EPHEMERIDES DU VENDREDI 13 OCTOBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4002)

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Bonjour à tous

ILLUSTRATION : le 13 octobre 1914 ; LE CASINO DE TAMARIS DEVIENT UN HOPITAL TEMPORAIRE.

LES FETES

Aujourd’hui 13 octobre, 22e jour du mois de vendémiaire, le choix des révolutionnaires s’est porté sur la PECHE (le fruit, pas l’occupation favorite des abstentionnistes !).

C’est également la fête des 4070 personnes qui ont GERAUD comme patronyme et aux 1970 qui l’ont comme prénom. Saint patron de l’Auvergne, saint GERAUD est né à Aurillac dont il a fondé l’abbaye, et mort en 909 dans le Rouergue ou le Quercy. Il était le modèle du seigneur chrétien mettant sa force au service de la justice et des humbles. On sait par exemple qu’entre 961 et 972, les Sarrasins du Fraxinet portaient une grande estime à GERAUD D’AURILLAC ce grand d’Auvergne.

Le 13 octobre était aussi le jour du bienheureux GERARD TENQUE « ce fondateur roturier d’un ordre de noblesse » comme l’écrivit un abbé. Il naquit à Martigues. Au XIIe siècle, Manosque reçut une partie de ses reliques et, au XVIe siècle, le corps du saint. A Manosque on invoquait GERARD TENQUE surtout en temps de sécheresse (Marcel Provence, 1942).

DICTON :  L’été de saint Géraud ne dure que trois jours.

PENSEE : « Il y a trente ans, un jeune délinquant c’était un gamin qui n’avait pas rendu son livre de bibliothèque » (Harry Hershfield).

EPHEMERIDES :

1212 _ 13 octobre : PARTAGE DE LA SEIGNEURIE DU THOLONÉE (Saint-Marcel, Roquefort, Julhans, Mazaugues, Aubagne, Le Castellet, La Cadière, Ceyreste, Gardanne, Roquevaire, Gèmenos) – Acte 930 du cartulaire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille et 954 des vicomtes portant partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de cette ville entre Roncelin et ses nièces Mabile, femme de Giraud Adémar, et Barrale, femme de Hugues des Baux ((de Gérin-Ricard, acte 354: Tholonée de Marseille. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 110; – C. Bibl. de Capentras, ms. 709, n° 12; – a. Guérard, n°930; IND. Dr Barthélemy, Inventaire… n° 156, du 17 mai 1212)).

Sur les trois lots établis, le sort attribua :

1° à Roncelin, les châteaux de Saint-Marcel, Roquefort, Julhans, Mazaugues, le tiers d’Aubagne ;

2° à Barrale, les châteaux du Castellet, de la Cadière, de Ceyreste et de Seillons, le tiers d’Aubagne ;

3° à Mabile, les châteaux de Gardanne, Roquevaire et Gémenos, le tiers d’Aubagne. Parmi les témoins, Raynaud de Trets.

1307 – 13 octobre : LES TEMPLIERS SONT ARRETES SUR ORDRE DU ROI PHILIPPE LE BEL. L’ordre du Temple est notamment accusé d’hérésie et de simonie, mais ce procès s’inscrit en vérité dans un contexte de tension entre l’Église et le roi de France, auquel s’ajoute la convoitise de ce dernier quant aux richesses supposées de l’ordre religieux et militaire. Sur le bûcher, Jacques de Molay, le dernier maître du Temple, aurait maudit Philippe le Bel et sa descendance, causant ainsi la fin de la lignée directe des Capétiens. En 1872, dans la Revue des Deux Mondes, Ernest Renan publiait « Les apologies de Nogaret et le procès des Templiers ». L’auteur y raconte l’implication de Guillaume de Nogaret, le conseiller du roi, dans ce procès. « C’est Nogaret qui, le 13 octobre 1307, arrête les templiers de la maison centrale de Paris, avec leur grand-maître Jacques Molai. C’est lui enfin qui le lendemain, dans l’assemblée des maîtres de l’Université et des chanoines de la cathédrale, qui eut lieu au chapitre de Notre-Dame, fit le rapport de l’affaire, assisté du prévôt de Paris, et releva les cinq cas les plus énormes dont on voulait faire la base du procès, le reniement du Christ, l’obligation de cracher sur le crucifix et de le fouler aux pieds, l’adoration d’une tête, les baisers obscènes, la mutilation des paroles de la consécration, la sodomie. »

1316 – 13 octobre : Marseille –  Plana den Argilier (acte notarié). Les Argiliers – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe, vers Saint-Mitre. Première mention : Turris Rissendis de Argileriis , 7 juin 1286 (acte notarié).

1332 – 13 octobre : Marseille – Moulin de L’hôpital – Moulin sous la di­recte de l’hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem pour les trois quarts, et sous celle de l’hôpital du Saint-Esprit, pour un quart ; cette dernière part n’obvint à cet hôpital que par suite de la cession qui lui en fut faite, le, par Jean Guillaume. Quant à la part de l’hôpital de Saint- Jean, elle était tenue sous la rente annuelle de cent sols par les Vivaud. Moulin de L’hôpital, moulin à eau, dans le cours de l’Huveaune entre Saint-Loup et la Moutte, commune de Mar­seille. Première mention : le 6 juin 1286 : Molendinum Galberti, (acte notarié).

