ÉPHÉMÉRIDES DU 29 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE
(n° 3968)
ILLUSTRATION :

Coll. HR. Défilé de la Libération à Marseille (ECPAD-Quai-des-Belges-29-aout-1944).
FÊTES
Bonne fête aux SABINE dont la sainte éponyme a vécu au IIe siècle pour qui, trois siècles après son martyre, un riche romain, Pierre d’Illyrie, fit élever une basilique sur l’Aventin attestée à la fin du VIe siècle. Ainsi la fête de sainte Sabine serait plus ancienne à Rome que celle de la Décollation de Jean le Baptiste. On en trouve le formulaire, au milieu du VIIe siècle, tant dans l’évangéliaire que dans le sacramentaire grégorien. Sainte Sabine a toujours été célébrée à Rome depuis lors.
Si l’on compte aujourd’hui 770 personnes qui ont Sabine comme patronyme, en revanche, il en est encore plus de 60 000 à porter ce prénom qui fut très populaire dans les années 1970.
Il est loisible de fêter ce même jour : Méric, Méril, Merri, Merry, Meryl, Pammaque, Sabina, Sabrina, Saby, Savine et Takla.
Le calendrier républicain, toujours pragmatique, ne s’engage pas autant puisqu’il a attribué le FENOUIL à ce 12e jour du mois de fructidor, plante que nous utilisons pour aromatiser certains plats et dont les Bavarois (sans jeu de mots) tirent de la racine un produit spiritueux
LE DICTON DU JOUR
valable aujourd’hui pour d’autres régions que la nôtre, indique que la « pluie pour la sainte Sabine est une grâce divine » ! Dont acte !
LE MOT DU JOUR
Il est extrait du livre de Franck Fernandel « L’escarboucle » publié en 1992 par les Presses de la Cité : « Marius, c’est un enfant du pays, tout comme César, Vincent, Fanny et même Monsieur Brun. Si vous n’êtes pas né dans cette ville, Marseille pourra vous irriter elle ne vous laissera jamais indifférent. Braillarde et cabocharde, elle m’agace aussi, tout comme vous parfois. Comme un enfant gâté, comme une femme-fleur. Avec ses rues et ses quartiers, la Belle de Mai, la Treille, Plan-de-Cuques… rue-braillarde, rue- vivante, rue-miroir, rue-vitrine-spectacle, rue qui souffre en grognant ou rue qui crie sa joie trop fort, Marseille. »
ÉPHÉMÉRIDES
–1479 – 29 août : mention de JEAN-FRANÇOIS-PAUL, PERE DE SUFFREN, DIT MASSACAN, terrassier (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). MASSACAN – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, à Romiguière (1872).
–1533 – 29 août : LE DERNIER EMPEREUR INCA DU PEROU, ATAHUALPA, EST ETRANGLE sur l’ordre du conquistador espagnol Francesco Pizzaro.
–1579 – 29 août : LIEUX-DITS MENTIONNES DANS UN ACTE AUX ARCHIVES DE L’ÉVECHE DE MARSEILLE, registre n°61.
1. la Bastiano. LA BASTIENNE – bastide, quartier des Accates, commune de Marseille (1872).
2. Les Boyssonnes. LES BOUISSONES – quartier rural, commune d’Aubagne, quartier de l’Aumône. Première mention le 17 juin 1457 : Karolus de Castillione, dominas Albaneedat ad acapitum Bertr. Bouissono boscam retro l’Almonia (registre aux archives de l’Évêché)
3. La Bourgogno (registre aux archives de l’Évêché). Première mention de la BOURGOGNE – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de la Moutte (1872).
4. Castan – torrent qui se jette dans l’Huveaune, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Le 4 octobre 1636, nous trouvons : Vieux château de Saint-Marcel sive Castan (acte aux archives de l’Evêché).
5. Moulin de Pierre Marquesi. MOULIN DE MARQUESI – moulin à eau, commune de Marseille, sur l’Huveaune, près de la Millière (1872).
6. Les Ormes. LES ORMEAUX – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel (1872).
7. Pre de Cucurno – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, à la Millière.
8. Le Poux. LE PUECH – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Moutte. (anciennement : Podium, le 30 décembre 1392 (acte aux archives de l’Evêché) et Lou Puech, le 26 janvier 1440 (ibid.).
9. Les Romans ou la Petite Clué. LES ROMANS – hameau, commune de Marseille (1872). — La métairie des Romans fut mise en rapport vers la fin du XVI* siècle par François Roman qui s’établit au lieu appelé alors Jas de Cogordon (2 juillet 1465, registre aux archives de l’Evêché). Après sa mort, ses héritiers ou représentants passèrent reconnaissance à la cour de Saint-Marcel, le 9 octobre 1596 (Terre de Dominique et Clément Romans au Jas de Cougourdon registre n° 61 de l’Evêché).
10. Le Tort. LA TOUR – lieu qui a pris son nom d’une tour qui existait autrefois au quartier de Saint-Marcel, commune de Marseille, entre le château de Forbin et l’Huveaune (Lo Tor, 8 septembre 1288, acte notarié).).
11. La Tuilyere. LA TUILIERE – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel (1872)
11. Massacan – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, à Romiguière. La Plane de Massacan, ou Cros de Massaquan, mentionnés le 4 janvier 1493 (registre aux archives de l’Evêché) tient son nom de Jean-François-Paul, père de Suffren, dit Massacan, terrassier, cité le 29 août 1479 (acte aux mêmes arch.).
