EPHEMERIDES 28 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 28 JUILLET 2023 – 12e ANNÉE (n° 3936).

ILLUSTRATION.

(Marseille 1930 – cliché Roger-Viollet Restaurant touristique sur le Vieux port coll. H. Ribot)

LES FÊTES

Le 28 juillet, nous fêtions autrefois saint NAZAIRE, un abbé de Lérins au Ve siècle qui fut évêque d’Arles et dont les églises sont répandues dans cet ancien diocèse qui s’étendait jusqu’à Toulon (Dauzat A. 1951 ; Degiovani A. 1992 ; Provence P. 1942).

Sur le littoral, l’évolution du nom a donné SANARY dont l’église Saint-Nazaire est bâtie sur une nécropole à tombes orientées datées du début du IVe siècle de notre ère.

Si, de nos jours, l’appellation de cette station touristique est bien « Sanary-sur-Mer » (I.G.N.), combien son orthographe a pu varier au cours des âges. En voici quelques exemples :

S. Nazarii 1113 et 1135 (Baratier E. et alii 1970) ;

San Nazar XIVe siècle (Portulan vénitien traduit par Brion en 1757) , 1318 (Petrus Vesconte, in Duprat H.-E. 1935) et 1339 (Angelino Ducert, in Duprat H.-E. 1935) ;

Sanacar 1367 (Pizigani, in Duprat H.-E. 1935) ;

Nazar 1375 (Cresques, in Duprat H.-E. 1935) ;

San Marzam 1490 (Portulan vénitien traduit par Giraud en 1632, in Duprat H.-E. 1935. Duprat propose Sanary pour San Marzam, tout en rappelant l’existence à Six-Fours d’une plage de Maran au XVIIe siècle. et d’un quartier Mazan en 1639 (cf. le Brusc)) ;

Sinari XVe siècle (Portulan Parma-Magliabecchi : « tu verras une tour qui s’appelle San Nazar » (Sinari dans le texte) », in : Rotger B. 1996 p.35) ;

Sanct Nazari 1524 ;

Création de la confrérie de Saint-Nazaire qui est à l’origine de la nouvelle église, juin 156840

Consécration de la nouvelle église Saint-Nazaire, 1570.

Cenary 1634 (Tassin 1684 (carte).) ;

Saint Nazaire 1688 (se sépare d’Ollioules) ;

Lanari 1700 (Ecriture cacographique par confusion du S et du L (Place A., Ribot H., Rotger B. 1982 : le golfe de Sanary en 1700) ;

Senary XVIIIe siècle (Place A., Ribot H., Rotger B. 1982 : carte de la rade du Brusc XVIIIe siècle) ;

St Nazaire Beau Port 1778 (Cassini, qui qualifie dans le même temps Bandol de Bandol Belle Rade.) et 1794 (Faiden William 1794 (carte).) ;

Sannary 1794 (après la suppression du nom du saint) ;

St Nazaire 1818 (Préfecture du Var 1818, p. 63) et 1844 (Préfecture du Var 1844, p. 7) ;

Sanary de 1844 (id., p. 525 : Saint Nazaire, en provençal Sanary) à 1891 : 2320 habitants en 1818 (Almanach du Var 1818), 2695 en 1835 (Archives du Var 9 M 9/2), 2774 en 1844 (Statistique du Var 1844) ; 1923 hectares.

Au milieu du XIXe siècle, Sanary produisait principalement du vin, du blé et de l’huile (Statistique du Var 1844). L’approche du port était défendue par une batterie placée sur le « Cap Nègre » au territoire de Six-Fours, et par deux autres placées l’une à « Portessol », l’autre à la « Crède ». Saint-Nazaire (Sanary) était assujetti à l’octroi depuis le 8 juillet 1840 pour les vins les alcools purs et les animaux d’élevage (Statistique du Var 1844).

Eglise Saint Nazaire 1891-1892 (sur le port ; paroisse ; elle a remplacé celle de 1570).

(l’ancienne église St Nazaire détruite e 1890-1892)

N’en jetons plus la cour est pleine !

A présent, c’est aux SAMSON qu’est réservée cette journée.

Si fort peu de personnes portent ce prénom situé au 2177e rang des prénoms en France, c’est cependant le nom de l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne dont la ville de Dol-de-Bretagne est par ailleurs une étape du pèlerinage médiéval qui leur est rendu. En effet, c’est à saint SAMSON qu’est due la fondation de l’abbaye de Dol dont il est le patron du diocèse.

En ce temps à haut risque d’incendies, il fait bon savoir que le calendrier républicain dédiait ce jour, 10 thermidor An I, à … l’ARROSOIR !

LE MOT DU JOUR

« A qui est en bonne santé, il est aisé de conseiller les malades. » (Térence, IIe s. av. J.C., Andria, 310).

EPHEMERIDES

1308 – 28 juillet : MOLENDINUM GRIFEDORUM (charte aux archives de la Major) MOULIN DE VIVAUX, moulin à eau sur l’Huveaune, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marguerite (1872). Ce moulin était autrefois sous la directe de la Major.

1343 – 28 juillet : charte aux archives l’Evêché de Marseille.

1. TERRITORIUM BALAGUERII. BALANGUIER, commune de Marseille, quartier du Canet. Le 2 mai 1323, le lieu était dit locus dictus Valaguier (charte aux archives de la Major).

2. COLLA MONACHI. CLAUX DE MOURGUET lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon, près du Saut-de-Marot (1872).

