ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 26 JUILLET 2023 – 12e ANNÉE (n° 3934)

Le Cap Nègre (Six-Fours), 12 novembre 2021 (cl. H. Ribot)
FÊTES.
Le 26 juillet, nous fêtons sainte Anne, prénom qui vient de l’hébreu Hannah signifiant « grâce ». Selon le protoévangile de Jacques et le Pseudo-Matthieu, Anne aurait été la mère de la vierge Marie et donc la grand-mère de Jésus. De fait, elle est la patronne des menuisiers et ébénistes.
Selon Marcel Provence (Calendrier des fêtes provençales, 1942), le centre provençal du culte de sainte Anne serait la cathédrale d’Apt dont le terroir a soif de pluie. Cette église possède le précieux berceau dans lequel Anne aurait élevé Marie et les ménages privés d’enfants, et qui en désiraient, venaient autrefois balancer la précieuse relique.
Le plus émouvant pèlerinage à sainte Anne se déroulait dans le Queyras, à Ceillac, au pied des glaciers de la Font Sancte, à 3800 m d’altitude, à côté du Lac. Un cortège de pèlerins montait du Queyras tandis qu’un autre venait de la vallée de l’Ubaye. En 1942, une plaque de bois a été gravée, bénie puis posée, qui portait : « La paroisse de Ceillac reconnaissante à Sainte Anne pour invasion évitée ».
Il existait d’autres pèlerinages en Provence :
A Seyne-les-Alpes, la population se portait à Pompiéry qui recélait une relique de la vraie croix.
A Entrecasteaux, on demandait à Anne de protéger les cultures contre les orages ;
à La Roque et à Lambesc la population se rendait à Sante-Anne de Goiron ;
Fours avait un pèlerinage local au cours duquel se déroulait un concours de quilles sur un terrain ditué à 1800 m d’altitude.
Ailleurs, on demandait la protection de la sainte contre la grêle, comme à Peyroules où la procession durait toute la journée.
Les Alpins espéraient que la sainte protègerait leurs pâturages.
A Aix-en-Provence, sainte Anne était la patronne des tisseurs, protection qui se retrouve également dans le haut pays. L’usage voulait qu’on lui offrît un agneau qui était vendu au profit des œuvres du lieu, tel un certain Jean qui offrit un bel agnelet en 1936.
Naturellement, et comme cela se retrouvait un peu partout en France, on ne foulait jamais le blé le jour de la Sainte Anne.
Quelques lieux de l’ouest varois dédiés à sainte Anne :
-chapelle Sainte-Anne 1967, com. du Beausset ; chapelle privée non consacrée ; au quartier des Escans de Saboun) ; chapelle de la Thébaïde (Delattre G., Saliceti P. 1994).
–oratoire de Sainte Anne, ancien, restauré en 1943 ; détruit en 1980 ; reconstruit en 1982, com. du Beausset (sur le chemin des oratoires).
–chapelle Sainte Anne, com. de la Cadière (Delattre G., Saliceti P. 1994).
–Sainte Anne 1864, lieu-dit et chapelle, com. du Castellet (à l’est du hameau de l’Aouque ; près du chemin royal ; clocher du XIXe siècle, Delattre) ; Eglise Sainte Anne 1672 (Giraud M. 1864), 1778 (Cassini 1978, carte) et 1791 (Etat des sections, F, fol. 63.) ; Sainte-Anne du Castellet 1999. Giraud M. 1864 : paroisse rurale érigée le 21 mai 1826, cadastre sect. B dite de Sainte-Anne, donne son nom à un bois, à un quartier rural et à un pont sur le chemin de grande communication n° 43. La construction de l’église, mentionnée en 1791, remonte à 1672.
–Sainte Anne, com. d’Evenos (hameau en bord de Reppe, à l’intersection de a RN 8 et de la route du Broussan ; mairie: paroisse Sainte Anne) ; fondation du Cabot 1647 ? (Delattre G. 1998b); Sainte Anne et le Cabot 1778 (Cassini 1978, carte) ; Eglise Sainte Anne 1778-1780, com. d’Evenos (près de l’entrée nord des gorges d’Ollioules ; sur l’ancien chemin royal, en bord de Reppe) ; clocher du XIXe s. (Delattre G., Saliceti P. 1995) ; Sainte-Anne / Les Ermittes 1999 (Brun J.-P. et alii 1999) ; quartier Sainte-Anne 1999 (Indice de site de l’époque romaine (Brachet Ribot H. 1998 – Evenos, Brun J.-P. et alii 1999, 2) ; source de Sainte-Anne 1/20 000, 1/50 000 (en rive droite de la Reppe, au sud-ouest de l’agglomération) ; cf. Afoux ou Foux (dans l’escarpement du Cimaï ; source ; moulin), grés de Sainte Anne.
–oratoire de Sainte Anne, disparu av. 1965 (Baudoin L. 1965, p. 774), com. de la Seyne (au stade de la Canourgue) ; Sainte-Anne 1965 (lieu-dit).
–chapelle Sainte Anne 22 Juin 1639, com. de Six-Fours (au Vieux-Six-Fours, détruite) ; dite des Pénitents Bleus (Baudoin L. 1965)
Dans le calendrier de Fabre d’Eglantine, ce huitième jour de thermidor An II est dédié au carthame, une plante assez proche des chardons et de laquelle on extrait une huile alimentaire.
LE MOT DU JOUR :
« Celui qui se sait coupable croit toujours qu’on parle de lui » (Denys Caton, I, 17. IIIe s.).
EPHEMERIDES

Saint-Mandrier – Fortin de la Coudoulière (cl. H. Ribot).
–1252 – 26 juillet : Première soumission de Marseille au comte de Provence, Charles Premier (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005). Traité de paix marquant une pause dans la lutte de Marseille contre Charles 1er d’Anjou
Rappel :
[Dubois, Gaffarel, Samat: La commune de Marseille s’allia en 1245 avec Arles, Avignon et Barral des Baux tandis que Charles 1er était parti à la croisade avec Louis IX. A son retour, il soumit Arles et Avignon, mais dut assiéger Marseille durant 8 mois. Lorsque les Marseillais demandèrent la paix, la ville et son domaine entrèrent dans la juridiction comtale avec à leur tête un bailli qui percevait les revenus et nommait un juge d’appel. Même si le prince promettait de ne pas bâtir de forteresse dans la ville, cette capitulation marquait la fin de ce que l’on appela la République marseillaise (cf. 1214 et 1236-1242).]
[M. Agulhon, N. Coulet : Le nouveau comte connaît des débuts difficiles. Parti pour l’Egypte aux côtés de son frère Louis IX, il est capturé avec lui à Mansourah. Sa longue absence (1248-1250) encourage des forces d’opposition réveillées par dix-huit mois d’interrègne. Dès le printemps 1246, Arles et Avignon qui ont reconstitué leurs consulats s’unissent à Marseille dans une alliance défensive ‘dirigée contre le comte. Barrai des Baux, podestat d’Avignon, prend la tête de cette ligue. La noblesse provençale participe à cette agitation, notamment en haute-Provence où le mécontentement des seigneurs rejoint les revendications de la comtesse douairière. Béatrix de Savoie revendique la possession du comté de Forcalquier où elle s’est retirée et réclame l’usufruit du comté. Dès son retour, Charles 1er met fin énergiquement à ces révoltes. En quelques mois, il obtient la soumission d’Arles et d’Avignon. Privées de toute autonomie, les deux villes sont placées sous l’autorité d’un viguier. Barral des Baux se rallie. Marseille offre plus de résistance et le compromis signé le 26 juillet 1252 lui assure une large autonomie sous la suzeraineté du comte.]
