Bonjour à tous et toutes,

Cliché H. Ribot : le Brusc.
LES FÊTES
Nous fêtons les JEAN-MARIE et les VIANNEY qui doivent leur prénom à JEAN-MARIE VIANNEY, curé de l’ancien Ars en Dombes, dans l’Ain, aujourd’hui Ars sur Fromans, mort en 1859, béatifié en 1904, déclaré la même année patron des prêtres de France par saint Pie X et canonisé en 1925. Quatre ans après sa canonisation, le Pape Pie XI l’a déclaré “patron de tous les Curés de l’univers”.
A l’occasion du centenaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, et dans sa première année de pontificat, le pape Jean XXIII fit diffuser sa lettre encyclique SACERDOTII NOSTRI PRIMORDIA « avec la vive espérance que ce centenaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney pourra susciter, dans le monde entier, un renouveau de ferveur chez les prêtres et chez les jeunes appelés au sacerdoce, et aussi qu’il pourra susciter de la part de tous les fidèles une attention plus grande et plus agissante aux problèmes de la vie et du ministère des prêtres, Nous accordons de grand cœur à tous, et en premier lieu à vous, Vénérables Frères, en gage des grâces célestes et de Notre bienveillance, la Bénédiction apostolique ».
Dans le calendrier républicain, c’est le 17e jour du mois de thermidor An II. Il est dédié au lin, plante cultivée tant pour ses fibres que pour ses graines. Comme le chanvre, on faisait rouir, c’est-à-dire « pourrir » le lin dans un routoir ou rouissoir dont chaque ferme était encore pourvu jusqu’après le début de l’ère industrielle. Cette opération avait pour but de faciliter la séparation de l’écorce filamenteuse et de la tige.
Pour la mémoire collective de la France, la nuit du 4 août 1789 est celle au cours de laquelle l’Assemblée nationale constituante vota l’abolition du régime « féodal » et de tous les privilèges. Elle décréta également les libertés de presse et de religion. En même temps, elle décida que la Déclaration des droits précéderait la Constitution et serait établie d’urgence.
DICTON :
« Le Ciel inspire favorablement le juge qui a reçu un bakchich » (proverbe turc)
LE MOT DU JOUR :
Il en est de la raillerie comme du sel, l’usage doit en être modéré (Démophile, Sentences, 19 : VIIe s. av. J.-C.)
ÉPHÉMÉRIDES

–1197 – 4 août : ATTAQUE SURPRISE DE TOULON PAR LES SARRASINS – Selon Honoré Bouche, « le 4 août 1197, la ville de Toulon étant repeuplée fut surprise par les Sarrazins qui firent encore captifs tous ses habitants de toute sorte de condition et d’âge et mirent le feu à toutes les habitations. » Gaufridi précise: « ils emmenèrent entre autres Hugues Geoffroy, seigneur de Toulon, et son neveu ».
C’est à la suite de la descente de 1197 que les habitants de Toulon édifièrent les premières fortifications, -une muraille d’enceinte fort rudimentaire, puisque faite en pierres sèches et tournée vers la mer, – pour se mettre à l’abri des pirates (Paul Maurel, 1945. Raymond Boyer, Paul Albert Février, Toulon, 1980, p. 22).
On pourrait supposer qu’il s’agit du même sac que celui de 1178. Cependant, P.-A. Février et R. Boyer (1980, p. 22), s’ils évoquent le saccage de 1178 avec ses 300 morts et l’enlèvement du vicomte Hugues Geoffroy et de son neveu, considèrent qu’en 1197, il y eut une autre attaque sarrasine.
–1211 – 4 août : Saint-Pierre de Rome – Le pape Honorius III ordonne aux évêques de Riez et d’Antibes et à l’abbé du Thoronet de faire exécuter les prescriptions de la bulle du 4 août 1211 qui seraient restées en suspens, et de faire jouir pacifiquement l’abbaye de Saint-Victor de la part qui lui revenait sur les biens du moine et vicomte Roncelin (de Gérin-Ricard : B. Arch. Vatican, Regesta Honorii III, liv. II, fol. 269 ; C. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 78 v° ; a. Belsunce – L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p ; 65, édit. partielle ; b. Guérard n° 904 ; c. Horoy – Honorii papae III opera omnia, t. II, p. 809, n° 300 ; d. G. Doublet – Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° XL ; IND. A. Potthast, n° 5839 ; P. Pressuti – Regesti del pontefice Onorio III, n° 1450 et 1452).
–1218 – 4 août : CHARTREUSE DE MONTRIEUX – A la date du 4 août 1218, selon le cartulaire de la chartreuse de Montrieux, Gui, fils de feu Pons de Fos, donne au monastère 13 oulles de sel par an, représentant le cens dû par un censitaire de salines à Hyères. Sont témoins : Amelius de Fossis, Guillelmus de Fossis, Guillelmus Raimundus, jurisperitus ; Guillemus Rebollus, Pontius Amelius, Fulco Lunardus, Guillelmus Labreta, Petrus Jove. [Notaire :] Guillemus Secundi (Boyer R., 1980, p. 637 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1299 – 4 août : charte aux archives municipales d’Allauch, sauf cas particulier (entre parenthèses)
1. Montfuron. Montfuron, lieu-dit, quartier du Caveau (1872).
2. Mordel (ibid). Mordeaux, lieu-dit, quartier de la Fève (1872). Première mention : Feudum de Morsels, mars 1207 (charte aux archives de la Major) ?
3. Pueg auri. Pichauris, ferme et bois communaux. Ancien château (Castrum Podii auri, cité le 31 janvier 1254 aux archives de l’Evêché), aujourd’hui détruit, qui appartenait à l’évêque de Marseille, par suite de la cession qui lui fut faite en 1254 par Charles d’Anjou ; il était compris dans le territoire du château de Ners. Cette terre appartint ensuite aux d’Albertas, mais comme arrière-fief, sous la mouvance de l’évêque de Marseille. Le prieuré dépendait autrefois de la paroisse de Peypin.