–1682 – 29 août – SAINT-ANTOINE – ORATOIRE DU TERRITOIRE DE LA SEYNE DISPARU DEPUIS LONGTEMPS ; il est mentionné une seule fois dans une délibération du 29 août 1682 : « les sieurs consuls feront réparer ledit oratoire Saint-Antoine ». Le lieu-dit, au début du chemin de Tamaris (avenue général Carmille) en conserve le nom. On ne sait rien de l’importance de cette construction (Gérard Delattre et Pierre Saliceti – Cahier du patrimoine ouest varois n° 6, p. 419.).
–1697 -29 août :
1. MOULIN DE PALISSON et QUARTIER BAUDOUIN à Ollioules « …tient le sieur Gabriel sur le tailh de Jacques Guilhes (…) au cartier de Baudouuin confronte de levant le vallat du moulin de palisson de midy sieur Antoine Aubert de ponant la Repe de tramontane (…) de Charles Decouris estimee a leuvre petite trois et six deniers quil a aquis dudi Guilher Paraire Me Jean Decuges notaire du 29 août 1697 et change le six novambre meme annee dict » (archives 1692 172R1).
2. Montcau (registre aux archives de la Major, Marseille). MONCAU : quartier rural, commune de Marseille, entre Saint-Barthélemy et Saint-Just (1872). Première mention : Podium Calvum, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).
–1721 – 29 août : Lettre de madame la Comtesse de Vintimille aux Sanaryens : « J’ai reçu messieurs vos deux lettres du 22 du passé et du 3 du courant. Je ne puis vous exprimer combien je suis affligée de voir votre lieu attaqué après vous être conservés si longtemps, quelques soins que vous preniez vous aurez le même sort que les autres si vous ne mettez tous vos habitants en quarantaine chez eux sans les laisser communiquer avec personne. C’est le seul moyen dont monsieur de CAYLUS de TARASCON se soit permis pour empêcher les progrès de la contagion qui n’a pas été considérable. J’écris par ce même courrier à Monseigneur l’Evêque d’AIX pour le prier de vous faire donner des secours dont vous aurez besoin et je suis ‘persuadée qu’il le fera bien volontiers. Je suis bien fachée que la famille du sieur ANDRAC ait été attaquée et de la perte qu’il a faite, je suis bien inquiète pour 1ui et je vous prie de me donner incessamment de ses nouvelles, mandez moi aussi ce qui se passera chez vous et ce dont vous aurez besoin car nous sommes ici à portée d’avoir des Ordres. Je vous prie de faire rendre la lettre ci-jointe au sieur CADIERE, je lui ai écrit il y a quelques temps sans avoir de réponse, je ne sais si mes lettres parviennent jusqu’à SAINT-NAZAIRE. Celles que vous m’écrivez arrivent ici fort longtemps après leur date. Je reçois plus régulièrement celles d’OLLIOULES. Dites à CADIERE de m’écrire souvent. Je vous prie d’être persuadés que personne au monde ne s’intéresse plus que moi dans tout ce qui vous touche étant véritablement votre humble et très affectionnée servante. DE VINTIMILLE ».
–1789 – 29 août : LES PROBLEMES FINANCIERS CONTINUENT A SE POSER : devant l’insuccès de l’emprunt de 30 millions, Necker en lance un autre de 80 millions. Les caisses de l’État sont toujours désespérément vides. A l’Assemblée, on aborde la question épineuse du veto royal : les députés, qui viennent de voter les deux textes fondamentaux de la révolution bourgeoise, se demandent s’ils doivent être ratifiés par le roi (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 29 AOÛT).
1. LE DECRET DE LA CONVENTION DU 29 AOUT 1793 SUPPRIME DEFINITIVEMENT L’HABIT BLANC D’UNIFORME ET LE REMPLACE PAR L’HABIT BLEU (Louis Baudoin, 1965, p. 336).
2. A L’APPEL DE LA CONVENTION, LES VOLONTAIRES ACCOURENT POUR REPRENDRE LA VILLE DE TOULON QUI S’EST LIVREE A L’ENNEMI (S’il faut en croire Paul Maurel ! En effet, l’appel de la Convention se situant le 9 septembre, les troupes de la Convention se sont donc mises en marche bien avant que le décret ait été publié (9 septembre). En même temps, la grande assemblée révolutionnaire députe auprès de l’armée du siège les représentants qui lui paraissent les plus aptes à entraîner les troupes : Barras, Fréron, Ricord, Saliceti, Escudier, Robespierre jeune. Deux armées furent formées pour marcher sur Toulon : l’armée de Carteaux et l’armée de Lapoype. L’armée de Carteaux descendant la vallée du Rhône avait pour mission, après avoir pris et châtié Avignon et Marseille, d’attaquer la ville à l’Ouest ; le seconde, constituée par 6.000 hommes détachés de l’armée des Alpes (d’Italie ?) sous le commandement de Lapoype, auxquels s’étaient joints des volontaires du Var réunis par le général Gardanne, devait attaquer Toulon à l’Est (Paul Maurel, 1945).
