ÉPHÉMÉRIDES DU 25 JUILLET

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 25 JUILLET 2023 – 12e ANNÉE (n° 3933)

ILLUSTRATION Les halles de Toulon, le 16 décembre 2001 (cl. H. Ribot)

LES FÊTES

Le 25 juillet, c’est, d’après le calendrier actuel, la fête des Jacques, dérivé du prénom hébraïque Ya’aqov et du latin Jacobus, ici Jacques le Majeur en sa qualité d’aîné car il était le frère de l’apôtre Jean et par là se distinguait de l’autre apôtre Jacques fils d’Alphée.

Bonne fête donc aux innombrables Jacques, mais aussi auxJack, Jacquine, Jacquot, Jake, Jakob, ainsi qu’aux James, Jim, Jimmy !

Toutefois, nous trouvons que c’est aussi le jour où l’on fête les Christopher et … les Valentine.

Peut-être est-ce pour cela que, le 25 juillet, à Marseille, on fêtait autrefois SAINT CHRISTOPHE, patron des porteurs de chaises à l’église des Prêcheurs. Il était également patron des portefaix d’Aix et du port d’Arles. C’est le patron moderne des automobilistes. On l’associe à Saint Êloi à la Croix-Rouge de Marseille et de plus dans d’autres paroisses de sant Aloi. La confrérie de Trets est devenue « de Saint Éloi et Saint Christophe réunis ». Nombre d’au­tocars et d’autos particulières portent une médaille de Saint Christophe. On en voit sur les tracteurs agricoles.

Dans le calendrier républicain, ce septième jour du mois de thermidor de l’An II, était dédié à l’armoise, en latin artemisia dont certaines variétés se trouvent dans la vallée du Gapeau.

Alors, bonne fête à tous et toutes et cela dans la joie et la bonne humeur. Zoup-là !

DICTON

N’en jetons plus et revenons à Jacques LE majeur, fils de Zébédée dans le Nouveau Testament, et au dicton du jour : « si saint Jacques est serein, l’hiver sera dur et chagrin ».

LE MOT DU JOUR

« Connais-toi toi-même » est bien, connaître autrui est mieux. » (Ménandre, IV eiècle av. J.C., « Trasyleon »).

EPHEMERIDES

Loto du Kiwanis, novembre 2022 (dessin H. Ribot)

973 – 25 juillet : L’abbé de Cluny, Mayeul, qui fut prisonnier des Sarrasins, est libre et a rejoint Aix-la-Chapelle (Dipl. Ottonis n°51); (Dipl. Ottonis n°51).

1173 – 25 juillet : donation à Montrieux de biens et droits à la Pourraque. Montrieux, in claustro, puis Signes – Miracla donne aux chartreux de Montrieux les biens et les droits qu’elle possède à la Pourraque contre une rémunération de 100 sous, avec le consentement de son mari, Pons Miracle, de sa grand-mère, Dolzane, et de sa mère Aicivella ; d’autre part, les chartreux de Montrieux associent à la donatrice et les siens à leurs bénéfices spirituels. Hugues de Signes confirme cette donation]. (Boyer R., 1980, 1980, p. 526-527 ; Original perdu ; copie Capus p. 241 ;  IND. Teissier, fol. 9 ; Dubois, p. 33).

Miracle, de campo de Poderaca. … ego, Miracla, cum assensu et voluntate viri mei et cum assensu et voluntate avie mee, Dolzane, et matris mee, Aicelle, dono,.., quicquid juris, quicquid possessionis in campo qui dicitur Poderaca… Est autem predictus campus, qui Poderaca dicitur, in territorio castelli quod vocatur Signa. … Facta est hec confirmatio apud Signam,… regnante imperatore Frederico, Ildefonse, rege Aragonese, Provintia gubernante. Egos quoque, Hugo de Signa, dominus predicte Miracle ac viri eus, matris et avie, predictam donationem fieri videns et audiens, … confirmo..

1230 – 25 juillet : Marseille, in aula episcopali – Guillaume de Signes-le-Blanc vend à Benoît d’Alignan, évêque de Marseille tous ses droits et possessions dans le castrum de Méounes, pour le prix de 3000 sous (Acte 289 du cartulaire de Montrieux).

1243 – 25 juillet : PROVENCE – Sibile de Marseille-Trets, veuve de Gilbert des Baux, remet à Barral des Baux tous ses droits sur les terres baussenques (de Gérin-Ricard, acte 520 des vicomtes de Marseille : B. Arch. départ. des Bouches du Rhône, B 1209; IND. Dr Barthélemy, Inventaire, n° 306).

Istanbul, juillet-août 1969 (cliché H. Ribot)

1261 – 25 juillet : CONSTANTINOPLE EST REPRISE PAR les troupes grecques de Michel Paléologue, alors à la tête de l’empire de Nicée fondé en 1204, cependant que l’empereur latin Baudouin II (empereur de 1228 à 1261) et le patriarche latin s’enfuient en Occident.

1264 – 25 juillet : Lo Gas de Romagnan, (acte notarié). Note : « lo gas » est l’une des écriture de « lo jas » (la bergerie). Romagnac, quartier rural, commune de Marseille, entre Saint- Giniès et Bonneveine. Première mention en mars 965 : Romagnana (A  Arles. Restitution par Boson, comte de Provence, au monastère de Saint-Victor, sur la prière de l’évêque Honorat II, des localités de Romagnac, Ligus Pinis et Fabias, sises sur l’Huveaune et dans le pays de Marseille).

1278 – 25 juillet : Lo Tor de  Pineda (acte notarié). Pinède – cap, commune de Marseille, quartier de Séon. 1ère mention : La Pineda, 30 juin 1248 (charte aux archives municip.).

1298 – 25 juillet : Puteus de las Guazals (charte aux archives municip.). Les Gasals – lieu-dit, commune d’Allauch, qr, du Cavau. 1ère mention : Las Gasals, mai 1288 (acte notarié).

Vue aérienne de La Ciotat (D.R.)

1303 – 25 juillet : première mention de La Ciotat : La première mention de La Ciotat est du 25 juillet 1303 et a rapport à un droit de compascuité entre Ceyreste. et La Cadière. Ce n’est alors qu’un hameau de pêcheurs dépendant de Ceyreste (Gérard Delattre, L’ancien Chemin de Toulon à La Ciotat, ms inédit).

1348 – 25 juillet : Balma infirmorum sancti Lazari (charte aux archives municip.). Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale (1872). L’église, dans le 3e arrondissement de Marseille, au n° 13 de la rue Saint-Lazare, fut édifiée de 1833 à 1838 suivant les plans des architectes Pascal Costes et Barral. Première mention : Domus S. Lazari de cart, 19 décembre 1269 (charte aux archives de la Major). Le Cart est un ruisseau de Caravelle ou des Aygalades. Etablissement religieux ou hospitalier qui est connu au 13e s. comme léproserie.

1351 – 25 juillet : L’église de Château-Gombert a été rétablie une première fois, le 25 juillet 1351 (charte aux archives de l’Évêché) et en dernier lieu, le 1er février 1707 (Cal. de 1713). Rappelons que le Podium quod Castellum Gumberti vocatur fut confirmé comme possession de l’évêque de Marseille le18 mai 1141 (bulle d’innocent II, aux archives de l’Évêché. Le territoire de Château-Gombert faisait anciennement partie de celui d’Allauch.

1374 – 25 juillet : Trets – Compte de la tutelle exercée par Huguette de Seillons, veuve de Raimond IV d’Agoult. sur ses deux filles Beatrix (Elle avait alors moins de 25 ans et son mari 50. Sa dot se composa des nefs de Forcalqueiret, Bocbaron, Sainte-Anastasie, Collobrières. Cipières, …). femme de Raimond d’Agoult. ancien sénéchal, et Isabelle, femme de Bertrand Raymbaud de Simiane. (Acte 693 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, E, fonds de Forcalqueiret, n° 29 (provisoire). Ind. : F. Cortez, Les grands officiers royaux de Provence, p. 78.

