ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 27 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3966)
Plan :
- Illustration
- Fêtes / Dicton du jour / Mot du jour / Météo
- Ephémérides
- En direct de notre bibliothèque : extraits portant sur Sanary et sur le terroir Marseillais.
- Une blague pour la route

Chutes Victoria (Zimbabwé 2011), cl. H. Ribot
FETES
MONIQUE est née en 331 ou 332 en Algérie, à Thagaste (actuelle Souk-Ahras où ma mère habita quelques années). Elle mourut à Ostie (en Italie). C’était une berbère chrétienne, mère de saint Augustin, évêque d’Hippone (devenue Bône puis Annaba). Elle est reconnue comme sainte par l’Eglise catholique romaine et par l’Eglise orthodoxe.
MONIQUE est l’un des prénoms les plus fréquemment portés en France.
Bonne fête aux MONIQUE – et j’en connais beaucoup. J’espère qu’elles se reconnaîtront !
CESAIRE, EVEQUE D’ARLES – L’évêque d’Arles, Césaire, au moment de mourir après 40 années d’épiscopat, recommande sa fondation monastique arlésienne « à la préfecture, aux comtes, aux habitants » (Vit. Caes., II, 47, Michel Fixot, 1989, « La Provence de Grégoire de Tours à l’An Mil »).
A Monique et Césaire, il convient d’ajouter EUTHALIE, GEBHARD et MALRUB
Je ne sais si c’est parce que les saints ont pour vocation d’aider les croyants à parvenir au ciel, mais le calendrier républicain a dédié ce 10e jour de fructidor An II à l’ÉCHELLE. J’essaie d’imaginer quelqu’un portant ce nom ! « Elève Echelle, taisez-vous ! Je vais vous dresser ! ». Ça aurait de l’allure en classe, non ?
LE DICTON DU JOUR
À la Saint-Césaire, la dernière forte chaleur en l’air.
LE MOT DU JOUR
« L’architecture est l’émanation humaine fondamentale, où toute œuvre faite à l’échelle humaine constitue un maillon de la tradition, faite de la chaîne de tous les maillons révolutionnaires successifs du passé. » (Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme de « Le Corbusier », décédé le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap Martin).
METEO
J’attire votre attention sur un risque de fortes précipitations, annoncées le dimanche 27 août 2023 et d’un vent de secteur Nord-Ouest jusqu’à force 9 Beaufort (75 à 87 km/h) accompagné de très fortes rafales (merci Stéphane).
Une houle d’Ouest de 3,5 m à 4,0 m est également prévue en baie de Sanary-sur-Mer, dans la nuit du 27 août au 28 août 2023 (merci Stéphane).
ÉPHÉMÉRIDES

542 – 27 août : MORT DE CESAIRE, EVEQUE D’ARLES – L’évêque d’Arles, Césaire, au moment de mourir après 40 années d’épiscopat, recommande sa fondation monastique arlésienne « à la préfecture, aux comtes, aux habitants » (Vit. Caes., II, 47, Michel Fixot, 1989, « La Provence de Grégoire de Tours à l’An Mil »).
1170 – 27 août : DONATION A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX DE BIENS SITUES DANS LES LIMITES DES POSSESSIONS DU MONASTERE – Selon l’acte n° 34 du cartulaire de la chartreuse de Montrieux, daté du 27 août 1170, rédigé à Méounes dans la chapelle du monastère (« in capella Rivi Frigidi »), Pierre de la Roquebrussanne et Raimond, son frère (Petri de Roca et Raimundi, fratri ejus), donnent aux chartreux de Montrieux tout ce qu’ils croient posséder dans les limites des possessions du monastère. Hugues, leur frère, confirme cette donation (Boyer R., 1980, p. 422. Original parchemin, A.V. 1H179² ; copie Capus p. 230 ; IND. Belsunce, I, p. 433 ; Le Couteulx, II, p. 32 ; Teissier, fol. 6 ; Dubois, p. 31)
1210 – 27 août : Pise – TRAITE DE PAIX ET D’ALLIANCE ENTRE LES VILLES DE PISE ET DE MARSEILLE, cette dernière représentée par les délégués des vicomtes Roncelin et Hugues de Baux, ceux de l’évêque, du chapitre et du viguier (acte des vicomtes de Marseille n° 348, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, AA 11. a. Méry et Guindon, Histoire des actes et délibérations … de la municipalité de Marseille, t. T, p. 218. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 151. — Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 12374»
1260 – 27 août : LEGS DE L’EVEQUE DE MARSEILLE FAIT A DIVERSES EGLISES ET MAISONS RELIGIEUSES – Selon l’acte n° 318 du même cartulaire, daté du 27 août 1260, rédigé à Marseille, dans le palais épiscopal (in aula viridi domus episcopalis), Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, fait à diverses églises et maisons religieuses un legs total de 17 livres, à répartir lors de chacun des deux synodes annuels ; sur cette somme, les chartreux de Montrieux reçoivent 20 sous. Témoins : Petrus Johannes, prieur de Montrieux ; dom Benedictus Miles, vicaire ; dom Poncius Arnaudi, juge et officier du seigneur évêque. Notaire Bertrand Albanelli (Boyer R., 1980, p. 646 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)
1337 – 27 août :
1. LA GINESTE – propriété, commune de Marseille, quartier du Rouet, 27 août 1337 (acte notarié).
2. SANT GINIEIS (acte notarié). SAINT-GINIEZ – hameau, com. de Marseille. Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde; depuis plusieurs années (écrit en 1872), il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, au quartier de même nom, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance assez grande pour qu’il soit qualifié dans un acte du 27 mars 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n°162) du titre de Monasterium Sancti Genesii. Les moine de Saint-Victor possédaient toute cette vallée qu’ils avaient mise en culture. (E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor »).
1344 – 27 août 1344 : LOS FENOILHES VIELS (charte aux archives de la Major, D. 12). LES FENOUILLETS – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles. Ce lieu a pris son nom des Frères de l’Ordre de la Pénitence de J.-C. de Fenouillet, après que leur couvent, qui se trouvait auparavant vers la Porte-Galle, eut été détruit et qu’ils se furent transportés en cet endroit (Mortreuil, 1872). Première mention : Fenouilletum, 30 mai 1288 (acte notarié) puis Als Fenolhet, 1383 (charte aux archives municipale). L’ancien couvent, qui était une maison royale, fut donné par le roi à Isnard Eguesier en 1348 (registre Crucis de la Cour des Comptes, fol. 83), et prit le nom de los Fenoilhes viels, 27 août 1344 (charte aux archives de la Major, D. 12).
1350 – 27 août : (charte aux archives municipales)
1. Massaneges. Mazargues ; quartier de Marseille.
2. Suverieras, Suverias. SUVERIER lieu-dit, quartier de Mazargues, commune de Marseille.
1357 – 27 août : Val Juhega (charte aux archives municipales). VAL-JUEGUE – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Première mention le 30 octobre vers 965-977: Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).
1372 – 27 août : PHILIPPE DE CABASSOLLE, recteur du Comtat Venaissin, légat pontifical, évêque de Marseille, patriarche de Jérusalem, meurt à Pérouse (Italie).
1413 – 27 août : GUERRE DE CENT ANS – Tentative d’enlèvement du roi de France Charles VI par Jean sans Peur.
1525 – 27 août : GARDE DU FAROT DE SICIE – Avec le début des guerres d’Italie au XVIe siècle, la garde des farots prend une dimension toute nouvelle. [Reliés à Ollioules par des courriers, puis à Arles, les veilleurs rendent compte de ce qu’ils voient.
Par exemple, à la date du 27 août 1525, les syndics de Six-Fours écrivent (nous traduisons leur texte qui est écrit en un provençal excellent) :
Messenhors lous sendegues de Olieulas a vousautres de très bon cor nous recomandam. Messenhors tout incontinent au jour d’uey 27 de avous nous vous advertissem cornent nostra gardia nous es vengut dire et notiffîcar coment a vist una grossa copia et multitude de veîlas latinas que vertian de aultas mars de la banda de Provence et van devers levant. Dubtant que non sia l’armada d’Espanha que son ben nombre ho en circa XV ho XVI veîlas. Per so s’il vos plazera mandares a touta diligentia de lonc de la costiera et pagares lo présent portador a la costumada. Non autra. Per lous tous vostres bons amys coma frayres. Avuy mandat a Tholon. Lous sendegues de Sieys Fors. V° Letros d’avys. Gros 5 A messenhos lous sendegues de Olioulas (Archives de Six-Fours, CC 535 L. 457).
Traduction :
Messieurs les syndics d’Ollioules, nous nous recommandons à vous de très bon cœur. Messieurs, nous vous informons immédiatement ce jour 27 août, comment notre garde est venue nous dire et notifier qu’elle a vu une grande quantité et multitude de voiles latines qui venaient de haute mer du côté de la Provence, ces voiles vont vers le levant. Nous pensons qu’il s’agit de l’armée d’Espagne, en bon nombre, il y a environ 15 ou 16 voiles. Pour tout cela s’il vous plaît, vous enverrez l’information en toute diligence le long de la côte. Vous paierez le porteur comme d’habitude, Rien de plus, De vos bons amis comme frères, les syndics de Six Fours. Avis envoyé à Toulon. V° Lettre d’avis 5 Gros. A Messieurs les syndics d’Ollîioules. Par suite de la défaite militaire de Pavie, à la capture de François 1er et à son transfert en Espagne, une trêve de 6 mois fut conclue le 11 août 1525 entre le royaume de France et Charles Quint. Les galères d’Espagne faisant route pour l’Italie et observées ici sont peut-être celles qui escortè¬rent le roi jusqu’à Barcelone le 19 juin et s’en retournant vers leurs bases italiennes mission accomplie.
