notre Afrique du Nord. Le Maréchal stigmatise l’agression et donne l’ordre de la résistance. Conformément à ses instructions, les soldats et les marins se battent courageusement. Des éléments de dissidence ont été réduits à l’impuissance en quelques heures. »
2. Au même moment Hitler et Laval s’entretiennent à Berchtesgaden (Vuillez A., 1963).Lorsque le Reich réclame le droit pour la Luftwaffe d’utiliser es aérodromes nord-africains, Laval déclare : « Il est impossible après l’agression américaine d’empêcher l’aviation allemande de venir en Afrique du Nord. » Au soir du 9 novembre, 100 bombardiers de la Luftwaffe auront atterri en Tunisie (Max Gallo, « 1942 »).
3. La marche vers le sabordage de la flotte à Toulon – Tout commença le 8 novembre 1942 lorsque les alliés débarquèrent en Afrique du Nord. Le lendemain, à Toulon, où se trouvait la grande majorité des navires de guerre français (Forces de Haute Mer aux ordres de l’amiral De Laborde et navires en gardiennage d’armistice aux ordres de l’amiral Marquis, préfet maritime), les amiraux décidaient de faire assurer la défense des plages contre un éventuel débarquement allié. C’est ainsi que l’amiral De Laborde fait assurer la défense des plages par les compagnies de débarquement des unités des Forces de Haute Mer tandis que l’amiral Marquis, préfet maritime, déménage la Préfecture maritime et l’installe au Fort Lamalgue (Vuillez A., 1963).
La Commission Italienne d’Armistice a autorisé le réarmement à Toulon des sous-marins qui ne sont pas en grand carénage ou en démontage, dans le but de défendre les côtes françaises contre une invasion alliée. Ceci concerne les « CASABIANCA » – « IRIS » – « NAIADE » – « REDOUTABLE » – « VENUS » – « DIAMANT » – « GLORIEUX » – « THETIS ». Cette autorisation permet de récupérer le panneau du kiosque, les périscopes, les soupapes de lancement de ces bâtiments.
4. A Oran, le patrouilleur auxiliaire P138 « La Toulonnaise » ex-Hampshire britannique est sabordé le 9 novembre 1942 ; renfloué et modernisé, il reprendra la lutte au côté des Alliés ; après le conflit, il servira à l’Ecole de canonnage puis sera condamné le 5 janvier 1960 (Q163) et mis en vente le 26 août par les Domaines (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
5. ORDRE DE CESSER LE FEU DONNE PAR ALGER – A Alger, le 9 novembre, pendant l’attaque du port par les Britanniques avec les destroyers HMS « Malcolm » et HMS « Broke », l’aviso « La Boudeuse » en grand carénage au quai d’Abidjan reçoit à 15 h 30 l’ordre de s’amarrer au poste des sous-marins (jetée Nord) pour défendre l’Amirauté (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.). A 16 h 20, le général Juin commandant en chef de l’Afrique du Nord, d’accord avec l’amiral Darlan, donne l’ordre de cesser le feu.
6. Au total, la marine française a perdu 457 marins disparus ou tués ainsi que le croiseur Primauguet ; le contre-torpilleur Milan ; les torpilleurs Frondeur, Fougueux, Brestois et Boulonnais ; le patrouilleur Estafette ; les sous-marins Le Conquérant, Le Tonnant, Sidi-Ferruch, La Sibylle, Méduse, Amphitrite, La Psyché, l’Oréade . Sont avariés : le bâtiment de ligne Jean Bart, les contre-torpilleurs Le Malin et Albatros, les torpilleurs L’Alcyon, Tempête, Simoun ; les avisos La Gracieuse, Commandant Delage, La Grandière ; le dragueur André Desgranges. A cette liste, s’ajoutent 30 navires de commerce coulés.
On compte également 39 marins de commerce tués ou disparus, 490 militaire tués, 13 aviateurs tués.
