ÉPHÉMÉRIDES DU 12 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 12 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3951)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATION

Bonne fête aux Clarisse

dont le prénom, dérivé de Claire, a pour origine celui d’une abbesse du monastère de Remiremont, une ancienne abbaye bénédictine puis séculière (chapitre impérial de chanoinesses ou de dames nobles), fondée par saint Romaric dans la commune de ce nom dans les Vosges à partir de 620 règne de Clotaire. L’ensemble des Clarisse, s’il est relativement jeune – ce prénom ayant été fort en vogue dans les années 1990 -, brille par le nombre puisqu’il regroupe plus de 23 000 personnes aujourd’hui.

Avec sainte Claire, il convient de citer sainte Radegonde, reine de France, morte le 13 août 587, qui figure seule­ment dans le dernier des calendriers de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille où elle est fêtée le 12 août. On ne sait pour quelles raisons elle y fut introduite (Vies des Saints, t. VIII, 1950, p. 227-234.

Au martyrologe romain, le 12 août, mémoire de SAINTE JEANNE-FRANÇOISE DE CHANTAL, religieuse. Elle avait été mariée au baron de Chantal et lui donna six enfants qu’elle éleva avec sollicitude. Après la mort de son mari, sous la direction de saint François de Sales, elle entra avec bonheur dans la voie de la perfection et accomplit des œuvres de charité, pour les pauvres surtout et les malades. Elle fonda avec lui l’Ordre de la Visitation, qu’elle dirigea avec sagesse, et mourut à Moulins, le 13 décembre 1641.

Bonne fête, Chantal !

DICTON

 « Si les vieux béliers bondissent au beau milieu du troupeau, berger garde ton manteau car il pleuvra comme vache qui pisse. » C’est pas imagé, ça ?

LE MOT DU JOUR

 « Nos lois sont comme les toiles d’araignées… Les petits moucherons et papillons y sont pris… les gros taons les rompent… et passent à travers (Rabelais, dans « Le cinqiesme et dernier livre des faits et dits héroïques du bon Pantagruel », XII, à Lyon, par Pierre Estiaire, 1571).

Il faut croire que ce jour était propice à des chutes d’eau pour que le calendrier républicain An II l’ait dédié à la loutre dont on compte encore de nos jours 10 000 individus … en Hongrie !

ÉPHÉMÉRIDES

1040-1052 : PROCES ENTRE LES ABBAYES DE MONTMAJOUR ET DE SAINT-VICTOR – Benoît, abbé de Montmajour et seigneur de Six-Fours, participe au plaid organisé par l’archevêque d’Arles Raimbaud de Reillanne pour régler l’affaire de la donation des terres de Fontvieille qui opposait d’une part l’abbaye de Saint-Victor et les vicomtes de Marseille et d’autre part l’abbaye de Montmajour, les comtes de Provence et les chevaliers d’Arles (E. Magnani Soares-Christen, Monastères et aristocratie p. 62-74, 114-124, cité par Florian Mazel, 2002, p. 122). L’origine de cette affaire débute au paragraphe suivant !

1040 – 12 août : *villa Perdigumna – domaine du pays d’Arles dont le nom s’est perdu.  Le juge Lambert, vir nobilissimus, ayant donné à Montmajour le lieu-dit Vetula. et l’église de Saint-Victor dans le pays d’Arles, avec la villa Perdigumna et l’île Pernens ; puis Arlulfe, miles nobilisinius, père de Guillaume Ier et d’Aicard, [vicomtes de Marseille,] ayant ajouté à cette donation la villula Scrivignana près de cet héritage, les habitants de ces pays perdirent le souvenir des faits ci-dessus ; les vicomtes de Marseille, les ignorant, donnèrent à l’abbave de Saint-Victor l’église de Saint-Victor concédée précédemment à Montmajour, et un procès s’éleva entre les deux monastères. Pour y mettre fin, l’archevêque d’Arles Raimbaud convoqua une grande assemblée (placitiim), qui unanimement reconnut les droits de Montmajour. Y assistaient : le vicomte de Marseille Guillaume II, sa femme et des grands ; Fouque, [aussi vicomte,] avec su femme; des vassaux de la ville d’Arles, les abbés des deux monastères et leurs moines. Sur la prière de l’archevêque, les vicomtes donnèrent à Montmajour tout ce qu’ils pouvaient avoir, par eux-mêmes ou par d’autres personnes, sur le fief disputé ; ils donnèrent aussi toute la terre du fisc qu’ils y possédaient. Avec les comtes [de Provence], Geofroi et Bertrand, les vicomtes Guillaume II et Fouque confirmèrent et invitèrent les témoins à faire de même. Leurs femmes Stéphanie et Odile, [les fils de Guillaume II :] l’évêque Pons II, Guillaume III, Aicard. Geofroi, Etienne, Bertrand et Pierre confirmèrent. (Acte 110 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. A. Arch. municip. d’Arles, fonds Véran, chartrier 1, 110 7. – B. Chantelou, fol. 337, 345. a. L. Blancard, La charte de donation de Ségalarie, dans les Mémoi­res de VAcadémie de Marseille, 1887, p. 253, d’après A. — b. F. de Marin de Carranrais, Histoire de Montmajour, p. 153, d’après B. c. Chantelou, édit, du Roure, p. 129, à 1060. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Arles, n° 412. — G. de Manteyer, La Provence …. p. 20Q, à 1060.

Cet épisode n’est pas sans rappeler celui qui opposa Montmajour à Saint-Victor pour la possession de la seigneurie de Six-Fours. Six-Fours, attribué en 940 à l’abbaye de Montmajour par le roi Conrad sera récupéré par Saint-Victor en 1156 à la suite d’un trucage des textes et d’un glissement du nom du lieu passant de Sept-Fours à Six-Fours.

1157 – 12 août : Sillans – Transaction entre les moines de Saint-Victor et Olivier de Sillans, au sujet de Sillans (Var). Parmi les témoins : Geofroi de Marseille et Bertrand de Signes. (Acte 246 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 129 v°. a. Guérard, n° 996).

1982 Evenos chapelle St Martin d’Orves (cliché H. RIBOT)

1182 – 12 août : DOMAINE ET SEIGNEURIE D’ORVES (LE BROUSSAN , EVENOS) – Les 12 août et 26 septembre 1182, Acte n° 61 « De venditionde et donatione Willelmi Martini et filiorum ejus territorii de Auroneves » du cartulaire de Montrieux par lequel Guillaume Martin, coseigneur d’Orves, vend à la chartreuse de Montrieux sa part de seigneurie d’Orvès, soit un quart de celle-ci, pour la somme de 200 sous et la remise d’une dette de 30 sous, qu’il avait contractée envers les chartreux (Boyer, 1980, p. 450-451 ; original perdu ; copie de 1597, A.V., 1H2317 ; copie XVIe siècle A.V., 1H231; copie XVIe siècle A.V., 1H2341 fol. 1 ; Copie Capus, p. 260 ; IND. A.V., 1H2289 ; folio 2 v° ; 1H23457 ; Teissier, fol. 19 ; Dubois, p . 32).

1212 – 12 août : Roquevaire – Bail emphythéotique par Hugues d’Auriol, [seigneur de Roquevaire,] et sa femme Raimonde de Marseille, fille de feu Guillaume, d’une carterée de vigne, à Guillaume Audibert et Pierre de Montlaur (acte des vicomtes de Marseille n° 356, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, chartes originales, n° 490. Ind. : Albanès, Histoire de Boquevaire, p. 45 et 53).

1224 – 12 août : LES TEMPLIERS A TOULON – Acte des vicomtes de Marseille n°436 par lequel les frères Raimond Geofroi, Gaufridet et Rostan d’Agoult, seigneurs de Toulon, concèdent aux Templiers le droit de construire à Toulon des maisons et forteresses au bord de la mer, d’y charger et décharger leurs vaisseaux, sans acquitter de droits, etc. Parmi les témoins : André de Trets, chevalier; Bertrand Raficoth, chevalier d’Hyères; Hugues de Vins (de Gérin-Ricard : B. Bibl. de Carpentras, ms. n° 1859, fol. 226; a. Albanès et Chevalier, Gallia… Toulon, 146.).