1536 – 25 juillet : Charles-Quint franchit le Var ET SE PORTE SUR AIX-EN-PROVENCE : Charles-Quint, qui avait passé le Var le 25 juillet, se porta sur Aix, où ses soldats se livrèrent aux pires méfaits. La haine au cœur, Antonius Arena, qui avait assisté à l’entrée de l’empereur dans la capitale de la Provence, et aux représailles de ses troupes, gagna Solliès, sa ville natale, et mit au service de ses con­citoyens son épée et ses connaissances militaires. Dans son poème Arena, raconte tout au long les épisodes du siège de Solliès : les propositions captieuses de l’avant-garde, l’attitude courageuse de la population, les appels du tocsin, la lutte engagée avec tels lansquenets… La ville se défendit héroïquement ; beaucoup d’ennemis furent tués ; mais le nombre l’em­porta. Les assiégeants entrèrent par la brèche et mirent le bourg au pillage ; l’église même ne fut pas épargnée. Arena put s’enfuir. Avec des bandes armées, il se livra à une guerre d’embûches, tentant de hardis coups de main sur les détachements isolés, attaquant les con­vois de munitions ou de vivres, jusqu’au jour où, déci­mées par la dysenterie, harcelées sur tous les points par la population des campagnes, instruites de ce que François Ier réunissait à Avignon des forces considérables, les troupes de Charles-Quint décidèrent de battre en retraite (Paul Maurel, 1936).

1571 – 25 juillet : SIX-FOURS VEND le moulin à vent du quartier de la Brugaille : La communauté ayant fait défant (défense) de vendre les moulins à eau et à vent, serait (aurait) été assemblé un conseil général de tout chef de maison, par Pierre Crestian, Louis Gaultier et Sauveur Vidal, consuls, le 14 juin 1571, au nombre de 164. Par lequel, pour survenir au paiement des sommes dues par la communauté, serait (aurait) été délibéré que les susdits moulins seraient vendus. Ce qui fut encore délibéré par deux autres délibérations du 8 et 15 juillet suivant. En conséquence des susdites délibérations, Honoré Martinenq dit Courchet, Anthoine Beaussier et Anthoine Martinenq, consuls dudit Six-Fours, auraient vendu à Hugues Vidal, le moulin à vent du quartier de la Brugaille, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le 25 juillet 1571, au prix de 1 735 florins, sous la rétention d’une cense d’un petit patac aux fêtes de Noël, avec le droit de lods (Jean Denans, 1713).

1593 – 25  juillet : ABJURATION DE HENRI IV – Devant une foule enthousiaste, Henri IV abjure solennellement le protestantisme à Saint-Denis.

-1664 – 25 juillet : EXPÉDITION FRANçAISE CONTRE LES BARBARESQUES : SIEGE DE DJIJELLY – Sitôt la flotte du duc de Beaufort arrivée devant Djijelly, le débarquement se fit avec ordre et sans grandes difficultés, quoique les Maures occupassent, le rivage. Vivement poussés, ils se retirèrent (Alfred Nettement – Histoire de la conquête d’Alger, Editions Assala Culture, Alger, 2013, p. 103 et sq).

1707 – 25 juillet – siège de Toulon PAR LES AUSTRPO-SARDES : Le 25, les 13 derniers bataillons français arrivent à Toulon. Avec ceux qui étaient déjà dans la ville et les marins, cela faisait 40 bataillons, soit une vingtaine de mille combattants. L’ennemi pouvait venir, Toulon avait maintenant une garnison suffisante pour sa défense. Ce jour-là, sur la plage d’Hyères, débute le débarquement de l’artillerie, du matériel de siège, et du ravitaillement des Austro-Sardes, sur la plage d’Hyères ; dès que les vents seront plus favorables, ce sera sur la plage de la Garonne plus proche de l’armée ennemie qui a déjà commencé à investir Toulon que se poursuivra le débarquement (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

-1712 – 25 juillet : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 200. Dans les bagnes comme ce fut le cas à Tunis et Alger, une hiérarchie catholique s’établit peu à peu. Lorsque les missionnaires étaient au complet, il y avait un prêtre dans chaque chapelle, souvent assisté d’un ou plusieurs prêtres esclaves qui y vivaient. Ces derniers choisissaient à leur tour des esclaves, peut-être quatre, les mayordomos (magiordomini en italien), pour constituer un conseil de fabrique. Hommes connus pour leur moralité exemplaire. Les mayordomos aidaient au fonctionnement des chapelles. Dans certains bagnes au moins, ils dirigeaient les activités de ceux que Gramaye appelle les matricularii, autrement dit les marguilliers, qui passaient régulièrement parmi les esclaves avec la cassetta, une boîte fermée destinée à recevoir des contributions pour faire vivre la chapelle. Les mayordomos assistaient également le prêtre pendant la messe contre une petite rétribution. Bien qu’au cœur des activités religieuses, ils se montraient parfois d’une nature un peu fruste au goût des missionnaires ; le frère Crisostomo da Genova écrit :

« La plupart sont des marins, gens de vile extraction qui n’entendent rien à la raison et qui, voulant faire les choses à leur façon, ne se laissent pas manier facilement » (CPF, SOCG, « Barbaria », liasse 1, p. 411-412, lettre du 4 juillet 1677, du frère Crisostomo da Genova à Tunis ; sur le rôle des mayordomos de collecteurs d’aumônes, voir ibid., liasse 4, p. 246, lettre du 25 juillet 1712, des esclaves à Alger).

1721 – 25 juillet : PESTE A SANARY : Tardivement, la présence de la peste est signalée à Sanary le 25 juillet 1721 (Vallentin du Cheylard Roger – Notice historique sur Sanary, Lorisse, Paris, 2000 ; Rotger B., 1984). Le 25 Juillet, à la réunion du Bureau de Santé, le sieur Jacques GAUTIER, greffier à l’amirauté, premier consul, déclare « par un fléau du Seigneur le lieu se trouve attaqué du mal contagieux, et particulièr ment dans le terroir où la contagion se manifeste par de véritables marques suivant la découverte qu’on a fait ce matin et on a l’appréhension qu’elle ait des suites« . Il faut secourir les habitants pour, avec l’aide Dieu, pouvoir les conserver en santé. Pour cela, il faut subvenir à Ieurs besoins : blé, farine, viande, légumes, établir un endroit pour ensevelir 1es morts. On n’enterre plus dans le cimetière que très rarement car il est au centre du bourg. La plupart des morts seront enterrés dans la campagne comme cela figure au registre des décès.. Il faut aussi établir des commissaires de quartier qui subviendront à toutes les nécessités des habitant. On décide aussi d’établir des  infirmeries. La preinière établie, est celle du quartier de BEAUCOURS dans la bastide de Jean ESTIENNE.  Le chirurgien Toussaint GOMBAL qui vient d’arriver, volontaire pour soigner les malades, donne ses conditions : trente livres par mois, la nourriture et un logement. Cependant, il n’acceptera de visiter les malades que dès. que la communauté lui aura fourni les remèdes dont il donne liste. De plus, s’il vient à décéder, une somme de neuf cent livres devra être payée à sa femme ou à ses enfants, Le chirurgien GOMBAL accomplit les devoirs de sa fonction avec beaucoup de dévouement et il succomberà à la contagion le 28 Août 1721. Il fut enseveli à SAINT-NAZAIRE.]

1731 – 25 juillet : contrat de mariage à Six-Fours : Fol. 222 v°, contrat de mariage passé entre Louis Aufant, marinier, fils d’Antoine et de Marthe Daniel, de La Seyne, et Claire Maiffre, fille de feu Antoine et de Catherine Denans, de Six-Fours. Montant et composition de la dot : 150 L en argent, le reste en biens. 343 L 8 s en annuités. Total 799 L 10 s (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

1790 – 25 juillet : décisions du Conseil Général de Collobrières : maintenir les droits de la communauté sur les terres de la Verne ; faire soumission pour acheter la terre de la Verne hors ce qui est sur le terroir d’Hyères et de Bormes (Garcin E. ; Grimaud P. ; Maurel M. ; Archives de Toulon ; Chanoine Marès).

1792 – 25 juillet :

1. Paris est menacé de destruction par le duc de brunswick : Manifeste anti-révolutionnaire du duc de Brunswick, chef des coalisés, menaçant Paris de destruction s’il était fait outrage à la famille royale (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ;  Viguier, 1993 ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997.).

2. LOI DU 25 JUILLET PORTANT FORMATION DE BATAILLONS ET COMPAGNIES DU MIDI : Des critiques doivent être adressées au lieutenant général de Montesquiou-Fezensac, commandant en chef de l’armée du Midi. D’après ses instructions, Poncet, maréchal de camp et chef de l’état-major de cette armée, enjoignit à l’aide de camp et lieutenant-colonel de Beauvert « de se rendre dans les départements de la « Drôme et de l’Isère pour faire rassembler les grenadiers, « chasseurs, canonniers et dragons, qui font partie des gardes « nationales desdits départemens, afin de former, d’après la « loi du 25 juillet 1792 et conformément à l’instruction qui « leur a été donnée, les bataillons et compagnies destinés à « renforcer l’armée du Midy et les diriger vers les cantonnemens qu’il jugera convenable » (6 août I792), La lecture d’une telle pièce est bien de nature à provoquer une sorte d’ahurissement même chez les personnes les plus étrangères aux choses militaires (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

179325 juillet : CARTEAUX (cliché ci-dessous) PREND VILLENEUVE-LEZ-AVIGNON et coupe toute jonction entre Marseillais et Lyonnais. Bonaparte marche sur Tarascon avec ses deux canons.

