ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 17 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3957).
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATION

Le pont Flavien à Saint-Chamas (18 août 2018, cl. H. Ribot)
BONNE FÊTE
aux quelques 1500 Hyacinthe de France qui doivent leur prénom à un docteur en théologie originaire de Silésie qui réforma de nombreux couvents en Pologne, Russie et Lituanie tout en diffusant la doctrine dominicaine en Pologne et en évangélisant la Suède, le Danemark, l’Ecosse, l’Asie Mineure et la Grèce. N’en jetons plus, la cour est pleine, ou plutôt oui, semons, car c’est le conseil du jour : « A la saint Hyacinthe, on peut semer sans crainte. »
Au calendrier républicain, on peut lire que c’est le jour du moulin, très exactement le 30e du mois de thermidor An I.
LE MOT DU JOUR
« Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion » (Voltaire, réponse à une lettre anonyme, 9 février 1769).
ÉPHÉMÉRIDES

Le pont Flavien à Saint-Chamas (18 août 2018, cl. H. Ribot)
977 – 17 août : Donation de Pertuis à Montmajour par Guillaume, comte de Provence – De Gérin-Ricard, Actes des vicomtes…, p. 3 : Aicard est témoin de la donation de Pertuis à Montmajour par Guillaume, comte de Provence, et Arsinde sa femme. Il donne l’année 979 à cet acte (B. Chantelou, fol. 145. A. Chantelou, édit du Roure, p. 57.).
1156 – 17 août : Lambesc. Jugement rendu par la cour de Raimond Bérenger II, comte de Barcelone, pour mettre fin au litige existant entre les moines de Saint-Victor et Guillaume de Signes, au sujet d’usurpations de terres et de rapines exercées au détriment des moines. Parmi les témoins : Geofroi de Marseille. (Acte 236 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 137. a. Guérard, n° 966).
Le rapport de ces troubles avec la guerre baussenque est difficile à juger… Mais en 1156, pendant le règlement de la rébellion baussenque, la cour comtale a besoin de réitérer la sentence de 1150, à la demande de St-Victor, contre Geoffroi, fils de Guillaume de Signes, coupable de nouvelles rapines dans le val de Signes et à Riboux, Méounes et Rougiers … Les vicomtes restés à Marseille ne semblent pas avoir failli à la loyauté au comte, et la plus grande partie de la famille établie dans la région du Gapeau se trouve comme eux représentée parmi les fidèles de 1147, et absente de la caution des Baux. Guillaume II de Signes se désiste vers la même époque de ses prétention dans le procès engagé avec les chartreux de Montrieux, au sujet des Lonnes du Gapeau et donnera en 1193 une terre aux moines de Montrieux. De même, il leur vendra, en 1197, des terres sises à Orvès. Il est l’époux d’Augéria de Mari dont il a comme enfants Guillaume III de Signes, Guillemette, épouse de Raimond de Montauban, Isoarde de Marseille-Signes, Rostan de Signes, Pons de Signes et Fouques de Signes. Raymond-Bérenger le Vieux… se trouvant le 17 août (1156) au château de Lambesc, sa cour livre un jugement contre Guillaume de Signes et son fils, sur la plainte de Saint-Victor de Marseille, au sujet de rapines dans le val de Signes et à Riboux, Méounes et Rougiers.
1214 – 17 août : DOIT-ON DIRE « ILES D’HYERES » OU « ÎLES D’OR » ? – Le 17 août 1214, à la chartreuse de Montrieux, « in dormitorio conversorum », Pierre Bermond, ancien prévôt du chapitre de Marseille, devenu chartreux à Montrieux, fait son testament ; il lègue notamment la somme de 300 sous à l’hôpital de Saint-Michel de Marseille pour y faire installer des lits pour les pauvres ; 40 sous à l’église Sainte-Marie de Cassis ; 24 sous à l’église de Saint-Saturnin. Toutes ces sommes seront remises par le prieur de Montrieux. Sont témoins : Ugo Beroardus, Ugo de Burgo, Laugerius, P. de insulis Arearum, Arnaldus, Stephanus, Sacerdos ; Petrus, prior Montis Rivi ; Castellana, Willelmus, medicus (Boyer R., 1980, 1980, p. 635 ; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux). Si vous me le permettez, je vais m’arrêter un instant sur le toponyme de insulis Arearum qui se traduit simplement par « des îles de Hyères », « Area » étant le nom latin d’Hyères qui signifie « aire », ici « aires salantes ». Une traduction tardive et malheureusement fautive de insulis Arearum, partant d’une faute d’orthographe voulue ou non, a abouti à insulis Aurearum pour donner l’actuel « ïles d’Or ». Comme on le voit, il était inutile de chercher à modifier le nom de notre département, sous le prétexte que le fleuve Var ne coule pas dans son espace géographique, pour lui attribuer le nom que la fantaisie a fallacieusement attribué aux îles d’Hyères.
1237 – 17 août : LE MONASTERE DE MONTRIEUX REçOIT UNE TERRE A GAVAUDAN – Le 17 août 1237, à Méounes, « in stari domus episcopalis », Hugues Gilles de Méounes, et son épouse Ugue, donnent au monastère de Montrieux une terre située à Gavaudan, avec tous les droits afférents. « …quandam peciam terre, que est apud Gavaudanum, et confrontatur cum terra Petri Verdacha et cum Capello et cum comino publico, quod ducit versus Areas… » [parmi les témoins :] Aicardus Berardi (Boyer, p. 424 : original sur parchemin (AV, 1H 178) ; Indique : AV AH3 fol. 203 v° ; Teissier, fol. 147 ; Dubois, p. 31).
1287 – 17 août : Saint-Marcel – Ecclesia S. Michaelis de fortalicio S. Marcelli, 17 août 1287 (charte aux archives municipales). Le château de Saint-Marcel, comme dépendance du comté de Marseille, resta dans la famille des Baux, sous la suzeraineté du comte de Provence. Saint-Marcel – église, village, commune de Marseille (1872). Le territoire de Saint-Marcel s’étendait autrefois sur ceux de la Treille, des Romans, des Accates, des Camoins et de la Valentine.
1327 – 17 août : Sorberiœ (acte notarié).Sorbiers, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Lazare. Première mention, La Sorbiera, le 6 juin 1290 (acte aux archives des Prêchenrs).
1397 – 17 août : Lo Cros de Jors, (Guill. Barboni, not.). Joux – pont, minoterie, fabrique de papier, commune d’Auriol (1872).
1429 – 17 août : Molin de la Taulisse, (acte aux archives de l’Evêché). Moulin de la Taulisse – moulin à eau, commune de Marseille, quartier d’Arenc (1872).
–1528 – 17 août : Castrum de Cassiciis (acte d’Ant. Etienne, notaire, archives de Cassis). Cassis – canton de La Ciotat. Son territoire a toujours fait partie de l’évêché de Marseille et en dépend encore (1872).
–1569 – 17 août : OLLIOULES – TOULON – (Jean Bosc, 1979, p. 67) Antoine Boyer devint acquéreur, aux enchères, pour la somme de 1.120 florins, des droits d’« inquants » de la ville de Toulon, qui faisaient partie du temporel de l’évêque de cette ville (XXF4 et XVIIF/28) ; ces droits avaient été mis en vente par le roi au titre d’un aliénation des biens du clergé de Provence, et ce fut Vincent Boyer, l’un des fils d’Antoine, alors avocat au Parlement d’Aix, comme nous le verrons plus loin, qui représenta son père pour cette transaction.