1234 – 12 août : chartreuses de Montrieux et de la Verne, Notre-Dame de Toulon, hôpital de Cuers, religieuses de l’Almanarre et de Saint-Pons – Le 12 août 1234, Acte des vicomtes de Marseille n°491 par lequel Guillelme de Blacas, femme de Gaufridet, seigneur de Toulon, au Thoronet, lègue aux chartreuses de Montrieux et de la Verne, à Notre-Dame de Toulon, à l’hôpital de Cuers, aux religieuses de l’Almanarre et de Saint-Pons. Elle institue héritière universelle sa fille Sibille pour le reste de sa dot et tous ses biens meubles et immeubles. Toulon. Testament de Guillelme de Blacas, femme de Gaufridet, seigneur de Toulon. Elle élit sa sépulture au cimetière de la celle et lègue au monastère 3000 sous, au monastère du Thoronet 1000 sous, et à ceux de Montrieux et de la Verne 500 sous chacun. Ces 5000 sous seront payés par son oncle Blacas, qui les lui devait en dot. Elle lègue en outre à l’église Notre-Dame de Toulon 1000 sous, à l’hôpital de Cuers 1000 sous, aux religieuses de l’Almanarre 500 sous et pareille somme à celles de Saint-Pons, plus 2000 sous pour dettes ou dommages. Ces 5000 sous sont à prendre sur les 15 000, partie de sa dot reçue par son mari. Elle institue héritière universelle sa fille Sibille pour les 10 000 sous restants de sa dot et tous ses biens meubles et immeubles (de Gérin-Ricard : B. Bibl. de Carpentras, ms. n° 1859, fol. 225; a. Albanès et Chevalier, Gallia… Toulon, n° 174 et 180. L’acte 492 des vicomtes de Marseille, daté du 23 août 1234, fait part de la mort de Guillelme de Blacas, femme de Gaufridet de Trets. L’inscription de son tombeau la fait mourir le 22).

Evenos – Le Broussan : bergerie des Sambles (cliché H. RIBOT)

1269 – 12 août : territoire d’Orvès, lieu-dit les Sambles – Les 12 août et 26 septembre 1182, Acte n° 341 du cartulaire de Montrieux signé à Toulon, dans la maison des Templiers par lequel la chartreuse de Montrieux achète à Martin Leuteut une terre qu’il possède sur le territoire d’Orvès, au lieu-dit les Sambles (las Sambolas) pour le prix de 10 livres tournois. Témoins : ] Bertrandus Maurellus, Johannes Clavellus, Guillelmus Alagnanus, Bertrandus Gauberti, Johannes Bertrandus. [Notaire : ] Gaufredus Signerius (Boyer 1980, p. 651 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1278 – 12 août ; Gardiola sub dominio directo Raimundi de Massilia (acte notarié). Première mention de la Gardiole, chaîne de collines, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Ses ramifications s’étendent dans la commune de Cassis. Le lieu prend son nom probablement d’une ancienne vigie ou garde qui y était établie. L’Affar de la Gardiole qui mesurait 1550 carterées en 1650, comprenait divers tènements dont les principaux étaient : grande terre de Sarabran, vallon et issard de l’Esprererière, vallon de Semble, issard de la Pegoulière, vallon de Margaillan, issard de Loule, rivière de la Plane de l’Herbe, le Penen, la Teste de l’Eissadon, plaine du Deversan, vallon d’Ennaux, vallon des Quatre-Cantons (registre de l’Evêché).

1290 – 12 août : Als Cazals (acte notarié). Les Casals – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint- Marcel (1872). Première mention : 28 août 1287, Als Casals (charte aux archives municipales)

1297 – 12 août : Puteus Leque (charte aux archives  de la Major). La Lèque,  lieu-dit,  commune d’Allauch, au quartier des Plâtrières. Première mention de ce puits et seconde du lieu-dit déjà cité Campus de la Légua le 12 octobre 1213.

1299 – 12 août : Colla de Rovilhoza (charte aux archives muni­cipales). Première mention de Rouillone, lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Montespin, dit précédemment Rouillone ou Negau, en 1727 (registre aux archives de la Major).

1392 – 12 août: La Ribiera de Sant Bausili, (Privilège de l’empereur, acte aux archives de l’Evêché). Saint-Basile, commune de Marseille, nom donné ancienne­ment à la vallée du chemin vieux de la Magdeleine, arro­sée par une partie du ruisseau de Jarret et dont la rue Saint-Basile conservait l’ancienne appellation en 1872.Première mention: Pratum Sancti Baudili, VIIIe siècle. (Descrip. mancip. monast. S. Salvatoris, dans Belsunce, tome I, page 302.)

1432 – 12 août : MISE EN DEFENSE DE TOULON ET DE SA VIGUERIE – Le 12 août 1432, en vertu de lettres patentes données à Aix le commissionnant à cet effet,  Bertrand de Marseille, seigneur d’Ollioules, d’Evenos et de Sanary, se met au service des Toulonnais pour organiser la défense de la ville et de sa viguerie de concert avec le bailli royal. … Chaque soir un des syndics de la ville et quatre conseillers réunis au capitaine ordinaire, devront aller à la grille du seigneur d’Ollioules et du bailli, pour recevoir ses ordres ; chaque nuit ils auront à relever les hommes du guet. Ordre a été donné de faire los stouts (gardes de mer) aux endroits les plus propices. Un arrêté vient d’être pris qui met en demeure de quitter Toulon dans les vingt-quatre heures, sous peine de la flagellation, tout étranger n’ayant pas un maître qui réponde de lui (De Ribbe, 1898, p. 37-38).

1536 – août : ANDREA DORIA A TOULON – En juillet ou août 1536,  les équipages d’Andrea Doria, amiral de Charles Quint, débarqués près de Toulon, entrent dans cette ville. La région toulonnaise avait déjà été pillée en 1531 par le Turc Khairredin Barberousse.

1561 – 12 août :

Pousse de la Vacque (acte aux archives des Trinitaires). Première mention de ce « puits de la vache », un lieu-dit de le commune d’Allauch, au quartier de la Fave, dénommé Poulce de la Vaque, 19 août 1609 puis Pousse de la Vaque en 1872.

Roquefourcade – lieu-dit, commune d’Allauch, confrontant les terres de Saint-Savournin (acte aux archives des Trinitaires).

1579 – 12 août : Saint-Etienne ou Touron ou Thouron, (registre aux archives de Saint-Victor). Saint-Estève, quartier rural, commune de Roquevaire (1872). Première menton : Sanctus Stephanus, 11 novembre 1452 (acte aux archives de Saint- Victor). L’une des branche de la voie romaine de Saint-Jean-de-Garguier se divisait en deux branches dont l’une conduisant à Lasa et au Merlançon descendait vers Saint-Estève et la source du Touron. Cette source assez abondante coule en toute saison. Elle a dû être utilisée depuis la plus haute antiquité, comme le prouvent les traces d’adduction d’eau faite à l’époque romaine (31) et les restes plus modernes d’une importante machine élévatoire sur le petit plateau à l’est de la source, appelée la Tourraque au XVIIe siècle. Elle continue à fournir régulièrement, en plus de l’eau pour les usages domestiques des fermes du quartier, l’eau d’irrigation des quatre propriétés arrosables du fertile et minuscule bassin de Saint-Estève. Le nom de la source est déjà cité en 1318 : La colle du poux, sive le Touron, confronte le chemin public (Arch. de Roquevaire, Reconnaissances à Bertrand de Flotte). Cent mètres après la source, la voie qui se confond avec l’actuelle D 43 D arrivait au quartier de Saint-Estève. En cet endroit, les débris de poterie et de vaisselle gallo-romaine sont très abondants (Fernand Benoît, 1960).

1582 – 12 août : CONSEQUENCES DE LA visite pastorale par l’évêque de Fréjus de l’église de la Magdeleine à la Môle du 23 avril 1582 – La visite pastorale par l’évêque de Fréjus de l’église de la Magdeleine à la Môle du 23 avril 1582 est suivie d’un certain nombre de conséquences et ses conséquences les 3, 7, 12 et 14 août de la même année (M. Maurel 1974). Entre autres par une sentence de l’évêque qui condamne le prieur de la Verne à faire les réparations (pour cela on séquestre le tiers des revenus entre les mains des consuls de Cogolin) et à dire une messe tous les dimanches et fêtes du 14 mai au 14 septembre. Ce à quoi l’économe de la chartreuse a interjeté en appel le 3 août. Deux nouvelles sentences de l’évêque de Fréjus, datées du 7 août qui n’ont pour effet que d’amener l’économe à rappeler le 12 août que, par une ancienne coutume, il n’est obligé que de faire célébrer une grand-messe le jour de Sainte Magdeleine soit le 22 juillet. Enfin, le 14 août, une ultime sentence déchargera l’économe de dire chaque jour de dimanche et autres fêtes une messe à Sainte-Magdeleine. Il ne sera dit qu’une grand-messe pour l’absolution des morts et l’aumône. Cette absolution des morts confirme par ailleurs l’existence d’un cimetière à Sainte-Madeleine.

