ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3983)
ILLUSTRATION

Avignon – Chapelle des pénitents de la Miséricorde XVIIe s.
FÊTES
Quel joli nom de saint avons-nous à fêter aujourd’hui : AIMÉ ! que près de 4000 personnes portent aujourd’hui comme nom de famille et quatre fois plus comme prénom. Hélas, alors qu’il a été très populaire dans les années 20, la moyenne d’âge de ceux qui le portent oscille autour de 70 ans et plus. Dommage pour saint Aimé, qui fut évêque de Sion, dans le Valais, patron de la ville de Douai, mort en 690, et que l’on invoquait autrefois contre les serpents et la folie diabolique.
Dans le calendrier républicain, c’était le 27e jour de fructidor de l’An II, dédié à la VERGE D’OR.
DICTON DU JOUR
« A la saint Aimé, point de mouton affamé ! »
PENSÉE
« Il est inadmissible qu’on me demande de prononcer prouffe un mot écrit proof » (Rémy de Gourmont, Esthétique de la langue française).
ÉPHÉMÉRIDES

Aups (Var) – nef de l’église (cl. H. Ribot)
490 Av-J. C. : La victoire de Marathon. Selon un récit tardif de Plutarque, le général Miltiade aurait envoyé un messager annoncer la victoire aux habitants d’Athènes. Le messager serait mort d’épuisement en arrivant sur l’Agora, au pied de l’Acropole, après 4 heures de course. Il aurait tout juste eu le temps de prononcer un seul mot avant de s’effondrer : « Nenikamen » (on écrit parfois « Nenikikame »), ce qui veut dire : « Nous avons gagné ». Ce récit est une déformation du celui d’Hérodote (Histoires, VI, 105-106), lequel rapporte qu’un messager du nom de Philippidès aurait été envoyé à Sparte, avant la bataille, pour solliciter l’aide de la cité. Aujourd’hui encore, dans la plaine de Marathon, on honore le tumulus sous lequel reposent 192 soldats athéniens. Sous un autre tumulus reposeraient 6400 Perses. Cet exploit légendaire d’un coureur solitaire a donné naissance en 1896 à une épreuve de 40 km courue lors des premiers jeux Olympiques moderne à Athènes. Aujourd’hui, cette course fait 42,195 km (longueur de cette course, reliant le château de Windsor au stade de White City à Londres, lors des jeux de Londres en 1908).
1272 – 13 septembre : Territorium de Fetians (charte aux archives de la Major). Feians – ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone. C’était là que se trouvait la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention le 5 juillet 1218 : Villula de Feiam qui deviendra Domus de Feians quœ est prepositure, le 19 avril 1296 (charte aux archives municipale) puis Fejans sive Truilhat, 24 décembre 1666 (registre aux archives de la Major).
1281 – 13 septembre : Castrum Sancti Juliani (charte aux archives municipales). Saint-Julien – ancien village, commune de Marseille. La seigneurie de Saint-Julien, avec droit de juridiction, était un prieuré assigné au cabiscol ou chantre de la cathédrale. Les Caillots, les Martégaux et les Olives dépendaient de la paroisse de Saint-Julien. Première mention en 1057 : Ecclesia Sancti Juliani quœ videtur esse fondata in valle de Legonano, (cartulaire de Saint-Victor, n° 53). Le château de Saint- Julien fut attribué à l’évêque de Marseille par la bulle d’Innocent II, du 18 mai 1141; puis il fut concédé au Chapitre de la Major en suite de la transaction de 1163.
1301 – 13 septembre : La Font viella (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). Font-Vieille – lieu-dit, commune de Cuges.
1378 – 13 septembre : Balma Gerini – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles (acte notarié).
1515 – 13 septembre : MARIGNAN – Le jeune roi de France, François 1er, bat les Suisses à Marignan, dans la plaine du Pô (région située en Italie septentrionale).
1521 – 13 septembre : Lo Val dan Dolier (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). Le Dindoulet – quartier rural, commune de Cuges. Première mention : Lo Val dan Dolet, 4 janvier 1439.
1581 – 13 septembre : Peypin a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la prébende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major). Première mention : Castrum de Podio Pino, 3 juin 1177 (cart. de Saint-Victor, n° 759).
1592 – 13 septembre : DÉCES DE L’ECRIVAIN ET PHILOSOPHE MICHEL DE MONTAIGNE, auteur des « Essais », de qui je me souviens d’avoir étudié le Livre premier (des extraits, toutefois : 106 pages) proposé par Daniel Ménager, et publié à Paris, par la Librairie Larousse.
1596 – 13 septembre :
1. Altitray ou Camp d’Arène (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). Altitray – commune de Marseille, quartier rural du territoire de Saint-Marcel (1872). Première mention au XIe siècle : Altipressum, (cartulaire de Saint- Victor, n° 40). Notons L’Entrefort ou l’Entretray, en 1521 (acte aux archives de l’Evêché).
2. Baleres – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel (archives de l’Evêché de Marseille, registre N° 61, f° 15).
3. Roc Traucat. Rocher-Troué – lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Marcel.
1705 – 13 septembre : DÉCOUVERTE DE LA SOURCE DU LABUS DANS LES GORGES D’OLLIOULES – Délibération du Conseil d’Ollioules pour amener l’eau nouvellement trouvée dans les gorges à l’ancienne voûte du canal des moulins, et paiement des journées des hommes et femmes employés au creusement ; aménagement et agrandissement du moulin de Trisse-Ratte pour lequel il faudra procéder à un rapport d’estime du prix du coin de terre attenant au moulin que la Communauté veut acquérir, et d’un devis estimatif de la construction d’une écluse pour le dit moulin et de l’exhaussement d’un étage. Il sera fait un rapport par les jurés… en forme de devis estimatif de la dépense qu’il conviendra de faire jusqu’à l’ancienne voûte… Le Maire et les Consuls se pourvoiront à M. l’Intendant pour avoir la permission de faire cette conduite… signé : Blégier, maire, Maunier, trésorier, Chaullan, Martelly, Jeauffroit, Sicart, etc. Le 24 janvier suivant, le Conseil délibère d’exposer aux enchères la canalisation de l’eau nouvellement trouvée. Blégier, maire, dit que, par suite de la délibération du 13 septembre 1705 et de l’ordre de l’Intendant de justice permettant d’emprunter 3000 livres pour la conduite des eaux nouvellement trouvées, il requiert pouvoir de faire mettre la conduite des dites eaux à l’enchère (Castellan, 1937, p. 107 – 108).
1705 – 13 septembre – 1706 – 24 janvier : CONDUITE DES EAUX DU LABUS – Par suite de sa délibération du 13 septembre 1705 et de l’ordre de l’Intendant de justice permettant d’emprunter 3000 livres pour la conduite des eaux nouvellement trouvées, le 24 janvier 1706, le Conseil d’Ollioules délibère d’exposer aux enchères la canalisation de l’eau nouvellement trouvée dans les gorges de la Reppe. Blégier, maire, dit qu’il requiert pouvoir de faire mettre la conduite des dites eaux à l’enchère. C’est là l’origine du canal du Labus.