3. A TOULON, LE 29 AU MATIN, LES EQUIPAGES VIRENT QUE LE COMMERCE DE BORDEAUX HALAIT BAS SON PAVILLON AMIRAL, ET LA MARQUE DE TROGOFF MONTA AUSSITOT AU MAT DE LA FREGATE LA PERLE (Georges Blond présente un décalage de 24 heures dans la chronologie habituelle des événements) : Le commandant en chef, sachant, lui aussi, que la question était réglée, reprenait son commandement. Il n’imaginait pas que le suspense allait encore se prolonger. La Perle était mouillée en petite rade. Un signal monta à sa drisse, appuyé d’un coup de canon : « Ralliement autour de l’amiral », ce qui en la circonstance signifiait : laissez la grande rade aux Anglais. On pouvait apercevoir, entre le cap Cepet et la pointe de Carqueiranne, les hautes voilures des Britanniques qui, avec une maîtrise de loups de mer, louvoyaient à l’ouvert de la rade. Les navires français commencèrent à manœuvrer pour exécuter l’ordre de Trogoff. Leur mouvement se déroulait dans une grande lenteur solennelle et triste. Même les Toulonnais, à qui ce mouvement ôtait la crainte d’être bombardés avaient le cœur gros. Un peu plus tard ils sentirent une fois de plus leur gorge se serrer en voyant que quatre navires ne bougeaient pas du tout. L’un était celui de Saint-Julien, le Commerce de Bordeaux. Restaient aussi immobiles le Duguay-Trouin, le Commerce de Marseille, le Tonnant. Ce n’étaient pas les navires de qui les équipages avaient voté la résistance à tout prix. Et pourtant, maintenant, ces quatre navires refusaient d’exécuter les ordres. Du rivage, le spectacle était, d’une certaine manière, plus angoissant que tout ce qui avait précédé. Saint-Julien, avec ses quatre navires, pouvait bien vouloir encore bombarder Toulon et résister aux Anglais. Autant dire un suicide. La forêt blanche des voiles alliées à l’ouvert de la grande rade était de plus en plus dense. Toutes les batteries de terre étaient pointées sur les quatre navires réfractaires. Et maintenant se pointaient aussi sur eux les canons des navires français ralliés autour de Trogoff. La situation insoutenable se dénoua en quelques minutes. On vit des canots et des chaloupes s’affaler au flanc des quatre réfractaires. Les équipages s’y entassèrent et ces embarcations, entrant en petite rade et contournant les navires, firent force rames vers la pointe Balaguier. Rien ne fut tenté contre elles. A peine à terre, ceux qu’elles portaient se dispersèrent en courant. La plupart voulaient rejoindre l’armée républicaine. La place était libre. Le 29 août 1793 entre neuf et dix heures du matin, par beau temps jolie brise, la flotte britannique de la Méditerranée, suivie à un mille par les vaisseaux espagnols, vint mouiller ses ancres dans la grande rade de Toulon (Georges Blond, Toulon, 1967).
4. LE 29 AOUT, CARTEAUX SORTAIT AVEC SON ARMEE DE MARSEILLE OU LA GUILLOTINE FONCTIONNAIT SANS INTERRUPTION ET IL MARCHAIT SUR TOULON. « J’espère bien, écrivait-il à un conventionnel, avoir le plaisir, sous deux ou trois jours au plus tard, de corriger la ville de Toulon et de battre à plates coutures les coquins d’Anglais et les Espagnols. » (Georges Blond, Toulon, 1967).
Carteaux avait quitté Marseille le 29 août avec quatre mille cinq cents hommes, mais, parmi eux il y avait peu de vrais soldats et beaucoup de gardes nationaux dont certains — ayant fait partie de la phalange marseillaise — espéraient s’y « dédouaner » (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 261). C’était devant les redoutables fortifications de Toulon que la petite armée républicaine partie allègrement de Marseille devait mettre l’arme au pied, sans être le moins du monde consciente qu’elle portait son audacieuse espérance bien au-delà de sa faible force. Pour l’attaque de la même place un siège en règle susceptible d’évoluer favorablement en 60 jours nécessitait une armée de sept à dix fois supérieure à la garnison assiégée. Toulon étant tenue par 20 000 hommes, c’est 140 000 hommes que les Républicains, d’après Vauban, auraient dû mettre en ligne. Quant aux bouches à feu, toujours d’après Vauban, les Républicains auraient dû mettre en batterie 194 canons de siège. Or, Carteaux se présentait avec 4 000 hommes et 4 canons. C’est pourquoi qu’avant de juger les hommes qui eurent à conduire le siège de Toulon, il est indispensable, il est équitable, de considérer la tâche que ces hommes reçurent l’ordre d’accomplir et les moyens dérisoires dont au début ils disposaient (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 »).
Le 29, Bonaparte ne suit pas l’armée de Carteaux en route vers Toulon car il faut qu’il remplisse sa mission (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 »).
Dès (après ?) le 28 août, la colonne Carteaux, après avoir désarmé la ville, s’ébranle de Marseille en direction de l’Est, tandis qu’une division de l’Armée d’Italie vient bloquer Toulon du côté de Solliès. Pendant que la colonne Dours fait son entrée dans La Ciotat et que Doppet avec ses Allobroges et Dommartin s’emparent d’Aubagne (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 29.).
5. TOULON SE DONNE AUX ANGLAIS – C’est au moment où l’armée républicaine approchait de Toulon que s’accomplit l’acte détestable et dangereux de l’aliénation, entre les mains d’une puissance ennemie de la France, du grand port militaire de la Provence et de la flotte qu’il abritait. Au cours de cette fatale nuit du 29 août 1793, pendant laquelle furent discutées les propositions de l’amiral Hood commandant l’escadre britannique de la Méditerranée occidentale, des hommes clairvoyants mirent toutefois en garde leurs compatriotes contre tout ce que pouvaient receler la perfidie et la convoitise étrangères (Louis Baudoin, 1965, p. 340).