4. Als Pratz (charte aux archives de la Major). Les Prats, lieu-dit, quartier de la Vieille.
5. Pes Davon. Puits de Gayedan, puits, quartier de la Bouquière.
6. Ecclesia B. M. de Roto. Le Rouet, dans l’angle formé par les territoires de Château-Gombert et de Simiane.
7. Valon de Calvin. Les Arènes – lieu-dit, quartier de Pierre-de-l’Etang. Première mention : Vallis Calvinorum, en mars 1207 (charte aux archives de la Major).
8. La Bastida. Première mention de la Bastide – bastide, quartier de Martelène (1872).
9. La Balmeta (charte aux archives municipales). Première mention Baumettes – lieu-dit, quartier de la Salle.
10. Val den Posa (charte aux archives de l’Evêché). Dampousse lieu-dit, quartier de Gueyredon.
11. Aygas bonas.Eaux-Bonnes, ruisseau et quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme. Première mention : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).
12. Als Embues. Les Embus – quartier rural, commune d’Allauch, quartier des Trois-Lucs (1867). Première mention : Apud Embucos, 12 janvier 1298.
13. Als Escas, 4 août 1299. Escauprés, vallon, quartier des Bêlions.
14. la Fornaqua. La Fournaque, quartier rural, quartier de Botte. Première mention : Feudum de Fornaca, mars 1207 (acte aux archives de la Major).
–1306 – 4 août : ALLAUCH ET MARSEILLE (charte aux archives municipales)
1. Eccl. SS. Petri et Euphemie. Sainte-Euphémie, chapelle en ruine sur le territoire du Plan-de-Cuques, commune d’Allauch (1872).
2. Beata Maria de Eura. Eoures – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules (1872).Première mention en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137).
3. Ecclesia B. M. de Roto. Le Rouet – lieu-dit, commune d’Allauch, dans l’angle formé par les territoires de Château-Gombert et de Simiane. Première mention : Ecclesia Beata M. de Rot, 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major). Il n’existe plus aucun vestige de cette église.
– 1325 – 4 août: Domehes (charte aux archives de Saint- Victor). Endoume, au XIXe siècle, village, commune de Marseille. Première mention au XIIIe siècle : le groupe de rochers formant un tout petit archipel devant la corniche sud de Marseille, appelé du nom du quartier Endoume, est attesté sous le nom de Domes au XIIIe s. (Philippe Rigaud, 2003).
–1328 – 4 août : LE ROI ROBERT EST VICTORIEUX A NAPLES – Robert eut encore à défendre ses états contre Louis de Bavière. Celui-ci songea à lui prendre Naples, mais le comte, aidé de plusieurs bataillons provençaux, le repoussa le 4 août 1328.
–1343 – 4 août : Campus sancti Antonii (charte aux archives de l’Évêché). Les Baumes ou Saint-Antoine, hameau de la commune de Marseille au XIXe siècle. Les religieux de Saint-Antoine y avaient fondé une maison pour recevoir les malades atteints de la lèpre connue sous le nom de Feu d’Enfer. Le nom de Baumes vient des excavations naturelles qui se rencontrent dans le tuf qui compose le sol de ce quartier (1872). Première mention le 26 septembre 1156 : Echange entre l’abbaye de Saint-Victor et Raimond Bérenger II, comte de Barcelone, de la villa de Maurel en Aragon, donnée aux religieux par le roi Pierre Sanche, contre les droits du comte à Nans et Saint-Antoine. Parmi les témoins qui souscrivent : Geofroi de Marseille et Hugues, son frère. (Acte 245 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Saint-Victor, Petit Gartulaire, fol. 119. a. Bouche, Histoire de Provence, t. TT, p. 121. — b. Guérard, n° 944.
Autres lieux mentionnés dans ce même acte :
Vay jus.
Castellar de Serveriis. Le Castelas – bastide, commune de Marseille, quartier des Aygalades.
–1366 – 4 août : MARSEILLE – mention de Palbas, tour qui se trouvait sur le rivage de la mer au quartier de Montredon (bulle d’Urbain V, aux archives de Saint-Victor).
–1385 – 4 août : Molendinum Antonii Deodati (acte aux archives de la Major). Moulin de la Taulisse, moulin à eau, commune de Marseille, quartier d’Arenc (1872). Première mention : Molendinum Tabuliciei, 8 mars 1329 (acte notarié).
–1324 -12 février : Plana Crucis (acte aux arch. de l’Evêché). Plaine de la Croix lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.
–1343 – 4 août : MARSEILLE –
1. Castellar de Serveriis (acte notarié). Le Castelas – bastide, quartier des Aygalades. Première mention : Castellarium vetus, en 1037 (cartulaire de Saint-Victor, n° 53).
2. Vay jus (acte aux archives de l’Evêché). Castel-Jusiou – lieu-dit, quartier de Saint-Antoine, près des Maillans.
–1424 – 4 août : Plana Crucis (acte aux archives de l’Evêché). Plaine de la Croix lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon. Première mention : Plana de Cruce, 12 février 1324 (ibid.). —
–1443 – 4 août : NAISSANCE DE L’HÔTEL-DIEU, FUTUR HOSPICE DE BEAUNE – Nicolas Rollin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et son épouse Guigone de Salins décident de créer un hôpital pour les pauvres. Après avoir hésité, ils préfèrent Beaune à Autun parce que c’est un lieu de passage et qu’il n’y existe pas de grandes fondations religieuses. C’est ainsi que, le 4 août 1443 naît l’hôtel-Dieu sur le papier. Le premier patient sera accueilli le 1er janvier 1452 et à partir de cette date, vieillards, infirmes, orphelins malades, indigents fréquenteront gratuitement l’institution jusqu’au XXe siècle. Le bâtiment est célèbre tant par son architecture traditionnelle bourguignonne que par son prestigieux vignoble dont la production est vendue aux enchères sous le nom de « ventes des Hospices de Beaune ». C’est aujourd’hui un musée qui est intensément visité.