1621 – 17 août : André de Boyer, protonotaire apostolique, par son testament du 17 août 1621, not. Salvini, à Varages : «.. Elis pour sa sépulture l’eglise de l’Observance d’Ollioules à laquelle sépulture veut son corps estre accompagne tant des pretres de la paroisse que que des relligieux du dict couvent ou autres pretres qui assisteront au dict enterrement et qui seront célébrants a voullu et veut estre donne pour chascun un sexain et six chandelles blanches à la charge qu’ils seront tenus chascun de dire trois messes de morts…. Item a voullu et veut le dict testateur estre porte le jour en son dict enterrement treize torches blanches du poix de deux livres la piece et ce par treize pauvres lesquels seront vestus d’une canne de cordeillat et porteront eux mesmes les dictes torches… plus a voullu et veut estre dict le dict jour de son dict ensevellissement une grande messe mort, huit jours apres un cantal auquel sera donne pour chascun qui se présentera un pain pour chascun et une ecuelle de feves. » (Magloire Giraud, Notice historique de l’Eglise de Saint-Cyr, Var, Toulon, 1855, p. 371).
1635 – 17 août : DES DETTES DE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A SES CREANCIERS : En exécution de l’arrêt du conseil du 22 mars 1639, rendu entre les communautés de cette Province et les créanciers d’icelle, portant que lesdites communautés payeront les créanciers. Savoir : celles qui seront insolvables ou impuissantes, en fonds de terre, et les autres, en premier lieu, en leurs domaines et pour le restant, qu’il serait fait un département sur les particuliers habitants et possédants biens auxdites communautés, pour être payé en argent, en huit années et huit payements égaux, avec les intérêts au denier vingt. En vertu duquel arrêt, la communauté de S-F, faisant ledit département, aurait fait procéder à l’entière liquidation et obtion de ses créanciers par-devant Maître Anibal Chabert, avocat de la ville de Tollon, et député par la Cour pour procéder au rangement desdits créanciers, avec l’assistance de Sieur Melchior Crestien, bourgeois dudit Six-Fours, syndics subrogé par ordonnance de Monseigneur l’intendant des créanciers de la communauté, avec Maître Jacques Denans, greffier d’icelle. Ainsi qu’apert de l’acte sur ce, passé par-devant Maître Daniel, notaire. Et trouve que le capital de toutes les dettes de la communauté se montait quinze mille six cent soixante-six livres, neuf sols, quatre deniers (15 666 livres, 9 sols, 4 deniers). Pour laquelle somme, lesdits créanciers seraient (auraient) été rangés chacun à leur ordre, sans y comprendre vingt-trois mil huit cent soixante-six livres, quatre sols (23 866 livres, 4 sols) que la communauté demeura de reste de leursdites dettes, et qu’elle devait, savoir : (…), mil deux cents livres à François Chabert de Marseille, empruntées sous le nom de plusieurs particuliers, par acte, Maître Le Bon, notaire de ladite ville, le 17 août 1635 (…) (Jean Denans, 1713).
1675 – 3 juillet au 17 août 1688 : CONTENTIEUX ENTRE LE BUREAU DES FINANCES ET LA COMMUNAUTE DE LA SEYNE –
Des habitations nombreuses avaient changé l’aspect des terres jadis marécageuses, remplies de lagunes et de plantes marines, du quartier « La Sagno » où s’élevait maintenant une ville nouvelle, en plein essor. Non seulement maisons et entrepôts animaient les abords de la darse où entraient maints navires mais, entre le port et l’église paroissiale tout un ensemble de rues, de places et d’immeubles avaient surgi comme par enchantement. C’est à ce moment-là que le Trésor royal, en l’espèce le bureau des Finances de la généralité d’Aix-en-Provence, par l’intermédiaire du procureur du roi, s’avisa d’astreindre les particuliers propriétaires des maisons et autres constructions bâties sur les anciennes régales au paiement d’une taxe au titre de ces immeubles en prétendant que les terres sur lesquelles ils avaient été édifiés appartenaient au domaine de la Couronne (Les Bureaux des Finances, des Généralités, fondés sous Henri III, étaient chargés des questions financières, de la gestion, du contentieux et de l’administration du personnel du ressort de ces Bureaux. Ils étaient placés sous les ordres de l’Intendant des Finances de la province ; pour la Provence, c’était la Généralité d’Aix). Une telle réclamation, tardive et injustifiée, ne manqua pas de provoquer de vives protestations de la part des intéressés qui en saisirent les seigneurs-abbés de Saint-Victor lesquels portèrent l’affaire devant les tribunaux administratifs qualifiés. A la suite des mémoires déposés par les défenseurs, un jugement des trésoriers généraux de France ordonna qu’il serait fait un rapport de l’état et de la qualité des maisons de plusieurs particuliers et prescrivit de constater si lesdites maisons avaient été construites sur les délaissements faits par la mer ou sur des comblements exécutés de main d’homme (Jugement du 3 Juillet 1675 aux Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H).
Ce rapport fut établi le 15 octobre 1675 ; il contenait la liste de tous les immeubles bâtis à cette date autour du port de La Seyne (Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H).
Après instruction dudit rapport, examen des mémoires déposés et des voies et moyens exposés par les services des Finances, un nouveau jugement des trésoriers généraux de France, en date du 29 janvier 1676, intervint pour maintenir les particuliers de La Seyne en possession et en jouissance des maisons qu’ils avaient fait élever sur les régales de leur pays (Louis Baudoin, 1965, p. 232-133).
(suite) – Le 17 août 1688, défenses furent données au nom de l’abbé de Saint-Victor contre les prétentions du procureur du roi sur les terres régales de La Seyne et de Six-Fours. Ces défenses contenaient un rappel de la sentence qui avait été prononcée en 1565 par le lieutenant d’Aix à leur sujet (Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H. L’abbé de Saint-Victor était, en 1688, Mgr Philippe de Vendôme, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, Grand Prieur de France, Cardinal-Abbé de la Sainte-Trinité-de-Vendôme, de Saint-Honorat-de-Lérins et de Saint-Victor-lez-Marseille) et apportent une conclusion à l’affaire qui avait débuté le 3 juillet 1675 et opposait le Trésor royal aux particuliers propriétaires des maisons et autres constructions bâties sur les anciennes régales (Louis Baudoin, 1965, p. 232-133).
1678 – 17 septembre : Des cultivateurs et des moissonneurs étaient régulièrement enlevés comme esclaves par des pirates barbaresques lorsqu’ils travaillaient dans des fermes proche s des côtes comme le montre la « Requête de Pompero Casciato del Casale di Maritima (Otante), pris avec trois autres chrétiens dans les vignobles d’Otrante » (Robert C. Davis – Esclaves chrétiens, maîtres musulmans (1500-1800), 2006, p. 225.
1688 – 17 août : CONTENTIEUX ENTRE LE BUREAU DES FINANCES ET LA COMMUNAUTE DE LA SEYNE
1693 – 17 août : Pré-Neuf – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de Foresta, (registre d’atterminage).