1557 – 27 août : La Reinarde (registre aux archives de l’Evêché). LA RENARDE, château, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet. Le cadastre porte « Reynarde ». La terre de la Reynarde, qui appartenait en 1557 à François Turc, fut érigée en fief lors de l’acquisition qui en fut faite par le marquis du Muy, en 1715 (registre de 1715, fol. 471), et quelque temps après en comté par lettres patentes du roi (registre des lettres royaux du parlement d’Aix, fol. 153).
1614 – 27 août : Padeau (acte aux archives de Saint-Victor). PADEAUX – quartier rural de la commune de Marseille au XIXe siècle. Ce quartier comprenait tout le territoire formé aujourd’hui par les quartiers de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme Première mention : Paders, 6 janvier 1295 (charte aux archives municipales) En 1787, Jean-Pierre Papon écrivait : « A l’extrémité de ce terroir (Saint-Marcel) et de celui d’Aubagne, on voit, sur la rive droite de l’Huveaune, le fief de la Reynarde. Le château, les prairies, les bois et les promenades ménagées avec art concourent à faire de cet endroit un des plus beaux lieux de la Provence. En avançant, on aperçoit de loin la maison de campagne de M. l’évêque de Marseille : belle maison, bâtie sur une hauteur qui procure deux avantages inappréciables, un air très sain et un des plus beaux points de vue qu’on puisse voir. […]. » (Jean-Pierre Papon, 1787).
1707 – 27 août : CONSEQUENCES DU SIEGE DE TOULON PAR LES TROUPES DU DUC DE SAVOIE – Lors du siège de 1707 dont nous déjà avons longuement parlé, les navires ennemis restent en rade de Toulon, au moins jusqu’au 27 août à cause d’un fort mistral. Les derniers ne partent même que le 10 septembre. Le 27 août, de Tessé franchissant à son tour le Var s’emparait du comté de Nice qui avait déjà connu l’occupation française de mars 1691 à août 1696 et d’avril 1706 à juin 1707. La terre de Provence était désormais libérée des hordes de l’étranger. |II est à remarquer que lors de cette affaire du siège de 1707, un conseil de guerre avait été tenu par les coalisés à leur passage dans la bourgade de Pignans, sur le chemin de Toulon, conseil auquel avait parti¬cipé le prince Eugène. Or, ce prince qui était, nous l’avons déjà dit, un vrai capitaine, était partisan d’abandonner la marche sur le port français dont la défense avait été passablement renforcée à la suite de la lenteur de la marche des alliés vers cette place. Son avis ne fut pas suivi, erreur qui compta parmi les principales causes de l’échec de la campagne (Louis Baudoin, 1965, p. 199-200).
Le siège de Toulon, en 1707, provoqua, quelques années plus tard, une fébrile activité dans l’établissement hospitalier qui reçut un grand nombre de blessés et de fiévreux de l’armée française car, comme nous l’avons déjà indiqué dans notre récit de ce siège, la presqu’île de Cépet ne fut pas occupée par les ennemis malgré la proximité de leurs forces navales. Les boulets rouges des canons des ouvrages de Balaguier, de l’Eguillette, de la Croupe-Lamalgue et de certaines batteries de la presqu’île qui avaient été maintenues, car des batteries avaient été évacuées sur les ordres du commandement français, craignant des descentes, interdirent en effet à l’escadre anglaise de mouiller en rade des Vignettes et de s’approcher de trop près du littoral de la presqu’île. La seule tentative qui eut lieu vers le cap Cépet, à la pointe de Rascas, fut repoussée et les détachements ennemis rejetés à la mer (Louis Baudoin, 1965, p. 292).
Les défenses construites en 1695 afin de contrer une éventuelle menace anglaise sur Toulon servirent surtout pendant le siège de Toulon en 1707, lors de la Guerre de Succession d’Espagne. La presqu’île de Cépet ne fut pas envahie car ses batteries interdirent à l’escadre anglaise de s’approcher du littoral. La seule tentative qui eut lieu, à la pointe de Rascas, fut repoussée et les détachements ennemis, venus pour s’emparer des forts, furent rejetés à la mer n’étaient en fait qu’un “commando”, mais qui a tout de même réussi à enclouer quelques canons (quand on n’avait pas le temps de détruire un canon on l’enclouait en enfonçant une grosse tige de fer dans l’âme de la culasse. Cela le rendait au moins inutilisable pendant quelques temps). Considérant que la portée des canons de cette époque ne permettait pas une défense utile de la presqu’île, le commandement français l’évacue aussi (Gisèle Argensse, 1989, sauf l’« enclouage » des canons).
Même après le bombardement, les navires ennemis restent en rade, au moins jusqu’au 27 août à cause d’un fort mistral. Les derniers ne partent même que le 10 septembre. L’attaque manquée du duc de Savoie marquera durablement la mémoire des défenseurs de Toulon et le fort de l’Eguillette restera plutôt bien entretenu durant le XVIIIe siècle (Cros Bernard, 2009, « Le fort de l’Eguillette », p. 25).
Le siège subi par Toulon au début du XVIIIe siècle, a constitué un des plus éclatants témoignages du patriotisme provençal. Localement, le terroir de La Seyne ne fut pas violé par les troupes ennemies qui ne purent étendre leur investissement à la région ouest de Toulon, mais il n’en demeure pas moins que les Seynois fournirent un précieux concours à la défense toulonnaise par la participation de leurs milices de paroisse et de gardes-côtes, par leurs inscrits maritimes embarqués sur les vaisseaux royaux ou incorporés dans les unités terrestres.
En dehors de l’armée royale régulière recrutée par voie d’engagements volontaires ou par appels exceptionnels, il exista, sous la Monarchie, des bataillons de milices et, plus tard, des régiments provinciaux fournis par les communautés de pays par la voie de tirage au sort. A l’époque du siège de 1707, il y avait donc à La Seyne des compagnies de milices, dites de paroisses, infanterie et garde-côtes, qui prirent une part active aux opérations de la défense. Chaque compagnie avait sa bannière et son tambour ; elle était commandée par un capitaine désigné par le Conseil de ville, son armement était assuré par la Communauté et la durée totale du service prévue par un règlement. Dans notre région, l’organisation des gardes-côtes ne remontait qu’à l’année précédente (1706). Elle était à peine achevée au moment de l’invasion de la Provence. Elle comportait la division du littoral en départements et se recrutait parmi la population riveraine, armée et instruite par les municipalités. Le comte de Grignan forma ainsi trois bataillons de ces gardes-côtes). De même, les Seynois apportèrent une indéniable contribution par des fournitures, travaux et main-d’œuvre tirés de leur petite ville, tels que radeaux, barques, chalands, gabions, bois pour palissades et chevaux de frise, équipes de travailleurs et de charpentiers de marine, tandis que leurs femmes et leurs filles soignaient les blessés aux ambulances de la cité et de Saint-Mandrier (l’hôpital, fondé sous Louis XIV, ne fut pas occupé par l’ennemi), facilitaient le ravitaillement en vivres des combattants, confectionnaient des effets de lingerie et d’équipement. Un instant, Grignan craignit que la flotte anglo-hollandaise de l’amiral britannique C. Showel n’opérât des débarquements dans la presqu’île de Cépet ; aussi fit-il évacuer, comme étant trop en l’air, certaines batteries de cette presqu’île qu’il fit mettre hors d’utilisation. En outre, il fit renforcer le service de surveillance en plaçant des postes de signaux échelonnés le long de la côte ouest, depuis la Croix-des-Signaux jusqu’aux hauteurs élevées du cap Sicié et aux îles des Embiez. L’escadre ennemie fut du reste relativement peu active sur cette partie du littoral ; elle se borna à bombarder Saint-Nazaire (Sanary) et à effectuer une descente sur le port de Bandol dont le château fut pillé (Octave Lambert – Histoire du Siège de 1707 :
L’investissement de Toulon par Amédée de Savoie et le Prince Eugène est l’occasion du déboisement des Maures, de la Londe jusqu’à Cogolin, y compris la Verne (Maurel M., 1974).
1714 – 27 août : PORT DE SANARY – Des réparations du port de Sanary sont nécessaires. Par devant maître Andrac, notaire, le maire Joseph Granet donne à titre de prix fait à Pierre Barrin, maître maçon, les réparations qu’il convenait de faire sur le quai, du côté du ponant, vers la Tour, afin de rendre ce lieu praticable et empêcher que les vagues qui montent sur le quai emportent la terre dans le port. C’est le petit quai qui passe de nos jours devant la terrasse où les clients de l’hôtel de la Tour prennent leur repas à la belle saison. Ces réparations consistent à faire un quai de 4 pans de hauteur, comprenant le fondement de trois pans d’épaisseur bien bâti à chaux et à sable, rebouché avec des pierres, à combler les fossés et à relever la terre à l’endroit où le quai est trop bas. Des travaux furent aussi faits au moulin des grignons de la communauté. On refit le couvert qui se trouvait abattu, ce qui nécessita le remplacement d’une poutre et la mise en place de 150 chevrons ainsi que des tuiles à proportion. Pour l’église, on refit le toit, ce qui nécessita la pose de 400 tuiles. Tous ces travaux furent faits pour 400 livres dont 350 en louis d’or et écus blancs, le solde devant être payé à réception des travaux (Ephémérides du 25 février).