L’accord fut conclu ; le crime était consommé ! (Paul Maurel, 1945)
L’amiral Hood est officiellement reçu par la ville de Toulon (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français,).
Le 29, l’amiral Hood entrait en rade avec huit vaisseaux, suivi des seize vaisseaux et des cinq frégates de l’amiral Langara y Huarte (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 »,).
–1793 – 29 ou 31 août : DEBAT AUTOUR DE LA DATE D’ARRIVEE DES TROUPES REPUBLICAINES AU BEAUSSET PUIS A OLLIOULES
– Le 31 août, une avant-garde de l’armée de Carteaux, composée de six cents grenadiers, arrive au Beausset avec six canons. Deux cents d’entre eux, avec deux canons, se dirigeant vers Toulon, se heurtèrent aux premières troupes anglaises qui les repoussèrent et s’installèrent dans les gorges d’Ollioules (contre-amiral Lepotier, 1972, p. 261.).
– 31 août, l’avant-garde de Carteaux commandée par Mouret arrive à Ollioules et s’y établit avec deux pièces de 4. Note : Mouret André né à Saigneville (Somme) le 13 novembre 1746 – mort à Versailles le 10 octobre 1818 – Général de brigade en août 1793 servit au siège de Toulon où il fut nommé général de division – Commandant de la 1ère division des Côtes à Toulon en 1795-96 (HR)
– La marche en avant de l’armée Carteaux reprend très vite, et dès le 29 août, l’armée de la République entre à Ollioules (G. Delaforge).
– A Toulon les généraux français avaient demandé aux Anglais d’occuper en priorité le village d’Evenos, et de fortifier les hauteurs dominant les Gorges d’Ollioules. Ils proposaient de confier cette défense aux troupes françaises. Mais les Anglais qui ignoraient la valeur de ces positions, et qui ne voulaient donner aucune mission importante aux troupes françaises, mieux, avaient le secret désir de les désarmer, négligèrent cet avis. Ollioules pris, il fallut bien en convenir, on avait fait une bêtise, il fallait reprendre le village, et les gorges, si on le pouvait (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 8 et 9).
L’avant-garde de l’armée républicaine de Carteaux, venue de Marseille et dont le Q.G. était au Beausset, eut un violent engagement à Ollioules avec un détachement anglais ; à la suite de cette rencontre, la majeure partie de la population de ce village, épouvantée, se rendit à Toulon. D’autre part, peu de temps auparavant, les débris des troupes fédéralistes des Bouches-du-Rhône, qui avaient battu en retraite devant les républicains, avaient cantonné, partie à Ollioules, avec un bataillon de volontaires nationaux, partie à La Seyne ; la garnison d’Ollioules fut refoulée en même temps que les Anglais le 31 août. Mais ces derniers, revenant à la charge, reprirent aussitôt ce bourg en s’emparant d’une partie de l’artillerie républicaine ; les soldats de Carteaux se replièrent alors sur Le Beausset (Louis Baudoin, 1965, p. 342. Après le combat, un drapeau du 5ème bataillon des Bouches-du-Rhône fut trouvé sur le grand chemin d’Ollioules).
– Paul Maurel écrit : « Après avoir battu les contre-révolutionnaires à Salon et à Septème, Carteaux est entré à Marseille (25 août). Il exécute les mesures de répression ordonnées par les conventionnels, puis reprend sa marche et entre le 29 à Ollioules » (Paul Maurel, 1945).
– Il y a une confusion certaine dans les dates. Paul Maurin-Carcopino, avec un certain décalage chronologique, écrit : « Le jour même où la flotte anglaise entre dans la rade de Toulon, le général Mouret, à la tête des avant-gardes républicaines, qui avait déjà installé son poste de commandement au Beausset, décide de tenter un coup de main sur Ollioules. Le 29 août, il a un violent engagement avec les Anglais auxquels se sont joints quelques éléments des troupes fédéralistes des Bouches-du-Rhône après avoir battu en retraite devant les républicains » (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 39).
Les dates de P.-M. Carcopino rejoignent ici celles du Dr Delaforge qui place la prise d’Ollioules le 28 août et non le 31.
–1798 – 29 août : MORT DU PAPE A VALENCE – Le 15 février, Joseph Bonaparte fit proclamer la République romaine et le pape, fait prisonnier, fut ramené, très mal en point, à la citadelle de Valence où il décéda le 29 août. D’abord inhumé au cimetière Sainte-Catherine, ses restes seront ramenés à Rome mais son cœur repose dans un monument de la cathédrale.
–1799 – 28 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Jeudi 27 [29 août 1799] du Mois de Rabî’ al-awwal 1214 [3 août – 1er septembre 1799]
– [Ferme des marchés] – Des circulaires annoncent la clôture annuelle des locations pour la ferme des marchés (aqlâm al-mukûs). Qui désire jouir d’une telle ferme doit se présenter au Dîwân pour participer aux adjudications.
– [Libérations contre rançon] – Ce jour, libération d’individus amenés de Gaza par les Français et emprisonnés à la Citadelle contre la somme convenue de 75 kîs (bourses)9. Une partie de cette somme fut versée, le restant fut garanti par les membres de la wakâla du savon. Les prisonniers furent relâchés à la condition expresse qu’aucun d’entre eux ne partirait en voyage avant que ne soit versée la totalité de la somme convenue.