1348 – 28 juillet : LA REINE JEANNE A MARSEILLE – La reine Jeanne s’enfuit de son royaume de Naples et se réfugie en Provence, cherchant des secours et de l’argent. Chaleureusement accueillie à Marseille, elle trouve plus de réticences à Aix chez les nobles et les grands officiers réunis au palais comtal. Elle doit s’engager à ne nommer que des Provençaux à tous les offices et à ne pas aliéner le comté. La troisième étape de son voyage la conduit à Avignon; Elle attend du pape Clément VI qu’il la disculpe des soupçons que l’assassinat de son mari, André de Hongrie, fait peser sur elle et qu’il légitime par une dispense son second mariage. Elle parvient à ses fins et, surtout, retire 80 000 florins de la vente d’Avignon au pape, ce qui lui permet d’envisager un prompt retour à Naples. Le 28 juillet 1348, elle s’embarque à Marseille. Avant cela, elle unifia les deux parties de Marseille – l’une sous contrôle ecclésiastique, l’autre gouvernée par l’oligarchie du port. Ce faisant, Jeanne cherchait à s’assurer le soutien de la ville marchande, dominante. Le contexte de crise – déstabilisation du pouvoir royal, peste – révèle l’assemblée urbaine comme un centre du pouvoir dans la ville. Les pratiques du conseil de ville montrent son renforcement au cours des années 1348-1349, alors que les officiers de tutelle – viguier, juges – se trouvent relativement effacés par l’instauration d’un dialogue direct avec le souverain. Les dissensions internes existent, mais rarement liées à l’unification, qui n’est qu’un aspect du choix stratégique d’alliance entre Jeanne et Marseille.

Quittant la Provence pour se rendre en Sicile, la Reine Jeanne et son second mari, Louis de Tarente, s’arrêtèrent le 30 juillet dans le port de Saint-Nazaire. A cette occasion Bertrand de Marseille seigneur d’Ollioules, d’Evenos et de Saint-Nazaire (Sanary) la protégea et l’escorta. Plus tard, pour le récompenser, la reine Jeanne, le 24 juin 1252, confirma Bertrand dans la possession de son fief par un acte dit Inféodat d’Ollioules. Elle ne reviendra jamais en Provence. La brièveté de ce séjour et ses circonstances contrastent avec le légendaire historique une image aimable tôt dessinée et la prolifération, plus récente, de maisons, ponts, tours, châteaux dits « de la reine Jeanne ». (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

1353 – 28 juillet : RETRACHA PLUMBERIARIUM (acte aux archives de l’Evêché). PLOMBIERES, ruisseau qui prend sa source dans les collines de Sainte-Marthe et arrose les quartiers de la Palud, de Saint-Barthélemy, de Bon-Secours et se jette dans la mer à la plage d’Arène (1872).

-1383 ou 1387 – 28 juillet : FRANCHISE ROYALE DU PEAGE POUR TOUTE LA PROVENCE CONCERNANT OLLIOULES – (Castellan, 1937, p. 19) : Le 28 juillet 1383, en remerciement pour les services rendus à la couronne par sa population, la Reine Marie de Blois et son fils, le roi Louis d’Anjou, accordent à Ollioules la franchise royale du péage pour toute la Provence.

La reine Marie de Châtillon (ou de Blois ?), veuve de Louis d’Anjou, reconnaît la fidélité de Six-Fours en lui accordant franchises, libertés et exemption de tout péage sur terre et sur mer, dans tous les pays et ports de son comté de Provence (Louis Baudoin, 1965, p. 111, sans référence).

Marie de Chastellon, Reine de Naples de Cicille, était fille de Charles de Chastellon, dit de Blois, et de Jeanne de Bretagne, qui porta ce duché à son mari, épousa Louis de France, Duc d’Anjou, Comte de Provence et de Maine, second fils du Roi Jean, et qui fut ensuite, roi de Hiereuzalem (Jérusalem), de Naples et de Cicille. Cette Reine étant demeurée veuve en 1384, prit la tutelle de son fils Louis, qui était encore fort jeune, et gouverna le royaume de Cicille pendant la minorité de son fils. Laquelle, en la qualité de tutrice de son dit fils, pour les causes contenues en ses lettres patentes de l’année 1383, aurait accordé aux habitants de Six-Fours, Ollioulles, le Bausset et Evenes, l’immunité et l’exemption (l’exemption) de tous droits de péage, non seulement dans le détroit de la ville de Toulon, mais encore dans tous les lieux de Provence et terres adjacentes (Jean Denans, 1713. (il donne 1383 comme date).

1485 – 28 juillet : Baptême du second enfant de Jaume Deydier – [de Ribbe, 1898, p. 227 : Le 28 juillet 1485, maître Honorat Silvy, notaire d’Aix, tiendra sur les fonts un autre petit Deydier, au nom de compère monseigneur de Castelar empêché :] Lo tene a las fons per mon compaye monsenhor de Quastelar. [On y voit figurer une demi-paysanne,] ma comayre Margarida Berbeguier, [à côté d’une noble dame] ma comayre dona Milhona de Julhans.

1650 – 27 juillet : RELIQUES DE SAINT NAZAIRE – Le 27 juillet 1650, arrivent à Sanary les reliques de Saint Nazaire venant de Milan. Bénédiction de la chapelle du Bon Repos. La fête de ce saint et de son compagnon Celse est fixée au 28 juillet. L’invention des reliques se célèbre le 10 mai.