–1274 – 26 juillet : échange de maisons dans Hyères entre Montrieux et le Temple d’Hyères (Boyer 1980, p. 652 : acte 347 cartulaire de Montrieux). Michel, prieur du monastère de Montrieux, Pierre Botin, procureur, d’une part, et Guillaume Dalmas, commandeur du Temple d’Hyères, d’autre part, concluent un échange : le monastère de Montrieux remet aux Templiers le cens annuel de 2 sous perçu sur une maison sise à Hyères, contre la somme de 12 deniers , montant du cens annuel perçu part les Templiers sur une maison de la même ville.
–1353 – 26 juillet : Saut de Marroc, (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). Saut de Marrot – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon. Première mention : Saut de Marot, 20 décembre 1310 (charte aux archives de Saint-Victor).
–1379 – 26 juillet — Sanctus Saturninus in vicaria Aquensi, (registre Sclaponis de la Cour des comptes, fol. 108). Saint-Savournin, canton, de Roquevaire. Le village de Saint-Savournin, autrefois viguerie d’Aix, aujourd’hui de l’arrondissement de Marseille, était un prieuré dépendant de l’abbaye de Saint-Victor, dont un des membres, le prieur de Saint-Nicolas, était seigneur justicier comme prieur de Fuveau , sous le domaine direct du comte de Provence, auquel il était dû hommage-lige. Première mention : Sanctus Saturninus, v. 1010 (cartulaire de Saint-Victor, n. 133).
–1384 – 26 juillet : Bella de May (acte aux archives de la Major). Belle-de-May – village, commune de Marseille (1872), au quartier de Garbiers. Le première mention du lieu-dit fut Vinea Bella de May, le 11 mars 1369 (acte de J. Aymeric, notaire, aux archives de la Major). « Cette vigne est, ou a été si florissante et si renommée pour ses produits, que le notaire emploie le terme superlatif pour la désigner, de façon qu’on ne se méprenne pas ! : elle est « belle dei mai » (Alfred Saurel, Dictionnaire des B. du. Rh. – tome 2, p. 29, 1878). Du nom ancien, on ne conserve plus que « Bella de May » et fera penser plus au jeu de jeunes filles qui élisent la plus jolie de la rue ou du carrefour pour être la Belle de Mai (J.A., 1986). Toutefois, le provençal ne s’accorde pas avec cette acception : la belle élue devient la Belle Maïo comme le dit la chanson, ce qui diffère de la Bella de May du lieu. Toutefois, les deux étymologies ont pu se superposer avec le temps, et cela sans se contredire
–1397 – 26 juillet :
1. Guerre de 100 ans – Le maréchal de France Louis de Sancerre est nommé connétable de France, à la mort du comte d’Eu.
2. Camp de Bello-Visto, 26 juillet 1397 (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). Belle-Viste – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane.
–1504 – 6 juillet et 26 juillet 1539 : la seigneurie de Belcodène passa à Gauchier de Brancas, seigneur de Ceyreste (6 juillet 1504, archives de Saint-Victor; 26 juillet 1539, registre 22 des dénombrements P 189). Belcodène – canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au N.-W. de Marseille. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Premières mentions : Belcodena ; Bulchodenes 1010.
–1605 – 26 juillet : Religion – Malgré Henri IV, les protestants français se réunissent en assemblée à Châtellerault.
–1634 – 26 juillet : Religion – Le 26 juillet 1634, RAUCOU est curé de Sanary (Barthélemy Rotger, 1984).
–1664 – du 26 juillet au 31 octobre : Echec de l’expédition organisée contre les Barbaresques au cours du règne de Louis XIV – Le 26 juillet, les Maures évacuaient Djijelly, et les Français l’occupèrent. C’est ici que commencèrent les fautes. La division se mit parmi les chefs de l’expédition. Ils prêtèrent trop difficilement l’oreille aux propositions des Maures, qui, pour gagner du temps, leur soumirent plusieurs projets de traités et obtinrent ainsi des Trêves qu’ils rompaient bientôt en surprenant nos postes. Les nuits froides et les journées brûlantes de l’Afrique leur servirent d’auxiliaires fatiguèrent l’armée, qui avait montré beaucoup de valeur et d’entrain dans ces belles journalières. Les volontaires que Gadagne n’employait pas demandèrent à retourner en France, et les galères de Malte, qui ne s’étaient engagées à concourir à l’expédition que jusqu’au débarquement, affaiblirent aussi l’armée par leur retraite. L’ingénieur Clerville, par trop de mépris de l’ennemi, et dans la conviction qu’il n’avait pas de canons de gros calibre, ne donna point de force aux ouvrages provisoires qu’il entreprit en attendant qu’on approuvât le projet de citadelle qu’il avait envoyé au roi. Or les Maures, qui avaient reçu des Turcs d’Alger des pièces de trente-six et de quarante-huit, tirent un tel dédit dans nos ouvrages, que le 31 octobre, trois mois et sept jours écoulés depuis le débarquement, on fut obligé d’abandonner l’expédition et de se rembarquer, après avoir encloué les canons, car on manquait des appareils nécessaires pour les hisser à bord.
Ce ne fut point un désastre comparable à celui de Charles-Quint, mais ce fut un échec (Alfred Nettement – Histoire de la conquête d’Alger, Editions Assala Culture, Alger, 2013, p. 103 et sq).
–1682 – 26 juillet : Assainissement – En été, durant les périodes de sécheresse, la ville de La Seyne manque d’eau potable. Les fontaines et puits existant dans les divers hameaux qui constituent la Communauté sont en mauvais état : de nombreuses délibérations parlent du problème de leur entretien et des réparations à envisager. Après le hiatus de sept ans pour lesquels les délibérations de la Communauté ne nous sont pas parvenues, la situation ne s’est pas améliorée : « par la grande disette que le lieu a des eaux pour boire et pour la subsistance de tous les habitants, étant la fontaine presque tarie, et celle du puits fort manque » « on a porté plainte que le puits de la Communauté qui est au quartier du Manteau n’y ayant que fort peu d’eau… » L’idée de trouver de l’eau ailleurs est reprise : « il y a des personnes fort capables pour la recherche des eaux (…) délibérer sur ce que doivent mettre en état pour la recherche de quelques sources et sur les travaux (…) travailler à la faire conduire dans l’enclos et aux endroits qu’ils jugeront le plus convenable » (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004).