1789 – 27 août : LA DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN CONTINUE DE POSER DES PROBLEMES. Aujourd’hui, l’abbé de Laborde propose que cette Déclaration s’ouvre par une « Invocation à l’Être Suprême ». Cette motion a été acceptée, reflétant l’état d’esprit du siècle : le déisme des philosophes et le naturalisme des physiocrates (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 20 AOÛT).
1791 – 27 août : L’EUROPE CONTRE LA REVOLUTION FRANÇAISE – Alors que l’assemblée décide la transformation des assignats en papier-monnaie (Duby Georges, 1987), les grandes puissances européennes mettent en garde la Révolution française, c’est la Déclaration de Pillnitz (Jean-Charles Volkmann, 1997). Très vite, la guerre, en ajoutant aux tensions internes le poids du danger extérieur, précise et durcit les attitudes. Cette guerre, on la sentait venir : inquiétude conservatrice et solidarité dynastique avaient amené en août 1791 les souverains étrangers, Empereur et roi de Prusse, à lancer à Pillnitz un appel à la coalition monarchique pour rétablir Louis XVI dans sa souveraineté. En France, l’affrontement fut souhaité par une étonnante convergence, on n’ose dire coalition, de groupes de pression disparates : le roi et la Cour, qui, jouant délibérément la politique du pire, souhaitent la victoire des coalisés ; La Fayette, à la recherche du succès qui ferait de lui l’homme indispensable. Seule — ou presque — la voix discordante de Robespierre aux Jacobins dénonce les périls de l’aventure extérieure (Vovelle Michel, 1987, « La Révolution »).
1792 – 27 août : ELECTIONS A LA CONVENTION – C’est la date retenue par l’Assemblée pour faire débuter les élections à la Convention. Tout français de 21 ans pourra voter dans les assemblées primaires mais il faudra être âgé de 25 ans pour être élu directeur ou député.
1793 – 27 août : LES BRITANNIQUES DEBARQUENT A TOULON –
Les 25, 26 et une partie du 27 août 1793, les autorités toulonnaises ne devaient pas être tellement rassurées sur l’efficacité de leurs démarches en direction des Anglais. Des barques de pêcheurs ont amené des réfugiés de Marseille, comme au temps de la peste de 1720. Le fléau maintenant s’appelle guillotine. Les troupes de Carteaux ont pris possession de Marseille, l’épuration est féroce. L’obstination de l’amiral Saint-Julien va-t-elle priver Toulon du secours des Alliés ? Le Comité général lui a demandé de recevoir encore une délégation. Réponse : « Demain. Rien ne presse. » Or les autorités toulonnaises ont l’impression de siéger sur un baril de poudre, mèche allumée. D’autant que Marseille n’a plus rien à espérer car Albitte, Escudier, Nioche, Gasparin et Saliceti font incarcérer tous ceux qui, de près ou de loin ont manifesté leur sympathie pour les Girondins. Et plus tard, lorsque Fréron et Barras auront sévi à Toulon ils dirigeront des massacres en masse puis, ivres de destruction ils tenteront de démolir et de raser la ville.
Le 27 août. Saint-Julien reçoit la délégation. — Nous voulons lire une proclamation aux équipages. Elle contient notamment les nouvelles conditions de l’amiral Hood. — Quelles nouvelles conditions ? — L’amiral Hood permet le drapeau tricolore. Cela doit donner satisfaction aux équipages. — Mais c’était déjà convenu, non ? Laissez-moi votre proclamation. Je verrai moi-même ce qu’il y a lieu d’en dire aux équipages. Au revoir, messieurs. Descendant maladroitement l’échelle, les délégués se rembarquent furieux dans leurs canots. Trois heures plus tard, un officier montre à Saint-Julien la lettre, émanant du Comité général, qui vient d’être répandue à bord de tous les navires. L’amiral y est accusé d’être un homme sans honneur, « complice des atrocités qui ont inondé la ville de sang et de larmes ». Conclusion : que les marins déposent leur chef et le livrent aux autorités. — Faites hisser un signal, dit Saint-Julien à son officier de quart. « Amiral à tous : branle-bas de combat. »
L’évolution des navires de Saint-Julien est très lente et de peu d’amplitude, il se contente de ranger sa ligne de bataille à l’entrée de la baie du Lazaret, en face de la Ville. Ouvrir le feu sur une ville française où ne se trouvent que des Français, voilà un ordre qu’un officier français ne peut donner de gaieté de cœur. On comprend même qu’il hésite beaucoup, qu’il hésite longtemps à le donner. Tandis que du rivage les Toulonnais observent anxieu-sement la flotte, Saint-Julien « recueille les vues de ses vaisseaux », comme on dit à l’époque. L’amiral Trogoff se fit porter à bord de la frégate La Perle et fit donner aux vaisseaux le signal de rallier la petite rade. Tous les navires obéissent sauf quatre dont les chefs et les équipages débarquent près de Balaguier et vont à la rencontre de l’armée républicaine. Le 27, les hostilités entre la flotte et les forts étaient sur le point de commencer mais, le Comité Central, se basant sur la répugnance qu’éprouvaient les marins à la perspective d’une lutte fratricide, envoya de nouveau des émissaires à bord des navires pour leur affirmer que les opinions de chacun d’eux seraient respectées et que, par suite, on donnerait aux marins qui le demanderaient, les moyens de retourner dans leurs ports d’origine et que la solde qu’ils auraient acquise leur serait payée. Cela, leur affirmait-on, avait été négocié avec l’amiral Hood et avait été accepté par lui… à condition qu’on laisse entrer sa flotte en grand’rade et que les vaisseaux français soient rassemblés en petite rade. Les membres du Comité finirent par comprendre que, seul, l’amiral Trogoff pouvait accepter et faire exécuter ces conditions et, sur leurs instances, il se rendit à bord de la Perle, y arbora sa marque de commandant en chef, et fit hisser le signal de ralliement général-Ce fut l’instant décisif et le « suspense » parut interminable… Enfin le « Généreux » — commandant Gazotte — fit « aperçu » et hissa quelques voiles. Le « Scipion » — commandant Degoy — l’imita… puis d’autres.
Des dix-huit vaisseaux il n’en resta bientôt plus que deux en grande rade, près de celui du contre-amiral Saint-Julien. Après quelques instants d’attente, les forts, les batteries… et les autres vaisseaux tournèrent leurs canons vers eux… A cette vue l’amiral Saint-Julien ordonna aux officiers et équipages des navires restés près de lui de mettre toutes leurs embarcations à la mer et de débarquer à La Seyne afin de se diriger, par terre, en direction de Marseille. Le Comité Central ayant donné l’ordre d’arrêter l’amiral Saint-Julien, il se cacha dans les bois et, quelques jours après, il décida de se constituer prisonnier… des Espagnols. Le 27 août au soir, les Britanniques débarquent à Toulon un détachement de quinze cents hommes avec leurs officiers. Tenu au courant de l’évolution des événements, l’amiral Hood fit débarquer, sous le cap Brun, dans la nuit du 27 au 28 août, mille cinq cents hommes qui, accueillis par des envoyés du Comité Central Toulonnais, prirent possession du fort Lamalgue.
–10 fructidor An III (27 août 1795) : RESTAURATION DU FOUR A PAIN DE SANARY – La municipalité de Sanary demande la restauration du four à pain seigneurial et sa vente à un boulanger, le seul autre four existant ne suffisant pas à fournir à la fois la population et les nombreuses troupes présentes qui viennent de s’enrichir d’une compagnie chargée d’assurer l’ordre et la défense du canton Saint-Nazaire et Bandol. L’ordre en est venu du général de brigade Pacthod, commandant la place de Marseille en état de siège, qui a prescrit à la compagnie commandée par le capitaine Lions fils, cantonnée à Marseille, de se rendre à Bandol où elle tiendra garnison et fournira jusqu’à nouvel ordre un détachement à Sanary. Elle devra y vivre en bonne police et discipline militaire (Rotger B., 1984, p. 307-308). Coïncidence, le même jour Minjaud Joseph, capitaine marchand et citoyen de La Seyne émigré, rentre au pays ce même 10 fructidor an III. Il décèdera à La Seyne le 9 prairial an X (Louis Baudoin, 1965).
1798 – 27 août (10 fructidor An VI) :
1. COMMISSION MILITAIRE DE TOULON – Le 10 fructidor, demande est faite par la commission militaire de Toulon qui siège dans une salle du cercle constitutionnel au département que le jugement de J.J. Raynaud, ancien écrivain du roi et signataire de la vente de Toulon aux Anglais, ne soit pas retardé (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
2. CONSCRIPTION MILITAIRE EN FRANCE – Le 27 août 1798, la loi Jourdan établit la conscription militaire en France, instituant ainsi l’institutionnalisation de l’expérience révolutionnaire (Pierre Goubert, Initiation…). Elle instaure en principe une obligation militaire personnelle pour l’ensemble de la population mâle du pays mais affirme aussitôt que la prise en compte des réalités économiques et sociales primera sur l’universalité du devoir : « Beaucoup seront destinés à servir mais, vraisemblablement, peu serviront réellement » affirmait-on. Selon Annie Crépin, cette « loi charnière […] tente d’inscrire les intuitions de l’ère révolutionnaire dans la réalité et la durée, en leur imprimant un caractère de régularité. Loi fondatrice, elle inspire très largement les lois militaires ultérieures jusqu’à celle de 1872, et, dans l’immédiat, elle fait partie de l’héritage que Bonaparte recueille de la Révolution ». 5 septembre : loi Jourdan sur la conscription.
