ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3986)

le château d’If photographié hier, vendredi 15 septembre (cl. H. Ribot)
FÊTE
Aujourd’hui, c’est la sainte Edith !
Bonne fête à toutes celles, elles sont 48 000, qui portent ce prénom dont l’origine remonte à Edith d’Ailesbury, une moniale du monastère de Wilton (Angleterre), décédée en 984.
Le calendrier républicain vous invite à faire quelques courses en ce 30e et dernier jour de fructidor An II dédié au panier.
Puisque nous en sommes au temps béni de la rentrée scolaire, je ne peux m’empêcher de relever une « bourde » involontaire publiée voici plus d’une demi-siècle dans le journal Est-Éclair : « Les parents dont l’admission en classe enfantine sera possible, seront avisés par les soins de la Mairie vers le 20 septembre (Est-Éclair du 9 septembre 1957) et cette autre publiée dans le Moniteur du Bâtiment et des Travaux Publics : « Les jours fériés suivants : 1er janvier, Ascension, Lundi de la Pentecôte, sont payés, sauf s’ils tombent un dimanche. »
DICTON DU JOUR
A la Sainte Edith, on te souhaite un bon tirage.
PENSÉE
Un homme d’action n’est pas déshonoré par une défaite (Jules Romains, Les hommes de bonne volonté, XVIII)
ÉPHÉMÉRIDES

Port-Frioul hier, vendredi 15 septembre (cl. H. Ribot)
1261 – 16 septembre : MORT DE ROSTAN D’AGOULT – Mort de Rostaing d’Agoult, seigneur de Trets et de Toulon, chanoine de Marseille et de Toulon, chapelain du pape (acte 562 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Martyrologe de l’église de Toulon : Bibl. du Vatican, fonds de la Reine, ms. 540. — B. Bibl. nat., lat. 11080, fol. 163. a. De Juigné, op. cil., p. 255).
1287 – 16 septembre : lieux-dits d’Auriol (13) mentionnés dans un acte notarié.
1. A Bassans, 16 septembre 1287 (charte aux archives municipales). Première mention de Bassans – quartier rural, commune d’Auriol. Autre mention : Ad Bassanovum, 13 octobre 1393 (charte aux archives de Saint-Victor).
2. Caulazon (acte notarié). Escoulon, quartier rural (1872). Mentions postérieures : En Caulahon, 1472 (ibid.). L’Escouladou, 11 juillet 1470 (registre aux archives de Saint-Victor).
3. Mervel – lieu-dit disparu (acte notarié).
4. Al Puiol. Le Pujol – hameau (1872). Première mention : Villa Podiolum, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce, 1, 302).
5. Rocoals. La Roquette – hameau (1872). Première mention : Roaconicum, décembre 1001 (cartulaire de Saint-Victor, n° 69), puis Fons de Roqueta, 6 décembre 1285 (charte aux archives de Saint-Victor).
6. Claus de Sant Peyre. Saint-Pierre – église, quartier rural, quartier de Vède. Des inscriptions romaines trouvées en cet endroit sembleraient indiquer l’existence d’une ancienne villa romaine (1872). Première mention : Ecclesia in honore S. Victoris, janvier 1033-1037 (cartulaire de Saint-Victor, n° 64). L’église de Saint-Pierre se trouvait entre Auriol, Tourraques et le hameau des Lagets. C’était la paroisse primitive du lieu ; elle était à la charge de l’abbé de Saint- Victor (Calendr. 1713, p. 185).
7. Sarignana. Sérignan – lieu-dit, quartier des Bouilladisses (1872). Première mention : Serignana, 11 juin 1279 (charte aux archives de Saint-Victor).
1369 – 16 septembre : Urbain V revint à Avignon en passant par Marseille où il fut reçu le 16 septembre 1369 – A partir de 1309, le pape se fixe à Avignon au couvent des Dominicains : la ville appartient à un de ses vassaux, le comte de Provence, et de plus, elle jouxte le Comtat Venaissin, possession du Saint-Siège depuis le XIIIè siècle. Cet exil n’a rien d’extraordinaire. De 1100 à 1304, les papes avaient résidé seulement 82 ans à Rome même. Jusqu’au pape Innocent VI (1352-1362), la politique italienne des papes demeure stérile, si bien qu’ils en sont venus à acheter Avignon à Jeanne 1ère. Ils ne réussirent pas à réconcilier la France et l’Angleterre en guerre, mais purent obtenir la nomination aux principaux bénéfices ecclésiastiques (évêchés autrefois élus).Innocent VI parvint enfin à pacifier les états de l’église en Italie, si bien qu’Urbain V (1362-1370) put finalement rejoindre Rome en 1367. Urbain V (Guillaume de Grimoard, du Gévaudan) voulait être le médiateur dans le conflit anglo-français. Ce qui le fit revenir à Avignon où il mourut. Urbain V, ce grand pape qui avait voulu s’installer à Rome, n’avait pu y réussir ; il revint à Avignon en passant par Marseille où il fut reçu le 16 septembre 1369. Un an après, le 19 septembre, il mourait et son corps fut transféré à Saint-Victor de Marseille. [Réf. Legrand H., Les papes d’Avignon, 1968.]
1520 – 16 septembre : A propos des salins des Embiez. Par transaction, la communauté de Six-Fours transmet ce jour-là à Barthelemy Lombard les deux tables qu’elle possède aux salins des Embiez ainsi que tous ses droits sur ces deux tables. Lombard paiera à la communauté une pension annuelle de 16 florins à la fin de chaque mois de septembre.
1585 – 16 septembre : Le Ribas – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (acte aux archives de la Major).
1595 – 16 septembre : lieux-dits mentionnés dans un acte des archives de la Major. Certains ont subi des modifications, d’autres ont disparu.
1. Affar de l’Evesque – Première mention de la Barre d’Avesque – propriété, quartier de Château-Gombert, commune de Marseille (1872).
2. L’Anticaille – Propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
3. Castillon – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
4. Le Cloutet. Les Cloutes – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Lo Claux, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).
5. Aco dan Bouc. Colle-d’Amboux – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près de Baume-Loubière (1872). Première mention : Bastita Albosorum sive dels Alboassos alias Alborum, 6 mai 1528 (acte aux archives de la Major), puis Collet d’Amboux, 9 janvier 1765 (ibid.).
6. La Figone – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, aux Milanès (1872). Première mention : Clôt de Figon, 3 novembre 1574 (registre n° 42 aux archives de l’Evêché).