L’aviation, au Maroc, a perdu au total 80 appareils tandis que les Américains perdaient 44 avions.
–1943 – 9 novembre : Le général Giraud démissionne du Comité française de libération nationale.
–1944 – 9 novembre : Délégation municipale de Sanary, première séance, le 9 novembre 1944 à 16 h 30 :
« Délégation Municipale, séance du 9 novembre 1944. Sur convocation en date du 4 novembre, la délégation municipale de Sanary s/mer s’est réunie à la Mairie le neuf novembre mil neuf cent quarante-quatre à 16 heures trente sous la présidence de Monsieur Jean Cavet, Président. Etaient présents MM. Augier Pierre, Preyre Fernand, Mistre Emile, Perret Etienne, Granet Frédéric, Barale Henri, Flotte Marcel, Belgodère André, Etienne Alexandre, Tassy Paul, Bérenger Louis. Absents excusés : MM. Majastre Léon, Emeric Emileet Brondi Paul. M. Flotte Marcel a été désigné pour remplir les fonctions de secrétaire de l’assemblée. M. Le Président donne lecture de l’arrêté de M. le préfet du Var du 28 octobre 1944 instituant la délégation municipale (cf. supra) et déclare ladite délégation municipale installée dans ses fonctions. Il félicite les membres de leur nomination et les invite à travailler dès maintenant pour le bien public.
(Puis, la Délégation désigne les délégués aux commissions de révision de la liste électorale, de jugement, du bureau de bienfaisance. Elle procède à la désignation des diverses commissions municipales).» (Archives de Sanary)
–1945 – 9 novembre -14 janvier 1946 – Tenue à Paris de la conférence internationale sur les REPARATIONS DE GUERRE, à laquelle participent tous les États ayant été en guerre contre l’Allemagne. Présidée par Jacques Rueff, elle se termine, le 14 janvier 1946, avec la signature d’un acte final prévoyant la création d’une agence interalliée chargée de la répartition des réparations.
–1951 – 9 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Après un nouveau séjour du 6 au 9 novembre à Saigon l’aviso Commandant Duboc effectue des patrouilles de surveillance dans le golfe du Siam et retour à Saigon jusqu’au 27 décembre (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1956 – 9 novembre : AFFAIRE DE SUEZ – Réarmé début août comme transport de troupes, le paquebot « Pasteur », le 9 novembre 1956 à Alger, embarque à son bord 4 000 hommes de la 7e division mécanique rapide du général Huet destinés à renforcer les troupes à pied d’œuvre en Egypte. Après de multiples péripéties, il retourne finalement débarquer sa cargaison à Alger, puis repart à vide à Port-Saïd et évacue 1 200 civils et 800 parachutistes du général Massu. Il sera à nouveau désarmé le 25 janvier 1957 et séjournera à Landévennec.
–1965 – 9 novembre : New-York est plongé dans le noir pendant quatorze heures. Une panne d’ordinateur a provoqué cette coupure de courant sans précédent. Un regain de naissance est observé 9 mois après.
–1970 – 9 novembre : Mort de Charles de Gaulle, ancien président de la République. Il écrivit un ouvrage très en avance sur son temps « La France et son armée », collection « Présences », Plon, Paris, qui servit à des hommes comme le général Guderian, créateur de l’arme blindée allemande, à mettre au point la guerre éclair, celle qui allait, durant les années suivantes, permettre à l’Allemagne nazie de dominer l’Europe et, surtout, d’écraser la France dont les grands stratèges refusaient de croire aux écrits d’un simple capitaine.
Avec « Au service de la France », édition SD (vers 1944), et à ses « Mémoires de guerre », le militaire se révèle un grand politique qui parviendra à éliminer les obstacles mis sur son parcours, à grouper autour de sa personne toutes les forces de la résistance à l’ennemi et, en définitive, à imposer la France comme l’une des nations vainqueur du Nazisme et du Fascisme.