–1707 – 26 juillet au 20 août – Invasion de la Provence
1. siège de Toulon : Le siège de Toulon peut se diviser en deux périodes. Du 26 juillet au 15 août l’ennemi s’efforce de s’approcher de la ville et y réussit ; du 15 au 20 août il a renoncé à prendre Toulon et essaie, en bombardant la ville, de lui faire le plus de mal possible.. Lorsque le 26 juillet, le Duc de Savoie arriva devant la ville et apprit qu’il avait été devancé, il ne put, dans son dépit, s’empêcher de dire au Prince Eugène: «Ce vieux Grignan ! c’est encore lui ! Il m’a primé de la main.» L’armée ennemie s’était installée autour de La Valette. Le Duc de Savoie était au château seigneurial de François de Thomas de la Valette, vieillard octogénaire, qui avait failli être tué par un officier ivre, des housards de l’avant-garde. Le Prince Eugène habitait la campagne d’un sieur Baudouvin. Les troupes étaient campées dans les oliviers et les vignes. Un retranchement couvrait le camp. Dès le 26 juillet, la Croix Faron fut occupée par des fantassins allemands et piémontais après une escarmouche avec nos troupes aidées de miliciens (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707). L’armée navale anglo-hollandaise occupe Porquerolles et Port-Cros. Les habitants des quartiers Saint-Jean (dit maintenant du Var) et du Chapeau Rouge (plus proche des remparts) ont été évacués vers La Seyne, Ollioules, et autres. Les Anglo-Hollandais n’osent pas s’attaquer à La Ciotat car des milices-garde-côtes y sont massées, y compris en provenance de l’Ouest-Varois. Une tentative de débarquement à Saint-Mandrier a déjà été repoussée. Ce n’était en fait qu’un “commando”, mais qui a tout de même réussi à enclouer quelques canons (quand on n’avait pas le temps de détruire un canon on l’enclouait en enfonçant une grosse tige de fer dans l’âme de la culasse. Cela le rendait au moins inutilisable pendant quelques temps). Mais considérant que la portée des canons ne permettait pas une défense utile de la presqu’île, le commandement français l’évacue aussi.
2. Lors de la guerre de Succession d’Espagne, où la France eut à lutter contre l’Angleterre, la Hollande, l’Autriche, l’Allemagne, la Prusse, le Danemark, le Portugal et la Savoie, l’armée de cette dernière envahit la Provence et vint mettre le siège devant Toulon, le 26 juillet 1707. Les troupes étaient commandées par le duc de Savoie et le prince Eugène ; elles campèrent entre La Valette et la mer. On comptait 40 000 hommes. Sur mer croisait la flotte anglo-hollandaise commandée par l’amiral anglais Schovel. La Garde fut pillée atrocement. D’après le Livre Raison déjà cité, on peut lire : « Le siège de Toulon ruina complètement cette commune (La Garde), le village fut entièrement pillé et brûlé, ainsi que toutes les maisons de campagne et leurs fermes. Les terres furent ravagées, et les récoltes emportées. C’est à ces destructions qu’est due l’absence, dans les archives communales, de tous papiers et documents qui pourraient nous renseigner sur ce qu’a été ladite commune et sur la direction de ses affaires jusqu’au temps où tous ses papiers et documents ont été brûlés, sans en excepter ceux des notaires du lieu. »
On compta 496 maisons et bastides brûlées et les dommages – d’après les estimations en vue d’indemnités – s’élevèrent à 354 968 livres, somme fabuleuse pour l’époque. Nous apprenons que 13 153 quintaux de fourrages furent pris ou brûlés, 3 760 quintaux de paille, les récoltes de grains, d’oignons et de chanvre furent enlevées. L’église paroissiale fut totalement pillée : les cloches furent emportées, les tableaux aussi. Des habitants furent massacrés par les hussards hongrois. Pendant ce temps, le fort de Sainte-Marguerite, où se trouvaient 140 hommes, commandés par le capitaine de frégate de Grenon ville, résistait héroïquement. Le 15 août, après avoir essuyé pendant quinze jours le feu des ennemis et n’ayant plus d’eau (les défenseurs léchaient les murs humides des citernes pour apaiser leur soif), le fort capitulait. Le duc de Savoie rendit son épée au capitaine de Grenonville, témoignant ainsi son admiration (Maurice Delplace, 1983).

Le Beausset (Var) – cliché Pierre Saliceti : ex-voto du 26 avril 1723 suite à un voeu de 1722 fait durant l’épidemie de peste.
–1720 – 26 juillet : Peste – Les échevins de Marseille refusent de se rendre à l’évidence, alors que l’épidémie s’étend et que des ports ferment leurs portes aux navires venant de Marseille – (André Maurice, 1983) – La peste et le refus des échevins de se rendre à l’évidence: 10 juillet, on mure durant la nuit les maisons contaminées. 12 juillet, les échevins décident de mieux surveiller le Lazaret. 13 juillet, mort de 3 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand St-Antoine au Lazaret. Les échevins rassurent les Marseillais et écrivent hors de Marseille qu’il n’y a rien d’inquiétant. Mais on sait que des étoffes du Grand St-Antoine sont sorties du Lazaret malgré l’interdiction. Le 15 juillet, mort d’un fripier, de sa femme et d’une tailleuse. Le 18 juillet, le docteur Sicard prévient que c’est la peste. Les échevins ne l’écoutent pas car d’autres médecins pensent que ce n’est pas la peste. Le 21 juillet, le docteur Peysonnel réaffirme que c’est la peste. Le 23 juillet, 23 morts, rue de l’Echelle. A partir du 24 juillet, Antibes, Nice, Gênes, ferment leurs portes à tout ce qui vient de Marseille. 26 juillet, les échevins envoient au Lazaret les malades suspects. 7 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand St-Antoine meurent. Les parents des malades doivent aller au Lazaret de nuit ; beaucoup s’enfuient, emmenant la maladie avec eux. Les échevins marseillais envoient au Lazaret les malades suspects d’avoir la peste. 7 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand St-Antoine meurent. Les parents des malades doivent aller au Lazaret de nuit ; beaucoup s’enfuient, emmenant la maladie avec eux (André Maurice, 1983).
–1730 – 26 juillet :

Collobrières (Var) – La Chartreuse de la Verne (cliché H. Ribot, 1972).
1. Chambre des Eaux et Forêts – Procès-verbal de l’inventaire des bois de la Verne : A l’issue des observations formulées par Dom Simon Ganteaume, Louis Jujardy, de la ville de Brignoles, et Jean Allègre, experts nommés par la Chambre des Eaux et Forêts, se rendent à la Verne en compagnie de Thomas Chabert de Lisle, commissaire de la marine, pour procéder à l’inventaire des forêts.] … et comme la dite terre (de la Verne) est inhabitée, et ne fait point corps de communauté, appartenant aux référends pères chartreux qui en sont les seigneurs, nous avons requis le Révérend Père Dom Prieur, de vouloir bien nous indiquer les quartiers de la ditte terre, où ils prétendent entretenir des chênes (Sauze E., 1998, p. 160 : Marseille, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, C 287).
–1789 – 26 juillet : le service de la Garde parisienne sera considéré comme une obligation personnelle – Réuni à l’Hôtel de Ville, le Comité provisoire, considérant que, jusqu’à la formation de la Garde nationale parisienne, le service doit être assuré, a arrêté les décisions suivantes : le service de la Garde parisienne sera considéré comme une obligation personnelle. Tout bourgeois, domicilié à Paris, de quelque qualité, condition ou état qu’il soit, sera obligé à ce service. Dans les districts, ceux qui sont chargés d’indiquer et d’avertir les citoyens que leur tour est venu d’assurer leur service, enverront des avertissements chez les présents comme chez les absents (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 26 JUILLET).