7. La Font. La Fontaine – lieu-dit, commune de Marseille, près de Château-Gombert (1872). Mentionné comme Bras de la Fontaine, le 28 août 1764 (ibid ).
8. Fons Couverte. Font-Couverte – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention, le 10 janvier 1151, à Arles – accord passé entre Geofroi de Marseille et ses frères, et Raimon, évêque, […] ils lui confirment […] les terres de Font Couverte (acte 236 des vicomtes ; archives à la Major n°L1).
9. La Fournaque – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Aurengues (1872). Première mention Vallatum de la Fornaca, le 30 avril 1504 (registre n° 82 aux archives de l’Êvêché).
10. La Fumade – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).
11. Le Grand Valla. Le Gros-Vallon – chemin et ruisseau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombcrt.
12. Las terres dau Jas. Le Jas – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Jassium Antonii Juliani, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché). Puis Bastides des Jas, 13 août 1745 (ibid.).
13. Las Jouquieras. Les Jonquières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).
14. La Massuguière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Chàteau-Gombert.
15. Tous les Mourens au valon des Mourens (registre n° 40, fol. 107, aux archives de la Major). Les Mourens – bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
16. Le Mouret. Mouret – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
17. La Nau – propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
18. Le Nertas – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Nertedam, 11 novembre 1322 (acte aux archives de la Major).
19. Nissard. Le Nissart – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Nertas (1872). Première mention : Al Nissant, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).
20. Paranque. Les Paranques – bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).
21. Les Parodasses. Paredasse – torrent qui vient du Grand-Vallon, traverse le territoire de Château-Gombert et se jette dans le Jarret, au-dessous de la Bégude, commune de Marseille. Première mention : Paraceda, 28 janvier 1276 (charte aux archives de la Major).
22. Grandes terres. Le Péras – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, du ruisseau de Jarret jusqu’à Saint-Mitre (1872). Première mention : Peras, 14 juillet 1264 (charte aux archives des Trinitaires).
23. La Pille – lieu-dit disparu, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.
24. Las Planes. La Plaine – propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). —, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major). Dénommée La Plaine depuis 1790 (cadastre).
25. Plaine de Reynouard – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
26. Plane des Bessons. Plaine des Bessons – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
27. Poux Daigalx. Puits des Gaux -lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de l’Evêché). Gault, en ancien langage français, signifie bois, forêt. — Puits des Gaux, hauteur de la forêt (Littré. Hist. de la langue française, I, 187, note)
28. La Rabassade. La Rabassière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Olives (1872).
29. Le Ribas – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, 16 septembre 1585 (acte aux archives de la Major).
30. Riousset – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui découle des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans Jarret au-dessus de la Rose, commune de Marseille (1872). Première mention : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45), puis Riusech, 20 avril 1288 (charte aux archives municipales).
31. Lo Roumanille. La Romanillade – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : La Romanilhade, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).
32. Roayne, Rouyne. Rouine – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, vers Saint-Mitre (1872).
33. Saint-Mitre – chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert, dont elle dépendait autrefois (1872). Première mention : Cella S. Mitrii, 23 avril 1113 (cartulaire de Saint-Victor, n° 848). La possession de l’église de Saint-Mitre fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153
34. Reynaudet. Sibillis, bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Grand Vallon (1872). Première mention : Plane de Reinaud, 2 mars 1679. Puis, Reynaudet, propriété de Jean Sibilli, 30 octobre 1765 et Bastides de Sibillis, 21 février 1767.
35. Le Terrolier – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
36. Le Vachon – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.
37. Vallat de Gués. Vallat de Guez – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Autres mentions : Valat d’Aigues, 2 mars 1679 (ibid.). — Grand Vallat de Gués ou le Vallat de Baume Loubiére, 1er décembre 1766 (ibid.).
38. La Villasse. La Vieillasse – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
39. Tous les Mourens au valon des Vallon des Mourens, 16 septembre 1595 (registre n° 40, fol. 107, aux archives de la Major). Les Mourens – bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
1596 – 16 septembre : Cartier de l’Agneau (archives de la Major). La Grande Bergerie – bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention, Le Jas de l’Agnel, 5 août 1530 (archives de la Major). Désigné sous le nom de l’Anneau, en 1790 (cadastre).
1663 – 16 septembre : La Regussone. La Ragussone – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Platrières (1872). Première mention : La Regassone, 1636 (cad. d’Allauch).
1664- 16 septembre puis 1665 3 et 13 mars – le château de la Molle devient propriété des Gautier. Selon le catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 17, les 3 et 13 mars 1665, hommage et investiture de la terre de la Molle donné par les commissaires du Roi à M. de Gautier, avocat général au Parlement de Provence. Il est dit que les droits de la terre de la Molle sont désignés en deux rapports des 23 décembre 1659 et 16 septembre 1664 et que M. de Gautier l’avait achetée aux enchères au prix de 90 200 livres
1665 – 16 septembre : Hommage et investiture de la terre de la Môle donné par les commissaires du Roi à M. de Gautier par les commissaires du Roi à M. de Gautier, avocat général au Parlement de Provence. Il y est dit que les droits de la terre de la Molle sont désignés en deux rapports des 23 décembre 1659 et 16 septembre 1664 et que M. de Gautier l’avait achetée aux enchères au prix de 90 200 livres
1673 – 16 septembre : Vallon-Vert, bastide, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872). Déclaration des consuls d’Allauch, du 16 septembre 1673, aux archives communales : « la terre de Vallon-Vert était un arrière-fief. Elle appartenait à Marc-Antoine, fils de Balthazar de Vias ». Première mention : Valle Viridi, 24 avril 1278 (acte notarié).