1655 – 28 juillet : MORT DE CYRANO DE BERGERAC – Mort de Savinien de Cyrano de Bergerac à qui nous devons la comédie « Le pédant joué », mais aussi son « Histoire comique des états et empires de la Lune et du Soleil » dont je possède une nouvelle édition publiée par P. L. Jacob, Paris, Delahays Editeur en 1858 et rééditée en 1962 par les éditions Galic, ainsi que des « Œuvres comiques, galantes et littéraires », dans la nouvelle édition également publiée par P. L. Jacob. Enfin, cet auteur hors du commun a inspiré à Edmond Rostand le personnage central de sa pièce « Cyrano de Bergerac » publiée chez Fasquelle en 1930 et rééditée par Le Livre de Poche, n° 873, en 1965.

1720 – 28 juillet : LA PESTE A MARSEILLE – Nous avons vu qu’à partir du 24 juillet 1720, Antibes, Nice, Gênes, ferment leurs portes à tout ce qui vient de Marseille. Le 26 juillet, les échevins envoient au Lazaret les malades suspects. Sept hommes qui ont transporté les étoffes du « Grand St-Antoine » meurent. Les parents des malades doivent aller au Lazaret de nuit ; beaucoup s’enfuient, emmenant la maladie avec eux. Le 28 juillet, les médecins marseillais se réunissent mais ne se mettent pas d’accord sur la gravité de la maladie.

1752 – 28 juillet : CHAPELLE DES PENITENTS, A SANARY – Du 28 juillet 1752 jusqu’à la Toussaint, durant les travaux de l’église de SANARY, la chapelle des Pénitents, dite aussi chapelle du Coquillon, est réquisitionnée comme lieu de culte provisoire. Ce qui entraîna des plaintes des recteurs de la chapelle, car l’affluence entraîna des dégradations et la dépense pour la communauté, qui avait réquisitionné les lieux, se monta à 30 livres.

1766 – 28 juillet : SANARY ACCUEILLE LE COMTE DE VINTIMILLE – Le 28 juillet 1766, Jean-Baptiste Hubert, marquis du Luc, comte de Vintimille, baron d’Ollioules et de Sanary, rejoint son régiment de Royal-Corse. Sanary lui envoie une délégation à Toulon, puis l’accueille. A cette occasion, le marquis s’engage à faire tout son possible pour que la communauté de Saint-Nazaire, pour laquelle il a « bienveillance et prédilection », soit soulagée du paiement de la « cotité noble » qui lui est due. Le maire, François Jaubert, déclare que les marques patentes et honorables de protection et de bienveillance du marquis du Luc seraient conservées dans les cœurs et les archives.

1789 – 28 juillet : FORMATION D’UN COMITE DE 30 MEMBRES CHARGE DES AFFAIRES PARTICULIERES – L’Assemblée a reçu cette information de la municipalité de Soissons : « Une troupe de brigands, dont la terreur exagère sans doute le nombre porté à 4000 hommes, s’est répandue dans les campagnes du Soissonnais qu’elle ravage : on assure que ces hommes coupent et enlèvent les blés en plein midi. » L’Assemblée nationale a décidé la formation d’un comité de 30 membres qui s’occuperait des affaires particulières auxquelles elle ne peut plus faire face (Agenda du Bicentenaire, MARDI 28 JUILLET).

1791 – 28 juillet : VENTE DES BIENS NATIONAUX A LA SEYNE – La vente comme Bien National de l’ancien couvent des Capucins de La Seyne a bien eu lieu le 28 juillet 1791, pour 18100 F. Mais les deux acquéreurs, Perrier de Toulon, et Baussan de La Seyne ont aussitôt loué les locaux aux Capucins (Louis Baudoin, 1965).

1792 – 28 juillet : TOULON, CITOYENS PENDUS A DES REVERBERES – Samedi 28 juillet, 11 heures du matin à Toulon. Lecture est faite au Conseil d’une lettre du colonel de Merbion : « J’ai l’honneur de vous informer, messieurs, que les patrouilles se font avec exactitude. S’il se passe quelque chose, je vous en ferai part. » Post-scriptum : « Les patrouilles de retour à l’instant me préviennent qu’elles ont vu quelques citoyens pendus à des réverbères. »

Les citoyens en question, que viennent de liquider les hommes de Sylvestre, sont le vice-président du directoire Guérin, les administrateurs Maure et Roubaud, le procureur général-syndic Gazan. Jacques Victor Sylvestre, originaire de Briançon, n’était pas un révolutionnaire amateur. Participant actif à la prise de la Bastille, il avait été dépêché à Toulon par le club des Jacobins de Paris. Aussitôt élu par acclamations président du « Club des Blancs », il prit quarante-huit heures pour s’informer de la situation, puis il dicta ses ordres au Conseil municipal. Leurs cadavres sont pendus, les uns par le cou, les autres par les deux pieds ou par un seul, et lacérés de coups de sabre (Selon « Un document d’une brutalité shakespearienne est tombé entre mes mains », a écrit Oscar Havard, auteur d’une « Histoire de la Révolution dans les ports de guerre ». Il se réfère au récit des journées du 28 juillet au Ier août 1792 rédigé par le greffier de la commune de Toulon (cote d’archivé de ce document : AN. F. 3. 5.693, Nouvelle Librairie Nationale, Paris, 1911).

