ÉPHÉMÉRIDES DU 25 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 25 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3963)

Plan :

  1. Illustration
  2. Fêtes / Dicton du jour / Mot du jour / Météo.
  3. Éphémérides
  4. En direct de notre bibliothèque : extraits portant sur Sanary et sur le terroir Marseillais.
  5. Une blague pour la route

FÊTES

En ce 25 août, fête de saint louis, jour dédié par le calendrier républicain An II à l’apocyn (cherchez à quoi pouvait servir cette plante que l’on nomme également Asclépiade de Syrie).

En ce jour anniversaire de la libération de Paris, je tiens malgré tout à rappeler que le 25 août, la Provence fêtait aussi Saint Probace ou Promasse qui avait la réputation de faire tomber la pluie (acceptons-en l’augure !).

Voici quelques détails se rapportant à ces saints :

Saint Louis, roi de France, tertiaire franciscain, mort en 1270, canonisé en 1297. Sa solennité était fêtée à cinq chapes dans le collège victorin de Montpellier. Fêté le 25 août (Victor Saxer citant « Vies des Saints », t. VIII, 1950, p. 345-351 et 483-488).

A l’occasion de la saint Louis, roi de France mais gendre du comte de Provence Raimon Bérenger V, les fabricants et marchands de soie, les barbiers, baigneurs, étuvistes et perruquiers, les échevins allumaient à Marseille un feu de joie. Les coiffeurs sont, d’ailleurs, longtemps demeurés fidèles à leur patron qu’ils célébraient autrefois dignement.

Pour la saint Louis encore, le hameau d’Eygliés, commune d’Aiguilles-en-Queyras, organisait une grande fête avec un prieur nommé chaque année. En 1938, deux propriétaires : MM. Eymeoud et Clément Perrot prirent à leur charge la construction d’un nouvel oratoire, édifié à côté de l’ancien, un peu ruiné. Le nouvel oratoire sert de repère aux touristes se rendant aux lacs du Malrif et au Grand Glaizet. Il se dresse à. 2000 m. d’altitude. Une longue procession conduisait à l’oratoire, puis à la chapelle Saint-Louis où était chantée la grand’messe. Le hameau était décoré. Puis, un déjeuner réunissait le clergé, les anciens prieurs et le prieur en exercice. Au dessert, le prieur lisait le procès-verbal inscrit sur le registre centenaire d’Eygliés ; le nouveau prieur est élu par acclamations. L’après-midi, c’étaient des jeux dans la prairie.

Mais c’était à Charance-sur-Gap que se déroulait la plus brillante fête provençale dédiée à saint Louis. Le matin fête religieuse associée à celle des pompiers de Charance. L’après-midi sur le pré, danses. Les jeunes gens ont longtemps gardé la coutume de la Lieureio, rubans aux couleurs de la fête. A la fin des danses, on assistait au Rigaudon des anciens, notables, président de la chambre d’agriculture, élus du peuple, dignitaires qui donnaient un réconfor­tant exemple à la population.

Quant à saint Promasse, abbé, il était honoré à Forcalquier tandis que saint Probace l’était à Tourves où, quand la sècheresse n’en finissait pas malgré les prières des fidèles, on allait chercher l’effigie du saint dans l’ermitage qui domine l’actuelle RN7 et l’autoroute, et on le gardait prisonnier dans l’église du village jusqu’à la première pluie. Na !

LE DICTON DU JOUR

« Beau temps pour la Saint-Louis, plusieurs jours sans pluie. » »

LE MOT DU JOUR

« La moquerie est souvent indigence d’esprit » (La Bruyère, Caractères « De la société et de la conversation »).

Vendredi, la dégradation orageuse progressera du sud-ouest au sud et à l’est du pays. Elle apportera des orages violents, de la grêle et des rafales. Les températures baisseront brutalement. À retenir :

– Forts orages des Cévennes au nord-est.

– Baisse brutale des températures au sud-ouest et nord-est.

– Temps encore chaud au sud-est et en Corse, mais moins chaud.

 Indicateur thermique du jour (moyenne des températures sur 30 villes de France)

Température minimale : 20,9°C

Température maximale : 27°C

Température moyenne : 23,9 soit un gain de 3,1°C par rapport aux normales

ÉPHÉMÉRIDES

1081 – 25 août : LE POUVOIR SÉCULIER SE SOUMET A L’ÉGLISE – Le comte Bertrand II de Provence (1055-1090) jure fidélité au pape Grégoire VII : Bertrand II (1055-1090), comte de Provence, saisit sa chance pour prendre ses distances à l’égard de l’autorité impériale et joue à fond la carte pontificale. Le 25 août 1081, il prête serment de fidélité à Grégoire VII après lui avoir abandonné son domaine et les églises de son patronage. Le pouvoir des légats et des nouveaux évêques, maîtres des cités, est fort plus que jamais en Provence. À l’heure de Canossa, la puissance séculière ayant été reléguée à une position subordonnée, les bases de la théocratie sont jetées dans le comté (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005, p. 46)

1201 – 25 août :Testament d’Adalasis Porcellet veuve de Barral, vicomte de Marseille, en faveur de sa fille Barrale. Note : Fille de Hugues-Sacristan Porcellet et de Galburge Porcellet, Adalasie fut chantée, sous le nom d’Adelaïde de Roquemartine, par le troubadour Fouquet de Marseille. Elle paraît avec sa mère dans des actes de 1189, 1192 et 1197 (Cf. baron du Roure, Les Meyran) et mourut vers fin 1209. Elle survécut, donc à son mari, qui, peu avant sa mort (fin 1192), avait épousé Marie de Montpellier, laissant ainsi deux veuves. Du premier mariage était née Barrale ; le second semble avoir été contracté en vue d’assurer à Barral un héritier mâle. (Acte 312 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Arch. départ. des Bouches du Rhône, Ordre de Malte, Authentique de Trinquelaille, fol. 44. C. Bibl. de Carpentras, ms. n° 1844. fol. 36. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire des chartes …, n° 101).

Hec est carta testamenti Adalacie Porcellete. In immine Domini, anno Incarnationis ejusdem MCCI, octavo kalendas septembris, régnante Philippo, Francorum rege, ego Adalaicis Porcelleta, in bone mentis mee valitudine, in ultima vohintate mea, in hunc modum omnes res meas dispono, si me mori contigerit : In primis, dono corpus meum pro sepulturii domui Hospitalis de Sancto Thoma ; et relinquo ibi, pro remedio anime mee, faissiam illam de prato que est in territorio Barnoles et jungitur tenemento Ospitalis, qui (sic) emit a Guillelmo Porcelleto et Sacristana. Preterea, accipio pro anima mea eos IIII milia solidorum quos habeo super condaminas Ugonis Sacriste ; quos volo tradi domine matri mee, ut ipsa distribuat eos consilio domini archiopiscopi, prout melius cognoverint, exceptis CC solidis quos volo inde dari domui Hospitalis ville Sancti Egidii, in procuratione fratrum. Si vero contigerit quod Ugo Sacrista non solveret predictos IIII milia solidorum usque ad festum proximum Omnium Sanctorum, relinquo Hugoni de Baucio jus pignoris quod habeo in predictis condaminis, et omnem actionem michi, nomine predicte pecunie, contra Ugonem Sacristain competentem, ita tamen ut ipse jamdictus Hugo de Baucio ita teneatur sub sacramento predictos IIII millia solidorum solvere domine matri mee ad suam misericordiam et commonicionem. Domine matri mee relinquo usumfructum tascarum de Avezegue et medietatem portos burgi Arelalis et vinearum de Albas et X sextariorum sensualium ad Sanctum Mederium. Et preterea, relinquo ei ad faciendas voluntates suas, IIII millia solidorum, quos volo ei dari a filia mea et Hugone de Baucio, quandocumque mater mea habitum susceperit ; vel si eam mori contingeret, dent eos cui ipsa mandaverit. Quod si Hugo de Baucio, vel filia mea, eos solvere differrent, exinde mater mea et successores ejus habeant potestatem obligandi pignori, pro ipsis IIII milibus solidorum, omnes honores illos, quorum usumfructum matri mee legavi. Pannos meos distribuai mater mea pro anima mea. Domui militie Sancti Egidii omne jus quod michi contra illos habebam nomine illorum honorum quos emit a me, et singulis annis, facial domus aniversarium pro anima mea. De predictis IIII milibus solidorum relinquo Phirigoleto C solidos, Campaniaço L solidos, sanctimonialibus de Arelale C solidos. In omnibus bonis meis filiam meam heredem instituo. Si qua juris sollemptnitate hec mea dispositio destituta est vel fuerit, volo ut valent jure cujuslibid ultime voluntatis. Ego, P. Fulcodii, hanc disposilionem Adalaicis, testis, rogalus signavi. Et ego, Slephanus Bevellinus, et ego, Bernardus de Paragio, et ego. R. de Gravo et PP. Bertrandus, ego, B. de Farnaria, et ego, P. de Tor, et ego, G. Bonus filius, et ego, Ber. episcopus, et ego, Dalmatius. Ego, B. Bodonus, notarius, mandate predicte testatricis, lioc instrumentum composui, scripsi, subscripsi, complevi et testis interfui.