–1501 – 4 août : registre aux archives de l’Evêché de Marseille.
1. Ricquet. Riquet, quartier rural, commune d’Aubagne, quartier des Paluns (1872).
2. Mons S. Martini. Saint-Martin, montagne, commune d’Aubagne, quartier de Greissau (1872).
3. Vana. Le Vaisseau, auberge, commune de Gémenos.
4. Bel Dignar. Beaudinart – quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Pulcrum Prandium, 17 mars 1296 (acte notarié).
5. Campier. Le Campier – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluds.
6. Defens Orlorum. Les Deffensions – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Beaudinard. Première mention : Desvens des Orts, 8 septembre 1453 (ibid.).
7. Primun Embutum. Les Embus – lieu-dit, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Embuci, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).
8. La Girarda. La Gérade – ferme, commune d’Aubagne. Première mention : La Gerade, en1458 (acte aux archives de l’Evéché).
9. Mater antiqua Ybelne loco dicto a Sant Mitre. Le lit de l’Huveaune a été modifié dans plusieurs endroits de son parcours et dans des temps plus ou moins éloignés. Vers 1620 à la Barasse, voy. Muret.
–1532 – 4 août : TRAITE DE RATTACHEMENT DE LA BRETAGNE A LA FRANCE. En fait de traité, il s’agit des trois actes qui scellent l’union des deux couronnes. Sur le plan de la forme il s’agit d’édits rendus par François Ier, en son seul nom, et validés par le sceau de ses armes seul. Quoi qu’il en soit, le 4 août 1532, les Etats de Bretagne, convoqués par François 1er à Vannes, adressent au monarque une supplique pour « unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché ». Cette requête, présentée au roi est acceptée par une lettre donnée le 4août1432 (Bertrand Frélaut, p. 46).
–1597 – 4 août : CASSIS – La Crotte sive Tibourgue (registre aux archives de l’Evêché). La Crotte – lieu-dit. La Crota, 29 décembre 1439 (ibid.).
–1608 – 4 août : AGRANDISSEMENT DE L’EGLISE SAINT-PIERRE DE SIX-FOURS – L’église saint-Pierre étant trop petite, elle fut donc agrandie en 1608-1614. Architecte Guillaume Borelli (Marseille) qui présenta les plans le 1er février 1600 – Approuvé par sénéchal d’Hyères en 1607 : 1ère pierre le 4 août 1608 – 1ère messe le 18 mars 1614 – Coût 21371 livres, consacrée le …5 juin 1634 par Monseigneur Auguste Forbin -Solliés, évêque de Toulon (Serge Sappino, La Collégiale St Pierre aux liens de Six-Fours les Plages, conférence donnée à Voyage et Loisirs culturels, Six-Fours, le 27 novembre 2012).
–1693 – 4 août : « LE » CHAMPAGNE – Date probable de la découverte du procédé de fabrication du champagne par Dom Pérignon.
–1700 – 4 août : LES HABITANTS D’OLLIOULES ET DE SAINT-NAZAIRE SONT EN POSSESSION DU DROIT DE CHASSE – Le roi adressa une lettre lue en Conseil de la Communauté d’Ollioules le 4 août 1700 : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… » Sur quoi le Conseil approuve et enregistre la lettre. Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste dont le seigneur d’Ollioules est propriétaire depuis les transactions du 20 décembre 1507 et 10 mai 1520, confirmées par la dernière en date, celle du 30 mars 1685, par Pierre-François-Hyacinthe de Vintimille. Or, afin de favoriser certains particulier, le seigneur a fait publier puis afficher le 2 juin 1700 une défense générale de la chasse, sous prétexte d’interdiction de port d’armes, dont les dépenses devaient être prises en charge par le trésorier de la Communauté. Le Conseil délibère le 18 juillet 1700 de voir un avocat ou deux et passe les dépenses au trésorier. La décision du roi est prise après avoir entendu l’avocat de la Communauté (Castellan E., 1937).
–1725 – 4 août : INTERDICTION D’UN NOUVEAU PROCEDE DE PÊCHE – Le 4 août 1725, une ordonnance faite à Aix en Provence par Monseigneur Cardin Le Dret, premier président du Parlement, Intervenant de Justice, Police et Finances de Provence,] « interdit un nouveau procédé de pêche, combattu par les pêcheurs de la côte, appelé « Bœufs » qui se fait avec un filet traîné par deux bateaux, lequel touchant le fond sur un long espace enlève tout le poisson qui se trouve sur son passage même les herbes auxquelles le frai s’attache et qui servent d’bri aux petits poissons… » [Commandement est intimé à tous les pêcheurs de (ne pas)] « pratiquer cette pêche sous peine de sanctions très lourdes » [aux officiers de l’Amirauté et aux Prud’hommes de pêcheurs…] Ce procédé de pêche réapparaîtra plus tard dans la pratique de la pêche au chalut… C’est aussi, bien avant l’heure, la condamnation du gangui et du chalutage non autorisé à l’intérieur des 3 milles (Patania L., Guillaume J., 2002).
