DÉBUT DU SIÈGE DE TOULON PAR LES TROUPES DE LA CONVENTION

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Le 7 août 1793, la Convention donne ordre à l’Armée d’Italie de détacher contre Toulon une armée conduite par les généraux Gardanne et Lapoype, cependant qu’une autre armée, commandée par Carteaux, marchera sur Marseille dont la « phalange » fédéraliste prétend reprendre Paris ! Carteaux a fait rapidement reculer cette « phalange » d’Orange sur Avignon qu’elle a évacué précipitamment le 27 juillet en réclamant l’assistance des Toulonnais !

En réponse à cette demande, le 7 août, des détachements, débarqués des vaisseaux, sont envoyés au « secours des Marseillais » sur la « réquisition formelle » des Sections et Corps Constitués de la ville de Toulon, en vertu, déclara-t-on, du « cri public » afin de repousser les « brigands » de Carteaux !

Le commandant d’armes de Toulon, Doumet, dut s’opposer à la prétention « des canonniers pour changer de batterie », car ils se trouvaient « sous les ordres et sous la direction du commandant des forts et fortifications du département ». Un certain sentiment d’insécurité commence à se faire jour parmi les sectionnaires toulonnais. Aussi, par souci de défense, organisent-ils une descente sur Sanary pour y saisir les canons de la batterie de Portissol, malgré l’opposition du Maire Pardigon. Ce désarmement d’un ouvrage clef de la défense maritime montre que pour certains, l’ennemi n’est plus l’Anglais mais bien l’armée conventionnelle qui risque d’arriver par l’intérieur des terres. Mieux, la municipalité toulonnaise demande aux beaussétans de hâter la livraison de trois canons de calibre 4 que les Marseillais sont venus chercher en renfort ! Ainsi fait-elle des reproches aux communes qui refusent de livrer des armes sous prétexte qu’elles manquent de charrettes ! (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Archives de Sanary, H2)

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