1270 – 25 août : Fin de la huitième croisade – Le roi Louis IX – futur saint LOUIS – meurt de la peste (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991).

1342 – 25 août : deux lieux-dits de Marseille mentionnés dans un acte notarié –

1. Turris de Arcubus. Les Arcs, quartier rural au XIXe s. du quartier du Rouet, vers Saint-Giniez. Première mention : Arcus, 1090 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 143).

2. Molendinum Roderii alias Rococazucha. Moulin de Sartan, moulin à eau du quartier de la Rose, alimenté par les eaux du Jarret. Première mention : Rocha Casucha, 8 janvier 1290 (charte aux archives municipales). Peut-être la « pierre tombée » ?

1388 – 25 août : Fait à Toulon. Bail d’une terre au Revest par Raimond de Montauban, seigneur du Val Dardenne, à Pierre Textoris, du Revest (de Gérin-Ricard : acte 707 des vicomtes de Marseille, A. Arch. départ. du Var, E 575, fol. 11.).

1495 – 25 août : Contrat de mariage entre Bertrand VII de Marseille et Yolande de Tende – par contrat du 25 août 1495, Bertrand VII de Marseille avait épousé Yolande de Tende, appartenant à la branche des Vintimille restée niçoise, et fille de Thomas Lascaris, des comtes de Tende et de Vintimille, et de Simonette d’Adorne, des Adorne de Gênes. Le mariage avait été fait à Riez (Basses-Alpes, en présence d’Antoine de Tende, frère de Yolande, et évêque de cette ville, lequel passade ce siège à celui de Limoges, puis à celui de Beauvais, et fut pair de France (De Ribbe, 1898, p. 238, note 1).

1553 – 25 août : VINGTAIN IMPOSE SUR LES FRUITS A Six-FOURS – Pour survenir au payement des impositions du Roi et autres charges dues par la communauté de Six-Fours, il apert par un manuscrit fait de la main de Maître Jean Lombard, notaire, du 25 août 1553, qu’il fut imposé un droit de vingtain sur tous les grains et fruits de tout le terroir. Portant que les fruits de l’huile, fut affermé à Honoré Courchet pour 550 florins, que le vingtain du vin fut mis à l’enchère sur l’évaluation qui en fut faite par les syndics, sur le pied de 250 florins et le vingtain du blé sur la même évaluation, à 700 florins (Jean Denans, 1713).

1570 – 25 août : PREPARATIFS DE LA BATAILLE NAVALE DE LEPANTE (Henri Ribot : conférence, « La bataille de Lépante et l’invincible Armada ») – Les 60 galères vénitiennes de Candie qui, fin août, ralliaient sans encombre à Messine la flotte de la Ligue chrétienne, forte de 300 navires depuis l’arrivée le 25 août de l’escadre espagnole menée par don Juan d’Autriche sur la Réale, galère de 60 rameurs ornée d’ors et de peintures éclatantes. Don Juan répartit les navires en 5 escadres :

L’avant-garde avec 7 galères commandées par Juan de Cardona,

Le corps de bataille avec la Réale au centre encadrée par les galères d’Antonio Colonna à droite et celles de Veniero à gauche,

L’extrême droite avec les galères de l’ordre de Malte,

L’extrême gauche commandée par Augustino Barbarigo,

L’arrière-garde placée sous les ordres du marquis de Santa Cruz.

1624 – 25 août : Maître Laurent Lieutaud, menuisier, est chargé du démontage, pour dorure, du maître‑autel de l’église Saint-Pierre de Six-Fours et ensuite de son remontage :A été délibéré par le dit conseil, sur la proposition faite par les dits sieurs consuls, que sera expédié à Laurent Lieutaud, maître menuisier, cent livres et moyennant ce, le dit Lieutaud ici présent promet mettre à terre le maître-autel de l’église Saint-Pierre pour le dorer, et après le remonter à ses propres coûts, dépens, risques, périls et fortune, et néanmoins sera tenu, le remontant, (de) faire le cadre pour faire le plafond et frontispice le tout, au plus tôt que se pourra, et quand en sera requis, à peine de tous dépens, dommages et intérêts, lesquelles (100 livres) lui seront expédiées, moitié lorsque (ce) sera à terre et l’autre lorsque (ce) sera remonté, ayant dit devant témoins, et soussigné (arch. SF, folio 97bis).

1680 – 25 août : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800). Le père Francesco di Lorenzo se lamente que ces malheureux non seulement restent nus par toute sorte de temps et quant aux choses de l’esprit vivent comme des animaux puisqu’il leur est refusé d’entendre la messe ou de parler avec un prêtre (Barbaria, liasse 1, page 478, lettre du 25 août 1680 du père Francesco Gatta à Tunis (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 150).

1688 – 25 août : Exécution de l’arrêt de séparation d’Ollioules et de Sanary – Le 10 juillet, le Roi prononça un arrêt de séparation d’Ollioules et de Sanary qui fut exécuté le 25 août. Le refus d’Ollioules de ne pas s’occuper des choses de la mer entre en grande partie dans cette décision royale  (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982. Texte repris dans Rotger B., 1990, p. 13).

…du côté du couchant… la mer limite le terroir de Sanazaire, du côté du midi jusqu’à la rivière et sur le couchant, laquelle le séparera du couchant d’avec le terroir de Bandol et de la Cadière,… le terroir est séparé du couchant par la Ternide d’Aran, et septentrion par le terroir du Castellet… la Colle de pierre don, Gourdon et de là la Rêpe qui est une petite rivière qui sépare tout pays du lieu du terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire d’avec celui de Six-Fours du côté du Midi… (Castellan, 1937)

… la rivière d’Aran séparant le territoire d’avec celui du Castellet… En remontant la Reppe, … la rivière sépare le terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire et en divers endroits d’avec celui de Six-Fours jusqu’à une terre dite La Grande Bastide appartenant au seigneur d’Ollioules… Le premier des termes sur les confins de Six-Fours, lequel terme… (B. Rotger, 1984).