1867 – Mardi 27 août, SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – saint Césaire évêque. Temps lourd un peu couvert avec brise tantôt de l’est tantôt de l’ouest à 02h00 d’après-midi quelques gouttes de pluie qui ne continue pas temps toujours lourd et couvert quoique le vent viennent de l’ouest et qu’il annonce pour demain une forte brise. –
1869 – Vendredi 27 août, SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – saint Césaire – grand vent d’est, brise carabinée. La poussière nous aveugle – sa majesté l’impératrice n’aura pas beau temps pour faire des courses dans la ville de Toulon, allez visiter les hôpitaux, les crèches, les établissements de bienfaisance, l’arsenal. La fête d’hier à Toulon avait attiré un monde considérable des environs. En descendant de la gare le cortège impérial ces diriger vers la cathédrale ou après les prières d’usage il s’est rendu à l’hôtel de la préfecture maritime où il y a eu un moment de repos après lequel il y a eu présentation des dames. Après cette cérémonie départ vers le bord du yak impérial l’aigle où il y a eu à 06h00 repas et où l’impératrice a dû passer la nuit.
1884 – 27 août : LE LIEUTENANT DE VAISSEAU DUBOC – Second sur le « Châteaurenault » dans l’escadre de l’amiral Courbet, le lieutenant de vaisseau Duboc se distingua lors des opérations sur la rivière Min en détruisant sous un feu violent une trentaine de jonques chinoises (Gérard Garier, L’aviso Commandant Duboc).
1916 – 26 et 27 août : INCIDENT DE PLONGEE DU SOUS-MARIN “ATALANTE” – L’Atalante appareille le 26 pour plonger le 27 au large de la baie de Traste. Une importante fuite d’eau l’oblige à revenir à Brindisi.
1922 – 27 août : MONUMENT AUX MORTS DE SAINT-MANDRIER – Saint-Mandrier inaugure son monument aux morts conçu par M. Barthélemy et posé sur la place de l’église par le maître maçon Jules Bonal dit « l’Ami ». On y peut compter les noms de 35 braves inscrits sur le marbre. Ce monument a été fait grâce à la souscription des habitants du village (Gisèle Argensse, 1989, p. 151-152).

1934 – 27 août : GRANDE REFONTE DU PORTE-AVIONS « BEARN » AUX FCM DE LA SEYNE – Le 22 août, l’essai officiel en route libre est combiné avec un essai d’endurance de 6 h pour la chaufferie avant. Trois parcours sur la base des îles d’Hyères sont réalisés. La vitesse moyenne relevée est de 18,162 nd pour une puissance de 21 352,9 ch (15 713 kW). Le même essai est refait le lendemain, mais pour la chaufferie arrière. La vitesse est de 18,5 nd avec une puissance de 22 863,7 ch (16 825 kW). L’essai officiel en route libre est accompli le 26 août, de 11 h à 19 h. Les deux chaufferies sont en fonction mais avec seulement cinq chaudières, la 6e étant en veilleuse. Le mistral qui souffle à 50 km/h gêne les mesures de vitesse. Sur la base, les vitesses relevées sont de 20,38 nd dans un sens et clé 21,25 nd dans l’autre. Les démontages et visites après les essais officiels commencent dès le 27 août. Au 9 septembre 1935, la fin des démontages est envisagée vers le 10 octobre. Il est alors prévu d’installer une chaudière auxiliaire avant la fin de l’été 1936, avant l’hiver 1936-37. Après les essais de bon fonctionnement, le Béarn doit effectuer un transport d’avions de Karouba à Hyères pour le ministère de l’Air. Le 15 octobre, le bâtiment effectue une sortie pour essais de bon fonctionnement après démontage, comportant quatre heures à 15 nd et deux fois trois heures à diverses allures. Il fait une dernière sortie pour essais le 17 octobre (Jean Moulin, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
1939 – dès le 27 août : Le gouvernement français interdit la presse communiste (Rossel André, 1985).
1. RATTACHEMENT DU CAMEROUN A LA FRANCE LIBRE – Le capitaine de Hautecloque – qui prend le pseudonyme de Leclerc pour éviter des représailles contre sa famille – proclame le rattachement du Cameroun à la France libre. Les jours suivants, les autres territoires de l’AEF se rallieront à leur tour. Mais l’AOF restera fidèle à Vichy (id.).
2. UNE EXECUTION A BORDEAUX POUR ACTE DE VIOLENCE CONTRE L’ARMEE ALLEMANDE – les autorités allemandes font placarder en fin d’après-midi, sur les murs de la ville, l’avis suivant : Le 24 août 1940, le juif Israël Leizer Karp, de nationalité polonaise, au passage de la garde d’honneur, allant hisser le drapeau, se précipita en brandissant un bâton, près de la gare Saint-Jean de Bordeaux, contre le tambour-major et les musiciens militaires. Par jugement du tribunal militaire de guerre, Karp fut condamné pour acte de violence contre les membres de l’armée allemande à la peine de mort. Le commandant en chef de l’armée a confirmé le jugement et en a ordonné l’exécution. En exécution du jugement, le condamné a été fusillé ce matin. A Bordeaux, le 27 août 1940. Le Stadtkommandant.
3. EXPEDITION DE DAKAR – Le 21 août, les avisos « Commandant Duboc » et « Commandant Dominé », qui se trouvent à Plymouth, sont avisés qu’ils devront, à partir du 25 à 08 h 00, se tenir à six heures d’appareillage avec plein complet de combustible, vivres, matières consommables et vêtements pour pays chauds. En conséquence, le 27 août à 20 h 45, les deux avisos appareillent pour Greenock où ils arrivent le 29 à 12 h 30. Le 31, ils en repartiront avec la Force « M » pour l’expédition de Dakar (Ouvrage du capitaine de vaisseau Caroff consacré au Théâtre de l’Atlantique, tome II, volume I, page 173 et sa suite)
1941 – 27 août : Attentat manqué contre Pierre Laval et Marcel DéaT – Versailles, 27 août (Chronique de la Seconde guerre mondiale, p. 218).
1942 – 27 août : MARINE DE VICHY – Du 27 août au 5 septembre, le Commandant Delage escorte le convoi D 55 (quatre bâtiments) de Dakar à Casablanca (Gérard Garier, L’aviso Commandant Delage).
1944 – 27 août :
1. TOULON OFFICIELLEMENT LIBERE – L’entrée officielle du Général de Lattre de Tassigny est prévue pour 10 heures. Le Général Magnan présentera la revue des troupes tandis que l’artillerie de campagne et la flotte neutraliseront les 5 batteries de Saint-Mandrier encore en état de tirer (Gisèle Argensse, 1989, p. 224, citant Paul Gaujac).
Le 27 août en fin de matinée, la 90ème Division Coloniale fait son entrée officielle dans Toulon, un présence des Commissaires à la Guerre et à la Marine, accompagnés du Général de LATTRE DE TASSIGNY commandant l’Armée B. L’arsenal est en ruine. 67 bâtiments de combat, 78 navires auxiliaires et de servitude subsistant du sabordage de la flotte, ainsi que 57 navires n’appartenant pas à la marine nationale gisent sous les eaux du port et de la rade de Toulon. Mais les services sont prêts à fonctionner (Gaujac P. ; Saibène M.).
2. PREMIER BATAILLON DU 13e SENEGALAIS A LA SEYNE – « … La dernière unité du 1er bataillon du 13e sénégalais arrive à La Seyne le 27 à 6 heures du matin… Du fort Napoléon où s’est installé le P.C. on aperçoit distinctement les incendies ravageant les pinèdes du Lazaret et les explosions se succédant dans les ouvrages de Cépet. A Sanary, la 1ère compagnie se prépare pour le grand défilé de la libération de Toulon.
3. PRESQU’ÎLE DE SAINT-MANDRIER, DERNIER BASTION ALLEMAND – Pour forcer la garnison de la presqu’île à se rendre, il avait été décidé de la bombarder avec un nombre important de bâtiments. L’amiral Davidson, CTF86, se trouve devant Marseille, et considérant que c’est une opération franco-anglaise, il confie la direction de l’opération au Captain G. Barnard, DSO, commandant HMS Aurora. Ce qui place ce dernier dans une position inconfortable puisqu’il est le capitaine de vaisseau le moins ancien et se trouve commander le contre-amiral Jaujard, chef de la 4ème division de croiseurs dont font partie la « Gloire », le « Montcalm » et le « Georges Leygues ». Il ne s’en tire finalement pas si mal, puisque, selon l’Amirauté, « il remplit sa mission avec autant d’efficacité que de tact. ». A 7h00, l’« Aurora » et la « Lorraine », protégés par deux destroyers, se placent au sud de Porquerolles, bientôt rejoints par le « Montcalm » et « Le Fantasque ». « Gloire » et « Georges Leygues » sont en rade de Hyères. Mais le contact est difficile à établir avec l’armée et la connaissances des points occupées par les amis est insuffisante. Aussi, le tir ne commence qu’à 9h28 avec la « Gloire » réglée par un FOB. Puis la Lorraine ouvre le feu à 14h22 sur Cépet avec succès, selon l’avion qui observe. A 15h55, HMS « Aurora » tire à son tour suivi à 15h40 par HMS « Ramillies ». Il est suivi à 15h55 par HMS « Sirius » entré dans la zone. Une dernière concentration est effectuée à 18h00 et, comme aucun signe d’activité n’apparaît sur la presqu’île, l’ordre de cesser le feu est donné à 19h00 par HMS « Aurora ». C’est alors qu’apparaît le torpilleur « Simoun » portant la marque du vice-amiral Lemonnier, chef d’état-major de la marine. Ignorant le signal, le torpilleur ouvre le feu. Il semble que HMS « Aurora » ait eu quelques difficultés à empêcher le « Simoun » de poursuivre son « bombardement privé » (Paul Gaujac, 2004, p. 171).