1585 – 12 août : Des lettres patentes de Henri III unissent Château-Gombert à Marseille. Cette annexion fut confirmée par une transaction du 6 juin 1595 entre le Chapitre de la Major, les habitants de Marseille et ceux de Château-Gombert, d’après laquelle le Chapitre reçut en dédommagement une rente annuelle de 500 écus d’or. Cette transaction fut à nouveau confirmée par arrêt du Parlement, du 14 mars 1614 (actes aux archives d’Allauch). Première mention du Château Gombert, Podium quod Castellum Gumberti vocatur, remonte au 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, aux archives de l’Évêché, qui confirme la possession de Château-Gombert à l’évêque de Marseille). Le territoire de Château-Gombert faisait anciennement partie de celui d’Allauch.

1634 – 12 août 1634 : Ordonnance du cardinal de Richelieu, grand maître, chef et surintendant général de  la navigation et commerce de France  et ARRET DE LA COUR QUI REGLE LE DROIT D’ENTRER A LA SEYNE : A raison des droits qu’on a de donner l’entrée aux bâtiments de mer, il a été rendu un arrêt de la Cour du Parlement, que nul bâtiment de mer, venant de la cote de Barbarie ou du levant, ne pourraient prendre leur entrée que à la ville de Marseille, ou celle de Tollon. Comme aussi ceux que leurs patentes seront touchées et suspectes de contagion, ne pouvant aussi faire leurs quarantaines que auxdites villes. Ce qui a été ainsi ordonné par le susdit arrêt, rendu le dixième mai 1622. Sous prétexte duquel arrêt, les consuls de Tollon, ayant entrepris de vouloir empêcher les consuls de Six-Fours de donner l’entrée à toute sorte de navire et bâtiment de mer dans leur port, et de faire les embarquements que besoin serait. Cela donna lieu, auxdits consuls de Six-Fours, de se pourvoir, par-devant Monseigneur le cardinal de Richelieu, grand maître, chef et surintendant général de  la navigation et commerce de France. Lequel par son ordonnance, rendu en contradictoire jugement, aurait maintenu lesdits consuls de Six-Fours à donner l’entrée à toute sorte de navire dans le port de la Seine, et de faire faire les embarquements que besoin serait, en payant les droits ordinaires à sa majesté (Jean Denans, 1713). Cette Ordonnance du cardinal de Richelieu sera confirmée le 9 janvier 1653 par une ordonnance du président de Séguiran, lieutenant général en mer de Provence (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1666 – 12 août : La Serviane (acte aux archives de l’Evêché) – hameau de la commune de Marseille, quartier de la Valentine mentionné en 1872. C’est l’ancienne Terra Bartholomei de Puteo allas Serviani, marinarii, loco dicto la Rascassa, citée le 11 novembre 1506, mais citée Rascaseda pour la première fois le 19 août 1290 (charte aux archives municipales).

1707 – 12 août : SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE : SANARY REPOUSSE UNE ATTAQUE ANGLO-SARDE PAR MER –  Le 12 août la flotte des Alliés mit des hommes à terre à Saint-Nazaire (Sanary) pour faire de l’eau, ce qui était difficile car on avait comblé les puits. Iln’y avait dans ce village qu’un petit détachement, mais les habitants  s’armèrent et attaquèrent avec tant d’ensemble et de succès les troupes de débarquement, qu’ils mirent dix hommes sur le carreau et contraignirent les autres à se sauver sur leurs chaloupes. Peu de temps après la flotte tira quelques volées et remit à la voile (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707). La tour de Sanary, aménagé pour le tir «à barbette » et dont la fenêtre sur le débarcadère a été murée, tire durant trois jours contre les navires anglo-sardes ; les habitants se sont retirés dans la campagne durant 1 mois et demi. L’armement de la tour était alors de : 2 canons de 8, 2 avec affûts garnis, 70 boulets ronds de 8 livres, 2 canons de fer de 6, 200 boulets ronds de 6 livres, 1 canon de fer de 4, 2 affût de 4 avec 100 boulets ronds de 4 livres, 600 livres de poudre,  200 livres de poudre, 40 boulets ronds (poids non précisé), 25 livres de mèche,  + 30 livres de mèche, 120 gargousses, 100 livres de balles de plomb, 4 roues d’affût (taille non précisée), 1 pavillon bleu pour les signaux et des fanaux de signalisation. A terre, 50 dragons et la milice garde-côte s’opposent au débarquement. Bombardement de Saint-Nazaire (Dr G. Lambert – Histoire du Siège de Toulon en 1707 – Imp. du Var – Toulon – 1891 ;  Dr P. Clément, 1957, p. 81 ; C-A Lepotier – Toulon Porte du Levant – France-Empire – Paris – 1972 ;  B. Rotger – De Saint-Nazaire à Sanary – At. du Beausset – 1984)

Le 1er août, l’amiral anglais Showel détache 9 navires à Saint-Nazaire (22 d’après B. Rotger qui place cette opération entre le 1er et le 3 août), qui prennent une tartane chargée de blé, et en oblige une autre à faire côte. Les miliciens-garde-côtes de Saint-Nazaire sont d’abord allés à Six-Fours, mais reviennent dès que la flotte ennemie est en vue. Ils reçoivent le renfort de 50 dragons du Languedoc, commandé par Mr de Barville. Les navires anglais canonnent Saint-Nazaire pendant trois jours et demi, et pillent le château de Bandol. Il y a quelques dégâts dans la ville, mais les habitants ont été évacués dans l’arrière-pays : la portée des canons de l’époque n’est encore que de 800 à 1000 m. C’est à cette occasion que les créneaux et merlons de la Tour ont été rasés pour faciliter le tir en barbette. Joseph de Virelle, seigneur de la Millière, conseiller du Roi, commissaire à l’artillerie, donne son accord pour participer aux dépenses. On dut désigner et payer deux archivistes pour remettre de l’ordre dans l’inventaire des archives. En résumé, les séquelles de cette attaque ennemie seront longues à disparaître (Clément P., 1957, p. 81 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms.).

Fort, port et ville de Bandol Litho Isnard,Toulon XIXe-siecle

1715 – 12 août : acte de séparation  du territoire de Bandol de celui de La Cadière – L’acte de séparation  du territoire de Bandol de celui de La Cadière est signé le 12 août 1715, soit 8 mois après l’arrêt de séparation. Il dit entre autres que : « les habitants de La Cadière sont exemptés et affranchis de toutes les impositions que le seigneur Président de Bandol pourrait lever et percevoir sur les fruits, denrées, marchandises des cadiérens tant pour l’entrée que pour la sortie du port et territoire de Bandol ». C’est la confirmation de la franchise du port de Bandol promise aux habitants de La Cadière. Le seigneur tient sa promesse. D’ailleurs, malgré la position négative du seigneur au cours des discussions préalables, il a dans cet acte, souvent laissé le bénéfice final de la décision à la communauté de La Cadière. Il reste enfin à matérialiser la ligne de séparation entre la Cadière et Bandol. Le seigneur désigne un expert et les consuls de La Cadière désignent le leur. Silvy Gion et Fulconis seront chargés de « planter les termes et limites où ils trouveront à propos d’en planter » ! (Archives municipales de Bandol, aux Services Techniques). Mission bien vague qui laisse la place à toute initiative ; il en résultera que ce travail sera sujet à caution, si bien que cent ans plus tard, en 1807, le préfet du Var charge Bellieu, maire de Bandol, et son collègue de la Cadière de recommencer l’opération (Lucien Grillon, Bandol, deux siècles d’histoire 1585-1790. Presses de St Lambert, 1987).

L’acte de 1712 est signé. par devant Maître REBOULET, Notaire, en présence du Haut et Puissant Seigneur, Messire François de BOYER-FORESTA, seigneur du lieu de BANDOL, Conseiller du Roi en tous ces conseils, Président à mortier au parlement, d’une part; et Pierre CHAUTARD, boulanger du lieu de LA CADJERE, Sauveur BOUILLY, maçon du BEAUSSET, Pierre GANTEAUME, distillateur au CASTELLET, Etienne CABE FIGUE, tailleur, Antoine MICHEL, de la CADIERE, Antoine DAVID de MARSEILLE, Guilhem SOLEILLET, patron de tartane du lieu de SAINT-NAZAIRE, d’autre part, créèrent le bourg de BANDOL. Ce lieu qui ne comptait, lors d’une tentative de rachat par les moines de SAINT-VICTOR, le 15 juin 1686, aucun habitant, allait devenir un port concurrent de celui de SAINT-NÀZAIRE.