Le 25 août 1688, Sanary élit pour la première fois ses Consuls, administrateurs et officiers municipaux :

Premier Consul, sieur Bernabel Infernet ;

Second Consul, Sébastien Bernard, bourgeois ;

Trésorier, Honoré Sabatier, bourgeois ;

Conseillers, 1er, Claude Farnoux, constructeur de navires ; 2nd, Michel Cabre, marchand ; 3ème, Guillaume Bernard, capitaine ; 4ème, Esperit Decugis, patron ; 5ème, François Soleillet, ménager ;

auditeurs des comptes : sieur Charles Bernard et patron Laurens Granet ;

greffier : sieur André Bernard ;

capitaine de ville : Anthoine Daniel, bourgeois ;

Intendants de la Santé : sieur Saint-Maurice et patron Anthoine Granet ;

estimateurs : sieur Saint-Maurice (1er), Jean Viguier, maître cordonnier (2nd), Guilhem Brun, mesnager (3ème).

Dans le cadre de la nomination des experts chargés de la séparation d’Ollioules et de Saint-Nazaire, sont députés pour en discuter à Aix, le greffier, sieur André Bernard, et le 1er conseiller, Claude Farnoux.

1788 – 25 août : REMANIEMENT MINISTERIEL – Démission de Loménie de Brienne. Rappel de Necker par le roi ([1] Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984 ; Georges Duby, Histoire de la France, 1987).

1789 – 25 août : C’est la Saint-Louis. Il n’y a donc pas de séance à l’Assemblée nationale. L’Assemblée a achevé la rédac­tion finale de la Déclaration qu’elle soumettra dès demain au vote des députés (Agenda du Bicentenaire, MARDI 25 AOÛT).

1792 – 25 août : Abolition définitive des droits féodaux (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).

1793 – 25 août au matin :

1. LA RÉVOLTE FÉDÉRALISTE EST SUR LE RECULOIR – Les bombardements de Lyon par l’armée républicaine de Kellermann y provoquent d’importants incendies (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1187).

Devant le désordre grandissant à Marseille, Carteaux reçoit l’ordre de s’emparer de la ville. Après une faible résistance des insurgés, les derniers combats ont lieu dans la soirée du 25 août, du côté de Septèmes, et les troupes de la Convention hésitant encore à croire à une victoire aussi aisée, parviennent finalement à reprendre le grand port méditerranéen (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 25).

Le général Jean-François Carteaux reprend Marseille pour le compte de la Convention (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1187).

En entrant sans combat dans Marseille, les troupes de Carteaux mettent fin à l’affrontement entre sections jacobines et bourgeoises (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », Histoire de la Provence, p. 425 et sq).

Bonaparte fait partie des troupes chargées de la répression puisque l’on a retrouvé son billet de logement « chez le citoyen Chauvet, rue Rameau, maison n°1, derrière la comédie. Il y restera jusqu’à son départ pour Nice, le 15 septembre (Castelot, Napoléon, situe l’installation de Bonaparte à Marseille à la date du 23 août).

25 août, à 9 heures du soir, Carteaux entre dans Marseille suivi des Conventionnels Albitte, Saliceti, Gasparin, Nioche, Escudier. Bonaparte y entre aussi, et par billet de logement s’installe chez les Clary, dont la belle demeure est plus confortable que l’humble logement de la rue Pavillon où va se serrer sa famille (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 », tiré à part extrait du Bulletin du Vieux Toulon et de sa région, 1977, p. 5-6).

Derrière la colonne victorieuse formée par les 3 000 hommes du général Carteaux, les Représentants du peuple pénètrent eux aussi dans la ville. Informés des tractations que les notables ont eu avec l’amiral Hood en vue de livrer Marseille aux Anglais et de proclamer Louis XVII, ils sont venus pour venger la République et ramener la cité phocéenne à des sentiments révolutionnaires (Le 2 septembre,  d’Hauteville, ministre des affaires étrangères de Sardaigne, annonçait que deux députés de Marseille et de Toulon étaient venus sur la flotte de l’amiral Hood,  réclamer son assistance afin de mettre ces deux villes sous la protection de l’Angleterre.  (D’après Louis Cappatti. Quelques notes sur la prise de Toulon), cité par Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 26.).

En entrant le 25 août sans combat dans la ville, les troupes de Carteaux mettent fin à l’affrontement (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », Histoire de la Provence, p. 425 et sq).

« Aussitôt leur entrée dans la ville, ce qui pouvait rester des velléités de rébellion est noyé dans le sang. On croyait jusqu’ici que Buonaparte s’était tenu éloigné de ces horreurs. Il vient d’être établi qu’il a suivi la colonne même des révolutionnaires. On a découvert à Marseille son billet de logement pour la nuit au 23 au 24 août » (Cité par Georges Roux, dans « Monsieur de Buonaparte » qui précise : « Je crois le document encore Inédit. J’ajoute que de la même pièce, il résulte que le capitaine Buonaparte demeurera là jusqu’aux premiers jours de septembre, c’est-à-dire jusqu’à son départ pour Toulon ». Le lieutenant-colonel Iung, dans « Bonaparte et son temps » dit que cet officier fit son entrée à Marseille avec l’artillerie et que le soir-même, par droit de billet de logement, il se trouvait installé dans la maison Clary où son frère Joseph, allait le retrouver le lendemain », cité par Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 26).

L’armée Carteaux occupe Marseille le 25 août. Quelques rescapés continuent vers Toulon. Ils passent donc par Le Beausset qui apprend avec l’angoisse que l’on imagine le déroulement des événements (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution).

Antiboul, conventionnel de Saint-Tropez, mais Girondin, est saisi par la foule de Marseille à son retour de Corse où il remplissait une mission politique d’une haute importance On se préparait à le pendre lorsque le général Carteaux, intervenant, le sortit des mains de ses bourreaux. A la Convention où il reprit sa place, on lui fit un crime d’avoir répondu à l’interrogatoire des Marseillais factieux (C. Sénès dit La Sinse, Provençaux, 1902).

2. Assemblée générale sectionnaire de Toulon – Vincent Michel, ménager (cultivateur) de son état, délégué à Toulon des sections locales anti-montagnardes de La Seyne, participe aux délibérations de l’Assemblée générale sectionnaire qui se tient à Toulon (Louis Baudoin, 1965, p. 340).

3. Garde nationale de Sanary – Au 25 août 1792, malgré d’incessantes demandes formulées dès le mois de mai 1790, la garde nationale de Sanary n’avait reçu des autorités compétentes de Toulon que 170 fusils dont la plupart étaient hors d’usage3 1 Celle de La Seyne s’en était vu attribuer 25 tout d’abord ! (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914)

4. TOULON RECONNAÎT Louis XVII Roi de France et ARBORE LE DRAPEAU BLA NC – Les autorités toulonnaises ne devaient pas être tellement rassurées sur l’efficacité de ces deux démarches, car, dans la journée du 25, on vit apparaître sur les murs de la Ville des affiches blanches invitant les femmes et les enfants à ne pas sortir des maisons. Les frégates et les petits bâtiments mouillés en petite rade étaient très visibles des maisons du port, et même tout proches. On ne pouvait observer aussi aisément les grands vaisseaux à l’ancre en grande rade. Mais de nom­breux Toulonnais s’étaient rendus au rivage du Mourillon, d’où ils voyaient tout très bien. Ils regardaient les grands navires. Ils se disaient qu’en quelques minutes, les sabords peints en rouge pouvaient s’ouvrir et les gueules des canons apparaître. La Ville serait écrasée avant que la flotte anglaise, toujours à l’extérieur, ait le temps d’intervenir (Georges Blond, Toulon, 1967).