–1789 – 4 août :
1. ABOLITION DU REGIME « FEODAL » ET DE TOUS LES PRIVILEGES – Dans la nuit du 4 août 1789, les troubles persistant dans le pays, et même s’aggravant, l’Assemblée constituante vote l’abolition du régime « féodal » et de tous les privilèges. Elle décrète également les libertés de presse et de religion. En même temps, elle décide que la Déclaration des droits précédera la Constitution et sera établie d’urgence. L’abolition des privilèges permet au capitaine Napoléon Bonaparte d’envisager une grande carrière militaire, avec l’ouverture des postes d’officier à tous. Après le 4 août, l’Assemblée forme un comité de cinq membres chargés spécialement d’examiner les différents projets déposés jusque-là, de les fondre en un seul et de présenter son travail le 17 août. C’est Mirabeau qui lira cette synthèse, mais elle suscitera de violentes critiques et de vives objections : l’abbé Grégoire demandera par exemple qu’on rappelle dans le préambule l’existence de Dieu; le pasteur Rabaud Saint-Etienne et le duc de Lévis-Mirepoix trouveront confus le texte proposé, etc. Les décrets abolissant le régime féodal entraînent une transformation extrêmement profonde du statut des biens et des personnes. Or le roi ne se pressera pas de les sanctionner. Pourtant, ils ne constituent que l’application anticipée de la Déclaration des droits. Les députés se demanderont donc si la sanction royale est indispensable à la validité des textes constituants. Précisément, l’abbé Sieyès dans une brochure célèbre publiée quelques mois plus tôt, Qu’est-ce que le Tiers Etat ? a démontré que le pouvoir constituant résulte d’une délégation spéciale et directe du peuple et n’est limité que par le droit naturel. Les lois constitutionnelles ne doivent donc pas être sanctionnées par le roi. La majorité des députés en arrivera ainsi, pendant le mois de septembre 1789, à rejeter l’idée selon laquelle la Constitution est un contrat passé entre le roi et la Nation et à adopter la théorie de Sieyès. Le 5 octobre 1789, le peuple de Paris exaspéré par la rareté et le haut prix du pain, et mécontent de la non-promulgation des décrets du 4 août, marchera sur Versailles, et le 5 ramènera à Paris la famille royale. Plus tard, en 1790, comme les dîmes ont été supprimées durant la nuit du 4 août et qu’il en résulte que le clergé est privé de ressources, l’Assemblée décidera que les ministres du culte catholique seront désormais payés par l’Etat. En conséquence, elle jugera qu’elle a le droit d’en fixer le nombre, et en somme, de réorganiser toute l’Eglise catholique de France (Viguier, 1993).
2. CONSTITUTION – PRES LE 4 AOUT, L’ASSEMBLEE FORME UN COMITE DE CINQ MEMBRES CHARGES SPECIALEMENT D’EXAMINER LES DIFFERENTS PROJETS déposés jusque-là, de les fondre en un seul et de présenter son travail le 17 août. C’est Mirabeau qui lut cette synthèse, mais elle suscita de violentes critiques et de vives objections : l’abbé Grégoire demandait qu’on rappelât dans le préambule l’existence de Dieu; le pasteur Rabaud Saint-Etienne et le duc de Lévis-Mirepoix trouvaient confus le texte proposé (Jacques Godechot, Les Institutions de la France. Le comité de constitution avait reçu un certain nombre de projets de déclaration : le 9 juillet, celui de Mounier, le 10 ceux de La Fayette, Lally-Tollendal et Servan, le 21 celui de Sieyès, le 27 celui de Clermont-Tonnerre, synthèse des suggestions contenues dans les principaux cahiers).
–1792 – 4 août : 4ème BATAILLON DU VAR – Dès le 4 août 1792, il y a déjà cent inscrits, parmi lesquels quatre-vingt-quinze beaussetans, sur le registre du 4ème bataillon du Var. Ce bataillon de volontaires sera par la suite appelé « bataillon du Beausset » ou « bataillon beaussetan » parce que créé au Beausset et que son chef sera dès l’origine le jacobin Joseph Vidal (Ephémérides 2e année).
–1793 – 4 août :
1. LA NOUVELLE CONSTITUTION DE L’AN II EST RATIFIEE PAR 1.800.000 VOIX POUR, CONTRE MOINS DE 20.000 OPPOSANTS. Mais vues les circonstances, Le Beausset n’avait pas pris part à ce scrutin… « Tous les habitants de ce canton sont invités à s’y rendre pour donner librement leur vœu ». Cette belle envolée d’esprit très démocratique est toutefois tempérée par la mention suivante : « Tous les citoyens qui seront absents, à l’exception de ceux qui sont à la défense de la République, seront déclarés émigrés… Tous les citoyens de ce même canton qui ne se seront pas présentés à l’assemblée primaire pour l’acceptation de la constitution, leur récolte sera saisie et leurs biens provisoirement séquestrés jusques à ce que la Convention Nationale en ait autrement ordonné… » On ne s’étonnera donc pas que dans le compte-rendu du 15 septembre qui suit, le curé constitutionnel, Laugier, président de cette assemblée primaire déclare que « l’acte constitutionnel précédé des Droits de l’Homme et du Citoyen a été lu par le citoyen Guignon, un des membres de l’assemblée, avec le plus grand silence, et que l’assemblée l’avait accepté avec la plus grande joie, sans qu’aucun individu de la dite assemblée n’ait fait aucune réclamation sur aucun des articles de l’acte constitutionnel… » Attendu que l’armée républicaine du général Carteaux, et que trois représentants du peuple en mission, Escudier, Saliceti et Gasparin se trouvent dans le village, on eût été vraiment surpris du contraire ! …
2. LE BEAUSSET ESSAIE DE RECUPERER CE QUE TOULON LUI DOIT – Le 4 août est prise par « le conseil général de la commune, conjointement avec les membres du comité général des sections du Beausset », dont les membres sont au nombre de dix. Ce sont : Pierre Paul Vincent Revest, Louis Gueirard, François Guignon, Jean Baptiste Guérin. François Imbert. Léonard Laffon, Balthazard Imbert, Jacques Bonasse. Victor Sicard et Jean Bizot, une vieille connaissance ! … Quatre d’entre eux vont bientôt émigrer à Toulon (Jean Baptiste Guérin. François Imbert, Balthazard Imbert, Jacques Bonasse). Jean Baptiste Guérin y sera guillotiné… Pour l’heure il s’agit d’essayer de récupérer de nos « frères toulonnais » ce qu’ils nous doivent. Par convention officielle, un échange a été conclu, les toulonnais donnant du blé, et les beaussetans du vin. Mais si Le Beausset a versé à Toulon 300 millerolles de vin, il n’a reçu que 60 charges de blé. Fort déficit en défaveur du village donc, et qu’il convient de récupérer. Mais on n’en aura pas le temps… Lors de cette délibération, tenue en présence des « membres du comité général des sections », le secrétaire-greffier, le très jacobin Portal a disparu, remplacé par Marquand « secrétaire-greffier provisoire ». Portal reviendra bientôt, en force.. Le 5 août, on discute encore de problèmes de subsistances. Le maire et sept membres du comité général des sections du Beausset (c’est dire l’importance prise par ce comité de sections !) signent un arrêté interdisant à tout habitant de faire sortir du village du blé produit sur le terroir, sous peine de 300 livres d’amende. (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
3. DANS LES BASSES-ALPES, LES HAUTES-ALPES ET LE VAR, REFERENDUM APPLIQUE A LA CONSTITUTION – Les 4 et 11 août 1793, se déroule, dans les Basses-Alpes, les Hautes-Alpes et le Var, le référendum appliqué à la Constitution, alors qu’ailleurs, le scrutin s’est déroulé durant le mois de juillet, sauf dans les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales, les Deux-Sèvres et la Vendée, départements qui ne seront consultés qu’en novembre et en décembre, par suite de la guerre civile, ou étrangère, qui trouble alors leur territoire. Au total, la constitution de l’an II sera ratifiée par 1.800.000 voix pour, contre moins de 20.000 opposants (Ephémérides 2e année).