En 1958, il fondera la Ve République, celle sous laquelle nous vivons encore.
Il est à l’origine de l’indépendance de l’Algérie et, plus généralement, de la décolonisation de l’Empire français.
Rappelons que l’unique porte-avions – nucléaire en plus – de la Marine nationale porte son nom.
En bibliothèque :
1. Ouvrages de Charges de Gaulle : (voir supra)
2. Ouvrages sur ou autour de Charles de Gaulle :
– Wailly Henri de – Weygand, de Gaulle et quelques autres. La Somme 16-28 mai 1940. Paris, Charles -Lavauzelle, 1983, 380 p, n° d’enregistrement : H 2920
– Duval-Stalla Alexandre – André Malraux, Charles de Gaulle, une histoire, deux légendes, biographie croisée, préface de Daniel Rondeau. Gallimard, NRF, « L’Infini », 2008, 410 p, n° d’enregistrement : H 13754
Historia, 1986, n° 480, décembre. « De Gaulle – Muselier », n° d’enregistrement : H 17802
– Laurent Jacques – Année 40, Londres, De Gaulle, Vichy, La Table Ronde, 1965, 414 p, n° d’enregistrement : H 6446
– Michal B., Clos M., Friang B., Honorin M. – Les grandes énigmes de la Résistance, dossier n°3 Le conflit de Gaulle-Giraud, Le livre blanc du marché noir, Le putsch manqué contre Hitler. Ed. Les Amis de l’Histoire, 1968, 255 p, n° d’enregistrement : H 1794
– Moll Geneviève – Yvonne de Gaulle, Sélection du Reader’s digest, « Mémoire de l’Histoire, 2001, 207 p, n° d’enregistrement : H 18210
– Ordioni Pierre – Le secret de Darlan 1940-1942 – Le vrai rival de De Gaulle. Paris, Editions Albatros, 1974, 300 p, n° d’enregistrement : H 12036
– Revue historique des Armées – Charles De Gaulle militaire, n° 2, 1990, 144 p, n° d’enregistrement : H 11755
– Salan Raoul – Mémoires – 4 Fin d’un Empire, « L »Algérie, de Gaulle et moi » 7 juin 1958 – 10 juin 1960. Presses de la Cité, 1974, 382 p, n° d’enregistrement : H 11061
– Tournoux J.-R. – Pétain et De Gaulle, Plon, 1964, nouveau tirage 1965, 556 p. , n° d’enregistrement : H 13221
– Tournoux J.-R. – La tragédie du général, Paris, Plon, 1967, 698 p, n° d’enregistrement : H 18193
–1973 – 10 novembre : ECOLES DE LA SEYNE – Le nom d’Emile Malsert fut attribué à l’important groupe scolaire substitué à l’ancienne école François Durand et au square qui lui fait place.
–1981 – 9 novembre : Loi autorisant les radios libres.
–1983 – 9 novembre – Décès de Louis Baudoin survenu le 9 Novembre 1983 à La Seyne. Le docteur IMBERT, Président, fait part avec regrets du décès récent de notre fidèle sociétaire : M. Baudoin Louis (1892-1983), historien de La Seyne, membre de la Société des Sciences Naturelles depuis 1946, membre bienfaiteur, et aussi membre honoraire de l’Académie du Var (Extrait des Annales N° 35, fascicule 4 – 1983).
–1989 – 9 novembre : Chute du mur de Berlin. Des milliers d’est-Allemands franchissent le mur qui coupait la ville en deux. Cet évènement conduira à l´unification de l´Allemagne, le 3 octobre 1990.