La situation à Toulon demeura ainsi au cours des journées des 25, 26 et 27 août. La consternation régnait dans la ville où le Comité Central fit armer tous les forts et batteries de la rade et envoya des délégués menacer Saint-Julien d’ouvrir le feu sur ses vaisseaux. Ce dernier, en retour, menaça de faire pendre à bout de vergue les envoyés, et se déclara prêt à riposter sur la ville plutôt que de trahir. Devant cette perspective, on comprend sans peine les sentiments qu’éprouvèrent les marins provençaux et particulièrement ceux qui avaient leurs familles, des parents ou des amis dans la cité. Aussi, une nombreuse délégation d’entre eux vint-elle tenter un accord avec le Comité Central. Ils allèrent jusqu’à dire qu’ils voulaient bien aider les Toulonnais à repousser les troupes de Carteaux, mais qu’ils ne pouvaient admettre que l’on fasse appel à l’ennemi ! On leur répliqua qu’étant donné l’importance des troupes marchant sur la ville, avec l’ordre d’en « liquider sans distinction toute la population » il s’agissait d’une question de vie ou de mort !… Et chacun resta sur ses positions (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 258).

Toulon en révolte, arbore le drapeau blanc marqué « Dieu et mon Roi ». Les atrocités qui ont suivi la chute de Marseille n’ont fait qu’exaspérer la volonté de résistance des Toulonnais qui mettent sur pied une armée de 16000 hommes (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 29).

Le 25 août, Toulon proclame Louis XVII Roi de France et arbore le drapeau blanc. Les royalistes ont pris le relais des fédéralistes (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

Le 25 août le comité général des sections toulonnaises proclame Louis XVII et appelle les anglais dans la plus grande confusion (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1795 – 25 août (8 fructidor An III) : artilleurs armant les batteries locales de BANDOL et de SANARY – La marche des événements amena le maintien d’une « modique » escouade d’artilleurs dans les batteries locales. Mais le 8 fructidor an III (26 août 1796), Pacthod, général de brigade commandant la place de Marseille en état de siège, donna l’ordre au capitaine Lions, dont la compagnie était cantonnée dans cette ville, d’aller tenir garnison avec ses hommes à Bandol, sous la réserve de fournir un détachement à Sanary.

1867 – 25 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – dimanche 25 août, Saint Louis, roi. Aujourd’hui dimanche faites de Saint-Louis. Temps splendide – calme le matin – vers les 1 h d’après 12h00 le vent d’ouest se lève et va grandissant ce qui a empêché beaucoup de personnes d’aller au Bruscq. Il n’y a eu que les grands bateaux du port qui ont pu se permettre d’y aller cependant vers les 6 h du soir le vent mollit et à la nuit il fait calme plat.

« Six-Fours-les-Plages (environ de) (Var) : un coin du port et du village du Brusc barques amarrées au quai des excursionnistes près d’une diligence les façades des maisons »

1869 – 25 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – mercredi 25 août, Saint Louis, roi. Beau temps – vrai temps d’été avec petite brise du large – thermomètre à 23° centigrade – baromètre à beau fixe – Depuis que monsieur Coupier notre sous-préfet nous a quittés nous n’avons vu que les signatures des conseillers généraux Auban et autres. Le nouveau sous-préfet ne s’est pas encore fait connaître à nous. Nous sommes portés à croire qu’il n’est pas encore arrivé à son poste à Toulon. Cependant sa majesté l’Impératrice devant arriver demain à Toulon, il me semble que le sous-préfet doit se hâter de venir.

1884 – 25 août : VASTE opération d’urbanisme A La Seyne – Il fallut réaliser la percée Daniel nom du propriétaire de terrains importants dont l’expropriation permit la création de l’avenue des Sablettes (Frédéric Mistral), puis du boulevard des Hommes Sans Peur (souvenir de la batterie de 1793) qui deviendra le boulevard Jean Jaurès et en prolongement vers l’Est naquit l’avenue Fort Caire (Napoléon plus tard), devenues aujourd’hui avenue Garibaldi et avenue Pierre Fraysse, et que les anciens désignent encore sous le nom de route de Balaguier. Cette opération d’urbanisme fut de la plus haute importance. Elle avait fait l’objet d’un décret d’utilité publique le 15 juillet 1882 dont la ville reçut notification seulement le 25 Août 1884. Le bouillant Saturnin Fabre qui n’avait pas coutume de lanterner ne pouvait admettre un tel retard en matière administrative. La réalisation de cette avenue de douze mètres de large et de douze cents mètres de longueur permit l’urbanisation de toute la partie est de la ville ainsi que le drainage des eaux pluviales des quartiers Pont de Fabre et Cavaillon en évitant ainsi l’enlisement du Port. L’aspect négatif de l’opération et il en est presque toujours ainsi en pareil cas, fut que les expropriations allumèrent des protestations, des polémiques, des enquêtes interminables. La dépense pour l’époque s’éleva à 450 000 francs or (plusieurs centaines de millions d’aujourd’hui). Elle apparut énorme aux adversaires de la Municipalité Fabre. Et pourtant elle était bien nécessaire si l’on voulait pratiquer une politique d’expansion, dont l’efficacité ne tarda pas à se manifester avec la naissance de belles constructions sur les avenues des Hommes Sans Peur et des Sablettes. Dans la même période, une liaison s’établit du rond-point des Sablettes (Kennedy) vers la place de la Lune par la rue Pierre Lacroix. Une percée méridionale du Port (boulevard Carnot) conduisit vers Les Mouissèques et Balaguier. À l’opposé de ces quartiers, vers l’Ouest, le Nord-Ouest, la rue Faidherbe (Ambroise Croizat) fut prolongée vers l’usine des câbles sous-marins installée depuis 1885 par une belle darse et un chenal d’accès. La rue du Sac (Victor Hugo) et le boulevard du 4-Septembre furent prolongés offrant ainsi des perspectives d’extension de la ville vers Six-Fours. L’élargissement du chemin de la Donicarde prépara une meilleure liaison avec le chemin du Col d’Artaud qui devint route départementale. Ainsi, toutes ces voies nouvelles allaient faciliter les constructions, les échanges, les liaisons avec les localités voisines ; avec Reynier qui se peuplait au détriment du vieux Six-Fours où quelques familles s’accrochèrent jusqu’au début du XXe siècle ; avec Saint-Mandrier et les Sablettes où déjà se posaient les problèmes du tourisme ; avec Ollioules où pendant longtemps on ne put se rendre que par des chemins bourbeux.

L’entretien des petits chemins fut assuré également, mais il faut bien dire que le cantonnier communal avait fort à faire avec sa pelle, sa pioche et sa brouette (Marius Autran, tome 2, 1988.).

1893 – 25 août : Assassinat de la femme de Marius Michel : Alors qu’elle priait pour le repos des âmes de ses enfants dans le petit cimetière de Sanary, un fou, le propre neveu de son mari, viendra l’abattre de deux coups de revolver. Le meurtrier est Antoine MICHEL, marchand grainetier à Sanary, marié, père de deux petites filles. Aucun mobile ne sera retenu par les enquêteurs. Lui-même ne peut donner aucune explication de son geste. Atteinte de deux balles de revolver, Mme MICHEL meurt dans les heures qui suivent, entourée des soins dévoués du docteur LORO qui a assisté au drame, ainsi que du docteur FONTAN de Toulon, appelé en consultation. Elle avait 68 ans. Antoine MICHEL mourra à Pierrefeu quelques années plus tard. On avouera que le courage de Michel Pacha fut mis une fois de plus à rude épreuve. Les obsèques se déroulent à l’église de La Seyne, l’inhumation se fait à Sanary dans le tombeau de ses enfants (Rotger B., 1982, p. 461- 462 ; Ortolan, 1989).

