ÉPHÉMÉRIDES DU 13 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 13 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3952)

Bonjour à tous et toutes.

Je suis désolé d’avoir à transmettre le texte de mes éphémérides de ce jour, mais je n’arrivais pas à obtenir la liaison avec Internet. Comme celle-ci semble provisoirement rétablie, j’en profite pour glisser sur les ondes ma copie quotidienne.

ILLUSTRATION

La chapelle de Mar Vivo (La Seyne) en 1900).

BONNE FÊTE AUX

4500 HIPPOLYTE de France dont le nom signifie en grec « celui qui délie les chevaux ». Saint Hippolyte, quant à lui, était un théologien qui mourut martyr à Rome en 235.

DICTON

 « C’est vers la saint Hippolyte que le raisin change au plus vite. »

C’est le jour que le calendrier républicain dédie généralement au MYRTE qui entre dans la composition de diverses liqueurs et qui sert à aromatiser le gibier et les plantes grasses.

Le vendredi 13. Pour certains, il porte malheur. Pour d’autres, c’est l’occasion de tenter sa chance, notamment aux jeux d’argent. La Française des jeux l’a bien compris puisqu’elle propose systématiquement des super cagnottes à cette date, et ce, depuis sa création. De quoi tripler le nombre de participants à ces tirages, sans que l’on sache si les joueurs supplémentaires sont attirés par la perspective d’un gain plus important (plus de mises en raison d’un afflux de joueurs) ou par la superstition elle-même (le 13 porterait chance). Quelles sont les origines de cette superstition ? Si elles ne sont pas parfaitement établies, il existe cependant quelques pistes. Une sorte de mélange entre les croyances concernant le jour de la semaine lui-même – le vendredi – et celles associées au nombre 13.

Le vendredi est d’abord un jour symbolique dans toutes les grandes religions. Outre la symbolique liée à la Cène, des historiens pointent une croyance rurale païenne autour de 13 cycles lunaires entre la « mort » de la nature en hiver et sa « renaissance » au printemps. Une symbolique par ailleurs très proche de le 13e arcane du tarot de Marseille, représentant la Mort avec sa faux, interprétée comme la fin d’un cycle, mais aussi comme l’amorce d’un renouveau. Quant aux Grecs et aux Romains, pour eux, le 13 est le nombre qui, par son unité de trop, vient rompre l’harmonie que le nombre 12 est censé représenter. Ainsi, les deux mythologies lui attribuent un effet délétère. Sauf que, chez les Romains, le vendredi, jour de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté, a au contraire une connotation très positive.

LE MOT DU JOUR

Il est de la Belle Otero (1868-1965) qui, diva adorée, se lia avec Colette dont elle parlait avec émerveillement : « La fortune vient en dormant, mais pas en dormant seule ».

EPHEMERIDES

587 – 13 août : Sainte Radegonde, reine de France, morte le 13 août 587, figure seulement dans le dernier des calendriers victorins où elle est fêtée le 12 août. On ne sait pour quelles raisons elle y fut introduite (Vies des Saints, t. VIII, 1950, p. 227-234.

1128 – 13 août : HOMMAGE-LIGE DE HUGUES-GEOFROI, VICOMTE DE MARSEILLE, A L’EVEQUE RAIMOND – Selon l’acte n°142 de Gallia Novissima, le 13 août 1128 : Hommage-lige de Hugues-Geofroi, vicomte de Marseille, à l’évêque Raimond.] Pourcieux. Accords passés entre Raimond, évêque de Marseille, et Raimond Geofroi 1er , fils de Douceline (mort avant 1157) et mari de Ponce. Raimond Geofroi remet à l’évêque tout ce que son père, [le vicomte Hugues Geofroi,] avait donné à Orves ; il lui rend l’hommage el jure fidélité. L’évêque s’engage à lui donner chaque année deux faucons.

videlicet de castro quod Aurenegos vocatur, et de porcis nominatim, et de hosîciis, de conuetudine, de repimis, de questionibus … Et omnia alia que ipse capiebat in castro quod Arronegos nominatur, et in ejus territorio, porcos, et hospicia, rapinas, questiones, consuetudines, quas in supradicto castro et in honore sancte Marie faciebat, … (Gallia Chr. Nov., n°142, p. 65.0).

Cette charte est confirmée à Pourcieux par le même Raimond Geofroi, sa mère et sa femme, le 13 août (acte 224 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. La Major de Marseille, n° I. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 452. b. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 142)..

1151 – 10 janvier : Acte n°  238, Raymon Geofroi remet à l’évêque tout ce que son père (le vicomte Hugues-Geofroi) avait donné à Orvès (de Gérin-Ricard, Acte n° 224. La Major de Marseille, n°1. a. Belsunce, L’Antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 452; b. Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille n°142; IND.: Albanès et Chevalier, Gallia.. Marseille). [de Gérin-Ricard 1926: Marseille 1128, Pourcieux 13 août 1128. Accords passés entre Raymond, évêque de Marseille, et Raymond Geofroi 1er (mort avant 1157), fils de Douceline (suivant Ruffi, Généalogie des vicomtes de Marseille, elle était fille de Geofroi Albaron, seigneur de Roquemaure et de Lers) et mari de Ponce. Raymon Geofroi remet à l’évêque tout ce que son père (le vicomte Hugues-Geofroi) avait donné à Orvès; il lui rend l’hommage et jure fidélité. L’évêque s’engage à lui donner chaque année deux faucons/ Cette charte est confirmée à Pourcieux par le même Raymond Geofroi, sa mère et sa femme, le 13 août.]

1214 – 13 août : Promesse par Nuno Sanche à Hugues de Baux, de faire ratifier par le comte Sanche, son père, et Raimond Béren­ger V, son cousin, la convention relative à la guerre d’Arles, promettant en outre aide et assistance en chevaliers et arba­létriers à Hugues et Raimond de Baux. Cet accord prévoit la répartition du butin entre les contractants (acte des vicomtes de Marseille n° 375, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 308. avec sceaux en cire de N. Sanche et de H. de Baux. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 164.