Napoléon Bonaparte est envoyé à Avignon pour en déloger les fédéralistes marseillais. Il s’empare sans coup férir de Villeneuve et pointe lui-même – si on en croit la légende – les canons qui bombardent la ville des Papes. On lit plus précisément : Le général Carteaux, ayant sommé inutilement les insurgés qui occupaient la ville de livrer la place aux troupes de la République, l’attaqua résolument, bien que son armée fût de beaucoup inférieure à celle des fédérés ; mais sa colonne ne fut pas la seule à agir. Il savait que celle de droite venait d’entrer sans résistance à Villeneuve-Lès-Avignon, et il envoya à Bonaparte l’ordre d’opérer avec l’artillerie qu’il commandait. Bonaparte, qui ne demandait pas mieux, plaça ses deux pièces de quatre en batterie sur un emplacement d’où on découvrait très bien la plate-forme du rocher d’Avignon, sur laquelle les insurgés avaient établi leur artillerie de siège, et il pointa lui-même ses canons. Au premier coup, il démonta une pièce des assiégés, au second, il tua un de leurs canonniers et cassa le bras à un autre. A ces ravages, les insurgés, voyant qu’ils ne pouvaient pas lutter contre l’artillerie républicaine, cessèrent leur feu, qu’ils dirigeaient d’ailleurs assez mal ; ils évacuèrent la ville en désordre et se retirèrent sur Saint-Remy. Le général Carteaux entra dans Avignon avec sa colonne ce jour-là même (25 juillet 1793), et rétablit la municipalité jacobine, tandis que la colonne de droite resta sur l’autre rive du Rhône, à Villeneuve-lès-Avignon, jusqu’au lendemain 26 ou au surlendemain 27 juillet (Les vainqueurs entrèrent dans Avignon, alors en pleine anarchie. « Les Cannibales marseillais », comme on les appelait, rétablirent un ordre relatif, grâce à des répressions sanglantes (Gabrielle Castellari)).

Le 25, à sa propre surprise, Carteaux entre dans Avignon à la lueur des flambeaux (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 », tiré à part extrait du Bulletin du Vieux Toulon et de sa région, 1977, p. 5-6).

L’armée conventionnelle du général Carteaux entre dans Avignon le 25 juillet sans avoir eu d’affrontement véritable avec une armée fédéraliste qui se débande le lendemain, fondant, écrit Carteaux, « comme un peloton de neige » (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », 1969).

Ce jour-là, Bonaparte reçut des représentants du peuple en mission dans les départements méridionaux l’ordre de revenir sur la gauche, pour marcher avec un détachement de 200 hommes du 59e régiment, ses 20 artilleurs et ses deux pièces, sur Tarascon, ce qu’il fit. Certains  ont  prétendu  que  Bonaparte aurait dirigé en personne, des rochers de Villeneuve, sur Avignon, le feu de ses pièces  qui  aurait provoqué le départ des insurgés. Leur fuite n’est pas due à un tir d’artillerie mais à l’attitude de plus en plus hostile de la population. Napoléon  lui-même n’a jamais fait la moindre allusion au  rôle qu’il  aurait joué devant Avignon. Dès la prise de la ville à laquelle il n’a d’ailleurs joué aucun rôle décisif,  Bonaparte peut finalement récupérer ses munitions et les transférer à Nice. Sa mission accomplie, il descend sur Beaucaire où il compose son fameux dialogue intitulé « Le souper de Beaucaire »

1794 – 25 juillet (7 thermidor an II) :

1. nouveau maximum des salaires :  Le 5 thermidor An II (25 juillet 1794), La Commune publie le nouveau maximum des salaires qui mécontente les Parisiens du fait de l’absence significative d’augmentation des salaires (Fauchois Y., 2001, p. 1216).

« Pendant la période révolutionnaire et sur les ordres des représentants du peuple, un barème sur les salaires pour la commune fut fixé par délibération, avec un maximum que l’on ne pourrait dépasser. » Il a comme base celui de 1790 :] Salaires – Délibération sur les maximum – (Castellan E., 1937, p. 217-218)

Le citoyen Sénés le Jeune, agent national de Sanary près le district du Beausset, fit part de ce que tous les salaires et gages seraient fixés par le gouvernement par une loi dite du « maximum ». On prendrait pour base les tarifs de 1790 auxquels on ajouterait la moitié du montant. Comme d’autre part les denrées de consommation courante avaient tendance à augmenter du fait de leur rareté et de la cupidité de certains, leurs prix seraient aussi l’objet d’un « maximum » à savoir qu’au prix de ces denrées en 1790, on ajouterait seulement le tiers en sus. Pour améliorer les subsistances, on en arriva à réquisitionner les huiles de toute nature, le huitième des cochons qui feront l’objet d’un recensement, de même que les chevaux ou mulets. Ce furent Jean Granet et Paul Gastinel qui eurent à contrôler le recensement de ces animaux. Salaires – Délibération sur les maximum –  (Rotger B., 1984, p. 298).

2. REORGANISATION DE LA GARDE NATIONALE DU BEAUSSET :   Le 7 thermidor (25 juillet), à la suite de cet arrêté du 11 juillet (23 messidor an II), jour de la condamnation à mort du poète André Chénier, et avant-veille de la chute de Robespierre, la garde nationale beaussetane est réorganisée en 6 compagnies : – la compagnie n°1 comprend les habitants des « rues de la bourgade, la grand-rue et la rue mayonnette ». – la compagnie n°2 comprend « les rues de la careide, du petit four, marins, la place et cavaillon ». – la compagnie n°3 comprend « les rues du grand four, l’anglade, les aires et la treille ». – la compagnie n°4 comprend « les rues du puits d’isnard, pénitents noirs, Notre-Dame, la place vieille et la figuière ». – la compagnie n°5 comprend les campagnes. – sur ces 5 compagnies, il en est tirée une 6ème : la compagnie des grenadiers. Servent dans la garde nationale tous les habitants mâles du village, de 16 à 18 ans et de 25 à 50 ans. Les autres âgés de 18 à 25 ans, sont concernés par la réquisition militaire (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

1795 – 25 juillet (7 thermidor) : La Convention rétablit la contribution mobilière (Yann Fauchois, 2001).

1799 – 25 juillet (7 thermidor an VII) : EXPEDITION D’EGYPTE victoire d’Aboukir contre les Turcs : A Aboukir, Le général Bonaparte, revenu de Syrie, bat une armée turque forte de 15.000 hommes (Yann Fauchois, 2001 ; Pierre Goubert, Initiation …). Le Sanaryen, Laurent DEPRAT meurt lors de cette bataille. Né le 14 Novembre 1760, il s’était marié avec Marie Ursule GEOFFREY, à SAINT NAZAIRE, le 18 Septembre 1787. Il eut les affectations ci-après : – Employé à l’armement de l’expédition maritime au port de GÊNES. – Embarqué sur le transport « L’ ASSUMPTE », navire génois requis. – Embarqué à bord de « LA COURAGEUSE » Thermidor an 6. -ensuite détaché à bord de la polacre « LA CONCEPTION ». – Au port d’ALEXANDRIE, où il remplit les fonctions de sous-chef des mouvements. – Chargé dans ce port de conduire un navire confisqué aux Mamelouks, sous les ordres du Général GANTEAUME. – Reçoit le commandement de la bombarde « LA DOROTHÉE » -26 Frimaire an 7. – Chargé du transport des dépêches à destination de l’Europe avec la DOROTHÉE, capitaine TERRUSSE, arrivé au port de MESSINE après avoir été attaqué par quatre vaisseaux ennemis au sortir d’ALEXAN­DRIE.  Avant d’entrer à MESSINE, ils avaient demandé à des pécheurs et à une felouque si les ennemis anglais n’étaient pas dans le port. Tous leur avaient dit « passés, passés ». Ce qu’ils firent. Or, en arrivant dans le port un vaisseau anglais de 74 canons a envoyé vers eux deux chaloupes armées de perriers et de fusiliers qui les ont attaqués. « Ayant hissé notre pavillon, nous avons réussi à sortir du port. le vaisseau anglais voyant que nous avons échappé à ses felouques nous a tiré dessus deux coups de canons. A ce moment là une troisième embarcation nous a tiré dessus par mousqueterie et mitraille. Nos manœuvres ayant été endommagées, le bord percé à plusieurs endroits, ne pouvant résister davantage au feu, nous avons arboré notre pavillon. Protestant que les anglais n’avaient pas le droit de nous attaquer, car étant dans un port du roi de Naples, il nous a été répondu que le Roi de Naples était en guerre avec la République française depuis trois semaines. Me cachant à la vue des ennemis, j’ai jeté à l’eau dans un sac lesté les dépêches dont j’étais chargé. Par la suite, notre navire a été consigné au lazaret du port de Messine. » BRIBES, Adjudant général de l’Armée d’Égypte, le félicita ainsi que ses camarades, pour avoir donné des preuves de courage et d’intelligence. Libéré par les troupes françaises, il trouva la mort à la deuxième bataille d’ABOUKIR.