1707 – 17 août : SIEGE DE TOULON PAR L’ARMEE DU DUC DE SAVOIE – «le coup de pied de l’âne anglais» – Le fort Saint-Louis, défendu par M. Daillon, officier au régiment du Vexin, n’était qu’un monceau de ruines. M. de Cauvières, commandant l’artillerie, fut blessé et fit enclouer les canons et allumer une mèche pour faire sauter les poudres et à minuit, le 17 août, la petite garnison se retira à la Grosse-Tour. Cela permit aux galiotes à bombes de bombarder la ville en tirant par-dessus la presqu’île du Mourillon. Ce bombardement, qui précéda de peu la levée du siège, fut appelé par les Toulonnais «le coup de pied de l’âne anglais» (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

Le pont Flavien à Saint-Chamas (18 août 2018, cl. H. Ribot)
1724 – 17 août : Archives du Port, Toulon, Cahier manuscrit de 30 ff (1720-1730). Toulon, service historique de la Marine, 1 L 435. : Visite des bois des vigueries de Provence. En 1724, une visite générale des bois de Provence est organisée sous la conduite de Chabert de Lisle afin de répertorier l’essentiel de la production qui se décompose en chênes blancs, chênes verts, ormes, pins, sapins, mesles et hêtres. La viguerie d’Hyères fait l’objet de cet inventaire. On y dénombre 9860 arpents de forêt exploitable dont une grande partie est constituée de chênes blancs (853 arpents)] : Bormes est un village situé à un demy quart de lieüe de la mer, sur le penchant d’une montagne exposée au midy, il se trouve dans son terroir (y compris celuy de la Verne chartreuse située au milieu de plusieurs montagnes à trois lieues au nord de Bormes) des chênes de service et d’espérance ; les montagnes… sont presque toutes couvertes de pins naissants que l’on brûle de temps en temps pour avoir prétexte de les couper et de les envoyer vendre à Marseille de sorte qu’il n’en reste pas un propre pour le service. Fait à Brignoles, le 17 août 1724. Mithon, Brun,Verguin, Chabert.
1727 – 17 août : LA SEIGNEURIE D’OLLIOULES ET DE SANARY PASSE AUX VINTIMILLE DU LUC – Le 17 août 1727, le Conseil d’Ollioules envoie deux député auprès de madame de Vintimille qui vient d’arriver à Marseille, pour lui témoigner la part que la Communauté prend pour la perte de feu son mari. Le comte de Vintimille étant décédé sans postérité, la seigneurie d’Ollioules et de Sanary passera à la branche de Vintimille du Luc. C’est de cette branche que sortira le dernier seigneur d’Ollioules et de Sanary avant la révolution.
1760 – 17 août : FONTAINE SAINT-LAURENT D’OLLIOULES – 17 août 1760 – La fontaine Saint-Laurent d’Ollioules a son bassin trop étroit, ce qui fait qu’on ne saurait prendre l’eau sans se mouiller ; il conviendrait de le faire agrandir. Les frères Giraud, tailleurs de pierre de la Seyne, se sont offerts de faire cet ouvrage sans frais, sous condition qu’il leur sera permis, leur vie durant, de prendre des pierres dans la peirière de la Communauté pour les ouvrages qu’ils auront à faire. Sur quoi le Conseil délibère de leur accorder de prendre les pierres, leur vie durant, pour tous les ouvrages dont ils seront chargés et non autrement, dans la peirière de la Communauté, qui est à l’entrée des Vaux… (Castellan E., 1937, p.195)
1768 – 17 août : registre aux archives de la Major (Marseille).
–La Cuvasse. La Cavasse – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien.
– Le Pin, lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Caillols.
1789 – 17 août : CONSTITUTION – Après le 4 août, l’Assemblée forme un comité de cinq membres chargés spécialement d’examiner les différents projets déposés jusque-là, de les fondre en un seul et de présenter son travail le 17 août. Le comité de constitution avait reçu un certain nombre de projets de déclaration : le 9 juillet, celui de Mounier, le 10 ceux de La Fayette, Lally-Tollendal et Servan, le 21 celui de Sieyès, le 27 celui de Clermont-Tonnerre, synthèse des suggestions contenues dans les principaux cahiers.
Mirabeau a lu la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qu’il a rédigée avec quatre autres membres du Comité. L’Assemblée a décidé que ce projet serait, comme les autres, examiné par chacun des bureaux. De son côté, le roi déclare à son entourage qu’il ne donnera pas sa sanction aux décrets qui dépouilleront la noblesse et le clergé. Mais ces confidences demeurent dans le cercle restreint des proches du souverain.
La synthèse lue par Mirabeau suscita de violentes critiques et de vives objections : l’abbé Grégoire demandait qu’on rappelât dans le préambule l’existence de Dieu; le pasteur Rabaud Saint-Etienne et le duc de Lévis-Mirepoix trouvaient confus le texte proposé (Jacques Godechot, Les Institutions de la France.).
De son côté, le roi déclare à son entourage qu’il ne donnera pas son accord aux décrets qui dépouilleront la noblesse et le clergé (Agenda du Bicentenaire, Larousse / Laffont, 1789-1989 – LUNDI 17 AOÛT,).
1791 – 17 août : DECRET DE MISE EN ACTIVITE DE 97 000 GARDES NATIONAUX – Jamais l’impression de fragilité d’une révolution juvénile, d’agressivité d’anciennes forces qui n’ont pas dit leur dernier mot, il s’en faut, n’apparaît plus vive que dans les troubles urbains de 1791 à 92 dans le sud de la France (Vovelle Michel, 1987, « La Révolution ».).
L’assemblée nationale décrète la mise en activité de 97 000 gardes nationaux, et bientôt davantage, par la levée en masse dans tout le royaume de 169 bataillons de 574 volontaires chacun, afin d’assurer si besoin était la défense du territoire national et le maintien de la tranquillité publique (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution).

Le pont Flavien à Saint-Chamas (18 août 2018, cl. H. Ribot)
1793 – 17 août : MARSEILLE TENTE UN RAPPROCHEMENT AVEC L’ANGLETERRE – Le 17 août, une tartane portant deux membres du Comité général de Marseille fit voile vers la croisière anglo-espagnole. — Notre ville manque de pain, alors que la contre-révolution y est victorieuse. Huit navires chargés de grain à destination de la France sont à Gênes et à Livourne, prisonniers de votre blocus. S’il vous plaît, laissez-les venir jusqu’à nous. En échange, nous ferons tout pour rétablir la monarchie en France. — Je vais, répondit l’amiral Hood, réfléchir à cette idée. En même temps, Marseille envoyait des émissaires à Toulon : « Imitez notre démarche. » Mais le Comité général de Toulon craignait une réaction des équipages, demeurés républicains. Plusieurs jours s’écoulèrent (Georges Blond, Toulon, 1967).
1795 – 17 août : CONSTITUTION – La discussion du projet de Constitution de la commission par la Convention eut lieu du 3 au 17 août. Elle assura le triomphe de toutes les dispositions qui consolidaient la domination de la bourgeoisie (Jacques Godechot, Les constitutions).
1798 – 17 août (30 thermidor) : VISITES DOMICILIAIRES ET ARRESTATIONS A TOULON – Le 30 thermidor, les visites domiciliaires et les arrestations continuent à Toulon (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
1833 – 17 août : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge le train des équipages : 1 officier, 21 sous-officiers, 24 mulets, 40 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).
1855 – 17 août : une histoire de jarretière ? Le 17 août 1855, Victoria, reine d’Angleterre et impératrice des Indes, quitte Londres avec son époux, le prince Albert, pour venir passer une dizaine de jours à Paris et regagner son pays le 28 août. C’est à l’occasion de ce voyage, alors qu’elle participe à l’hôtel de ville de Paris à un dîner suivi d’un concert, qu’un chef arabe présenté à la reine par Napoléon III, souleva la jupe de la reine et lui embrassa le mollet en criant « Honni soit qui mal y pense ! » Mérimée, présent ce soir-là, raconte que Victoria ne cria pas mais souffrit du mal qu’elle se donna pour ne pas éclater de rire ! La reine avait alors 36 ans (H. Ribot, Ephémérides)
1867 – 17 août : SANARY – AGENDA 1867 D’HENRI FLOTTE – Beau temps, brise du large. Beaucoup d’amateurs de pêche vont prendre à la ligne de fond un poisson violacé qu’on appelle Cagarelle qui n’est pas fameux comme goût mais qui fait plaisir tout de même. Depuis quelques jours, on s’occupe de cette pêche. On ne tardera pas de voir des Girelles qui apparaissent à peu près en même temps que les Cagarelles.