1677 – 15 septembre (je cite ce texte avec un jour de décalage) : L’abbé de Saint-Victor est débouté de ses prétention contre les consuls de La Seyne. Jean Denans écrit à cette date :
« Après le décès dudit Seigneur Mazarin, en l’année 1662, Monseigneur Phillipes de Vendosme, ayant été promu de ladite abbaye St Victor, ayant prétendu de rentrer dans les anciens droits des Seigneurs abbés, ses devanciers, qu’ils pouvaient avoir audit Six-Fours, aurait fait assigner les consuls et communauté dudit lieu, le 7 novembre 1676, par-devant Nos Seigneurs du Grand Conseil, aux fins de les faire condamner à la vidange de tout ce qui (qu’ils) tenaient en vertu de la transaction de l’année 1583 et des deux précédentes. Sur laquelle assignation, lesdits Sieurs consuls de Six-Fours, et ceux de la Seine qui avaient le même intérêt, s’étant présentés, ils se seraient pourvus au Privé Conseil du Roi, en règlement de juges, pour faire renvoyer le procès par-devant la Cour du Parlement de Provence. Ce qui leur fut accordé par le jugement contradictoire rendu par ledit Conseil Privé du 15 septembre 1677, portant que la cause en matière serait remise à ladite Cour du Parlement de Provence. En exécution de cet arrêt, la cause ayant été portée par devant ladite Cour du Parlement, les parties y auraient fait leurs poursuites, et après les défenses données de part et d’autre. En fin, ladite Cour, par son arrêt rendu en contradictoire jugement du 5 mars 1678, sans avoir égard aux lettres royaux (royales) de révision incidemment obtenues par ledit Seigneur de Vendosme. Dequoi la déboute a mis, à raison de ce, les consuls et communauté de Six-Fours et de la Seine, hors de cour et de procès, dépants compensés. »
1702 – 16 septembre : Gouerque de Village (registre de l’Ecritoire, Marseille). Triboux – quartier rural, commune de Marseille (1872). Il correspond à la partie du territoire comprise entre les Comtes, la Valentine, la Servianne et le petit chemin d’Aubagne. Première mention : Tribols, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 50).
1761 – 16 septembre : Belloly – propriété, commune de Marseille, quartier des Eygalades (archives de Saint-Victor).
1764 – 16 septembre : Le conseil général de La Seyne décide d’entretenir les routes et les fontaines. Le 16 septembre 1764, une délibération du Conseil communal de La Seyne, prise en présence du viguier et du lieutenant de juge, le sieur Pothonnier, décide la réparation du chemin allant du quartier Saint-Antoine à Tamaris, la dépense étant mise aux frais du sieur Caire, négociant à Toulon, propriétaire de vastes terrains dans la zone de la colline où se trouve aujourd’hui le fort Napoléon. Le Conseil décida aussi de réparer le tronçon de la route de Toulon, à son départ de La Seyne, c’est-à-dire entre la chapelle de Saint-Roch et l’extrémité du jardin ayant appartenu à feue la demoiselle Marie Guigou. Ce jardin se trouvait à la rue Emile-Zola actuelle, en bordure de ce qui était la route de Toulon. Enfin, toujours sur l’initiative du Conseil communal, il fut demandé que des réparations fussent entreprises à la mère fontaine des eaux de Donicarde et à la conduite qui amenait ces eaux à la fontaine, dite de Saint-François ou des Capucins, de la place Bourradet, alimentée par ladite source.
1777 – 16 septembre : LE CONGRES AMERICAIN ADOPTE POUR LA PREMIERE FOIS LE TERME « Etats-Unis D’AMERIQUE » DANS les « Articles de Confédération » – Après avoir proclamé l’indépendance des treize colonies d’Amérique du Nord en juillet 1776, le Congrès continental s’efforce d’organiser le nouveau gouvernement. Il adopte, le 16 septembre 1777, les « Articles de Confédération », dans lesquels apparaît pour la première fois le terme « Etats-Unis d’Amérique« . Chaque Etat dispose bel et bien de sa souveraineté pour tous les domaines à l’exception de la politique extérieure, confiée au Congrès. Ce dernier se compose d’un délégué par Etat et chaque décision doit obtenir au moins neuf voix. Les citoyens peuvent circuler comme ils l’entendent dans tout le territoire. Pour entrer en vigueur, les articles doivent toutefois être ratifiés par la totalité des Etats, ce qui ne se produira qu’en mars 1781.
Ces avancées démocratiques et républicaines auxquelles la France a fortement participé avec ses armées et ses escadres – rappelons celle de l’amiral d’Estaing appareillant en grandes pompes de Toulon – représenteront un modèle pour la Révolution française qui va surgir quelques vingt années plus tard, au même titre que celui de la République suisse ou du mode de gouvernement britannique (monarchie parlementaire).
1789 – 15 et 16 septembre :
1. L’Assemblée a décidé, aujourd’hui, à l’unanimité, l’inviolabilité de la personne du roi, l’indivisibilité de la couronne et son hérédité de mâle en mâle dans la Maison régnante, par ordre de primogéniture. La renonciation à la couronne de France, par la branche des Bourbons régnant en Espagne, est clairement stipulée dans les articles. Cependant, la rédaction définitive de ces traités est remise à demain (Agenda de l’histoire, MARDI 15 SEPTEMBRE).
2. L’ASSEMBLEE SE PENCHE POUR LA PREMIERE FOIS SUR LE PROBLEME DES GABELLES (IMPÔT SUR LE SEL) – La discussion a repris et duré toute la matinée. Mais il règne une telle agitation à l’Assemblée, aussi bien parmi les députés que dans les tribunes, bruyantes et indisciplinées, qu’aucune décision n’a pu être prise. Dans la soirée, cependant, l’Assemblée s’est penchée sur le problème des gabelles, mais « on ne paraît prêt à rien statuer encore sur cette affaire» (agenda de l’histoire, MERCREDI 16 SEPTEMBRE.
1792 – 16 septembre : LA DRÔME EN EFFERVESCENCE – Alors que le premier numéro de l’Ami du Peuple paraît à Paris, le 1er bataillon de la Drôme traverse l’Albenc (Isère) et signale sa présence par des manifestations contre les gardes nationaux, dont les costumes étaient ornés de fleurs de lis et contre la demeure de Maillefaud, chef de la 1ère légion du district de Saint-Marcellin, où se voyaient des fleurs de lis.
1793 – 16 septembre :
1. NAPOLEON BONAPARTE EST AU BEAUSSET : « À cette époque, le capitaine Buonaparte était à Nice où il rendait visite à son ami, compatriote et protecteur, le député à la Convention Antoine Christophe Saliceti. Saliceti, convaincu que Buonaparte était l’homme de la situation, lui offrit le poste provisoire de commandant de l’artillerie du siège de Toulon, sans même consulter les généraux concernés. Buonaparte accepta sur le champ. » Cette légende qui fait arriver Bonaparte au Beausset le 16 septembre et qui prétend qu’il aurait pris ses fonctions à cette date, à la suite de sa rencontre fortuite dans ce village avec son compatriote Saliceti est inacceptable, car il est démontré que Bonaparte est à l’armée de Carteaux depuis son arrivée devant Avignon et l’a suivie à Marseille où il se trouvait le 24 août. Son équipée trouvait une suite logique devant Toulon.