Dans son histoire du siège de Toulon (éditée en 1834) E. Masse précise : « Lambert, un des agitateurs de Toulon, à la tête d’une bande de paysans en armes que le club avait fait venir du Beausset, menaçait… Gazan… et Roubaud… ». Il semble donc que les beaussetans ont participé très activement à ces « journées » toulonnaises… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

Suite du rapport du greffier. Même jour, quinze heures. Le procureur de la commune requiert le Conseil d’inviter sur l’heure M. le Juge de paix de la Ville à vouloir bien procéder à l’enlèvement des quatre victimes. Quinze heures quinze. Les conseillers, considérant que le calme est revenu dans la Ville, enjoignent au commandant de la place de retirer la moitié de ses troupes. Seize heures. Le rapport signale le décès du sieur Reboul, négociant. Détails recueillis par ailleurs : Reboul a été décapité au sabre. Ses exécuteurs ont ensuite joué avec sa tête, versant du vin dans la bouche et mettant une pipe entre les dents. Dix-huit heures. Le colonel de Merbion, sur ordre du Conseil, fait ouvrir les portes de la Ville à la milice du Beausset. Le directoire du département appelle à la rescousse la garde nationale des villages les plus proches, dont Le Beausset ! Martelli-Chautard, président du conseil du district de Toulon, écrit à la municipalité du Beausset : « … mettre sur le champ sur pied toute la garde nationale de votre commune à ce but qu’elles se rendent incessamment et sans délai à Toulon. Vous voudrez bien en conséquence ma lettre reçue vous concerter avec les chefs des bataillons pour que cette disposition soit sans retard exécutée… Je ne saurais trop vous recommander d’arriver au plus tôt ». Il y a urgence donc, et la syntaxe ainsi que la faute d’orthographe inhabituelles semblent prouver le « trouble » qui devait animer le rédacteur de cette missive ! … Lequel précisait que l’arrivée de la garde nationale du Beausset avec à sa tête un officier municipal décoré de son écharpe » serait du meilleur effet… Joseph Vidal, commandant de la garde nationale du Beausset, et jacobin de la première heure, ne pouvait demander mieux ! Le général Dumerbion, commandant la place de Toulon, vit arriver « ces gardes nationaux avec leurs habits de paysans, des habits de chasse, une mine effrayante et tenant des propos à glacer de terreur ». Rien d’étonnant à cela. Ils ont fait leurs « classes » au Beausset, où ils se sont entraînés à l’exercice de la terreur politique… A Toulon, ce sera pareil, mais en plus grand ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

Ce fut le 28 juillet 1792, vers sept heures du matin, que fut assassiné à Toulon le sieur Joseph-Romain Denans, de La Seyne, qui exerçait la profession d’homme de loi dans la ville voisine. Il fut massacré à coups de sabre et pendu ensuite par un pied à une lanterne de la place Puget qui, en 1792, devait s’appeler encore « la place aux Voitures » étant le lieu de départ et d’arrivée des grandes diligences ayant leur terminus à Toulon. Le malheureux Denans avait essayé de se dérober à la bande armée qui le poursuivait, en se réfugiant dans l’église Saint-Louis ; mais arraché à cet asile, il fut conduit à la place Puget pour y subir son supplice. Il avait rempli, antérieurement, les fonctions d’accusateur public près le Tribunal civil du Var, fonctions qui avaient dû lui attirer la haine de certaines gens (Louis Baudoin, 1965, p. 315-316. J.-R. Denans était marié avec Marie-Victoire Jouglas, originaire aussi de La Seyne.).

1793 – 28 juillet :

1. CARTEAUX PREND BEAUCAIRE ET TARASCON – Le 28, Carteaux occupe Beaucaire et Tarascon (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 5-6). Napoléon Bonaparte entre sans résistance dans Tarascon, au cri de : Vive la République ! Le même jour, les Bédarridais vaincus se rallient à la Montagne et adopte la Constitution montagnarde.

2. DECOUPAGE DU VAR ENTRE FEDERALISTES ET CONSTITUTIONNELS – Alors que les Toulonnais, dont le mouvement tardif évolue beaucoup plus brutalement qu’à Marseille (ils font le 28 juillet une solennelle procession expiatoire des crimes révolutionnaires), tentent sans grand succès de remplacer les anciennes administrations du département par de nouvelles, les représentants regroupent sur l’acceptation de l’acte constitutionnel de 1793 les districts fidèles. Ainsi se délimite le Var fédéraliste : les districts de Toulon et Hyères, totalement, ceux du Var occidental partiellement, Draguignan fort peu, Grasse et Saint-Paul pas du tout. La proximité de l’armée a joué sans doute un rôle dans la sagesse de la Provence orientale. Une opinion réaliste locale a certainement aussi pesé. Enfin, la haute-Provence, centre des soulèvements royalistes des années précédentes, reste dans l’ensemble en dehors de la contre-révolution bourgeoise et urbaine du fédéralisme (A. Manfred, 1961).

1794 – 27 et 28 juillet :

1. ELIMINATION DE ROBESPIERRE ET DE SES AMIS – 27-28 juillet I794â (9 thermidor an II), des représentants en mission qui craignaient, pour leur tête et les députés de la Plaine réussirent à éliminer Robespierre et ses amis, aussitôt guillotinés (Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997).

Le 9 thermidor, la Convention décrète Robespierre d’accusation. Le 10, Robespierre, Couthon, Saint-Just et 19 de leurs partisans sont guillotinés. Le club des Jacobins est fermé (Yann Fauchois, 2001 p. 132).

Le 9 thermidor marque aussi la fin de la Révolution. L. Blanc y voit une tragédie sacrificielle : la Passion d’un nouveau Christ. Chargeant Robespierre de leurs crimes et d’un despotisme imaginaire, les révolutionnaires renoncent en fait à la Révolution, dont l’Incorruptible incarnait au plus haut l’Idée : Mais le prophète lègue son message aux générations du XIXe siècle, à charge de l’accomplir (Jean-François Jacouty, « Robespierre selon Louis Blanc, … », p. 103-125).