1709 – 13 septembre : MARIN SANARYEN MORT EN MER – nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer, le nom de 1709/09/13 D’HUGONIS Louis ; et le 25 octobre 1709, celui de 1709/10/25 BERNARD Antoine (Rotger B., 1984).
1716 – 13 septembre : VIRELLE DE LA MILLIERE INJURIE LE MAIRE D’OLLIOULES – Ce jour-là, la séance du Conseil général d’Ollioules débute par une altercation au cours de laquelle, Virelle de la Millière, noble possédant une terre que le comte lui a cédée à Sanary, injurie le maire Foulcou qui a fait sortir trois pierres du moulin de la Tour qui lui appartiennent. Au cours de la même séance, le Conseil prend un certain nombre de décisions dont nous n’avons retenues que deux d’entre elles. Parr suite de la perte des oliviers, il maintient sa délibération de 1713 d’interdire les terres cultivées aux troupeaux, malgré l’opposition des conseillers forains (c’est-à-dire résidant hors de la commune. Puis, il vote la dépense de 26 livres 11 sols faite par M. Foulcou, maire et premier Consul, Jean Guillot, trésorier, et Pierre Sivère, valet de ville, pour un voyage fait au Luc, où ils sont allés rendre visite à M. de Vintimille du Luc, seigneur d’Ollioules, pour le remercier des bienfaits que la communauté a reçus et reçoit tous les jours de Monseigneur l’Ambassadeur, son père [Castellan, 1937, p. 127 ].
1731 – 13 septembre : A LA SEYNE, LES AFFAIRES MARITIMES NE SONT PAS L’APANAGE DES SEULS HOMMES ! QU’ON EN JUGE : après la disparition de son mari, nous voyons une demoiselle Marguerite Lalumière veuve du capitaine Louis Audibert, de La Seyne, acquérir du capitaine Charles Fadeloux, de La Ciotat, comme procureur d’Antoine Fassy, maître constructeur de navires du même lieu, un pinque, appelé Notre-Dame de la Conception, d’environ vingt tonneaux, amarré au port de La Seyne, pour la somme de 785 L.
1774 – 13 septembre : LIBÉRALISATION DU COMMERCE DES GRAINS – Edit de Turgot qui établit la libéralisation du commerce des grains et déclenche de ce fait la guerre des farines.
1789 – 13 septembre : LA CRISE POLITIQUE EST CONSIDÉRABLEMENT AMPLIFIÉE PAR LES DÉSORDRES ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX – La situation est devenue telle que « L’Ami du Peuple », comme d’autres journaux encore, se lance dans la défense des pauvres et, décidément révolutionnaire, attaque violemment Necker, Bailly et La Fayette, les présentant comme des complices déloyaux des aristocrates. Il faut bien reconnaître que la crise politique est considérablement amplifiées par les désordres économiques et sociaux : Paris, qui vit dans la misère, commence à se lever… En province, 10000 chômeurs se soulèvent à Orléans et tuent 80 personne (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE).
1791 – 13 septembre : LE ROI FAIT CONNAITRE SON ACCEPTATION DE LA CONSTITUTION dont le texte a été distribuée aux députés le 5 août 1791 et voté le 3 septembre 1791 après de longs débats qui n’ont entraîné que des retouches de détail. Le roi prêtera le lendemain le serment prévu. Aussitôt, il sera restauré dans ses pouvoirs. La Constitution entrera immédiatement en application et l’Assemblée constituante se séparera le 30 septembre.
1793 – 13 septembre :
1. L’ARMÉE DU MIDI REÇOIT L’ORDRE DE MARCHER SUR LE COMTÉ DE NICE QUI DÉPEND DU ROI DE SARDAIGNE – L’armée du Midi, commandée par le général D’Anselme, reçoit l’ordre de marcher sur le comté de Nice qui dépend du roi de Sardaigne avec lequel la France est en guerre depuis avril. La Convention ne manque pas de bonnes raisons pour s’emparer de Nice, devenu foyer actif de contre-révolution, et surtout séjour de très nombreux émigrés : 5 000, a-t-on pu estimer.
Il n’y aura pas véritablement de campagne militaire : les Piémontais abandonneront la côte sans combat et Nice puis Villefranche seront prises sans coup férir avec, comme on l’apprendra plus tard, le concours d’une escadre commandée par le contre-amiral Truguet appareillée en désordre de Toulon malgré quarante pour cent d’hommes manquants après que l’amiral ait fait affiché une proclamation promettant aux matelots de ne voir en eux que des amis, des frères, des égaux, et de n’exiger la subordination que pour le bien du service. Le plus curieux est que Truguet, une fois la république disparue, fera régner à bord de ses unités une discipline impitoyable.
L’arrivée des Français provoque une panique dont on gardera longtemps le souvenir : 20 000 personnes, émigrés Français sans doute, mais aussi Niçois et Piémontais, quittent la ville en désordre. Danselme s’installe avec brutalité, met en place une administration provisoire, véritable proconsulat militaire, qui fonctionnera jusqu’à la fin novembre, sous la direction de Français : parmi eux Barras que le Var vient d’élire comme député à la Convention, mais qui a pour le moment mieux à faire. Cette caste de « louveteaux affamés », suivant les termes d’une des adresses qui les dénoncent, s’occupe avant tout à mettre en coupe réglée une ville désertée par la foule des riches : le pillage des effets et des biens des fugitifs, commencé peut-être avant l’arrivée des Français, s’organise. Plus grave : dans l’arrière-pays montagnard, qui n’était pas de prime abord foncièrement hostile, violences, razzias et pillages où Masséna, un capitaine de volontaires, se signale par son âpreté, aliènent une population qui rejoint très vite les irréguliers piémontais, les « barbets », et cause un tort considérable à la pénétration française.
Les dénonciations contre Danselme, commandant de la nouvelle armée d’Italie, provoqueront l’envoi d’une commission d’enquête de la Convention ; suspendu, le général sera emprisonné en 1794.
2. A TOULON, LE BOURREAU ET SES AIDES BRÛLENT SOLENNELLEMENT LA SINISTRE GUILLOTINE SUR LA PLACE D’ARMES – à Toulon, où règnent les contre-révolutionnaires et leurs alliés, on voit, sur l’ordre du Comité général agissant à la demande pressante des Anglais, le bourreau et ses aides brûler solennellement la sinistre guillotine sur la place d’Armes. Le lendemain sera élevé à la même place un gibet, jugé plus conforme aux traditions.