–1848 – 29 août : un vapeur neuf, en fer, est lancé par la Compagnie Bazin-Périer – Alors que le service postal avec l’Algérie est assuré le plus souvent par le Pharamond, le Charlemagne, le Sphinx, en juillet 1846, un vapeur neuf, en fer, est lancé par la Compagnie Bazin-Périer ; il s’agit du Philippe-Auguste, « très beau bâtiment et excellent marcheur » (l’Akhbar, 7 juillet 1846, signale qu’il a effectué la traversée en quarante et une heures et annonce une grande réception donnée à bord le 11 août par le commandant Bonnefoy et Alphandéry, agent à Alger de la compagnie. La visite du navire est faite sous le signe « sûreté, propreté, célérité » et on laisse entendre que ce navire pourra faire régulièrement les traversées en trente-six heures.), qui sera bientôt suivi d’une autre unité neuve, le Mérovée, qui commence son service sur Alger en mars 1847. Cette réputation du Philippe-Auguste va se confirmer et la presse demandera à maintes reprises que ce navire soit « spécialement affecté à la ligne d’Alger », afin d’en finir avec les retards continuels des bateaux de la Compagnie Bazin (Akhbar, 29 août 1848).
–1855 – 29 août : DELUGE DE 135 mm EN SEULEMENT 1h30 A PERPIGNAN (la climatologie free).
–1893 – 29 août : REMERCIEMENTS DE MICHEL PACHA AUX SANARYENS – « Tamaris, le 29 août 1893. Mon cher premier Adjoint, J’ai su hier soir et ce matin encore, combien le Conseil Municipal de Sanary, les Sociétés, toutes les corporations, la population, enfin notre cher pays, s’étaient montrés sympathiques dans les cruelles circonstances que je viens de traverser. Dans l’état où je suis en ce moment, je n’irai probablement pas à Sanary de quelque temps pour dire à mes compatriotes combien je suis touché de leur dévouement et de leurs procédés. Veuillez être auprès de tous, le fidèle interprète de ma profonde reconnaissance. Je ne pourrai terminer ces quelques mots sans vous remercier personnellement de vos paroles auprès du cercueil de ma malheureuse femme. Votre bien dévoué Michel. » C’est la lettre que le maire de Sanary, Marius Michel, plus connu sous le nom de Michel Pacha, adresse à son premier adjoint pour le remercier du soutien apporté après l’assassinat de sa femme par un fou, le propre neveu de son mari, alors qu’elle priait pour le repos des âmes de ses enfants dans le petit cimetière de Sanary. Les obsèques se sont déroulées à l’église de La Seyne, l’inhumation s’est faite à Sanary dans le tombeau de ses enfants (Barthélemy Rotger, 1982, p. 461- 462).
–1897 – 29 août : AMEUBLEMENT DE LA NOUVELLE MAIRIE DE SAINT-MANDRIER – Au cours de la séance du 29 août 1897 du Conseil Municipal de La Seyne, sur la proposition de M. Peyret, la somme allouée pour l’ameublement de la nouvelle mairie de Saint-Mandrier est votée et adoptée (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).
–1940 – 29 août :
1. CREATION DE LA « LEGION DES COMBATTANTS » qui rassemblera bientôt un million et demi d’adhérents (André Rossel, 1985).
2. LE RAPPORT DE JEAN KLIMOFF, né en 1896, exploitant forestier à La Seyne et chef d’un des groupes Koutouzoff, donne un aperçu de cette activité (AD 1. J. Art 68. Rapport certifié exact par le capitaine Salvatori, chef FFI, Toulon). « Engagé volontaire dans l’armée française le 5 septembre 1939, je suis parti pour le front d’où je suis retourné chez moi le 29 août 1940… (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours).
–29 août 1941 : ORIGINE DE DEUX NOMS DE RUES DE SANARY –
Le lieutenant de vaisseau Honoré d’ESTIENNE D’ORVES, né le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson (Seine-et-Oise), passa de nombreux jours de sa jeunesse au château de Lagoubran. Au moment de l’Armistice de 1940, il était officier de marine à bord du croiseur Duquesne, à Alexandrie. Grand Résistant français, il fut fusillé au Mont Valérien le 29 août 1941.
Gabriel PÉRI, journaliste et homme politique né à Toulon le 9 février 1902, membre en 1929 du Parti Communiste et député en 1932 sera fusillé en ce même Mont Valérien, le 15 décembre suivant.
« Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas » (Louis Aragon).
–1944 – 29 août :
1. NETTOYAGE DU FORT DE SANARY – « 29 août (1944) – nettoyage du fort de Sanary, les boches se rendent. Notre régiment fait 2 000 prisonniers. » Il s’agit du 13e régiment de tirailleurs sénégalais (Cahier du Patrimoine ouest varois n°10, Sanary : Carnet de Jacques Glade, 1944).
2. PREMIER NUMERO DU JOURNAL « LE VAR LIBRE », organe des mouvements et partis de la Résistance (MLN, FN, PS, CGT) (var39-45 fr / guerre / chrono).