1272 – 13 août : LE CHAPITRE cathedral  DE MARSEILLE DOIT RESTITUER DES BIENS AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX – Par acte établi à Civita Vecchia, le pape Grégoire X adresse au prévôt du chapitre de Marseille une lettre par laquelle il lui enjoint de faire restituer aux chartreux de Montrieux les biens dont ils auraient été spoliés injustement (Boyer 1980, p. 653 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1281 – 13 août : une tempête divine sauve le japon – Les Japonais, faisant preuve d’une audace peu commune, repoussent une puissante flotte mongole qui avait tenté d’accoster sur l’archipel. Selon les chroniques, une tempête divine (« kamikaze » en japonais) aurait mis à mal les jonques géantes des Mongols, venant opportunément au secours des Japonais. Il n’y aura plus dès lors de tentative d’invasion du Japon, jusqu’à l’épreuve de la Seconde Guerre mondiale (et cette fois, les « kamikaze » ne suffiront pas à repousser l’ennemi) (Herodote).

1302 – 13 août : Molendinum apud Caravellam (charte aux archives municipales de Marseille). Moulin de Caravelle – moulin à eau, sur le ruisseau de ce nom, commune de Marseille, quartier des Aygalades (1872).

Ce moulin était sous la directe de l’hôpital du Saint-Esprit de Marseille. Au commencement du XIVe siècle, il fut vendu par Berenger Milon à Laurent Bussonet qui en passa reconnaissance à cet hôpital.

1308 – 13 août : Vallis Dalbergua (acte aux archives municipales). Vallon Daubergue lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Sainte-Croix. Première mention : Vallon Dabert, 27 mars 1294 (acte notarié) devenu la Baume d’Habert en 1727 (registre aux archives de la Major).

1347 – 13 août : Cayronum (charte aux archives municipales). Recoulens – quartier rural, commune de Marseille, entre Bonneveine et Saint-Giniès (1872). Dénommé Gros Darcolens sive de Cayrans le 21 décembre 1334.Première mention : Arcolas, Arcolœ, 23 avril 1040 (cartulaire Saint-Victor, n° 52).

1486 – 13 aoûtLa Barbuda (acte aux archives de l’Evêché). La Barbude – quartier rural, commune de Roquefort. Première mention : 31 décembre  1439, Barbunda la Vielha. – La Barbinda (acte aux archives de l’Evêché).

1532 – 13 août : RATTACHEMENT DU DUCHE DE BRETAGNE AU ROYAUME DE FRANCE – Après soixante années de lutte, autant militaire que diplomatique, on assiste au rattachement du duché de Bretagne au royaume de France par l’Edit d’Union de Nantes.

1536 – 13 août : La Cabrelle sive las Faisses (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). La Cabrelle – lieu-dit, commune de Cassis, dénommé La Cabriera, le28 décembre 1439.

1624 – 13 août : RICHELIEU, CHEF DU CONSEIL DU ROI – Louis XIII nomme le cardinal de Richelieu chef du Conseil du roi, autrement dit Premier ministre.

1720 – du 9 au 15 août : LA PESTE A MARSEILLE – Du 9 au 15 août 1720, on relève à Marseille 100 morts par jour ; les cadavres sont transportés par charrettes ; il n’y a plus de place dans les cimetières et les églises (on creuse des fosses hors de la ville ; Dijon et Besançon se ferment aux Marseillais auxquels on interdit la traversée de la Durance ; tous les magasins, sauf des boulangers et des bouchers, sont fermés ; couvents et églises se ferment, on meurt sans confession ni sacrements (André Maurice, 1983).

1745 – 13 août : Bastides des Jas (registre aux archives de la Major). Le Jas – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Jassium Antonii Juliani, 5 août 1530  (registre aux archives de l’Evêché).

1766 – 13 août : registre aux archives de la Major

1. Fournague. La Fournaque – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier des Aurengues. Première mention : Vallatum de la Fornaca, 30 avril 1504 (registre n° 82 aux archives de l’évêché).

2. Le Regagy – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Olives. Première mention : Le Gregage, 2 mars 1679 (registre aux archives de la Major).


1789 – 13 août : LES BUREAUX DE L’ASSEMBLEE TRAVAILLENT A LA CONSTITUTION – Le 4 août, contre l’avis de Mirabeau et des modérés du Tiers, Barnave avait soumis un projet intitulé : «Catéchisme national». Aujourd’hui, les discussions ont repris et les projets abondent de tous côtés. Chacun des bureaux délibère et échafaude un projet qui puisse refléter la tendance générale de sa composition. (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 13 AOÛT).

1792 – 13 août :

1. L’EX-ROI LOUIS XVI EST INTERNE A LA PRISON DU TEMPLE.

2. LE 4e BATAILLON DU VAR EST A CUERS – Le 4ème bataillon du Var (ou bataillon du Beausset ou bataillon beaussetan) est à Cuers. Il est alors rappelé à Toulon (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

1794 – 13 août : LE BEAUSSET ENGAGE UNE NOUVELLE INSTITUTRICE – Le 26 thermidor (13 août), Le Beausset engage une nouvelle institutrice afin « d’enseigner les jeunes citoyennes ». Cette nouvelle institutrice, Suzanne Angorran nous vient du Port de la Montagne. Quant aux garçons, l’instituteur en titre, Sénés, prend sa retraite et se retire à La Seyne. Le secrétaire-greffier de la commune, Joseph Antoine Martin, est désigné pour le remplacer et exercer les fonctions d’instituteur… Il est lui-même remplacé à son poste par Jacques Palis. Lequel Jacques Palis, devenant secrétaire-greffier, quitte sa charge de directeur de l’usine de salpêtre (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1799 – 13 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Mardi 11 [13 août 1799]

A. [Mawlid du Prophète] – Célébration du Mawlid du Prophète à l’Azbakiyya4. Le généralissime y a invité le cheikh Khalîl al-Bakrî avec un groupe de notables. Un souper leur a été offert chez lui-même. Coups de canon à l’Azbakiyya ; feu d’artifice et fusées. Ordre est donné à la population de pavoiser, d’ouvrir les souqs et les boutiques durant la nuit, d’allumer les lanternes et d’organiser des festivités.