2. CLAIRE LACOMBE EST ARRÊTEE A PARIS – Le 16 septembre 1793, les Jacobins attaquent les Républicaines révolutionnaires et font incarcérer Claire Lacombe qui demande l’épuration du gouvernement. Conduite au Comité de sûreté générale, elle est libérée dans la nuit. Le 7 octobre, elle se présentera à la barre de la Convention et réfutera les arguments de ses adversaires, dénonçant au passage l’oppression dont sont victimes les femmes, ajoutant même : « Nos droits sont ceux du peuple, et si l’on nous opprime, nous saurons opposer la résistance à l’oppression ». Ce sera l’un des prétextes saisis par le gouvernement révolutionnaire qui interdira tous les clubs féminins, à commencer par celui des Républicaines Révolutionnaires. La chute des Enragés puis celle des hébertistes mettront Claire Lacombe en danger et elle devra se cacher. Elle sera arrêtée le 2 avril 1794 et libérée le 18 août 1795. Elle reprendra ensuite son métier de comédienne. Trois mois plus tard, elle quittera Paris pour Nantes, où elle a un engagement. De retour à Paris, on perd sa trace après 1798.
1796 – 16 septembre (30 fructidor An IV) : Retour d’une Seynoise prévenue d’émigration. Marie-Françoise Audibert, née Martinenq, citoyenne de La Seyne émigrée, épouse d’Audibert Esprit, négociant, s’était réfugiée vers le 25 frimaire an II sur un vaisseau marchand de La Seyne « parce qu’elle avait vu du monde tué dans sa ville par les bombes anglaises qui, de plus, avait embossé trois pontons de la rade… ». La prévenue est partie épouvantée à Porto-Ferrajo, sur ce même navire, après l’explosion d’un magasin à poudre. Tombée malade en Italie, elle est entrée en France par Nice vers le 30 fructidor an IV, « fort étonnée à son arrivée d’être prévenue d’émigration ». Renvoyée par le tribunal de Nice devant celui de Brignoles, elle sera très vraisemblablement acquittée.
1797 – 16 septembre (30 fructidor An V) : Le trouble et l’agitation renaissent dans Toulon. Les services sont désorganisés, les questions au ministère sont pressantes au sujet des marins : jusqu’au grade d’officier marinier peuvent-ils rentrer en tout temps ? Pour ceux dont la radiation est provisoire, peut-on la considérer comme définitive en leur qualité, de marins ? Ceux qui ont été portés sur la liste des émigrés et n’ont fait aucune demande pour obtenir leur radiation doivent-ils quitter la France ? Etc.
A Najac les services municipaux communiquent une lettre du ministère demandant de faire connaître tous les individus réputés royalistes et il doit dénombrer les employés au civisme douteux : un commis extraordinaire est rayé des registres matricules, quatre chefs dénoncés par l’administration municipale : Harau, Cheylan, Guys, Moreau, sur lesquels il doit fournir des appréciations motivées. Pendant que Najac se débat pour sauver les services de la marine, la vie dans Toulon est pleine d’incertitude. Les routes sont peu sûres : les habitants les plus riches et les plus coupables gagnent les frontières mais la majorité peu aisée se cache aux alentours. La ville en alarme forme une garde nationale dont quatre bataillons ont des postes fixes tandis qu’une colonne mobile bat la campagne. C’est que dès le 30 fructidor une femme a été arrêtée dans la nuit par une troupe d’émigrés, violée et frappée à coups de sabre sur la figure.
1824 – 16 septembre : Mort du roi Louis XVIII. Le 16 septembre 1824, à quatre heures du matin, la de Louis XVIII respiration s’affaiblit. “ Bientôt, poursuit la duchesse, on ne l’a plus entendue; à quatre heures, on lui a mis de l’alcali dans le nez, il n’a fait aucun mouvement; les médecins ont pris une bougie pour s’assurer qu’il avait cessé de souffrir. Alors, par un mouvement spontané, nous nous sommes tous levés et approchés respectueusement de ce lit de mort. Le duc d’Angoulême, qui était le plus en avant, s’est approché de Monsieur, lui disant par deux fois dans l’oreille : “ Mon père, tout est fini. ” Monsieur, accablé de corps et d’âme, a paru ne pas comprendre, jusqu’à ce que le comte Charles de Damas, s’avançant vers lui d’un air triste et respectueux, lui ait dit : “ Sire, le Roi est mort, ”
1836 – 16 septembre : Conquête de l’Algérie. Ollioules héberge trois bataillons du 62ème de ligne comptant 21 officiers et 450 hommes du corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295)..
1865 – 16 septembre : L’épidémie de choléra à La Seyne. Le 16 septembre, il y eut encore 45 décès, et le 17 septembre 33 autres. Une ambulance – c’est-à-dire un hôpital provisoire – fut rapidement établie par la municipalité dans la chapelle des Pénitents Blancs, donc dans la partie haute de la ville, plus saine. Trois médecins y furent affectés en permanence, et les religieuses de la Présentation et les Trinitaires de l’hôpital eurent le rôle d’infirmières. D’autres ambulances de soins d’urgence furent établies à l’hospice civil et aux chantiers navals avec trois autres médecins. Pour assurer le ravitaillement, les fours, les moulins, et les commerces indispensables furent réquisitionnés. Les trois pharmacies fonctionnaient en permanence de jour comme de nuit, distribuant gratuitement les médicaments demandés. Des vivres et des secours furent distribués. Des accords furent passés avec les municipalités des autres villes pour assurer le ravitaillement des réfugiés. Pour effectuer les inhumations, la municipalité avait demandé et obtenu de l’autorité maritime de Toulon des bagnards. Il y eut donc des escouades de dix forçats surveillées par deux gardes-chiourme qui creusèrent des tranchées dans le cimetière de La Seyne. D’autres allaient dans les rues de maison en maison ramasser les cadavres avec tous les véhicules disponibles, les corbillards habituels ne suffisant pas. Il n’ y avait pas toujours assez de cercueils, bien qu’on en fit faire par la troupe basée à Toulon, et les cadavres disposés dans la tranchée étaient recouverts de chaux vive.
Un jour, deux bagnards et un garde-chiourme moururent eux aussi au bord de la tranchée. Pour rétablir la salubrité, la municipalité emprunta aux chantiers navals une pompe qui mit deux jours et deux nuits à rétablir un courant dans le Gros Vallat asséché et à chasser tous les détritus stagnants. Des désinfectants furent ensuite ajoutés et une surveillance établie pour que les immondices ne réapparaissent pas. L’épidémie fit officiellement 470 morts à La Seyne, mais quelques Seynois décédèrent aussi dans les villes où ils s’étaient réfugiés. Ceux qui s’étaient réfugiés dans les campagnes, à l’Evescat, aux Moulières, à Janas, furent en général épargnés. D’après le docteur Prat, un cinquième des individus atteints survécut. Les quartiers les plus touchés étaient les Mouissèques, la Lune, la basse ville, les Esplageolles, jusqu’à Brégaillon. Les moins atteints étaient les quartiers hauts comme Tortel, Beaussier, les Cavaillons. Les quartiers encore campagnards comme la Donicarde, Saint-Honorat, Saint-Jean comptèrent peu de morts.