1906  – du 22 au 25 août : un terrible incendie ravageait le Mont-Caume. Le sous-préfet avait pris, de concert avec les colonels de l’infanterie de ligne et de l’infanterie coloniale, toutes les mesures que commandaient les circonstances ; ils dirigeaient eux-mêmes les opérations entreprises par les troupes réquisitionnées contre le feu qui, sous l’action du vent, gagnait rapidement du terrain, dévorait bois et broussailles sur une étendue considérable, atteignait les champs voisins, immense foyer éclairant, la nuit, de ses lueurs sinistres, la ville et les faubourgs. Fantassins, coloniaux, artilleurs, marins de l’escadre, rivalisèrent d’endurance et de vaillance dans cette lutte pleine de périls ; ils comptèrent de nombreux blessés et trois d’entre eux devaient tomber, victimes du devoir. Le 23, au soir, en combattant le fléau qui redoublait d’intensité entre la commune du Revest, le hameau des Pomets et le fort du Mont-Caoume, les soldats Rougon, originaire de la Seyne (Var), Davayat, du Puy-de-Dôme, et Gabriel, de Gémenos (Bouches-du-Rhône), tous trois appartenant à la 3e compagnie du IIIe de ligne, étaient brusquement enveloppés d’une épaisse fumée et tombaient dans le brasier incandescent, sous les cendres duquel on les retrouva carbonisés, presque méconnaissables. Le 25 août, le feu s’éteignit enfin, et l’on pouvait se rendre compte de l’importance des dommages matériels : récoltes, oliviers, vignes et vergers complètement détruits. La commune du Revest avait perdu 400 hectares de forêts, celle de Toulon plus de 800 (Sources : Bulletins AVR  7,9 et 11, repris sur le site Revestou  http://revestou.fr/pages/083-incendies-le-terrible-incendie-daout-1906-au-mont-caume-fr.php s’appuyant sur l’article du 1er septembre 1906 dans L’Illustration et les articles des 23 au 26 août du Petit Var)

1913 – 25 août : ACCIDENT DU SOUS-MARIN “Charles Brun” (Q 9, programme 1906). Toulon, conclusions de la commission locale d’essais : Les faibles qualités militaires du “Charles Brun” ne permettent pas d’envisager son emploi comme bâtiment de l’Armée Navale. Solutions : maintien comme bâtiment expérimental, ou armement comme sous-marin défensif ou désarmement. Conclusions qui suivent celles de la commission permanente d’essais : l’utilisation militaire du Charles Brun ne saurait être envisagée ; il n’y a pas lieu de faire entrer ce sous-marin en armement définitif.

1940 – 25 août : Paul Nipkow inventeur de la télévision meurt subitement. Berlin, dimanche 25 août. L’inventeur de la télévision, Paul Nipkow, qui venait de fêter son 80e anniversaire le 22 août, avait reçu, à cette occasion, de nom­breuses félicitations et marques d’honneur. Le soir de son anniversaire, l’inventeur avait glissé et fait une chute sur le parquet de son appartement, à Berlin- Pankow. Vendredi il avait été transporté à la clinique Saint- Lazare pour y passer la radiogra­phie. Hier matin, de bonne heure, une embolie a provoqué la mort subite du grand inventeur (Paris-Soir, lundi 26 août).

1944 – 25 août :

1. libération de Paris par la 2e D.B. du général Philippe Leclerc ET LA RESISTANCE. Charles de .Gaulle à Paris (Jean-Charles Volkmann, 2003).

Depuis quatre ans, Paris attend cette aube qui se lève. Dès leur réveil, trois millions et demi de Parisiens comptent les dernières minutes. Pour beaucoup, ce sera l’occasion de retrouver un mari, des enfants, un père. En prévision de l’ultime bataille, les FFI du colonel Rol renforcent leur pression autour des points d’appui allemands dont les défenseurs comptent eux aussi les minutes qui les séparent de l’assaut final en écoutant la harangue de leur chef de corps : “Nous devons nous battre jusqu’à la dernière cartouche pour notre Führer bien-aimé” et en pensant que les Parisiens vont sûrement se venger. Le commandement allemand du “Gross Paris” recevait à ce moment un message de Berlin qui lui demandait “La destruction des objectifs de Paris est-elle commencée ?”.

Tout autour de la capitale, les hommes de la 2e D.B. de Leclerc et de la 4e division américaine se préparent au dernier bond qui les conduira au cœur de Paris.

24 août 1944 Leclerc étudie le plan de marche sur Paris

Sur les routes qu’empruntent les unités alliées c’est une folie collective. Lorsque les Parisiens aperçoivent les Croix de Lorraine sur les chars Sherman et les noms de ceux-ci “Austerlitz”, “Verdun, “Douaumont”, “Saint-Cyr”, “El Alamein”, “Mort-Homme”, “Villers-Cotterets” sur les tourelles, leur joie ne connaît plus de bornes. Par grappes ils se suspendent à chaque tank et half-tracks, écrasent les chauffeurs des jeeps pour les embrasser, les toucher, leur parler.

Un accueil identique attend les G.I.s de la 4e division qui ont l’impression d’être emportés par une immense vague d’émotion qui les pousse vers le coeur de Paris.

Les premières troupes atteignent le coeur de la ville vers 8 h du matin : Notre-Dame de Paris. Pour beaucoup des hommes de la division Leclerc, ce fut le moment des retrouvailles avec leur famille, leurs amis. Le téléphone, les messages envoyés par écrit annoncent l’arrivée de celui que l’on attend depuis des années.

De ci, de là, des balles sont tirées qui rappellent qu’il y a 20 000 Allemands qui vont se battre chèrement. Ils sont 700 pour défendre le Palais du Luxembourg, épaulés par les chars du 5e régiment de sécurité qui gardent les approches du bâtiment. De l’école des Mines, on tire sur les FFI du colonel Fabien qui s’apprêtent à lancer leur assaut. Les chars du lieutenant Pierre de la Fouchardière arrivent qui vont épauler les FFI. qui les renseignent sur les positions allemandes. A 300 m de là, l’escadron de protection de Leclerc (colonel de Boissieu) arrive sur la place de l’Observatoire. Les chars ouvrent le feu sur le Luxembourg, anciennement siège du Sénat. Les hommes de la 2e DB resserrent leur étau autour des autres points d’appui allemands de la capitale : la Chambre des Députés, le quai d’Orsay, l’Ecole militaire, l’hôtel Majestic, l’Arc de Triomphe, la place de la République, l’Hôtel Crillon, la Kriegsmarine, la rue de Rivoli où se trouve le quartier général du général von Choltitz qui attend l’arrivée des renforts promis par le feld-marschal Model pour midi, mais le 25 août : 47e DI, 26e et 27e Panzer !

A 13 h, Hitler, à Rastenburg,  se refuse à abandonner Paris : “la chute de ce verrou disloquerait tout le front de Seine et rendrait obligatoire le repli des rampes de lancement des fusées contre l’Angleterre.” En attendant, il questionne “Paris brûle-t-il ?”. Il réitère à Model l’ordre de tenir Paris et envisage de détruire la ville avec les fusées, ainsi qu’avec tous les avions de la Luftwaffe encore disponibles.

A Paris, le “Mort-Homme” est gravement atteint par l’explosion d’une grenade dans la tourelle. Un “Panther” allemand s’apprête à tirer avec son 88 sur le tank destroyer “Simoun” qui le prend de vitesse et le frappe de plein fouet à 1800 m. Place de la Concorde, c’est le “Douaumont” qui éperonne un Panther qu’il prend ainsi à l’abordage.  L’hôtel Continental tombe tandis que les alliés font irruption au Meurice. A 14h 15, “Le général allemand est pris” entend-on ! Les officiers d’Etat-major du “Gross Paris” sortent de l’hôtel bras en l’air, veste déboutonnée. C’est un Leclerc souriant qui arrive à la préfecture de Police : il a tenu sa promesse de Koufra. Von Choltitz s’étonne de le voir aussi décontracté. Mais on tire encore ! la reddition du Majestic se termine par un massacre : un lieutenant –colonel allemand, fait prisonnier, ayant lancé une grenade qu’il dissimulait sous sa cape, blessant le commandant Mirambeau dont les hommes, du régiment du Tchad, ont ouvert le feu et ont abattu tous les officiers allemands. Quai d’Orsay, les soldats de Leclerc essuient un feu meurtrier. Le char du lieutenant Bureau saute alors qu’il tente de forcer la grille du Ministère des Affaires étrangères. Les 500 Allemands qui tiennent la chambre des Députés tiennent têt un moment puis se rendent aux hommes de la 2e DB et aux FFI.