B. [‘Uthmân Khojâ] – Ce même jour, on apprend que les Français ont fait comparaître ‘Uthmân Khojâ pour le transporter d’Alexandrie à Rosette, où ils l’ont fait entrer tête découverte, pieds nus. Ils lui ont fait faire le tour de la ville au bruit de leurs tambours ; arrivés près de sa maison, ils l’ont décapité et ont suspendu sa tête à l’une des fenêtres de sa maison pour qu’elle soit vue de tous ceux qui passent par ce souq

1800 – 13 août : LE PREMIER CONSUL BONAPARTE MET EN CHANTIER LE CODE CIVIL.

1811 – 13 août : LE 2e REGIMENT DE LA MEDITERRANEE SE REND A SAINT-MANDRIER ET A PORQUEROLLES (1811) : Le 13 août suivant, nouvelle instruction, au sujet de ce régiment, donnée au ministre de la Guerre, duc de Feltre : « Donnez ordre, par estafette, au colonel du 2e régiment de la Méditerranée de se rendre à Porquerolles pour y commander les deux bataillons de ce régiment et y rester tout le temps que les Anglais demeureront dans la baie d’Hyères. « Rambouillet, le 13 août 1811. « Signé : Napoléon. » (Louis Baudoin, 1965, p. 444 d’après A. Chuquet : Ordres et apostilles de Napoléon, tome ni, Paris, H. Champion)

1826 – 13 août : DISPARITION DE RENE LAENNEC, médecin, inventeur du stéthoscope.

1833 – 13 août : TOUTE COMMUNE SEULE OU EN S’ASSOCIANT AVEC DES COMMUNES VOISINES, DOIT OUVRIR AU MOINS UNE ECOLE PRIMAIRE ELEMENTAIRE – Le 13 août 1833, le conseil municipal de Sanary, sous la présidence de son maire César Noël Fournier, et de l’adjoint, Pierre Ourdan, prend connaissance des lois de mars 1831 et du 28 Juin 1833, portant que toute commune seule ou en s’associant avec des communes voisines, doit ouvrir au moins une école primaire élémentaire. Il est décidé de surseoir à l’ouverture de cette école, car on a déjà deux instituteurs primaires, logés commodément chez eux, et trois institutrices, qui sont plus que suffisants pour sa population ; d’autre part la commune n’a pas de ressources suffisantes lui permettant, pour l’instant, d’ouvrir cette école, de payer à chaque instituteur un salaire de 200 francs alors que les instituteurs reçoivent jusque-là 60 francs, qu’elle ne possède aucun local pour cette école, que les enfants de familles nécessiteuses sont reçues par les instituteurs aux frais de la communauté, et qu’il n’est pas possible d’augmenter les impositions locales (Bourrilly L., 1895b, p. 32-33, 42-43 ; Rotger B., 1984, p. 381).

1838 – 13 août : LE CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON TRAITE LES SUJETS SUIVANTS INSCRITS A L’ORDRE DU JOUR (Inventaire sommaire des archives communales de Toulon postérieures à 1789. Série D., op. cit., p. 131) :

Demande de la Société Académique de Toulon d’un local pour ses réunions ou d’une allocation de 400 fr. pour la location d’une salle et de deux cabinets (nota : cette société deviendra l’ACADEMIE DU VAR)

Demande de M. Mathieu en autorisation de construire une martelière contre le mur du béal et un canal sous le chemin de St-Roch.

Une somme de 3.000 fr. sera accordée à l’auteur de la meilleure histoire de Toulon. Un concours est ouvert à cet effet jusqu’au 1er janvier 1841.

1840 – 13 août : JEAN BAPTISTE LAUTIER EST NOMME RECTEUR DE LA SUCCURSALE DE SAINT-MANDRIER – Le 13 août 1840, au cours de la séance du conseil municipal de La Seyne, le Maire expose qu’en exécution de l’ordonnance royale du 31 mai 1840, qui érige en succursale la presqu’île de Saint-Mandrier, M. Jean Baptiste Lautier, prêtre vicaire de cette paroisse est nommé recteur de la dite succursale par Monseigneur l’évêque de Fréjus le 13 juin et qu’il a été installé en cette qualité le 17 juin. Il faudra voter une indemnité de logement, aucune maison presbytérale n’existant à la presqu’île. Saint-Mandrier a donc un prêtre. Il faut maintenant construire l’église et pour cela on doit trouver un terrain. C’est le Conseil de fabrique de la succursale qui va s’en occuper (Gisèle Argensse, 1989, p. 66-67).

1843 – 13 août : UN CIMETIERE POUR LA SUCCURSALE DE SAINT-MANDRIER – Lors de la séance du conseil municipal, l’abbé Lautier, recteur de l’église succursale de Saint-Mandrier, sollicite au nom des habitants du dit quartier de l’établissement d’un cimetière dans cette presqu’île. Il fait ressortir les cultes de communication existant entre cette ville et le quartier, ainsi que leur éloignement respectif. Le Conseil décide qu’il sera procédé à l’achat d’un terrain à la presqu’île de Saint-Mandrier pour établir un cimetière (id., p. 66-67).

En août 1844, le Conseil municipal votera la construction d’un cimetière dans la presqu’île. De nouveau on allègue l’éloignement du quartier de Saint-Mandrier de La Seyne, le mauvais état des chemins et les fréquentes interruptions des communications du côté de la mer qui exposent les familles des personnes décédées à des frais considérables pour le transport des cadavres. Le Conseil, après avoir approuvé à l’unanimité le devis et le plan, vote sur les fonds libres de l’exercice courant un crédit additionnel de deux mille cent francs dix-sept centimes qui sera affectée à la construction du cimetière, sur un terrain communal situé à la partie Ouest du quartier du Creux Saint-Georges et sur une hauteur. Il autorise M. le Maire – après avoir fait procéder à l’information de commodo et incommodo à faire mettre aux enchères publiques et à l’exécution des deux ouvrages à faire pour la construction du dit cimetière – et ce aux conditions suivantes : Les travaux seront exécutés dans les trois mois et le réception des ouvrages sera faite par le sieur Dominique Roure architecte à Saint-Mandrier, lequel demeure spécialement chargé de leur surveillance.