1867 – 16 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Lundi 16 septembre – Saint Corneille – Beau temps – vent du large – Un malheureux événement est arrivé ce matin à 6h ½ sur la route d’Ollioules n° 6 près de la ressence. Une charrette chargée de bois de construction pour bâtisse et contenant six personnes ; cette charrette appartenant au sieur Pierron du terroir d’Ollioules et trainée par un cheval jaune qui a eu peur, s’est renversée. Les hommes ont sauté, et le maître de charrette est tombé, la charrette lui a passé sur le corps. La pauvre jeune homme de vingt ans nommé André Pichaud. Il y avait aussi sur la route un pauvre vieux du nom de Bonafoux monté sur son âne qui a eu peur et l’a renversé. Il est tombé et est resté mort sur le coup.
1869 – 16 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – jeudi _ St Jean Chrysostome. Beau temps – vent du large – bonne brise. Température toujours la même. Thermomètre à 22° centigrades. Baromètre au-dessus de Beau Temps/ – Nous avons consulté un disciple de Saint-Hubert, un chasseur de l’endroit qui nous a dit que jusqu’à présente la chasse n’a pas été bien fructueuse pour lui. Cependant, on a tué pas mal de cailles, il est vrai aux endroit où il y a des appeaux des caillières. Il paraît qu’il n’a pas passé beaucoup de gibiers comme becs fins, torticolis, culs-blancs ou motteux. Tout cela n’annonce pas bien pour les amateurs des postes soit aux grives, soit aux petits oiseaux. Grand Saint-Hubert, nous vous demandons très humblement que vous accordiez quelque distraction ou amusement à la famille de nos élus !
1901 – 16 septembre : Les progrès de l’automobile ! Une automobile montée par trois personnes traverse Saint-Mandrier à une allure vertigineuse (note : c’est-à-dire plus de 8 km/h).
1918 – 16 septembre : La grippe espagnole. Mort de Charles Mangiapan, né le 26/12/1890 à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes), matelot de 1ère Classe Mécanicien, qui décède de la grippe à 27 ans le 16 septembre 1918, à l’hôpital de Saint-Mandrier (Var).
1928 – 16 septembre : COQUILLE JOURNALISTIQUE – « Un meeting de mécaniciens refusa de donner la vapeur au moment de faire voile sur Oran. » (L’Opinion, 16 septembre 1928, à propos de la rébellion du cuirassé Courbet).
1936 – 16 septembre : Jean-Baptiste Charcot, médecin et explorateur, disparaît en mer avec son navire le « Pourquoi pas ? ». La nouvelle sera publiée en France le 17 par le Figaro : « Suivant un télégramme reçu de la station de T.S.F. de Scroresbjsund, le vapeur français « Pourquoi-Pas ? » a été complètement détruit au large de l’Islande, au milieu d’une effroyable tempête, et tous les membres de l’équipage, à l’exception d’un seul homme, ont été noyés. Les corps des trente hommes, y compris celui du chef de l’expédition, le docteur Charcot, ont été rejetés sur la côte islandaise. Les détails manquent. Il a été impossible d’interroger le survivant, étant donné son état de prostation ».
1937 – 16 septembre : Découverte, à Paris, d’une organisation secrète paramilitaire dénommée « La Cagoule ». Les « cagoulards » voulaient instaurer en France un régime de dictature qui devait précéder la restauration de la monarchie. De son vrai nom « Comité secret d’action révolutionnaire » (C.S.A.R.), ce groupement clandestin dont les chefs sont issus de l’extrême droite, voulait faire croire à l’existence d’un complot communiste…. Cette organisation est responsable d’attentats : les frères Rosselli et Dimitri Navachine ont été assassinés par eux ; les cagoulards ont détruits à Paris, ce 11 septembre, le siège de de la Confédération générale du patronat français et celui de l’Union patronale interprofessionnelle. Le 24 novembre, une série de perquisitions (découverte de dépôts d’armes) et d’arrestations (sept personnes interrogées) mettra fin à la Cagoule.
1939 – 16 septembre : Jean Giono est arrêté puis emprisonné – L’écrivain Jean Giono qui avait été arrêté à Digne à cause de ses publications pacifistes antérieures, fut emprisonné au fort Saint-Nicolas. Il est libéré à la mi-novembre après la prononciation d’un non-lieu. Dans son roman Noé, l’écrivain rappelle cet épisode de sa vie : « …haut sur l’horizon et murant entièrement tout le fond de la Canebière, le magnifique corps en forme de couronne du fort Saint-Nicolas. Le grand mur du fort qui me fait face se termine vers la gauche par une belle arrête de proue. C’est exactement dans cette proue que j’avais ma cellule en 1939. »
1940 – 8, 12 et 16 septembre, etc. :
1. Premières arrestations des « responsables de la défaite ». Daladier, Paul Reynaud, le général Gamelin, le 8, puis le 12 Mandel, le 16 Léon Blum, le 2 octobre Léon Jouhaux, etc.
2. Henri Jeanson publie dans le numéro d’Aujourd’hui daté du 16 septembre 1940 : « Chronique des temps présents. « 2 septembre 1939 » J’ai retrouvé par hasard quelques notes prises ay courant de la plume et de l’actualité, le 2 septembre 1939 et les jours suivants. Il m’a paru que ces impressions, hâtivement écrites, traduisent assez exactement la confusion intellectuelle de ces premiers jours de guerre. Et c’est pourquoi je les publie, telles quelles, à l’état cru. Jean Cocteau. Très nerveux. Très agité. Fébrile. Son ami Marais mobilisé. J’erre avenue des Champs-Elysées. Je me promène en compagnie de Marcel Carné, le metteur en scène de « Quai des brumes ». Il part demain, mobilisé dans un régiment de je ne sais quoi. Sinistre. Nous rencontrons le lunatique, charmant et indécis Drieu La Rochelle, sans chapeau, sans regard, sans opinion, dégingandé, la tête entraînant, comme un fruit trop lourd, la branche flexible d’un corps fragile : Je n’y comprends rien… Oh là là! Quelle époque! Oh là là! Rien, je n’y comprends rien… mais rien!… Pourquoi tout ça? Vous y comprenez quelque chose, vous ? Il ne comprend pas pourquoi il ne comprend pas. Il nous quitte, déjà las de cette guerre, et remonte l’avenue. Là-haut, c’est le Poilu inconnu. Il s’ennuyait tellement, tout seul… Enfin ! Un copain me tiendra bientôt compagnie. Un jeune passe, me frôle. Il porte mélancoliquement sa valise. Il «rejoint». Pourquoi faire ce stupide détour, prendre un train, alors qu’il est si simple de s’installer là, tout de suite, sous la voûte, de se coucher sur la dalle, et de laisser venir à soi l’éternité ? »
1941 – 16 septembre, etc. : Les réfugiés apprennent qu’ils peuvent revenir en zone occupée (Le Figaro).
