ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDl 5 OCTOBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3995)

Illustration des articles : H. Ribot.
FETES :
FLEUR (sainte FLEUR) était une religieuse de l’hôpital d’Issendolus dans le Quercy, hôpital fondé en 1246 par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Morte en 1347, elle est considérée comme sainte par l’église catholique.
3700 personnes portent aujourd’hui le prénom de FLEUR et, parmi elles, MARIE-FLORE.
Le calendrier républicain, quant à lui, a dédié ce jour au RESEDA. Encore une FLEUR !
DICTON

« Quand arrive la Sainte Fleur, pour aller au verger il n’est plus l’heure. »
PENSÉE

« L’homme aime tant la nature que quand il fuit la ville, c’est encore pour chercher la foule, c’est-à-dire pour refaire la ville à la campagne » (Baudelaire, « Mon cœur mis à nu » ».
ÉPHÉMÉRIDES

–1299 – 5 octobre : charte aux archives de l’Evêché de Marseille –
1. CAMP CARREL, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon. Première mention : Campus de Carrello, 26 mai 1163 (charte aux archives de l’Evêché).
2. GARBIERS. GARBIER, ancien quartier rural du quartier de Saint-Charles, commune de Marseille. Première édition : Territorium de Garberiis, 17 avril 1164 (privilège de l’empereur Frédéric, aux archives de l’Evêché). Le 4 février 1614 (archives communales), la veuve Jean Barreau, née Bouzelle, fait donation d’un terrain situé au quartier de Garbiers pour y construire une chapelle qui serait consacrée à Saint-Charles Borromée, évêque de Milan. Cette première chapelle se trouvait à la rue Jobin, à l’intersection des terrains où se trouvent la Manufacture du Tabac et le couvent des religieuses « Victimes » de la rue Levat (L.A., 1986). C’est cette chapelle qui donnera par la suite le nom de Saint-Charles à tous les quartiers avoisinants (gare, cimetière, Lycée, caserne).
2. LAS THALLADAS (acte notarié). LES TAILLADES – lieu-dit, commune de Marseille, au quartier de Saint-Julien. Première mention : Las Tailladas, 5 mars 1286.
–1315 – 5 octobre : COLLE DEN BOQUIER (acte aux archives municipales). COLLE D’EMBOUQUIER – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Montolivet. Première mention : Colla dan Boquier, 12 mai 1278 (acte notarié).
–1389 – 5 octobre : CROS DE GALIGIS (charte aux archives de la Major). GALLEGUE, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : Galigo, vers 1060 (cartulaire de Saint-Victor, n° 109).
–1486 – 5 octobre : TERRA QUE TEN BERTRAND CONTE DE S. MASSEL (registre aux archives de l’Evêché). LES COMTES – C’est la première mention de ce hameau du quartier des Caillols, commune de Marseille, qui doit son origine à des tenanciers du même nom ; ses habitants portaient encore le nom de Contes en 1872.
–1501 – 5 octobre : LES PRATS – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluns. Première mention : Prats dels Muts, 18 octobre 1476 (registre aux archives de l’Evêché).
–1575 – 5 octobre : VOUTA RAYNAUDENQUORUM (charte aux archives municipales). LOUTE, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : La Volta, le 23 mai 1314 (charte aux archives de l’Evêché de Marseille).
–1720 – 5 octobre : COMMENT LA PESTE EST-ELLE ARRIVEE A TOULON ?
La peste fut introduite de l’une des îles de Marseille à Bandol, et de Bandol à Toulon, à la faveur d’un billet de santé, visé en cours de route par les consuls de Sanary le même jour, billet daté du 5 octobre 1720 (Vallentin du Cheylard Roger, 2000 ; Cayol M., 1980, p. 51 ; G. Delattre, ms, inédit).