3. LA TRAGEDIE DE LA VALLEE DE LA SAULX – Le 29 août 1944, à l’approche de l’armée américaine, des soldats allemands instaurent la terreur dans la vallée de la Saulx, à la limite entre les départements de la Marne et de la Meuse (Lorraine), par suite d’actes de résistance. Plus de 80 personnes de 16 à 85 ans sont abattues. Après Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), Maillé (Indre-et-Loire), Tulle (Corrèze) et Ascq (Nord), la vallée de la Saulx figure parmi les cinq grands massacres commis en France par les Allemands en 1944. Alors que les premiers sont l’œuvre des SS, celui de ces quatre villages meusiens a été commis par des militaires de la Wehrmacht, du 29e régiment de la 3e division de Panzer-Grenadiers, commandée par le général major Hans Hecker.
4. MARSEILLE : GRAND DEFILE EN L’HONNEUR DES F.F.I. ET DES TROUPES COLONIALES !
(Réf. : Maréchal de Lattre de Tassigny, Histoire de la Première Armée Française, Paris, Plon,1949. André Négis, Marseille sous l’Occupation, Paris-Marseille, Editions du Capricorne, 1947. Guy Serbat, Le P.C.F. et la lutte armée 1943-1944. Témoignage. Mémoires de l’ancien commandant militaire en second des F.T.P. de la zone sud, Paris, L’Harmattan, 2001.
En présence des autorités civiles et militaires et devant une foule nombreuse et enthousiaste, un grand défilé en l’honneur des F.F.I. et des troupes coloniales a lieu sur la Canebière et le quai des Belges.
Le défilé du 29 consacre donc les vainqueurs. Le rassemblement des troupes commence au petit matin. (“Marseille, une libération oubliée – Association présence Citoyenne”)
Les FFI du régiment La Marseillaise ont reçu l’ordre de se regrouper à 7 heures.
À 9 heures, les véhicules encombrent le centre et s’alignent le long de la Canebière et dans les rues voisines en attendant de défiler. Les drapeaux et étendards des diverses unités et les autorités locales, civiles et religieuses, s’installent sur le refuge central du quai des Belges, face à la Canebière.



Le défilé est ouvert par les chefs militaires et politiques qui arrivent sur le port à 11h15 pour se placer devant les drapeaux. On aperçoit le général de Lattre, commandant les troupes françaises à qui avaient été dévolues les prises de Toulon et de Marseille. On voit aussi, côte à côte, le commissaire régional de la République Raymond Aubrac et le général Cochet, commandant le Théâtre Sud FFI. (“Le défilé des troupes coloniales dans Marseille libérée [Muet]”) Mais, sur la tribune, prennent place également le général Maitland Wilson, le chef des opérations en Méditerranée, le général Patch, commandant la 7e Armée américaine qui a débarqué dans le Var le 15 août et dont les troupes poursuivent leur progression dans la vallée du Rhône, l’ancien ambassadeur des États-Unis Bullit. Il y a là aussi les représentants du Gouvernement provisoire du général de Gaulle, Emmanuel d’Astier de la Vigerie, commissaire à l’Intérieur, et André Diethelm, commissaire à la Guerre, qui prend un moment la parole, après la remise de récompenses posthumes aux résistants tués pendant la Libération.
Le mouvement des troupes commence alors.

Elles sont applaudies par la foule et les blessés au cours des combats, alignés sur le trottoir. Le reportage, qui est filmé de la place de la Bourse, là où se trouve la plaque commémorative de l’assassinat du roi de Yougoslavie et du ministre français des Affaires étrangères Barthou en 1934, suit longuement le défilé des troupes coloniales, tirailleurs algériens, zouaves, tabors marocains, avec leur nouba et ses deux béliers, puis la descente des unités motorisés, automitrailleuses et blindés des escadrons de cuirassés. Les FFI défilent ensuite jusqu’à 13 heures le long du quai des Belges. »
C’est, pour Monsabert un triomphe qu’il relate dans son journal : « Il n’y a pas de mots pour dépeindre cet enthousiasme, cette chaleur, cette popularité, la Canebière bordée de blindés, carrefours garnis de canons, les quais du Vieux-Port encadrés de troupes, tirailleurs et goumiers… tous mes drapeaux ! … Pour me rendre au quai des Belges, c’est un torrent d’applaudissements et de bravos qu’il faut traverser… Oui, une journée inoubliable ».

Quelle différence avec la Canebière des jours précédents, la Canebière vide, aux yeux clos, avec ses chevaux de frise et ses mitrailleuses allemandes ; la différence qu’il y a entre un cadavre et un corps exubérant de vie.
(Réf. Sœur Gabrielle, sœur de Saint Vincent de Paul, à Marseille) « Nos troupes victorieuses ont défilé sur la Canebière. J’ai emmené les enfants voir les tanks qui n’étaient pas loin de chez-nous, ils étaient ravis. Nos soldats les ont comblés de gâteries. Quel bonheur de ne plus rencontrer de soldats allemands et de ne plus voir toutes ces pancartes en allemand qui défiguraient nos rues et nous faisaient bien souffrir. ».