–1792 – 26 juillet :
1. levée générale des citoyens volontaires du var – Lors de la séance du 26 juillet 1792, le département, par une assemblée de ses trois corps administratifs constitués, a décrété la levée générale des citoyens volontaires. Les volontaires du Var, organisés en compagnies, doivent se mettre à la disposition du général Anselme, responsable de « L’armée du Midy ». Au Beausset, comme dans les villages avoisinants, des volontaires se sont proposés pour défendre le pays contre l’ennemi extérieur. Un bataillon, composé de 500 hommes, est mis sur pied au Beausset, avec des citoyens de tout l’ouest varois : Le Beausset, La Cadière, Le Castellet, Bandol, St Nazaire (Sanary), Ollioules et Evenos y sont représentés (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
2. TOUS LES PRETRES MARSEILLAIS SERONT DEPORTES – On arrête au Beausset un dénommé Arnoux, prêtre non assermenté. Il est conduit à Marseille, où il exerçait son sacerdoce, par la garde nationale beaussétane, et remis aux autorités municipales de la cité phocéenne. Il s’en tire bien, puisqu’il n’est « que » condamné à l’exil. Le 26 juillet 1792, les édiles marseillais écrivent à leurs homologues beaussétans : « tous les prêtres de… cette commune seront déportés tout de suite et renvoyés en pays étranger. Le sieur Arnoux… sera embarqué demain pour Nice. C’est ainsi que nous délivrons la société des individus qui ne cessaient de la troubler et d’y semer la division le désordre » (id.).
–1793 – 26 juillet :
1. arrestation des suspects – Le 26 juillet la Convention donna au Comité de Salut public le droit d’arrêter les suspects (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
2. procession religieuse à Toulon – A Toulon, la procession religieuse, destinée à laver la ville des forfaits qui l’ont souillée, eut lieu le 26 juillet ; elle s’acheva par un Te Deum à la cathédrale, et l’on hissa au clocher un drapeau tricolore, salué de vingt coups de canon. Un avocat du nom de Panisse prononça un discours sur « le besoin de se réunir sous l’étendard et de la patrie et de la religion ». Le soir, la Ville illumina. L’allégresse régnait, hormis pour un certain nombre de patriotes déjà jetés en prison. Baille et Beauvais, les deux conventionnels, étaient du nombre. Juste auparavant, on les avait contraints à assister au Te Deum, au premier rang de l’assistance, la corde au cou. Et soudain on voit s’effacer le bourrelier Roux, qui disparaît derrière sa création, le Comité général, tandis qu’autre chose commence (Georges Blond, Toulon, 1967). Malgré tous ses graves problèmes, ou peut-être à cause d’eux, le 26 juillet, répondant à l’invitation de la municipalité de Toulon, Le Beausset trouve le temps de députer trois de ses officiers municipaux à « la cérémonie qui doit avoir lieu pour le couronnement de la Vierge » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
3. justice AU BEAUSSET – Joseph Arnaud demande au conseil du Beausset « une attestation comme quoi son fils, capitaine au 8ème bataillon du Var, n’avait point trempé à la mort de Pierre Marquand, tué l’année dernière dans une émeute populaire, et qu’il n’en était pas l’auteur, que les officiers municipaux ayant été entendus sur cet objet par les citoyens Debaux et Guérin… commissaires… auxquels il avait été dénoncé par les fils Marquand, il n’a pu être inculpé… » (id.)
4. carteaux prend avignon aux federalistes marseillais – Avignon est abandonnée par les troupes du général Rousselet à la suite d’une erreur d’interprétation des ordres venus de Marseille. Les soldats de Carteaux, découragés, étaient sur le point de se débander, lorsqu’une inexplicable panique ramena en arrière les Fédéralistes marseillais. Carteaux se jeta à leur poursuite (Marius Dubois, Paul Gaffarel, J.-B. Samat – Histoire de Marseille, 1928, placent cet événement le 27 juillet après que Carteaux a pu s’emparer d’Avignon).
5. les federalistes reagissent – Forts de ce premier succès (la prise d’Avignon), les républicains se disposaient à refouler jusqu’à Marseille les fédéralistes concentrés à Aix dont le nouveau général, de Villeneuve-Tourette, était un ardent royaliste, tandis que les troupes marseillaises prenaient elles aussi une couleur nettement anti-républicaine (Gabrielle Castellari).
Dégagée par une contre-offensive au Pontet, l’armée fédéraliste reflue en désordre vers la Durance, franchie à Barbentane. Elle est réorganisée grâce à de nouveaux volontaires d’Aubagne, Roquevaire et La Ciotat, et à un nouveau chef. En effet à Rousselet, tailleur d’habits et ancien militaire, va succéder le chevalier de Villeneuve-Tourette, ancien maréchal de camp de l’armée royale (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1794 – 26 juillet (8 thermidor an II) : comité de surveillance du beausset – Dès le 8 thermidor, Portal et Vidal, à présent membres du « comité de surveillance » du Beausset font arrêter comme contre-révolutionnaire et émigré le dénommé Pierre Suquet, ce que l’intéressé conteste farouchement (id.).
–1830 – 26 juillet : dans le but de sauver la monarchie, Charles X publie les Ordonnances – A Saint-Cloud, le matin du lundi 26 juillet 1830, le maréchal Marmont, major général de la Garde Royale, apprit de la bouche de l’un de ses aides de camp que le « Moniteur » contenait des mesures capitales prises par le roi Charles X dans le but de sauver la monarchie passablement souffrante depuis quelque temps. Le régime n’avait que quinze ans d’âge, mais n’en mourait pas moins de vieillesse… C’était un officier “ ultra ” arrivant de Paris qui en avait porté la nouvelle au château. Il exprimait une « joie extravagante ». Marmont avait alors demandé un numéro du Moniteur. Il n’en était arrivé, paraît-il, qu’un seul exemplaire de Paris, que le loi, avant de partir à la chasse, avait envoyé sans l’ouvrir à duchesse de Berry. La mère du duc de Bordeaux, après l’avoir lu, s’était d’ailleurs précipitée sur le roi qui était en train de monter en voiture, s’était jetée à genoux devant son beau-père en lui rendant le journal et en criant :
– Enfin vous régnez ! Mon fils vous devra sa couronne, sa mère vous en remercie.
De plus en plus intrigué, le maréchal avait pris le parti de prendre la route de Paris où il avait enfin pu, grâce à un ami, ouvrir le fameux numéro du Moniteur. Avec effroi, Marmont lut le texte de cinq ordonnances royales supprimant la liberté de la presse, renvoyant la Chambre, modifiant la loi électorale et appelant les électeurs aux urnes pour le mois prochain. Par ces ordonnances, Charles X voulait “ punir ” les électeurs qui, au début de ce même mois de juillet, avaient envoyé à la chambre deux cent soixante-quatorze députés de l’opposition, contre seulement cent quarante-trois représentants du parti gouvernemental.
Marmont fut affolé :
- Ils sont perdus. Ils ne connaissent ni le pays, ni le temps. Ils vivent en dehors du monde et du siècle !
Le duc de Raguse avait besoin de confier son angoisse à quelqu’un. Il courut chez son amie Mme de Boigne qui, dans ses Mémoiresy nous raconte cette course du maréchal après le Moniteur en ajoutant : “ J’entre dans ces détails parce qu’il est curieux de voir l’incurie avec laquelle on laissait dans l’ignorance l’homme destiné in petto à soutenir le coup d’État ”… et à lutter contre l’éventuelle guerre civile.