1863

– 13 août : DISPARITION DU PEINTRE EUGENE DELACROIX, l’auteur du tableau « Le 28 juillet ou La Liberté guidant le peuple », peint en 1830 et présenté au Salon d’avril 1831 dans le double but d’effacer son précédent échec au salon de 1827 et de s’attirer les bonnes grâces du nouveau pouvoir ; ceci afin de bénéficier de nouveau des commandes publiques. Le roi Louis-Philippe acheta le tableau pour la somme de 3000 francs.. afin de l’exposer au Musée Royal. Il n’y resta présenté que quelques mois : Hippolyte Royer-Collard, directeur des Beaux-Arts, la fit mettre dans les réserves, de peur que son sujet encouragerait les émeutes.

– 13 et 14 août : à Sanary, beau temps calme. Une brume très épaisse enveloppe toute la commune, tout le golfe jusque très avant dans la nuit (Henri FLOTTE, Agenda 1867-1869).

1876 – été : ÉTE CANICULAIRE AVEC 36,20°C A PARIS.

21 juin : à Paris il a fait jusqu’à 34,60°C.

Dès le 5 juillet, il a fait très chaud, 34°C à Carcassonne.

On note 39,30°C le 27 juillet, 40,20°C le 28 juillet. Cela persistera jusqu’au début août et la sécheresse s’installe.

13 août : canicule avec 36,20°C à Paris! il n’y a pas eu de pluie sérieuse pendant 53 jours (juillet 0,80 mm) du 26 juin au 18 août. 25/08/1876 : 7°C à Paris (La climatologie / intemperies / tableau 4).

1887 – 13 août : DISPARITION DU CHEF D’ORCHESTRE EUGENE PASDELOUP.

1912 – 13 août : DISPARITION DU COMPOSITEUR JULES MASSENET, l’auteur, entre autres, de :

– Méditations de Thaïs. CF Augustin Dumay, violon, Manuel Rosenthal, orchestre philarmonique de Monte-Carlo, Christine Allard, harpe solo, La Voix de son Maître Pathé Marconi EMI digital, 270293 1 PM375, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo (enregistrement numérique), 1985 ; n° d’enregistrement : D 8014

– Werther : « Pourquoi me réveiller ? ». Cf. Luciano Pavarotti, ténor, K. H. Adler / R. Bonynge / Sir J. Solti / O. de Fabritiis / G. Gavazzeni, National Philharmonic Orchestra, DECCA, 425 684-1, 2 disques vinyles 33 tours 30 cm stéréo, 1989 ; n° d’enregistrement : D 8114

– Chiudo gli occhi (il sogno) de l’opéra « Manon ». Enrico Caruso, ténor, en italien avec orchestre, La Voix de son Maître, disque Gramophone, DA 125, 1 disque 78 tours 25 cm,; n° d’enregistrement : D. 8342

1921 – 13 août : CLASSEMENT D’UNE MURAILLE ROMAINE A FREJUS – Fréjus, 20 place des Jésuites, anciennement boulevard du Midi, classement par arrêté du 13 août 1921 d’une muraille romaine percée de niches, enclavée dans les maisons Mauron et Argenton.

1935 – 13 août : LE PORTE-AVIONS « BEARN », EN COURS DE REVISION AUX FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE, LA SEYNE, fait un essai préliminaire de une heure à 30 000 ch (22 076 kW). L’essai est interrompu après l’apparition de vibrations et de chocs sur la turbine basse pression avec la crevaison d’un tuyau sur l’échappement d’une pompe à air de la machine centrale (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1942 – 13 août : FRONT DE L’EST – LES FORCES SOVIETIQUES SONT REJETEES DANS LES MONTAGNES DU CAUCASE : « Les Soviétiques ont dû abandonner les champs pétrolifères de Maïkop et se réfugier dans les proches montagnes du Caucase. Les Allemands viennent ainsi de remporter un succès considérable, eu égards aux objectifs de leur offensive au sud du Don. Si les divisions de cette région déshéritée de steppes, sous un soleil de plomb, combattant dans des conditions pénibles, c’est en effet pour s’assurer le contrôle des principales ressources pétrolières de l’URSS. C’est pourquoi l’Allemagne jette ses troupes vers les rivages de la Caspienne. D’ores et déjà, d’importants territoire ont été évacués par les Soviétiques et la ligne de front se rapproche toujours plus des deux principaux objectifs de l’offensive allemande : Astrakhan et Bahou. » (Le Figaro, du 13 août 1942).

1944 – 13 août : FRONT SUD

1– OPERATION DRAGOON – PARACHUTAGE DE MISSIONS MILITAIRES SUR LE VAR : Les 12 et 13 août 1944, sont parachutées les missions militaires Jedburgh et de soutien à la mission Sampan d’anti-sabotage du port de Toulon (Cdt Allain Lougre à Seillans, enseigne Ayral Gédéon à Brue-Auriac). Ces missions parachutées semblent annoncer le débarquement. Parmi elles, la mission Sampan, chargée d’empêcher le sabotage du port de Toulon par les Allemands, apporte un appui réconfortant à la Résistance toulonnaise et au CDL. La mission Gédéon, parachutée dans la nuit du 13 août est chargée de lui venir en renfort. Elle est dirigée par Jean Ayral, ancien délégué militaire de Jean Moulin à Paris, qui mourra dans les combats de la libération de Toulon (Var 39-45).