Le 10 thermidor, on exécute à Paris Robespierre, Saint-Just, Couthon et dix-neuf autres montagnards robespierristes dont Robespierre Jeune (Augustin), celui qui avait lancé Bonaparte au siège de Toulon. Rappelons, pour ceux que cela pourrait intéresser, que les œuvres de St Just, « L’esprit de la Révolution », suivi de : « fragments sur les institutions républicaines » ont été réunies en un volume par les éditions 10-18, dès 1963 n° 140, 185 p.

2. REPARATION DES CANONS DU BEAUSSET – Seul fait marquant de la journée au Beausset : Portal, commandant de la garde nationale, fait réparer les canons du bataillon par Jacques Buisson. Cela coûte 65 livres et 10 sols à la commune (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française… : Au retour du second bataillon beaussetan au village, « ça ira » Portal et Joseph Vidal n’ont pas eu trop de mal à se reconvertir. On les retrouve aussitôt à la présidence du « comité de surveillance » du Beausset, avec notamment leurs compères Jean Joseph Antelme et Pauchon, « anciens » du bataillon.).

1795 – 28 juillet : AMNISTIE DE DESERTEURS – La Convention amnistie les déserteurs qui ont quitté l’armée à cause de la misère qui y règne (Yann Fauchois, 2001).


1806 – 28 juillet : RETABLISSEMENT DU CALENDRIER GREGORIEN – Depuis janvier 1806, le calendrier grégorien ayant repris ses droits, les fêtes patronales sont célébrées suivant l’ancienne tradition. A Sanary, précédant la fête religieuse fixée au 3 Août, deux jours de foire ont attiré les 27 et 28 juillet beaucoup de monde

1818 – 28 juillet : MORT DU MATHEMATICIEN MONGE.

1828 – 28 juillet : OFFICE NOTARIAL DE SANARY – Nomination de Jean Baptiste Léon Blaise GRANET en qualité de notaire royal à la résidence de Saint-Nazaire. Ce fut le 28 juillet 1828 que le Tribunal civil séant à TOULON, assemblé au Palais de Justice dans la salle ordinaire de ses audiences et en présence de Messieurs TOUCAS DUCLOS, président, REVERTEGAT juge et d’ABEL DE SIBRAN juge auditeur faisant fonction de Procureur du roi, à la suite de l’ordonnance du 15 Juillet courant que maître Jean Baptiste Léon Blaise GRANET fut admis à prêter serment en remplacement de maître Jean Pascal Léon REBOUL décédé et après le décès du sieur Tropez Antoine Nicolas CAUVIN notaire à LA SEYNE. Il était précisé que l’étude de maître CAUVIN resterait fermée et supprimée par suite de son acquisition faite collectivement par les sieurs GRANET, LANTIER, FOUCARD et AUDIBERT, autres notaires du même canton, conformément aux conventions faites entre eux et les héritiers du défunt (Rotger B., 1984, p. 377).

1834 – après les 16 et 28 juillet : CHOIX D’IMPLANTATION D’UNE ECOLE D’ENSEIGNEMENT A OLLIOULES – A la suite des lois et ordonnances royales des 16 et 28 juillet 1834, le Conseil d’Ollioules délibère d’implanter une école d’enseignement sur l’emplacement de l’ancien four du seigneur de Vintimille. Ce four était situé à l’extrémité de l’actuelle rue Baudin, au-dessous même de l’ancienne salle d’audience, en face de l’entrée de la rue du Lançon. Cette institution communale ne fonctionna qu’en 1835, dans un immeuble de la rue Ste-Claire (rue République aujourd’hui). Le conseil délibéra en 1835 d’affecter les fonds disponibles de 1834 et 1835, qui n’avaient pas été employés, à l’entrée en fonction de l’instituteur communal (Castellan E., 1937, p. 292).

1835 – 28 juillet : ATTENTAT CONTRE LOUIS-PHILIPPE – Le 28 juillet 1835, Louis-Philippe passe en revue la garde nationale, de la Madeleine à la Bastille. Suivi de trois de ses fils, accompagné de maréchaux et de Thiers, le roi jette à peine un coup d’œil sur les troupes : il regarde les croisées avec inquiétude.

– Soyez assuré, a-t-il dit en montant à cheval, que s’il y a quelque danger, c’est d’une fenêtre et non de la rue.

Il craint un attentat. Depuis le début du règne, on tire sur lui comme sur un lapin. Il a même pris des leçons avec un professeur de maintien afin d’apprendre, nous raconte son fils Joinville, “ quelle est la façon la plus élégante de saluer après avoir essuyé le coup de feu d’un régicide ”.

Soudain, arrivé à la hauteur du 50 boulevard du Temple, Louis-Philippe voit un jet de fumée sortir d’une croisée, au troisième étage d’une étroite maison située entre l’estaminet de la Maison Rustique et le café des Mille Colonnes. – Cela me regarde, crie-t-il. Au même instant, crépite comme  » un feu de peloton ” ; on dirait aujourd’hui : comme un tir de mitrailleuse. Le roi lève son chapeau en criant :

– Me voilà !

Il est indemne, mais, derrière lui, c’est une hécatombe. Quarante-deux victimes, dont le maréchal Mortier, gisent sur le pavé. Les assassins, deux révolutionnaires : Morey, maratiste attardé, et Pépin, “ ennemi de la tyrannie ”, avaient commandé et payé fort cher une machine infernale exécutée par le Corse Fieschi. Les trois régicides — les deux premiers par conviction, le troisième par intérêt — furent exécutés. La machine de Fieschi — on peut toujours la voir aux Archives nationales — comportait cinquante canons de fusil chargés à mitraille; le feu se mettait grâce à une traînée de poudre. Il faut reconnaître que le roi-bourgeois s’est comporté ce jour-là en petit-fils de Henri IV (André Castelot, 1962).