1813 – 25 juillet : PRIX DU PAIN A LA SEYNE : Par arrêté du maire de La Seyne, en date du 25 juillet 1813, le prix du pain est fixé aux boulangers comme suit : 45 centimes pour la première qualité et 35 centimes pour la seconde (Louis Baudoin, 1965, p. 443).

1815 – 25 juillet :

1. RALLIEMENT DE LA SEYNE AUX BOURBONS : A La Seyne, le ralliement aux Bourbons fut très net. Dès le 25 juillet, les drapeaux blancs firent spontanément leur apparition à toutes les fenêtres des maisons de la ville, avant la publication officielle. Les habitants, descendus dans les rues, se félicitaient mutuellement, faisant entendre des chants joyeux. Des farandoles s’orga­nisaient, groupant des gens de tout âge et de tout sexe. Une grand’messe fut solennellement célébrée à la paroisse avec beaucoup de peuple. Le curé fit un discours de circonstance inspiré de l’Evangile et recommandant l’union et l’oubli du passé ; on entonna le Te Deum. Ce jour-là, la fête dura jusqu’à onze heures du soir, joyeuse mais sans excès. Elle se poursuivit encore, mais de façon plus calme, les jours suivants (Rapport au sous-préfet de Toulon, Arch. Com. de La Seyne).

2. Le même jour, à Saint-Nazaire (Sanary), Antoine GRANET, conseiller municipal, fait prêter serment et jurer fidélité au roi, obéissance à la Charte constitu­tionnelle et aux Lois du Royaume, à Pierre FABRE, nommé Maire, et à Pierre OURDAN, adjoint une fois de plus. A l’issue de cette cérémonie, tous les administrateurs suivis d’un cor­tège nombreux se rendent à l’Eglise. Après la messe du Saint-Esprit et un Te Deum, des divertissements publics, un bal rassemblent la foule. Des cris de « Vive Roi!, « vive les Bourbons, vive les nouveaux maire et adjoint » et le rapporteur de ces faits ajoute: « douce espérance de notre commune ». Qui a dit que le peuple était versatile ! On procèdera à la liquidation des fournitures et réquisition pour la subsistance et l’entretien des Armées étrangères pendant l’occupation de 1815. La commune ou les particuliers seront ainsi remboursés des pois, haricots secs, foin, paille, avoine de Brignoles, avoine du Luc, ainsi que de 500 francs en numéraires.

2. L’INSTRUCTION PUBLIQUE A SANARY : Le 25 Juillet 1815, L’instruction publique n’est pas négligée. Parmi les nouveaux Saint-Nazairiens qui ont obtenu leurs diplômes d’enseignement, nous notons: TANERON Jean Marie qui est autorisé à rouvrir son école primaire du troisième degré; GRANDMAISON André, qui a tenu une école à BANDOL pendant plusieurs années sous le contrôle du recteur de ce bourg, et autorisé à ouvrir une « école de latinité » à SAINT-NAZAIRE (B. Rotger, 1984).

1830 – 23, 25 et 31 juillet : CONQUÊTE D’ALGER – DES NAVIRES FRANçAIS ACHEMINENT EN France LE TRESOR DE LA REGENCE D’ALGER – Les vaisseaux «Duquesne», «Scipion », «Marengo» et la frégate «Astrolabe», avec leur chargement, mouillèrent en rade de Toulon, dans la Baie du Lazaret, pour observer la quarantaine obligatoire. Après quelques jours de quarantaine, dans cette baie très limitée et encombrée chaque jour par des navires venant d’Alger apportant des malades et blessés, et surtout, en raison d’une attaque soudaine, toujours possible, par l’isthme des Sablettes, provoquée par des bâtiments étrangers, le Préfet Maritime voulant garantir le trésor d’Alger, confié à ses soins, donna l’ordre de faire mouiller les bâtiments chargés des millions, en petite rade, passant outre ainsi aux règlements sanitaires, pour cas de force majeur, en partie déjà appliquée (Gisèle Argensse, 1989, p. 59.).

1945 – Saint-Mandrier Var (éditions Yvon), coll. H. Ribot.

1841 – 25 juillet : premier conseil de fabrique de la nouvelle paroisse de Saint-Mandrier : Formation du premier conseil de fabrique de la nouvelle paroisse de Saint-Mandrier. M. Jean-Baptiste Lautier, prêtre recteur de cette paroisse avait convoqué dans la maison qui servait de presbytère, les membres nommés du conseil de fabrique de la dite paroisse, c’est à dire : M. M. Buffaria Louis, Bernard Laurent, Ginouvès Etienne, Andrieu Etienne, Cauvin Auguste. « Monsieur le Maire de La Seyne absent quoique dûment convoqué, M. le Recteur de la paroisse a fait lecture de l’arrêté de M. le Préfet du Var en date du 7 août mil huit cent quarante qui nomme conseillers de Fabrique de la paroisse de Saint-Mandrier les sus dits M. M. Buffaria Louis et Bernard Louis Laurent. Il a lu ensuite l’ordonnance de Monseigneur l’Evêque de Fréjus en date du dix-neuf juillet courant, qui nomme conseillers de la dite Fabrique les sus dits M. M. Ginouvès Etienne, Andrieu Etienne, Cauvin Auguste. Les dits conseillers de Fabrique ont procédé par la voie du scrutin à la nomination de leur Président et de leur secrétaire, aux termes de l’article 9 du décret du trente décembre 1809 et il en est résulté que le dit sieur Buffaria Louis a été nommé président, et le dit sieur Andrieu Etienne a été nommé secrétaire de la dite Fabrique. Le conseil ainsi formé, a choisi par voie du scru­tin et parmi ses membres, les trois marguillers, devant composer le bureau aux termes de l’article 11 du décret précité, et il en est résulté que les sieurs Bernard Louis Laurent, Ginouvès Etienne et Cauvin Auguste ont été nommés marguillers. Le bureau des marguilliers ainsi composé, M. le Recteur qui en est membre de droit, en faisant partie, ont été nommés parmi eux, le sieur Louis Laurent Bernard trésorier, le sieur Etienne Ginouvès président et le sieur Auguste Cauvin secrétaire du bureau des Marguillers.».  (Gisèle Argensse, 1989, p. 63 – 64).

1867 – 25 juillet : Sanary – carnet de Henri flotte – Jeudi 25 Saint-Jacques – jolie brise d’ouest ; beau temps ; arrivée de nouveaux forains qui s’installent ; entre autres une baraque avec ménagerie où l’on montrera des bêtes sauvages, des serpents, etc. Un théâtre devra être installé.