Le secrétaire d’État à la guerre n’avait pas non plus été prévenu.
– Il sera bien étonné en lisant le Moniteur, avait déclaré le duc d’Angoulême — le Dauphin — en se frottant les mains, comme s’il s’agissait d’une bonne farce.
On ne sait quelles furent les réactions du secrétaire d’État, le 26 au matin, à cette lecture, mais on connaît celles de Thiers, Il réunit immédiatement quarante-trois journalistes au bureau du National et leur fit signer un texte qui sentait la poudre “ Le régime légal est interrompu, celui de la force a commencé… l’obéissance cesse d’être un devoir. ”
Trois jours plus tard, Charles X prenait le chemin de l’exil (André Castelot, 1962)
2. Conquête d’Alger – L’échec de Blidah (Blida), et la retraite rapide mais en ordre des troupes françaises, eut pour conséquence la reprise du combat du bey de Titery contre la France. Toutefois, alors qu’en France se déroulaient les Trois glorieuses qui mirent fin au règne de Charles X, en Algérie, Anaba (Bône) et Bejaia (Bougie) faisaient leur soumission. L’expédition de Bône, menée par le général Danrémont avait eu un plein succès avec entre autres la participation de Jules de Lesseps, fils du consul de France à Tripoli, Ferdinand de Lesseps.

Sanary 1904 – cliché collection H. Ribot.
–1867 – 26 juillet : SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – Vendredi. Ste Anne. Beau temps – Vent d’ouest-sud-ouest. Jolie brise. Sont arrivés plusieurs propriétaires de bateaux de plaisance pour les régates. Ce sont :
1 : « Fille de l’air » 3e série, de M. Vantt de Toulon
2°: « Euxène » 1ère série, à M. Arghalio ( ?) de Marseille
3°: « « Le Phocéen », 2e série, à M. Laperre de Toulon. Aujourd’hui M. Michel, maire, a reçu une copie de M. Garnier, ancien maire de Toulon, qui demande une indemnité pour les dégâts causés à sa propriété de l’huide pour la construction de la tranchée des eaux.
–1908 – 26 juillet : Commerces de Saint-Mandrier – C’est à cette époque que deux établissements importants de Saint-Mandrier changent de propriétaire. M. Lucien Revest, frère de François Revest correspondant du «Petit Var » prend possession du café-restaurant du Château Vert voisin de l’hôpital Saint-Mandrier. Cet établissement avait été fermé à la suite du décès de sa propriétaire Mme Serrés. M. Revest étant membre exécutant de « La Conciliation », un concert est donné suivi d’une sauterie pour marquer cette inauguration. La Conciliation s’étant reformée, elle assistera en août de cette même année au festival de musique d’Hyères (id.).
–1925 – 26 juillet :
1. Guerre du rif – Le 23 juillet, les Rifains d’Abd el-Krim lancent une offensive générale contre les territoires français. Le 26, Français et Espagnols concluent â un accord de coopération militaire pour réduire la République du Rif. Les communistes déclarent approuver l’action d’Abd el Krim pour l’indépendance du Maroc.
2. Création, en France, de la chambre des métiers.
–1927 – du 22 au 26 juillet : Nouvelles du porte-avions « Béarn » – Du 22 au 26 juillet, le porte-avions Béarn est à Milhaud. A partir du 26, il sera de nouveau sur rade jusqu’au matin du 28 juillet (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).
–1929 – 26 juillet : Alain Gerbault boucle le premier tour du monde en solitaire.
–1933 – 26 juillet : Simenon débarque à Marseille. Le séjour turc de Georges Simenon, alors reporter, et de son épouse s’est achevé le 19 juillet avec leur départ d’Istanbul à bord du « Théophile-Gauthier », un navire français qui les ramena à Marseille où ils débarquèrent le 26.
–1939 – 26 juillet : l’aviso-dragueur « Elan » est officiellement affecté à la 2ème Région maritime (C.E.P.D.) alors qu’il n’a pas encore reçu son artillerie (DM 909 EMG 3 du 20 juillet 1939) – « par suite de l’affectation de l’Elan à C.E.P.D de Brest le 26 juillet 1939, l’aviso Somme sera placé en réserve le 1er août 1939 avec possibilité à la fin septembre d’être basé à St. Nazaire comme bâtiment caserne pour les équipages des navires en construction » (Gérard Garier).
–1940 – 26 juillet : OPERATION « CATAPULT » et FNFL – Le 3 juillet, l’aviso-dragueur Commandant Dominé est, après l’armistice, saisi par la Royal Navy à Falmouth pour être l’un des premiers bâtiments rétrocédés aux F.N.F.L. (Forces navales françaises libres). Par ordre du 26 juillet 1940 confirmé le 1er août au nom du Général de Gaulle, le commandement en fut confié au lieutenant de vaisseau Jacquelin de la Porte des Vaux (Gérard Garier).
–1941 – 26 juillet : assassinat de Max Dormoy – Maire socialiste de Montluçon, député, puis sénateur, Marx Dormoy fut ministre de l’Intérieur en 1937 et 1938. En juillet 1940, il a fait partie des 80 parlementaires ayant refusé de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Ce qui lui valut, le 20 septembre 1940, d’être suspendu de ses fonctions de maire de Montluçon, puis emprisonné cinq jours plus tard à Pellevoisin d’abord, à Vals-les-Bains ensuite avant d’être mis en résidence surveillée à Montélimar où il est assassiné dans la nuit du 25 au 26 juillet 1941 par une bombe à retardement placée sous son lit par d’anciens cagoulards. Inhumé discrètement, il aura droit à des funérailles solennelles à Montluçon le 9 décembre 1945, sera cité à l’ordre de la Nation en 1946 puis médaillé de la Résistance française avec rosette en 1947. Marx Dormoy est inhumé au cimetière Saint-Paul à Montluçon.
–1943 – 26 juillet : arrestation de Mussolini – Mis en minorité au Grand Conseil fasciste, Mussolini a remis sa démission au roi Victor-Emmanuel III qui l’a aussitôt acceptée et a nommé à sa place le maréchal Badoglio. Le Duce a été arrêté à sa sortie du palais royal. Le parti fasciste et le Grand Conseil ont été immédiatement dissous. Le monde libre salut cet événement comme le commencement de la fin pour les dictateurs de l’axe (Peyrefitte A., 1986).
Le 25, Mussolini est destitué et « les Italiens annoncent à leurs alliés allemands qu’ils ont l’intention de rapatrier leur 4ième Armée pour défendre leur sol national désormais menacé par un débarquement imminent des troupes alliées ayant conquis la Sicile. Hitler se voit donc obligé de remplacer par des unités allemandes les divisions italiennes occupant le Midi de la France. L’évacuation des troupes italiennes se fait par étapes, en commençant par celles qui sont installées le plus à l’ouest et vers la fin du mois d’août 1943 la 19ième Armée allemande commence officiellement la relève… Le 8 septembre le successeur de Mussolini, le Maréchal Badoglio conclut un armistice avec les Alliés. Les Allemands déclenchent en fin de soirée le plan « ACHSE ». Ils envahissent alors totalement la zone côtière méditerranéenne, désarment leurs anciens alliés et prennent le contrôle absolu de la zone d’occupation italienne et bien sûr de la région toulonnaise. L’occupation allemande se fait sans coup férir ». Les soldats italiens sont soit incorporés dans l’armée allemande, soit fait prisonniers et utilisés comme tels. Seuls quelques-uns rejoignent le maquis ou parviennent à rentrer chez eux.