–1799 – 4 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Dimanche 2 [4 août 1799] du Mois de Rabî’ al-awwal 1214 [3 août – 1er septembre 1799] – Arrivée d’embarcations venant de la Basse-Egypte, transportant des blessés français.
[Arrestation pour dépôt illégal de poudre] Ce jour, arrestation du Hâjj Mustafâ al-Bashtîlî al-Zâyyât (le marchand d’huile), un notable indigène de Bûlâq ; il a été emprisonné dans la demeure du qâ’im maqâm. La cause de son arrestation vient d’une dénonciation d’un de ses voisins qui fit savoir que Hâjj Mustafâ possédait dans les magasins de sa wakâla des chaudrons pleins de poudre. Les magasins ayant été perquisitionnés, on trouva la poudre comme l’avait dit le dénonciateur. La poudre fut enlevée et le propriétaire des magasins emmené et emprisonné, puis transféré à la Citadelle. (Abd-al-Rahman al-Jabartî, « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798 – 1801)
–1830 – 4 août : LE DUC D’ORLEANS EST NOMME LIEUTENANT GENERAL DU ROYAUME – Le 4 août 1830, une dépêche circulaire du « Préfet du Var à tous ses administrés » est placardée dans tout le département ; elle les informe que « le Duc d’Orléans est nommé lieutenant général du Royaume ». Les Seynois se presseront au bas du cours pour la lire. L’investiture royale suivra le 9 août et Louis-Philippe prendra le titre de « roi des Français ». Alors, l’on verra réapparaître le drapeau tricolore sur la façade de l’Hôtel de Ville, le nouveau roi symbolisant une monarchie bourgeoise et libérale. Cette décision entraînera des remous au sein de l’assemblée municipale. L’ancien maire Fauchier quittera sa fonction de premier magistrat et sera remplacé par M. Astoin. Le Conseil municipal remanié prêtera serment de fidélité à Louis-Philippe. La Marseillaise sera remise à l’honneur (Ephémérides 2e année).
–1833 – 4 août : SANARY DOIT OUVRIR AU MOINS UNE ECOLE PRIMAIRE ELEMENTAIRE – Le 4 Août 1833, le conseil municipal de Sanary, sous la présidence de son maire FOURNIER César Noël, et de l’adjoint, Pierre OURDAN, eut à prendre connaissance des lois de mars 1831 et 28 Juin 1833, portant que toute commune seule ou en s’associant avec des communes voisines, devait ouvrir au moins une école primaire élémentaire. Il fut décidé de surseoir à l’ouverture de cette école, car on avait déjà deux instituteurs primaires, logés commodément chez eux, et trois institutrices, qui étaient plus que suffisant pour sa population ; d’autre part elle n’a pas de ressources suffisantes pour l’instant, lui permettant d’ouvrir cette école, de payer à chaque instituteur un salaire de 200 francs alors que les instituteurs recevaient 60 francs, qu’elle ne possède aucun local pour cette école, que les enfants de familles nécessiteuses sont reçues par les instituteurs aux frais de la communauté, il n’est pas possible d’augmenter les impositions locales. Il faut donc surseoir à l’ouverture de cette école (Rotger B., 1984).
–1839 – 4 août : Dans le Var, l’octroi frappait tous les animaux d’élevage depuis le 4 août 1839 (Préfecture, Statistiques du Var, 1844).
–1843 – 4 août : PREMIER FAIT D’ARMES DE L’ESCADRON DE SPAHIS DU SENEGAL – En 1843, suite à la demande du Gouverneur du Sénégal, un peloton de 2 officiers, 25 sous-officiers et cavaliers, dont 15 Français et 10 indigènes, sous le commandement du lieutenant de spahis algériens Petit, est envoyé à Saint-Louis pour lutter contre les Maures Trarzas qui s’opposent à la conquête Française. Dès son arrivée, le peloton est engagé le 4 août 1843 contre les guerriers Toucouleurs à Cascas sur le fleuve Sénégal. Leur brillante conduite lors de ce combat pousse le commandement à créer par l’ordonnance royale du 21 juillet 1845, un Escadron de Spahis du Sénégal. Les cavaliers, sous-officiers et officiers proviennent du 1er régiment de chasseurs d’Afrique et du 1er régiment de spahis. Rapidement, du fait de la mortalité ou des maladies, un certain nombre de Noirs sont incorporés (Sources: Pierre Rosière, Des spahis sénégalais à La Garde Rouge ; Lieutenant Gaston Lautour, Journal d’un spahis au Soudan ; Gendarmerie Sénégalaise).
–1844– 4 août :
1. Au milieu du XIXe siècle, le territoire de LA CADIERE produisait de l’huile, du blé, beaucoup de vin, des figues et des câpres. L’octroi frappait tous les animaux d’élevage depuis le 4 août 1839 (Préfecture, Statistiques du Var, 1844).