3. LES VAISSEAUX « THÉMISTOCLE » ET « L’UTILE » DEVIENNENT DES PRISONS FLOTTANTES – Le tribunal populaire fondé par les sections siège toujours à Toulon, ainsi que le Comité de Surveillance, qui envoie les suspects au fort Lamalgue. Celui-ci ne suffisant pas, les vaisseaux « Thémistocle » et « L’Utile » deviennent des prisons. Avec trois mille cinq cents détenus parmi lesquels nombre de travailleurs du port, ces vaisseaux seront rapidement pleins et le Comité général passera un accord avec les Espagnols. Ceux-ci embarqueront les prisonniers et, à toute occasion, les enverront à Barcelone.
4. APPEL A DES HOMMES S’Y CONNAISSANT EN ARTILLERIE – A Sanary, dès le 13 septembre, des billets manuscrits, signés par MATHIEU, capitaine, et BONNEGRACE, officier, sont distribués dans toutes les maisons : « Au nom de la loy, iI est ordonné à tous les marins et autres qui ont des talents pour l’artillerie et ceux qui avait servi dans les batteries de se rendre à huit heures devant la municipalité. ». Cette action est à relier directement à l’arrivée des troupes de Carteaux, mais aussi, à l’arrêté pris par le Comité de Salut Public de rechercher dans les maisons, les matières « de première nécessité » pour la fonte des canons, la fabrication des armes et des munitions de guerre, telles que plomb, cuivre, étain, fer, acier, fonte, métaux de cloche, etc., en dressant un état exact de leur origine, même s’ils proviennent des biens des émigrés. La réquisition s’applique également aux chevaux, mulets, voitures, matelas, paillasses, etc.
5. PARIS COMMENCE A SE SOULEVER… ; A ORLÉANS, 10000 CHÔMEURS TUENT 80 PERSONNES – DIMANCHE 13 SEPTEMBRE – La situation est devenue telle que « L’Ami du Peuple », comme d’autres journaux encore, se lance dans la défense des pauvres et, décidément révolutionnaire, attaque violemment Necker, Bailly et La Fayette, les pressentant comme des complices déloyaux des aristocrates. Il faut bien reconnaître que la crise politique est considérablement amplifiées par les désordres économiques et sociaux : Paris, qui vit dans la misère, commence à se lever… En province, 10000 chômeurs se soulèvent à Orléans et tuent 80 personnes
1795 – 13 septembre (27 fructidor an III) : INSURRECTION ROYALISTE DANS LA RÉGION DE DREUX (Yann Fauchois, 2001).
1797 – 13 septembre : ARSENAL DE TOULON ET ÉMIGRATION – L’ordonnateur de Toulon, Najac, est informé que des émigrés pénètrent dans l’arsenal soit comme ouvriers soit comme agents d’affaires pour tâcher de s’évader par tous les moyens possibles.
1815 – 13 septembre : LES SERVICES DE L’ARSENAL FURENT RÉDUITS. Le 13 septembre 1815, les 121 bâtiments désarmés étaient sous la surveillance de 180 gardiens on en congédia en une seule fois 42. Les services du port comptaient 201 employés, on en licencia 48. A la Préfecture Maritime 7 gardiens assuraient le service intérieur, le septième est « un homme vieux qu’on ne réformera pas mais qu’on laissera s’éteindre ; à sa mort il ne sera pas remplacé » — malgré quelques secours, c’était pour tous la misère (Jean Bernardini, Le port de Toulon et sa marine pendant la restauration, 1970).
1820 – 13 septembre : MORT DE KELLERMANN, DUC DE VALMY – Le 13 septembre 1820, meurt à Paris, François Étienne Christophe Kellermann, maréchal d’Empire et duc de Valmy, du nom de la bataille qui a immortalisé son nom, gagnée conjointement avec le général Dumouriez sur les troupes du duc de Brunswick, victoire glorifiée en 1793 par l’hymne Le triomphe de la République, ou Le camp de Grandpré, de François-Joseph Gossec. Ce jour-là, la jeune armée française, à demi improvisée et sans expérience du feu, venait de battre des soldats prussiens aguerris, s’engageant par là-même sur la voie qui allait la conduire à travers l’Europe. On sait moins que, de Nice, Kellermann, commandant en chef de l’armée d’Italie en 1795, donna des ordres pour faire marcher depuis Avignon les 9e et 20e régiments de dragons, le 5e de cavalerie, le 10e bataillon de l’Isère avec deux canons contre Toulon en rébellion contre la Convention Nationale thermidorienne.
1860 – 13 septembre : NAPOLÉON III A NICE – L’ empereur Napoléon III quitte Nice à 20h 30 après avoir étudié sur place, avec les ingénieurs des Ponts et Chaussées, la question cruciale de l’endiguement du fleuve Var.
1867 – 13 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – jeudi 13 septembre, Saint-Maurice – vent d’est forte brise – ce qui d’ordinaire est le vent de la pluie ne paraît pas vouloir nous en donner ces jours-ci. Il passe quelques nuages rares dans le ciel mais pas pour autre chose que pour se promener dans l’espace. Tout demande et crie « pluie ! », mais la pluie ne vient pas. Tout est sec il y a peu de puits dans les campagnes qui est de l’eau pour boire. Nos poussaraques doivent fournir cette eau et en effet, elles ne se tarissent pas quoique pendant tout le jour on en tire.

1869 – 13 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – lundi 13 septembre sainte aime – le vent d’ouest que nous avons souhaité hier à continuer pendant toute la nuit moins fort. Et ce matin, il fait presque calme. Cependant au sentira encore ce vent aujourd’hui pendant la journée- ce matin à 03h00 nous sortions de la soirée de monsieur Michel qui avait été formelle. On était heureux de trouver une sympathie aussi universel car Mme Michèle est une excellente personne qui mérite d’être connue de plus près. Alors vous la trouvez dans bonne comme toujours et de plus familière et excellente.
Additif concernant la soirée donnée par Marius Michel, maire de Sanary, à son domicile- c’était la 3e fois que nous étions invités bon par monsieur Michel à aller prendre part à la 3e soirée qu’il donnait. Nous y avons trouvé monsieur Moussier De Marseille président directeur du comptoir d’escompte et chef des assurances du monde entier. Madame Moussier y était aussi, monsieur Sainte Foy, gendre du riche banquier Pascal de Marseille. Il y avait aussi à Saint-Nazaire et depuis une semaine, chez monsieur Michel, Madame Palanque, veuve de l’ancien capitaine long-cours de Marseille. Tout le monde et chez monsieur Michel.