1348 – 13 octobre : Marseille – Beata Maria de lbelnia (archives des Prêcheurs). Notre-Dame-de-l’Huveaune, abbaye de l’ordre des Pré­montrés, auprès de l’embouchure de l’Huveaune, commune de Marseille, aujourd’hui (dite détruite en 1872). L’acte de fondation de cette abbaye se trouve, sous la date d’avril 1204, aux archives de la Major.

1352 – 13 octobre : Marseille – Lo Molin de L’Espital, (ibid.). cf. supra : 1332 – 13 octobre : Marseille – Moulin de L’hôpital

1392 – 13 octobre : SOCIETE – Le 13 octobre, Jean Gonsalve de Morance se voyait conférer la charge de chambellan, conseiller et familier de la maison du roi avec les libertés, prérogatives et faveurs attachées à l’office (Paul Maurel, Histoire de Solliès).


1393 – 13 octo­bre : LIEUX-DITS D’AURIOL (charte aux archives de Saint-Victor)

1. Ad Bassanovum. Bassans – quartier rural, commune d’Auriol. Première mention : A Bassans, 16 septem­bre 1287 (charte aux archives municipales).

2. Balma anti­quorum. Première mention des Baumes – lieu-dit, commune d’Auriol.

3. Piniola. Pinchinier, colline – commune d’Auriol. Première mention :  Pencheniers, 16 mars 1287 (charte aux archives municipales).

1431 _ 13 octobre : PRUD’HOMIE DES PECHEURS DE MARSEILLE – La prud’homie des pêcheurs de Marseille est créée par une charte du 13 octobre 1431.

1486 _ 13 octobre : LIEUX-DITS DE ROQUEFORT, CARNOUX, CASSIS (cités dans un acte aux archives de l’Évêché de Marseille).

1. Petaihada, 13 octobre 1486. Ratataigne, hameau, commune de Roquefort (1872). Première mention : Peyra Talhada, 31 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

2. Barra del fort de la Ganta – lieu-dit, commune de Roque­fort, près Juillans.

3. Balma-Negra. Première mention de la Baume-Nègre – lieu-dit, au pas de la Colle, commune de Cas­sis.

4. La Burgièta – unique mention du lieu-dit, commune de Roquefort.

5. En Carnos (registre aux archives de l’Evêché). Carnoux – église, hameau de la commune de Roquefort en 1872. Appartenait autre­fois au territoire d’Aubagne. Première mention le 18 juin 1135 : Ecclesia sancti Pauli de Carnos (cartulaire de Saint-Victor, n°844).

6. Colle de la Mergurine – lieu-dit,  commune de Roquefort.

7. La Colla. Le Collet –  lieu-dit,  commune de Roquefort. Première mention : Lo Collet, 31 décembre 1439  (registre aux archives de l’Evêché).

8. La Condamine – lieu-dit,  commune de Roquefort.

9. Cres Despeluca. Le  Crès – lieu-dit,  commune de Cassis. Première mention : Lo Cres, 29 dé­cembre 1439  (ibid.).

10. Lo Cres. Le Crès – lieu-dit,  commune de Roquefort (1872).

11. Cros de Miquel – lieu-dit,  commune de Roquefort, 13 octo­bre 1486 (ibid.).

12. Filbes sive las Pinedas. Filbes – lieu-dit,  commune de Roquefort. Première mention : Silbes, 31 dé­cembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

13. Galdissant. Gaudissart – lieu-dit, commune de Roquefort (1872).

14. Las Cors Vielhal. Lascours lieu-dit, commune de Roquefort. Première mention : Las Cors Vielhas, 31 décembre 1439  (registre aux archives de l’Evêché).

15. Lavador, Lavandor, Lavadour. Lavadour lieu-dit, commune de Roquefort, quartier de Saint- Jean. Première mention : Lo Lavander, 31 décembre 1439  (registre aux archives de l’Evêché).

15. Camp del Lobet. Le Loubet – ruisseau qui coule dans la plaine de Roquefort. Il prend naissance au Pas-Doulier, près de la Bedoule et se jette dans le vallat des Brayes, dont l’embouchure est à Cassis.

16. Lamorier. Le Mûrier – lieu-dit, commune  de Roquefort, près Prats.

17. Collet de Novella. Novelles – lieu-dit, commune  de Roquefort, près Saint- Jean. Première mention : Hubac de Novellas,31 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

18. Pas de la Cabra. Pas de la Colle – lieu-dit, commune de Cassis, partie de chemin situé entre le Revestau et la Baume-Nègre.

19. La Pineda. La Pinède – lieu-dit, commune de Roquefort. Première mention : Las Pinedas, 31 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

20. Al Pla­niol. Le Plagnol – lieu-dit, commune de Roquefort. Première mention : Lo Planol, 31 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

21. Plana de Peyr Miquel. Plaine de Pierre Michel – lieu-dit, commune de Roquefort.

22. La Puiada. La Pugeade – quartier rural, commune de Cuges (1872).

23. Le Ressac – lieu-dit, commune de Roquevaire.

24. Pous de Roviera. La Rouvière – hameau de la commune de Roquefort (1872). Première mention : Posde Roviera, 31 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché). Le ha­meau de la Rouvière appartenait au seigneur de Juillans.