–1944 – 26 juillet : CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Le 25, vers midi, l’infanterie du 7e Corps U.S. avait déjà atteint la route de Saint-Lô à Périers. Le 26, une résistance allemande se fit soudain jour devant Marigny. Dieu sait comment ils avaient réussi à échapper à l’enfer, mais toujours est-il qu’ils tirèrent. Sur quoi Bradley envoya aussitôt 400 bombardiers moyens arroser la localité. Là-dessus, la 2e D.I. U.S. fit irruption sur la droite du secteur de la division et poussa jusqu’à Saint-Gilles. Le soir, elle occupait Canisy dont le P.C. de Bayerlein avait réussi à se dégager de justesse (Paul Carell, Ils arrivent).
–1947 – 26 juillet : Intégration de l’olive dans la liste des produits oléagineux bénéficiant des garanties de l’Arrêté du 26 juillet 1947 – Parmi les solutions avancées sur le plan national pour résoudre le problème de l’olivier, citons simplement, sans les approfondir, celles d’ordre technique ou commercial qui seraient destinées à soutenir les prix et la qualité des huiles métropolitaines, concurrencées par les huiles d’importations : clef économique de tout le problème. Ce sont: l’institution d’un système d’appellation contrôlée des huiles d’olive, la création de labels syndicaux, l’intégration de l’olive dans la liste des produits oléagineux bénéficiant des garanties de l’Arrêté du 26 juillet 1947 (l’Olivier n’étant pas considéré comme un oléagineux métropolitain, ne bénéficie pas, en effet, des avantages accordés aux oléagineux classés, tels la navette, le colza, etc.), l’amélioration et la modernisation des procédés d’extraction et de traitement, trop souvent rudimentaires encore, et auxquels certaines huiles doivent leur acidité et une dépréciation sensible, la création de moulins-pilotes, l’organisation du commerce des olives de conserves, etc.. Certains pensent que ces mesures devraient être complétées par d’autres visant à défendre l’oléiculture contre l’extension des cultures qui la menacent. Ils estiment en particulier que, dans diverses régions, la culture florale, celle des œillets en particulier, devrait être limitée, afin d’éviter une surproduction menaçante, et qu’à cet effet, la création d’une carte professionnelle de culture florale serait une salutaire mesure. Les techniciens compétents estiment en effet que le marché de certaines fleurs est aujourd’hui parvenu à son point de saturation. D’autres se demandent également s’il ne serait pas possible de concilier les intérêts de l’oléiculture et ceux d’autres cultures florales ou maraîchères sur le même terrain. Celle des fleurs à bulbes ou à oignons paraît concevable à l’abri des oliviers, qui seraient ainsi respectés sans nuire pour autant aux intérêts compréhensibles des cultivateurs. Certains, enfin, espèrent qu’il sera possible d’ouvrir aux huiles d’olive d’autres débouchés que celui de la seule consommation humaine; les progrès incessants réalisés dans le domaine de la Chimie, de la Thérapeutique, etc.. autorisent cet espoir, également fondé sur les qualités particulières de ce produit. Il est difficile de se prononcer sur l’efficacité de ces suggestions sur lesquelles, d’ailleurs, les organismes professionnels qualifiés ont souvent des vues divergentes selon les intérêts en cause. Mais il est à souhaiter que leur accord permette d’apporter sa contribution à la solution désirable recherchée (texte de A. Dugelay, « Le problème de l’olivier », in REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE, 1954, p 444).
–1962 – 26 juillet – « Après plus de quatre années de combats en Oranie, les hélicoptères de la 32 F ont rallié la B.A.N. de Saint-Mandrier pour se convertir à la lutte anti-sous-marine » (République du dimanche 29 juillet 1962).Le porte-avions « La Fayette » ramenant d’Algérie quarante appareils, donc quatorze appartenant à l’armée de l’air, est arrivé en rade de Toulon le 26 juillet dernier. La 32 F, en service depuis le 1er janvier 1958, vole sur hélicoptères HSS1. Ses dernières missions en Afrique du Nord : – transport de troupes sur les lieux des opérations ; – appui de protection (certains aéronefs sont armés de canons) ; – évacuation des blessés. Voici le bilan chiffré de ses quatre années de guerre : – dix-huit mille trois cents heures de vol, dont plus de quinze mille trois cents en opérations, ce qui représente vingt-trois mille sorties au cœur des événements algériens ; – trois cent cinquante heures de vol consacrées à l’évacuation de quelque sept cent soixante-dix-sept blessés ; – cent mille hommes, au total, ont été transportés au cours des combats. La 32 F a perdu au champ d’honneur deux officiers et quatre officiers-mariniers. Elle s’est distinguée dans toute l’Oranie, mais aussi à El Golea et à Colomb-Béchar (Sahara algérien).
–1971 – 26 juillet : Pour la première fois, les Formules 1 s’élancent sur les 5,810 km de piste du circuit créé par Paul Ricard avec les conseils des pilotes français Beltoise et Pescarolo. Paul Ricard avait décidé de construire ce circuit alors qu’il survolait la zone en 1968. Les courses dureront jusqu’en 1990. Il y aura quatorse grands prix, le dernier,le 8 juillet 1990, sera remporté par Alain Prost sur Ferrari. Paul Ricard mourut en 1997 à 88 ans.

–1991 – 26 juillet : MORT DE Frédéric Dumas – Frédéric Dumas décède le 26 juillet 1991 à l’hôpital Saint-Louis de Toulon à l’âge de 78 ans. Ses cendres ont été déposées dans le cimetière familial de Lédignan (Gard), village d’origine de son père. Dates des décès du trio dit « Les Mousquemers » : Frédéric Dumas (1913-1991), Philippe Tailliez (1905-2002), Jacques Yves Cousteau (1910-1997).
–2014 – 26 juillet : EXPOSITION PHOTO DE Christian Calabrese – La Seyne : vernissage à 11 h de l’exposition de photographies de Christian Calabrese sur « Sicié ».
–2018 – 24 juillet :
1. Un avion de combat syrien abattu ! L’armée israélienne a abattu hier un avion de combat syrien qui avait pénétré dans l’espace aérien israélien. « L’armée a repéré l’avion syrien de type Sukhoi qui a pénétré de deux kilomètres dans l’espace aérien israélien et a tiré des missiles Patriot dans sa direction», a-t-elle précisé. Par ailleurs, Israël a rouvert partiellement hier le terminal par où transitent les marchandises vers la bande de Gaza, fermé depuis deux semaines en représailles à l’envoi d’engins incendiaires vers le territoire israélien depuis l’enclave palestinienne sous blocus. (Var-Matin, Mercredi 25 juillet 2018).