1884 – 24 et 25 juillet : CHOLERA : Le Creux-Saint-Georges, les deux premiers cas de choléra suivis de mort se sont produits : l’un le 24 et l’autre le 25 juillet. Comme toujours, le village a été un peu abandon­né par la commune-mère de La Seyne, de sorte que les habitants étaient réduits à leurs propres ressources, manquant le plus souvent de tout. Nous noterons ici le témoignage d’une habitante du village : «Ma grand-mère Thérèse Esposito mariée en Italie avec François Coppola est venue en France à l’âge de 15 ans. En 1884, âgée de 32 ans, mère de 9 enfants, elle mourut pendant l’épidémie de choléra avec son 7e enfant. Saint-Mandrier fut alors mis en quarantaine. Les pêcheurs ne pouvaient pas sortir du port et les vivres manquèrent. De nombreuses familles furent atteintes car il y eut beaucoup de morts». Un fait marquant de cette période est que le cimetière était déjà sur la colline, à l’emplacement actuel, et qu’il n’y avait pas de corbillard. C’est ainsi que l’adjoint spécial M. Lercari va rendre de grands services. Avec M. Brignoles, conseiller municipal, ils ont fait bravement leur devoir ; faute de porteurs, ils ont eux-mêmes, chaque fois, accompagné à leur dernière demeure les victimes du choléra. Le garde-champêtre leur a toujours prêté un concours dévoué et a procédé immédiatement à la désinfection. M. Gardies, médecin principal de l’hôpital, continue à donner des soins aux habitants du hameau et tout le monde se loue de son dévouement (Gisèle Argensse, 1989, p. 79-80). Louis Lercari, entrepreneur de maçonnerie à Saint-Mandrier, avait officié au poste d’adjoint spécial de la section de mai 1884 à juillet 1885. Lors des épidémies de choléra de cette époque, ses administrés l’ont vu se métamorphoser tour à tour en infirmier, en ambulancier et même en…croque-mort. Cette bravoure a largement contribué à façonner sa popularité auprès des villageois. Le 20 janvier 1890, le maire de La Seyne propose à son Conseil municipal de voter une somme de cent francs pour faire graver deux plaques commémoratives. L’une ornera la tombe de Jules Bernard, adjoint spécial à Saint-Mandrier (1888-1890), décédé dans l’exercice de ses fonctions, l’autre celle de Louis Lercari, pour « son admirable dévouement pendant les épidémies de 1884 et 1885 ». Cette somme sera prise sur l’excédent des recettes du budget 1890 et portée au budget additionnel du même exercice. La plaque est actuellement exposée à l’entrée de l’hôtel de ville (Ken Nicolas, vol. 1, p. 150).

(Coll. H. Ribot)

1894 – 25  juillet : cuirassé « Brennus » : Le 25 juillet, le cuirassé Brennus est armé pour la première fois. Le capitaine de vaisseau Besson, qui en avait suivi l’achèvement et les derniers essais, en prend officiellement le commandement. Le 2 août, le cuirassé est envoyé à Brest pour y poursuivre ses essais. D’importants travaux d’allégement des superstructures ont été décidés qui débutent le 1er décembre (Gérard Garier, Le cuirassé Brennus).

1909 – 25  juillet : Louis Blériot traverse la Manche à bors de son monoplan en 36 min et 5s, et il emporte ainsi 25000 francs offerts par le Daily mail

1914 – 25  juillet : JEAN JAURES ET LA GUERRE QUI APPROCHE : Venu le 25 juillet soutenir Marius Moutet, candidat socialiste à une élection partielle à Vaise, dans la banlieue de Lyon, Jean Jaurès dénonce dans un discours les « massacres à venir ». Ainsi qu’il le confesse à Joseph-Paul Boncour, directeur de cabinet de Viviani, le pessimisme le gagne quand il s’exprime fataliste : « Ah! Croyez-vous, tout, tout faire encore pour empêcher cette tuerie ?… D’ailleurs, on nous tuera d’abord, on le regrettera peut-être après. » (Michel Vovelle, dans L’Humanité du 24 avril 2004)

1917 – 25  juillet : Mata Hari est CONDAMNEE A MORT : Convaincue d’espionnage, Mata Hari est condamnée à mort. Elle sera fusillée dans le dos, le 15 octobre.

1918 – 25  juillet : LA GUERRE -: De part et d’autre de l’Ourcq, les attaques de nos troupes ont obtenu des résultats satisfaisants, malgré la résistance tenace de l’ennemi qui a amené de nouvelles réserves.
Au nord de la rivière, nous avons conquis et dépassé le Plessier-Huleu, atteint les abords ouest d’Ou1chy-la-Ville et pris le vi11age de Montgrie. Au sud de l’Ourcq, les troupes franco-Américaines ont franchi la route de Château-Thierry et porté leur ligne à plus d’un kilomètre à l’est. Le village de Rocourt est à nous, ainsi que la majeure partie du bois du Chatelet.

Sur la rive droite de la Marne, nous avons réalisé de nouveaux progrès au nord de mont Saint-Père et de Chartèves, qui est entre nos mains. Nous avons également élargi notre tête de pont de Jaulgonne.
Entre la Marne et Reims, violents combats dans la région de Vrigny. Les Franco-Anglais ont progressé de plus d’un kilomètre et infligé de lourdes pertes à l’adversaire. Les Britanniques, pour leur part ont fait 300 prisonniers et capturé 5 canons. Une contre-attaque allemande a été brisée.

Les aviateurs britanniques ont bombardé Offenburg. Des explosions ont été constatées à la gare.
Helfferich a été nommé ambassadeur d’Allemagne à Moscou, en remplacement du comte Mirbach, qui fut assassiné au début du mois.

1923 – 25 juillet et 4 août : LA CONSTRUCTION DU PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIs EST CONFIRMEE : La décision vraiment définitive d’achever le Béarn est confirmée le 4 août 1923, date de la notification du marché au chantier de La Seyne. En fait, la transformation en porte-avions sera faite en exécution du 5e avenant du marché d’origine du cuirassé, du 30 décembre 1913- Cet avenant est daté du 25 juillet 1923 et ordonné par DM du 4 août 1923. Le total des travaux à faire est de 66 330 000 F, dont 190 000 F pour des démolitions (452 t). Le Béarn porte alors le numéro PN 34 du programme naval (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

1927 – 25 juillet : ravitaillement en eau de Saint-Mandrier : La Majorité Générale de Toulon se plaignait de ne pouvoir assurer que difficilement les ravitaillements en eau des bâtiments mouillés sur rade ou aux Salins d’Hyères par manque de moyens, n’ayant que trois citernes automotrices : la Source, l’Etang et la Vague. En pratique, on ne pouvait compter que sur deux citernes, la troisième étant, par roulement, indisponible pour réparations. D’autre part, le service de Saint-Mandrier (hôpital maritime) demandait pratiquement une rotation par jour. Les besoins de Rochefort ayant sensiblement diminué, l’envoi du Plongeur à Toulon est décidée par Dépêche Ministérielle du 25/06 : « …en conséquence, j’ai décidé d’augmenter les moyens de la Direction du Port de Toulon, par l’envoi de la citerne à vapeur le Plongeur de Rochefort, à Toulon. Elle sera remorquée par le Loiret au cours de la prochaine rotation de ce transport. A son arrivée à Toulon, qui peut être prévue pour le 25 juillet, cette citerne sera mise à la disposition de la D.P. » Le Plongeur poursuit une carrière très active, à Toulon. Il est surtout affecté au ravitaillement en eau de Saint-Mandrier dont les besoins pouvaient atteindre, l’été, 300 tonnes par jour. Contrairement aux autres citernes, son tirant d’eau lui permet de pénétrer dans la darse, ce qui facilite les mouvements.

1935 – 25 juillet :

1. Conférence sur le COUVENT DES MINIMES DE TOULON, par M. le Chanoine BOUISSON aux “ Amis du Vieux Toulon” le 3 Janvier 1935. Extrait : “L’Ordre des Minimes avait été fondé en 1439 par le grand saint thaumaturge, François de Paule. Sorti du grand ordre franciscain, l’institut voulait rétablir la stric­te observance de la pauvreté et de l’humilité de St-François d’Assise, par l’exercice de la charité corporelle et spirituelle. Aussi la devise adoptée était cet unique mot Caritas» inscrit encore aujourd’hui au frontispice de l’Eglise toulonnaise du bas du cours Lafayette, église ap­pelée tantôt St-Jean, tantôt St-François de Paule, pour englober dans ces vocables le souvenir des deux anciennes chapelles du Vieux-Quartier.

“Les Minimes, qui n’ont plus aujourd’hui aucune mai­son en France, en avaient cependant possédé un grand nombre autrefois. Dans les anciens diocèses de Fréjus et de Toulon, avant la Révolution, il y avait les maisons de Pourrières, où avait été élevé le P. Yvan, celle de Bonnes qui fut supprimée en 1763, celle de Draguignan, transfor­mée longtemps en caserne et dont la chapelle sert encore de nos jours à la Congrégation des Filles, celle de La Valette, aujourd’hui maison bourgeoise, et celle de Tou­lon (1).