1943 – 16 septembre : Heinrich Himmler est obligé de revoir à la baisse son ambition de recruter une division de SS français. À l’origine, l’objectif des recruteurs de la Waffen-SS était de créer une entière division française (voire deux). La faiblesse du nombre des volontaires comme la sévérité de la sélection, obligèrent Heinrich Himmler à revoir, le 16 septembre 1943, ses ambitions à la baisse. De juillet 1943 à août 1944, environ 6 000 Français se présenteront aux bureaux de recrutement, moins de la moitié seront effectivement acceptés (environ 2 500 hommes). La désignation officielle de cette unité est 8.Franz.-SS-Freiwilligen-Sturmbrigade.
Cependant la désignation plus connue de « Brigade Frankreich » est due à Jean Mabire qui en fit le titre d’un de ses livres : « La Brigade Frankreich »– sous-titre : « le premier combat des SS français », Editions Grancher, 1996, 274 pages (réédition, avec additifs et modifications, de l’ouvrage écrit par Jean Mabire avec la collaboration de Pierre Demaret : « Les SS français. La brigade Frankreich », Paris, Fayard (Grands Documents) mars-1973 ; in-8, broché, 460 p., couverture à rabats imprimée en couleurs ; 16 planches de photographies hors-texte, imprimées recto-verso).
Autres livres de Jean Mabire sur un thème proche, qui sont dans ma bibliothèque :
– Mourir à Berlin, Les SS français derniers défenseurs du bunker d’Hitler, Arthème Fayard, 1975, rééd. Le Livre de Poche 4828, 1977, 306 p.
– Les jeunes fauves du Führer, Arthème Fayard, 1976, rééd. Livre de Poche 5083, 1978, 416 p.
– Les panzers de la garde noire, Presses de la Cité, 1978, rééd. Presses Pocket 1682, 1980, 352 p.
– La division Wiking dans l’enfer blanc : 1941-1943, Arthème Fayard, 1980, 364 p.
1959 – 16 septembre : Le général De Gaulle propose l’autodétermination en Algérie.
1960 – 16 septembre : Effet du baby boom sur la population scolaire. Pour cette rentrée, les établissements scolaires de l’Hexagone recevront près de quinze millions d’élèves. Hélas, le ministre de l’Education nationale table déjà sur un important déficit en professeurs (neuf mille deux cents) et en instituteurs stagiaires (dix mille). Marius Autran raconte : « A La Seyne, le lycée polyvalent classique, moderne et technique remplace le vieux collège Martini. Quand les rues de Beaussier et Émile Combes conduisant vers le nouveau lycée classique, moderne et technique, quand la place Galilée s’animèrent à la rentrée d’octobre 1960, du va-et-vient et des appels bruyants des jeunes étudiants garçons et filles, de grands soupirs de soulagement s’échappèrent de toutes les bouches : professeurs, élèves, édiles municipaux, parents d’élèves, syndicalistes, administrateurs de l’Éducation nationale,… les uns et les autres ayant conjugué leurs efforts, mené les actions les plus diverses à tous les niveaux des instances administratives, cela pendant près de 10 ans pour que justice soit rendue à la ville de La Seyne et à ses enfants et que leur soit donnée une structure d’enseignement public de qualité ».
A Martini, entrent en classe de Philosophie avec Mlles Nicole Abbona, Michèle Alessi, Mireille Barbier, Yvonne Cagnon, Danièle Dubromel, Josette Léauté, Rina Moretti, Hélène Terrin ; MM. Georges Aillaud, Paul Biaggi, Alain Dupoyet, Maurice Merle, Henri Ribot, Jean-Claude Troubat (merci Jean-Claude pour ces merveilleux comptages dont tu as le secret).
Le 1er janvier 1961, ils déménageront vers les nouveaux locaux du Lycée Beaussier. Toutefois certains cours continueront d’être donnés à Martini (physique entre autres). « Que de temps perdu à flâner entre les deux établissements au moment des changements de cours ! », disent les professeurs. « Quel bonheur de pouvoir s’arrêter au bar et prendre une bière ! », disent les élèves.
A la même époque, Gisèle Argensse note que « la rentrée pour les classes maternelles et primaires de Saint-Mandrier est fixée au vendredi 16 septembre, à huit heures trente. Elle est marquée par l’ouverture d’une classe de 6èmede C.E.G. (Collège d’enseignement général). Ce projet a pu se concrétiser grâce aux efforts conjugués de la municipalité de Saint-Mandrier, des services de l’Inspection primaire et de l’Inspection académique. Les parents se sont présentés à l’école de garçons où le directeur, monsieur Jeannot, les a reçus le jeudi 15 septembre ». Une classe de 5eme est, dit-on, à l’étude pour l’année prochaine.
Ken Nicolas rapporte que « Les élèves du Creux Saint-Georges ont rallié leur groupe scolaire sous une pluie torrentielle, nous informe la presse du samedi 17 septembre. C’est ainsi que nous avons pu voir les plus petits emmitouflés pour la circonstance et porteurs de cartables tout reluisants prendre le chemin de l’école…» Le développement du quartier du Pin Rolland entraînant un accroissement du nombre des élèves, la société des autobus « Etoile » met en service les jours de classe un car partant vers Saint-Mandrier à 16 h 10 du rond-point des Sablettes à La Seyne et un autre partant de Saint-Mandrier vers Toulon, à 16 h 30.