–1991 – 9 novembre : Mort d’Yves Montand, nom de scène d’Ivo Livi, né en Italie le 13 octobre 1921 à Monsummano Terme et mort à Senlis (France), naturalisé en 1929. Issu d’une famille ayant fui l’Italie fasciste, le jeune Ivo Livi grandit à Marseille où son père créa une petite fabrique de balais dans le quartier des Crottes. Les deux aînés quittèrent rapidement l’école pour gagner leur vie : Lydia devint coiffeuse, et son frère Julien serveur de café, et fervent communiste. L’enfance d’Ivo fut difficile matériellement ainsi que moralement. Il était en effet considéré comme un « immigré rital ». C’est à cette époque qu’il se passionna pour le cinéma, admirant Fred Astaire et ses numéros de claquettes. D’abord dans les cabarets marseillais, puis dans des salles et en tournée, il se fit un nom dans la chanson et finit par monter à Paris après la guerre. Grâce au soutien d’Edith Piaf, il devint une vedette du music-hall français. Le 22 décembre 1951, Simone Signoret et Yves Montand se mariaient à la mairie de Saint-Paul-de-Vence et devinrent l’un des couples français les plus en vogue du monde du spectacle. Dans les années 1980, Yves Montand milite pour les Droits de l’Homme et s’engage en faveur de Solidarnosc et Lech Walesa, en décembre 1981. Le 30 septembre 1985, alors qu’il tournait dans les films « Jean de Florette » et « Manon des Sources » de Claude Berri, Simone Signoret mourait d’un cancer du pancréas à l’âge de soixante-quatre ans. La dernière compagne d’Yves Montand fut Carole Amiel, son assistante sur la tournée de 1982, avec qui il entretenait déjà une liaison au moment où disparaissait Signoret. Avec elle, il eut son seul enfant, Valentin, né le 31 décembre 1988. Le 9 novembre 1991 à 13 heures 50, Yves Montand mourait à Senlis d’un infarctus du myocarde à l’âge de 70 ans, le lendemain du dernier jour de tournage du film « IP5 » de Beineix. Hormis les films qui m’ont enthousiasmé (« L’aveu », « Le cercle rouge », « La folie des grandeurs », « César et Rosalie », « Etat de siège », « Z », « Vincent, François, Paul et les autres », « Police Python 357 », « La Menace », « Clair de femme », « Garçon ! »), de tout ce que j’ai aimé de cet homme aux facettes multiples – chanteur, comédien, politique, bon vivant – je me souviendrai toujours de refrains qui ont bercé mon enfance et ma jeunesse comme « Le galérien », « Le roi Renaud », « La bicyclette », « Yves Montand chante Prévert », « Dans les plaines du Far-West », « Luna park » et, surtout« Les feuilles mortes » que nous avons chantées en duo Christian Goudineau et moi lors de nos soirées du chantier de fouille de Taradeau. Salut l’artiste !
–1992 – 9 novembre : Une explosion à la raffinerie TOTAL de La Mède, sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues, dans le sud de la France, fait 9 victimes et une soixantaine de blessés.
–1995 – 9 novembre : International – Le 9 novembre 1995, la Commission et le Conseil de l’Europe ont signé un accord relatif à un programme commun en faveur de la réforme du droit et de l’instauration d’une démocratie locale en Ukraine (Isabelle Ribot, Mémoire, Sciences-Po).
–2003 – 9 novembre : ARABIE SAOUDITE – ATTENTAT D’AL QAIDA A RIYAD – Dix-sept personnes sont tuées dans un attentat-suicide à la voiture piégée perpétré dans un quartier de la banlieue de Riyad, proche de résidences diplomatiques et de palais de la famille royale. L’opération, aussitôt attribuée au réseau Al-Qaida, est similaire à celle qui avait fait trente-cinq morts dans la capitale saoudienne au mois de mai.
–2005 – 9 novembre : ETAT D’urgence en France – Suite aux émeutes dans les banlieues françaises, le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy décrète l’état d’urgence, décidé la veille par le gouvernement de Dominique de Villepi.
–2020 – 9 novembre : A la UNE de Var-Matin :
1. LE BLUES DES SANTONNIERS – Les santonniers sont les premières victimes de l’annulation des marchés de Noël. Les artisans appellent à l’aide.