1869 – 17 août : SANARY – AGENDA 1869 D’HENRI FLOTTE – beau temps calme ce matin ; plus tard petite brise d’ouest avec une mer très grosse qui persiste, ce qui prouve qu’il y a au large le vent du sud-ouest qui pousse cette mer vers nous – Les élèves de Saint-Hubert commencent à se munir de permis de chasse. Ce n’est que depuis lundi 16 août que la chasse est ouverte et déjà une douzaine de permis ont été demandés. Il est à espérer que cette année cette noble distraction soit plus lucrative et par conséquent plus agréable – Monsieur Pons-[illisible], notre député, est venu cet après-midi voir monsieur Michel ; il il est restét très peu de temps à Saint-Nazaire.

Aigues-Mortes (18 août 2018, cl. H. Ribot)
1893 – 17 août : « LE MASSACRE DES ITALIENS A AIGUES-MORTES » – En 1893, Aigues-Mortes connaît un des plus grands massacres de l’émigration italienne. Comme chaque année, un nombre considérable d’ouvriers arrivent des Cévennes et d’Ardèche pour faire la saison du sel. Nombreux sont les repris de justice et vagabonds qui se rendent à Aigues-Mortes, plus pour se livrer à des vols et à des mauvais coups que pour y trouver de l’embauche. Des ouvriers italiens arrivent également, la plupart du Piémont, de Ligurie et de Toscane.
Sur 3000 ouvriers, environs 1000 sont italiens. Le travail est pénible, battage du sel et levage du sel et le salaire peu élevé. Les italiens se pliant plus facilement à ces conditions que les autres ouvriers, rivalité, haine et exaspération finissent par dégénérer le 16 août 1893.
Une atmosphère tendue s’installe sur les chantiers, plusieurs querelles éclatent, un italien est accusé de laver son pantalon dans de l’eau potable, et lors d’une querelle les ouvriers italiens munis de pelles et bâtons blessent légèrement 4 français. Le calme rétabli, les ouvriers français vont à Aigues-Mortes demander du renfort et répandre la nouvelle que 3 français ont été tués. Une véritable chasse à l’italien se déchaîne dans les rues. Une cinquantaine d’ouvriers italiens se réfugient dans une boulangerie, d’autres dans la caserne, mais l’ordre n’étant assuré que par deux gendarmes et vingt douaniers, ils télégraphient une demande de renforts à Nîmes. Ces derniers arrivant le soir ne sont pas assez nombreux pour maîtriser la révolte des ouvriers français.
La seule solution du Procureur de la République est de les rapatrier par le train. Mais une foule accrue et armée bloque la gare et seulement 23 italiens peuvent y échapper. Cette même foule le lendemain matin marche sur les salins de Peccais où 350 italiens protégés par des gendarmes tentent de joindre la gare pour être expulsés. Mais une autre bande armée de fusils les rejoignent et se jette sur les italiens dont nombreux sont tués. Ceux qui essaient de s’échapper sont poursuivis et achevés à coups de bâton. Les gendarmes dépassés tentent de protéger les 50 italiens restant mais arrivés en ville ils sont encerclés par 600 hommes déchaînés. Le Préfet et le Procureur essaient de les faire réfugier chez un particulier qui refuse d’ouvrir ses grilles et pour mettre fin à cet horrible massacre, ils les font replier dans la Tour de Constance où les 40 italiens restent saufs. Tout l’après-midi une chasse à l’italien est lancée et les retrouvés sont supprimés. Le soir un détachement d’artilleurs arrivent à Aigues-Mortes pour délivrer les derniers italiens réfugiés dans la boulangerie et la Tour et les acheminer vers la gare.
Le lendemain, le Maire affiche une étrange proclamation excusant les auteurs du massacre, mais suite aux réactions de la presse internationale, il est contraint par le gouvernement de démissionner.
Les chiffres officiels révèlent 7 morts et 50 blessés mais le chiffre réel est 17 morts et 150 blessés. Pendant les mois qui précèdent les faits tragiques, les appels des syndicats italiens et français destinés à rétablir les causes unitaires et sociales d’une solidarité n’ont aucun effet.
1898 – 17 août : NAISSANCE DU VELO-SPORT SEYNOIS – Ce n’est qu’avec la naissance du Vélo-sport seynois que le cyclisme compétitif de la ville prend son envol. Les statuts (25 articles ), déposés à la Mairie puis à la Sous-Préfecture, l’autorisation est accordée le 17 août 1898. Le Petit Var n’annoncera sa création que le 10 septembre. Le président est alors chaudronnier, assisté par un employé et un étudiant en pharmacie. Le 24 septembre, le club annoncera des courses locales et nationales, ce qui démontre beaucoup d’ambition (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
1905 – 17 août : RENCONTRE ENTRE FRANÇOIS-JOSEPH, EMPEREUR D’AUTRICHE, GUILLAUME II, EMPEREUR D’ALLEMAGNE, ET EDOUARD VII, ROI D’ANGLETERRE – Le Figaro annonce le 17 août 1905 que la veille, 16 août, s’est déroulée en Autriche une rencontre au sommet entre François-Joseph, empereur d’Autriche, Guillaume II, empereur d’Allemagne, et Edouard VII, roi d’Angleterre (Le Figaro du 17 août 1905).
1907 – 17 août : Guy Roberty [botaniste et explorateur] naît à Marseille.
1909 – 17 août : CONGO BELGE – Le Figaro annonce le 17 août 1909 que le prince Albert de Belgique est revenu le 16 d’un voyage de plus de 4 000 km au Congo (Le Figaro du 17 août 1909).
1910 – 17 août : TYPHON AU JAPON : 800 MORTS – Le Figaro annonce le 17 août 1910 qu’un typhon a ravagé la veille des villes entières au Japon. Bilan : 800 morts et 400 000 logements détruits (Le Figaro du 17 août 1910).
1913 – 17 août : PREMIÈRES CHAÎNES DE MONTAGE D’AUTOMOBILES – Le Figaro informe ses lecteurs que les premières chaînes de montage d’automobiles sont apparues aux usines Ford des Etats-Unis (Le Figaro du 17 août 1913).
–1914 – 16 août : La TURQUIE ET L’AFFAIRE DU “GOEBEN” ET DU “BRESLAU” – Le 16 août 1914, le Goeben et le Breslau hissaient officiellement le pavillon turc. Au-dessus de leur uniforme allemand, officiers et marins coiffaient le fez tandis que l’amiral Souchon était nommé par le Sultan Mohammed, commandant en chef des forces navales ottomanes, que l’on rassembla autour du Goeben en mer de Marmara, dans le golfe d’Ismid. Le contraste se révéla frappant entre le moderne croiseur de bataille allemand et les vieilles unités composant la flotte ottomane : deux cuirassés ex-allemands, type Barbarossa de 1891, déplaçant 10 000 t et armés de 6 pièces de 280; plus vieux encore (1874), le cuirassé de 9 000 t Messudieh, tout juste susceptible, avec ses 2 pièces de 230, de servir de batterie flottante dans les Détroits. Quelques croiseurs légers, la plupart très anciens, et une douzaine de torpilleurs complétaient le maigre « apport naval » de la Turquie (Paul Chack, Jean-Jacques Antier, tome 2, 1970, p. 75).

Sanary – ballet d’entraînement des Canadairs (cl. H. Ribot)
1917 – août : CENTRE D’AVIATION DE SAINT-MANDRIER : un détachement de troupes noires arrive dans la section pour être affecté au centre d’aviation de la presqu’île. Depuis son fonctionnement le centre était commandé par le lieutenant de vaisseau Fradin officier aviateur. Nommé en Grèce le 11 août 1917 il sera remplacé par le lieutenant de vaisseau Fournie: provenant de Dunkerque (Gisèle Argensse, 1989, p. 166).