1720 – du 9 au 15 août : PESTE A MARSEILLE – Du 9 au 15 août 1720, on relève à Marseille 100 morts par jour ; les cadavres sont transportés par charrettes ; il n’y a plus de place dans les cimetières et les églises (on creuse des fosses hors de la ville ; Dijon et Besançon se ferment aux Marseillais auxquels on interdit la traversée de la Durance ; tous les magasins, sauf des boulangers et des bouchers, sont fermés ; couvents et églises se ferment, on meurt sans confession ni sacrements.

-1778 – 12 août – ABBAYE DE BOSCODON –   Le tribunal de Grenoble rend, contre toute attente, un arrêt en faveur des moines qui sont rétablis dans leur monastère, et condamne l’Archevêque. Quelques moines, tous au moins septuagénaires : Don SILVESTRE, Don SERVEL camérier (âgé de 93 ans !), Don BLANCHARD, reprennent aussitôt possession de leur monastère. Ils auront le tort d’y revenir avec des « personnes du sexe » ! De LEYSSIN en profite pour crier au scandale, et ameute les populations locales autour de la conduite « contraire aux bonnes mœurs de ces moines vagabonds ». (Roger Cézanne, 2017).

1789 – 12 août : MERCREDI 12 AOÛT – régime féodal aboli., reprise des débats sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : Ainsi, le clergé d’abord et la noblesse ensuite sont les premiers perdants de la liquidation de l’Ancien Régime. Cet ensemble d’arrêtés provoque une joie sans limi­tes, mais, sur le moment, personne ne semble se soucier du fait que les anciens privilégiés ne sont pas en mesure de racheter leurs redevances séculaires ; peu importe, le régime féodal est aboli. A présent, les débats sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reprennent de plus belle entre modérés et extrémistes (Larousse / Laffont, Agenda 1789-1989).

1792 – 12 août :

1. maintenir la Liberté et l’Egalité ou mourir en les défendant – Une loi du 12 août 1792 impose aux conseils municipaux, à la garde nationale et aux autres citoyens de prêter le serment de maintenir la Liberté et l’Egalité ou de mourir en les défendant.

2. 4ème bataillon du Var DIT bataillon du Beausset ou bataillon beaussétan – Le 4ème bataillon du Var (ou bataillon du Beausset ou bataillon beaussetan) part du Beausset le 12 août 1792. Par étapes successives : La Valette, Cuers, Brignoles, Lorgues, Draguignan, Fayence, il a reçu l’ordre de rejoindre Grasse, où il doit suivre son instruction militaire. A Toulon, les volontaires reçoivent chacun une gratification de 100 livres puis ils poursuivent sur La Valette (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1793 – 12 août :

1. proposition d’ajourner la mise en vigueur de la Constitution – Le 12 août, les délégués des assemblées primaires, réunis à Paris pour la célébration de la journée du 10 août, se rendirent à la Convention et proposèrent d’ajourner la mise en vigueur de la Constitution (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).

2. Avignon devient chef lieu de département du Vaucluse, lequel compte alors 202.000 habitants.

1795 – 12 août (25 thermidor): constitution – La Convention rejette les idées de Sieyès en matière de constitution (Yann Fauchois, 2001).

1800 – 12 août :code civilDébut de l’élaboration du code civil – ou code napoléonien.

1812 – 12 août :LA BATTERIE DE FABREGAS TIRE SUR UNE ESCADRE HOSTILELe sous-commissaire de la marine, à La Seyne, signale au préfet maritime l’approche d’une escadre hostile comprenant cinq vaisseaux à trois ponts, reconnus sur treize voiles, puis quatre vaisseaux, une frégate, une corvette et un brick qui ont été bombardés par la batterie côtière de Fabrégas (Louis Baudoin, 1965, p. 440-441).

1836 – 12 août – CONQUETE DE L’ALGERIE – Le 12 août 1836, 140 hommes du 10ème d’artillerie en partance pour l’Algérie sont logés à Ollioules jusqu’à nouvel ordre (Castellan E., 1937, p. 295)

1873 – 12 août : 35°C à Paris ET INONDATION à Nîmes – Le 12 août 1873, on enregistre 35°C à Paris alors que Nîmes vient de subir une inondation catastrophique. Les baraques de la foire furent renversées, brisées et disjointes. L’eau avait entièrement envahi les rez-de-chaussée et les caves des maisons du quartier du chemin d’Uzès, depuis le pont du chemin de fer jusqu’à la place des casernes d’Infanterie, touchant essentiellement les ménages pauvres (la climatologie / intemperies / tableau 4).

1879 – 12 août – POSTES de pêche – Le 12 août 1879, la prud’homie de pêche du Brusc adresse à celle de Sanary un relevé des postes de pêches, avec entre autres : « les pointes du levant, le petit Gaviouard (Gairouard ?), le Coucoussar, pierre blanche, la cuvelle. »  (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79)

1899 – 12 août : la mission Marchand EST ACCUEILLIE A TOULON – Deux mois après la catastrophe de la proudrière n°1 de Lagoubran, Toulon réserva un accueil délirant aux membres de la « Mission Marchand », proclamés « héros nationaux » à la suite de « l’affaire de Fachoda », et ramenés d’Egypte par le croiseur D’Assas.

Le commandant Marchand, les capitaines Mangin, Bara- tier, l’enseigne de vaisseau Dye et leurs tirailleurs, furent reçus solennellement par le vice-amiral de la Jaille, préfet maritime, au quai de l’Horloge et, devant les troupes en armes, au nom du Président de la République, il fit com­mandeur de la Légion d’Honneur le commandant Mar­chand. Ensuite, ce dernier fit l’enseigne de vaisseau Dye chevalier du même ordre.

Puis ce furent les réceptions et fêtes populaires qui se prolongèrent jusqu’à l’embarquement, le 12 août, des cent quarante-six tirailleurs sénégalais sur le paquebot Galatz de la compagnie Fraissinet qui devait les ramener dans leur pays. Avant l’embarquement le capitaine Mangin remit à chacun d’eux, sur le terrain de La Rode, la médaille coloniale avec agrafe Congo-Nil dont l’attribution avait fait l’objet d’un vote du Parlement (Amiral Lepotier, Toulon porte du Levant, 1972).

1914 – 12 août : Pour les amateurs de climatologie, qu’ils sachent que le 12 août 1914, les valeurs mesurées à Uccle étaient de 11,9° C (température minimale), 26,2° C (température maximale) : 26,2°C, 74 % (hygrométrie), sans précipitations (0 mm) et une pression atmosphérique de 1016,4 hectoPascal.

1. Bataille de Haelen (bataille des Casques d’Argent) : Simultanément et ensuite de la chute de Liège et des points fortifiés qui constituent la ceinture militaire de la cité, plusieurs corps allemands mobiles (cavalerie, cyclistes…) tentèrent d’envelopper et d’anéantir, entre autres – par ce qui se révèlera la dernière grande charge dans l’histoire de la cavalerie -, une part de l’armée belge regroupée entre Hasselt et Tirlemont (Tienen).

Dans son repli, depuis Liège, la 3e division s’est déployée en bordure de la Gette. En première ligne sont disposées les 1ère, 3e et 5e divisions. En seconde position se trouvent les 2e et 6e divisions. La 4e division, quant à elle, défend Namur. Ces forces sont épaulées par une division de cavalerie qui, stationnée dans un premier temps à Waremme, se replie ensuite sur Saint-Trond, sur la gauche de l’armée belge dont elle prolonge la ligne frontale, du nord de Tirlemont jusqu’en direction de Diest. Plusieurs jours d’affilée, en certains endroits des combats, les Belges durent faire face à des effectifs parfois 20 fois supérieurs en nombre.  C’est dans ces conditions que les Belges luttèrent dans l’attente de secours étrangers amis qui ne se presseront pas trop pour arriver, du côté de : Charleroi ; Namur ; Dinant ; Virton, pour les Français et d’Anvers, en ce qui concerne les Britanniques…

C’est au travers des récits des acteurs ou protagonistes de la bataille, que les faits de ce 12 août 1914 nous sont parvenus. Un grand nombre de témoignages, sous forme d’enregistrements audio-visuels demeurent accessibles au public.