Cette histoire de vol de ballot et d’introduction de la peste à Toulon dès octobre ne tient pas, puisque celle-ci, larvée au début, n’éclatera à Toulon qu’en janvier 1721, soit 3 mois plus tard (voir infra). Les pêcheurs Bandolais rentrent chez eux et le Toulonnais Cancelin rejoint Toulon, avec un billet de santé qu’il fait faire à Saint-Nazaire (Nous verrons plus loin, que Cancelin possédait un magasin à Sanary qui, le 11 octobre 1721, fut ouvert pour être « parfumé » et contenait deux pièces de sardineaux, une pièce bâtarde, deux escombrières, une dauguiere, une voile à bateau, dix-neuf signaux, un fer de bateau, etc.).
Retour sur cet événement avec M. Cayol, 1980 : Quelques habitants de BANDOL, dont la population était de cent feux ou familles, abordèrent la nuit sur l’île de Jarre, d’où ils enlevèrent une balle de soie qui n’était ni éparse, ni éventrée, contenant encore tout son venin. De retour à BANDOL, ils partagèrent entre eux le butin. Chacun eut sa part à la peine comme au crime, et les misérables qu’une mort trop prompte dérobe toujours au dernier supplice, infectèrent leur famille et tout le hameau d’une manière subite, que tous étant frappés de peste presque en même temps, aucun n’eut pu le porter ailleurs Si le nommé CANCELIN de TOULON, patron de barque qui se trouva le même jour à BANDOL, n’eut pris le malheureux parti d’y laisser sa barque et de revenir par terre à TOULON. Il était porteur d’un billet de santé avec lequel il avait la liberté d’aller et de revenir tantôt par terre, tantôt par mer. Il eut la précaution de le faire viser dans sa route par les Consuls de SAINT-NAZAIRE, autre petit port de mer à la distance d’une lieue de BANDOL, où on ne le soupçonna pas d’avoir été et dont on ignorait peut-être encore la calamité. C’est ainsi qu’ayant déguisé son absence et sa route, il se présenta le 5 octobre 1720 aux portes de TOULON à l’entrée de la nuit. Muni de son certificat de santé en bonne forme, il fut admis sans difficulté. On y apprit dès le six octobre que la peste était à BANDOL. On ne sut CANCELIN malade que deux jours après son arrivée. Il mourut le onze octobre et sa fille mourut de dix-sept octobre suivant.
D’après G. Delattre : Le Toulonnais Cancelin, qui a pu rentrer grâce à son billet de santé, meurt à Toulon le 17 octobre 1720, puis ses enfants, des gens de son immeuble : la peste est dans Toulon (Cette récupération de balles d’étoffe à une date aussi tardive est impossible, car le Grand Saint-Antoine est brûlé depuis le 26 septembre (cf. supra). En revanche, cela n’empêche en rien une entrée dans Toulon de l’épidémie par le biais d’un certificat de complaisance, ou de tout autre cause.
M. Cayol et G. Delattre confondent apparemment deux événements fort espacés dans le temps. Ils ne semblent pas avoir eu connaissance de la relâche du navire au Brusc au début du mois de mai, puis de son déroutage sur Livourne où il arrive le 14 mai, avant de gagner Marseille le 25 mai).
Selon M. Agulhon : Les premiers cas de peste éclatent à Toulon en octobre: guettée par la mer, la peste est venue d’à côté, de Bandol lourdement infectée, d’où un patron de barque a ramené les germes. Les premiers morts datent de la mi-octobre: les cas resteront isolés et contenus jusqu’à l’hiver dans une ville que l’énergique politique du consul Jean d’Entrechaux fait quadriller, visiter maison par maison, approvisionner par des achats parfois lointains (Auvergne), parfois proches, grâce aux vieilles solidarités de voisinage (Lorgues) (Agulhon M., 1980).
M. Cayol : Ayant déguisé son absence et sa route, il se présenta le 5 octobre 1720 aux portes de TOULON à l’entrée de la nuit. Muni de son certificat de santé en bonne forme, Cancelin fut admis sans difficulté..
–1746 – 5 octobre : LES AUSTRO-SARDES MENACENT LA PROVENCE – Sospel tombe aux mains des Autrichiens qui s’emparent de Vintimille le lendemain. Les Austro-sardes menacent la Provence où les troupes françaises se réfugient derrière l’Argens (Fauchois Y., 2001, p. 964).