1867 – 28 juillet : SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – Dimanche 28 juillet, St- Samson (St Nazaire). Toujours le même vent d’ouest. Forte brise. Ce matin, est arrivé le (illisible) qui vient assister aux régates. Notre fête commence bien. Nos quais sont encombrés de toutes sortes de barques  et d’un bout à l’autre, une tirée de mâts portant des flammes et oriflammes qui donnent à notre petite ville un air de fête exceptionnel et tout-à-fait charmant. A 9 heures et demie, grande messe chantée en musique par l’orphéon dirigé par M. Hilarion Croze qui est l’auteur de la musique.. Procession à l’issue de la messe. Après le (illisible), tous les villageois des environs nous envoient presque toutes leurs salutations à tel point qu’on ne peut circuler sur la chaussée du port ou sur les quais encombrés de foires de toute sorte parmi lesquelles il faut citer une grande barraque qui nous montre des bêtes féroces, des serpents, des singes et autres bêtes. Nous citerons aussi la grande barraque du Théâtre des Variétés dirigé par le Sr Michel. L’hôtel Courrau ne peut suffire aux clients qui demandent à se restaurer. Cependant (illisible) qu’il a établi un salon avec pavillons menant à la salle verte. Comme succursale de son hôtel, on a établi sur les quais deux mâts de Cocagne, un pour les hommes et un autre pour les enfants. Ce soir, grande illumination. Tous les bateaux qui doivent concourir demain sont arrivés. Ils sont au nombre de trente. Les bateaux de Toulon ne peuvent arriver à cause du vent contraire et fort. Le soir à 09h00 grand feu d’artifice offert à la ville par monsieur Michel, maire. On le tire sur la promenade des beaux au bord de la rue au bord de la mer. Il a fait plaisir !

1876 – 28 juillet : CANICULE – Été caniculaire (histoire climat 5). 21 juin : à Paris il a fait jusqu’à 34,60°C. Dès le 5 juillet, il a fait très chaud, 34°C à Carcassonne. On note 39,30°C le 27 juillet, 40,20°C le 28 juillet. Cela persistera jusqu’au début août et la sécheresse s’installe. 13 août : canicule avec 36,20°C à Paris! il n’y a pas eu de pluie sérieuse pendant 53 jours (juillet 0,80 mm) du 26 juin au 18 août. 25/08/1876 : 7°C à Paris (la climatologie / intemperies / tableau 4).

1883 – 28 juillet : ON GÈLE A PARIS – 16 juillet 8°C à Paris. 20 juillet : déluge de 80 mm en une demi-heure à Bordeaux. 28 juillet : pas plus de 17°C à Paris (id.).

1922 – 28 juillet : MORT DE JULES GUESDE. Jules Bazile, dit Jules Guesde, avait décidé en 1867 de prendre le nom de sa mère pour signer ses articles de journaliste républicain sous l’Empire. En 1871, après la Commune de Paris à laquelle il apporta son soutien, Jules Guesde fut condamné à 5 ans de prison. Réfugié en Suisse puis en Italie, il découvrit dans ces pays le socialisme et milita en fondant un journal, « Le Réveil International ». De retour à Paris en 1876, il diffusa les idées marxistes en France avec son journal « L’Egalité » (1877-1883), puis créa avec Paul Lafargue le Parti Ouvrier Français (P.O.F.), le premier mouvement se réclamant du marxisme, qui contribua à en répandre les idées. Elu député de Roubaix de 1893, Jules Guesde défendit des idées collectivistes, internationalistes et révolutionnaires. Il s’opposa, en 1899, à Jean Jaurès en rejetant l’alliance avec les partis bourgeois du ministère de Waldeck-Rousseau. Après le succès de ses thèses au Congrès d’Amsterdam en 1904, Jules Guesde devint l’un des artisans de la création de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (S.F.I.O.) issue de la fusion du Parti Socialiste de France (dont est issu le Parti Ouvrier Français) et du Parti Socialiste Français de Jean Jaurès. Jules Guesde fut député de Lille de 1906 à 1922. Pendant la Première Guerre mondiale, il se rallia à « l’Union Sacrée » et devint ministre d’Etat de 1914 à 1916. Au Congrès de Tours, en 1920, il décida de rester à la SFIO après le départ des partisans de la IIIe Internationale.

1927 – 28 juillet : PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – Le porte-avions « Béarn » est de nouveau sur rade jusqu’au matin du 28 juillet.

Un essai de 10 h est tenté le 28 juillet. Le « Béarn » appareille à 6 h. L’allure est poussée progressivement et il parcourt deux fois la base des îles d’Hyères à une moyenne de 21,7 nds mais à 11 h 30, une tige du tiroir avant du cylindre BP avant de bâbord se rompt et l’essai est interrompu. Le même jour, Montrelay réalise le premier accrochage d’un Levasseur PL.4 dont la 7R1 vient d’être dotée.

Le « Béarn » est encore sur rade du soir du 28 au 30 juillet (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001)

1940 – 28 juillet : Lu dansla presse de l’époque !