1884 – 13 septembre : L’ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA TERMINÉE, LE CONSEIL MUNICIPAL DE SANARY SE PENCHE SUR LES PROBLÈMES DE L’ASSAINISSEMENT ET DE L’EAU. Sachant que depuis l’an passé, les chantiers de La Ciotat sont alimentés en eau de la Durance par un tunnel, on a contacté la compagnie des Eaux du Canal de Marseille pour essayer d’en obtenir le prolongement jusqu’à Sanary. En vain ! Aussi a-t-on fait des recherches sur le terroir. Pour preuve, le rapport que Constantin Arnoux fait au Conseil 26 octobre 1884. Ce conseiller municipal conclut à la prise en considération du rapport de monsieur Abauzil, conducteur des travaux hydrauliques du département, et de l’Ingénieur en chef du département en date du 13 septembre dernier, quant à la possibilité de faire arriver à Sanary les eaux du Canal de la Durance. Mais ce projet sera rapidement abandonné en raison du coût trop important des travaux. Plus tard, on cherchera ailleurs. Monsieur Abauzil, mis à la disposition du maire, proposera d’utiliser le bassin aquifère de la commune en captant les eaux du « Baou d’aïgo douço » qui sort en mer à Portissol, en avant de La Cride, mais ceci sera sans effet (Rotger B., 1984, p. 446).
1886 – 13 septembre : CONDITIONS MISES PAR L’ADMINISTRATION A LA CRÉATION DE BUREAUX DE POSTE ET TÉLÉGRAPHES A TAMARIS ET AU CREUX SAINT-GEORGES – Lors de la séance du conseil municipal de La Seyne, il est donné lecture d’une lettre du Préfet qui dit que l’administration des postes, saisie d’une demande de création de bureaux de poste et télégraphes à Tamaris et au Creux Saint-Georges, répond que la création de deux bureaux de poste n’est accordée qu’aux grandes villes ; néanmoins, l’Administration accorderait la création des deux bureaux demandés, mais à la condition que la commune prenne à sa charge tous les frais d’immeubles d’installation, entretien et fonctionnement. «Devant ces conditions, le Conseil décide de ne pas poursuivre la création de ces deux bureaux». Un conseiller demande si les habitants de Saint-Mandrier peuvent se servir du fil télégraphique qui se trouve à l’hôpital. M. Audemard, adjoint spécial répond par l’affirmative mais que les dépêches éprouvent de trop longs retards. Ainsi, la section continuera de fonctionner au point de vue postal comme par le passé et à ce sujet M. le Maire fait valoir «que l’on a déjà accordé un cimetière à cette localité. On ne peut pas tout avoir !» Au cours de la même séance, Saturnin Fabre fait voter une subvention de 1500 F pour aider les travailleurs licenciés avant d’aller au ministère de la Marine plaider leur juste cause. Durant l’exercice de son mandat, des faits semblables se produiront à plusieurs reprises, et il fera voter des crédits importants pour les pères de famille en chômage.
1894 – 13 septembre : MORT DU COMPOSITEUR FRANÇAIS EMMANUEL CHABRIER, dont je possède « Espana » ; « Rhapsodie » ; « Bourrée fantasque », Pierre-Michel le Conte, Orchestre des concerts de Paris, Guilde Internationale du Disque MMS 951, 1 disque vinyl 33 tours 17 cm mono, acheté en 05/1961. Et « Espana, suite pastorale » ; « Joyeuse marche » ; Ouverture de « Gwendoline » ; Fête polonaise, du « Roi malgré lui » ; Danse slave, du « Roi malgré lui » ; « Bourrée fantasque », Paul Paray, Detroit Symphony Orchestra, Philips, Invitation à la musique, 6538018, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm stéréo, 1981. Ainsi qu’une troisième version de « Espana », Seiji Ozawa, Boston Symphony Orchestra, Deutsche Grammophon collection Digital, 423 698-1, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm stéréo (enregistrement numérique), 1988.
1899– du 13 septembre au 5 octobre : LE CUIRASSÉ « BOUVET » SUBIT LES MODIFICATIONS SUIVANTES : Diminution de l’acuité de l’étrave du cuirassé « Bouvet » par la mise en place d’une tôle en V rivée de part et d’autre. Installation de plans inclinés en chêne recouverts de tôles sur l’avant et l’arrière des chemins de fer des pieds-de-biche pour atténuer les élans des chaînes et diminuer l’acuité de l’angle d’entrée de celles-ci dans l’écubier.
1901 – 13 septembre : IMMATRICULATION OBLIGATOIRE DES VÉHICULES – Un décret-loi institue l’immatriculation obligatoire des véhicules roulant à plus de 30 km/heure. Rappelons : le 7 juillet de cette année-là, à Marseille, après un grave accident causé par un véhicule, le maire avait pris un arrêté interdisant aux automobiles de dépasser les 10 km/h en ville (Chronique du XXe siècle, éditions Chronique, 2000).
1903 – 13 septembre : LOI RELATIVE A LA SUPPRESSION DE L’ENSEIGNEMENT CONGRÉGANISTE – Emile Combes déclare dans son discours de Tréguier « Ce n’est pas à la religion que nous nous attaquons ; en tant que système de croyance, elle a droit à la liberté qu’aucun de nous ne songe à lui dénier. Son domaine est la conscience… Nous combattons toute immixtion dans le domaine civil et politique». Le 7 juillet 1904 : l’Assemblée nationale votera la LOI RELATIVE A LA SUPPRESSION DE L’ENSEIGNEMENT CONGRÉGANISTE qui entraînera la fermeture de deux mille cinq cents établissements congréganistes.
1906 – 13 septembre : NOUVELLES DE L’ESCADRE DE LA MÉDITERRANÉE – Le cuirassé « Charles Martel » accompagne l’Escadre qui vient mouiller en rade d’Endoume, à l’ouest de Marseille. Le 16, les navires rendront les honneurs au président Fallières en visite officielle à Marseille.
1914 – 13 septembre :
1. En Meurthe-et-Moselle, la bataille du Grand Couronné prend fin par une victoire des troupes de la IIeme armée française d’Edouard de Castelnau.
2. MANDRÉEN MORT AU CHAMP D’HONNEUR – Au Creux-Saint-Georges, les familles Picaud et Ardissone apprennent la mort de leur parent, M. Charles Paolantonacchi, parti comme lieutenant de réserve au 34e d’infanterie coloniale.