« L’Amiral Lemonnier avait embarqué sur le torpilleur « Simoun » qui s’approcha de Cépet et tira à bout portant sur la Croix des Signaux, le phare de Cépet, la Renardière. M. Gaby Richard alors sur le Simoun se souvient qu’il voyait les obus tomber dans la propriété Juvenal et sur le village » (Le Simoun n’appartenait pas à la force de soutien TF86 du contre-amiral US Davidson ; il faisait, au moment du débarquement, partie du groupe d’escorte et de contrôle des convois TG 80.6 commandé par le Captain US Clay. A partir du 17 août, le Simoun ne fait pas partie des bâtiments restant dans la zone d’opération sous les ordres de l’amiral Davidson qui vont être engagés avec beaucoup de souplesse jusqu’au début de septembre pour apporter l’appui de leurs pièces aux opérations menées par les troupes terrestres sur les flancs est et ouest de la tête de pont. Le bâtiment n’a pas joué de rôle dans la prise de la place de Toulon et la réduction des défenses de Cépet. L’intervention du torpilleur à la fin de la campagne s’explique par le fait que l’amiral Lemonnier voulait voir comment celle-ci s’achevait. En revanche, le fait qu’il ait ouvert le feu est inexplicable.
Observation de Gérard Garier (13 08 2010) : Voilà ce que j’ai trouvé : « Au cours de ces événements, seul le « Simoun » aura eu l’occasion de tirer contre terre. Les torpilleurs ne faisant pas partie des forces de bombardements, ils ne peuvent être utilisés qu’à tendre des rideaux de fumée entre l’escadre et la puissante batterie de Cépet qui défend la rade de Toulon. Mais à la demande du CF Spitz, réclamant l’honneur pour ses canonniers de participer à l’action, l’amiral Lemonnier autorise le « Simoun » à se joindre à un tir de concentration sur la presqu’île de Saint-Mandrier, prenant pour cible la batterie de la Croix des Signaux qui commande l’entrée de la passe. A 7000 m, sans réaction de l’ennemi, faisant fi des consignes d’économie, le torpilleur vide ses soutes. » (P. 133 « Les torpilleurs de 1500 t du type Bourrasque » parc Marc Saibène Marines éditions 2001). Rien ne dit que Lemonnier était à bord, mais le fait d’armes est mentionné.
Ken Nicolas (vol. 1, p. 200-203) : Lors du débarquement de Provence, le bateau de Gabriel Richard, dit Gaby, le torpilleur « Simoun », bombarde de toutes ses pièces…la colline de Cépet afin de neutraliser les redoutables canons de 340, véritable bête noire du commandement allié. Son premier « boum boum » à la batterie date de l’époque de son embarquement à bord du torpilleur Simoun. Ce bateau abritait déjà dans ses flancs un orchestre composé de six musiciens, « Le Simoun Jazz ». Ses voyages en Afrique du Nord, et surtout aux Bermudes, ont été déterminants pour perfectionner son art au contact de grands musiciens locaux (noirs américains pour la plupart).
Barnard considère alors que toute la presqu’île pourrait être occupée si tous les fusiliers des compagnies de débarquement étaient mis à terre. Le bombardement, auquel participe maintenant le croiseur USS « Omaha », se poursuit néanmoins. Du 13 au 20 août, la presqu’île a reçu 785 t de bombes. Du 19 au 27 août, elle aura reçu 8.698 projectiles de 90 à 340 mm (Paul Gaujac, 2004, p. 171).
Les Allemands avaient placé autour de l’enceinte de l’ouvrage des champs de mines très denses, flanqués d’ouvrages d’infanterie garnis de pièces légères et de mortiers. L’avalanche des projectiles qui s’abattit tout autour de l’ouvrage eut pour effet de souffler littéralement toutes les installations au-dessus du sol et de hacher les installations électriques installées sous terre. Tout autour le paysage était apocalyptique. C’était un désert de décombres, de cailloux, de trous, la végétation n’existait plus ! Les bombes en éclatant faisaient des entonnoirs énormes ayant en moyenne 4 mètres de profondeur et 15 mètres de diamètre. Il fut lancé sur la tourelle Ouest 393 bombes dont 34 seulement à moins de 100 m et sur ces 34, trois bombes atteignirent le bloc constitué par la tourelle et son assise de béton. La deuxième tourelle ne fut pas atteinte malgré les 416 bombes lancées sur elle dont 14 à moins de 100m. Après les effets de l’attaque aérienne, nous retrouvons les effets de tirs de la flotte. Le sol bouleversé par les bombes, va maintenant a été remué par les obus à partir du 20 août. Ces obus arrivèrent à toucher une tourelle et un canon. Le jour de la reddition il restera encore une tourelle avec une pièce en état de tirer. Le cuirassé Lorraine a tiré 128 coups avec ses huit pièces de 340 sur la colline de Cépet (Gisèle Argensse, 1989, p. 224). Sur 600 avions engagés contre Cépet, 100 furent atteints, dont 6 abattus au-dessus de la presqu’île. M. Samuel se souvient avoir vu après la guerre, un avion abattu dans les bois de Cavalas. Un autre s’était encastré contre une des tourelles de 340, il y avait des débris partout (Gisèle Argensse, 1989, p. 223).

L’agglomération de Saint-Mandrier fut sinistrée à 70%. Les toitures ont beaucoup souffert. Des obus furent retrouvés dans des placards ! La mairie, l’église, les maisons de la place du Souvenir, l’école de garçons ont été touchées sévèrement. Le Château Cartier et la maison de M. Bouvier (maison Jean Ajello lors de la reconstruction) très endommagés par les bombes ont été rasés et on a construit des villas à leur emplacement. Le château du Canier, bien placé pour recevoir cette pluie de feu qui s’était abattue sur Cavalas a été très abîmé et rendu inhabitable (Gisèle Argensse, 1989, p. 224).
Les pourparlers avec le commandant de la défense de Toulon sont entamés en fin de soirée du 27 août. Les officiers français apprennent alors la présence de l’Amiral Ruhfus dans la presqu’île de Cépet (Gisèle Argensse, 1989, p. 224).
Saint-Mandrier fut le dernier bastion de la résistance ennemie à Toulon. Les nazis s’y étalent formidablement fortifiés. Or, le 27 août 1944, l’amiral Ruhfus qui commandait le port, se rendit sans condition. Il nous a paru intéressant de rappeler comment alors, la garnison capitula. Le récit qui va suivre est rigoureusement authentique, car il émane du général Le Puloch qui, à l’époque, on qualité de commandant du R.I.C.M.., régiment de reconnaissance de la 9e D.I.Ç. avait reçu mission de s’emparer de la presqu’île de Saint-Mandrier. Ce récit met donc un point final aux inexactitudes et aux fantaisies qui ont été publiées de cet épisode de la libération de Toulon.
S’EMPARER DE ST-MANDRIER. Le 27 août dans la journée, le poste de commandement du lieutenant-colonel Le Puloch, qui à l’époque, en qualité de commandant le R.I.C.M., régiment de reconnaissance de la 9ème DIC, est établi à Tamaris dans une villa abandonnée et demi ruinée face aux eaux de la baie du Lazaret où les éléments de la flotte française sabordée trempent dans le mazout puant. Quelques salves de 105 tombent sur la presqu’île de Saint-Mandrier où rien ne bouge. Le R I.C,M., après avoir nettoyé les dernières résistances de la presqu’île de Sicié, doit s’emparer de St-Mandrier. Mais comment ? La langue de terre qui relie les Sablettes à St-Mandrier parut peu favorable à un assaut de nos blindés légers. Au reste, on la dit pavée de mines.