–1945 – 29 août et jours suivants : PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE SAINT-MANDRIER – Une cérémonie religieuse se déroule à l’église de Saint-Mandrier puis on dépose une gerbe de fleurs au Monument aux Morts. Sur ce monument on peut lire le nom de M. Osmond ancien marin qui tenait un bar à Saint-Mandrier et qui est mort en déportation. Ce sont ensuite les festivités : concours de boules à pétanque sur la place publique, les joutes nautiques, le bal populaire sur la place. Le lendemain pour clôturer ces fêtes on peut assister à un gala de music-hall sur la terrasse du Château-Vert par la troupe Méditerranée. Les martyrs de cette guerre sont honorés. Sur la proposition de M. Guittat, Conseiller municipal, le Conseil décide de donner la dénomination d’« Avenue d’Estienne d’Orves » à l’avenue de la « Grande Bleue » et de « Place Gabriel Péri » à la « place des Droits de l’Homme », dans la section de Saint-Mandrier. Honoré d’Estienne d’Orves, officier de marine français, né à Verrières-le-Buisson en 1901 et fusillé par les Allemands au Mont Valérien. Il fut un des pionniers de la Résistance. Gabriel péri, journaliste et homme politique, fut membre en 1929 du Parti Communiste et député en 1932 (Gisèle Argensse, 1989, p. 228).
–1949 – 29 août : LES SOVIETIQUES TESTENT LEUR PREMIERE BOMBE ATOMIQUE au Kazakhstan.
–1952 – 29 août : LA CAPITALE DE LA COREE DU NORD, PYONGYANG, ESSUIE LE BOMBARDEMENT LE PLUS IMPORTANT DE LA GUERRE DE COREE, avec plus de 500 tonnes de bombes et 18.000 litres de bombes incendiaires.
–1966 – 29 août : DERNIER CONCERT DES BEATLES. Le 29 août 1966 se tient le dernier concert des Beatles à San Francisco. Composé de quatre jeunes Anglais de Liverpool (John Lennon, né en 1940, Paul McCartney, né en 1942, George Harrison, né en 1943 et Ringo Starr, né en 1940), le groupe s’est formé à la fin de la décennie précédente et a pris son nom fétiche en 1960. Sa séparation, peu après sa tournée américaine, signifie la fin de la décennie du rock’n roll, inaugurée par le « dieu de Memphis », Elvis Presley. « Mais elle marque aussi l’apogée des années 60, période d’intense créativité culturelle servie par une jeunesse nombreuse. » (“Ephéméride Sabine 2022 – Philapostel”)
–1991 – 29 août : À L’EST UNE PAGE SE TOURNE – Le Soviet suprême abroge la loi qui accordait des pouvoirs spéciaux au président Mikhaïl Gorbatchev et suspend les activités du PC dans toute l’Union.
–2000 – 29 août : DOSSIER CORSE – En désaccord avec le processus de Matignon sur le dossier corse, le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement démissionne.
–2005 – 29 août : AVEC DES VENTS DE PLUS DE 230KM/H, L’OURAGAN KATRINA FRAPPE LES ETATS AMERICAINS DU GOLFE DU MEXIQUE, notamment la Nouvelle-Orléans qui sera inondée à 80% après la destruction de ses digues obligeant l’évacuation de la totalité de ses habitants ; un millier de personnes trouveront la mort et des dizaines de milliers seront déplacées, un bilan chiffré à plus de 44 milliards de dollars (38 milliards d’euros) de dégâts au total.
–2007 – 29 août : DECES DE PIERRE MESSMER, né Pierre-Auguste-Joseph Messmer, homme politique français, chancelier de l’ordre de la Libération, chancelier honoraire de l’Institut de France et membre de l’Académie française. (20 mars 1916).
–2017 – 29 août : A 10h, CEREMONIE A L’ÉGLISE DE SANARY, A LA MÉMOIRE D’HENRI LYON.
–2018 – 29 août : DEUX ASTEROÏDES PASSENT PRES DE LA TERRE LE 29 AOÛT – Aussi gros que la pyramide de Khéops, la Nasa estime sa taille entre 70 et 160 mètres, l’astéroïde 2016 NF23 ne présente aucun danger pour la Terre lors de son plus proche passage, ce mercredi 29 août 2018 à 05h38 (heure de Paris). Il reste en effet très loin de notre planète, à plus de cinq millions de kilomètres soit à quelque treize fois la distance Terre-Lune (LD). Malgré cette confortable marge de sécurité, 2016 NF23 reste classé dans la catégorie des objets potentiellement dangereux (abrégé par PHO – Potentially Hazardous Object en anglais). Un autre astéroïde est plus proche de la Terre presque au même moment, il s’agit de 1998 SD9, un astéroïde bien connu qui passe à 4,2 fois la distance Terre-Lune. Il est plus petit et mesure entre 38 et 86 mètres. Avec cette taille, il n’entre pas dans la catégorie des PHO même s’il peut provoquer de gros dégâts s’il percute un jour la Terre […]. Et plusieurs autres visiteurs sont attendus d’ici la fin de l’année (Science et Avenir).
–2021 – 29 août : EN AVANT-PREMIERE : diffusion journalière d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 34 ont déjà été livrés sur ma page FB). Chapitre 36 et 37
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE :
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 82e livraison :
Économie et vie quotidienne à Ollioules à la fin du XIIIe s. et dans la 1ere moitié du XIVe s.

La population des campagnes, à laquelle appartient alors et pour longtemps la grande majorité des Ollioulais et des Sanaryens, se compose de tenanciers libres et privilégiés, et de serfs ou de tenanciers dont la condition se rapproche du servage. A partir de la fin du XIIIe siècle, les terres qui appartiennent en propre au seigneur sont souvent exploitées par des fermiers dont le bail ne dure qu’un petit nombre d’années. Les bêtes possédées par les paysans donnent lieu à diverses redevances.