“Le Couvent des Minimes à Toulon était certainement un des édifices les plus importants de la ville avant la Révolution, tant par ses proportions que par les hautes et nobles sympathies dont il était entouré. Son église, la plus belle de Toulon dans les nouveaux quartiers, était fréquentée par l’aristocratie militaire, maritime et civile : les dons y affluaient sans arrêt, et beaucoup avaient choisi là leur sépulture. Car si l’usage était alors d’ensevelir dans les églises paroissiales, et dans les chapelles (2), les Minimes avaient la faveur des notables. Le sous-sol de ce couvent, aussi bien celui des diverses salles que celui de la chapelle est un véritable cimetière aux sépultures extrêmement serrées, et variées : ici à même la terre, là dans des tombes de briques ou de pierres, communes, à plusieurs ¡morts ou particulières à certaines familles ou à certains personnages. On pourrait en faire le relevé d’après ¡»’obituaire du monastère.

“A la Révolution, toute la splendeur de ce beau couvent tomba : le mobilier fut dispersé/ aux quatre vents : les deux anges de Pierre Puget qui se trouvaient à côté de l’autel furent acquis du séquestre par Alexis Lenoir qui les mit en, son musée des Arts Nationaux à Paris (au­jourd’hui du Louvre), la statue de la Vierge Marie, gran­deur naturelle, de Pierre Puget ou de son élève Verdiguier, qui se trouvait contre le pilier du chœur face à St-Jean-Baptiste fut vendue à un amateur à Gênes, le St-jean- Baptiste acquis par un marbrier-sculpteur de Toulon re­vint à Charbonnier, l’acquéreur de l’église, qui l’entreposa dans sa campagne, devenue propriété Krantz, route de La Valette, auj. Guyon. Un beau tableau de N.-D. du Mont-Carmel signé du peintre flamand Dalmeric (1629) sur le­quel on voit St-Honorat et St-Cyprien est à la Cathédrale, une statuette de St-François de Paule est en la possession de M. l’abbé Dol, curé de La Garde : et c’est tout : le reste est perdu aussi bien que la splendide bibliothèque.

“Le Couvent fut transformé en caserne-hôpital en 1791. Après diverses estimations légales datées des 14 octobre et 30 novembre 1790, les caser­nes (trois maisons) furent acquises le 30 mars 1791 par Gaspard Coulomb, Pierre Chautard et Jacques Doudon. Emigrés d’abord, des acquéreurs, à leur retour à la Rébellion de 1793, les deux premiers seuls entrèrent en pos­session de leur part (Arch. comm. Moderne. H. 10). Le 29 avril 1791, la Marine en prit possession pour y loger les canonniers, l’asile de paix et de prière devint école de guerre. Une partie servait aussi d’hôpital annexe au 31 juillet 1793, on y faisait les distributions de ration de pain aux ouvriers du port à partir du 1er août 1795 pendant 15 mois. Le 17 décembre 1797 (27 frimaire an 6) on y logea la 6e brigade d’artillerie pour laquelle on fut obligé de construire une annexe dans les jardins du sud. En 1828, le 30 juin, les casernes passèrent de la marine à la guerre, on les appela en 1887 « Casernes Lavalette »

“Dès 1897 la ville avait fait un projet d’achat, qui n’abou­tit qu’en 1905-1912. La guerre qui avait cédé la caserne pour 180.000 francs la remit le 25 juillet 1913, la réoccupa le 25 juillet 1915, jusqu’en décembre 1918. Depuis te cou­vent reçut l’Escolo de la Targo, le 3 décembre 1922, la Société des Amis du Vieux Toulon, le 3 mars 1933. L’école maternelle dite des Minimes prit en 1931 la partie basse, et le couvent principal tombe aujourd’hui sous la pioche des démolisseurs, pour faire place à une école de gar­çons (1935)”.

Francis Garnier aviso ex italien Eritrea

2. MARINE DE GUERRE ITALIENNE – Mis sur cale le 25 juillet 1935 de l’aviso colonial italien « Eritrea » qui deviendra, après-guerre, le « Francis Garnier » de la marine française. Le bâtiment fut lancé le 20 septembre de l’année suivante. Aux essais, avec l’emploi simultané des moteurs diesel (7.000 cv) et électriques (2.100 cv) il atteignit 20 nds, mais ce système de propulsion posa des problème de compatibilité entre les deux composantes et fut rarement utilisé et qu’on lui préféra l’emploi direct des seuls diesel (18 nds) ou des seuls moteurs électriques, alimentés par un diesel lors de la vitesse économique de croisière à 8-11 nds. Le navire entra en service le 28 juin 1937 et, nonobstant le peu de succès de son appareil moteur sujet à de fréquentes avaries, il démontra de bonnes qualités nautiques et une habitabilité suffisante y compris sous des climats torrides. Cependant, l’armement, qui était basé sur des armes tellement anciennes, qu’il était prévu de remplacer les 120/45 par des canons plus modernes de même calibre ; substitution qui ne put être réalisée avant l’ouverture du conflit. Dès l’origine, avait été étudiée la possibilité de transporter, sans catapulte, un hydravion de du type Ro. 43 qui, néanmoins, ne fut jamais embarqué.

aviso Commandant Duboc (Coll. H. Ribot).

1940 – 25 juillet : FORCES NAVALES FRANçAISES LIBRES : Saisi le 3 juillet 1940 à Plymouth par la Royal Navy, l’aviso-dragueur Commandant Duboc est l’un des premiers bâtiments réarmés par les F.N.F.L. en vue de l’expédition de Dakar. Le 25 juillet 1940, un premier noyau d’équipage, provenant en majorité des sous-marins Ondine et Orion, arrive à bord sous les ordres du lieutenant de vaisseau Bourgines, lui-même ancien commandant du sous-marin Ondine (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

1942 – 25 juillet : PEINE DE MORT CONTRE 28 FRANçais :

Avis. Le Tribunal de l’Oberfeldkommandantur 870 a pronocné la peine de mort contre :

1. L’ouvrier mineur DECROIX Henri de Gauchy à la Tour.

2. Le charcutier FAUQUIER Elie, d’Auben St Waast.

3. L’ouvrier MARIETTE Victor, de Comte.

4. Le caissier Fréville Marcel, de Marconnelle.

5. L’ouvrier Dubois Henri, de Béthune.

6. Le peintre TOZER Georges, d’Avesne Le Vicomte.

8. L’ouvier mineur LEBERT Marcel, de Courcelles.

9. L’ouvrier mineur, REGNIER Emile.

10. L’ouvrier mineur Chavatte Jules, de Guinchy.

11. L’ouvrier mineur VASSUER Jules, de Pravin.

12. L’ouvrier mineur TOURNANT Maximilien, de Carvin.

13. L’ouvrier mineur MANGES Camille de Carvin.

14. Le serrurier DECARE Désiré, de Carvin.

15. L’ouvrier mineur CARO Jean, de Carvin.

13. L’ouvrier mineur DELOBEL Joseph, de Noyelle Godaun.

17. Le chef porion DELVAL Roland, de Carvin.

18. Le tourneur en fer DELVAL Marcel, de Carvin.

19. L’ouvrier mineur DELVAL Julien, de Carvin

20. L’ouvrier mineur CORMONT Eugène, de Carvin.

21. L’ouvrier mineur FREMAUX Marius, de Carvin.

22. Le chef de manœuvre DAVAINE Vaillant, de Fourquières.

23. L’ouvrier de chemins de fer BULCOUR Emery, d’Aunay-s-Lens.

24. Le soudeur autogène PAUVEL Carolus, de Vadin le Niel.

25. L’ouvrier mineur MORE Louis, d’Aunay-s-Lens.

26. VERMAELEN Albert, de Loison-s-Lens.

27. L’ouvrier d’usine LETERNE Julien, d’Hénin-Liétard.

28. L’ouvrier mineur DEFONTAINE Frédéric, de Carvin.

Les jugements ont été exécutés.

Lille, le 25 juillet 1942.

Signé : NIEHOFF, general Leut.

1943 – 25 juillet : DESTITUTION DE MUSSOLINI – Le 25 juillet 1943, Mussolini est destitué et « les Italiens annoncent à leurs alliés allemands qu’ils ont l’intention de rapatrier leur 4ième Armée pour défendre leur sol national désormais menacé par un débarquement imminent des troupes alliées ayant conquis la Sicile. Hitler se voit donc obligé de remplacer par des unités allemandes les divisions italiennes occupant le Midi de la France. L’évacuation  des troupes italiennes se fait par étapes, en commençant par celles qui sont installées le plus à l’ouest et vers la fin du mois d’août 1943 la 19ième Armée allemande commence officiellement la relève… Le 8 septembre le successeur de Mussolini, le Maréchal Badoglio conclut un armistice avec les Alliés. Les Allemands déclenchent en fin de soirée le plan « ACHSE ». Ils envahissent alors totalement la zone côtière méditerranéenne, désarment leurs anciens alliés et prennent le contrôle absolu de la zone d’occupation italienne et bien sûr de la région toulonnaise. L’occupation allemande se fait sans coup férir ». (Saibène, 1992)  Les soldats italiens sont soit incorporés dans l’armée allemande, soit fait prisonniers et utilisés comme tels. Seuls quelques-uns rejoignent le maquis ou parviennent à rentrer chez eux. Mussolini sera délivré le 12 septembre par un commando S.S aux ordres d’Otto Skorzeny.