2. Que faire des déchets radioactifs de Cadarache ?
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
Naguib MAFHOUZ – « Impasse des deux palais » », traduit de l’arabe par Philippe Vigreux, éditions J.-C. Lattès, 1985, rééd. Livre de Poche n°34134, 2020, 666 p. Offert à l’occasion de mon anniversaire par Sylvie au Caire. Note : Naguib Mafhouz (décédé en 2006) est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1988.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 115e livraison :
Lorsque l’antiquité parvient jusqu’à nous… La chapelle Sainte Trinide.
S’il est un monument sanaryen qui doit être préservé de dégradation et détérioration en tout genre, c’est bien de la chapelle Sainte Trinide qu’il s’agit. Cet édifice religieux isolé dans la campagne séduit le visiteur par son charme romantique et son aspect « hors du temps ». Nous en donnerons plus loin une description. Mais dès à présent, considérons la comme gardienne d’une des rares structures hors sol antiques parvenues jusqu’à nous.
En effet, considérée comme une chapelle rurale du XVIe siècle, elle l’est moins comme renfermant en son sein les vestiges d’un possible fanum, un petit temple, ou d’un mausolée romain…
En effet, ses soubassements sud-est, sud et sud-ouest sont réalisés sur près d’un mètre de hauteur, en petit appareil, un mode de construction classique des Ier et IIe siècles de notre ère (fig. 15). La chapelle est donc construite directement sur des structures antiques encore visibles. Les soubassements en petit appareil désigneraient les murs est, sud et ouest de la cella, espace sacré d’un édifice cultuel romain.
Une autre indication de l’ancienneté de ses structures inférieures est le fait que la chapelle est située à un croisement de limites de centuries si l’on suit la restitution de Gérard Chouquer et François Favory (1992, p. 148), dont nous venons de présenter les caractéristiques principales sur le terroir sanaryen ; on sait que le croisement de cardo et decumanus, les axes de cadastration, indique bien souvent un lieu important, édifice, intersection, obstacle naturel, …, et, dans ce cas, pourquoi pas un édifice cultuel.
Enfin, et c’est un troisième indice qui va dans le sens de la présence d’un temple ou d’un mausolée en ce lieu, la chapelle Sainte Trinide, édifice chrétien aurait été édifiée sur un ancien lieu de culte païen, pour conserver à ce lieu son caractère sacré, mais aussi pour montrer également la victoire du Christianisme sur les cultes antérieurs.
La chapelle ne date que de l’époque moderne, peut-être du XVIe siècle, mais l’absence de fouille ne nous permet pas de dire si elle a été construite sur un édifice chrétien plus ancien, lui-même reposant sur les constructions antiques, ou bien si les Sanaryens du XVIe siècle, qui en fait, étaient des ollioulais, ont constaté à cet endroit la présence d’un espace funéraire et sacré très ancien et ont décidé d’y élever la chapelle que nous connaissons aujourd’hui (fig. 64 et 65).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 315e livraison :
–1210 – 9 mars — Marseille. Prorogation de délai pour le payement de la dot de 28.000 sous, constituer par Anselme [Ferl à sa fille Adalasie, femme de Burgondion, celui-ci fils de Raimond Geofroi, vicomte de Marseille (acte des vicomtes de Marseille n° 345, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Ind. : Registre Grossi, fol. 48 : Collections de M. de Manteyer).
–1210 – 27 août : Pise Traité de paix et d’alliance entre les villes de Pise et de Marseille, cette dernière représentée par les délégués des vicomtes Roncelin et Hugues de Baux, ceux de l’évêque, du chapitre et du viguier (acte des vicomtes de Marseille n° 348, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, AA 11. a. Méry et Guindon, Histoire des actes et délibérations … de la municipalité de Marseille, t. T, p. 218. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 151. — Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 12374»
–1210 – août : Arles. Affranchissement de péages pour le monastère de la Val Bénite de Bussières (Loire), par Hugues de Baux et sa femme Barrale [de Marseille] (acte des vicomtes de Marseille n° 347, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Ind. : Guy Allard, Histoire ecclésiastique du Dauphiné, t. I : Bibl. de Grenoble, ms. U 479, fol. 225 (ancien, p. 47). — Dr Barthélemy, Inventaire, n° 150).