25. Trebaquet. Le Trabuquet – lieu-dit, commune de Roquefort, quartier de Rouvière. Première mention : Trabaquet / Trabuquet, 31 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

26. Val de Blancarda – lieu-dit, commune de Roquefort, près Juillans.

27. Val de la Peyra – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Loubet.

1496 – 13 octobre :  Marseille – Affare Antonii Audeberti dictum Las Bonetas (acte aux archives de l’Evêché). Les Bonnets – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme (1872).

1536 – 13 octobre :  Colle de Carlet – lieu-dit,  commune de Cassis (acte aux archives de l’Evêché).

1549 – 13 octobre : CHANGEMENT D’UNE PARTIE DU LIT DE LA RIVIERE DE REPPE ET TRANSACTIONQUI S’ENSUIVIT :

« Le terroir de Six-Fours n’avait, avant la séparation de la Seine et de St Nazaire, pour confront que le seul terroir d’Ollioulles et la mer. Lesquels terroirs, à l’ordinaire, étaient divisés et séparés, la plus grande partie par des bornes, et le restant par la rivière de Reppe. Laquelle, par une grande inondation, ayant rompu et débordé du côté du terroir de Six-Fours, aurait en partie changée son lit et délaissée au moyen de ce, une partie du terroir de S-F du côté de celui d’Ollioulles. Ce qui donna lieu, à la communauté dudit Ollioulles, de coucher à leur cadastre les propriétés des terres délaissées du terroir de Six-Fours à celui d’Ollioulles. Et voulant obliger les particuliers possesseurs d’icelles de leur en payer les tailles, en ayant même, par contrainte, exigé une partie, ladite communauté de Six-Fours lui aurait intenté un procès, par-devant le Sieur Lieutenant de Sénéchal de la ville d’Aix, qui fut porté par-devant la Cour du Parlement, tant à raison de la restitution des tailles, que pour la séparation et alignement des terres qui étaient du terroir de Six-Fours. Pour raison de quoi, y aurait eu un (audit) sur le lieu contentieux, fait par Monsieur Gaspard Garde, Seigneur de Vins, conseiller du Roi à ladite Cour et commissaire, à cette partie député. Après lequel (audit) et les enquêtes faites de part et d’autre, lesdites communautés, par l’entremise de Monsieur Jean-Paul Masnisii, procureur général de Monseigneur l’abbé de St Victor, Sieur Claude Remuzat, Boniface Flotte, Seigneur des Meaux et Maître Jean Puget, avocat, serait (aurait) été passé acte de transaction, le 18 novembre 1550, reçu par Maître Jean Tizaty, notaire de la ville d’Aix, entre Maître Honoré Botelheon dit Nande, notaire, un des syndics dudit Ollioulles, Jacques Augeiret, jadis syndic, Maître Pierre Isnardi, le (Oincie) es lois, comme députés dudit Ollioulles, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 11 septembre 1549, écrit en provençal, d’une part, et Hugues Vidal, syndic de S-F, Bernard Guigou, jadis syndic dudit lieu, Anthoine Jarri, baille, Pierre Vicard, députés de la communauté de S-F, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 13 octobre audit an 1549, aussi écrit en provençal. Par laquelle, suivant les accords qui auraient été fait lors de la descente dudit Seigneur commissaire, serait (aurait) été posé bornes et limites sur la véritable division et partage desdits terroirs . Par moyen desquels, la partie du terroir de Six-Fours, que le changement du lit de la rivière avait laissé du côté de celui d’Ollioulles et du coté de septentrion de la rivière, resta toujours du terroir de Six-Fours. Et la communauté d’Ollioulles paya et restitua à celle de Six-Fours, les tailles que les particuliers, possesseurs du susdit délaissement avaient été contraint de payer. Il est très important que la communauté de Six-Fours se maintienne à la possession de la contenance du terroir qui fut délaissé au-delà de la rivière de Reppe, lors qu’elle changea en partie son lit, et pour cet effet, il est nécessaire lors qu’on fera des relèvements du terroir; de déclarer en couchant au cadastre, les propriétés desdites terres, qu’elles sont de celles délaissées par le changement de partie du lit de la rivière. Et encore, pour un plus grand éclaircissement, lorsqu’on viendra à vendre ou partager lesdites terres, il sera à propos que les notaires insèrent aux contrats qu’elles sont au-delà de la rivière et dans l’ancien terroir de Six-Fours. (Jean Denans, 1713).

1556 – 13 octobre : charte aux archives de l’évêché de Marseille.

1. Las Garenes. L’Arène – L’un des six quartiers du territoire de la commune de Cassis, du mot latin arena, sable. Il a donné son nom au golfe abrité à l’est par le cap Canaille, et à la source qui alimente les fontaines de la ville. Première mention : Las Arenas, 28 octobre 1486 (charte aux archives de la Major).

2. Baignol. Le Bagnol – coteau sur le versant N.-O. de Canaille, commune de Cassis (1872). Première mention le 18 décembre 1439 : Banhols (charte aux archives de l’Evêché).

3. Sauve. Baou de la Saoupe, montagne, commune de Cassis (1872). Première mention le 10 mars 1501 : Suveri (registre aux archives de l’Evêché).

4. Beliou sive la Baulive. Le Belieu – quartier rural, commune de Cassis. Première mention : Belieu, 28 octobre 1486 (acte aux archives de l’Evêché).