1986 – 16 septembre : Démission du maire de Saint-Mandrier. La situation de plus en plus explosive au sein du Conseil municipal, conduit à la démission du maire présentée au préfet ainsi que celle de onze de ses amis le mardi 16 septembre 1986. « Le Premier Magistrat justifie son endettement et l’augmentation des impôts en précisant que Saint-Mandrier n’a pas de secteur économique et ne touche pas un centime de taxe professionnelle. La commune qui, de plus, ne touche pas un centime de la Marine, n’a que la taxe d’habitation pour vivre. » En attendant l’acceptation de nouvelles élections, le 1er Adjoint, M. Guy Bertrand n’a pas démissionné à la demande du Maire afin que la commune puisse être gérée avec une certaine continuité.
Le 27 septembre, M. Yvan Barbot, préfet du Var, accepte la démission du maire et fixe la date des nouvelles élections aux 19 et 26 octobre.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
Sanary-sur-mer – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 98e livraison :
Durant les dernières années du XIIIe siècle, l’essor de l’agriculture atteint son maximum. Les zones de culture situées en périphérie de la clairière initiale des agglomérations rurales arrivant en fin de production par essoufflement des terres, les premiers signes de récession vont bientôt apparaître. Toutefois, ce n’est qu’à partir du début du XIVe siècle que de mauvaises conditions climatiques vont peu à peu provoquer une baisse sensible de la production qui, conjuguée avec l’appauvrissement des sols, conduira la population à se regrouper dans les parties les plus favorables du terroir, en règle générale celles qui sont les plus proches de l’établissement d’origine. D’où une fragilisation de la population qui, à partir de 1347, sera ravagée par la peste noire dans une proportion variant entre le tiers et la moitié des Provençaux.
A Ollioules et Sanary, et plus généralement dans la plaine de la Reppe, aux quartiers des Horts, du Grand Plan, du Petit Plan, du Négador et des Prats, la présence d’eau à fleur du sol, asphyxiait les plantes, créait des marécages propagateurs du paludisme. La nécessité du moment imposait donc d’abandonner ces terres devenues insalubres et de se réfugier sur les pentes où s’élevait le château, afin d’y trouver de meilleurs conditions de vie.
Le rétrécissement de la superficie agricole implique que des limites soient définies avec Evenos le 17 janvier 1296, les communautés d’Evenos et Ollioules conservant toutefois leurs droits respectifs. Les évêques de Marseille et de Toulon passent à leur tour un compromis fixant les limites de leurs diocèses le 8 novembre 1309 ; celles-ci s’arrêtant au Grand Vallat, entre Bandol et Saint-Nazaire (Albanès, 1899, p. 221, n° 384). Enfin, un aménagement obtenu en 1333 octroie à Ollioules une parcelle de Lagoubran comprise entre Six-Fours et Toulon, sur une largeur de front de mer égale à un trait d’arbalète. L’usage d’un port ouvrant sur la baie de Toulon est une aubaine pour Ollioules qui, du même coup ne ressent plus la nécessité d’entretenir celui de Saint-Nazaire.
(à suivre)
MARSEILLE – 300e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

(cliché pris de Ratonneau le 15 septembre 2023; H. Ribot)
–1147, février : Tarascon, Sisteron et Digne. Hommage prêté à Raimond [Bérenger] II, comte de Barcelone, prince d’Aragon et marquis de Provence, par les barons de Provence, dont Guillaume de Marseille (Probablement le même que celui de l’acte ci-après n° 242, fils de Pons Maunier, d’où peut être sorti le rameau de Peynier, dont il sera parlé dans l’introduction). (Acte 234 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 278).
Anno Dominice Incarnationis milesimo centesimo quadra- gesimo sexto, mense februarii, apud Tarasconem, barones Provincie fecerunt hominaticum ad Raimundum, comitem Barchinonensem et Aragonensium principem ac Provincie marchionem, et manibus propriis juraverunt ei fidelitatem de corpore suo et de omnibus suis membris et de omni honore suo et nominatim de Provincia. Primum Bonefacius de Petra Castelana, Guilelmus de Castel Renard, Reambaldus de Beljog, Ferralus de Toarz, Isnard Gari de Toarz, Bertrandus Emiso, Guillelmus de Gorbonis, Peiro Gili, Raymundus Lauger, Ollebert Targaveira, Ollebert Egavaira, Peiro de Galbert Ferralet, Gigo de Romoles, «Jautre de Bolbo, Rostan Porcelet, Raimon Sacrista, Guillelm Porcelet, Porcel, Rai- mundus Porcelet, Ugo de Fivel, Ranolf de Lambesc, Guillelm de Montanag, Lauger d’Orgo, Ugo de Mont Ross, Raimundus Jofre de Foss, Rostan d’Alvernge {sic), Lauger de Lambesc, Ollebert d’Alamano, Guilelm Raimond de Gadaraxa, Raimundus de Peira Verd. Isti subscripti juraverunt in Sedena : Radolf de Fada, Petrus de Falco, Ùgo Tortorel, Ponc de Merindol, Peiro del Excarena, Guillelmus del Excarena, Bertran de Belvilar, Atenolf de Belvilar, Gaudemar de Bel- vilar, Lantelme Esxarid, Lantelme de Montclar, Pere de Montclar, Jaufre de Valona, Gérai de Montclar, Guilelm de Turies, Leonz de Pontis, Ponc Richaud de Laused, Ugo de Falcon, Guilelm Ug de Falco, Rostan de Falco, Guillem de Falcho, Alan de Falcho, Guillem Isnard, Lantelme de Falcho. Isti subscripti juraverunt in ligna : Ollebert Jari, Guillem Ollebert, Guillem de las Dorbas, Ugo de las Dorbas, Mal Pel, Guillem de Sen Jorz, Bertran Richau, Guillem Ramon de Gadaraxa, Guillem Richau, Ademarius de Braz, Truan de Laurada, Isnardus de Barreira, Guillem de Moster, Raimon de Moster. Ugo de A iresone, Isnard dé Valo, Ponc Arbert, Isnard de Romoles, Guillem Auger, Corde! frater ejus, Gigo de Mont Briso, Guillem de Marseia, Foie de Solers, Bertran de Sinna, Aicard Saumada, Berenger de Torreves, Jofre de Torreves, Foie de Ponteves. Signum Poncii, qui hec scripsit.
–à partir du milieu du XIIe siècle, des difficultés apparaissent, lorsque la Provence devient un enjeu entre les comtes de Toulouse et les rois d’Aragon. Les revenus des prieurés et des églises rentrent peu ou mal. L’abbaye doit recourir à des emprunts et se trouve dans le dernier quart du XIIe siècle écrasée de dettes.