La mission Sampan, chargée d’empêcher le sabotage du port de Toulon par les Allemands, apporte un appui réconfortant à la Résistance toulonnaise et au CDL. La mission Gédéon, parachutée dans la nuit du 13 août est chargée de lui venir en renfort. Elle est dirigée par Jean Ayral, ancien délégué militaire de Jean Moulin à Paris, qui mourra dans les combats de la libération de Toulon (Jean-Marie Guillon, 2004)

2. FRONT SUD – OPERATION DRAGOON – L’OUEST DE TOULON EST BOMBARDE A PLUSIEURS REPRISES : Le 13 août 1944, les bombardiers lourds alliés effectuent 626 sorties. Attaque de l’aviation tactique. Objectifs : aérodromes, ponts (vallée du Rhône), positions d’artillerie de la zone d’Anvil (Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur). L’ouest de Toulon est bombardé à plusieurs reprises à partir de 7 h ; le premier bombardement, entre 7 h et 9h fait cinq ou six morts à Sanary, notamment à la villa Lou Gardian, sur la route de Bandol ; le second, après 9 h, fait neuf morts dans la maison de Monsieur Bard, au quartier de la Baou ; l’amiral Ruhfus, commandant allemand de la place de Toulon gagne Aix, tandis que la 11e Panzer quitte Albi et Carcassonne pour gagner le secteur de la 19e armée. Depuis des semaines, les hommes des Groupes Francs provoquent des escarmouches dans Toulon, mais leur chef, Jacques Bruschini est abattu le 13 août. Le CDL et Salvatori, aidé par Baudoin et de la Ménardière, préparent l’intervention de la Résistance au cœur de la cité qu’ils redoutent de voir transformer en camp retranché par l’ennemi.

3. A L’OUEST DE TOULON, LES POSITIONS SUR LA COTE ET NOTAMMENT LES EMPLACEMENTS D’ARTILLERIE DE LA ROUVIERE A OLLIOULES ET DE PIERREDON A SANARY, SONT HARCELEES PAR LES BOMBARDIERS AMERICAINS. Toutes les actions aériennes ennemies laissent prévoir un débarquement à l’est du Rhône, mais l’hypothèse d’une attaque sur Gênes n’est toujours pas écartée. A midi, l’amiral Ruhfus consent à quitter Toulon pour Aix, à la demande pressante du chef d’état-major du commandant de la Marine sur la côte méditerranéenne. Depuis la disparition de l’amiral Wever, mort d’une crise cardiaque, Seeko Riviera assure l’intérim depuis son P.C. de Baudouvin. Malgré les menaces d’invasion, sa présence à Aix est devenue indispensable.] [Rotger B., 1994 : A Sanary, le 13 août, on entend comme un bruit d’ouragan, les maisons tremblent, des bombes tombent. Tout le monde se terre dans des abris précaires. La D.CA. tire, la ligne de chemin de fer attire les avions alliés. Une dizaine de personnes sont ensevelies dans une cave (Paul Gaujac).

4. LES RENFORTS ALLEMANDS NE POURRONT ARRIVER A TEMPS A TOULON – L’EM du groupe d’armée G donne l’ordre à la 11ème Panzer de quitter Albi et Carcassonne pour gagner le secteur de la 19è armée, mais c’est trop tard (Jacques Robichon).

5. RECIT ANONYME : « Dimanche 13 août, levé à 7 heures, … tout d’un coup le DCA se net à tirer violemment et en même temps des bombes tombent avec un vacarme épouvantable. … puis le bombardement s’éloigne …. Il a duré vingt à vingt-cinq minutes, il a dû avoir des dégâts très prés. … après le Pont de chemin de fer, sur le chemin de la Conférence, se trouvent de la terre et des pierres partout sur la route, et un peu plus loin douze énormes trous de bombes juste à l’intersection des deux chemins, ancien chemin de Bandol à Toulon et Chemin de la Conférence. … On apprend alors qu’il y a eu le matin cinq ou six morts à Sanary, notamment la villa Lou Gardian, sur la route de Bandol, quelques instants après on entend les avions, un nouveau bombardement commence … . … du côté de la Cride, de la Gorguette, de Pierredon, on devait apprendre par la suite qu’il y avait neuf morts dans la maison de Monsieur BARD, quartier de la Baou. On avait pu les retirer, mais Monsieur LECONTE, directeur de l’Agence Provençale, y est resté avec sa femme et sa mère. Il y avait aussi Rose CODUR.

6. 28 CIVILS TUES ENTRE OLLIOULES ET SANARY – Le dimanche 13 août 1944, 17 morts à Ollioules, 11 morts à Sanary (V. Masson – La Resistance dans le Var 1983 ; Journal le Petit Var : années 1943 ; ARCHIVES DE SANARY – ANNEE 1944 :

« n° 72 – Le 13 août 1944 à 7 h 30, est décédée quartier de la Gorguette Paule Muren. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 18/03/1945.

n° 73 – Le 13 août 1944 à 7 h 30, est décédé quartier de la Gorguette Joseph Falempin. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 24/04/1945.

n° 74 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé, campagne Pierre Blanche quartier de La Baou, Roger Lecomte. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 25/06/1945.

n° 78 – Le 13 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Emile Fiolle. Déclaré « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 13/06/1944.

n° 79 – Le 13 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Laurence Rose Codur. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 6/04/1944.

n° 81 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Lucienne Andrée Jacques. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 20/03/1945.

n° 82 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Odette Prisca Jeanne Lecomte. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 24/05/1945.

n° 83 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Nathalie Jeanne Scaletta. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 24/051945.

n° 84 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédée quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Antonia Suzanne de Chazal. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 1/061945.

n° 85 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Philomène Marie Rauzy, épouse de Baptiste Antoine Jourdan. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 31/03/1945.

n° 86 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Cécile Marie Louise Blanchard, épouse de Emile Fiolle. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 1/06/1945.»

7. JACQUES BUSCHINI, CHEF DES GROUPES FRANCS ET UN DE SES HOMMES, SONT ABATTUS A TOULON, quartier des Arènes (Var 39-45). Depuis des semaines, les hommes des Groupes Francs provoquent des escarmouches dans la ville, mais leur chef, Jacques Bruschini est abattu le 13 août. Le CDL et Salvatori, aidé par Baudoin et de la Ménardière, préparent l’intervention de la Résistance au cœur de la cité qu’ils redoutent de voir transformer en camp retranché par l’ennemi.