–1789 – 5 octobre :
1. CINQ A SIX MILLE FEMMES SE METTENT EN ROUTE POUR VERSAILLES. Ce lundi 5 octobre, 5 à 6000 femmes, venues des Halles et du faubourg Saint-Antoine, se rassemblent sur la place de Grève ~ et se mettent en route pour Versailles. Ce cortège, armé de piques, arrive à destination à 4 heures, au moment même où s’ébranle celui des gardes nationaux : malgré les timides protestations de La Fayette, les gardes veulent manifester leur colère avec les femmes. C’est donc avec leur chef, La Fayette, que 15000 gardes nationaux marchent sur Versailles, suivis d’une foule de Parisiens en armes, hommes du peuple et bourgeois… Parvenues dans la ville, les femmes envahissent l’Assemblée : elles réclament du pain et la présence de Mirabeau, tandis que le roi les abreuve de promesses désormais inutiles (Agenda du Bicentenaire)
2. LA FAMILLE ROYALE DOIT REGAGNER PARIS (Pierre Goubert, Initiation …, 1984). Le 5 octobre 1789, le peuple de Paris exaspéré par la rareté et le haut prix du pain,- mécontent de la non-promulgation des décrets du 4 août, marche sur Versailles, et le 5 ramène à Paris la famille royale. L’Assemblée doit la suivre. Elle s’installe dans la salle du Manège, non loin des Tuileries, palais du roi. C’est au Manège qu’elle va poursuivre ses débats deux années durant, entourée d’un grand prestige. Jusqu’en juin 1791, un public élégant et cultivé suivit les débats, après la fuite de Varennes les sans-culottes des faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marcel envahirent les tribunes. Néanmoins, la Constituante travailla très librement, sans aucunement subir la pression populaire (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France, Garnier-Flammarion, édition de 1970). 5 – 6 octobre : le peuple parisien ramène le roi et sa famille à Paris (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
–1793 – 5 octobre :
1. LA CONVENTION ADOPTE LE CALENDRIER REVOLUTIONNAIRE DIT EGALEMENT « CALENDRIER REPUBLICAIN » présenté par Romme le 20 septembre ; l’ère républicaine commence le 22 septembre 1792 (Yann Fauchois, 2001, p. 1192).
Pour remplacer l’influence spirituelle de l’Église, Robespierre voulut développer une morale civique, créer un calendrier révolutionnaire (octobre 1793) qui fît oublier les fêtes chrétiennes, instituer la célébration des martyrs révolutionnaires, enfin susciter un culte de l’Être suprême (Lucien Bély, Histoire de France).
Sur une proposition de Billaud-Varenne, la Convention décide de dater les actes publics à partir de ce jour de « l’an I de la République française » ; c’est par le biais de ce décret que le régime républicain est déclaré. L’Assemblée décide aussi de renouveler les corps administratifs municipaux et judiciaires (Yann Fauchois, 2001, p. 1155). C’est ainsi que le catholicisme perdit son statut de religion d’Etat.
2. UNE RÉQUISITION DANS LE STYLE DE L’ÉPOQUE. « Au nom de la loy, La municipalité faira requérir, pour demains à cinq heures les munitions de guerre ; pour l’armée ; qu’ils exterminera et bombardera les abominables Toulonnais. A Saint-Nazaire, ce 5 octobre 1793, l’an 2e de la République française. MATHIEU, Capitaine commandant l’artillerie de la côte (Simple signature. Document rédigé par une autre main) ».