–1150 – 17 août : Acte n° 966 de Saint-Victor « jugement contre Guillaume II de Signes, seigneur d’Ollioules, pour usurpations de terres » (de Gérin-Ricard, Acte n° 236 ; Castellan, 1937, p. 12). [de Gérin-Ricard 1926: Jugement rendu par la cour de Raimond Bérenger II, comte de Barcelone, pour mettre fin au litige existant entre les moines de Saint-Victor et Guillaume (II) de Signes, au sujet d’usurpations de terres et de rapines exercées au détriment des moines. Parmi les témoins: Geofroi de Marseille.]
[Castellan, 1937, p. 12 : Guillaume II de Signes, seigneur d’Ollioules et d’Evenos (fils de Guillaume 1er de Signes, seigneur d’Ollioules) fut en 1150 l’objet d’un jugement rendu à Lambesc à propos d’un litige rendu avec Saint-Victor ; il se désista vers la même époque de ses prétention dans le procès engagé avec les chartreux de Montrieux, au sujet des Lonnes du Gapeau ; donna en 1193 une terre aux moines de Montrieux ; leur vendit en 1197 des terres sises à Orvès ; avait épousé Augéria de Mari dont il eut : Guillaume III de Signes ; Guillemette, épouse de Raimond de Montauban ; Isoarde de Marseille-Signes, mariée à Gundet d’Agoult-Simiane ; Rostan de Signes ; Pons de Signes ; Fouques de Signes.]
–1150 : Folquet naît à Marseille dans une famille génoise.
–1150 – septembre : Diplôme de Raimond Bérenger en faveur du chapitre de la Major (Gallia Chr. Nov., n 148, p. 70 ; Louis Ardissonne, 1981) – à Arles] … videlicet … quartam partem de Auroneves et quartem de Evena et totum honorem illorum, …
1. Au cours de ces années, la lutte entre les comtes de Barcelone et les seigneurs des Baux semblait tourner plutôt en faveur des premiers. Le Chapitre s’empressa de reconnaître leur suzeraineté et put ainsi obtenir, au mois de septembre 1150 un diplôme signé de Bérenger II le Vieux (tuteur de Bérenger III) qui confirme très clairement au Chapitre la possession de tous les territoires d’Allauch et du Château qu’il venait de construire sur le Mont Rodinaccus (Louis Ardissonne, 1981)
2. Diplôme de Raimond Bérenger en faveur du chapitre de la Major (Gallia Christiana, charte 148) In veritas rerum gestarum oblivioni tradatur, congruum ac necessarium est ut scripture nexu obligetur. Ego itaque Raimundus Berengarii, gratia Dei comes Barchinonensium, marchio Provincialium et princeps Aragonum, sicut in ista presenti scriptura continetur, laudo et concedo canonicis sancte Marie antique sedis Massiliensis, tam presentibus quam futuris, totum illud territorium de Alaudio, quod est et erat ecclesie illorum predicte ; ut scilicet ipsum territorium, libere et quiete possideant, in terris cultis et incultis, in montanis et planis. Et laudo et concedo illud editicium _ castri quod in eodem territorio super montem Rodinna- cum construxerunt, cum omni melioratione et augmento, quod in antea ibi facere voluerint; ut videlicet habeant et possideant castrum illud jure perpetuo, ®. libere et sine ulla contradictione alicujus persone. Ominibus quoque meis procuratoribus, et amicis et fideli- bus, et precor et precipio ut supra.nominatum castrum,tam multiplici rerum varietate temporalium, ne forte in mea tuitione acceptum, ab omni injuria, et inquietudine et molestia,’ fideliter et sine fraude, semper et ubique tueantur. Pari modo, eisdem canonicis Massiliensibus me liberalem exhibens, sicut predictum castrum Alaudii,- ita omnem honorem illorum, et, omnia que habent, in mea tuitione accipio ; videlicet, burgum Sancti Juliani, et castrum de Pennis, et quartam partem de Auroneves, et quartam de Evena, et totum honorem illorum, quem modo habent vel in futuro habebunt. Cunctis etiam meis bajulis, et procuratoribus, et fidelibus amicis, precipio quatinus ab omnibus inquietationibus et injuriis omnium hominum, potentium seu inpo- tentium, ipsos canonicos et omnia eorum, fideliter tueantur et defendant ; et ita quod nullum gravamen ecclesie prefate ex hac mea.tuitione, vel meorum defensione, in futurum proveniat. Huic igitur presenti scripture nostram perpetuam auctoritatem attribuentes, nostro eam sigillo munivimus. Factum est hoc anno dominice Incarnationis M°.C°.L°, apud Arelatem, mense Septembri.
RAIMV’DI COMES : SN Bernardi de Bello Loco. SN Geraldi de Jorba. SN Raimundi de Podio Alto. SN Petri de Cabannis. SN Raimundi Willelmi. SN Poncii Adundantii. SN Willelmi Petri, SN Petri Isnardi de Baucio. SN Willelmi de Vitrola. SN Johannis Fulconis. Milo scripsit (Arch. des B.-du-Rh. La Major de Marseille, G. n° XLir. Orig. parch., signatures autographes ; le sceau manque).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.
22e livraison : Le conseil général de La Seyne décide d’entretenir les routes et les fontaines. Le 16 septembre 1764, une délibération du Conseil communal de La Seyne, prise en présence du viguier et du lieutenant de juge, le sieur Pothonnier, décide la réparation du chemin allant du quartier Saint-Antoine à Tamaris, la dépense étant mise aux frais du sieur Caire, négociant à Toulon, propriétaire de vastes terrains dans la zone de la colline où se trouve aujourd’hui le fort Napoléon. Le Conseil décida aussi de réparer le tronçon de la route de Toulon, à son départ de La Seyne, c’est-à-dire entre la chapelle de Saint-Roch et l’extrémité du jardin ayant appartenu à feue la demoiselle Marie Guigou. Ce jardin se trouvait à la rue Emile-Zola actuelle, en bordure de ce qui était la route de Toulon. Enfin, toujours sur l’initiative du Conseil communal, il fut demandé que des réparations fussent entreprises à la mère fontaine des eaux de Donicarde et à la conduite qui amenait ces eaux à la fontaine, dite de Saint-François ou des Capucins, de la place Bourradet, alimentée par ladite source.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
je la ressers car je l’adore –
Sur une petite île perdue au milieu de l’Océan, un homme barbu agite désespérément les bras en direction d’un paquebot. Un passager demande au capitaine :
-Qui est-ce ?
-Je n’en ai aucune idée. On passe tous les ans devant son île et à chaque fois, ça le rend fou.
C’est tout pour aujourd’hui. Et bon SAMEDI à tous. Nota : par suite du mauvais temps annoncé, la fête des associations de Sanary est reportée au 23 septembre.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
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