NEGOCIATIONS Pendant que le colonel Le Puloch médite sur ce curieux problème tactique, il est convoqué au P C de l’infanterie divisionnaire de la 9e D.I.C. où il apprend que deux sujets suisses se proposent pour obtenir la reddition de la garnison de Saint-Mandrier (Ce sont bien évidemment MM. Muhlethaler et Rothlisberger, de Sanary.). Une seule condition, que la garnison puisse se rendre avec les honneurs de la guerre. Le colonel Le Puloch répond que St-Mandrier tombera mais avec les honneurs de la guerre. Et il regagne son P. C. Il y est rejoint, tard dans la Soirée, par les deux Suisses à qui il fait aussitôt une description riche de détails impressionnants des moyens foudroyants d’aviation et d’artillerie qu’il dit avoir à sa disposition (ce qui est vraisemblable, mais seulement un peu prématuré) et qui, demain à l’aube, se déchaîneront sur la garnison de Saint-Mandrier. Nos doux parlementaires, traversant les points d’appui des Sablettes, s’en vont porter à la garnison de Saint-Mandrier la nouvelle du bombardement terrifiant qui les attend le lendemain matin. Vers 20 heures, le commandant De La. Brosse, chef d’état-major du R.I.C.M, vient prévenir le colonel qu’un parlementaire allemand s’est présenté aux avant-postes et demande qu’on envoie un officier prendre livraison d’un sous-officier qui, dit-il, vient d’être fait prisonnier à St-Elme. Aucun sous-officier du RICM n’étant manquant, il est répondu au parlementaire qu’il peut garder son (soi-disant) sous-officier. C’est alors que le parlementaire fait savoir que le commandant d’armes de Saint-Mandrier souhaite parler à un officier français. Le commandant De La. Brosse est dépêché à tout hasard avec la consigne formelle : reddition sans conditions.
OUI OU NON. Vers minuit, le commandant De La Brosse est de retour avec un capitaine allemand de la Wehrmacht. La question qui lui est posée est nette : oui ou non ? Après quelques fausses sorties et quelques paroles héroïques, c’est oui, La garnison se rendra, colonel en tête, le lendemain à. 8 heures, Un millier d’hommes environ se présenteront en colonnes par 4 à la poterne de sortie et déposeront leurs armes, L’armement du fort sera rendu dans son état actuel et les champs de mines seront jalonnes. Vers 2 heures du matin, nouveau branle-bas, d’autres parlementaires s’annoncent, des marins cette fois, conduits par un capitaine de frégate autrichien. Ils viennent eux aussi discuter de la reddition. En apprenant que c’est chose faite, ce qu’ils feignent d’ignorer, ils éclatent en un concert d’exclamations indignées. Comment ? Le parlementaire précédant n’a aucun pouvoir ; le commandement appartient à l’amiral Ruhfus, commandant d’armes de la place de. Toulon dont le capitaine de frégate est le chef d’état-major et qui a installé son P, C. à Saint-Mandrier, après avoir quitté Toulon, Lui seul doit décider, et la reddition offerte par le colonel de la Wehrmacht ne compte pas !
L’AMIRAL RUHFUSS. Et c’est ainsi que le colonel Le Puloch apprend que l’amiral Ruhfus que l’on recherche en vain depuis plusieurs jours est bien là dans la ratière, ce que le capitaine de la Wehrmacht avait « oublié » de lui dire ! Envisageant avec une exceptionnelle sérénité ce conflit imprévu armée – marine, le colonel réitère ses conditions Si à l’aube, On parle alors sans plus tarder de l’organisation matérielle de la reddition… sans conditions (Article publié dans Var-Matin à l’occasion du 20e anniversaire de la libération de Saint-Mandrier).
Sous les ordres de l’amiral Ruhfus ils feront leur reddition le 27 août. Mais, pour réduire au silence les batteries de Cépet devenues allemandes, il aura fallu plusieurs jours de tirs des bâtiments alliés. Paradoxalement, les dégâts subis par la presqu’île, et la base en particulier ne sont dus ni aux allemands ni aux italiens. Avant leur reddition, les occupants préparent la destruction totale de la base, et posent des explosifs un peu partout. La mise à feu est branchée sur le circuit électrique de la BAN. Une « malencontreuse » panne générale dans la région empêche l’holocauste final » (Amiral Milot). Cependant avant leur reddition les Allemands préparent la destruction totale de la Base et posent des explosifs un peu partout. La mise à feu est branchée sur le circuit électrique de la B.A.N. Une « malencontreuse » panne générale dans la région empêche l’holocauste final. L’appontement tout proche du Lazaret où est amarré le « Strasbourg » renfloué puis à nouveau coulé, n’explosera pas non plus » (Gisèle Argensse, 1989, p. 224-225).
Toulon est libre, le 27 août FFI et FTP défilent avec la 9° DIC, et les ambulancières de la Croix-Rouge de Toulon sur le boulevard de Strasbourg, devant le général de Lattre, les Commissaires Diethelm et Jacquinot, le général de Larminat, le général Cochet, l’amiral Lemonnier. Les troupes françaises ont eu 2.700 tués ou blessés (dont 100 officiers) les résistants près de 300.

4. LA 1ère COMPAGNIE DU 13EME REGIMENT DE TIRAILLEURS SENEGALAIS DEFILE A SANARY – D’après le carnet de Jacques Glade, le 27 août, « après avoir effectué le trajet la Môle Toulon », il participait au « nettoyage des Gorges d’Ollioules infestées de boches et atteignait ainsi Sanary où la 1ère compagnie du 13ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, accompagnée par sa fanfare, défilait » (Glade Jacques, mémoires, cf. Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary). Du 12 au 27 août, la ville a vécu une quinzaine des plus tragiques. Sa population alors réduite à environ mille habitants, a subi de lourdes pertes, environ une vingtaine de tués et une trentaine de blessés. Le mardi 22 août, dans la matinée, quelques courageux civils entrèrent en pourparlers avec une soixantaine d’Allemands et les décidèrent à se rendre. Un cycliste fut immédiatement envoyé au Beausset où l’on signalait des troupes françaises, et revint avec un petit détachement qui s’empara de ces premiers prisonniers. Un même événement se produisit dans la soirée et aboutit à la capture, sans coup férir, de 8 camions automobiles, de 22 voitures hippomobiles et de plus de 250 autres prisonniers allemands. Grâce également à l’intervention des Sanaryens armés de fusils boches, on réussit la capture d’une automitrailleuse et des cinq officiers qui la montaient. Pendant que se déroulaient ces événements tragiques que ne sont pas près d’oublier ceux qui les ont vécus, deux Sanaryens d’adoption, M. Muhlethaler et M. Roethlisberger, se dévouaient pour abréger nos souffrances. Avec un admirable courage, ces deux héroïques citoyens entrèrent en pourparlers au péril de leur vie, avec les garnisons allemandes des ouvrages fortifiés de la région, et réussirent à faire capituler les batteries de Pierredon, de la Cride, de la Pointe Nègre, de Brégaillon et le fort si redoutable de Six-Fours. C’est grâce à ces héroïques interventions que le sang des soldats français a pu être ménagé au cours de la prise de Toulon et que les souffrances des populations civiles de toute la région ouest du camp retranché ont été abrégées. Oui, Sanary blessé mais libre, peut être fière et confiante. La conduite déplorable de quelques égarés est effacée par le sublime dévouement de tous ceux qui ont si vaillamment contribué (…) au succès des armes française. Notre Patrie renaîtra (…) » [Le même jour, le journal annonçait dans sa colonne « Ravitaillement général – Les commerçants devront commencer immédiatement la distribution dans les conditions suivantes à tous les consommateurs qui leur auront remis le ticket DQ : Une ration = une boîte ¼ ou la moitié d’une boîte ½ ; deux rations = une boîte ½ ; quatre rations = une boîte 4/4. Ces conserves représentent le solde du stock de sécurité qui a été en partie pillé lors des derniers événements. Il n’est pas possible d’étendre la distribution à d’autres communes. Une distribution de 250 g de légumes secs aura lieu à partir du 28 septembre contre remise du ticket GC des feuilles de denrées diverses d’août. Cette distribution, faite avec un certain retard dû au manque de moyens de transport, est la même (…). » (Le Var Libre, organe du comité de la Libération Nationale, 1ère année, n° 30, du jeudi 28 septembre 1944)
5. « DU 8 AU 27 AOUT 1944 », JOURNAL PERSONNEL TENU PAR M. ANDRE ROTHLISBEHGER. Ces souvenirs, vérifiés par Madame veuve ROTHLISBEHGER, ont été condensés à Sanary le 12 mars 1981 et rédigés sur un journal personnel tenu par l’auteur, M. ROTHLISBEHGER, en ce qui concerne ses souvenirs personnels.

-BATAILLE DE MARSEILLE – Les 1er GTM et II/7e RTA se heurtent au nord aux défenses les plus sérieuses, au carrefour de la Gavotte, contrôlé par l’ouvrage en béton de la « Feste » Fouresta, précédé de barbelés et de mines (à l’emplacement de l’actuelle cité du Plan d’Aou), dont les parois sont épaisses de 3 à 4 m, et doté de DCA, de 6 pièces de flak de 88 desservies par des souterrain. L’ouvrage avait nécessité un an de travaux. Ce n’est que le 27 aout également que sera conquise la position de Tante Rose / Verduron Haut / Moulin du Diable au-dessus de la Gavotte / sud-ouest de Septèmes. A ce moment, la plus grande partie de la ville est libérée, l’ennemi ne tient plus que les installations portuaires et quelques points au nord de la ville.
1945 – 27 août : PIERRE CLOSTERMANN A FAIT SA DEMANDE DE DEMOBILISATION IMMEDIATE QUI A ETE ACCEPTEE. « J’ai été ce matin prendre congé de Broadhurst et de la R. A. F. Mackie le Néo-Zélandais prendra le commandement du wing 122 à ma place.

Pour aller au Quartier Général de Schleswig, j’ai voulu prendre le « Grand Charles ». Et, au retour, je suis monté avec lui très haut dans le ciel d’été sans nuages, car ce n’était que là que je pouvais lui dire adieu.