2. TRANSFERT DE CORPS ENTRE L’ANCIEN ET LE NOUVEAU CIMETIERE DE LA SEYNE – La délibération du 4 août 1844 nous informe que « M. le Maire donne lecture d’une lettre du 14 mai d’après laquelle MM. les Membres du Conseil de fabrique de la Paroisse demandent l’exhumation des ossements existant dans l’ancien cimetière pour les transférer au nouveau où les inhumations se pratiquent depuis 1837. » Le Conseil refuse ces travaux eu égard aux dépenses qu’ils entraîneraient (Graziella Guglielmi, 2012).
–1867 – 4 août : SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – Dimanche 4 août – S. Dominique – Toujours même vent d’ouest assommant. Forte brise. Rien de remarquable à signaler dans la journée. Le soir, on essaie de faire danser, mais les danseurs sont peu nombreux et les instruments se retirent à six heures du soir.
–1914 – 4 août : L’ALLEMAGNE ENVAHIT LA BELGIQUE – Le 3 août l’Allemagne a déclaré la guerre à la France et le 4 août ses troupes violent la neutralité de la Belgique.
Le plan Schlieffen, fondé sur des prémisses en partie faussées va-t-il réussir à cause de la lenteur de la mobilisation russe qui permet à l’Allemagne de positionner à l’Ouest le maximum d’unités allemandes et de prendre Paris ?
La déclaration de guerre de l’Allemagne ne parviendra à l’amiral Boué de Lapeyrère commandant l’escadre française de la Méditerranée qu’à 1h45 le 4 août. En attendant, 35 000 hommes quittent Philippeville, Alger et Oran pour la France. Les Anglais doivent soutenir les Français, mais il n’y a aucune liaison radio entre eux. Les deux amirautés n’ont qu’une idée : prendre en chasse les croiseurs allemands Goeben et Breslau qui sont dans un port italien et que l’on suppose faire route vers l’ouest soit pour attaquer les convois soit pour franchir le détroit de Gibraltar avant la déclaration de guerre officielle. Une diversion de Souchon, commandant l’escadre allemande, bombardant Bône et Philippeville va dans ce sens. Au total, tandis que l’Allemand file vers l’est, les alliés l’attendent à l’ouest.
A Paris, le 4 août au matin, les obsèques officielles de Jaurès sont célébrées. Un catafalque est dressé au coin de l’avenue Henri-Martin. Sont présentes devant une foule immense toutes les autorités de la République, comme le président du conseil Viviani, le président de la chambre des députés, Paul Deschanel, la plupart des ministres, les leaders de toute la gauche socialiste et syndicale et même l’opposition nationaliste, Maurice Barrès en tête. C’est la première manifestation de l’Union nationale. Léon Jouhaux, le secrétaire général de la CGT, dans le discours qui fit le plus d’impression, y lance un appel aux armes. Il crie sa haine de la guerre, de l’impérialisme, du militarisme. « Jaurès a été notre réconfort dans notre action passionnée pour la paix; ce n’est pas sa faute si la paix n’a pas triomphé. […C’est celle des empereurs d’Allemagne et d’Autriche-Hongrie…]. Nous prenons l’engagement de sonner le glas de vos règnes. Avant d’aller vers le grand massacre, cet engagement, je le prends au nom des travailleurs qui sont partis, et de ceux qui vont partir. » Le même jour, la volonté présidentielle d’« union » est rapportée aux deux chambres par le président du Conseil René Viviani : « Dans la guerre qui s’engage, la France […] sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l’ennemi l’Union sacrée ».
Au palais Bourbon, les socialistes votent à l’unanimité les crédits militaires.
–1923 – 4 août : LE porte-avions « BEARN » SERA ACHEVE EN PORTE-AVIONS – Le 4 août 1923, le ministère de la Marine décide définitivement d’achever le cuirassé « Béarn » comme porte-avions, décision confirmée par notification du marché au Forges et Chantiers de La Seyne. En fait, la transformation en porte-avions sera faite en exécution du 5e avenant du marché d’origine du cuirassé, du 30 décembre 1913. Cet avenant est daté du 25 juillet 1923 et ordonné par le décret ministériel du 4 août 1923. Le total des travaux à faire est de 66 330 000 F, dont 190 000 F pour des démolitions (452 t). Le « Béarn » porte alors le numéro PN 34 du programme naval. L’échéancier stipulera que le « Béarn » doit être mis sur rade en août 1925 et que la présentation aux essais officiels est prévue le 4 août 1925. Les nombreux et nouveaux problèmes à résoudre entraîneront de longs pourparlers avec les constructeurs et, le 6 décembre 1924, la date de présentation aux essais sera repoussée à février 1926 (Ephémérides 1ère année).
–1940 – 4 août :
1. LA PRESSE ANNONCE LA CONDAMNATION A MORT DU GENERAL DE GAULLE – Paris-soir, le dimanche 4 août, publie : « Le général de Gaulle condamné à mort par un nouveau tribunal militaire – Vichy, 3 août. Inculpé de trahison, d’agression à la sûreté extérieure de l’Etat pour une puissance étrangère en temps de guerre, le général de Gaulle a été condamné par contumace à la peine de mort, à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens. La condamnation a été prononcée par le tribunal militaire de la 13e région, siégeant à Clermont-Ferrand. Le général de Gaulle a été condamné en vertu des articles 71 et 79 du Code pénal et de l’article 195 du Code de justice militaire. »
2. CONDITIONS DE RAPATRIEMENT DES REFUGIES – Le Figaro du dimanche 4 août 1940 publie un long article concernant le douloureux problème des civils du Nord de la France réfugiés en zone Sud : “ Les conditions de rapatriement des réfugiés – Le ministère de l’intérieur (Secrétariat général des réfugiés) fournit les précisions suivantes sur les conditions de rapatriement des réfugiés :
RETOUR PERMIS EN ZONE OCCUPÉE 1. Aux réfugiés originaires de la région située au sud de la ligne : Somme-canal de l’Aisne à l’Oise-Aisne et à l’ouest de la ligne Vouziers-Dôle. 2. Aux Alsaciens et Lorrains (sur indications fournies par les mairies de leurs communes de repli). 3. Aux sujets belges, hollandais, luxembourgeois.