1921 – 17 août : UN ROI POUR LA YOUGOSLAVIE – Le Figaro informe ses lecteurs qu’Alexandre 1er Karagoeorgevitch est devenu roi de Yougoslavie à 32 ans. Il succède à son père Pierre 1er (Le Figaro du 17 août 1921).
1924 – 17 août : CONFÉRENCE DE LONDRES – A la conférence de Londres, la France et la Belgique acceptent de retirer leurs troupes de la Ruhr.
1936 – 17 août : JEUX OLYMPIQUES DE BERLIN – Les Jeux Olympiques de Berlin sont terminés ; ils marquent le triomphe de l’Allemagne qui a remporté 30 médailles d’or.
1939 – 17 août : ATTENTATS EN PALESTINE – Tandis que la presse allemande intensifie sa campagne contre la Pologne, en Palestine, on annonce que de nouveaux attentats ont été commis par l’Organisation militaire nationale » (Irgoun). Cette organisation armée sioniste est née huit ans plus tôt en Palestine mandataire des suites d’une scission de la Haganah. De la fin 1935 à 1939, les Arabes palestiniens sont en révolte contre la puissance mandataire britannique et l’implantation sioniste (la population juive est passée de 80 000 en 1918 à 175 000 en 1931 et 400 000 en 1936). Plusieurs centaines de Juifs seront tués au cours de la période.
1940 – 17 août : LA BATAILLE AÉRIENNE ANGLO-ALLEMANDE SE DÉVELOPPE AVEC UNE VIOLENCE EXTRÊME, titre à la Une le Figaro du samedi 17 août 1940 : “Bombardement massif des usines, des ports et des aérodromes de la région de Londres. La journée du 15 août a été marquée par les plus violents combats aériens de la guerre et aussi par les plus lourdes pertes. En voici le bilan, tel qu’on peut l’établir d’après les nombreuses dépêches publiées depuis avant- hier soir : Berlin annonce : 143 avions anglais abattus. 32 avions allemands perdus. Londres annonce : 144 avions allemands abattus. 27 avions anglais perdus.
“Pour la semaine du 8 au 15, le D.N.B. publie : 505 avions anglais abattus. 129 avions allemands perdus. 287 avions auraient été abattus en une seule journée.
“Pour la semaine du 8 au 15 août le D.N.B. compte 634 appareils abattus.
“Précédées de formations de chasse, les escadres de bombardement allemandes se sont attaquées, pour la première fois, hier soir, à la région de Londres. Selon les informations transmises par le D.N.B. et la radio de Berlin, deux groupes de Mes- serschmitt ont réussi à forcer les barrages britanniques. Les objectifs ont pu être repérés et atteints par l’aviation lourde.
“Des deux côtés de la Tamise de grands incendies se sont déclarés. Un voile noir de fumée s’est étendu sur les quartiers de East-end. Dans le port de Londres, des dégâts importants ont été provoqués. La plupart des aérodromes proches de la capitale anglaise ont été attaqués. « Partout on constate des incendies, des entonnoirs, des détonations formidables, d’immenses colonnes de feu. Une grande usine d’électricité a été particulièrement visée près d’Enfield ainsi que des fabriques d’armes et des poudreries. D’ailleurs, dans le message publié à 18 h 30 et dans lequel l’action entreprise était annoncée, le D.N.B. déclarait : «Tous les centres d’une importance vitale pour la conduite de la guerre recevront des bombes.»
1944 – 17 août :
1. CRIME CONTRE L’HUMANITE : Alors que le 17 août 1944, le dernier convoi de déportés quitte Drançy pour l’Allemagne, le consul de Suède Raoul Nordling obtient la libération de 4 000 prisonniers.
2. A Paris, réunion du dernier conseil des ministres présidé par Pierre Laval, avant son départ pour Belfort. Seuls quatre ministres sont présents, les autres ont pris la fuite.
3. OPERATION « OVERLORD » : Sur le front de Normandie, Falaise, Saint-Calais, Dreux et Chartres sont libérés. A Marseille, le Parti communiste lance l’ordre de grève générale. A Saint-Malo, au début de l’après-midi, le troisième assaut de la citadelle est imminent. Américains et volontaires approchent de la ligne anti-char. Un bombardement intense est suivi d’un épais nuage qui se dissipe tandis qu’un drapeau blanc apparaît sur le fort. Le bombardement cesse en attendant la fin des négociations. « Le colonel est décidé à se rendre ! » Après les pourparlers, l’ordre de reddition est donné dans toute la citadelle. Les avions changent alors d’objectif et se dirigent sur l’île de Sézembre qui se rendra beaucoup plus tard, le 2 septembre. Le groupe des prisonniers ne c esse de grandir. Avec le colonel Aulock, il y a le commandant de la Kriegsmarine et tous les officiers. Le délire des Servannais est à son comble (R. Fouque, La Cité, bastion de la forteresse de Saint-Malo, 1945).
4. OPERATION « ANVIL » :
SITUATION SEYNOISE – Le 16 août 1944, à La Seyne le courant est coupé à 9 h 30. Les Allemands se réfugient au fort Napoléon. A 17 heures formation de bombardiers sur le Cap Brun (La Garonne). Plus de pain depuis samedi. Mitraillage en piqué des trains et voitures par des avions américains. Déplacement du croiseur « La Galissonnière » pour le mettre à couple du croiseur de bataille « Strasbourg » dans la baie du Lazaret.
Canonnade au large de Sanary et Bandol, on pense à un débarquement, le 16 août 1944 vers le milieu de la nuit : « Au milieu de la nuit, violente canonnade de canons de marine. On entend le tocsin qui sonnait à Bandol : Alerte, Débarquement ! pendant une heure on pense à un débarquement à Bandol. Puis tout s’estompe et on va se recoucher. On supposera par la suite que c’est la marine anglaise qui a bombardé les batteries côtières installées prés de Bandol. Le reste de la nuit est calme. »
En Provence, le débarquement est terminé ; les plages seront fermées le 25/09/44 : 190 565 hommes, 41534 véhicules, 210 205 t. de matériel et approvisionnement).
A deux heures du matin, des coups de canons retentissent au loin. Peut-être des tirs de pièces de marine ? Les coups s’accélèrent. Est-ce enfin le débarquement ? Le maire de Sanary fait ouvrir les magasins où il reste encore un peu de vivres et les fait distribuer à la population. Des témoins notent, pour Sanary : « journée calme peu de bruit, quelques bombardements en piqué et 1’après-midi des quantités de grosses explosions : c’était le chantier de la Seyne et l’Arsenal qui sautaient. Monsieur CHEVALIER rentre le soir on le voit soucieux et abattu. On pense cependant qu’il faut s’estimer heureux car il n’y a eu aucune perte de vie humaine. » Et pour Six-Fours « Dans la nuit nous sommes réveillés par des explosions d’obus, les premiers tombent au Verger. Nous partons vite à la tranchée et nous assistons au pilonnage du fort par un torpilleur situé au large. On entend passer des avions toute la nuit».
C’est le 10e bombardement de Toulon (arsenal et rade). Les forts autour de Toulon sont pris à partie tout au long de l’après-midi par des chasseurs-bombardiers qui lancent aussi de grosses grenades explosant à quelques mètres du sol. Les batteries ripostent pendant trois à quatre minutes. Dans la matinée six Allemands se rendent sans arme, puis deux autres déserteurs armés. A 11 h 30, les premières explosions se font entendre dans les secteurs ouest et est de l’arsenal. Les installations portuaires sautent alors que Toulon est bombardé à nouveau dans l’après-midi. Des explosions se succèdent depuis 15 heures, par rafales de six à dix. Puisant dans les réserves de bombes de la Pyrotechnie et de l’arsenal du Mourillon, les troupes de la garnison entreprennent de faire sauter les installations du port. (Gaujac P. donne à partir de 15 h le 17 août, G. Blond donne le mercredi 16 pour ces destructions. Le témoignage de Me Granet confirme le 17. Saibène fait débuter les premières destructions à 11 h 30 le 17.).