1944 – 25 juillet :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD :

1. 16 Résistants Seynois ont été fusillés ou tués par les Allemands lors des combats de Libération de la France en 1944. Parmi eux, on trouve BOURCEREAU André Paul Pierre – Soldat F.F.I., né le 5 Juillet 1918 à Pauillac (Gironde), fusillé en représailles le 25 Juillet 1944 à Saint-Agnan-en-Vercors (Drôme). NB. Figure sur le Monument aux Morts de La Seyne, mais son lien avec La Seyne n’a pas été établi : on sait seulement qu’il était domicilié à Toulon.

               2. Lettre de la Feldkommandantur 800 au général Guichard, datée du 25 juillet 1944, traduite le 31 juillet, et transmise au maire de Sanary le même jour. Arrivée en Mairie le 3 août 1944 :] «  (…) Evacuation et destruction. Commune de Sanary. Maison route de la gare du Sud – coopérative vinicole ; maison Bd Maréchal Pétain – Ch Lautier ; Villa et pavillon et maison bd Maréchal Pétain, Vve Boyer ; Maison « La Mignonne », bd Maréchal Pétain ( Aragon) ; Garage et Granges, bd Maréchal Pétain (Sté Autos Cars) ; Villa, bd Maréchal Pétain (Vve Maillet) ; Maison, id. (Lesnard Georges), Maison, id. (Lautier Jules). » Note : A Sanary, le Petit Var annonçait le 11 juillet 1944 que l’on allait procéder à la démolition d’un grand nombre de maisons dont la coopérative viticole. Voir à la date du 5 juillet, la lettre du Président de la Cave demandant au Maire de Sanary d’intervenir afin que le bâtiment ne soit pas détruit.

2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Le général Bradley avait décidé de lancer son attaque le 24 août, mais, en raison du trop mauvais temps, il fixa la date au 25. Prudents, certains commandants de régiments avaient ramenés vers l’arrière leurs bataillons trop avancés. Précaution qui ne fut d’ailleurs pas superflue : en plusieurs autres endroits, les bombes de 2000 appareils américaine tom­bèrent sur les positions tenues par sa propre infanterie, tuant même le général McNair, inspecteur des formations territoriales, et ami personnel d’Eisenhower. Sur le front allemand, de la Panzer-lehr jusqu’aux régiments de parachu­tistes 13 et 15, ses voisins, et sur sept kilo­mètres de large et trois de profondeur, ils y avaient foré un corridor de la mort. Rien n’avait résisté; tranchées, emplacements de tir : labourés; dépôts d’essence, de munitions, de vivres : incendiés, anéantis. Au minimum, la moitié de l’effectif était hors de combat : mort, blessé, enseveli ou rendu fou. Tous les blindés et l’artillerie, sur la première position, étaient « réa­lisés ». Il ne restait plus un chemin pra­ticable. Puis 400 chasseurs-bombardiers s’en prirent à tout ce qui offrait une apparence de vie. A dix heures trente des formations spéciales de bombardiers moyens attaquèrent les routes qui me­naient à Saint-Gilles et à Marigny. Alors vint enfin l’infanterie du 7e Corps U.S. qui, vers midi, avait déjà atteint la route de Saint-Lô à Périers (Paul Carell, Ils arrivent).

3. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD, OPERATION DRAGOON : Le 25 juillet, l’aviso-dragueur FNFL Commandant Dominé, qui fait maintenant organiquement partie de la 1ère division d’avisos, appareille d’Alexandrie après carénage et réparations, rallie Alger où il fait escale du 1er au 4 août, et, le 7, rejoint Tarente. Il y est aussitôt rattaché à l’Anti-Submarine and Convoy Control Group Américain (C.T.G. 80.6) pour participer à l’opération DRAGOON et prendre part ainsi aux opérations de Provence (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

1946 – 25 juillet : Essai atomique des Etats-Unis à Bikini, dans l’Océan Pacifique.

1955 – 22 – 25 juillet : CONTRE LES TIRS D’ENTRAÏNEMENT DE L’ARTILLERIE A SAINT-MANDRIER – Toussaint Merle, conseiller général, fait parvenir au maire de Saint-Mandrier, Louis Clément, la réponse suivante (datée du 22 juillet 1955) : «…J’ai reçu votre lettre du 19 juillet et je vous en remercie. Je me permets de vous indiquer que déjà, à la Commission du Tourisme, le 2 juin, et à la séance publique du 3 juin, je suis intervenu en faveur de Saint-Mandrier en ces termes : «…II est exact que la presqu’île voit utiliser, depuis longtemps d’ailleurs, des engins moins puissants mais téléguidés qui effraient la population. A tel point que si vous avez eu la curiosité de lire le programme que j’ai présenté aux élections, vous avez constaté que nous demandons la suppression des essais de tirs téléguidés. Il est vrai aussi que la Marine Nationale interdit l’accès du bord de mer de la presqu’île, ce contre quoi, surtout, la population proteste violemment parce qu’elle constate exactement le même processus qu’à l’île du Levant : on commence à mettre le petit doigt dans l’engrenage et puis le corps y passe tout entier… » À la session du 25 juillet, je ne manquerai pas de revenir sur ces questions importantes. Je vous tiendrai au courant… ». La population peut constater que tous ces problèmes n’ont pas échappé à notre camarade Toussaint Merle. Nous sommes certains que le 25 juillet, grâce à sa sérieuse documentation, le Conseil  général  soutiendra l’action de notre représentant cantonal » (Le Petit Varois du samedi 23 juillet 1955).

1957 – 25 juillet : La Tunisie devient une république. Habib Bourguiba en devient le président.

1983 – 25 juillet : Mort de l’écrivain René Fallet, l’un des grands amis de Georges Brassens. Rappelez-vous : La grande ceinture. Denoël, 1956, rééd. Folio, 1983, 256 p., Mozart assassiné, Denoël, 1963, rééd. Folio, 1980, 186 p., Un idiot à Paris, Denoël, 1966, rééd. Folio, 1984, 256 p., Comment fais-tu l’amour, Cerise ? Denoël, 1969, rééd. Folio, 1983, 318 p.,  L’amour baroque, Julliard, 1971, rééd. Presses Pocket, 1982, 384 p., Le braconnier de Dieu, Denoël, 1973, éditions Rombaldi 1974 pour la préface, rééd. Ediclub Rombaldi, 1976, 253 p., Le braconnier de Dieu, Denoël, 1973, ; rééd. Folio, 1986, 212 p., Le Beaujolais nouveau est arrivé, Denoël, 1975, 240 p., Y a-t-il un docteur dans la salle ?, Denoël, 1977, rééd. Folio, 1984, 446 p., La soupe aux choux. Denoël, 1980, rééd. Folio, 1983, 286 p. Tous livres que je lis et relis assidument ! un régal ! sans compter les films qui en en été tirés ! Hmm…

1986 – 25 juillet :

1. La dernière promotion du GEM de Saint-Mandrier se nommera Jean de Vienne. Le G.E.M. de Saint-Mandrier a vécu, et le C.V. Grieu assistera ce jour-là à la -Présentation au Drapeau-de la Promotion Jean de Vienne qui sera la dernière promotion de l’école des apprentis mécaniciens de la flotte, dont la suppression est prévue dans le réaménagement des Ecoles de la Marine en cours. Cette école aura formé depuis sa création 90 promotions et 35 000 mécaniciens. Arrivé au G.E.M. le 25 juillet 1986 le C.V. Grieu aura eu l’honneur de fêter le cinquantenaire de la Création de l’Ecole et de remettre le drapeau pour la dernière fois à une promotion d’Apprentis Mécaniciens de la Flotte. Dans son discours prononcé lors de la remise du drapeau il dit aux jeunes : « L’Ecole des Apprentis va disparaître mais le G.E.M. continue. A partir de l’an prochain vous serez remplacés par d’autres jeunes qui, après une formation initiale donnée à Brest, rejoindront notre école pour y apprendre leur métier de marin et de mécanicien. Soyez sûrs que vos traditions seront maintenues » (Gisèle Argensse, 1989, p. 204).