5. Colle de Ricard – lieu-dit,  commune de Cassis, quartier de Buffernal.

6. Ferrajon. Le Ferrageon – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Lom­bard. Première mention : Ferraies, 10 mars 1501 (acte aux archives de l’Évêché).

7. Font de Coussignier. Font-Dantoque – lieu-dit,  commune de Cassis, quartier du Puits de Garpiagne. Première mention : Font de Hugo Coyssinier, 29 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

8. Marignan. Marignan lieu-dit,  commune de Cassis, quartier de la Douane. Le vallat de Marignan est un torrent qui vient des montagnes de la Bédoule et se jette dans celui des Brayes. Il a été élargi en 1621. Du XIIIe au XVe siècle, la vallée de Marignan dépendait en partie du territoire de Roquefort.

9. Clapier de la Nerte, 13 octobre 1556 (acte aux archives municipales de Ceyreste). La Nerte – lieu-dit, commune  de Cassis, quartier de l’Arène (1872).

10. Promiou, 13 octobre 1556 (registre aux mêmes archives). Portmiou – anse étroite et profonde, commune de Cassis. Premières mention : probable antique Portus Aemines (Æthicus, et d’après lui, Valois, Not. Gall.).  La Provence maritime au XIVème s – [Brion, 1757 :] XIVème s. : Marsea (Marseille), Pormin (Pormiou), Aquille (La Ciotat), Bendormi (Bendor), San Nazar (Sanary), Cercelli (Sicié), Telom (Toulon), Eres (Hyères), I. Deres (Iles d’Hyères), Bonar (Bormes), Frasneo (la Garde-Freinet), Frezur (Fréjus), Agam (Agay), … (Brion (ingénieur géographe) – Recueil des côtes maritimes de France, dédié à monsieur le Comte de Clermont, 1757 (Coll. Soc. d’Etudes du Sud-Est varois).

11. Pradineau, 13 octobre 1556 (ibid.). Pradines – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Buffernal. Première mention : Las Pradinas ou la Mayon, 10 mars 1502 (registre aux archives de l’Evêché).

12. La Suilhe, 13 octobre 1556. Le Suye – quartier rural, commune de Ceyreste, à la Colle-Noire.

1605 – 13 octobre : Marseille – Le Reymond (acte aux archives des Trinitaires). Les Raymonds – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle (1872).

1618 – 13 octobre : PRUD’HOMIE DES PECHEURS DE SANARY OU PRUD’HOMIE DE TOULON – « En 1618, le 23 novembre, le jeune Louis XIV accorde aux patrons pêcheurs de Saint-Nazaire (Sanary) l’autorisation de s’ériger en Prud’homie. Celle-ci devait être administrée par quatre prud’hommes et avoir les mêmes attributions que celle de Marseille, créée par une charte du 13 octobre 1431 (cf. supra). Depuis plus d’un siècle, les pêcheurs de St-Nazaire sont réunis en confrérie, placée sous la protection de « Monsieur Pierre ». Cette confrérie a construit une chapelle sur le plus haut point dominant le port (1560) ».

Cette information est très discutable, puisqu’elle se réfère au jeune Louis XIV, alors que ce dernier ne naîtra qu’en 1638. Il ne peut donc s’agir que de Louis XIII, dont l’avènement remonte alors à 1610, et qui était mineur. En fait, il s’agit de la prud’homie de Toulon dont la juridiction s’étendait jusqu’à La Ciotat. Celle de Marseille, fondée en 1431, suivait vers l’ouest à partir de La Ciotat.

Il y a confusion de nom (Saint-Nazaire au lieu de Toulon) et de dates quant aux attributions (en 1618, on ne peut encore parler de communautés de Saint-Nazaire, séparée d’Ollioules en 1688, ou de La Seyne, séparée de Six-Fours en 1657).

Quant à la construction de la chapelle de Notre-Dame de Pitié, si la date est exacte – 1560 -, en revanche, ce n’est pas la confrérie des pêcheurs qui l’a construite, puisque celle-ci ne sera constituée qu’un siècle plus tard (en 1661), d’où le fragment de phrase, détaché de son contexte : « Depuis plus d’un siècle, les pêcheurs de St-Nazaire sont réunis en confrérie, placée sous la protection de « Monsieur Pierre ». Cette confrérie a construit une chapelle sur le plus haut point dominant le port (1560) », dont il convient d’inverser les composantes (Henri RIBOT).

1626 – 13 octobre : Marseille  – Peirou, cité le 30 janvier 1727, père de Jean Pons, demeurant à la Treille de Corporières, 13 octobre 1626 (registre n° 54 de l’E­vêché). Font du Pérou – source, commune de Marseille, quartier de la Treille (1872). Première mention le 29 novembre 1392 : Font de Parrayrolis, (charte aux archives de la Major).

1636 – 13 octobre : registre aux archives de l’Evêché de Marseille.

1. Collet de Taurel. Le Tollon – colline, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, entre la Salle et les Comtes. Première mention : Tollon, 20 avril 1288 (charte aux archives munie.).

2.  La Treille- Saint-Julien. La Treille – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien. Première mention : Treilla S. Juliani, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).

1762 – 13 octobre : VOLTAIRE – Début de l’affaire Calas où s’illustra Voltaire.