–1795 – 5 octobre : BARRAS ET BONAPARTE ÉCRASENT UNE INSURRECTION DES ROYALISTES A PARIS (13 vendémiaire) (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
La proclamation de l’acceptation des décrets des deux tiers avait indisposé une large partie de l’opinion. L’opposition à la Convention, déjà fortement exprimée dans les assemblées primaires, s’était renforcée à Paris. Les royalistes, même divisés, attiraient à eux nombre de mécontents, et à la fin du mois de septembre, la tension allait croissant entre la Convention et les sections. Le 2 octobre, les royalistes, qui dominent quelques sections, appellent à l’insurrection contre la Convention, mais le mouvement n’est que mollement suivi par les sections et peu soutenu par une population qui sait que la Terreur n’est pas loin et que la contre-révolution effraye. Menou, chargé de réprimer l’insurrection, se montre hésitant et tergiverse le soir du 4. Il est destitué et remplacé par Barras – la Convention se souvient de son énergie au soir du 9 Thermidor (27 juillet 1794) – à la tête de l’armée de l’Intérieur. Barras fait appel à Bonaparte, et dès l’aube du 5, ce dernier charge Joachim Murât (1767-1815) de s’emparer de l’artillerie du camp des Sablons et de la ramener aux Tuileries. Bonaparte peut ainsi constituer un solide périmètre défensif autour de la Convention, et lorsque la bataille s’engage rue Saint-Honoré, c’est au bénéfice des troupes de la Convention. Les derniers points de résistance des royalistes, comme l’église Saint-Roch, sont nettoyés au cours de la nuit. La rupture entre les Thermidoriens et les royalistes est bien consommée (Yann Fauchois, 2001).
Note : Jean-François Carteaux, qui avait protesté énergiquement contre sa destitution, avait été réintégré dans son grade ; il défendit la Convention le 13 vendémiaire an IV (Biographie de Carteaux).
–1857 – 5 octobre : MISÈRE DES MAÎTRES D’ÉCOLE – La lettre suivante extraite des archives communales est un témoignage effarant de la misère des maîtres d’école de cette époque. « La Seyne-sur-Mer, le 5 octobre 1857. Monsieur l’inspecteur, En réponse à votre lettre du 9 courant, j’ai l’honneur de vous informer que le Sieur Michel Joseph, ancien instituteur, est dans un état complet d’indigence. En conséquence, vous lui rendrez un service en le portant sur la liste des instituteurs à secourir. J’ai l’honneur en même temps de vous prévenir que M. Peyron, instituteur public à Saint-Mandrier, m’a fait dire par M. l’Adjoint Spécial qu’il était dans l’intention de donner sa démission avant le 1er janvier. Si vous pouviez nous procurer un sujet capable de remplir en même temps les fonctions de secrétaire, vous nous rendriez un grand service. Louis Laurent Martinenq (Marius Autran, tome 3).
–1864 – 5 octobre : UN PUISSANT CYCLONE FRAPPE CALCUTTA (INDES), FAISANT 60 000 MORTS et détruisant une grande partie du port. 25 ans plus tôt, le 25 novembre 1839 et toujours aux Indes, un cyclone, accompagné de vagues hautes de 12 mètres, avait frappé Coringa. Environ 300 000 personnes trouvèrent la mort et 20 000 bateaux furent détruits.
–1867 – 5 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Encore aujourd’hui très grand vent de nord-ouest qu’on appelle dans le midi – Mistral -. Ce matin, les chasseurs sont allés attendre les passages de pigeons, mais ils n’ont rien attrapé. Il faudrait la pluie pour engager les pigeons à migrer. Le thermomètre à l’ombre et à une heure de l’après-midi marquait 10 degrés au-dessus de zéro.
–1869 – 5 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Vent d’est ce matin de bonne heure avec ciel couvert. A huit heure, subitement, le temps change et le vent d’ouest s’établit avec un ciel couvert de brume. Vers midi, le soleil très fort tue le vent (sic !) comme on dit ici et celui-ci cesse complètement. Il fait même bien chaud dans la journée. Vers le soir, le vent d’ouest tombe et celui d’est reprend son empire.
–1910 – 5 octobre – SITUATION MILITAIRE DE FRANÇOIS CYR AIELLO (surcharge manuscrite : Ajello) : bateau Louis, port de débarquement Toulon ; n° de désarmement 308. Somme payée pour conduire. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
-1911 – 5 octobre : CATASTROPHE DE LA « LIBERTÉ » – Au cimetière de La Seyne est enterré Louis Gautier, quartier-maître mécanicien, époux de Joséphine Mathieu, qui fut parmi les 300 victimes de l’explosion du cuirassé Liberté le 25 septembre 1911. Retrouvé dans la rade de Toulon, huit jours plus tard, son corps fut déposé dans le caveau du Souvenir Français à La Seyne le 3 octobre suivant. Le 5 octobre, sa fille Louise venait au monde (Marius Autran, tome 7, 1999).