RETOUR INTERDIT Aux réfugiés originaires de la région située au nord et à l’est de la ligne précédente (Alsaciens et Lorrains exceptés). Toute tentative de départ les expose à être refoulés.
PASSAGE DE LA LIGNE 1. A pied, à bicyclette, par véhicule hippomobile : carte d’identité ou passeport. 2. Voie ferrée et automobile : certificat de rapatriement (délivré par le maire de la commune de repli — passage gratuit dans les trains de réfugiés — numéro d’ordre); ou ordre de mission : délivré à Vichy par les ministères intéressés pour les fonctionnaires, par les préfets et sous-préfets et chefs de service départementaux intéressés. (L’ordre de mission n’ouvre en aucun cas le droit à la gratuité du transport.)
DISCIPLINE : Il est fait appel à la discipline la plus absolue de la part des réfugiés en voie de rapatriement. Les trains ne doivent contenir que le nombre de voyageurs correspondant au nombre de places assises. Toute infraction expose les contrevenants à de longs retards dans leur rapatriement.
RECOMMANDATIONS : Il est instamment recommandé aux réfugiés français des grandes villes de n’y retourner qu’en cas d’absolue nécessité et de s’installer de préférence à la campagne, en raison des difficultés possibles de ravitaillement.”
–1941 – 4 août : LES F.N.F.L. DANS LA BATAILLE DES CONVOIS – Appareillé de Liverpool le 3 août 1941 à 06 h 30 en escorte du convoi OS 2 avec les bâtiments anglais Sandwich, Periwinkle et Hibiscus, à 14 h 00, l’aviso Commandant Dominé est rallié par le tronçon du convoi venu d’Irlande. Le temps très beau au départ, force progressivement dans l’après-midi du 4 août. On note à 24 h 00, vent Ouest force 7, mer 8. Le Commandant Dominé prend la cape jusqu’au 5 au soir (avec des roulis de 47°). Amélioration progressive du temps à partir de 20 h 00 le 5 août. Retrouvé le convoi le 5 à 22 h 30 et repris poste Un homme blessé dans un coup de mer (luxation de l’épaule réduite par les moyens du bord) (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).
–1943 – du 31 juillet au 4 août : REORGANISATION DU COMITE FRANÇAIS DE LIBERATION NATIONALE – C’est un moment fort de l’organisation de la France libre au cours duquel, par trois décrets, le Comité français de libération nationale modifie son fonctionnement : la présidence alternée est supprimée, Giraud devient commandant en chef des forces françaises tandis que de Gaulle reçoit la direction de la politique générale du Comité (Ephémérides 1ère et 2e années).
–1944 – 4 août : LA GUERRE –
1. FRONT SUD – DEBUT DE DIX JOURS DE BOMBARDEMENTS ALLIES – Le 4 août 1944, de Sète à Menton, début de dix jours de bombardements alliés, prémices du débarquement sur les côtes provençales. Sur le front de Normandie, c’est ce même 4 août que le général Patton lance ses blindés vers la Bretagne et prendra Rennes, le 10, puis Alençon et le 12, ils menaceront Paris d’enveloppement. Alors, la supériorité alliée deviendra manifeste (André Rossel, 1985)
2. CRIME CONTRE L’HUMANITE – le 4 août 1944, Anne Frank et sa famille étaient arrêtées et déportées à Auschwitz. Comme plus d’un million d’enfants, elle sera assassinée pour le seul crime d’être juive. Elle avait 15 ans. Son journal deviendra l’un des livres les plus lus au monde. Nous garderons pour toujours ce visage d’ange dans nos mémoires.
3. DESTRUCTIONS ALLEMANDES A SANARY – A la date du 4 août 1944, 27 immeubles ont été démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary depuis le 29 juin (archives de Sanary).
–1945 – 4 août : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le 4 août, l’aviso-dragueur Elan quitte de Beyrouth pour la Grèce, arrivée dans l’île de Santorin le 6 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, L’Elan).
–1947 – 4 août : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Par l’instruction 174 E.M. 3 du 14 août 1947, la 1ère DA ne comprenait plus que le Commandant Delage et La Moqueuse. Le Commandant Bory était affecté aux opérations sur le Mékong, et ne devait relever du contre-amiral commandant la D.N.E.O. que pour la question du personnel, l’entretien du matériel et l’administration (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Bory).
–1950 – 4 août : ITALIENS ENTERRES AU CIMETIERE DE L’ANCIEN HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – au 4 août 1950 sont inhumés au cimetière de l’ancien hôpital militaire de Saint-Mandrier, « dans le carré H en entrant à gauche par l’Ecole des Mécaniciens » (Jacqueline Viollet-Repetto, 2012. D. I. A. C. document émanant du Comité du Souvenir français de Saint-Mandrier) plus de 200 Italiens morts pendant la guerre et en provenance de tout le sud-est de la France : Nice 64 ; Draguignan : 32 ; Gémenos : 31; Avignon : 3 ; Bedarrides : 1 ; Cavaillon : 2 ; Lauris : 1 ; Orange : 9 ; Piolenc : 19 ; Arles : 3 ; Aubagne : 2 ; Berre l’Etang : 1 ; Istres : 5 ; La Ciotat : 6 ; Marseille : 23 ; Orgon : 1 ; Port-Saint-Louis-du-Rhône : 1 ; Roquefort la Bédoule : 1 ; Salon : 2 ; Saint-Chamas : 2. Soit au total : 209 (Jacqueline Viollet-Repetto, 2012. D. I. A. C. liste des Italiens inhumés).