1789 – 13 octobre : LA NOBLESSE DE TOULOUSE REFUSE DE VOIR DISPARAÎTRE SON ORDRE – La noblesse de la sénéchaussée de Toulouse proteste contre les décrets de l’Assemblée nationale. Les nobles n’acceptent pas la disparition de leur ordre et des privilèges qui lui sont attachés, même si le roi sanctionne cette décision. Ainsi, loin des pouvoirs législatif et exécutif, la noblesse de province tente de résister à la marée révolutionnaire (Agenda du Bicentenaire, MARDI 13 OCTOBRE).


13 octobre 1678 au 19 août 1680 : INVENTAIRE DES CRIMES CAPITAUX COMMIS PAR JEAN FOURNIER, TAILLEUR D’HABITS DU LIEU D’OLLIOULES. Mention de l‘arrêt de condamnation du 6 septembre 1680. Résumé de la procédure suivie dans cette affaire du 13 octobre 1678 au 19 août 1680. Liste des témoins et résumés de leurs dires (Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss. 2033, f° 15 à 56 (cf. Jacques Parès, 1938, n° 640).).

1793 – 13 octobre :

1. VAISSEAUX HOLLANDAIS RETENUS DANS LE PORT DE SANARY – « Ollioules, le 13 octobre l’an II de la République Françoise. Les représentants du peuple près l’armée dirigée contre les rebelles de Toulon à la municipalité de Saint-Nazaire. Nous avons reçu, citoyens, avec votre lettre d’aujourd’hui et l’arrêté qu’elle contenoit, les trois papiers relatifs aux vaisseaux hollandais retenus dans votre port et qui ne nous avoient pas été remis précédemment. Soyés exact à suivre les ordres que nous vous avons donné ce matin. Salut et fraternité, GASPARIN, SALICETI.

P.-S. — Vous serés bien aises en qualité de bons républicains d’apprendre que Lion est réduit et que les troupes qui ont rendu cette ville à la liberté vont se joindre à nous pour détruire Toulon, mais nous vous chargeons expressément de donner à cette nouvelle toute la publicité possible soit auprès des habitants soit auprès des troupes de la République et de la faire solenniser demain à midi précis par une décharge de toute l’artillerie des cotes » (Roger Vallentin du Cheylard – Sanary et le siège de Toulon).

2. UNE PREFECTURE VAGABONDE – La préfecture du département du Var, retirée de Toulon puis installée au Beausset le 15 septembre, est fixée à Brignoles (décret du 13 octobre 1793), elle sera définitivement installée à Draguignan en 1797 (17 Ventôse an V).

3. LE BEAUSSET DEVIENT PREFECTURE – La préfecture du département du Var, retirée de Toulon puis installée au Beausset le 15 septembre, est fixée à Brignoles (décret du 13 octobre 1793), elle sera définitivement installée à Draguignan en 1797, 17 Ventôse an V (Mory Fernand, Destins varois de Peirec à Clemenceau, Privat, Toulouse, 1972, 270 p.)


1795 – 13 octobre (21 vendémiaire an IV) : ARRET DES POURSUITES CONTRE LES TERRORISTES – La Convention décrète l’arrêt des poursuites contre les terroristes (Yann Fauchois, 2001=.


1815 – 13 octobre : MORT DE MURAT – Après avoir quitté la Corse pour gagner Naples, le 13 octobre 1815, Murat est fusillé à Pizzo, lieu de son débarquement, presque à l’extrémité de la Calabre (L. Mongin, Toulon, sa rade, …, 1904, p. 41.

1869 – 13 octobre : SAINTE-BEUVE – Décès de Charles Augustin Sainte-Beuve, critique littéraire et écrivain.


1870 – 13 octobre : arri­vée de Garibaldi à Marseille.

1893 – 13 octobre : L’ESCADRE RUSSE EN VISITE A TOULON – Le vendredi 13 octobre 1893 l’escadre russe approche. L’effervescence régnant à Toulon va se «trouver dans notre presqu’île. Cette journée va être pour la localité un véritable grand jour de fête. Dès 8 heures du matin, le pavois franco-russe est arboré aux édifices communaux et publics. Les bateaux à vapeur de Toulon-Saint-Mandrier arrivent bondés de voyageurs, qui se dispersent le long de la côte et plus particulièrement vers le sommet du fort de La Carraque où se trouve un emplacement des mieux choisis pour voir défiler les flottes russe et française, ainsi que le long de la plage de La Vieille jusqu’à la pointe portant le même nom. La vigie de la Croix des Signaux signale les bâtiments russes en vue à 5 milles dans le Sud-Ouest du Cap Cépet. La société musicale La Conciliation -si dévouée au patriotisme», postée, après autorisation, sur le musoir de la jetée de La Carraque, attendait avec anxiété le moment propice pour saluer les amis de la France. Au passage du cuirassé «L’Empereur Nicolas», battant pavillon du Contre-amiral Avellane, notre musique entonne «l’hymne russe» aux applaudissements d’une foule nombreuse dispersée dans une multitude d’embarcations aux alentours du phare. L’hymne russe est ainsi répété à chaque navire russe. Les pavillons flottent joyeusement aux mâts et les cloches sonnent à toute volée. Le croiseur Davout qui accompagne l’escadre russe, est salué à son passage, aux accents de La Marseillaise. L’escadre française et l’escadre russe franchissent la passe en même temps. L’Empereur Nicolas 1er salue la terre de vingt et un coups de canon, salut aussitôt rendu par le Formidable. N’oublions pas de dire que de nombreuses réjouissances furent organisées et que les matelots russes permissionnaires fraternisèrent avec les matelots français et furent reçus avec enthousiasme par la population. Des fêtes franco-russes sont données dans de nombreuses villes de France, on porte des toasts au Tsar, à la Russie, à l’Amiral Avellane, à ses marins. De nombreux délégués des différentes agglomérations sont envoyés à Toulon pour assister aux festivités et pour porter des messages de sympathie. A Saint-Mandrier le soir même de l’arrivée des marins russes, un grand bal de famille franco-russe et gratuit est donné au Café de la Marine, chez Ginouvès. Ce bal eut un légitime succès. La salle habillement décorée et un orchestre «à la hauteur de sa tâche» engageaient les joyeux couples à «cotillonner». C’est à une heure du matin que les dévoués musiciens sonnèrent la retraite allant prendre un repos bien mérité.