LA DESTRUCTION DES CHANTIERS : Vers 13 heures, explosions aux F.C.M. dont la destruction par les Allemands commence (197 mines posées qui détruisent des quais et les grues Atlas et Hercule. La même opération se déroule à l’arsenal de Toulon: grues détruites aux explosifs qui basculent, quais minés, explosions détruisant les voies ferrées, incendies dans les magasins place de la Lune. l’Hôtel de ville s’écroule. A Toulon, des explosions se succèdent depuis 15 heures, par rafales de six à dix. Puisant dans les réserves de bombes de la Pyrotechnie et de l’arsenal du Mourillon, les troupes de la garnison entreprennent de faire sauter les installations du port. L’eau est maintenant coupée en ville (Gaujac P. donne à partir de 15 h le 17 août, G. Blond donne le mercredi 16 pour ces destructions. Le témoignage de Me Granet confirme le 17. Saibène fait débuter les premières destructions à 11 h 30 le 17). Ce que les bombardements des alliés n’avaient pu faire, les Allemands allaient le réaliser en quelques heures à La Seyne avec une parfaite précision par la pose de 197 mines puissantes dont les explosions ruinèrent la construction navale pour longtemps. L’ennemi s’était préparé à l’éventualité de cette opération dévastatrice. Et il avait trouvé pour sa réussite la complicité de quelques éléments odieux parmi le personnel des chantiers : des gens qu’on peut qualifier sans crainte de mouchards et de traîtres à leur patrie. Quelles meilleures preuves que ces correspondances échangées entre des responsables de haut niveau de l’entreprise avec les autorités régionales allemandes quelques jours seulement avant l’exécution du plan de destruction et dont la trace existe dans les archives locales. Il n’y eut pas ce jour-là de pertes en vies humaines. Pour l’ennemi, l’objectif à atteindre c’étaient surtout les destructions matérielles de manière à rendre impossible, ultérieurement le ravitaillement des armées de la libération. Les services allemands du génie militaire connaissaient parfaitement leur travail. Rien ne fut négligé pour obtenir l’effet maximum. Toutes les installations portuaires : quais, engins de levage, ateliers,… volèrent en éclats sous l’effet des explosions violentes des fourneaux de mine disposés tous les 25 mètres le long des quais. Ceux des chantiers d’abord, du côté de la rade, mais aussi ceux du port de la ville. Le pont-levis également avait été miné. Les documents photographiques attestent des conséquences catastrophiques sur la basse ville, épargnée lors des bombardements précédents. Le bord du quai transformé en un rivage dentelé, était maintenant inaccessible aux navires, même de faible tonnage. Des dizaines de petits bateaux volèrent en éclats et offraient aux regards un spectacle de désolation. Les maisons du port rendues inhabitables allaient ajouter au pourcentage de sinistres déjà énorme depuis le 29 Avril. Une statistique ultérieure de la direction des chantiers nous donne 69 000 m2 détruits sur 71 000 m2. Les grues mobiles appelées familièrement Titans et qui d’ordinaire roulaient gaiement sur leurs rails, gisaient sur le sol en amas de ferraille tordues. La centrale électrique, le transformateur, la station de gaz comprimé, minés en priorité étaient pulvérisés. Dans l’atelier des turbines particulièrement éprouvé, les tours, les machines-outils, les installations électriques, enchevêtrés dans les amas de décombres, étaient hors d’usage. La situation des autres ateliers n’était guère meilleure. La grande cale si solidement construite se trouva lézardée, une explosion ayant creusé à ses pieds un entonnoir gigantesque (Marius Autran, tome 2, 1988).
Le torpilleur Foudroyant est remorqué puis sabordé par les Allemands au milieu de la grande passe (VULLIEZ A., 1975. ANTIER J.-J., 2000, tome I, p. 1254).

LA DESTRUCTION DES CHANTIERS : Nous sommes aux derniers jours de l’occupation. Pour les Allemands la fin est proche. Le directeur allemand des F.C.M vient de se suicider à l’annonce de la mort de sa famille dans une ville qui venait de subir un terrible bombardement allié. Mais jusqu’au bout, ils exécutèrent leur plan de destruction et de ruine. Il est environ 17 heures. Je me trouvais dans un bureau de l’école Curie. Le directeur français des chantiers : le résistant entre. Il m’informe que les troupes allemandes sont en train de miner les titans, le pont transbordeur, les grosses machines à la mécanique et autres ateliers. Nous discutons sur l’importance des soldats allemands dans le chantier. Hélas, les moyens de liaison, le ou les artificiers manquent. De plus, nous n’avons pas les forces en hommes et armes nécessaires pour affronter l’ennemi et couvrir une éventuelle protection d’une équipe de déminage. Et le délai imparti est court, trop court. Les mines exploseront le lendemain. Malgré toutes nos recherches et nos efforts, nous sommes au regret de constater qu’on n’y pourra rien. Et c’est ainsi qu’à quelques jours de leur départ, les troupes allemandes fortement armées et énormément présentes vont accomplir leur œuvre de mort. Les chantiers sont détruits, mais aussi tout le quai du port de La Seyne (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance. »
“Vers 13h, la destruction programmée des FCM est entamée. Le premier engin de levage que nous verrons tomber est une grue de 4/8 Ts, dite de série, griffée en tête de la cale 1. Son contre-poids poids traverse la toiture de l’Atelier soudure qu’il entraîne dans sa chute, pendant que le fût se tord comme un jouet de plomb.
“Les déflagrations se succèdent à un rythme régulier, les quais, les Ateliers, la Direction, les Cales…
“Les deux mâtures Atlas et Hercule reposent au fond de l’eau, leurs flèches émergent des flots tel le bras d’un noyé, quémandant une main secourable.
“Entre temps, nous avons été rejoints par une poignée de jeunes gens, dont les opinions et les exclamations formulées à haute voix semblent agacer les deux personnalités, spectateurs fascinés par l’ampleur du désastre.
“Vu de cette altitude, l’entreprise de démolition ressemble à un film noir, mû par des acteurs invisibles, d’où le son a été banni, à part la détonation de l’explosif meurtrier. Comment empêcher ces jeunes seynois, qui voient disparaître la raison de leur gagne-pain, d’émettre les sentiments qui agitent leur cœur, alors que le souffle de la libération vient caresser leur visage. Les bruits de la bataille de Toulon, qui nous parviennent par bribes, augmentent leur impatience.
“Monsieur Chevalier, certainement importuné ou estimant en avoir assez vu, se lève et s’éloigne, une serviette en bout de bras, suivi par Michelis, sans un mot ni un regard pour l’entourage, aussi peiné que lui, pendant que les quais du Port de La Seyne et son Hôtel de Ville s’écroulent, victimes des vandales nazis.
“Cette accumulation de décombres alimente les discussions, la question reste posée, qu’allons-nous devenir une fois libérés… ? Tous ces garçons qui nous ont rejoints depuis quelques jours, sont ouvriers ou employés des chantiers ou ont au moins un membre de leur famille qui vit des F.C.M. Le soir venu, tout est consommé, il n’y a plus rien à démolir et pourtant, chose curieuse, la seule masse qui persiste à pointer sa stature de ferraille vers le ciel… ! Le pont- levis, toujours debout, comme un défi à l’ennemi, nous pensons à un ratage, ce n’est pas une exception et les Allemands ont encore du temps pour rectifier le tir et le faire sauter. A moins que… ? (Fred Marras, 1939 – 1945 Dans la tourmente de la ville)
«Vers 18 heures bombardements par des avions alliés sur le Cap Brun et La Garonne. Au Lazaret, les navires Strasbourg, La Galissonnière et le Commandant Teste, qui ne sont pas sabordés sont, pour le moment, épargnés. L’eau est maintenant coupée à Toulon.