Ensemble, nous avons fusé une dernière fois, droit vers le soleil. Nous avons fait un looping — deux, peut-être — quelques tonneaux bien lents, fignolés, amoureux, pour que je puisse emporter dans les doigts la vibration de ses ailes obéissantes et souples.
Et j ’ai pleuré, dans son cockpit étroit — comme jamais plus de ma vie je ne pleurerai —- quand j’ai senti le ciment de la piste effleurer ses roues, et que d’un grand geste du poignet, je l’ai assis au sol comme une fleur que l’on coupe…
Comme toujours j’ai soigneusement dégorgé son moteur, j’ai retiré un à un tous les contacts, éteint les voyants, enlevé les bretelles, les fils et les tuyaux qui me rattachaient à lui comme un enfant à sa mère. Et quand mes pilotes et mes mécaniciens qui m’attendaient ont vu ma tête basse et mes épaules secouées par les sanglots, ils ont compris, et sont repartis silencieux vers le dispersal.
Un peu à l’écart, mon « Grand Charles », mon vieux JF-E, avec sa casserole rouge, les croix noires de nos victoires sous le cockpit, trapu, volontaire, puissant avec sa grande hélice quadripale immo¬bile que je ne démarrerai plus.
C’est la page qui tourne, bien douloureuse.
C’est fini. Je ne verrai plus mes « Tempests » s’aligner derrière le « Grand Charles » pour les départs, maladroits sur leurs grandes pattes, tendant au vent de leurs hélices la gueule béante de leur radiateur, avec les figures confiantes des pilotes penchés au dehors de leurs cockpits, attendant mon signal…
Mais l’orgueil me monte à la gorge quand je pense à vous, mes avions, et surtout à vous, mes chers amis de la R. A. F. que j’ai eu le privilège de connaître et d’aimer, avec vos uniformes couleur des brumes d’Angleterre… (Pierre Clostermann, « Le Grand Cirque », premier chasseur de France à 24 ans, 2000 heures de vol, 33 victoires homologuées et 5 probables, une trentaine d’avions endommagés, 72 locomotives, 225 camions, 5 chars, 1 sous-marin, 2 vedettes rapides lance-torpilles détruits).
1947 – 27 août : L’ASSEMBLEE ADOPTE UN NOUVEAU STATUT POUR L’ALGERIE (Jean-Charles Volkmann, 2003).
1949 – 27 août : GASM TOULON – Après un grand carénage, l’aviso Elan effectue un stage d’entraînement au GASM à Toulon du 27 août au 17 septembre (Gérard Garier, L’aviso Elan).
1954 – 23 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – On rince les bébés dans deux seaux de rinçage tiède, puis on les sèche dans un linge éponge. Ne jamais les frotter ni les tordre (vu dans Nouvellisten, du 27 août 195).
1959 – partir du 27 août : LES MOULES DE TAMARIS ET DU LAZARET SONT EN VENTE LIBRE SUR LE MARCHE NATIONAL – Les moules élevées dans les parcs de Tamaris et du Lazaret, seront désormais en vente libre sur le marché national après un traitement adéquat subi dans les établissements du Pin Rolland. La moule dite de Toulon, de qualité reconnue dans toute l’Europe, ne pouvait prétendre, en toute sécurité, à sa commercialisation depuis 1951. Les raisons : 1°) la guerre et ses conséquences bactériologiques. 2°) les navires de la flotte de Toulon sabordés un peu partout dans la rade depuis 1942. 3°) la hantise de la fièvre typhoïde malgré les vaccinations en vigueur. 4°) les pollutions en tous genres. On entend à nouveau parler de station d’épuration pour le traitement des coquillages au Pin Rolland.
1965 – 27 août :
1. Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme de « Le Corbusier », décède le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap Martin.

(cliché H. Ribot)
2. RIBOT Henri – « à M. Joël Odiardo, …, Var, France. Quelque part entre Tabriz et Téhéran, le 28-8-65. Mon cher Joël, je t’écris après quelques jour d’arrêt et dans un fichu moment. En effet, nous venons de casser notre axe de roues arrière et ce en plein désert. Nous avons monté le double-toit de la tente près du camion afin de protéger nos deux mécano qui réparent de leur mieux. L’accident est arrivé à 14 heures et il est à présent 15h 40. Nous pensons en avoir encore pour deux heures. Lorsque nous sommes partis de La Seyne, le mot « expédition » nous paraissait un peu superflu. Au fur et à mesure des jours, il nous semble être devenu le seul mot qui conviennent à notre périple. Nous faisons tout nous-mêmes dans une région qui s’avère parfois hostile. Toutes sortes de dangers nous menacent, en partant de simples voleurs et en allant jusqu’au choléra dont l’épidémie fait rage dans la zone où nous nous trouvons. Il nous faut traiter tout ce que nous mangeons et, surtout l’eau que nous buvons. Malgré cela, nous sommes malades comme des chiens. Seul, Jean-Jacques n’a encore rien attrapé. Peut-être parce qu’il cuisine ? ! Tu le vois, le moral tient encore, mais avant-hier soir, il était au plus bas. En effet, à Tabriz, nous avons eu un accident qui aurait pu avoir de graves conséquences si notre engin avait été moins solide. Il était 21 heures, la rue était peu éclairée. Pour nous permettre de mieux y voir, Alain s’était mis sur le marchepied droit et utilisait un projecteur branché sur la batterie ; ce qui permettait de compenser notre éclairage défaillant. Un tas de sable non signalé et de taille respectable, occupait le bord droit de la chaussée. Nous le vîmes malheureusement trop tard. Franchissant l’obstacle, nous fîmes une terrible embardée qui nous projeta vers un arbre que nous heurtâmes, enfonçant du même coup l’aile droite et en mettant hors service un jerrycan amarré à la galerie. Finalement, notre roue avant droite aboutit dans un caniveau de ciment profond de 75 cm, le carter du pont avant reposant sur la chaussée et supportant tout le poids du moteur. Alain, choqué, ayant lui-même été heurté par l’arbre, gisait sur la chaussée. Sur le coup, nous crûmes notre voyage terminé. Il n’en était rien ! les passants, peu nombreux à cette heure, vinrent immédiatement à notre secours. Alain fut admis à l’hôpital dont il revint avec le torse totalement bandé mais indemne. Durant toute la journée d’hier, nous avons mis les bouchées doubles, effectué les réparations et put reprendre la route. La nuit dernière, nous avons dormi dans une maison de thé, sorte de ranch aux murs de terre battue avec cour intérieure et dépendances. Notre Dodge était à l’abri et nous aussi, heureux de pouvoir enfin dormir dans des sortes de placards taillés dans la parois et sur un tapis, persan évidemment. Aujourd’hui, et je reviens à mon introduction après cette longue digression, nous avons rompu notre axe arrière. Heureusement, nous avons la pièce de rechange et nous n’avons eu aucune difficulté pour le remplacer. Le soleil s’est quelque peu masqué et une brise souffle enfin alors que notre thermomètre n’affiche plus que 32° alors qu’hier nous frisions les 40°. Actuellement ; je ne sais et ne peux donc dire à quelle heure nous arriverons à Téhéran. Mais cette arrivée sera bénie des dieux. Je crois que jusqu’à présent aucune ville n’a été autant attendue par nous. Nous nous sentons tellement loin de tout, dans un univers qui n’est pas le nôtre, mêlés à une vie qui ne nous ressemble pas, que nous aspirons à retrouver un peu de notre atmosphère occidentale. Voilà vingt jours que nous sommes partis et nous avons l’impression d’avoir quitté le pays depuis des mois. Cependant, nous sentons en nous-même que nous vivons une aventure formidable, une aventure que nous n’avons jamais connue et que peu d’entre nous revivrons un jour. Une chose toutefois nous étonne : malgré les quelques menus accrochage consécutifs à une tension nerveuse poussée au maximum, l’entente règne plus fortement qu’au début. Comme l’aurait écrit Saint-Exupéry, nous sommes l’équipage d’un même navire, emporté par le même courant vers le même rivage. Et c’est bien vrai ! Ce morceau de nos vies passé en Asie, nous le regretterons à coup sûr, mais il nous aura permis de nous juger et de connaître nos possibilités. Henri. »
1967 – 27 août : RIBOT Henri, Jean, Louis. Mers el-Kébir, le 27/08/1967. « A Mme et M. Ribot Amédée, lycée mixte, 83 La Seyne-sur-Mer. Mes chers parents, les derniers jours avant le départ. Ici nous ne pensons plus qu’à ça. C’est formidable : un mois à Marseille ! Les bagages sont prêts. Je n’ai plus avec moi que le sac de voyage dans lequel je mettrai au dernier moment les quelques vêtements qui me restent, les autres affaires étant dans la cantine. J’ai hérité d’un costume tergal neuf (veste, chemise et pantalon d’uniforme) et d’un treillis neuf également que je demanderai à maman de me retailler afin qu’il soit moins large. Celui-ci me servira après mon service. On m’a également fourni un deuxième képi. Demain, je serai encore de permanence, mais ce sera la dernière fois, puisque le départ a lieu non pas ce mardi mais le mardi suivant. Avez-vous des nouvelles de Guy, Tétin et Georges ? J’aurais aimé être à Marseille en même temps qu’eux. Actuellement je dors énormément, rattrapant ainsi les heures qui me manquaient depuis Poitiers. Avant de vous quitter, je vous signale que j’ai écrit à Yves. Je vous embrasse. Donnez le bonjour à M. Aimard et à Soli. Henri. »
1984 – 27 août : Une plaque rappelant la chute du dernier bastion allemand le 27 août 1944 est dévoilée devant la mairie de Saint-Mandrier en présence de Max Juvenal, Joseph Quilgars, le Conseil municipal et de nombreuses personnalités civiles et militaires. A cette occasion, la Légion d’Honneur est remise à M. Adelin Blanc, ancien Conseiller municipal, par le Président des Anciens Combattants de Saint-Mandrier, M. Ferréol (Gisèle Argensse, 2000, p. 127).