Les Allemands savaient pertinemment qu’en possédant le village de Haelen, Diest devenait une place forte qui couperait en deux la ligne belge de défense de la Gette et donnerait un accès plus facile vers Anvers. Le Lieutenant-Général de Witte (1857-1933) décide alors de déployer rapidement toute les forces vives de sa division (lanciers, cyclistes et artilleurs). Les Allemands commencent par prendre le pont d’Haelen et investissent la ville. Après une retraite précipitée, les Belges tentent de se réorganiser en repassant le pont. La cavalerie allemande, convaincue de sa supériorité, opta pour les charges de cavalerie au galop et sabre au clair.  Lorsque les 17e et 18e régiments de dragons à cheval entrèrent dans Haelen, la concentration de troupes allemandes fut soudain prise sous le feu de l’artillerie belge qui les terrassa. Ce fut un succès temporaire pour l’armée belge qui dut ensuite se retirer vers la place fortifiée d’Anvers.  Le nom de « bataille des Casques d’Argent » remonte à un poème écrit en 1914 par l’abbé Auguste Cuppens. Elle fut présentée comme une grande victoire malgré sa portée même si elle ne connut malheureusement pas de lendemain pour les troupes belges et pour le lieutenant-général Léon de Witte (Haelen) qui les commandait. Après avoir fait mouvement de recul sur Anvers, les troupes belges se retrouvèrent  face aux Allemands pour le reste de la guerre, derrière l’Yser, jusqu’à la contre-offensive victorieuse d’octobre et de novembre 1918…

Situé « Liniestraat », au croisement routier en « T » avec la rue « Velpenstraat », le cimetière belge compte 152 tombes de soldats belges, pour la plupart morts le 12 août 1914, mais aussi d’autres tombés bien plus longtemps après.

2. OFFENSIVE DE LA 1ere ARMÉE française : Le 12 août,les 8e et 13e corps d’Armée franchissent la Meurthe; à gauche, le 8e corps assure la liaison de la 2e Armée.

3. OFFENSIVE DE LA 2e ARMÉE française : La 2e Armée s’était, tout comme la 1e Armée, retirée à 8 kilomètres en deçà de la frontière franco-allemande, pour enlever aux Allemands tout prétexte à déclaration de guerre. Le 10 août seulement, elle a réoccupé ses emplacements de couverture. Le même jour, le 4e bataillon de chasseurs, détaché sur la Seille, au nord de Moncel, subit une attaque ennemie qui débouche de Vic, et peut la repousser assez facilement. Deux bataillons des 40e et 58e (15 corps d’Armée) s’emparent de Lagarde, un peu au-delà d’Avricourt. Le 12, ils ne peuvent, malheureusement, conserver le village : celui-ci leur est repris par l’ennemi, et nos bataillons subissent de grosses pertes (Aristide Quillet, La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants, en 2 tomes,  1922 ; Michelin , guide des champs de bataille. Cours EOR de l’école d’artillerie de Châlons ; 1967).

1925 – 12 août : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS, LE « BEARN » – Les avenants relatifs à la construction du porte-avions Béarn par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne seront nombreux, tel le n° 10, du 12 août 1925 : modification de la passerelle et remplacement de tubes lance-torpilles (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

1929 – 12 août : AUGMENTATION ENORME DES DROITS D’AUTEURS – Le bal du Café de la Marine fermant ses portes par suite de l’augmentation énorme des droits d’auteurs, les jeunes gens de Saint-Mandrier se forment en société et adressent une demande d’autorisation à M. le Maire de La Seyne (Gisèle Argensse, 1989, p. 193).

1938 – 12 août : Les dockers de Marseille sont en grève. Le premier septembre, le conflit atteindra son 58e jour d’arrêt de travail.

1940 – 12 août : nouvelle organisation de la flotte française après l’armistice – Après une longue période d’incertitudes pour la marine, une nouvelle organisation est mise en place dans l’attente de l’exécution des clauses d’armistice et en espérant que la flotte ne soit pas désarmée. La 3ème escadre est ainsi reconstituée à Toulon avec le croiseur de bataille Strasbourg hors rang, la 1ère DC (croiseurs Algérie Foch Dupleix et Colbert) et la 3ème escadre légère (1ère  3ème  4ème  5ème  7ème  et 9ème  DCT).

Avec la constitution de la Flotte d’Armistice, l’aviso-dragueur L’Impétueuse appartient à la 4ème escadrille d’avisos de la 2ème flottille de patrouille des forces placées sous les ordres du Vice-amiral commandant la Marine en Tunisie. La 4e escadrille est composée des aviso-dragueurs suivants : L’Impétueuse, La Batailleuse et La Curieuse (en réparations à Oran qu’elle quittera pour rallier Toulon le 20). Leur sister-ship, le Commandant Bory prend place au sein des Forces navales de la 3ème région et à la 3ème escadrille d’avisos à Toulon, mais il n’en porte pas la marque (Gérard Garier).

1941 – 12 août : aviso-dragueur Commandant Duboc  – Le 12 août à 10 h 50, l’aviso-dragueur Commandant Duboc  appareille de Durban et arrive le 17 à 05 h  à Simonstown, en repart le 18 à 13 h et touche à 18 h  Cape-Town. Il repart le lendemain à 16 h 50 pour Pointe-Noire qu’il atteint le 25 à 10 h 25. Il était entendu qu’à l’occasion de ce voyage, le Commandant Duboc ferait escale dans tous les ports d’Afrique équatoriale où les F.F.L. auraient du personnel à faire embarquer pour le Royaume-Uni (id.).

1942 – 12 août : ACCROCHAGE FRANCO-BRITANNIQUE A DAKAR – Le 12 août, de 16 h 15 à 17 h 35, la zone interdite de Dakar est survolée par une dizaine d’avions britanniques de types divers. L’alerte DCA est déclenchée à 16 h 16. Vers 17 h 10, à 10 milles dans le 210 du cap Manuel, un Curtis de la chasse de Ouakam abat un avion britannique de type Wellington qui amerrit, puis coule. Quatre rescapés prennent passage sur un radeau pneumatique qui ne peut être retrouvé avant la nuit. Les recherches, reprises à l’aube par le Commandant Delage et par les appareils Loire 130 4 HS 4 et 4 HS 6 du croiseur de 7 700 t Gloire, permettent de découvrir le radeau à 9 h 18 à 7 milles du cap de Naze. Un officier pilote et un sergent bombardier ont disparu avec l’appareil (id.).

1943 – 12 août – FRONT DE L’EST – bataille de Koursk : Le matin du 5 juillet, une violente bataille s’engagea au Sud d’Orel et au Nord de Belgorod marquant le début de la célèbre bataille de Koursk, restée inégalée par l’envergure des opérations et l’effort des armées  Près de 1 200 chars partici­pèrent à la bataille qui dura toute la journée pour s’achever par la victoire des Forces armées soviétiques qui prirent ainsi, et solidement, l’initiative stratégique. « L’Union Soviétique a le droit d’être fière de ses victoires héroïques», écrira le président américain Franklin Roosevelt dans un message daté du 6 août à Joseph Staline. Le premier ministre britannique Winston Churchill adressera le 12 août un message de félicitations au gouvernement soviétique (Nikolaï Chapaline et Anatoli Galitsan, L’exploit immortel du peuple, Moscou, Editions de l’Agence de presse Novosti, 19990,  p. 17 et sq.).

1944 – 12 août :

1. FRONT DE NORMANDIE : AVRANCHES – Dès le 12 août, il était évident que le deuxième choc ordonné par l’O.K.W., de Mortain sur Avranches, serait tout aussi vain et illusoire que le précédent. Il ne put même pas démarrer. De ce jour, il fallut abandonner l’espoir de paralyser l’armée Patton et d’échapper aux tentacu­les dont elle enserrait déjà la VIIe Armée. Ne restait plus qu’une ressource pour se soustraire à l’étreinte de la pieuvre : se retirer au plus vite à l’est, en deçà de la Dives.

Les unités hippomobiles ouvrirent la marche. Les formations motorisée reçu­rent mission de couvrir leur repli (Paul Carell, Ils arrivent).

2. FRONT DE NORMANDIE : SAINT-MALO – SAMEDI 12 AOUT – Dans la nuit du 11 au 12, alors que Nantes vient d’être libéré, les mortiers américains lancent leurs torpilles incendiaires sur la citadelle de Saint-Malo. La première tombe Place Bouvet, d’autres, plus proches de leur objectif, sur le bas de la ville. La citadelle enfin est prise sous une pluie de feu. Le quartier des Bas-Sablons commence à brûler.

3. FRONT SUD – EXECUTION DE RESISTANTS DANS LE VARLe 12 août 1944, alors que Nantes vient d’être libéré, neuf autres cadres de la résistance régionale sont fusillés près de Signes (notamment François Pelletier), sur l’emplacement de la tuerie du 18 juillet. A Signes, que sont exécutés en deux fournées, les 18 juillet et 12 août, 38 résistants, souvent responsables importants de la Résistance provençale, victimes du SD de Marseille et de la trahison d’un officier parachuté. Parmi eux, le Varois Cisson, le lieutenant Pelletier, mais aussi le philosophe normalien François Cuzin qui, avant d’être un dirigeant de la Résistance bas-alpine, avait milité à Toulon (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).