1923 – 13 septembre : PAR UN COUP D’ÉTAT, LE GÉNÉRAL PRIMO DE RIVERA PREND LE POUVOIR EN ESPAGNE. Les Cortes sont dissoutes, la constitution suspendue. La dictature durera jusqu’en 1930. Selon les informations que Barcelone lui a transmises, l’ « Intransigeant » publiera un long article dans son numéro du 15 septembre, article par lequel les Français apprendront à connaître « le Mussolini » de ce coup d’État, le capitaine-général Primo de Rivera, marquis d’Estella, chef de la révolte de Barcelone, ancien ministre de la guerre et l’un des officiers les mieux connus de l’armée espagnole. Les objectifs révolutionnaires des militaires à présent maîtres de la situation sont les suivants :
1. Purifier la politique
2. Appliquer plus strictement les lois.
3. Mettre un terme aux dépenses et aux extravagances.
4. Protéger le travailleur.
5. Ouvrir une enquête impartiale sur la responsabilité des désastres militaires au Maroc.
1934 – 13 septembre : LA POLOGNE NE RECONNAÎTRA PLUS LES DROITS DES MINORITÉS NATIONALES VIVANT SUR SON TERRITOIRE – Le colonel Beck, chef de l’Etat polonais, déclare à la tribune de la Société des Nations, que la Pologne ne reconnaîtra plus les droits des minorités nationales vivant sur son territoire. Cette déclaration alimente évidemment la propagande hitlérienne en faveur des Allemands opprimés dans les territoires détachés de l’Allemagne et attribués à la Pologne par le traité de Versailles.
1935 – 13 septembre : GOEBBELS FAIT LE PROCÈS DU BOLCHEVISME – Selon le journal « Echos de Paris », au congrès du parti national-socialiste (nazi), le ministre de la propagande J. Goebbels fait le procès du bolchévisme et dénonce les nations qui pactisent avec lui.
1936 – 13 septembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – L’escadrille d’hydravions de reconnaissance 7S2, basée à Saint-Mandrier, embarque sur le « Commandant Teste » et le 27, elle est mise à l’eau à Arzew d’où elle effectue des vols de surveillance vers Béni-Saf et l’île Rachgoun.
1938 – 13 septembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 13, la 7S2 embarque sur son bâtiment base et le 27, elle est mise à l’eau à Arzew d’où elle effectue des vols de surveillance vers Béni-Saf et l’île Rachgoun (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).
1939 – 13 septembre : ARTICLE DITHYRAMBIQUE AU SUJET DE LA LIGNE MAGINOT DANS L’ « ACTION FRANÇAISE » – Dans l’ « Action Française », Charles Maurras publie un article dithyrambique au sujet de la ligne Maginot et de ses concepteurs au premier rang desquels le journal place naturellement Maginot, mais aussi Lyautey et, surtout le maréchal Pétain. L’auteur de l’article n’oublie pas de signaler que c’est grâce aux efforts opiniâtres de l’« Action Française » que ce projet a pu aboutir.
1940 – 13 septembre : PIERRE LAVAL : LA RÉPUBLIQUE A CESSÉ D’EXISTER EN FRANCE – Pierre Laval déclare au journal belge « La Légion » : « La République a cessé d’exister en France. ». Le même jour, en Angleterre, le « Daily Mirror » annonce qu’une suspension des permissions a effet immédiat a été décrété, ceci pour s’opposer aux pillages et aux excès consécutifs au bombardement massif des jours précédents qui ont interrompu les arrivages de vivres à Londres.
1942 – 13 septembre :
1. LOI PORTANT POSSIBILITÉ DE RÉQUISITION DES FRANÇAIS DE 16 A 50 ANS ET DES FRANÇAISES CÉLIBATAIRES DE 21 A 35 ANS, PARUE A L’OFFICIEL. Cette loi destinée à permettre l’envoi en Allemagne de la main-d’œuvre, face à l’échec de la relève, est présentée par la note d’orientation comme «permettant de mettre fin aux conditions désordonnées d’embauché et de licenciement de permettre la «promotion ouvrière et la formation professionnelle Obligation est faite aux journaux de publier un commentaire, mais la publication du texte de la loi est facultatif !
2. SOUS-MARINS DE LA FRANCE LIBRE.

-JUNON : Voilà deux jours que le sous-marin « Junon » vient de rentrer de sa cinquième mission de guerre. Cette fois-ci, elle eut pour objectifs le débarquement d’espions sur les côtes de Norvège et la destruction d’une centrale hydro-électrique alimentant une usine de production d’eau lourde nécessaire à la recherche atomique allemande.

-RUBIS : Le sous-marin « Rubis » est rentré hier de sa dix-huitième mission de guerre qui l’a conduit à opérer dans le secteur de Tromsoë.
1943 – 13 septembre :
1. RÉPERCUSSIONS DE LA SIGNATURE DE L’ARMISTICE ITALIEN DANS LA RÉGION TOULONNAISE – Le rapport adressé par le préfet du Var au ministre de l’Intérieur permet de bien saisir les répercussions de la signature de l’armistice italien dans la région toulonnaise « A Toulon un certain nombre d’anciens miliciens fascistes a déclaré se rallier au nouveau gouvernement fasciste italien et coopérer avec l’armée allemande. Ces effectifs ont donc été séparés de la masse des soldats qui, considérés comme prisonniers, sont progressivement embarqués et emmenés. A peu près partout les mêmes scènes se sont produites : les Italiens, au cours de la nuit annonçant l’armistice ont d’abord distribué aux personnes qu’ils connaissaient dans la localité une certaine quantité de denrées (cigarettes, riz, épicerie…) puis nombre d’entre eux ont procédé à des sortes de ventes aux enchères pour le reste de leur matériel et notamment en plusieurs cas de leurs armes. A ce moment le pillage s’est en plusieurs endroits organisé : des Français appartenant aux catégories les plus diverses se sont précipités sur tout ce qui leur paraissait être des stocks italiens, et avec les moyens de transport dont chacun disposait, il y eut littéralement mise à sac…
« Ollioules : Occupé par quelques Allemands depuis 8 jours, les Italiens ont été désarmés le 9 septembre au matin et conduits à la gare où ils sont parqués : 2000 environ… Avec la complicité de quelques habitants, plusieurs soldats italiens ont réussi à se procurer des vêtements civils et à s’évader dans la campagne. La plupart ont emporté des grenades à main et des pistolets automatiques. Un sujet italien habitant Ollioules depuis longtemps, soupçonné par la population de cette commune d’être profasciste et d’avoir livré des Français aux Italiens, a été lynché par la foule et laissé pour mort…
« A Sanary, au quartier de Sainte Trinide, des armes auraient été jetées en vrac par les Italiens qui ont ensuite pris la campagne. Il est probable que des civils ont pu s’emparer d’une partie de ces armes…
« Le Brusc : dans la journée du 9, les Italiens avaient formé les faisceaux, munitions aux pieds et ils étaient prisonniers sur parole. Dans l’après-midi ils erraient dans les champs, sans armes.
« La Seyne : pas d’incidents notables.
« 400 fascistes irrédentistes ont été dirigés sur St-Mandrier, lieu choisi par les Allemands comme point de concentration des Italiens s’étant ralliés à la cause allemande. Ils ont été rejoints à St-Mandrier par des Chemises Noires venant de Tamaris et des Sablettes. Toutes ces opérations se sont déroulées dans le calme, mais il est plus que probable que des armes ont été récupérées en plusieurs endroits par la population civile dont une partie a aidé les Italiens à prendre la campagne en civil. Plusieurs groupes de ces fuyards se sont mis en route à pied, empruntant des chemins détournés pour gagner la frontière italienne… ».