A 16h 30, le général De Gaulle arrive à la gare Montparnasse et prend connaissance de l’acte de capitulation signé par von Choltitz un quart d’heure plus tôt. Avant de partir pour le Ministère de la Guerre, il s’entretient avec Leclerc, Juin, Chaban-Delmas et Rol.

Au crépuscule, le rideau tombe sur le dernier acte de la bataille de Paris : le Sénat capitule.

A l’Hôtel de Ville, les chefs de l’insurrection passent de la déception à la colère car De Gaulle refuse de venir les rencontrer alors qu’il se rend à la Préfecture de Police. Enfin, De Gaulle arrive à l’Hôtel de Ville, a quelques mots avec Bidault puis se rend à la fenêtre pour voir la marée humaine qui l’attend sur la place. Enfin, il repart comme il est venu. Une bonne nouvelle lui parvient dans la soirée : les Etats-Unis admettent, quoique avec réticence, son autorité. (Dominique Lapierre et Larry Collins, Paris brûle-t-il ?, 1967).

2. Bataille pour toulon – secteur de toulon ouest :

Voici, au niveau local, un extrait du témoignage de M. Muhlethaler, tiré d’un texte de Barthélemy Rotger :

« 25 AOUT. Nous nous présentons à 8 h au Fort de Six-Fours – discussion assez longue et pénible pour obtenir les résultats désirés. Le lieutenant Schuster nous accompagne au QG pour discuter les conditions définitives imposées par nous. La reddition est décidée pour le lendemain 26 à 12 h. Le Hauptmann Bohm, pour faciliter la reddition des batteries d’appui de Six-Fours, Brégaillon etc., fait accompagner dans l’après-midi, le commandant Cairjean d’un officier allemand et nous remet une lettre pour le commandant de la batterie du Peyras transformée en fort. Les officiers nous donnent une réponse négative. Nous demandant au lieutenant commandant le Peyras de nous accompagner au fort de Six-Fours pour qu’il discute avec ses camarades, lui promettant sur l’honneur de le reprendre à 22 h et de la reconduire au Peyras. Nous nous assurons pendant ce temps au QG, auprès du général Morlière, de l’arrêt du tir à partir de 22 h. Réponse favorable nous est donnée. En revenant à 22 h à Six-Fours, le dernier point de résistance de notre région était tombé. »

Je retiens un événement qui, s’il est minime à l’échelle de la libération, reste malgré tout vivace dans mon esprit. Vers midi, tragique méprise des Spahis du peloton Caniot qui tirent sur des hommes du 13ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais à proximité de la Vernette :

« Par radio, nous recevons du P.C du capitaine, toujours au pont du VAL d’ARAN, le renseignement suivant « une forte compagnie d’infanterie allemande vient de quitter TOULON avec l’ordre de rejoindre la vallée du Rhône ». Nous devons donc essayer d’intercepter cette unité adverse en liaison avec le peloton GASTINES, à notre gauche sur la route SANARY – Le BEAUSSET. Peu de temps après, nous apercevons, en effet, à proximité de La VERNETTE des fantassins, vêtus de vert, en progression vers nous. Nous ouvrons le feu à la mitrailleuse et au canon. En face de nous les hommes se collent au sol et répondent en tirant à l’arme automatique. Mais nous ne reconnaissons pas la cadence particulière de la MG allemande. N’est-ce pas plutôt la mitrailleuse de 30 – U.S ? On suspend le tir. On s’approche. Désolation ! Nous venons de tirer sur une compagnie de tirailleurs Sénégalais de la 9ème DIC dont nous ignorions tout à lait la présence dans le secteur. Cette confusion est atroce puisqu’elle est cause de la mort de deux compagnons d’armes et de six blessés. Quant aux éléments allemands incriminés, ils auront finalement été interceptés par le peloton GASTINES, plus au Nord. »

D’autres témoignages permettent d’éclairer ce tragique événement.  Le 3ème bataillon du 13ème régiment de Tirailleurs sénégalais vient relever les éléments de la 3ème DIA qui ont reçu l’ordre de reprendre leur progression vers Marseille. C’est au cours de cette relève que les Sénégalais de la 9ème Division d’Infanterie coloniale sont pris à partie par une automitrailleuse du 2ème Spahis patrouillant le secteur : deux tirailleurs sont tués et 6 blessés dont le lieutenant Colonna (atteint à la mâchoire) doivent être évacués. Le 13 RTS installe son PC de Régiment à Sanary à partir de 14 heures.  Le registre des décès de Sanary mentionne la mort du tirailleur sénégalais : « Le 25 août à 12 heures, est décédé au quartier des Picotières, Katienefera Soro, célibataire, tirailleur de 1ère classe au 13ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, département de Korhogo, Côte d’Ivoire, fils de Nananoulou et de Niayé Soro, domicilié à Niofouni, Côte d’Ivoire. Dressé le même jour à 16 heures, sur la déclaration de Georges Fabre, lieutenant officier des détails du 3ème Btn du 13ème RTS. » En marge il est écrit : « confusion entre troupes françaises. » On n’a pas pu retrouver la nom du deuxième tirailleur sénégalais tué. Une plaque, exécuté par la maison Mistre, a été apposée au Monument aux Morts). « N° 89 – Le 25 août 1944 à 12 h, est décédé quartier des Picotières, Soro KATENEFOA, célibataire, tirailleur de 1ère classe au 13ème régiment de tirailleurs sénégalais, 10ème compagnie, cantonné à Sanary-sur-Mer. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants. »

3. Bataille pour toulon : LES 340 DE CEPET –

– A Toulon, le torpilleur « La Bayonnaise », devenu l’Allemand « TA 13 « le 9 septembre 1943, mais dont les réparations ne sont pas achevées à l’été 1944, est sabordé par les Allemands en baie de La Seyne. Plus vers l’est, durant toute la journée, l’escadre alliée tire contre la batterie de Cépet. Les cuirassés « HMS Ramillies » et « Lorraine » assurent la relève de l’ « USS Nevada », sans résultat. Les navires sont également pris à partie par les 164 de la Croix des Signaux.  Les 25 et 26, le croiseur léger français Le Fantasque aura tiré 47 coups de 138 sur la batterie de Maregau, ainsi que 241 coups sur Cépet et une batterie située aux environs de la pointe de la Renardière à Saint-Mandrier.

A 16 h : Une embarcation du croiseur « Montcalm » va à bord du torpilleur « Simoun » où elle prend l’amiral Lemonier et du courrier.

Dans la soirée du 25, à 18 heures, la « Lorraine » et les croiseurs concentrent un feu impressionnant sur la presqu’île, mais Saint-Mandrier tient toujours.

De 16h30 à 18h, lors de sa conférence, l’amiral Lemonier félicite l’équipage du « Montcalm » puis quitte le bord.

A 19 heures, le croiseur « Aurora » donne le signal de cesser le feu.

Le fort d’Artigues et Malbousquet tombent. Le fort de la Cride se rend. Le Peyras continue de tirer sur Sanary. Des pourparlers sont en cours avec le Fort de Six-Fours et les différents points d’appui qui en dépendent.