Ce jour-là, alors que les Allemands viennent d’effectuer un dernier tir de contrôle avec les batteries de 340 mm de Cépet (Gisèle Argensse, 1989, p. 223), pendant une alerte aérienne deux techniciens de la D.C.A.N. l’Agent Technique Lallier et le chef d’équipe Richelme peuvent effectuer des sabotages sur ces batteries. C’est peut-être à la suite de ces sabotages que la Tourelle C a subi une avarie par bombe d’avion alors qu’elle était pointée vers la terre. Il faut croire que la tourelle ne pouvait plus tourner lorsque la flotte arrivera au large (Ken Nicolas, p. 100-110). Le même jour, c’est le début de l’attaque des positions d’artillerie par l’aviation alliée, en particulier à Porquerolles, Cap Nègre, Cavalaire (Gaujac P. ; récit anonyme ; Valloton B., 1945, p. 197 et suiv.).  « Le samedi 12 août je suis sur la route en vélomoteur entre Sanary et Ollioules lorsque survient une alerte. Je pose le vélomoteur sur le bord  de  la  route  et  je  me précipite  dans  une  tranchée  voisine. Bombardernent trés violent de tous les côtés. Rien sur Toulon. Il doit y en avoir sur les Lecques; Saint Cyr, Bandol, la voie Ferrée, Sanary la Campagne,  Ollioules,  certaines sont tombées assez prés. On entendait très bien le sifflement des chutes des chapelets de bombes. Le bombardement a duré deux bonnes heures, il semble fini vers midi. J’ai la visite de l’ami MISTRE qui monte retrouver sa famille à Varages. Je lui demande de passer à Pontevès prévenir mon épouse que je suis en parfaite santé et que tout va bien. Cependant, dans mon for intérieur, je suppose, vue la nature de ce bombardement,  qu’il est fait en prélude à d’autres opérations  vraisemblablement  un  débarquement,  puisque  de  GAULLE  a annoncé dans un récent discours « que les troupes françaises seraient très bientôt au combat sur le sol de France ». Je suis partagé entre deux devoirs, celui que je dois à ma famille d’une part et celui que je dois à ma profession d’autre part. Dois-je partir, ou dois-je rester ? Après réflexion, je considère que je dois rester à mon poste, je préviens MISTRE de cette décision en lui disant de ne pas en parler à mon épouse. Dans  l’après-midi  encore  deux ou trois alertes à des heures inaccoutumées, je rentre à Villa Bella Vista vers 20 Heures, mais il y a des avions dans le ciel sans cesse, la menace se précise. » (Jean Granet, Carnet)  « Ah ces journées des 12, 13, 14 août, ce fantastique « arrosage » aérien annonciateur du débarquement, cette pluie de bombes sur l’arrière-pays où se dissimulaient les batteries allemandes. Après quoi, plus d’eau, plus de pain, plus d’électricité, partant plus de radio remplacée par les bobards d’imaginations surexcitées » (Benjamin Valloton, 1945).

Le samedi 12 août 1944, 3 morts à Ollioules, 3 morts à La Cadière, 4 morts au Castellet (V. Masson – La Resistance dans le Var – Ed. M.U.R. et Maquis du Var – 1983 – Journal le Petit Var : années 1943-1944 – collection A.V.T.).

4. FRONT SUD, OPERATION « DRAGOON » :PARACHUTAGE DE MISSIONS ALLIEES SUR LE VAR – Les 12 et 13 août 1944, sont parachutées les missions militaires Jedburgh et de soutien à la mission Sampan d’anti-sabotage du port de Toulon (Cdt Allain Lougre à Seillans, enseigne Ayral Gédéon à Brue-Auriac). Ces missions parachutées semblent annoncer le débarquement. Parmi elles, la mission Sampan, chargée d’empêcher le sabotage du port de Toulon par les Allemands, apporte un appui réconfortant à la Résistance toulonnaise et au CDL. La mission Gédéon, parachutée dans la nuit du 13 août est chargée de lui venir en renfort. Elle est dirigée par Jean Ayral, ancien délégué militaire de Jean Moulin à Paris, qui mourra dans les combats de la libération de Toulon.

-1945 – 12 août : Le « Béarn » appareille d’Alger pour gagner Oran (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1946 – 12 août : procès des amiraux – Du 12 au 14 août 1946, se déroule le procès des amiraux qui ont sabordé la flotte à Toulon en novembre 1942. L’amiral Marquis est condamné à 5 ans de prison, l’amiral Abrial à 10 ans de travaux forcés.

1958 – 12 août : La réalité dépasse la fiction – Le journal officiel publie l’annonce de la création d’une nouvelle association : « Déclaration à la Sous-Préfecture de Béthune. LES MALES HEUREUX. But : venir en aide aux sol­dats  ».

1980 – 12 août : PATRICK PONS, mort d’UN CHAMPION – Le champion du monde moto 750 cc, Patrick Pons, se tue en course en Angleterre.

1985 – 12 août : Base Aéronavale de Saint-Mandrier – Atterrissage exceptionnel d’un petit avion privé en difficulté sur la piste de la Base Aéronavale de Saint-Mandrier qui accueille pour la première un avion (Gisèle Argensse, 2000, p. 127.).

1986 – 12 août : BDC Dives – L’ex-BDC Dives, devenu la coque n°Q645 est mis en place, avec l’aide de la Tianée et du remorqueur Mésange, comme brise-lames à Saint Mandrier, pour remplacer l’ex-Alsacien envoyé le 11/08 à Brégaillon.

2014 – 12 août : MORT DE Robin Williams – Le Monde annonce que « L’acteur américain Robin Williams a été retrouvé mort à son domicile lundi 11 août. Dans un communiqué, les autorités de Marin County, en Californie, expliquent qu’un homme « identifié comme Robin McLaurin Williams, 63 ans, résident de Tiburon, en Californie (…) a été déclaré mort à 12 h 02 [heure locale, 21 h 02 à Paris] ». La cause suspectée du décès serait « un suicide par asphyxie », mais les autorités locales attendent les résultats de l’autopsie pour confirmer cette information. Après l’annonce de son décès, son attachée de presse a expliqué que l’acteur souffrait « ces derniers temps d’une sévère dépression ». Je me souviendrai toujours de son fameux « GOOD MORNING VIET-NAM ! »

2016 -12 août : METEO – Le temps s’avère plus sec et plus frais ce matin que l’an passé à la même heure ; si mon toujours bougre de facétieux baromètre affiche toujours soleil radieux, ce n’est qu’avec seulement 29% d’humidité contre  44% le 12 août 2015. Quant au thermomètre extérieur il n’affiche que 21° contre 26° l’an passé.

2017 – 12 août : METEO – Voici ce que je relève à 5h du matin sur ma petite station météo : clair soleil, pas de nuage ; 21° sur ma terrasse (26° dans le bureau) ; 28% d’humidité ; lune descendante.

2018 – 12 août :  

1. Dans les quartiers nord de Marseille, les salariés d’un McDo sont en grève, pour sauver leur établissement que le groupe entend céder à une entreprise de fastfood asiatique halal. Il semble difficile de prendre parti dans ce conflit (Marianne, 10 au 16 août 2018).

2. LA SNCF a décidé de reporter à janvier 2019 l’adoption de son projet stratégique. Même les trains de réformes  sont en retard (Marianne, 10 au 16 août 2018).

2019 – 12 août : Le train à crémaillère du Montenvers, qui permet d’accéder à la mer de glace de Chamonix ne fonctionne pas ce lundi 12 août 2019. Hier, dimanche, la motrice a déraillé avec 150 personnes à bord. Heureusement personne n’a été blessé. Le petit train redescendait à Chamonix lorsque l’incident s’est produit hier, peu avant 14h30, au niveau des aiguillages de Planards. A son bord, 150 touristes qui venaient de passer quelques heures à la mer de glace, l’une des plus grosses attractions touristiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Heureusement, personne n’a été blessé, même si « l’importance du choc lors du déraillement » a « provoqué une grosse frayeur aux clients présents dans le train » explique, dans un communiqué, la Compagnie du Montblanc, qui gère l’équipement.

2021 – 10 août : EN PRIME : diffusion journalière et en avant-première d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 17 ont déjà été livrés sur ma page FB).