En fin d’après-midi, un orage sec contourne le Coudon et vient éclater sur les îles d’Hyères. Le contre-amiral allemand Scheuerien rallie Aix-en-Provence à midi afin de prendre le commandement des côtes méridionales. Les consignes passées, l’amiral Ruhfus peut rejoindre dans la nuit son P.C. de Baudouvin et assumer ses fonctions de commandant naval sur la côte provençale.
RESPONSABLES DES SYNDICATS CGT DE LA CONSTRUCTION NAVALE MÉDITERRANÉENNE – 1943 – 1944 ET CE QU’ILS SONT DEVENUS : MARSEILLE Raoul COTTIER-COMBES, EXBRAYAT. AIX BOMBES probablement décédé. PORT DE BOUC RIEUBON Maire honoraire de Port de Bouc, José NUNEZ, CAPARROS. LA CIOTAT Joseph CARMAGNOLE (KIKI) Longtemps maire socialiste de La Ciotat, aujourd’hui responsable des Retraités CGT des métaux, Henri TOURNOUR probablement décédé, Lucien REVEST, Denis RICCI, Antoine TROTOBAS. LA SEYNE Marius TRAVERSA décédé en 1948 à Toulon, Henri GARNIER décédé en 1987 à La Ciotat, BLANCHENOIX décédé en 1988 à La Seyne, CHAMAND décédé en 1944 à La Seyne, André GUILBAUD décédé à Toulon, Jules SEUZARET retraité, retiré à Marseille, Louis PUCCINI retraité à La Seyne, Paulin BLANCHON licencié des F.C.M en 1947, fondateur de la Mutuelle Varoise à La Seyne (avec DUFFAU), décédé en 1989, Louis MICHEL retraité des F.C.M, membre de l’ANACR, décédé à Ollioules en 1988, “Lilou” DIANA retiré près de HYERES après une carrière aux Autobus Étoile, décédé en 1988 (Capitaine F.T.P.F homologué), Lucien PICHAUD Lieutenant FFI en 1944, perdu de vue. AUTRES MILITANTS A QUI DEMANDER DES TÉMOIGNAGES : Antoine NAVARRO, Adolphe VERDAGNE, Marius AUTRAN, Paul BARDIN, Fernande BARDIN, Diégo FERNANDEZ, Josette VINCENT, DEROVERE, Charles LE HIR employé des F.C.M dont j’ignore la responsabilité de l’époque, Paul VICAL secrétaire de de l’ULCGT de La Seyne jusqu’en 1947, puis responsable des Mutilés du travail à La Bourse du Travail de Toulon. LE PREMIER SEYNOIS ENTRÉ A LA SEYNE DANS LES F.F.I. : Auguste ARESU ancien receveur des “Autobus Etoile” de 1935 à 1939 ; parti à Mers el-Kebir en 1940, premier tankiste arrivé à la Bourse du Travail le 25 Août 1944 ; aujourd’hui retiré à Salernes (ami de Jean PASSAGLIA).).
5. EN MARGE DE L’OPERATION ANVIL – Le 17 août, (…) à 7 heures, « Le Fantasque » et « Le Terrible » quittent le port d’Alger. Dès la sortie de la baie, les évolutions commencent. Les bâtiments (sont) lancés à 33 nœuds (lorsque) soudain, le Terrible, en route parallèle à tribord de son chef de division, reçoit l’ordre de venir en ligne de gisement bâbord. Il commence à virer, mais sa barre se coince et, lancé à pleine vitesse, incapable d’abattre davantage, il fonce droit sur le Fantasque qui (évite) de peu l’abordage (tandis que( le Terrible passe à frôler l’arrière de son chef de division. Enchantés, ne se doutant de rien, les reporters campés sur la plage arrière de celui-ci prennent des photographies.
Vers midi, les gars de la D.C.A. offrent aux visiteurs insatiables un magnifique tir sur manche remorquée par un avion.
A 14 heures, la division arrive au polygone de Djidjelli. Tandis que ses hôtes complètent leurs pellicules dans l’enthousiasme, le Terrible ouvre, à son tour, le feu contre la terre.
A 19 h 30, les bâtiments mouillent en rade de Philippeville et débarquent les reporters et leur précieux matériel.
La nuit descend peu à peu sur le magnifique décor de montagnes, d’où tombe une agréable fraîcheur. Seuls, les fanaux discrets des timoniers échangeant de mystérieuses conversations, trouent par moment l’obscurité étoilée (Paul Carre, Les lévriers de la mer)
6. OPERATION « ANVIL » : SITUATION TENDUE A LA SEYNE : « A La Seyne, vers le 17 ou 18 août, cela faillit tourner au drame. Les Allemands étaient informés de notre présence tapageuse. Du Fort du Peyras, juste en face, ils nous avaient repérés et pris pour cible. Une violente canonnade nous surprit ; les obus sifflèrent au-dessus de nos têtes ; le bois du “chinois” au quartier Gavet fut la proie des flammes ; pendant que les pompiers étaient à pied d’œuvre pour éteindre l’incendie, nous partîmes à pied et en vitesse, en emportant le matériel de guerre. Désormais, il y eut deux centres de rassemblement : à La Dominante – ancienne résidence de la Kommandatur et à l’école Curie, sans parler du poste de police devenu le lieu de renseignements et de liaisons avec les forces françaises du débarquement installées à OLLIOULES. Les opérations de coups de mains continuaient. Je me souviens d’un détail pittoresque : un jour nous aperçûmes, surgi du chemin de Bastian, un groupe de 9 à 10 soldats allemands dirigés par un civil. Par prudence, on les laissa approcher, cachés dans un bois tout proche, afin de tirer à coup sûr. Cette prudence évita un dénouement tragique : les “soldats allemands” étaient en réalité des polonais enrôlés de force dans l’armée allemande et le civil n’était autre que KLIMOFF, un Français d’origine russe. Ce dernier était en contact avec eux depuis quelques temps et les avaient aidés et convaincus de déserter avec armes et bagages. Au lieu des coups de feu, ce fut l’accolade fraternelle. A La Dominante, sous la direction d’E. CORIGLIANO était rassemblée une équipe de jeunes. La plupart ouvriers des chantiers, beaucoup originaires des Mouissèques. Là étaient détenus quelques “personnages” déchus dont il nous est interdit de donner des noms. Il y eut hélas, quelques excès, fruit des FFI de la dernière heure. Quelques jeunes filles furent tondues par des écervelés qui voyaient dans ce geste le rachat de leur lâcheté passée. Ils furent d’ailleurs rapidement isolés et écartés. Mais il y avait aussi de vraies “têtes brûlées” qui n’ont jamais hésité devant des coups de mains dangereux » (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
1945 – 17 août : Droit de vote des militaires de carrière en France (Jean Mayet, 36 jours).
1946 – 17 août : EMEUTES MUSULMANES AUX INDES – Aux Indes, des émeutes musulmanes éclatent en faveur d’un Pakistan indépendant (Le Figaro du 17 août 1946).
1950 – 17 août : TUNISIE – En Tunisie, constitution d’un ministère Chenik soutenu par le Neo Destour. Le processus d’évolution vers l’autonomie interne est engagé (Le Figaro du 17 août 1950).