1. ANTISEMITISME – Lissac n’est pas Isaac : D’une vieille famille française de la Corrèze et du Jura c’est le nom authentique Lissac, vieux nom de chez nous dont s’honorent plusieurs localités de France est un nom spécifiquement français. Lissac-sur-Couze, arrondissement de Brive : la Corrèze, voilà le berceau de notre famille qui compte, en ce département de race pure de très nombreux représentants. De la Corrèze, nos grands-parents se transportèrent dans le Jura à Morez, capitale de la lunetterie en France. Notre père, Henri Lissac né à Morez, a été pendant trente ans — jusqu’à sa mort — maire de sa ville natale. Les Maires et Curés. Saint-Hilaire-Foissac (Corrèze) et Morez (Jura), pays d’origine de nos ancêtres et ascendants, vous confirmeront que nous sommes bien de vieille souche française. Les Frères Lissac, Opticiens brevetés et diplômés 112 et 114, rue de Rivoli. – 90, rue Saint-Lazare. — 2, avenue de Saint-Ouen 5, place de la Porte-d’Orléans. — 7, avenue des Cordeliers. Nous faisons appel à l’esprit de solidarité de nos compatriotes du Massif central et de la Franche-Comté pour rétablir une vérité qui nous tient particulièrement à cœur (Le Matin, dimanche 28 juillet).

2. LES VILLES OÙ LA GUERRE A PASSÉ – Rouen. C’est le dimanche 9 juin que l’offensive allemande se déclencha sur Rouen. Jusqu’ici, la ville avait peu souffert des bombardements aériens. Le dimanche, vers 10 heures, un combat de chars d’une grande violence s’engagea dans la rue de la République. Le feu prit des deux côtés de la rue et bientôt s’étendit à tout le quartier compris entre la rue Grand-Pont, à l’ouest, les rues du Change, des Bonnetiers et d’Alsace-Lorraine au nord, la rue Armand-Carrel, à l’est et le quai de Paris, au sud. Par bonheur, aucun monument ne fut endommagé. La Fontaine Lisieux et la Fierté de Saint- Romain à la Haute Vieille Tour furent épargnées. De même, la cathédrale et Saint-Maclou furent sauvées. Aujourd’hui, des rives de la Seine, on aperçoit la cathédrale qui domine de toute sa hauteur les maisons en ruines. Sur la rive gauche, les docks ont été anéantis et le quartier Saint-Sever a subi quelques dégâts. Tous les ponts, y compris le pont à transbordeur, avaient sauté le dimanche matin. (Le Figaro, dimanche 28 juillet).

1941 – 28 et 29 juillet : BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Le 17 juin 1941, le commandant des Western Approaches avait demandé à conserver le Commandant Dominé dans son commandement pour l’affecter aux forces d’escorte de la Clyde. L’Amirauté britannique donna son accord de principe le 7 juillet. Trois semaines plus tard, l’aviso faisait des essais satisfaisants (28 et 29 juillet) et le 3 août, il appareilla en escorte du convoi OS 2 (Gérard Garier)

1944 – 28 juillet : BATAILLE DE FRANCE – FRONT SUD : BOMBARDEMENTS ALLIÉS – Le 11 juillet, 7ème bombardement de Toulon, et 2nd des bombardements précurseurs au débarquement de Provence. Le Seynois BARBÉRY François Gabriel Albert décède le 28 Juillet 1944 à Toulon des suites de ce bombardement (N° 556).

1950 – 28 juillet : DECRET AMNISTIANT L’AMIRAL ABRIAL – Du 12 au 14 août 1946 procès des amiraux qui ont sabordé la flotte à Toulon en novembre 1942. Jean-Marie-Charles Abrial (1879-1962) est né à Réalmont (Tarn), le 17 décembre 1879. Il fut secrétaire d’État à la Marine de novembre 1942 à mars 1943. Révoqué sans pension par décret du 22 mai 1945, il fut condamné le 14 août 1946 à dix ans de travaux forcés et à l’indignité nationale, mais gracié par décret du 28 juillet 1950. Amnistié par décret du 15 avril 1954, le Conseil d’État annula le décret le révoquant le 28 novembre 1956. Il mourut à Dourgne (Tarn) le 19 décembre 1962 (Etienne Taillemite, 2002).

1951 – avant le 28 juillet : Un beau début de saison. —Sanary vit actuellement la saison d’été 1951. Comme à l’accoutumée de nombreux touristes sout venus goûter les délices d’un climat idéal et vivifiant dans un cadre enchanteur qui attire chaque année d’ailleurs de nombreux artistes peintres. Le mois d’août verra parait-il un plus grand nombre encore d’estivants envahir nos plages Parmi celles-ci, la coquette plage de Port-lssol très heureusement transformée, connaît une animation intense de jolies baigneuses et baigneurs avides d’une onde pure et saine. Surplombant ce coin pittoresque se dresse majestueux le nouveau et très bel ( établissement « Le Cigalon » ex-Lido, dont l’inauguration eut lieu tout dernièrement et dont le fameux orchestre Jacques Bogé attire chaque jour une nombreuse clientèle (République de Toulon et du Var).

1952 – 28 juillet – CADASTRE DE SAINT-MANDRIER – « Les propriétaires fonciers de Saint-Mandrier sont avisés de la tournée du Conservateur du cadastre le 28 juillet 1952, de neuf heures à midi et de quatorze heures à dix-sept heures, grande salle de la mairie. Ceux d’entre eux qui estimeraient être lésés dans leurs intérêts sont invités à se munir de titres et documents justificatifs à l’appui de leurs réclamations » (République de Toulon et du Var du lundi 28 juillet 1952).

1976 – 28 juillet : CHRISTIAN RANUCCI EST EXECUTE A LA GUILLOTINE, à la prison des Baumettes à Marseille, reconnu coupable du meurtre d’une petite fille, après avoir avoué puis s’être rétracté.

1985 – 28 juillet : Mort du dialoguiste et réalisateur MICHEL AUDIARD.

1998 – 28 juillet : ROLLS-ROYCE, BYE BYE – Grande-Bretagne : le constructeur automobile allemand BMW achète la marque ROLLS-ROYCE au détriment de Volkswagen.