-1914 – 5 octobre : PREMIER DUEL AÉRIEN DE L’HISTOIRE – Pour la première fois, on assiste au premier duel aérien de l’histoire : il se déroule non loin de Reims où un biplace allemand de type Aviatik est abattu à la carabine par les Français Frantz et Suénault.
–1918 – 5 octobre :
1. ROLAND GARROS MEURT AU COMBAT – L’aviateur Roland Garros disparaît en vol. Si son nom reste associé au tournoi des Internationaux de France de tennis qui se déroule dans le stade qui porte son nom depuis 1928, Sa célébrité est d’abord venue de ses exploits sportifs en aviation, et surtout de la toute première traversée aérienne de la Méditerranée le 23 septembre 1913 à bord d’un monoplan (voir les éphémérides de ce jour-là). Ce grand aviateur participa à la guerre comme pilote de chasse. Le 2 octobre, Roland Garros remportait sa quatrième et dernière victoire. La veille de ses 30 ans, le 5 octobre, à l’issue d’un combat contre Fokker allemands, son SPAD explosait en l’air avant de s’écraser sur le territoire de la commune de Saint-Morel, dans les Ardennes, non loin de Vouziers. Le 18 octobre, l’Agence Wolff annonça que « l’aviateur Roland Garros, mortellement blessé était tombé dans les lignes allemandes ». Le lendemain, les troupes françaises franchissaient l’Aisne. Là, près de Saint-Morel, les débris d’un appareil furent retrouvés. Inhumé par les habitants, Roland Garros repose au cimetière de Vouziers.
2. GRIPPE ESPAGNOLE – Décès de GOUZARCH Yves Marie né le 17/11/1889 à Saint-Marc (Aujourd’hui Brest) (Finistère), Second Maître Mécanicien, décédé à 28 ans à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var Maladie – Grippe et Pneumonie Double.
-1924 – 5 octobre : BIBI FRICOTIN – Première apparition de la bande dessinée « Bibi Fricotin ». Avec « Charlot » et « Les Pieds Nickelés », ces nouvelles formes de BD à prix largement accessible, garniront durant des décennies les étagères de bibliothèques des préados et des ados. Pour ma part, bien qu’ayant commencé à les lire après 1945, j’en possédais très vite tous les numéros (hélas perdus depuis !).
–1934 – 5 octobre : DÉCÈS, A PARIS, DU CINÉASTE JEAN VIGO, l’auteur de « L’ATALANTE », film avec Michel Simon, Gilles Margaritis et Jacques Prévert, dont la réalisation commença dans la deuxième semaine de décembre 1933 et fut terminé en février 1934. Scénario : Le marinier Jean a épousé Juliette , une fille de paysans de l’Oise. Ils vont vivre à bord de leur péniche « L’Atalante » des moments de bonheur et des moments de tristesse. L’ équipage se compose d’un mousse et du père Jules, inénarrable personnage qui vit au milieu de ses chats. Mais Juliette, après la rencontre au bal musette d’un jeune camelot, quitte le navire. A bord de « L’Atalante » c’est la consternation jusqu’au moment où Jules s’en mêle. Une présentation corporative de l’œuvre avait eu lieu le 24 avril suivant et la sortie en exclusivité se déroula au Colisée en septembre. Malheureusement, le film présenté avait été mutilé et transformé : les producteurs craignant qu’il ne fût pas assez commercial, avaient coupé certaines scènes et refait le montage en y insérant la musique d’une rengaine à la mode, « Le chaland qui passe » de Jaubert, ce qui conduisit à changer le titre du film qui devint « Le chaland qui passe ». Ce ne fut qu’en 1940, qu’une version partiellement restaurée de « L’ATALANTE » sortit aux Ursulines. Surmené, Vigo était tombé malade durant le tournage. Atteint de septicémie, il avait dû s’aliter avant la fin de la réalisation. Il ne se leva que trois ou quatre fois, dont une pour voir le film. Il mourut à l’âge de 29 ans, le 5 octobre 1934, rue Gazan, et fut inhumé au cimetière de Bagneux où reposait déjà son père, le militant anarchiste Miguel Almereyda, et où sa femme, « Lydou », le rejoignit en 1939 En 1930, il avait tourné un film qui fit scandale, « A PROPOS DE NICE » dans lequel, en déshabillant crûment une femme assise sur une terrasse de la Promenade des Anglais, il attaquait l’idée que l’on se fait traditionnellement de cette ville et, par-là, la civilisation française des années trente (réf. Roger Boussinot, 1986)..