Après l’investissement de Toulon le moral des artilleurs allemands des 340 de Cépet (Big Willie) tombe au plus bas. Nous savons, d’après les études faites après la bataille, que les troupes allemandes font pression sur l’amiral Ruhfus pour que celui-ci cesse un combat qui n’a plus sa raison d’être. Les troupes qui avaient la mission de défendre Toulon et Marseille en formant deux hérissons, avaient été chargées de maintenir sur ces deux points de fixation le maximum d’unités alliées afin d’empêcher une remontée du sillon rhodanien par l’intégralité des hommes débarqués. Ceci dans le but de ramener les troupes de Normandie vers la Lorraine et l’Alsace.

4. BATAILLE DE MARSEILLE – Les affrontements des jours suivants sont violents et meurtriers notamment pour la prise de la colline de Notre-Dame de La Garde les 25 et 26 août (II/3e RTA, I/7e RTA, 7e RCA, 2e RC et FFI) et de la  gare Saint-Charles (III/7e RTA).

1954 – 25 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION

– On rince les bébés dans deux seaux de rinçage tiède, puis on les sèche dans un linge éponge. Ne jamais les frotter ni les tordre (vu dans Nouvelliste, du 25 août 1954).

– Les candidats déjà inscrits pour la session de juin n’auront qu’à adresser une demande de réinscription indiquant le centre d’examen choisi (les ventres ouverts sont les mêmes qu’en juin). (vu dans Le Méridional-La France du 25 août 1954).

1966 – 25 août : ACCIDENT DE VOILIER A HAUTEUR DE SICIE – Deux textes pour une malheureuse affaire :

« Pris dans la tempête sur un vieux bateau, trois jeunes gens font naufrage au large de Porquerolles. L’un réussit à rejoindre la côte. Ses deux amis sont retrouvés morts ». Le rescapé qui a séjourné plus de douze heures dans les flots déchaînés se nomme Alain Diot. Dessinateur architecte, âgé de vingt-trois ans, il est le fils d’Henri Diot, conseiller municipal, disparu dernièrement. Il doit la vie à une résistance physique exceptionnelle et à de grandes qualités de nageur. L’une des victimes, Albert Pizzin, vingt-cinq ans, technicien à l’arsenal de Toulon, demeurait également à Saint-Mandrier. L’autre, Eric Dupont d’Isigny, appartenait à une grande famille très connue dans l’industrie du bonbon. Les médecins de l’hôpital Brunet de Toulon ont conclu, après autopsie, à une mort par suffocation progressive et épuisement physique. Les corps flottaient à quelque cinq cents mètres d’un youyou, leur ultime embarcation ».

« Le voilier, l’Horizonte, ketch espagnol de quinze mètres de long, appareille de Saint-Mandrier le jeudi matin 25 août et met le cap à l’ouest, destination Sanary. Après quelques heures de navigation sans problème, le mistral se lève et atteint rapidement une vitesse de 100 km/h environ. Au niveau du cap Sicié, de grosses vagues déferlent sur l’embarcation. Pas de panique pour l’instant : les trois jeunes marins maîtrisent la situation et le bateau avance vaille que vaille. Soudain, vers dix heures trente, un craquement sinistre se fait entendre. Catastrophe : une planche de bordée vient de céder sous les coups de boutoir des flots en colère. Une voie d’eau se déclare. La coque commence à se remplir et le ketch s’enfonce, inexorablement. Les trois amis enfilent dare-dare leur Mae West et mettent le youyou de sauvetage à la mer. L’Horizonte coule en vingt minutes. Eric et Albert se positionnent sur la petite embarcation de salut et commencent à ramer. Alain, excellent nageur, s’y accroche avec force et tente de le diriger vers la côte. Hélas, le fort courant s’oppose à toute velléité de déplacement ; pire : il le contrarie. On décide avec raison de se laisser dériver… A quinze heures, les naufragés se trouvent à deux kilomètres environ de la presqu’île de Giens. Ballotté en tous sens, le youyou chavire. Alain Diot prend alors la décision de rallier la côte, non sans recommander à ses amis de ne pas faire d’efforts inutiles et de se laisser porter par les éléments. (…) Le Mandréen atteint enfin l’île de Porquerolles vers 1 heure du marin. L’alerte est donnée. 30 minutes plus tard un hélicoptère et un Alizé de la base de Saint-Mandrier décollent. A 11 h 45, un navire de guerre en provenance de Toulon repère les deux victimes dérivant à 100 m l’une de l’autre.Nota : Alain Diot- fils d’Henri Diot (1906-1962) et d’Amarilis Pasqualini (1908-1976) – est né à Epinac-les-Mines (Saône-et-Loire) en 1945. Passionné d’art pictural depuis sa prime jeunesse mandréenne, il deviendra un peintre reconnu de tous et exposera ses œuvres en France (salons de la fondation Cartier, en autres lieux), en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. En 1999, marié, père de famille, Alain Diot habite et travaille de son pinceau à Saint-Maximin. » (LePetit Varois – La Marseillaise du 27 août 1966. Ken Nicolas, vol. 2, p. 249)

1967 – 25 août : Jean Manse, scénariste et parolier, meurt à Marseille. Il avait débuté dans le cinéma au début des années trente en écrivant le scénario de « La Terreur de la pampa », de Maurice Cammage. En 1938, il écrivait les paroles des chansons du « Schpountz » de Marcel Pagnol : ce fut sa première participation à un grand film à succès. Beau-frère de Fernandel, il participa ensuite aux scénarios de la plupart des films que ce dernier tourna dans les années 50, avec Jean Boyer (Sénéchal le magnifique), John Berry (Don Juan), Christian-Jaque (La Loi, c’est la loi), Gilles Grangier (La Cuisine au beurre) et surtout Henri Verneuil, avec lequel Manse collabora pour « La Vache et le prisonnier », son plus gros succès.

1968 – 25 août : Pêche au lamparo (assemblée générale des pêcheurs à la prud’homie à Bandol, 9 septembre 1945 et 25 août 1968) : pratique communautaire exclusivement, confirmée par décision des Affaires Maritimes de Toulon depuis le 27/09/1945, et définie par arrêté ministériel du 29/05/1964. (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 25 et suiv.)

2016 – 24 et 25 août :

1. SEISME EN OMBRIE (Italie CENTRALE) – La catastrophe qui a secoué le centre de l’Italie ce mercredi a fait au moins 159 morts, a indiqué mercredi soir l’agence de protection civile. Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi s’est rendu brièvement à proximité de la zone du séisme. Il y a encore de nombreux disparus. Les secousses, qui ont été ressenties jusqu’à Rome, ont atteint la magnitude 6,2, selon l’Institut américain de géologie (USGS). Soit l’un des pires séismes que l’Italie a connus ces dernières décennies. Les recherches se sont poursuivies toute la nuit des 24 et 25 août. Un silence de mort règne dans les villages montagneux d’Ombrie, au nord-est de Rome où le temps s’est brusquement arrêté mercredi avant l’aube. Lorsque la terre s’est mise à trembler, presque instantanément des centaines d’habitants ont été pris dans les décombres de leur maison tandis que les survivants se précipitaient dans les rues choqués et hagards. Certains ont fui leur foyer par les fenêtres en s’accrochant à des draps. Pescara del Tronto, quartier d’Arquata del Tronto, un des trois villages les plus touchés, semble rayé de la carte (Le Figaro.fr).

2. SEISME EN BIRMANIE – Un séisme de magnitude 6.8 a frappé l’est de la Birmanie, hier vers 21h, heure locale, faisant au moins 60 morts. Les pagodes de Bagan ont été ravagées. Des secousses ont été ressenties en Chine, au Vietnam et jusqu’à Bangkok, située à plus de 800 kilomètres de là. Plusieurs dizaines d’immeubles se sont effondrés près de l’épicentre, et les autorités birmanes s’attendent à voir le bilan s’alourdir. Aucune alerte au tsunami n’a été émise, les sismologues estimant que la secousse tellurique s’était produite trop loin à l’intérieur des terres pour déclencher un raz-de-marée (Le Petit Journal.com ; Le Dauphiné).