2017 – 28 juillet : A TOUS LES AMIS DE « VOS SOUVENIRS DE SANARY » – Une bénédiction était donnée à 10h00 à l’église Saint-Nazaire à Sanary en hommage à la maman de NATHALIE ROUSSILLON.

2023 – 27 juillet :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

56e livraison : A la suite de l’établissement du cadastre de 1830, on procéda au recensement des usines et fabriques de SAINT-NAZAIRE :

  • MOULINS à FARINE :

– Aicard Charles Antoine à Notre Dame de Bon-Repos ;

– Arnaud François, meunier, montagne de la Vierge de Pitié ;

– Liautard Jacques, ménager, montagne de la Vierge de Pitié)

  • MOULINS à HUILE :

– Bonifay Faustin, propriétaire, traverse de la Chapelle n° 1, auj. rue Laget ;

– Geoffroy Antoine Félix, rue Clastre, auj. rue Lucien Gueirard ;

– Sabatier André Laurent, rue Saint Antoine n° 16, auj. avenue Galliéni ;

– Granet Benoît, La Baou ;

– Brun Louis, à Boussène ;

– Gautier Jean Joseph Jacques, Le Lançon ;

– Boyer Pierre Victor, La Déprad ;

– Soleillet Joseph Elzéard, fils aîné, Sainte Trinide ;

– Gueirard Etienne, Sainte Trinide.

  • RECENSE, traitement du tourteau d’olives par l’eau chaude :

– Aicard Charles Antoine, Notre Dame de Bon Repos ;

  • FOUR A PAIN :

– Marquand Joseph Timothée, Rue de la Plage n° 4, auj. rue Jean Jaurès ;

– Geoffroy Antoine Félix, Rue des Gaillards, auj. rue Siat-Marcellin ;

– Flotte Léon, boulanger, rue de la Paroisse n° 3, auj. rue Louis Blanc ;

– Aubert Lazare, Rue d’Orléans n° 11, auj. rue Pigeaud ;

– Sénés Lazare, Rue Saint-Pierre n° 12, auj. rue de la Prud’homie).

MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud et autres références).

256e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

SAINT-JOSEPH 6,280 km, banlieue nord).(Suite du 30 juin)

Jean Hugues l’aîné, le nouveau propriétaire du château, fut guillotiné en 1794, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Son domaine fut divisé en dix lots et vendu au profit de la nation. Son fils put racheter le lot comprenant le château et, le 28 avril 1800, il le revendit au citoyen Antoine Anthoine, personnage curieux qui franchit rapidement les échelons de l’échelle sociale. Né à Embrun, le 24 septembre 1749, il vint à Marseille pour se livrer au commerce. 11 contribua à établir dans la mer Noire la navigation marseillaise et ses succès commerciaux lui valurent la main de Rose Clary, qu’il épousa le 31 janvier 1786. Il fut anobli par Louis XVI, et Napoléon le créa baron de Saint-Joseph en 1808. Cette même année, étant maire de Marseille, il recevait dans son château le roi d’Espagne détrôné Charles IV dont son beau-frère, Joseph Bonaparte, occupait le trône à Madrid. Le roi d’Espagne n’eut à Saint-Joseph qu’une installation provisoire ; il fut ensuite logé en ville, à l’hôtel Samatan (cf. p. 306).

Antoine Anthoine mourut à Saint-Joseph le 28 juillet 1826, laissant un fils et deux filles ; l’une de celles-ci épousa le maréchal Suchet, duc d’Albuféra qui vint mourir, lui aussi, à Saint-Joseph le 3 janvier 1826, six mois avant son beau-père (Antoine Anthoine. baron de Saint-Joseph, habitait aussi une maison en ville, rue Grignan).

En 1829, le château fut vendu à une congrégation enseignante, qui s’unit en 1835 aux Dames du Sacré-Cœur.

Le terroir de Saint-Joseph est dominé par le « Château de Fontainieu », situé au pied d’un éperon du massif de l’Etoile ; son nom rappelle une source abondante (- nils, au XIIIme siècle). Il fut acheté au XVIIm6 siècle par un Catalan, Barriga, venu s’établir à Marseille, et dont les descendants ont formé les Barrigue de Fontainieu. Au XIXme siècle, Fontainieu a été acquis par le marquis d’Estourmel, gendre du comte de Castellane, lui-même installé aux Aygalades.

SAINT-JULIEN 5 kil 700, banlieue est).

En 1057, le cartulaire de Saint-Victor mentionne Saint- JulienecclesiaSancti Juliani) ; son château aurait été attribué a 1’évêque de Marseille par la bulle d’Innocent II du 18 mai 1141. Certains vestiges romains ayant été exhumés sur divers points de ce quartier, certains érudits locaux n’hésitèrent pas à transformer Julien en Jules pour déclarer qu’il y avait eu là un camp de Jules César.. .

Saint-Julien est un village pittoresque, avec des restes de remparts et des rues étroites qui dévalent vers l’église. Celle-ci est dédiée à saint Julien de Brioude, qui fut un soldat, compagnon de saint Ferréol. Elle a une abside ogivale du XVse siècle, une seule nef romane étroite et basse

(à suivre)

UNE BLAGUE (gentille) POUR LA ROUTE :

Dans un laboratoire, deux cochons d’Inde discutent au fond d’une cage :

-Ça y est ! je suis arrivé à dresser le docteur ! à chaque fois que j’appuie sur ce bouton, il m’apporte un bout de fromage …

Affectueuses pensées à tous ! et à demain !

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