8. DIMANCHE 13 AOUT 1944 : A partir du 13 août trois groupes de combats aériens de la 15ème Air Forces venant du sud de l’Italie rejoignent la Corse (région sud de Bastia – Aghione). Ces unités sont équipées de bombardiers bimoteurs en piqué « Lightning P38 » (souvent décrits par les témoins comme avions britanniques à deux queues) qui vont harceler les positions ennemies par des frappes plus précises (rapports de missions 14ème F.G., National Archives Washington DC).

Les objectifs militaires sont particulièrement visés. Onze bombardiers ‘’Marauder’’ du 319ème Bomber Group prennent pour cible les batteries de Pierredon et de La Baou à Sanary, faisant de nombreux morts dans la population civile (Claude Majastre, De la résistance à la libération de La Seyne, dans Cahier du Patrimoine ouest varois n°14).

1945 – du 13 août au 9 septembre : LE « BEARN » EST EN PETIT CARENAGE A ORAN. (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261);

1946 – du 12 au 14 août : PROCES DES AMIRAUX QUI ONT SABORDE LA FLOTTE A TOULON – Du 12 au 14 août 1946, se déroule le procès des amiraux qui ont sabordé la flotte à Toulon en novembre 1942. L’amiral Marquis est condamné à 5 ans de prison, l’amiral Abrial à 10 ans de travaux forcés.

1954 – 13 août :

-MENDES FRANCE OBTIENT LES PLEINS POUVOIRS en matière économique (Jean-Charles Volkmann, 2003).

-LA REALITE DEPASSE LA FICTION – M. l’inspecteur des contributions directes decevra le public à la mairie d’Egletons, le jeudi 16 septembre, de 9 h à 12 heures. (Vu dans la Montagne 13 août 1953).

1959 – 13 août : DISPARITION DE L’ACTEUR HENRI GARAT.

1961 – 13 août : LA NUIT OU BERLIN A ETE COUPEE EN DEUX – Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.

1976 – 13 août : ERUPTION DU VOLCAN DE LA SOUFRIERE A LA GUADELOUPE.

1990 – 13 août : LE PORTE-AVIONS « CLEMENCEAU » APPAREILLE POUR LE GOFE PERSIQUE – Le 13 août 1990, à la suite de l’invasion du Koweit par l’Irak, le Clemenceau appareille pour le golfe en version porte-hélicoptères ; il a à son bord, en plus d’un parc automobile important de l’armée de terre, un détachement de la B.A.N de Saint Mandrier 5Joseph Roca, Cahier du patrimoine n°14, 2014)..

1995 – 13 août : DISPARITION DE L’ECRIVAIN BRETON PIERRE-JAKEZ HELIAS. Rappelez-vous, « Le Cheval d’orgueil », Plon « Terre humaine », 1975, 606 p. N° d’enregistrement HB.

1998 – 13 août : DISPARITION DU CHANTEUR ET COMPOSITEUR NINO FERRER. Rappelez-vous, « Le Sud ». 1 disque CBS vinyle 45 tours, sorti en 1975. N° d’enregistrement : D 17932.

2007 – 13 août : CONNAISSANCE DE LA PREHISTOIRE CORSE – (Yves Coppens, 2011, Chronique du 13 août 2007) “La revue Stantari, dont j’ai déjà parlé et dont je suis un peu le parrain, cherche à préserver non seulement le patrimoine préhistorique corse mais aussi le patrimoine naturel, c’est-à- dire les écosystèmes dans leur ensemble. C’est une revue tout à fait remarquable qui couvre donc tous les champs d’exploration de cette île hors du commun.

“Or, j’ai appris récemment que de nouvelles productions allaient accroître l’action de cette revue : il s’agit d’une série de documentaires. Deux sont déjà tournés. L’un porte sur la récolte des restes d’un vaisseau du me siècle coulé au large de l’île, avec des verres, des poteries, des amphores et des statues. Le second relate les fouilles de la deuxième ville romaine de Corse, Mariana, fondée au Ier siècle avant Jésus-Christ (par le consul Marius, d’où son nom) et abandonnée vers le IVe ou le Ve siècle après.

« Vient aussi de sortir, toujours en liaison avec la revue puisque c’est elle qui l’édite, un petit ouvrage qui non seulement raconte toute la préhistoire et les débuts de l’histoire de la Corse, mais précise comment accéder aux sites. À part certains, en effet, ceux qui sont touristiques, il faut souvent les chercher cachés dans la montagne et dans le maquis. Ce petit guide s’appelle « Promenades préhistoriques (Costa L.-J., «Promenades préhistoriques», Stantari, 2007, hors-série 1)».

2018 – 13 août : GROS ORAGE SUR SANARY et sa région.

2020 – 13 août : Bas-Rhin : une médecin suspendue pour de faux certificats médicaux contre le port du masque.  La praticienne assure avoir guéri des malades du Covid-19 avec ses méthodes alternatives : « J’ai prescrit pour tout le monde des vitamines, des huiles essentielles, etc…. Pour moi le masque – comme les vaccins – c’est un mensonge », voire « une muselière » imposée par des élites mondialisées, a-t-elle affirmé à nos confrères de France Bleu Alsace. 

2021 – 13 août : EN PRIME : diffusion journalière et en avant-première d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 18 ont déjà été livrés sur ma page FB).

Chapitre 19 –

2023 – 12 août : EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 69e livraison : Dimanche 13 août 1944, onze bombardiers ‘’Marauder’’ du 319ème Bomber Group prennent pour cible les batteries de Pierredon et de La Baou à Sanary, faisant de nombreux morts dans la population civile (Claude Majastre, De la résistance à la libération de La Seyne, dans Cahier du Patrimoine ouest varois n°14).