De nombreuses familles parmi les plus pauvres, ont comme première source de ravitaillement en viande et en matière première l’élevage domestique ; chèvres et brebis pour le lait, mouton ou cochon pour la viande fraîche des fêtes ou salée pour l’hiver.
Dans la 1ere moitié du XIVe s., le salaire journalier d’un homme est de 1 sou 3 deniers pour tailler la vigne, 1 sou pour bêcher et 1 sou 6 deniers pour biner ; et pour la femme, de 6 deniers pour couper le raisin. Le prix de revient annuel d’un bouvier domestique, le mieux rétribué des ouvriers agricoles, se monte à 6 livres et, en nature, à 20 setiers de méteil et de piquette ; celle-ci en quantité indéterminée.
En contrepartie, le blé coûte 5 à 6 sous le setier, soit 40 à 60 litres selon le produit, l’orge 2 à 3 sous, les figues 1 sou 8 deniers, les noix 1 sou 6 deniers et les glands 6 deniers. Une poule coûte 1 sou.
(à suivre)
MARSEILLE – 282e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

–904 – avril : donation à Saint-Victor au quartier de Notre-Dame de la Garde [Mortreuil, 1872 : Pinède (la), lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-La-Garde. Fiscum quod nominatur Pinus, 21 avril 904 (cart. de Saint-Victor, acte n° 10, daté d’avril 904). Sera plus tard restitué à Saint-Victor sous le nom de Ligus Pinis, en mars 965 (id., n° 27, mais en fait 29
–911 : Chédeville adopte la date de 911 comme celle qui offre une « césure commode dans l’histoire urbaine. Cette année-là, Rollon, … reçut…Rouen et les pays voisins dont les Vikings firent le berceau de la Normandie… Le traité de 911 ne mit pas définitivement fin aux invasions mais leur acuité diminua rapidement et elles ne touchèrent plus que les zones périphériques de la Francia. » (Chédeville A. , De la Cité à la ville, in : Histoire de la France urbaine (dir. G. Duby), tome 2, La France médiévale (dir. J. Le Goff), Le Seuil, 1980, p. 31-35.)
–923 : l’évêque de Marseille, Drogon, vient trouver l’archevêque Manassès à Arles pour lui demander « avec des gémissements dans la voix » certains biens qui faisaient partie du domaine de l’église d’Arles : l’abbaye Saint-André de l’île de la Cappe sur le Rhône et l’église Saint-Sauveur de Fos avec Saint-Gervais et Saint-Vincent d’Ugium, près de l’étang de Berre, car « les domaines de l’église de Marseille ont été abandonnés par ceux qui y demeuraient à cause des assauts des Sarrasins... ». …Noverit industria fidelium universorum (qualiter veniens vernerabilis vir?) Drogo (Massiliensis) episcopus (cum) lacrimabili gemitu adiit presentiam nostram singultuoso plantus (colonicos sue) ecclesie (Sarra) cenorum impetus suis in locis manere non posse conqestus… Precat (us et ita) que ut alquid suplementum quod esset juris ecclesie nostre ei concederemus unde victum et vestimentum (tam ipse) quam filii ecclesie sue utriusque videlicet sexus servi ac liberi, hebere potuissent… Or, si les domaines réclamés par Drogon sont situés en Camargue, c’est-à-dire dans la région qui au IXème s. étaient la plus exposée aux attaques des pirates, c’est qu’en 923 ils sont redevenus habitables, et leur attribution à l’église de Marseille, qui est toujours intacte, permettrait à l’évêque d’établir sur de nouvelles terres les paysans qui ont dû fuir la Provence orientale pour se réfugier auprès de lui (5 domaines sur les 13 cités en 813-814 sont situés à l’ouest (note de Poly)). Comme le précise Poly, c’est à cet abandon des domaines orientaux que font allusion les textes évoquant la ruine du monastère de Saint-Victor, non à la destruction du monastère lui-même (Chartes de St-Victor n° 5, 15, 100, 155, 269, 565, 659, 691. Le texte le plus complet est celui de la charte 15 datée de 1005 où il est dit « …per seviciam paganorum, gens barabarica in regno Provincie irruens… ». La charte 155, datée de 1038, impute la ruine de St-Victor aux Vandales (cités par Poly, p. 9).). Oudry, archevêque d’Aix, quitte son siège entre 923 et 928 pour se réfugier à Reims auprès du comte Herbert de Vermandois, «à cause de la persécution des Sarrasins» (Dhondt et Rouche, p. 131, Duby, 1979, p. 64, et Poly, citant Flodoard, Histoire de l’Eglise de Reims. Oudry recevra par la suite le siège de Reims (Fixot, p. 490).). Là encore, les Sarrasins ont dû dévaster la partie orientale du diocèse où se trouvent la grande majorité des domaines de l’église d’Aix. Les habitants ont fui moins par crainte de mourir que d’être captifs, car les témoignages concordent sur ce point : les Sarrasins retirent un gros bénéfices de la vente de leurs prisonniers qui sont quelquefois conduits sur des marchés très proches, comme à Verceil. Dans le cas de personnages important, c’est une rançon qui est réclamée par les pirates.
(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
Un homme pris d’un doute demande à sa femme :
– Chérie, dans toute ta vie avec combien d’hommes as-tu dormi ?
La femme répond avec un grand sourire :
– Seulement avec toi, mon chéri … Avec les autres, je restais toujours éveillée.
Il est 8 h., je vous quitte en vous disant à demain. Bon lundi à tous, et affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
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