1903 – du 14 octobre au 16 novembre – Figaro : « LA GREVE DES MINEURS DU NORD. … C’est aux politiciens socialistes et non aux ouvriers abusés par eux, qu’incombe la véritable responsabilité de ces excès, qui n’ont d’ailleurs servi à rien.».


1905 – LEON TROTSKI – Le Figaro : « Léon Trotski est Le vice-président du Conseil ouvrier des typographes à Saint-Pétersbourg.».


1906 – du 8 au 13 octobre – LA CHARTE D’AMIENS – Société – La fin de l’année, du 8 au 13 octobre, fut celle de la charte d’Amiens. H. Poulaille, écrivain libertaire, fut le témoin de ces journées dont les souvenirs sont rassemblés dans un livre, Les damnés de la terre , deuxième volet du Pain quotidien. Nous achèverons ce chapitre en lui empruntant quelques phrases à nos yeux, révélatrices de la tension vécue du moment, une manière de restituer à l’événement historique tout son relief existentiel : « La fin de l’année avait été marquée par la tenue du XVe congrès syndicaliste. « Amiens marquera une date décisive dans l’histoire du prolétariat français affirmait Magneux qui avait suivi ce congrès avec attention. Au parti socialiste (la fraction guesdiste surtout) qui rêvait de mettre les syndicats à la remorque de l’organisation parlementaire, Amiens enlevait tout espoir. . » Et Magneux reprenait : « Niel a dit des choses justes : que l’ouvrier avant d’être un citoyen est un salarié. Il y a une unité de vue sur le terrain politique. Le syndicalisme groupe tous les ouvriers (…) Pour Magneux, syndicaliste libertaire, la charte d’Amiens était une victoire personnelle ».

Dans le Figaro, on peut lire : « … Ce mépris du socialisme n’est pas mauvais, et même il serait excellent si les syndicalistes n’étaient émus du seul désir d’aller beaucoup plus loin : plus de politique mais lutte des classes, Révolte des travailleurs, organisation de de l’émeute et de toutes les violences, voilà le programme. Comme moyen d’action : la grève générale. »

1909 – 13 octobre – Le Figaro : « EXECUTION DE L’ANARCHISTE FRANCISCO FERRER A BARCELONE. L’émotion est considérable à Paris et dans le monde.». Il était accusé d’être l’instigateur des manifestations qui ont ensanglanté Barcelone. Anarchiste de longue date, Ferrer a consacré sa vie à propager un esprit de révolte, en subventionnant notamment les syndicats ouvriers espagnols et en créant un réseau d’écoles laïques à travers la Catalogne. Son exécution provoqua la chute du gouvernement Maura, désavoué par le roi Alphonse XIII.

1914 – 13 octobre :

1. LE CASINO DE TAMARIS DEVIENT UN HOPITAL TEMPORAIRE – Le casino de Tamaris et ses 120 lits complètent la liste des hôpitaux temporaires établis par la municipalité de la Seyne (A.D.V., 3 Z 177, lettre du maire de la Seyne au sous-préfet de Toulon datée du 13 octobre 1914). Nous possédons malheureusement très peu d’informations sur ce dernier établissement. En nous référant aux décisions prises par la famille de feu Michel Pacha à Sanary-sur-mer, nous sommes seulement en mesure de supposer que le bâtiment a été mis à disposition de la municipalité par cette même famille (A.D.V., 3 Z 177, lettre du maire de Sanary au sous-préfet de Toulon datée du 10 août 1914 dans laquelle il est indiqué que Mr Michel Pacha souhaite mettre son château de Pierredon à disposition des soldats blessés).

2. UN SANARYEN : ANDRÉ TASSY – André TASSY est né à Sanary le 13 octobre 1914. Ses parents, Paul et Valentine BERNARD, tous deux Sanaryens, avaient de nombreux ancêtres dans le terroir. Le 24 août 1944, son père M. Paul Tassy, fut nommé vice-Président de la Commission municipale. Cousin germain d’un autre héros, Félix Pijeaud, il a accompli 2300 heures de vol dont 153 en missions de guerre. Il est mort en service commandé au Bourget, en 1949.