-1962 – 4 août : JONCTION DES EQUIPES DE FORAGE DU TUNNEL DU MONT BLANT. La France et l’Italie sont directement reliées.
–1953 – 4 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – Certains rescapés ont nagé longuement pour gagner la côte Un passager français, M. René Guyomard, a télégraphié à Paris pour annoncer qu’il était saucé. (Vu dans le Figaro du 4 août 1953).
–1970 – 4 août : SUPPRESSION DE LA COMMUNE DE BROVES (VAR) – La commune a été supprimée par un décret du 4 août 1970, lors de la création du camp militaire de Canjuers et son chef-lieu est devenu un hameau abandonné. Les habitants du village ont été relogés dans un nouveau site construit sur la commune voisine de Seillans, qui englobe désormais une partie de l’ancien territoire communal de Brovès.
–1997 – 4 août : DECES DE LA DOYENNE DE L’HUMANITE DEPUIS LE 17 SEPTEMBRE 1989, JEANNE CALMENT A L’AGE DE 122 ANS, 5 MOIS ET 14 JOURS. Pour l’anecdote, rappelons qu’en 1965, à l’âge de 90 ans et sans héritier, elle avait vendu sa maison en viager à son notaire, André-François Raffray. Celui-ci, alors âgé de 47 ans, accepta de lui payer mensuellement la somme de 2 500 francs. Il le fera jusqu’à sa mort en 1995, à l’âge de 77 ans ; sa femme continuera ensuite de payer, jusqu’à la mort de Jeanne Calment. Au total, les époux Raffray ont versé plus de deux fois le prix de la maison de Jeanne Calment conformément aux règles du viager. A la mort de Jean Calment, ce fut la Canadienne Marie-Louise Meilleur, alors âgée de 116 ans, qui devint la personne la plus âgée du monde. Elle est morte le 16 avril 1998 dans sa maison de retraite à Corbeil (Ontario) à l’âge de 117 ans.
–2018 – 4 août :
1. VENEZUELA – le président vénézuélien Nicolàs Maduro échappe à une tentative d’assassinat à l’aide de drones chargés d’explosif. L’attentat fait néanmoins fait 7 blessés parmi des militaires (journal de Montréal, 4 août 2018).
2. SUISSE – Le crash d’un avion Junkers a fait 20 morts dans les Grisons – L’avion Ju 52 HB-HOT, un appareil de collection construit en 1939 plus connu sous le nom de « Tante Ju », s’est écrasé samedi au Piz Segnas, dans les Grisons. Le crash a fait vingt morts. Il n’y a aucun survivant parmi les 17 passagers et 3 membres d’équipage, a annoncé dimanche la police grisonne. L’avion appartenait à Ju-Air, une Association des amis de l’armée de l’air suisse, dont les avions effectuent souvent des circuits aériens dans les Alpes. Faudrait-il équiper ces avions de collection de dispositifs plus modernes, notamment de boîtes noires? « C’est tout à fait possible et cela sera peut-être une recommandation de la commission d’enquête ». Le président de la Confédération a présenté ses condoléances aux proches des victimes.
–2019 – 4 août : acte de terrorisme intérieur aux U.S.A. – Moins de vingt-quatre heures après qu’un tireur a fait vingt morts dans un supermarché de la ville d’El Paso au Texas (USA), l’enquête progresse rapidement. Le procureur fédéral a annoncé, dimanche 4 août, que l’attaque est considérée comme « un acte de terrorisme intérieur ». L’attentat « a été conçu pour terroriser une population civile en particulier », a-t-il affirmé, alors que l’attaque a eu lieu dans un quartier à majorité hispanique. « Et nous allons faire ce que nous faisons aux terroristes dans ce pays, c’est-à-dire rendre une justice rapide et ferme », a-t-il dit (La Monde du 4 août 2019).
–2023 – 4 août : EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 61e livraison :

L’ancien pont en dos d’âne

Le pont construit en 1902 (payé par Michel Pacha)
Le pont sur La Reppe. Précédemment en pierre, ce pont, qui reliait Sanary à Six-Fours par le bord de mer, présentait un fort dos d’âne, tel qu’on peut le voir sur les dessins et photographies d’autrefois. Il obligeait les charretiers à doubler leur nombre de chevaux. Marius Michel Pacha fit construire à ses frais le pont métallique en 1902 (Sanary, 1000 ans d’histoire).
MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud et autres références). 261e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS –

SAINTE-MARGUERITE (à 3,75 km, banlieue sud-est).
Ce quartier portait, à une époque reculée, le nom de Carvillan ; il y avait là une « villa ». Le nom de Sainte- Marguerite est fort ancien, lui aussi ; au XIe siècle, il désigne à la fois une église et un gué. Le gué se trouvait à l’emplacement du pont que l’on voit à l’entrée du village, à la jonction de l’Huveaune et du Jarret. Près de ce pont, au bord du Jarret (105, rue Raymond Teisseire), « bastide de Montfuron », avec portail du XVIIIe siècle.
Sainte-Marguerite est une des banlieues les mieux arrosées et les plus verdoyantes de Marseille, nombreuses y sont les bastides. L’ancienne église était située à l’emplacement actuel de l’école de garçons. Elle fut une des premières, dit-on, qui renonça à ensevelir ses morts dans ses caveaux. Les exhalaisons » fétides répandues autour d’elle l’obligèrent à créer un cimetière, neuf années avant le décret royal du 15 mai 1776 qui défendait l’inhumation dans les églises. Sainte-Marguerite fut, avec Saint-Marcel, le premier village de la banlieue atteint par la peste de 1720..
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Un type entre en coup de vent dans une pharmacie et dit :
-Vite, je voudrais un litre d’arsenic ! ça urge !
Le pharmacien lui demande :
-C’est pourquoi faire ?
-C’est pour ma belle-mère !
-Ah, bon ! et vous avez une ordonnance ?
Non, mais je peux vous montrer sa photo !
Je vous souhaite un bon VENDREDI et vous donne rendez-vous demain.
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