–1210 – 22 novembre : Marseille Vente, après autorisation donnée par Roncelin et Hugues de Baux, par Bernard Lésignan et Aicard Constantin, tuteurs des enfants de feu Bernard Espagnol, d’une maison appartenant auxdits enfants. acte des vicomtes de Marseille n° 339, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, II, Collection de chartes originales.
. . . Item sciendum quod antequam predicta venditio fieret tribus diebus, predicti tutores accesserunt ad dominum Roncelinum et dominum Ugonem de Baucio, sedentes pro tribunali, Pelro de Orleo ipsis pro judice assistante, et jura- [ …] super [ …]quatuor Dei evangelia quod pro debitis Bernardi Ispagnoli, quondam patris ipsorum infantum, solvendis, volebant vendere jamdictam domum et quod pipilli non habebant aliquid mobile vel immobile une predicta debita possent solvi. Unde ipsi auctoritatem suam interposuerunt et predictam venditionem laudaverunt et concesserunt…
LA SEYNE-SUR-MER. 36e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 –
Le Lazaret de Saint-Mandrier
En 1658, le lazaret fut mis en service. A partir de cette date, l’établissement fonctionna au rythme des arrivées de navires qu’ils fussent de commerce ou de guerre. Mais le premier lazaret de Lagoubran n’était pas pour autant oublié, car dans l’attente de la finition de l’hôpital de Saint-Mandrier, par ordonnance du 26 septembre 1669, le premier président au Parlement prescrivait de «faire tenir à La Goubran un lieu d’infirmerie dépendant de Toulon; le lazaret de Saint-Mandrier, destiné aux quarantaines, doit être réservé pour recevoir les troupes de Sa Majesté qui doivent revenir de Candie et qu’on attend tous les jours.» (Archives du port de Toulon). Du 10 au 30 octobre on notera au lazaret «dix décès d’officiers et soldats appartenant au régiment de Vendôme.» (Louis Baudoin, 1965, op. cit. p. 290). Comme il fallait s’y attendre, le lazaret de Cépet fut confronté au pire des dangers, celui de la peste. En 1713, à la suite d’un avis de peste à Vienne et en Autriche, le contrôle de la navigation fut renforcé par ordre du comte de Grignan, gouverneur de Provence. Tous les bâtiments venant de l’Orient seraient mis en quarantaine. Leurs marchandises seraient entreposées au lazaret durant dix-huit jours, les passagers feraient six jours dans le même lieu. Pour les bâtiments venant de Port-Mahon ou de la côte d’Espagne, ou les Anglais qui viendraient d’Angleterre, ou de Hollande, la quarantaine serait de six jours par précaution. Quant aux bâtiments venant d’Amérique par l’Espagne on ne devait leur donner aucun accès au port (Barthélemy Rotger, 1984, op. cit.). Du 24 juin 1720 jusqu’à la fin de la grande peste en 1722, les intendants de Santé imposèrent à tous les navires un régime spécial de quarantaine auquel devaient se soumettre tous les commandants des navires de guerre ou de commerce se présentant à Toulon et les ports voisins, parmi lesquels Sanary, Bandol, La Seyne (Georges Blond – Toulon, rien n’a pu les abattre, Presses de la Cité, 1967). La police maritime devait ordonner aux barques d’entrer seulement en rade puis de mettre le cap sur la baie du lazaret où un vaste hangar était provisoirement établi pour recevoir les pestiférés et les gardes de la Marine. Malgré ces précautions, on ne put empêcher le fléau de se déclarer à l’hôpital de Saint-Mandrier où un grand nombre de pestiférés étaient soignés. Des mesures sanitaires furent prises par les autorités civiles et