2018 – 27 août : METEO À SANARY, Ensoleillé. Vent de nord-est vers 6 h tournant sud-est vers 12 h puis sud-ouest vers 18 h. Force 1 forcissant 2 au lever du jour. Rafales atteignant 10 nœuds le matin. Mer belle.
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SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 80e livraison :

Liste de quelques familles propriétaires de bien à Sanary avant 1507 qui se sont pour certaines installées après 1447 : Pierre Merlet (sur le chemin qui va d’Ollioules à Saint Nazaire), Anthoine Abeille (alias Cogordan) la Dauvalle (peut-être le Vallat Daumas ) ; Anthoine Marin (alias Bellin), quartier Mortier ; Louis Abeille, près de la Tour ; Bertrand Lautier, La Dauvalle ; Guillern Marin, à Gourredon (Entre Pierredon et la Reppe, cf. partage de 1688 entre Ollioules et Sanary) ; Honnorat de Marine, quartier Mortier ; Jehan Cabre, quartier Mortier, Honoré Vacon, chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Jehan de Portal, chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Honoré Lambert (alias Tendilhe), chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Jacques de Morteriis (Mortier), Portissol ; Pierre Curet, Portissol ; Catherine Reynaude, près des fossés de la Tour ; Huguet Valtany, près des fossés de la Tour ; Jacques Estort, près des fossés de la Tour ; Anthoine Lautier, à Gourredon ; Guillerme Estienne, près du bout de la tour ; André Imbert, vers Portissol ; André Bonery, vers Portissol ; Jehan Aycard (alias Pichon), dans le bourg ; Pierre Alphani, quartier Mortier ; Anthoine Maistre, quartier Mortier ; Gabriel Laugier, quartier Mortier ; Honoré de Portal, chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Jacques Gantelmi, lieu dit Bosque de la Capellanie ; Bertrand Soleilhet (alias Cathelan), La Barau (probablement La Baou aujourd’hui) ; Anthoine Raynaud, quartier Mortier ; Honoré Revolte, Portissol ; Claude Reboul, à Portissol ; Louis Deydier, à Gourredon ; Barthélemy Lautier, à Gourredon.
MARSEILLE – 280e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

–780 : le comte Marcellin participe au plaid de Digne : En Provence, la mise en place d’un comte qui succède aux derniers patrices, s’inscrit dans une réorganisation de l’état carolingien qui unifie le royaume autour de sa capitale. Représentant du pouvoir, le comte Marcellin participe au plaid de Digne tenu en 780. Le texte, conservé dans les fonds de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, est la plus ancienne charte de ce monastère desservi à partir de ce moment par une communauté régulière. Ses successeurs seront les comtes Loup, puis Leibulf, d’origine probablement septimanienne et qualifié de comte d’Arles. Enfin, en 794, le concile de Francfort, en réunissant les métropoles d’Aix, d’Embrun et d’Arles, reconstituera la Provence.
–entre 813 et 842 : Les Sarrasins, obligés de changer leurs méthodes, se lancent dans des raids maritimes contre le pays des Francs, entraînant Charlemagne à mettre les côtes en défense à partir de 798, décision qui ne peut empêcher toutefois les sacs de Nice, Marseille et Arles entre 813 et 842.
–813-814 : Le polytique de Wadalde (M. Agulhon, N. Couletn p. 24) : Le polyptique de Wadalde (813-814) qui décrit les domaines de l’église de Marseille jette quelques éclairages sur la vie rurale de ce temps. Ce vaste ensemble de treize villae comprend de nombreuses colonicae (du nom du colon qui les exploite) dépourvues d’exploitants. C’est là le reflet d’une profonde crise démographique, peut-être déjà en passe d’être surmontée.]
–Au début du IXème siècle : les meilleures terres de l’Eglise de Marseille, celles qui sont implantées en Provence occidentale, sont les moins prospères de toutes, de nombreuses tenures paysannes y étant désertées par leur population.
–milieu IXe s. : Attaques maures, normandes et grecques,: [Poly, 1976] : Pendant tout le milieu du IXe s., la Provence endure les assauts continuels des pirates sarrazins, mais aussi normands ou grecs. Leur tactique est toujours la même: ils opèrent à partir de leurs navires et attaquent les villes côtières (…) Mais seule la basse Provence de l’ouest, la plus riche est dévastée (…) :
Marseille en 938, Arles en 942, Marseille à nouveau en 848, puis Arles en 850, Arles encore et Nîmes en 859.
Cependant, quel degré de vérité peut-on accorder à l’affirmation que ces pillages sont faits par des Sarrasins, alors que l’on peut lire dans Poly, 1976, p. 5 : « Arles et Nîmes voient leurs terroirs dévastés par les Sarrasins », et que le même auteur écrit, citant à la même page les Chroniques de Nîmes : « Normanni Nemausum et Arelatem depreda terunt » ? La contradiction est des plus nettes : ce ne sont pas les Sarrasins mais les Normands qui ont saccagé les terroirs des deux cités ; ce que confirme M. Fixot, p. 488, qui cite un extrait de Loup de Ferrières : « Des Danois remontant le long des côtes d’Espagne, ravageant le Roussillon et le Bas-Languedoc jusqu’au Rhône ; de là, ils s’attaquent à Nîmes, Arles et Valence. Le comte Girard les aurait repoussés et ils se seraient alors dirigés vers l’Italie. »
Valence en 860 (J. P. Poly, 1976, p. 5. Voir ci-dessus)
Arles en 869. L. Musset, EU 14, p. 681 ; J. Le Goff, EU 7, p. 61 ; J.-P. Poly, 1976, p. 5 ; B. Luppi, 1952, p. 80-81 ; Dhondt et Rouche, 1976, p. 18 et 130 ; G. Duby , 1979, p. 63 ; Lévy-Provençal, p. 157 ; R. Busquet, 1966, p. 33. Pour le siège d’Arles en 850, Sénac en 1980 précise que St Césaire est pillé, tandis que Poly ne mentionne que le sac du territoire, non de la ville ; Lévy-Provençal parle même d’un échec des Sarrasins qui sont exterminés.
Marseille semble avoir été la plus touchée, et les textes précisent que la ville a réellement été dévastée, alors que dans les autres cités, seul le territoire est atteint (textes essentiellement dans les Annales Bertiniani, éd. F. Grat, Paris 1964, p. 24, 42, 55, 59, 80, 83, 165)
Pendant toute cette période, aucune résistance sérieuse ne paraît avoir été organisée. (…). Les Danois, après avoir remonté les côtes d’Espagne, ravagent en 858 ou 859 le Roussillon et le Bas-Languedoc, puis s’attaquent à Nîmes, Arles et Valence (Chronique de Nîmes, Ed. HGL 1875, t. V, col. 27 : Normanni Nemausum et Arelatem de predaverunt cité par Poly, p. 5). Repoussés par le comte Girard, ils se seraient ensuite dirigés vers l’Italie (M. Fixot, p. 488, citant Loup de Ferrières, Lettres, n° 122).). A partir de 863, les rivalités entre Lothaire II, Charles le Chauve et Louis le Germanique pour l’héritage de Charles de Provence devaient occuper les guerriers provençaux. (…) Les pirates (…) s’emparent des villes avec une facilité déconcertante: n’avaient-elles plus de murailles? (M. Fixot, p. 488, citant Loup de Ferrières (Lettres, n° 122))] (858 ou 859) Normanni Nemausum et Arelatem de predaverunt..
–838 à 869 : Les razzias se succèdent et affectent Marseille en 838, Arles en 842, Marseille à nouveau en 848, puis Arles en 850, Arles encore et Nîmes en 859, Valence en 860, Arles encore en 869. C’est toutefois l’antique Phocée qui est la plus touchée ; les textes précisent en effet que la ville est dévastée, alors que dans les autres cités, seul le territoire est atteint. Une base musulmane, réplique de celle que l’on connaît à l’embouchure du Garigliano depuis 847, aurait même été édifiée en Camargue à partir de 850, s’il faut en croire les Annales de Saint Bertin. Hélas, aux exactions des Sarrasins, s’ajoute un autre péril : celui des Danois qui, après avoir remonté les côtes d’Espagne, ravagent en 858 ou 859 le Roussillon et le Bas-Languedoc, puis s’attaquent à Nîmes, Arles et Valence. Repoussés par le comte Girard, ils se seraient ensuite dirigés vers l’Italie
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Souvenir, souvenir…
– Un type dit à son copain :
-À chaque fois que je me dispute avec ma femme, elle devient historique.
-Tu veux dire hystérique.
-Non, historique… Elle se souvient de tout ce que j’ai fait de travers, du jour et de l’heure.

Il est 7 heures, je vais vous quitter en vous disant à demain. A Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à vous tous, je souhaite un bon dimanche.
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