2. L’Europe du Nord suffoque – En Suède, le nombre d’incendies semblait hier se stabiliser autour d’une vingtaine, qui ont déjà brûlé 25 000 hectares de forêt, mais les autorités ont mis en garde contre le risque « extrême » de nouveaux foyers dans le tiers sud du pays au cours des prochains jours, avec l’annonce de températures caniculaires. En attendant, les deux Canadair français dépêchés par la France bombardent d’eau sans relâche un des principaux feux à Kârbôle, petite localité située à mi-chemin entre Stockholm et la Laponie. Des renforts du Var sont partis dimanche dans le cadre de la coopération européenne de protection civile. En Finlande, c’est la Laponie – qui revendique le surnom de « pays du Père Noël » – qui est touchée, avec des incendies ravageant des forêts et des prairies proches de la frontière avec la Russie. La Lettonie a annoncé hier que le Belarus lui envoyait de l’aide pour combattre un incendie qui s’est déclaré mardi dernier dans une tourbière à l’est du pays et qui en, une semaine, a détruit un millier d’hectares de brousse et de forêts. L’Allemagne est en alerte au pic de chaleur pour l’essentiel du pays, avec des températures diurnes comprises entre 30 et 35 degrés, et les autorités ont mis en garde contre les risques importants d’incendies de champs et de forêts dans le nord et l’est du pays, du fait de la sécheresse qui y sévit depuis le printemps. Accessoirement, la chaleur a également provoqué une pénurie… de bouteilles et caisses de bière, dont les ventes ont tellement augmenté que les entreprises de recyclage ne peuvent pas suivre. Aux Pays-Bas, douze ponts ont dû être fermés à Amsterdam, car la chaleur extrême pourrait tordre le métal, et l’eau des canaux est utilisée pour rafraîchir les ponts. (Var-Matin, Mercredi 25 juillet 2018).
–2018 – 20 au 26 juillet : Quand ils demandent une augmentation de salaire, les ouvriers de Fiat, à Turin, propriété de la famille Agnelli, sont renvoyés dans leur but avec explication circonstanciée sur le coût insupportable de leur travail. Mais quand il s’agit de débourser une somme record pour obtenir le transfert de Ronaldo à la Juventus, la famille Agnelli sort le carnet de chèques sans problème, ce qui a provoqué une grève dans l’usine du groupe. Même quand ils apprécient le foot, les ouvriers n’aiment pas qu’on les traite comme des joueurs de seconde zone. (Marianne, 20-26 juillet 2018).
–2019 – 26 juillet : FETE A L’ECOLE DE VOILE DE SANARY – C’est le dernier jour de stage de Raphaël, Ambre et Jade. A l’issue de cette dernière séance, une petite fête est organisée au cours de laquelle sera fêté l’anniversaire de Jade. Photos et films seront de mise.
–2019 – 26 juillet : à 17h04, sous-marin « Minerve » : les photos semblent contredire les hypothèses précédentes de l’accident – Le sous-marin, posé à plat sur le fond, semble avoir été détruit par une explosion en son centre. Si l’épave du sous-marin La Minerve a été retrouvée le 21 juillet au large de Toulon, 51 ans après sa disparition en 1968, les causes de l’accident restent toujours inconnues. Les photos – qui n’ont pas toutes été rendues publiques, semblent contredire les deux thèses généralement développées pour expliquer le drame : un problème de schnorchel, créant une voie d’eau et/ou une avarie de la barre de plongée. C’est en tout cas ce que pense Hervé Fauve, le fils du commandant de la Minerve, très engagé sur ce dossier, après avoir consulté des spécialistes de la sous-marinade. La Minerve est posée à plat sur le fond, fait-il remarquer, ce qui exclurait les deux causes avancées, car dans ce cas, le sous-marin aurait pris une assiette très verticale, par l’avant ou l’arrière, et serait en quelque sorte planté sur le fond. C’est notamment le cas de l’épave d’un autre sous-marin perdu à la même époque l’Eurydice, qui a été photographié au large de Saint-Tropez en février dernier, en préparation des recherches de la Minerve. Les photos montrent que le bulbe avant de la Minerve est presque intact, ainsi que l’arrière du sous-marin, alors que la partie centrale est littéralement déchiquetée en centaines de morceaux. « Il y a sans doute une explosion à l’intérieur », avance Hervé Fauve. Pour lui, ce n’est pas une voie d’eau qui a entraîné le sous-marin par le fond. L’explosion pourrait avoir été causée par les batteries électriques, alors qu’il n’y avait pas d’armement embarqué ce jour-là. « Les photos ouvrent de nouvelles hypothèses et posent de nouvelles questions » conclut-il, sans prétendre apporter une réponse définitive. Il confirme que les documents de 1968 déclassifiés l’an dernier ne contenaient aucun élément probant, excluant le fait que la Marine ait délibérément caché une vérité qu’elle connaissait. En revanche, la lecture des rapports témoigne du fait que « des marins jugeaient leurs amis. Ils étaient en fait juges et parties ». (Jean-Dominique Merchet).
–2022 – 26 juillet :
A) SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.
72e livraison : retour sur Marius MICHEL (1835 – 1907). Voici le canevas du scenario du film que nous avons réalisé avec Guy FOURNIE et qui fut présenté à La Seyne (3 séances) et à Sanary (une séance).
8e partie.
-1865 – 1872 : Domicilié à Sanary, il se présente aux élections municipales et est élu maire en septembre 1865. Il a alors quarante-six ans. En fait, il séjourne le plus souvent à Marseille, dans sa maison du 60, rue Saint-Savournin, car la superbe bâtisse que l’on voit dominer la colline de Pierredon et qui appartient actuellement par héritage à mon ami Georges Desmazures n’est pas encore construite. Son architecte, un nommé Pagès, ne la terminera que beaucoup plus tard. Michel pacha n’y résidera pratiquement (Georges Ortolan, 1984, p. 29).
Marius Michel devint le Maire de son village natal en 1865 et le restera jusqu’en 1872. Toutefois il y résidera par intermittence, ses affaires l’appelant le plus souvent à Marseille mais aussi à Paris et à Constantinople. Son ambition est de faire de son village natal une petite ville à caractère touristique, accueillante, sans lui ôter ses activités de toujours : la pêche et l’agriculture. L’administration communale lui apportera bien quelques satisfactions mais aussi d’amères déceptions, le budget étriqué ne permettant guère les réalisations audacieuses qu’il souhaitait. Comme il tient là comme ailleurs à la réalisation de ses projets, il n’attendra pas les lenteurs administratives, il fera des avances personnelles sur ses propres deniers qu’il ne cherchera même pas à récupérer par la suite. Il fit des prêts sans intérêt à la ville et très souvent des dons importants. Durant son premier mandat, il s’intéressa aux questions maritimes qu’il connaissait bien : aménagements de terre-pleins conquis sur la mer, quais de déchargement de matériaux lourds, construction et extension des quais. Puis ce fut le drainage des eaux pluviales, la recherche de nappes souterraines d’eau potable, l’embellissement des fontaines, l’accès routier de la gare d’Ollioules, la construction d’un lavoir (le lavoir qui se trouvait sur le bord du quai, face à l’église, fit place en 1855 à un lavoir et abreuvoir. Démoli en 1865, il fut remplacé par un lavoir plus vaste dont la toiture n’a été faite qu’en 1891. En 1927, il a été transféré près du cimetière où il était toujours fréquenté en 1982. Aujourd’hui, à nouveau déplacé et reconstruit à l’identique, il se trouve sur l’esplanade de la Mer, dans le prolongement du monument aux Morts), la réparation et l’agrandissement de l’église, la création d’une brigade de gendarmerie, la construction d’un grand hôtel, l’école Saint-Vincent, une maison de retraite pour personnes âgées, un pont métallique sur la Reppe, le feu à l’extrémité du Port, etc…, nous pourrions allonger la liste. Dans le cadre des activités touristiques, il créa même un centre de régates nationales dotée de prix offerts par l’Empereur (Ortolan, 1984 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1994, p. 411).