1915-13 octobre : MAGOUILLES ET COMPAGNIE SUR LE DOS DE NOS POILUS ! – UNE ODEUR SI FORTE. ‘Le Figaro du 12 octobre — « La crise du camembert prend des proportions inquiétantes : hier encore, elle a provoqué une véritable petite émeute. La cause en est simple : des marchands viennent à Paris et achètent à n’importe quel prix le plus de fromages possible. Ils les revendent à des mercantis qui vont en arrière du front les vendre très cher à nos soldats qui ne peuvent plus en acheter, et n’ont pu s’empêcher de manifester — souvent violemment — leur mécontentement face aux accapareurs.

Aussi, pour remédier à la situation dont pâtissent nos soldats, victimes d’une augmentation éhontée, le commissaire spécial des Halles a pu taxer les denrées alimentaires vendues aux troupes dans la zone des armées.

Cette mesure devra être prise incessamment.”

1918 – 13 octobre au 10 janvier 1919 : INCIDENTS A REPETITION SUR LE SOUS-MARIN MONTGOLFIER (Q 81, type Brumaire), en mission à Paris. « Nombreuses avaries de moteurs au cours de cette mission : 6 têtes de bielles et un pied de bielle grillés, 4 soies d’embrayeurs et 4 cales de couche cassées, plusieurs inflammations dans les carters dont l’une à l’arrivée à Cherbourg a provoqué l’explosion simultanée des deux carters. (…) Toutes nos avaries de bielles se sont produites en charge autonome à très faible puissance, elles proviennent d’un vice organique des moteurs Sabathé dont les circuits de graissage sont défectueux. La mise en place des pistons à circulation d’eau n’apporterait pas un remède définitif aux nombreuses causes d’avaries des moteurs » (Cdt Thomas).

1940 – 13 octobre : NOTRE MARINE ECARTELEE ENTRE VICHY ET LA FRANCE LIBRE – Citation à l’ordre de la Division de l’aviso dragueur Commandant Rivière (commandé par le C.C. de Gantes). « Chargé de la surveillance des barrages de Dakar les 23, 24, et 25 septembre, a accompli sa mission malgré un bombardement intense et a contribué à l’établissement des rideaux de fumée tendus en protection des croiseurs. » (Ordre 330 E.M. 1 du 13 octobre 1940 du Commandant de la Force Y).

1941 – 13 octobre : NOTRE MARINE DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Le 10 octobre à 10 h 45, l’aviso FNFL « Commandant Dominé appareille de Belfast pour Liverpool, arrivée le 11 à 13 h 05. Puis il escorte le convoi OS 9 entre Liverpool et Freetown du 13 octobre au 3 novembre 1941.

1943 – 13 octobre : L’ITALIE REJOINT LES ALLIÉS CONTRE L’ALLEMAGNE – Le gouvernement Badoglio déclare la guerre à l’Allemagne ». Le même jour, l’Angleterre, les Etats-Unis et l’URSS publient une déclaration qui reconnaît l’Italie comme participant à la guerre contre l’Allemagne. La ligne du front passe alors au sud de Naples (Déborine L., 1966, p. 308) .

1944 – 13 octobre : NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Le 13 octobre, l’aviso « La Boudeuse » quitte Toulon cap sur Naples avec le convoi SRM 17 composé de 17 bâtiments dont un pour Cagliari ; il arrive dans le port italien le 15 à 16 h et s’y ravitaille.

1946 – 13 octobre – QUATRIEME REPUBLIQUE – Adoption de la constitution de la IVe République en France.

1954 – 13 octobre – LES SUBVENTIONS, PIERRE ANGULAIRE DE LA VIE DES ASSOCIATIONS – Le Petit Varois, du 13 octobre, met l’accent sur le non-paiement par la mairie de Saint-Mandrier des subventions allouées aux différentes sociétés sportives (trente mille francs votés le 28 décembre 1953). Le Correspondant met en cause le déficit de l’année dernière s’élevant à 4.385.695 francs.

1987 – 13 octobre : COMMENT CLASSER UN EDIFICE HISTORIQUE – Compte rendu de visite de M. Yarmola, architecte en chef des monuments historiques, à Ste Madeleine (La Môle), transmis à H. Ribot le 13 octobre 1987 par J. Guyon, Directeur des Antiquités de PACA :

« [M. Yarmola] Avons, avec M. Leroyer, rencontré Monsieur le Maire de la Mole et Madame Yvonne Plet, Maire Adjt avec qui nous avons visité le monument, à leur demande.

Eglise bâtie en lave volcanique – comme les vestiges du village médiéval – Ancienne église d’un village oppidum abandonné, objet de fouilles épisodiques, ne serait pas antérieure au XIIe s. selon M. Henri Ribot, archéologue. Composée d’un chœur voûté d’un berceau brisé encore en place et d’une nef qui était voûtée également, de deux travées séparées d’un doubleau encore en place. La travée occidentale s’est effondrée, et une façade de moellons a été érigée au XIXe s. Le monument est implanté sur la crête militaire orientale du piton volcanique. Ces ruines de l’église, pas de l’annexe, peuvent être stabilisées à notre avis, et le caractère unique de la construction en lave, au milieu d’un village médiéval sur un site d’oppidum le métrite (cf. Rougiers). Sur le plan archéologique, appelé à un avenir et à un intérêt scientifique et touristique certain, le monument est l’objet d’un attachement certain de la population. Son classement parmi les MH au titre de l’archéologie serait tout à fait justifié à mon avis. »