–1939 – 5 octobre :
1. LA DERNIÈRE UNITÉ POLONAISE DÉPOSE LES ARMES – Le 28 septembre, capitulation des restes de l’armée polonaise à Modlin. La veille, les derniers défenseurs de Varsovie avaient dû cesser le combat. Pourtant, la Wehrmacht devra attendre jusqu’au 5 octobre pour que la dernière unité dépose les armes. Le gouvernement polonais se réfugie à Londres. Il entend poursuivre le combat, à côté des Alliés, avec ce qui reste de l’aviation polonaise, de ta flotte et des unités de polonais vivant à l’étranger ou qui ont pu se sauver de Pologne. Ce même 5 octobre, signature à Moscou d’un «pacte de non-agression entre l’U.R.S.S. et l’Estonie. L’accord prévoit l’implantation des troupes soviétiques dans le pays et entraînera le rattachement du pays à l’U.R.S.S.
2. SIGNATURE A MOSCOU D’UN «PACTE DE NON-AGRESSION ENTRE L’U.R.S.S. ET LA LETTONIE. L’accord prévoit l’implantation des troupes soviétiques dans le pays et entraînera le rattachement du pays à l’U.R.S.S. Un pacte analogue a été signé avec l’Estonie le 28 septembre. Le 10 octobre, ce sera avec la Lituanie (Rossel André, 1985)
–1940 – 5 octobre : PREMIERS TRACTS GAULLISTES A TOULON (signé Légion française de Gaulle).
–1944 – 5 octobre :
1. DROIT DE VOTE DES FEMMES – Le droit de vote est accordé aux Françaises (Jean-Charles Volkmann, 2003). Une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française confirme le droit de vote aux femmes, accordé par le Comité français de la Libération nationale, le 21 avril 1944.
2. ANNIVERSAIRE DE 5 OCTOBRE 1944 DANS LES VOSGES – Dans les Vosges et en particulier de la vallée du Rabodeau, 989 hommes furent déportés et environ 658 sont décédés dans les camps de concentration. Le 5 octobre 1944 à Senones et Vieux-Moulin, les Allemands ont bouclé le village, pénétré dans les maisons, les hommes valides furent enfermés dans l’école, les autres habitants rassemblés puis chassés vers Senones à 1700 m. 421 hommes furent arrêtés, 273 ne sont jamais revenus. Il fallut attendre presque 20 ans pour qu’il y ait une véritable reconnaissance des déportés « politiques ». A Senones le déclencheur fut une allocution de Général De Gaulle, sur la place de l’église en 1963. il évoqua « la vallée des larmes ».
3. PREMIÈRE SESSION DE LA COUR DE JUSTICE DU VAR, section de Draguignan.
–1968 – 5 octobre : RADIOSCOPIE – Première de l’émission « Radioscopie » présentée par Jacques Chancel.
-1987 – 5 octobre : CASSIN AU PANTHÉON – Transfert des cendres de René Cassin au Panthéon.
–1988 – 5 octobre : GRAND RALLYE NAUTIQUE DES CENTRES D’ETUDE ATOMIQUE DE FRANCE – Départ, à Saint-Mandrier, du grand rallye nautique auquel participent seize équipages des Centres d’étude atomique de France ; 128 personnes se retrouvaient ainsi sur le port (Gisèle Argensse, 2000, p. 148).