Chapitre 18 –

Devant le danger mortel qui menaçait le pays, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, les  Montagnards firent alors adopter à la Convention des mesures d’urgence (avril) : jugement accéléré des suspects, confiscation des biens des émigrés, emprunts forcés sur les riches, envoi de représentants en mission dans les départements. Un Comité de salut public fut institué pour appliquer sans délai et sans faiblesse les décisions de l’Assemblée.

Rappelons que cette République n’avait toujours pas de support légal autre que celui de l’Assemblée réunie pour donner une nouvelle constitution à la France et des instances provisoires qu’elle avait créées. Aucun projet n’ayant été encore déposé sur le bureau de l’Assemblée, alors que trois cents étaient parvenus à un Comité de Constitution mis dans l’incapacité de les étudier, il fallait donner au moins une orientation qui pourrait servir de référence à ceux qui se battaient pour la Révolution telle qu’elle avait évolué (note : parmi les trois cents projets qui, par la suite, ne furent pas retenus par la comité de Constitution, beaucoup contenaient des dispositions intéressantes. La plupart reconnaissaient que la « démocratie directe » n’était pas praticable et essayaient d’y suppléer par l’emploi du référendum, de l’initiative législative, du mandat impératif, de la permanence des Assemblées primaires, du vote obligatoire. La plupart étaient hostiles à la formation de « partis » politiques permanents et au système parlementaire, tel qu’il fonctionnait en Angleterre. L’Allemand Anacharsis Cloots voulait que la République française fût le noyau d’une république universelle et aménageait son projet de constitution dans ce sens. Robespierre n’avait pas encore déposé de projet. D’où son intervention).

Le 21 avril, Robespierre lisait au club des Jacobins l’esquisse d’une nouvelle déclaration des droits de l’homme qui eut un grand retentissement et reçut un début d’applications dans les mois suivants ? Si, disait-il, « L’égalité des biens n’est qu’une chimère, la loi agraire n’est qu’un fantôme créé par les fripons pour épouvanter les imbéciles », il refusait de ranger la propriété parmi les droits naturels. Il expliquait que « La propriété, c’est le droit qu’à chaque individu de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi… Ce droit est borné, comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui. » Par conséquent, Robespierre refusait de considérer la propriété comme « inviolable et sacrée ». Il faisait cependant du « droit au travail » et par suite, du « droit à l’assistance » des droits naturels fondamentaux. Robespierre s’élevait à des considérations internationales dans les quatre derniers articles de son projet : « Les hommes de tous les pays sont frères et les différents peuples doivent s’entraider selon leur pouvoir, comme les citoyens d’un même Etat. Celui qui opprime une seule nation se déclare l’ennemi de toutes. Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme doivent être poursuivis par tous, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et des brigands rebelles. Les rois, les aristocrates, les tyrans quels qu’ils soient sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre, qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers, qui est la nature. » (analyse de Jacques Godechot). Les deux dernières phrases sonnent comme un appel à passer à une nouvelle étape de la Révolution : châtier comme des assassins ceux qui entraveraient la marche vers la liberté et les droits de l’homme, n’était-ce pas préparer la guerre sans merci que les Montagnards et les sans-culottes allaient livrer à l’ennemi intérieur ? Etrangement, est-ce par suite d’une interprétation très large de ce discours que, le  25 avril, alors que l’on commençait à fermer les églises par tout le pays, la municipalité du Beausset, pourtant la plus jacobine de toutes celles de l’Ouest varois avec Toulon, accordait cent livres pour la fête de saint Eutrope, patron du village ? Nous ne le saurons jamais, car cette décision fut enterrée lors des troubles qu’allait connaître la France et surtout la région toulonnaise dans les mois suivants.

(à suivre)

2022 – 12 août : ALERTE A LA FRAUDE DE LA PART DE LA MGEN – Plusieurs expériences de tentatives de fraude auprès de nos adhérents nous ont récemment été remontées.

Un SMS commençant par « AMELI » vous demande de valider ou d’actualiser vos informations pour recevoir votre nouvelle carte vitale. Il s’agit d’une arnaque dont le but est de soutirer vos données bancaires et personnelles.

Nous appelons chacun et chacune à faire preuve de la plus grande vigilance et à ne pas répondre à ces sollicitations.

2023 – 12 août : EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 68e livraison :

Sanary, le quai Marie Esménard en août 1945.

« Le samedi 12 août je suis sur la route en vélomoteur entre Sanary et Ollioules lorsque survient une alerte. Je pose le vélomoteur sur le bord  de  la  route  et  je  me précipite  dans  une  tranchée  voisine. Bombardernent trés violent de tous les côtés. Rien sur Toulon. Il doit y en avoir sur les Lecques; Saint Cyr, Bandol, la voie Ferrée, Sanary la Campagne,  Ollioules,  certaines sont tombées assez prés. On entendait très bien le sifflement des chutes des chapelets de bombes. Le bombardement a duré deux bonnes heures, il semble fini vers midi. J’ai la visite de l’ami MISTRE qui monte retrouver sa famille à Varages. Je lui demande de passer à Pontevès prévenir mon épouse que je suis en parfaite santé et que tout va bien. Cependant, dans mon for intérieur, je suppose, vue la nature de ce bombardement,  qu’il est fait en prélude à d’autres opérations  vraisemblablement  un  débarquement,  puisque  de  GAULLE  a annoncé dans un récent discours « que les troupes françaises seraient très bientôt au combat sur le sol de France ». Je suis partagé entre deux devoirs, celui que je dois à ma famille d’une part et celui que je dois à ma profession d’autre part. Dois-je partir, ou dois-je rester ? Après réflexion, je considère que je dois rester à mon poste, je préviens MISTRE de cette décision en lui disant de ne pas en parler à mon épouse. Dans  l’après-midi  encore  deux ou trois alertes à des heures inaccoutumées, je rentre à Villa Bella Vista vers 20 Heures, mais il y a des avions dans le ciel sans cesse, la menace se précise. » (Jean Granet, Carnet)  « Ah ces journées des 12, 13, 14 août, ce fantastique « arrosage » aérien annonciateur du débarquement, cette pluie de bombes sur l’arrière-pays où se dissimulaient les batteries allemandes. Après quoi, plus d’eau, plus de pain, plus d’électricité, partant plus de radio remplacée par les bobards d’imaginations surexcitées » (Benjamin Valloton, 1945).

MARSEILLE – 268e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

Martin Félix – Eglise des Accoules vers 1637.

Les Accoules – quartier du vieux Marseille situé sur la rive nord du Vieux-Port, au sud du quartier du Panier. C’est dans ce quartier que se situait jusqu’en 1862 le site de l’observatoire de Marseille mis en service en 1702 dans la maison Sainte-Croix, propriété des Jésuites, rue « Montée des Accoules ».

Abbaye de Notre-Dame des Accoules – Marseille. située dans le quartier des Accoules (13002, 10 place Daviel), fait partie d’un ensemble comprenant un clocher, classé monument historique par arrêté du 7 juillet 1964 (inscrit MH), seul vestige de l’église médiévale rasée à partir de 1794, un calvaire érigé en 1820, et une nouvelle église édifiée en 1824-1826. Propriété de la commune.

EGLISE DES ACOULES – La belle église, ecclesia formosa comme on aimait l’appeler au Moyen Age, représentait le plus précieux exemple d’architecture gothique existant à Marseille. En demeure le clocher, édifié sur la tour de Sauveterre, dont la cloche rythmait les événements majeurs de la cité : le parlement public étant appelé à se réunir dans le vaste cimetière adjacent. Le clocher édifié autour de 1685, fut maintes fois restauré, jusqu’aux lendemains de l’an 2000 où d’importants aménagements eurent lieu : cloches nouvelles, hor­loge lumineuse, protection contre la foudre qui a si souvent frappé la flèche, protégée autrefois par la statue de l’archange qui en couronnait le faîte. Travaux menés à bien grâce à l’initiative du père Alain Ottonello, curé de la cathé­drale (Paul Amargier).

Mentions :

Dès le XIe s. : Marseille – L’essor spirituel et temporel de l’abbaye de Saint-Victor et la puissance foncière des vicomte de Marseille suscitent dès le XIe siècle un premier accroissement, qui s’accentue au cours des deux siècle suivants. Le bourg marchand, installé au pied du château Babon, près de la tour de Sauveterre des Accoules est rapidement englobé dans la ville, qui se réinstalle assez vite dans ses anciennes limites romaines et les dépasse même quelque peu vers l’est. Cependant l’agglomération est partagée entre les deux juridictions des vicomtes et de l’évêque (pendant plus d’un siècle, l’évêché est tenu par la famille vicomtale): aux premiers appartient la ville basse, et maritime et commerçante, allongée le long de la rive septentrionale du vieux port au second, la ville haute, de la butte Saint-Laurent à celle des Carmes ; cette dernière est elle-même divisée entre l’évêque et le chapitre. (Atlas historique).