2003 – 13 octobre : ARCHEOLOGIE ET INCENDIES DE FORÊT – L’été 2003 a dépassé nos prévisions les plus pessimistes : si les incendies dévastateurs qui ont ravagé les Maures ont épargné le site de Sainte-Madeleine, en revanche ils ont conduit la préfecture du Var à interdire les pistes et la circulation dans le massif dès le 7 juillet. Cette contrainte, attendue en règle générale pour la période allant de la mi-juillet à la mi-août, a imposé un arrêt brutal de notre première séquence de fouilles. Notre matériel et le chantier inachevé sont restés en l’état durant plusieurs jours avant que nous puissions remonter faire quelques relevés et plier bagages en une seule demi-journée. La reprise du chantier, prévue pour la première semaine de septembre 2003 ne put se faire à la date prévue, la préfecture interdisant l’accès au massif jusqu’au 13 octobre, puis sa fermeture suivie d’une réouverture des barrières à partir du 10 novembre. Aussi, la seconde partie de notre fouille ne put-elle être effectuée qu’en deux semaines réparties entre octobre et novembre, après que d’abondantes chutes de pluie eurent noyé le site. Malgré l’humidité et le froid qui s’installaient, nous avons pu toutefois atteindre la majeure partie des objectifs fixés pour la campagne 2003. Les relevés ne purent malheureusement avoir lieu que le 9 décembre après que la piste fut redevenue praticable. Le document de synthèse – document d’étape – réalisé par Henri Ribot a réclamé un nombre de journées important (Henri Ribot).

2017 – vendredi 13 octobre : LE VENDREDI 13 EST UNE SOURCE D’ESPERANCE(S) OU DE CRAINTE(S).  Nous avons tous nos petites croyances en matière de chance. Les objets « porte-bonheur » se multiplient et on ne se sait plus qui croire. Amulette, fétiche, gri-gri, mascotte, talisman, appelez-le comme vous le souhaitez, certains objets portent bonheur à leurs heureux propriétaires. Mais il n’y a pas que des objets. Certains phénomènes climatiques ont également leur part de rêve et de mystère

Le vendredi 13. Pour certains, il porte malheur. Pour d’autres, c’est l’occasion de tenter sa chance, notamment aux jeux d’argent. La Française des jeux l’a bien compris puisqu’elle propose systématiquement des super cagnottes à cette date, et ce, depuis sa création. De quoi tripler le nombre de participants à ces tirages, sans que l’on sache si les joueurs supplémentaires sont attirés par la perspective d’un gain plus important (plus de mises en raison d’un afflux de joueurs) ou par la superstition elle-même (le 13 porterait chance).

Retour sur un mythe plus ancien qu’il y paraît.

Quelles sont les origines de cette superstition ? Si elles ne sont pas parfaitement établies, il existe cependant quelques pistes. Une sorte de mélange entre les croyances concernant le jour de la semaine lui-même – le vendredi – et celles associées au nombre 13.

Le vendredi est d’abord un jour symbolique dans toutes les grandes religions. Pour les chrétiens, c’est jour de pénitence en mémoire de la mort du Christ survenue, selon la Bible, un vendredi. Le tout à la suite du fameux dîner entre Jésus et ses douze apôtres, la Cène, comportant… treize participants. Le traître, Judas, est considéré comme le treizième, celui de trop… On retrouve d’ailleurs, dans la mythologie nordique, un funeste dîner entre les dieux au cours duquel un treizième invité, surprise, le dieu du mal, tue le fils du valeureux dieu des guerriers Odin. Le vendredi est également le jour saint de l’islam, celui dédié à la prière collective tandis que les juifs, eux, le consacrent à la préparation du shabbat. Autant dire que le vendredi ne laisse pas grand monde indifférent.

Outre la symbolique liée à la Cène, des historiens pointent une croyance rurale païenne autour de 13 cycles lunaires entre la « mort » de la nature en hiver et sa « renaissance » au printemps. Une symbolique par ailleurs très proche de le 13e arcane du tarot de Marseille, représentant la Mort avec sa faux, interprétée comme la fin d’un cycle, mais aussi comme l’amorce d’un renouveau. Quant aux Grecs et aux Romains, pour eux, le 13 est le nombre qui, par son unité de trop, vient rompre l’harmonie que le nombre 12 est censé représenter. Ainsi, les deux mythologies lui attribuent un effet délétère. Sauf que, chez les Romains, le vendredi, jour de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté, a au contraire une connotation très positive.

L’origine exacte de la superstition est donc bien loin d’être claire ; mais n’est-ce finalement pas la raison pour laquelle tant de gens y cèdent ou peuvent y adhérer ? C’est peut-être l’une des clés de sa pérennité. D’autant que la croyance n’a aucun mal à s’auto-entretenir. Les Templiers n’ont-ils pas été arrêtés, torturés et tués, le vendredi 13 octobre 1307 ?

Chaque événement, qu’il soit d’ordre personnel ou collectif, négatif ou positif, n’hérite-t-il pas d’une dimension particulière lorsqu’il survient ce jour-là ? La question sera de nouveau posée ce vendredi 13 octobre 2017 !

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : La petite aiguille d’une pendule demande à la grande :

-Je voudrais te dire un mot. Tu as une minute à m’accorder ?

Ce sera tout pour aujourd’hui, il est 7 heures, allez en paix ! je vous souhaite un bon vendredi à tous. Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !

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