1. RECIT ANONYME : « Dimanche 13 août 1944, levé à 7 heures, … tout d’un coup le DCA se net à tirer violemment et en même temps des bombes tombent avec un vacarme épouvantable. … puis le bombardement s’éloigne …. Il a duré vingt à vingt-cinq minutes, il a dû avoir des dégâts très prés. … après le Pont de chemin de fer, sur le chemin de la Conférence, se trouvent de la terre et des pierres partout sur la route, et un peu plus loin douze énormes trous de bombes juste à l’intersection des deux chemins, ancien chemin de Bandol à Toulon et Chemin de la Conférence. … On apprend alors qu’il y a eu le matin cinq ou six morts à Sanary, notamment la villa Lou Gardian, sur la route de Bandol, quelques instants après on entend les avions, un nouveau bombardement commence … . … du côté de la Cride, de la Gorguette, de Pierredon, on devait apprendre par la suite qu’il y avait neuf morts dans la maison de Monsieur BARD, quartier de la Baou. On avait pu les retirer, mais Monsieur LECONTE, directeur de l’Agence Provençale, y est resté avec sa femme et sa mère. Il y avait aussi Rose CODUR.

2. 28 CIVILS TUES ENTRE OLLIOULES ET SANARY – Le dimanche 13 août 1944, 17 morts à Ollioules, 11 morts à Sanary (V. Masson – La Resistance dans le Var 1983 ; Journal le Petit Var : années 1943 ; ARCHIVES DE SANARY – ANNEE 1944 :

« n° 72 – Le 13 août 1944 à 7 h 30, est décédée quartier de la Gorguette Paule Muren. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 18/03/1945.

n° 73 – Le 13 août 1944 à 7 h 30, est décédé quartier de la Gorguette Joseph Falempin. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 24/04/1945.

n° 74 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé, campagne Pierre Blanche quartier de La Baou, Roger Lecomte. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 25/06/1945.

n° 78 – Le 13 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Emile Fiolle. Déclaré « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 13/06/1944.

n° 79 – Le 13 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Laurence Rose Codur. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 6/04/1944.

n° 81 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Lucienne Andrée Jacques. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 20/03/1945.

n° 82 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Odette Prisca Jeanne Lecomte. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 24/05/1945.

n° 83 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Nathalie Jeanne Scaletta. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 24/051945.

n° 84 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédée quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Antonia Suzanne de Chazal. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 1/061945.

n° 85 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Philomène Marie Rauzy, épouse de Baptiste Antoine Jourdan. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 31/03/1945.

n° 86 – Le 13 août 1944 à 8 h 30, est décédé quartier de La Baou, campagne Pierre Blanche, Cécile Marie Louise Blanchard, épouse de Emile Fiolle. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 1/06/1945.»

MARSEILLE – 269e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

Les Acates, hameau, commune de Marseille, quartier des Aygalades (1872). 

Mentions :

1516 – 10 avril : Bastide de Noble Foquet Nouveau, dite Cros de Pébré (charte des archives de l’Evêché).

1586 – 10 mars : Acates de Jean Nouvel (charte des archives de l’Evêché). Les Acates, hameau, commune de Marseille, quartier des Aygalades (1872).

1602 – 14 juin : Gazelle ou Cros de Pébré (charte des archives de l’Evêché).

1615 – 23 août : Les Acates de l’évêque de Marseille (ibid.).

1617 – 20 mai : de Gazelle (charte des archives de l’Evêché).

1618 : Vallon dau Pebre (acte d’atterminage). Roland Gazelle, tenancier.

1790 : L’Espagnole – propriété, commune de Marseille, quartier des Acates (cadastre).

1872 :

Les Acates, hameau, commune de Marseille, quartier des Aygalades.

Le Castelas – bastide, commune de Marseille, quartier des Aygalades.

La Michelle – propriété , commune de Marseille, quartier des Accates des Aygalades.

Les Accates, village, commune de Marseille, quartier des Camoins (1872). Saint-Marcel – église, village, commune de Marseille (1872). Le territoire de Saint-Marcel s’étendait autrefois sur ceux de la Treille, des Romans, des Accates, des Camoins et de la Valentine.

1455 : Les anciens reconnaissaient trois hameaux les Fabres (le vallon de Bertrand Fabre est cité en 1455),les Romans et les Accates.

1577 – 4 septembre : Achaptes de Forbin (registre de l’Evêché, n° 61).

1579 – 29 août : la Bastiano (archives de la Major). La Bastienne – bastide, quartier des Accates, commune de Marseille (1872).

1595 : Le hameau des Accates compte 11 familles.

1596  – 9 octobre : elle prit le nom d’Accates à cause des baux emphytéotiques (ad acaptum) qui furent établis par Jacques de Forbin, propriétaire de ce tennement. C’est ce qui résulte de la reconnaissance passée le 9 octobre 1596 (registre n° 54 des archives de l’Evêché de Marseille, f° 132) Il s’agit de la cession de jouissance d’une métairie.

1605  – 14 mai : La Forbine (registre aux archives de l’Evêché). Affar de la Forbine du sieur de Gardanne Forbin, 23 septembre 1636 (ibid.). Forbines (Les) – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier des Accates.

1630 : Des Marseillais fuyant la Peste se réfugient aux Accates sans apporter la maladie.

1636 – 23 septembre : Affar de la Forbine du sieur de Gardanne Forbin (ibid.). La Forbine, 14 mai 1605 (registre aux archives de l’Evêché). Forbines (Les) – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier des Accates.

1685 : M. de Foresta-Collongue ouvre sa chapelle privée aux villageois des Accates.

1709 : La population des Accates compte 140 personnes et 33 familles.

1713 : Aquates (Calendrier spirit. de 1713, propriété 178).

1720 : La peste qui emporte 50 000 des 90 000 Marseillais fait 48 victimes aux Accates.