Vers 1031 : Notice relatant la restauration, par les vicomtes Guil­laume II et Fouque, de l’abbaye de Notre-Dame-des-Accoules à Marseille et fixant les limites de ses possessions. (Acte 81 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Copie du XVIIe siècle : Bibl. de Carpentras, ms. n° 1855, fol. 352.). Le texte est très incorrect. Nous n’avons cependant pas hésité à le donner à cause des précieux renseignements qu’il renferme.

Juxta Massiliam, in contrada que vocatur Lauretum : Breve recordationis de honore Sancte Marie de Abadia, quomodo G[uillelmus] et F[ulco,] vicecomites Massilie, restauraverunt abadiam puellarum infra Massiliam, per preces et per monitiones Senioreti, canonici Avenionis, et curiose requisierunt qui (sic, pour que) debedant esse illius abadie. Primum, juxta Massiliam, in contrada que vocatur Lauretum, que infra istos terminos continetur. sicut carrer[i]a pergit ad viam Sancti Stephani, sicut terra de[sc]endit in Lauretum et donat (sic, pour vadit) ad fontem Sancti Saturnini usque ad terram Algetini, et per viam de valle Focaricia, que descen­dit ad pratum quod est juxta mare, totum quod est infra istos terminos, cultum et incultum, recognoverunt supradicti [vice]comites esse de abadia puellarum ; et homines qui habebant ullos honores fecerunt recognoscere et accipere per manum abbatisse et domine Adalmois ad fidelitatem et servicium. Ipsi homines ad ipsam vener[u]nt anno Incarnationis Dominice millesimo trigesimo primo, scilicet Iterius, G. Daniel, Jaufredus de Porta, Gaufridus Pilletus, Guillelmus Saussicia, Arnulfus Sani- scalcus. Et pariter istos habet ipsa abbatissa in dominicatura terra (sic) quam fecit Adalardus et Andréas de Mare. Istam cartam fecit scribi Senioretus, per mandatum supradictorum vicecomitum, tali tenore ut si quis voluerit aliquid de illo honore auferre, sit in comparatione inde proditoris.

1031 : Solliès – Donation par Déodat, évêque de Toulon, au monastère de notre-dame des Accoules  à l’intérieur des remparts de Marseille, de l’église Notre-Dame des Accoules à Beaulieu, sur le territoire de Solliès ; cette donation est faite à la prière et avec le conseil de Guillaume le Gros, vicomte de Marseille, qui concède à cette église, une étendue de deux stades de terrain autour (Henri de Gérin-Richard, Acte 80 des vicomtes de Marseille, 1926).

1032 : Marseille. Donation à l’abbaye de Notre-Dame-des-Accoules, par [le vicomte] Guillaume II, du quart de la villa d’Allauch et de ses dépendances. Témoins : les fils et les filles du donateur, sa femme Stéphanie, ses frères Pons et Fouque (Acte 82 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Copie incorrecte du XVIIe siècle : Bibl. de Garpentras, ms. n° 1855, fol. 352)

1038-1048 :  Le vicomte de Marseille Fouque et sa femme Odile, ayant entrepris de bâtir, sur l’ordre de l’abbé Isarn et des religieux de Saint-Victor, l’église Saint-Pierre[-de-Paradis] à Mar­seille, donnent à cette église appartenant à Saint-Victor, le jour de sa dédicace par les archevêques d’Arles et Aix et par l’évêque de Toulon, deux clos de vignes qu’ils ont fait planter, l’un près de l’église Saint-Saturnin, l’autre au pied de la colline de la Garde, au lieu-dit vallis Focaria, plus un troisième acquis par eux et situé au chevet de ladite église de Saint-Pierre, trois pièces arables, un jardin, un pré et un moulin. Parmi les témoins qui souscrivent : [la vicomtesse] Stéphanie et ses fils Etienne. Bertrand et Pierre (acte 105 des vicomtes de Marseille, J. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 12 v°. a. Guérard, n° 33. Ind. : Albanès et Chevalier, GaIlia . . . Arles, 110 355 ; — Toulon, n° 41).

1060 – : Pons II, évêque de Marseille, son frère le vicomte Geofroi, la femme et les fils de ce dernier, confient aux moines de Saint-Victor l’administration du monastère de femmes [Saint-Sauveurr, près de l’église des Accoules, à Marseille]. (H. de Gérin-Ricard, 1926, acte 170 des vicomtes de Marseille ; A. Saint-Victor, Chartes originales, n° 401. a. Guérard, n° 1079. Tnd. : Ruffi, Histoire de Marseille, t. Il, p. 59. — Belsunce, L’an­tiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 414. — F. André. Histoire de Saint-Sauveur, p. 21. — Albanès et Chevalier, Gallia … Mar­seille, n° 125.

-1064 et 1163 : La délimitation des paroisses voisines des Accoules et de Saint-Martin entraîne la rédaction de deux actes, l’un de 1064, l’autre de 1163 (Marc Bouiron, Histoire et topographie des monuments de Marseille médiévale, dans Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René, études massaliètes numéro 7, Centre Camille Jullian, Edisud, Aix-en-Provence 2001, page 267).

1073 – 7 janvier : Donation par Pons II, évêque de Marseille, à Garsinde, abbesse de Saint- Sauveur de Marseille, de la paroisse des Accoules à Mar­seille. Témoins : ses frères Geofroi et Pierre [Sâumade] (acte 196 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Saint-Sauveur, liasse 1, n° 2. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 421.  b, F. André, Histoire de l’abbaye de Saint-Sauveur, p. 209. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 130)

1077 – avril : Vente par les religieuses de Saint-Sauveur (Notre-Dame-des-Accoules) au monastère de Saint-Victor, de la dîme du champ que Pierre Saumade avait donné audit monastère le long de l’Huveaune. Confirmation par l’abbesse Garsende, sœur du vicomte Geofroi, et par Adalasie, fille du même (acte 199 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Gartulaire, fol. 25 v°. a. Belsunce, L9antiquité de Véglise de Marseille, t. I, p. 421. — b, Guérard, n° 88. Ind. : André, Histoire de Saint-Sauveur, p. 24.

Entre 1077 et 1163 : Les religieuses de Notre-Dame des Accoules s’étaient installées à Saint-Sauveur ( (GCNN Marseille n°164, J.-P. Poly)

1219 – 19 février : Notre-Dame-des-Acoules à Marseille – Promesse par Hugues de Baux, en son nom et pour son neveu Raimond, aux recteurs de la communauté des habitants de Marseille, de s’employer à faire la paix entre eux et l’église, de faire lever les sentences d’excommunication et d’interdit qui pèsent sur eux, de les défendre contre leurs ennemis sauf contre l’église, de ne déposer aucune plainte contre eux avant un certain terme au sujet des difficultés que son neveu Raimond et lui ont avec eux. (acte des vicomtes de Marseille n° 404, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :A. Arch. comm. de Marseille, GG 11. a. Papon, Histoire de, Provence, t. Il, preuves, n° XL. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 190).

1250 – 3 février : Rosselin, abbé de Saint-Victor, met fin au litige existant entre Hugues Geofroi [Hugues Geofroi de Trets et les habitants de la Cadière au sujet d’une forêt dans laquelle ils prétendaient avoir le droit d’entrer et de faire paître des troupeaux, de couper du bois, de faire du charbon et d’opérer des défrichements, alors que Hugues Geofroi soutenait que cette forêt constituait un défends lui appartenant exclusivement. Acte n° 1129 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Saint-Victor, chartes originales, n° 93; IND.: Guérard n° 1129).

Cimetière des Accoules –

1489 – novembre : Cession à acapte par Barral, seigneur de Marseille et vicomte, à Guiraud de Garrigues, de la faculté d’établir des piliers devant la façade de sa maison et de bâtir au-dessus, sur la rue, devant le cimetière des Accoules de Marseille. (acte 285 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : Arch. commun, de Marseille. GG, sans n°. a. F. Portai. La république marseillaise, p. 330).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un patient chez son médecin.

-Docteur, ça fait bien cinq bonnes minutes que vous m’avez demandé de tirer la langue et vous ne la regardez même pas !

-C’est juste pour être tranquille pendant que je rédige votre ordonnance.

Je vous souhaite une excellente journée et vous donne rendez-vous demain.

One response to “ÉPHÉMÉRIDES DU 12 AOÛT”

  1. Avatar de marguerite MEGE
    marguerite MEGE

    Merci Henri !! bonne fin de soirée et très bonne nuit !! Bises à vous deux !!

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