1953 – 17 août :
1. GREVES – Le gouvernement menace les grévistes dont certains sont condamnés. Des forces de police considérables sont rassemblées à Paris (Le Figaro du 17 août 1953).
2. SAUVEGARDE DU PATRIMOINE COMMUN – Le maire de Saint-Mandrier rappelle aux estivants «…que les plages de Marégau, de la Coudoulière et de Cavalas ne sont pas surveillées ; qu’il convient d’enfouir papiers gras et détritus à la fin des pique-nique ; qu’il est interdit de faire du feu à proximité de la forêt ; qu’il faut prendre des précautions utiles pour sauvegarder le patrimoine commun » (République de Toulon et du Var du lundi 17 août 1953).
1955 – 17 août : Mort du peintre Fernand Léger (cf. Jean Mayet).
1960 – 17 août : PROCES D’UN PILOTE US A MOSCOU – Début du procès du pilote étasunien dont l’avion a été abattu le 1er mai au-dessus de l’URSS. Le 19, la cour rend son verdict : condamnation du pilote à 15 ans de réclusion (Le Figaro du 17 août 1960).
1967 – 17 août : « VIVE LE QUEBEC LIBRE » – En écrivant « l’exercice solitaire du pouvoir » Valéry Giscard d’Estaing critique l’attitude du président de Gaulle au Québec (Le Figaro du 17 août 1967).
1972 – 17 août : TRANSPORT DE RADE MORGANE – Le transport de rade Morgane est admis au service actif et affecté à la direction du port de Toulon. Armé par du personnel sédentaire appartenant au corps des marins des ports, il effectue inlassablement ses rotations de permissionnaires entre les appontements toulonnais du quai Stalingrad et la presqu’île de Saint-Mandrier.
1974 – 17 août : RECONCILIATION ENTRE LA LYBIE ET L’EGYPTE – La rencontre à Alexandrie des chefs d’Etat libyen et égyptien scelle la réconciliation des deux pays (Le Figaro du 17 août 1974).
1980 – 17 août : ELIMINATION DE TOUTE DISCRIMINATION ENTRE LES SEXES – A la conférence mondiale de Copenhague sur la femme, cinquante et un pays signent une convention pour l’élimination de toute discrimination entre les sexes (Le Figaro du 17 août 1980).
1993 – 17 août :
1. COLLISION ENTRE UN PETROLIER ET LE SOUS-MARIN Rubis(SNA type Améthyste/ Rubis) Au large de Toulon Collision à l’immersion périscopique du “Rubis” avec le pétrolier “Lyria” Dégâts sur l’étrave.
2. Début de pollution par le pétrole à Fos.
1996 – 17 août : PREMIERE COSMONAUTE FRANÇAISE – Claudie André-Deshays devient la première Française cosmonaute à bord de la station russe Mir (cf. Jean Mayet).
2020 – 17 août : METEO SANARYENNE : La journée ensoleillée (indice UV 8) avec un léger vent d’ouest tournant au nord-ouest dans la soirée et des températures largement supportables : 22° à 8h et la nuit prochaine, 28° maximum sous abri mais avec un ressenti de 35°.
2023 – 17 août : EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 73e livraison : « Promenade avec le chemin de fer de Marseille à Toulon, par Adolphe Meyer, 1859).

SAINT-NAZAIRE.
De la station de Bandol à Saint-Nazaire on compte près de 3 kilomètres. La route suit le torrent ou la rivière,— chez nous ces mots sont trop souvent synonymes ■ qu’on nomme la Rèpe , nom commun à plusieurs cours d’eau dans les environs. Ce terme générique est unee corruption latine de Ripa. La Rèpe coule en hiver entre deux rives bordées de champs cultivés ; çà et là croissent l’arundo donax, le tremble, le saule, le peuplier ; mais au mois de juin , nous n’avons vu dans ce lit desséché que des cailloux blanchis par les feux du soleil. Les versants du vallon au fond duquel coule cette Rèpe, sont formés des deux côtés par les pentes de petites collines, souvent boisées, dont le caractère n’a rien de bien accusé. Aux approches de la mer les croupes s’abaissent, et par je ne sais quelle restitution des champs d’alentour, la rivière retrouve un peu d’eau. Sur la droite de la route se montre aussi une espèce de marais exigu où se balancent les panaches de soe violette qui terminent les petits roseaux phragmites. Bientôt on outre à Saint–Nazaire, nommée en provençal Sanary,
La ville n’est pas d’origine bien ancienne. Comme La Ciotat a dû son histoire à Ceyreste, comme Bandol est venu deLa Cadière , comme La Seyne est descendue de Six-Fours, Saint–Nazaireest sorti d’Ollioules. Les mêmes causesont produit les mêmes effets ; les populations anciennement refoulées dans les terres par les incursions despirates barbares, sont, avec la paix, redescendues sur le littoral. La vitalité inhérente aux sociétés modernes les a fait entrer dans la grande loi qui régit notre âge : letravail libre et l’extension des besoins. Toute vie, tout succès, tout accroissement, n’existent pour les agglomérations d’hommes, qu’à la condition, pour ces agglomérations, de devenir des points entremetteurs d’échange, ou des foyers de production assez puissants pour dépasser un grand nombre de fois les besoins locaux. Avant l’industrie et mieux qu’elle ne le fera jamais , le commerce a été le véritable générateur d’une multitude de communautés dont plusieurs brillent aujourd’hui sur cette côte favorisée, où les ports abondent, sûrs, commodes , diversement situés d’ouverture, comme pour répondre aux différents besoins de la navigation. Bien des villages, bien des petites villes s’y sont élevés depuis deux ou trois cents ans, tous riches d’avenir et jouissant aujourd’hui même d’une prospérité légitimement acquise. Par une conséquence fatale attachée à la position inverse, les villes seulement agricoles , quand elles n’ont pas dépéri tout à fait, sont demeurées stationnaires dans leur développement.
(à suivre)
MARSEILLE – 273e livraison :

(Baldus 1859, la gare Saint-Charles)
LE TERROIR MARSEILLAIS
(Suite) –vers 188-189 av. J.-C. : [Strabon, Géographie, IV, I, 8, C 188-189, cité par L. Lerat, p. 212 :]
Marius fit don (des Fossae Marianae) aux Marseillais. Ils en tirèrent une grande richesse en percevant des péages sur ceux qui remontaient ou descendaient le canal. Pourtant, l’accès en demeura difficile à cause de la violence du courant, du comblement alluvial, de la médiocre élévation du terrain, qui fait que par mauvais temps on ne l’aperçoit pas, même de près. Aussi les Marseillais ont élevé des tours-signaux dans leur désir de s’assurer par tous les moyens la propriété du pays. Ils ont fait jusqu’à cet endroit un sanctuaire d’Artémis d’Ephèse en lui affectant un point où les bouches du Rhône forment une île.
HR : Note – Ces tours-signaux sont à l’origine d’une confusion faite par les érudits d’époque moderne qui virent dans la plupart des tours de vigie médiévales (farots) les restes des tours élevées par les Phocéens, confusion doublée par le fait qu’elle se conjuguait avec l’homonymie Phocée / Fos (nom de l’une des familles seigneuriales de la région). C’est le cas à Saint-Mandrier avec la tour des Phocéens.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

« Après décompte des votes, dit le président d’un conseil d’administration, le projet soumis est adopté par huit « oui », six « non » francs et massifs et un « mille fois non » qui, n’en déplaise à son auteur, ne sera totalisé que pour une opinion négative. »
Il est 7 heures ! je vous souhaite un bon jeudi, et vous donne rendez-vous demain pour notre 39578e rendez-vous journalier.

Le pont flavien à Saint-Chamas (18 août 2018, cliché H. Ribot).
Laisser un commentaire