1736 : Avant cette date les près de 400 habitants des trois hameaux des Fabres, des Romans et des Accates ne disposent que d’une chapelle exiguë. Ils supplient par requête Mgr. de Belsunce de les autoriser à construire une église. Avec l’accord de l’évêque et le don du terrain et de la chapelle par M. de Foresta-Colongue qui demande comme contrepartie que les habitants « entretiennent  trois rangées d’arbres », l’église est vite construite. La nouvelle église intègre l’ancienne chapelle.

1737 – 1er mai : Mgr. de Belsunce vient bénir le sanctuaire.

1745 : Acates (plan de Chevallier). Dépendait de la cour de Saint-Marcel.

1746 : Denis Nicolas passe reconnaissance de propriété chez le notaire de Saint-Marcel. Elle prend son prénom comme nom et devient «La Denise».

1790 (cadastre)

La Barrachonne – propriété.

La Camouine – bastide.

Le Chapeau-Rouge – propriété

Chouquette (La), bastide

Fouquet (Le), propriété.

Jardin (Le), propriété,

La Magnane – propriété,

Paysan (Le), propriété.

Pécoul, propriété

Placette (La), bastide.

1818 : En raison des difficultés de la culture de la vigne, les Accates ne comptent plus que 206 habitants.

1819 : Construction du petit cimetière des Accates.

1823 : Dans l’église, une nouvelle chapelle latérale est construite en vis-à-vis de celle qui existe et qui est dédiée à saint Christophe. L’église transformée prend alors le vocable de Saint-Christophe.

1828 : Construction du clocher de l’église Saint Christophe des Accates.

1851 : Lors du jubilé une croix de mission est plantée sur la place de l’église tandis qu’une fontaine est mise en place.

1867 : Création de l’école des filles des Accates.

1869 : Création de la Pharmacie des Accates.

1865 : 1ère chapelle Notre-Dame de la Salette, aux Accates.

1872 : Les Accates, village, quartier des Camoins. 252 habitants.

La Baine – bastide.

Bastide la Denise. Ruinée puis détruite.

La Bastienne – bastide. Mention : –1579 – 29 août : la Bastiano (archives de la Major).

La Belerole – bastide, quartier des Accates,

Les Cazes – hameau, quartier des Accates.

Le Comte – bastide, quartier des Accates

La Coronelle – quartier des Accates

Lou Croues – quartier des Accates

Devise (La), bastide, quartier  des Accates

Forbines (Les) – lieu-dit, quartier des Accates. — La Forbine, 14 mai 1605 (registre aux archives de l’Evêché). Affar de la Forbine du sieur de Gardanne Forbin, 23 septembre 1636 (ibid.).

Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint- Marcel, commune de Marseille (1872). Mentions : Lona, 30 novembre 1358 (acte notarié). Alona, 21 février 1361 (charte aux  archives de Saint- Victor). Gast Dalone, 12 février 1454 (acte aux archives de l’Evêché). Gas Dalone, 13 novembre 1359 (ibid.). Jas Dalone, 4 septembre 1577 (registre n° 61 aux archives de l’Evêché.). Gandalone, 5 novembre 1559 (acte aux mêmes archives). Gadalone, 7 février 1615 (ibid.). Gapdalonne, 20 avril 1666 (ibid.). Gadellone, 4 juin 1675 (acte aux archives de l’Evêché). Gardarone, 1790 (cadastre).

Le Galeta – bastide, quartier des Accates (1872). — Le Galata, 1690 (plan de Chevallier). — Le Galatas, 22 mars 1703 (registre de l’Ecrit.). — Le Galetas, 1790 (cadastre).

La Gardarone – bastide,  quartier des Accates (1872).

La Gaule – propriété, quartier des Accates, 1790 (cadastre).

La Graline – bastide, quartier des Accates.

Massote (La). bastide, quartier des Accates.

Porgrus – bastide, quartier des Accates.

Pourane (La), bastide, quartier des Accates.

La Poussière – bastide, quartier des Accates

Regaiette (La), propriété, quartier des Accates, 1790 (cad.).

Ribas (Le), propriété, quartier des Accates, 1790 (cad.).

Vallon (Le), bastide, quartier des Accates, 1790 (cad.).

Le Vignon – lieu-dit, quartier des Accates (1872). Mention : 2 mars 1679 (registre aux archives de la Major).

1872 – 19 septembre : les travaux de l’égliseNotre-Dame de la Salette, aux Accates, sont terminés le jour anniversaire de la guérison miraculeuse de Gaspard Nicolas.

1874 : Création de l’école de garçons des Accates.

1876 : 263 habitants.

Fin 19e s. : Le village est « tout petit mais les quelques maisons qui le composent… trompent le regard à leur avantage » (Saurel).

Le canal de Marseille transforme le terroir. Ses eaux « ont permis de convertir en prairies des champs consacrés naguère à de chétives cultures«  (Saurel).

Depuis une date inconnue jusqu’aux années 1920, laSaint-Eloi rassemble les chevaux et les mulets du village.

Pendant l’année qui suivait les équidés arboraient le Gaillardet, harnachement de galons rouges, de pompons et de boutons de cuivre présentés au bout d’une hampe.

Fin 19e s. : Les Sœurs du Saint-Sacrement de Romans dans la Drôme rachètent la Jouvène.

Début de 20e s. : Les Accates ne comptent que 214 habitants.

1920 : Mgr. Champavier, évêque de Marseille bénit  les chevaux pour laSaint-Eloi.

Années 1920 : Avec son église dédiée à saint Christophe, les Accates est le premier et seul quartier du diocèse à organiser une bénédiction officielle des automobiles. 7 ou 8 voitures sont bénies à la première édition qui devient ensuite un rendez-vous très réputé.

1919-1928 : La Jouvène abrite l’Ecole Lacordaire.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un vison meurt, tué par une balle de carabine. Au paradis des animaux, on le reçoit gentiment et on lui demande :

– Qu’est-ce qui pourrait te faire plaisir ?

– Oh ! pas grand ’chose, je voudrais un manteau en peau de femme du monde !

1972 – Draguignan, la Pierre de la Fée (cliché H. Ribot)


Il est 15 heures ! je souhaite un bon, un excellent vendredi et vous donne rendez-vous demain.

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