2. LE SOUS-MARIN « CASABIANCA » EST LE PREMIER BÂTIMENT FRANÇAIS A ENTRER DANS LE PORT D’AJACCIO.
1944 – 13 septembre :
1. LES JOURNAUX FRANÇAIS DIFFUSENT LE DISCOURS QUE LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE A PRONONCÉ LA VEILLE AU PALAIS DE CHAILLOT. « Dès que la guerre voudra bien le permettre, c’est-à-dire dès que le territoire sera entièrement libéré et que nos prisonniers et déportés auront regagné leur foyer, le gouvernement conviera à élire, par e suffrage universel de tous les hommes et de toutes les femmes de chez nous, ses représentants dont la réunion constituera l’Assemblée nationale. » Un an plus tard, très exactement le 12 septembre 1945, le général déclarera que l’Assemblée constituante aura 485 députés, élus au scrutin proportionnel.
2. LES FORCES FRANÇAISES NAVALES COMBATTANTES REPRENNENT OFFICIELLEMENT POSSESSION DU PORT DE TOULON, DEUX JOURS AVANT LA VENUE DU GÉNÉRAL DE GAULLE. L’amiral Lemonnier, ayant hissé sa marque sur le « Georges Leygues », fait à la tête de l’escadre française manœuvrant sous les ordres et en tenue impeccable, une rentrée triomphale dans la rade de Toulon libéré. Reprenons le fil de cette journée.
Il fait encore nuit quand l’escadre appareille de la baie de Saint-Tropez et met le cap sur Toulon. Aux approches du port, trois chasseurs de sous-marins sortent de la petite rade et viennent se porter au-devant des bâtiments.
A 11 heures, on distingue nettement le croiseur « Le Malin » suivi du torpilleur « Le Fortuné » évoluant lentement à 14 nœuds. Quinze cents mètres derrière, le croiseur « Georges Leygues » encadré des torpilleurs « Basque » et « Forbin, » arbore la marque du contre-amiral « Lemonnier ». La vieille « Lorraine » n’est pas loin, puis la 3ème division de croiseurs du contre-amiral Auboyneau : « Emile-Bertin » et « Duguay-Trouin », et enfin la 4ème division de croiseurs du contre-amiral Jaujard : « Montcalm » et « Gloire ». Un dixième bâtiment émerge de la brume : c’est le croiseur HMS « Sirius » battant pavillon de l’amiral sir John Cunningham, commandant en chef pour la Méditerranée.
La rade des Vignettes atteinte, les navires se disposent en éventail face au Mourillon tandis que le « Georges Leygues » et l’ »Emile Bertin » continuent sur la grande passe qu’ils franchissent à 10 nœuds. Après 21 mois d’absence, la Flotte française victorieuse rentre enfin à Toulon libéré.
En passant devant Cépet, les marins ont une pensée émue pour cette colline, portion du sol français, qu’ils ont dû attaquer avec tant d’ardeur mais aussi avec un pincement au cœur.
Toulon libéré, la Provence a retrouvé sa marine ! Les pêcheurs toulonnais seront autorisés à reprendre leurs activités dès le 30 septembre. Le courrier, suspendu entre Lyon et Sanary depuis le mois d’août, recommencera à fonctionner, comme en témoigne une lettre trouvée aux archives communales de Sanary, mais l’hôtel de la Tour ne pourra rouvrir ses portes qu’en juillet 1945.
1977 – 10 septembre : Le Tunisien Hamida Djandoubi est exécuté à la guillotine, à la prison des Baumettes à Marseille, reconnu coupable de la torture et du meurtre d’une jeune femme. Rappel : le 3 juillet 1974, à Marseille, le proxénète Djandoubi avait kidnappé la femme Bousquet qui refusa de se prostituer, la conduisit chez lui et la tortura, puis la transporta nue et sans connaissance dans la campagne et l’étrangla dans un cabanon.
1987 – 13 septembre : référendum en Nouvelle Calédonie – Sous la présidence de François Mitterrand, le Premier ministre, Michel Rocard organise un référendum en Nouvelle Calédonie pour demander aux Calédoniens s’ils veulent leur indépendance. À 98,3 % la réponse est NON.
1993 – 13 septembre : A Washington, le processus de paix israélo-palestinien fait un pas en avant par la signature des Accords d’Oslo. Cette déclaration de principes signée entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat en présence de Bill Clinton instaure un mode de négociations entre les deux Etats.
1997 – 13 septembre :
1. Le monde s’incline devant mère Teresa -Plus d’un million de personnes ont rendu, hier, un dernier hommage à la fondatrice des Missionnaires de la Charité. Des plus grands aux plus « pauvres d’entre les pauvres », représentants de toutes les religions, ils ont suivi le cercueil, placé sur l’affût de canon qui avait servi aux funérailles de Gandhi et de Nehru. Mère Teresa a été inhumée en fin d’après- midi dans sa « Maison de la Mère » où elle repose en paix. Dans la paix de Dieu – serait-on tenté d’ajouter – qu’elle avait choisi de servir en se mettant au service des plus démunis. Elle fait partie, en effet, de ces êtres d’exception pour qui la vie spirituelle se doit d’être prolongée par l’action. Traduire dans les faits ses convictions les plus profondes, jour après jour, sans réserve ni ménagement dans le don absolu de soi. Par la seule force de sa foi, cette toute petite femme a donc renversé les barrières de la misère (Var-Matin, 14 septembre 1997).
2. DÉCÈS DE GEORGES GUETARY, l’interprète de tant de chansons populaires et le créateur de quantités d’opérette à grand spectacle dont la plus connue fut « Monsieur Carnaval ».
2001 – 13 septembre : Aux États-Unis, sous la présidence de George W. Bush, secrétaire d’État Colin Powell désigne Oussama ben Laden comme le principal suspect dans l’organisation des attentats du 11 septembre
2007 – 13 septembre : L’Assemblée Générale de l’ONU adopte à la majorité des voix la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Seuls quatre pays ont voté contre : les USA, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
2012 – 13 septembre : HYÈRES – classement par arrêté du 13 septembre 2012 du phare de l’île de Porquerolles en totalité, avec sa plate-forme et son soubassement, mais à l’exclusion de ses bâtiments de dépendances (cad. J 255).
2016 – 13 septembre : Mort de Gérard Rondeau. Le photographe Gérard Rondeau nous quittait le 13 septembre 2016 à l’âge de 63 ans. Pour lui rendre hommage, un parcours d’expositions fut organisé dans le département de la Marne à partir du 19 septembre.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
SANARY-sur-Mer – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 96e livraison :

De la séparation d’Ollioules et de Toulon (1235), avec première mention du fief de Saint-Nazaire, à la première mention de la tour de Sanary (1322) – Au sein même de l’ancienne famille vicomtale, les relations des Signes d’Evenos avec la branche de Trets des vicomtes de Marseille sont loin d’être aussi bonnes qu’avec les seigneurs des Baux, comme en témoignage la manière dont s’effectua le partage des terres entre Ollioules et Toulon.