–1994 – 5 octobre : SUICIDE COLLECTIF EN SUISSE – 48 membres de l’Ordre du Temple solaire, dont le gourou Luc Jouret se suicident en Suisse.
–2013 – 5 octobre : ADIEU A JEAN DUBEC – Le 5 octobre, au cours d’une soirée à laquelle étaient invitées les épouses et compagnes des membres du club Kiwanis des Baies de Sanary-Bandol-Ollioules, nous nous sommes retrouvés au quartier de Sainte-Trinide, à Sanary, au restaurant « Les Saveurs de Suzon ». Au cours de cette soirée conviviale, le nouveau bureau du club a été présenté officiellement à tous les participants parmi lesquels nous notions la présence de la petite fille de Jean Dubec venue accompagner Martine, ainsi que celle de la belle-fille de Paul et Monique Legouix. Jeanne Vaschetto avait accompagné Clément, son lieutenant-gouverneur de mari, et Dany était venue avec Jean-Claude, le trésorier de la Division. Armand Cazes, qui allait faire sa première visite dans trois jours, était également là. Un moment d’intense émotion fut celui où le président entouré de son bureau a remis à Martine Dubec le tableau qui, au cours de la réunion précédente du club avait été mis à la place favorite de Jean qui venait de nous quitter. En quelques mots, il a rappelé ce que fut pour le Kiwanis l’action menée par Jean qui a tenu, jusqu’au bout, à participer le plus possible à nos activités en apportant son légendaire esprit de déduction et de projection dans l’avenir. Jean, tu nous manques et nous manqueras désormais. Nous sommes auprès de Martine et des tiens en ces moments de grande tristesse.
–2022 – 5 octobre : VISITE DES ARCS ET DE TARADEAU – C’est en compagnie de 36 adhérents de l’association sanaryenne « Découvertes et Civilisations » que nous visitons la partie médiévale des Arcs puis trois des sites emblématiques de Taradeau : la villa romaine de Saint-Martin, le castrum médiéval puis l’oppidum préromain.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 108e livraison : Auberges, restaurants et hôtels de Sanary au fil du temps (suite)
-1913 : La Côte d’Azur illustrée, Hachette, Sanary.
Hôtels ouverts toute l’année :
— de la Tour, quai Marie Esménard
— des Bains, près de la plage (déj. 3 fr., dîn. 3 fr. 50, 22 ch. 3 à 5 fr., pens. dep. 6 fr. 50; élcctr., chauff., grand parc) ;
— Saint-Nazaire, sur le port (déj. ou dîn. 2 fr. 50, ch. 2 à 3 fr. 50, pens. 6 fr. ;
— Bellevue, quartier de la Gorguette (déj. 2 fr. 50, dîn. 3 fr., ch. 2 à 4 fr.).
Pension de famille Chardon, à la plage de la Gorguette (omn. à la gare sur commande ; déj. ou dîn. 3fr., 16 ch. 2 fr., pens. 6 fr. 50, cuisine lyonnaise; cabines gratuites).
Locations meublées s’adr. A M. Macé, quai Victor-Hugo:
villas 3-5 lits, 150 fr. par mois ;
petites maisons, 900 à 1,200 fr. l’année ;
logements 2-3 lits, 120 fr. par mois; chambres, 50 fr.
(à suivre)

MARSEILLE – 308e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS
Nos archives :
–XIIIe siècle : Marseille – Alors que tout au long du XIIIe siècle, les conflits se succèdent, avec le transfert progressif à la commune de l’ensemble des droits seigneuriaux que conservait l’abbaye de Saint-Victor, la ville déborde de ses remparts en de nombreux faubourgs où s’installent les couvents des nouveaux ordres mendiants (dominicains et franciscains notamment). Les paroisses urbaines sont peu nombreuses : la cathédrale (Ste-Marie-Majeure), N.-D. des Accoules, St-Cannat, St-Laurent et St-Martin, mais il y a plusieurs chapelles et couvets : St-Jacques de la Corèjerie, Ste Marthe, les hospitaliers, les templiers (remplacés, après la suppression de l’ordre, par les augustins), les carmes, les trinitaires, les antonins, etc. , et plusieurs hôpitaux (le St-Esprit, le plus ancien, St-Jacques de Gallice, St-Lazare, St-Jacques-des-Epées, etc.). Il y avait aussi une importante colonie juive, groupée dans un quartier spécial, près de St-Martin. (Atlas historique).