2019 – 25 août : SIX-FOURS – 75ème anniversaire de la Libération de Six-Fours-Les-Plages Programme – Samedi 24 août, de 10h à 13h, présentation de véhicules de collection de la 2ème GM aux Lônes et de 14h30 à 16h30, au Brusc. 17h, dévoilement de la stèle et inauguration du rond-point des « Enfants de France morts en mission ». 18h30, vernissage de l’exposition du 75ème anniversaire de la Libération de Six-Fours sur l’esplanade de la Libération. À partir de 21 h, bal de la Libération sur la place des Poilus, organisé par l’association des commerçants « Hello Six-Fours ».Dimanche 25 août, de 11 h à 13h puis de 15h à 17h, présentation de véhicules de collection de la 2ème GM sur la place des Poilus. 17h30, dépôt de gerbe sur la stèle du Major L. F. Robinson au cimetière N°2. 17h45, rassemblement sur la place Jean Jaurès. 18h, défilé motorisé puis défilé à pied. 18h30, cérémonie de la Libération au Monument aux Morts. 22h, feu d’artifice au parc de la Méditerranée.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 78e livraison : « Legoy de La Marche, « Le Roi René…, Paris, 1875 »). Le chantier naval de Sanary construit deux  grandes caravelles royales de 1477 à 1480

La marine du comté de Provence n’était pas plus considérable que nos troupes à terre. Quand le roi René avait eu besoin de navires pour ses entreprises d’outre-mer, il avait loué aux Génois des galères et des bâtiments à voiles. Après la fin de ces expéditions, quelques barques pontées – des caravelles – étaient demeurées avec leurs équipages au service du Comte et participaient à la surveillance des côtes et de 1447 à 1480, René fit construire à Saint-Nazaire (Sanary) deux caravelles importantes, la Sainte-Magdeleine et la Sainte-Marthe, destinées à assurer le même service. Leur commun port d’attache était Marseille où au temps des guerres se faisaient les armements des navires. En temps de paix, la flottille du Comte et ses marins étaient sous les ordres du Grand Sénéchal.][B. Rotger, 1984 : Les caravelles – barques pontées – participaient à la surveillance des côtes. De 1477 à 1480, le roi René fit construire à Saint-Nazaire deux caravelles plus importantes – La Sainte Madeleine et la Sainte Marthe – destinées à assurer le même service. Leur port d’attache devint Marseille où se faisait l’armement des navires. (suivre)

MARSEILLE – 278e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

v. 660 : Masilie, (monnaie de Childéric II).

fin VIIe – début VIIIe s. : En raison du développement de l’hégémonie des Arabes en Méditerranée, le trafic maritime de Marseille diminue beaucoup à la fin du VIIe et au début du VIIIe s. (Atlas historique).

VIIIe – Xe s. : Après l’épisode pacifique, mais inactif en matière de commerciale de l’empire carolingien, commence une longue période d’anarchie et d’insécurité. La vielle de Marseille, très réduite en population, se concentre sur les hauteurs qui dominent la mer entre Saint-Laurent et la cathédrale, autour d’un réduit défensif, appelé château Babon. (Atlas historique).

VIIIe – milieu du Xe siècle : Déclin et abandon de Saint-Victor.Après cette brillante époque, l’Église de Marseille entre dans une période de turbulences. Pendant les deux tiers du VIe siècle on ne peut citer les noms d’aucun évêque. Après l’évêque Pierre, attesté au début du VIIe siècle, il n’y a plus aucun nom pendant un siècle et demi : c’est la preuve d’un désordre généralisé qui se répercute sur l’abbaye de Saint-Victor. De plus, du VIIe siècle au milieu du Xe siècle, le monastère de Saint-Victor n’a plus de vie propre et partant plus d’histoire. L’évêque de Marseille s’étant installé à Saint-Victor, un abbé n’y est plus nécessaire. L’abbaye n’a d’ailleurs plus de biens en propre, sa mense et celle de l’église épiscopale sont fondues en une seule que gèrent les prélats marseillais. Avec le VIIIe siècle, on entre dans une période mouvementée, liée notamment à l’invasion arabo-musulmane. En 736, Charles Martel prend la ville de Marseille où le duc Mauronte s’était allié avec les Sarrasins pour préserver son autonomie. Durant la période carolingienne, l’abbaye de Saint-Victor reste sous la gouvernance des évêques, qui obtiennent plusieurs diplômes royaux en faveur de Saint-Victor dans le courant du IXe siècle. Les régions méditerranéennes qui ont porté si longtemps le flambeau de la culture antique, ont subi un déclin irrémédiable à cette époque. En 838, une flotte sarrasine venue probablement d’Espagne (suite à la Conquête musulmane de la péninsule Ibérique) pille la ville et emmène en captivité clercs et moniales. Saint-Victor est détruite. En 848, ce sont les pirates grecs qui dévastent la ville. Après cette période, seul le réduit fortifié appelé château Babon, situé vers la place de la Tourette, constitue un abri efficace. En 923, les Sarrasins, débarqués dans le massif des Maures, ne peuvent s’emparer de cette citadelle, mais dévastent à nouveau l’abbaye de Saint-Victor. L’évêque de Marseille quitte la ville pour se réfugier à Arles.

VIIIe siècle : La vision par Garcin de la prise de Marseille par les Sarrasins au VIIIème siècle est très instructive puisqu’elle permet de mettre en scène, mais sans le nommer, Mauronte, patrice de Provence, et Charles Martel, accompagnés d’une digression  fantaisiste sur l’épisode des religieuses qui se mutilent plutôt que d’être violées par les Barbares.

La première destruction de Saint-Victor aurait été due, toujours selon Garcin, à la traitrise de Mauronte qui aurait livré la Provence et les villes d’Arles, d’Aix et de Marseille aux Sarrasins au VIIIème siècle.

Le pillage d’Arles que nous allons lire est plus explicite, car il met en avant la traîtrise de Mauronte, au nom déjà prédestiné :« Mauronte, gouverneur d’Arles, profitant du temps où Charles Martel faisait la guerre en Saxe, livra aux Barbares les villes d’Arles et d’Avignon et le reste de la Provence. Ces hommes, avides de pillage, altérés de sang, ennemis jurés de la religion et de ses ministres, mirent le feu aux églises, détruisirent les monastères, violèrent les vierges, massacrèrent les moines et les prêtres, pillèrent les villes, maltraitèrent cruellement les habitants, et laissèrent partout des marques de leur brutalité. A Arles, ils détruisirent… la moitié de la ville qui se trouvait sur la rive droite du Rhône. A cette nouvelle, Charles Martel vint assiéger les Barbares, mit le feu à la ville et passa au fil de l’épée tous les Maures qu’il rencontra. Il parcourut ensuite toute la Provence, chassa devant lui les Sarrasins ainsi que le traître Mauronte, et les força à aller se réfugier au milieu des bois et des neiges des montagnes du Dauphiné et du Piémont… Les Sarrasins se réfugièrent également  à Avignon en 737 ; Charles Martel les en chassa et brûla une partie de la ville. » (Garcin, I, p. 90 et 127)

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

– Chéri, tu m’offres quoi pour mon anniversaire ?

– Tu vois la Ferrari rouge qui est garée devant chez nous ?

– Oh oui !

– Eh bien, je t’ai acheté un pull de la même couleur.

Il est 6 heures, je vous quitte en vous disant à demain pour notre entretien journalier !

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