Enveniment les relations entre les diverses branches vicomtales, les querelles sont à l’origine de procès dont le plus spectaculaire oppose en 1235 le petit-fils de Cécile, Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, aux seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard, au sujet des limites de leurs seigneuries. L’affaire est portée devant Rostang, évêque de Toulon, qui édicte une sentence arbitrale (Albanès, Toulon, 1911, p. 73, n° 120, du 9 septembre 1212). Ainsi, quelques quatre-vingts ans après la séparation d’avec Six-Fours qui a défini la limite sud du territoire, c’est à présent au tour de la limite orientale d’être reconnue. Pour prendre sa décision, l’évêque entend un certain nombre de témoins, et prend conseil auprès des deux parties et, plus précisément des chevaliers Guillaume Atanulf, de Toulon, Guillaume Gautier, Rainaud d’Ollioules et Pierre Accut (miles, milites : certains coseigneurs sont des miles, c’est-à-dire des chevaliers ; les textes n’en citent que rarement). Puis il se rend sur le terrain afin de poser les termes d’une délimitation qui reprend grosso modo les propositions des deux camps en présence (Les cinq termes de l’acte de séparation de 1156. Furnaca, qui aurait désigné un four à pain ou un lieu de fournage, est probablement au quartier de Lagoubran, en bord de mer ; le tertre portant le 2e terme peut être le collet de Hugon Aycard de 1443, situé entre l’ Escaillon et la mer ; le troisième terme se placerait vers l’Escaillon, et correspondrait au serre collet de las Galle de 1443 ; la petite colline portant le 4ème terme doit être l’une des hauteurs dominant l’entrée de Châteauvallon ;quant au dernier terme, il ne peut s’agir que du Baou Roux, lui-même 15e et dernier terme des limites placées en 1443 et toujours dernière des limites actuelles.). Par son jugement, il règle un certain nombre de droits et de devoirs entre les deux seigneuries, tel celui de faire circuler les bêtes sans payer de taxe, et mentionne dans son texte les deux routes qui relient Toulon à Six-Fours à et Ollioules (Voir dans le n° 7 « Ollioules… », le chapitre 3 « Autour de l’an 1000 : émergence d’Ollioules au sein du domaine des vicomtes de Marseille »). Enfin, le port de Lagoubran reste dans le domaine de Toulon et échappe aux seigneurs d’Ollioules, ce qui prive ceux-ci d’un débouché sur la rade, et leur impose d’utiliser Sanary comme port, alors que celui-ci se trouve à plus d’une lieue de leur château. Il faudra attendre 1333 pour qu’un renouvellement des limites avec Six-Fours et Toulon permette à Ollioules d’obtenir par privilège royal une parcelle de territoire ouvrant sur la rade afin d’y créer un port. Mais cette décision sera révoquée par le roi Louis II en 1411 ; ce qui explique un nouveau regain d’intérêt d’Ollioules pour le port de Sanary en 1507 (Acte d’habitation de Saint-Nazaire, daté de 1507), dont la tour mentionnée en 1322 assure une défense efficace.
(à suivre)
MARSEILLE – 296e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

–1141 – 24 février : Acte n° 171, cartulaire de Montrieux, donations de terres situées entre la montagne d’Arembert et la baume de Dégoutaux. Montrieux – Faraud, prieur de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, et les moines, donnent aux chartreux de Montrieux tout ce qui leur appartient dans les limites des possessions de Montrieux, de la montagne d’Arembert à la baume de Dégoutaux, du côté du Gapeau.] Réf. Boyer, 1980, p. 568. Original parchemin ; copie XIIIe siècle, , A.V., 1H178 ; copies XVIe siècle, A.V., 1H65, et 1H5, fol. 53 v° ; copie XVIe siècle, A.B.R., B 41, fol. 144 ; copie Capus, p. 134 et 204 ; plusieurs copies XVIIe siècle : aux A.V., 1H65 9, 1H72 17 et 33, à Carpentras, bibl. Inguimbertine, ms 514, fol. 104 v°, et ms 1858, fol. 384 ; copie XVIIIe siècle, A.V., 1H72, fol. 1 v° ; copie XIXe siècle, Paris, Bil. Nat. Lat., nouv. acq. 1312, fol. 20. IND. : Le Couteulx, 1, p. 222 ; Belsunce, I, p. 432 ; GC nova, I, col. 647 ; Teissier, fol. 3 ; GCN, II, n° 1698, col. 918.
Conventus Massilie. Ego, prior Massilie, et omnis conventus, in presentia Raimundi, Massilie episcopi,… donamus…, vobis, fratribus de Monte Rivo,…, totum illud quod habemus cultum et incultum intra terminos vestros, a monte Garemberti usque ad balma de Gutalli, sicut pendet versus vos ad aquam Capelli… Facta carta…, regnante Berengario, comite, in Provincia. …
–1141 – 18 mai : Acte n° 146, Privilège du pape Innocent II, confirmant les possessions de l’église de Marseille, dont Meynarguette, Méounes, Orvès, le Beausset, Evenos (Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 146, p. 67 ; H. Ribot, 2003).
1. [Albanès, Chevalier : Acte du pape Innocent II, confirmant les possessions de l’église de Marseille]
2. [G. Démians d’Archimbaud 1986 p. 588 n. 110 : Le privilège d’Innocent II confirme à l’évêque de Marseille le Castrum de Mayranegas]. Même confirmation en 1146. En 1153 confirmation de la villa et du castrum Meynarguette ; vers 1200 le castrum de Maureneguetis dépend de l’évêché de Marseille dont celui-ci ne se défera qu’en 1254 en faveur d’H. Raynaud, tout en gardant majus dominium et seignouriam. Raynaud se voit retirer ce fief en 1255 (G. Démians d’Archimbaud, id.)
…Partem quam habes in castro de Pennis , Castrum de Mayranegas (Meinarguettes), Castrum de Melna (Méounes ou Molne), Castrum de Auroneves (Orvès), Castrum de Bauceto (le Vieux Beausset). Partem tuam de castro Evene (Evenos),…
3. [Privilège du pape Innocent III confirmant l’église de Marseille dans ses possession, 18 mai 1141.] … castrum de Mayranegas, castrum de Melna, castrum de Auroneves, castrum de Bauceto. Partem tuam de castro Evene …
4. [H. Ribot : Suivant la logique de la réforme grégorienne, les papes confirmant les possessions de l’église de Marseille en 1141, 1146, 1148 et 1153 (Albanès, Chevalier : acte daté du 18 mai 1141 du pape Innocent II ; G. Démians d’Archimbaud 1986 p. 588 n. 110 ; même confirmation en 1146 et en 1153. Albanès, Chevalier : Acte n° 147 du pape Eugène III daté du 16 avril 1148), il fallut le 10 janvier 1151 tracer pour la première fois les limites du Castellet, qui restait aux vicomtes, et du Beausset, seigneurie appartenant dorénavant à l’évêque (Voir Cahiers du Patrimoine Ouest-varois, n° 2 : regards sur un terroir – Le Castellet.).]