militaires, entre autres la création de plusieurs hôpitaux provisoires pour recevoir les pestiférés civils, des deux sexes, militaires et marins, indépendamment de celui de Saint-Mandrier. Le maire demanda à l’Intendant de la Marine, d’y détacher, pendant la durée de l’épidémie, un aumônier de la Marine, dépendant du séminaire des Jésuites, sis rue Royale à Toulon. Cet aumônier serait adjoint au prieur de Saint-Mandrier, en raison du grand nombre de pestiférés soignés dans l’hôpital et accueillis au lazaret (Gisèle Argensse, 1989, op. cit. p. 34 ; Maurice Agulhon, Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980.). Hélas, dès le 31 juillet 1721, le lazaret était infecté à son tour. De 1720 à 1722, sur 5 à 600 malades hospitalisés à Saint-Mandrier tant à l’hôpital qu’au lazaret, M. d’Antrechaud, premier consul de la Toulon, dénombra 371 décès. Ces morts furent inhumés dans les cimetières de ces établissements (Gisèle Argensse, 1989, op. cit. p. 34). Toulon ne fut « déconsigné» que le 9 février 1722 (Roger Vallentin du Cheylard, 2000) après avoir perdu la moitié de sa population (13.283 décès) et La Seyne 33% (2.000 décès). Si le Marquis de Bonnac, ambassadeur de France en Turquie en 1721, le fils du bey de Tunis et sa suite en 1740, deux envoyés du bey de Tunis en 1743, un envoyé du pacha de Tripoli en 1759, l’ambassadeur du bey de Tunis en 1770, un autre envoyé du pacha de Tripoli et l’ambassadeur du Maroc en 1775 survécurent à une quarantaine relativement dorée au lazaret (Gisèle Argensse, 1989, op. cit. p. 37), en revanche de nombreux équipages y furent séquestrés (Louis Baudoin, 1965, op. cit. p. 292.) et cela dans les pires conditions sanitaires que pouvait offrir cette structure « dénuée de bâtiments propres à rétablir la santé des équipages des vaisseaux du Roi et autres bâtiments, comme sont un hôpital ou des infirmeries pour y retirer les convalescents ». Le lazaret était – et resta ! – en réalité plus un mouroir qu’un établissement de soins (http://abpo.revues.org/461). Du 3 au 5 juillet 1777, le lazaret reçu la visite à titre privé du comte de Provence, frère de Louis XVI, et del’empereur d’AutricheJoseph II qui voyageait sous le nom de comte de Falkenstein. Peut-être est-ce grâce à cette visite qu’en 1778, devant l’insuffisance des locaux, les intendants de Santé, qui avaient réussi jusque-là à entretenir le lazaret avec leurs seules ressources, obtinrent du ministre des crédits pour réaliser en première urgence les extensions souhaitées des pavillons et des hangars (Gisèle Argensse, 1989, op. cit. p. 37. En 1723, les murs de clôture du Lazaret qui se lézardaient furent réparés, ainsi que les infirmeries des quarantenaires, sur intervention de l’intendant de la Marine).
une blague POUR LA ROUTE : Pour terminer sur une touche d’humour involontaire, voici une bulle commise par un journal alsacien, elle est datée du 30 janvier 1957 et concerne un événement survenu le 30 novembre 1796 : « Notre village se propose d’ouvrir une souscription publique pour élever une statue à son fils glorieux touché à mort par une belle ennemie le 30 novembre 1796 à l’âge de 26 ans » (L’Alsace, 30.1.57)
Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 8 heures, allez en paix ! Je vous souhaite un bon jeudi.
Amical salut à mes compagnons du décan, mes chers Scorpionets.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber que nous venons de quitter.
A demain pour fêter les Léon !
Laisser un commentaire