De 1865 à 1873, comme cela ressort de ses lettres à son ami Nazaire Rouden premier prud’homme, et des comptes rendus de séance du conseil municipal de Sanary, il partagea son temps entre Paris où il avait ses bureaux, Constantinople où il avait ses affaires, Marseille où il avait sa famille et une flotille de transport maritime, et Sanary où il habitait chez les Sœurs, en attendant de pouvoir se loger dans la maison en refonte de la rue Courbet ex-rue Notre-Dame, ou dans celle en construction à Pierredon.
Lorsque Michel, qui n’était pas encore pacha, en devient maire, la commune a un endettement important, et un très petit budget, ce qui lui laisse bien peu de possibilités pour réaliser sur fonds publics le grand projet qu’il a formé de faire de sa ville une cité touristique attrayante, sans nuire à son équilibre ancestral entre la pêche et l’agriculture. Il ne s’embarrasse pas de cette contingence, ses moyens et sa nature lui permettant d’être généreux et de donner, ou d’avancer, les sommes nécessaires.
Lorsqu’on feuillette le registre des délibérations du conseil municipal de 1865 à 1870, on trouve dès les premières pages les marques de sa détermination et de sa forte personnalité. Et les réalisations vont bon train :
-construction des aqueducs du port pour drainer les eaux pluviales, qui l’embourbent à chaque pluie;
-construction de nouveaux quais, le port n’en comportant qu’un, dans le quartier des Baux;
-déplacement vers chaque extrémité du port et embellissement des deux fontaines encadrant, au pied de l’église celle (actuellement disparue) ayant longtemps constitué l’unique point d’eau de la ville ;
-construction d’un lavoir en bordure de la ville, en remplacement de celui qui se trouvait à côté de l’unique fontaine centrale ;
-aménagement de terre-pleins conquis sur la mer, après la construction des quais ;
-aménagement des accès routiers à la gare d’OIlioules, nouvellement construite, et construction d’un quai de déchargement des matériaux lourds ;
-organisation et financement de régates ; et même création d’un centre de régates nationales (qu’il réussit à faire doter de prix prestigieux, celui de Sa Majesté l’Empereur et ceux du Prince impérial, du ministre de la Marine, des Présidents des Yacht-Club de France et de Méditerranée) ;
-réparation et agrandissement de l’église que sa vétusté rendait dangereuse et qui était devenue trop petite (en 1890-1892, note HR) ;
-implantation d’une brigade de gendarmerie (dès 1869, note HR) …
On relève successivement de 1865 à 1872 :
-12 640 F pour les quais ; 7 174 F pour les fontaines et lavoir;
-10 000 F pour les «travaux en cours» ;
-15 000 francs pour les recherches d’eau.
Au total plus de deux millions de nos francs 1984 (G. Ortolan, 1984).
(à suivre).
B) MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).
73e livraison : RUE THUBANEAU
Allant du cours Belsunce au boulevard Dugommier, c’est une des premières rues ouvertes par l’agrandissement de 1666. En provençal un tubaneou est un lieu rempli de fumée. Il y avait là, en effet, une salle de réunions où l’on s’assemblait pour fumer. Tubaneou devint successivement « tubaneau », puis « Thubaneau ». Au milieu du XVIIIe siècle, l’établissement porta une enseigne, « Aux tubaneaux ».
Dans cette rue se trouvait aussi une salle d’armes tenue par le sieur Seignon, maître d’escrime des gardes de la marine, et un Jeu de Paume.
N° 15. — Porte surmontée d’une imposte Louis XV en ferronnerie et d’une tête de Bacchus coiffée de grappes.
Angle de la rue Longue-des-Capucins. Maison du XVIIIe siècle percée d’une charmante fenêtre dans l’angle arrondi du deuxième étage.
N° 25. — Etablissement de bains. Là se trouvait en 1790, le Jeu de Paume qui devint le siège de l’assemblée des « Amis de la Constitution ». Il porta ensuite le nom de « club », ou société populaire ; ce fut le « Club des Jacobins », poste de commandement de la Révolution à Marseille.
C’est dans cette maison que le chant patriotique de Rouget de l’Isle vint ricocher pour s’envoler sous le nom de « Marseillaise » (plaque commémorative). Quand l’assemblée législative décida de former un camp de vingt mille hommes près de Paris, malgré le veto de Louis XVI, l’avocat Barbaroux eut une conférence avec Roland, ministre de l’Intérieur, et lui promit un contingent marseillais. En juin 1792,cinq cents hommes étaient trouvés et le bataillonformé. Comme la ville de Montpellier avait, elle aussi, formé unsemblable bataillon, elle envoya à Marseille deux députés chargés de s’entendre avec les Marseillais pour la date dudépari, Henri Goguet et François Mireur. Ceux-ci avaient dans leurspoches plusieurs exemplaires du chant de guerre composé parRouget de l’Isle et chanté par lui à Strasbourg chez le maireDiétrich.
Le 22 juin, au cours d’un « banquet fraternel » à la rue Thubaneau, le montpelliérain Mireur, doué d’une voix forte et sonore, fit entendre ce chant encore inconnu à Marseille. Il souleva l’enthousiasme et, le lendemain, 23 juin, le « Journal des Départements Méridionaux » publiait le « Chant de guerre aux armées des frontières, sur l’air de « Sargines » (un opéra-comique de Dalayrac).
Le chant, aussitôt imprimé, fut distribué à chaque soldat du bataillon marseillais. Le 2 juillet, jour du départ, ceux-ci, précédés de deux pièces de canon vinrent entourer l’arbre de la liberté, récemment planté au cours Suint Louis, en chantant les strophes de Rouget de l’Isle aux applaudissements de la multitude. Puis le bataillon se mit en marche et, en arrivant â Paris, entonna de nouveau son chant que l’on appela le « Chant des Marseillais »t puis la «Marseillaise». On le chanta le 10 août au combat des Tuileries et, â Jemmapes, Dumouriez aurait dit â ses soldats, un moment découragés : « Chantez le chant des Marseillais !».
Quand le Club de la rue Thubaneau fut fermé, le local servit à un théâtre de jeunes artistes, sous la direction de Désaugier et Jacquelin. Après les scènes tragiques de la Terreur, on y donna un spectacle quotidien de comédies et de vaudevilles. Le théâtre fonctionna jusqu’aux premières années du XIXe siècle, puis il fut transformé en salle de concerts. Le 19 juin 1834, un incendie en dévora la toiture. Le propriétaire, M. Jumelin, en changea alors la destination et le transforma en établissement de bains publics.

UNE BLAGUE (gentille) POUR LA ROUTE :
sur la cuisse de Robinson Crusoé, il y a deux moustiques. Le premier s’exclame :
-Maintenant, j’en ai marre , je me tire.
-D’accord, répond l’autre, à Vendredi.

A demain !
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