4. CONFIRMATION D’UNE ENTENTE FAITE ENTRE LE CHAPITRE ET LE SEIGNEUR D’ALLAUCH – D’après un premier accord conclu le 20 août 1130 par lequel le Chapitre de l’église de la Major, qui venait d’acheter à leur châtelain un certain nombre de terres situées dans la « villa » d’Allauch et dans les environs, resta seigneur du lieu et garda la majorité des droits (notamment ceux d’échange de vins et de récolte de vermillon) et le châtelain, tout en gardant ses prérogatives, devenait son subordonné ou mieux son vassal. La confirmation officielle de l’entente fut consacrée par la Bulle du pape Innocent III en date du 18 mai 1141 qui ne distingue pas encore les biens des chanoines de ceux de l’évêque (Louis Ardissonne, 1981, p.21).
–1143 – 12 décembre : Acte 77, Gallia christ. Nov. : Accord entre l’évêque de Toulon et Saint-Victor au sujet de Six-Fours, Ollioules et des Embiez (Albanès, Gallia Christ. Nov., Toulon, 911, p. 58, n° 77. B. Rotger, 1984, p. 13, cite cet acte qui, pour lui règle les différends qui opposaient depuis au moins 1135 les chanoines de Toulon aux moines de Saint-Victor. D’après ces conventions, ajoute-t-il, l’évêque de Toulon devait recevoir le quart des dîmes et les deux tiers du droit de mort, le surpulus était réservé aux moines et ce partage concernait uniquement les possessions de ces derniers à Ollioules DONT DEPENDAIT SAINT-NAZAIRE (sic !). Ce dernier membre de phrase ne correspondant à aucun renvoi à un texte d’époque. Jusqu’à plus ample informé, sancti Nazarii appartient à Six-Fours jusqu’en 1156, lorsque la délimitation du castrum de Six-Fours passera par la Reppe et exclura de fait Sanary ; H. Ribot, 2003). [Albanès, Gallia Christ. Nov., Marseille, 1899, p. 58, n° 77]
Accord entre Guillaume, évêque de Toulon, et Saint-Victor : par. de Sexfurnis, et ecclesiam de Crota. parte quam monachi habent vel debent in castro de Oliolis. S. Victoris de Insula.
[Rotger, 1984 : A cette époque (1113) on remarque que les prieurés de Saint-Mandrier et Pépiole appartiennent aux chanoines de Toulon. Cette diversité d’appartenance, reflet de la lutte entre le clergé séculier et les monastères, entraînera une suite de différends qui ne prendront fin que par un acte passé à Toulon, le 12 décembre 1143, entre les deux parties. D’après ces conventions, l’évêque de Toulon devait recevoir le quart des dîmes et les deux tiers des droits de mort, le surplus était réservé aux moines, et ce partage concernait uniquement les possessions de ces derniers à Ollioules dont dépendait Saint-Nazaire (B. Rotger cite Sanary comme dépendant d’Ollioules, ce qui n’est dit nulle part dans les textes).]
[H. Ribot, 2003 : Nous savons que des accords furent passés en 1143 entre Guillaume, évêque de Toulon, et Saint-Victor au sujet du monastère sur la part du castrum d’Oliolis (Ollioules) qui revenait à ce dernier (Albanès, 1899, p. 58, n° 77, du 12 décembre 1143)]
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.

16e livraison : Adolphe MEYER, « Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon », 1859.
« Un jour, saint Cyprien, évêque de Toulon , en présence dudit Alaric, où étaient lesdits Mandrier et Flavien l’ayant entendu disputer publiquement de la vraie religion, furent touchés et convertis et ensuite instruits et pénitents; baptisés et absous de leurs péchés par ledit saint Cyprien, ils le suivirent à Toulon. Et, s’étant portés à la suite au quartier de Cépé , pour lors terroir de Six-Fours, et à présent de La Seyne, ils se seraient logés dans un grand bois de mesles qui était proche la mer, et à l’endroit où est à présent l’hôpital Saint-Louis, fait par ordre […], pour les malades et blessés des armées navales et vaisseaux de Sa Majesté, lors de leur arrivée. Dans lequel bois ils firent pénitence , menant une vie d’Anachorètes. Et après leurs décès, une tour qui aurait été bâtie audit quartier par les Phocéens fondateurs de Six-Fours (c’est- à-dire par les habitants d’origine phocéenne ) fut érigée en chapelle en l’honneur de St-Mandrier, après qu’Alaric fut tué par Clovis, ce qui arriva en l’année 509 ; en sorte que la fondation de ladite Chapelle vient de ce temps-là. Une partie de cette tour ou chapelle a existé jusqu’au-delà du milieu du dernier siècle (XVIIe ), ce que je puis affirmer pour l’avoir vue d’environ deux cannes et demie de haut, laquelle était proche le puits qui est dans l’enclos du susdit hôpital. » ( Pages 35 et 36 ).
Tout en causant de St-Mandrier, sous cette tente que la brise de mer soulève et fait onduler, notre petit bateau à vapeur se trouve devant Castigneau, établissement annexe de l’arsenal. Au-delà de l’enceinte de Castigneau, nous pouvons voir d’ici s’étendre, sur le bord de la mer, le vaste édifice de la pyrotechnie de la marine ; plus loin on voit les deux magasins à poudre de cette arme, désignés du nom des quartiers où ils se trouvent, par ceux de poudrière Millaud et de poudrière de la Goubran. C’est sur la hauteur de la Goubran, où se trouvait anciennement une chapelle, que Bonaparte, revenu à l’armée du siège , avait fait établir une batterie désignée sous le nom de Batterie des sans culottes ; un peu plus loin était la Batterie de la montagne. Par cette construction, le futur empereur débutait dans les opérations qui devaient expulser les Anglais de Toulon et lui ouvrir la haute carrière qui l’amena sur le trône. »
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un monsieur un peu guindé visite un musée d’art moderne. Soudain, il s’arrête devant une toile et dit au guide : -Ah, mais c’est moche !
-C’est du Picasso, répond le guide.
Plus loin, l’homme s’écrie de nouveau : -Ah, c’est vraiment très moche !
-Ça, monsieur, c’est un miroir!.

Je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent mercredi.
A demain !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
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