–Début XIIIe siècle : Marseille – La reconstruction d’une nouvelle abbatiale est entreprise à Saint-Victor, sous l’impulsion d’Hugues de Glazinis, enseveli en 1250 « dans le temple qu’il a construit presque en entier depuis les fondements » ainsi que l’affirme son épitaphe et que le précise la chronique de Saint-Victor32. Les travaux débutent en 1201.( à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.
30e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 – La longue marche vers la séparation de La Seyne et de Saint-Mandrier (1800-1950).
Pour que deux communautés se séparent sans trop de dommages, il faut, d’une part, que cette scission soit fondée et que, d’autre part, à l’issue de ce processus, la nouvelle communauté soit viable et que sa création n’entraîne pas l’affaiblissement de la communauté « mère ». Nous l’avons vu précédemment, la séparation de La Seyne et de Six-Fours avait entraîné pour celle-ci une baisse sensible de la population : au bout de cent ans, elle ne représentait plus que la moitié de celle de La Seyne (recensement de 1765), chiffre diminuant sans cesse jusqu’en 1790 avec le départ d’une partie de la jeunesse vers les chantiers navals de La Seyne ou l’arsenal de Toulon, et un terroir ayant perdu un cinquième de ses terres abandonnées par leurs agriculteurs. Six-Fours stagna ainsi jusqu’au grand « boum » des années post-1950, sans pour autant rattraper quantitativement sa communauté « fille » (cf. Cahier du patrimoine n°11 : « Six-Fours »).
Ces considérations liminaires servent de fil conducteur au propos qui va suivre. La base économique de la presqu’île de Cépet, nous le verrons, s’est fondée en même temps que sa population s’accroissait et se diversifiait. Nous constaterons également que, sans un certain nombre de coups de pouces extérieurs, entre autres le nouvel hôpital de la Marine, les nouvelles batteries, l’annexe du Creusot et, surtout, la forte arrivée d’une immigration, ce développement de la base socio-économique n’aurait certainement pas suffi avant 1914 pour entraîner la création d’infrastructures communautaires financées par La Seyne : une église, un cimetière, une école. Mais les lenteurs administratives de la commune « mère » jouèrent un rôle indéniable dans la rancœur accumulée par les habitants du Creux Saint-Georges : particulièrement l’aménagement d’une voie communale reliant le hameau à La Seyne, l’éclairage des rues et des places, et, surtout, le nettoyage de l’anse du Creux (un véritable cloaque !). Certes, par la force des choses, La Seyne dut accepter de reconnaître le nouveau pôle d’habitation en train de voir le jour et de financer partiellement la construction d’une église succursale, puis de désigner un adjoint spécial en 1852 pour représenter la presqu’île où une mairie annexe enregistra à partir de 1871 les naissances, les mariages et les décès de la section appelée dorénavant « de Saint-Mandrier ». Lourde charge pour le seul adjoint spécial qui devait enregistrer également les décès survenus dans l’hôpital maritime. Puis ce fut le sectionnement électoral avec deux zones, La Seyne-ville et La Seyne-Saint-Mandrier.
(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
Anciennes peut-être, ces perles journalistiques ont malgré tout gardé toute leur saveur.
– A Saint-Just, un mur a heurté l’automobile paroissiale (Le Protestant de l’Ouest, 4 mai 1956)

(cliché H. Ribot)
Bonne journée !
Je vous souhaite à tous une bonne lecture ainsi qu’un excellent jeudi !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber que nous avons hâte de retrouver.
A demain !
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