2. Décès du cinéaste américain Vincente Minnelli, auteur de « Un américain à Paris » en 1950, des « Quatre cavaliers de l’apocalypse » sorti sur nos écrans en 1961 et père de Liza Minelli qu’il fit tourner en 1975 dans « Nina ou a matter of time » aux côtés d’Ingrid Bergman et de Charles Boyer.

1995 – 25 juillet : Un attentat à la station St-Michel du RER à Paris fait 8 morts et 117 blessés. C’est le premier d’une vague d’attentats islamistes qui va ensanglanter la France de juillet à octobre 1995. Dix ans plus tard, ses auteurs seront été et condamnés. Ceux qui ont pu l’être, en tout cas. Des empreintes digitales ont permis de démanteler le réseau. Notamment Khaled Kelkal, abattu par les gendarmes en septembre 1995. Karim Koussa, Boualem Bensaïd et Smain Ait Ali Belkaçem, jugés et condamnés pour leur implication. Ali Touchent, le «cerveau», tué en Algérie en 1997 et Rachid Ramda, le «financier», arrêté en Grande-Bretagne en novembre 1995.

1999 – 25 juillet : LANCE ARMSTRONG (équipe US Postalm) remporte le Tour de France.

2000 – 25 juillet : CRASH D’UN CONCORDE – Un avion « Concorde » d’Air France Paris/New York s’écrase au décollage à proximité de Gonesse, faisant 113 morts. Cet accident sonne le glas de l’exploitation du supersonique commercial.

2022 – 25 juillet : SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

72e livraison : retour sur Marius MICHEL (1835 – 1907). Voici le canevas du scenario du film que nous avons réalisé avec Guy FOURNIE et qui fut présenté à La Seyne (3 séances) et à Sanary (une séance).

7e partie.

1860 – « Usine de tourteaux à Sanary » par V Courdouan

En 1860 est construite l’usine de traitement des tourteaux d’olives par Monsieur Deprat. Incendiée en 1867, elle ne survivra que peu de temps. Elle fournit surtout les savonneries dont celle de Monsieur Paoletti au quartier Courrau. En 1890, Michel-Pacha achètera le terrain pour éviter la construction d’une savonnerie qui pourrait gêner l’Hôtel des Bains qu’il vient de construire (Albert Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).

Le 6 janvier 1867, se produit un incendie à la fabrique d’huile par produit chimique (sulfure de carbone) de monsieur DEPRAT. Il fait un fort vent d’est à bourrasque. Il fait froid et une petite pluie tombe. Le maire fit demander à la Sous-Préfecture de Toulon, par dépêche élec­trique, les pompiers de la ville. Mais par les moyens ordinaires de la localité, on se rendit maître du feu et on fit dire au Sous-Préfet qu’on ne se dérangea pas. Pendant toute la nuit, des hommes firent le quart autour du feu. Le feu continua tout le lendemain, couvant sous la cendre. Enfin le mardi 8, le vent cessa, on put circuler à l’intérieur de la fabrique. C’est cette fabrique, qui recevant les tourteaux d’olives des moulins transformait ceux-ci en huile pour les savonneries, et qu’en particulier, M. P AOLETTI utilisait pour sa savonnerie près de Castel-Courau. Sur le tableau de Vincent Courdouan, on peut distinguer sa grande cheminée près du pont de pierre qui franchit la Reppe au bord de mer.

Incendiée en 1867, réouverte, elle a à affronter la crise ouverte dans cette industrie par l’introduction des tourteaux de sésame étrangers, par­ticulièrement en provenance d’Egypte. Moins taxés que les produits de l’olive, les savonneries se tournent vers cette marchandise de qualité infé­rieure, mais moins chère.

Un rapport du docteur F. MAURE, membre du Conseil Général du Var, nous fait comprendre la raison de la fermeture de cette usine.

« Nous. sommes en février, c’est-à-dire en plein moment de récolte et de vente, eh bien! telle est la dépréciation où est tombée l’huile d’olive que le commerce local effrayé par l’invasion toujours croissante du sésame, craint en prenant de l’huile d’olive, d’engager des fonds sur une denrée. dont la valeur _décroît chaque jour, et se condamne à l’inactivité. Nos plus grandes usines sont fermées, les huiles ni les olives ne peuvent se vendre,: les populations s’effraient et se demandent quel avenir leur est réservé; Les avoirs sont descendus à Marseille aussi bas que possible, hors de toute prévision« .

Fermée, elle intéresse un nommé PAOLATTI, qui, savonnier, désire y installer une nouvelle savonnerie.

La population qui a demandé à Marius MICHEL d’édifier l’Hôtel des Bains pour attirer les étrangers à SANAR Y, fait une demande pres­sante à la » Municipalité, pour qu’elle refuse cette création. Marius MICHEL, lui aussi s’active contre ce projet. Son gérant de l’Hôtel des Bains, M. ALLEMAND, serait fondé à lui intenter un procès.

              Une commission commodo-incommodo est créée; elle doit donner son avis sur l’usine projetée.

              Comme Marius MICHEL est propriétaire de l’Hôtel, il ne veut pas  donner son avis, qui serait trop personnel

SOLEILLET écrit donc au Sous-Préfet, pour lui dire que le Grand Hôtel des Bains, limitrophe de l’usine projetée, n’a jamais été un objet de spéculation de la part de M. MICHEL; qu’il l’a bâti, seulement sur la demande des habitants, ce qui est de notoriété. publique. Construire cette usine, ce serait mettre son gérant dans la nécessité de fermer, car les voyageurs ne supporteraient pas les odeurs plus que nauséabondes qui se dégageraient fatalement d’une usine de cette nature et de la rivière voi­sine appe1ée à recevoir les résidus. Ce serait la ruine de l’avenir de notre charmante localité, qui commence à être connue et voit., chaque année, grossir sa clientèle d’hiver et d’été.

Cette affaire n’aura pas de suites et Marius MICHEL se portera acquéreur du terrain. Avec un autre terrain qu’il a déjà acheté, il y sera construit, plus tard, la villa MICHEL, aujourd’hui centre de cure après avoir été le domicile particulier de Madame Veuve MICHEL-PACHA qui y meurt en avril 1921. Elle deviendra ensuite pension de famille et casino. Elle sera détruite par les troupes allemandes pendant la guerre 1939-1945 et rebâtie d’après des plans de Paul Vizzavona. On tentera encore d’y faire un casino qui durera peu, puis elle deviendra maison de convalescence (Rotger B., 1984) et, enfin, la copropriété actuelle.

1863 : Histoire locale – Marius Michel vivait tantôt à Constantinople où naquit sa fille Amélie, tantôt à Marseille où son fils Pierre vit le jour. Il se rendait souvent à Paris rue Malesherbes dans le 8ème arrondissement pour la nécessité des affaires. Il y disposait d’importants bureaux. Et comme il se déplaçait souvent de Marseille à Constantinople, il utilisait un yacht splendide qui portait le nom de sa femme Élodie. En 1863, il acheta à Sanary une superbe propriété avec maison de maître, maison fermière entourée de 8 hectares de terre. Document plus détaillé : « Il a commencé par y acquérir dès 1863, de Mme Reine Nazareine Céleste Gauthier, veuve Féraud, et selon les minutes de Me Granet, « une propriété de terre, située au terroir du lieudit Saint-Nazaire, quartier Pierredon, y ayant bâtisse de maître sans étage supérieur et une bâtisse de fermier … le tout représentant 8 ha 77 ares et 21 centiares », pour la somme de 21 700 francs (environ 900 000 francs actuels, selon Georges Ortolan, 1984).

Barthélemy Rotger (Rotger B., 1984, p. 414.) écrit que Marius Michel, à Saint-Nazaire, a acquis plusieurs propriétés. Pierredon sera entièrement à son nom en 1864. Plus tard, il achètera des terres au Colombet, à la montée Notre-Dame (Boulevard Courbet de nos jours), au quartier Bon Repos, au village, à l’est de l’église, rue Gaillard, quar­tier de l’Enclos, quartier des Picotières. Il achète aussi le plus bel hôtel de Marseille avec jardin et serre. Dans cet hôtel, rue Sylvabelle, il y a des glaces, les remises pour loger dix chevaux donnent dans la rue Saint Jacques. Il a quand même le temps de s’occuper de l’avancement de quais du port.

1855 – 1864 : Satisfait d’une telle organisation, le sultan l’utilisa pour éclairer le reste de ses côtes qui ne l’étaient pas : celles de la mer Noire, celles de l’ouest de la péninsule, celles de la Syrie. A raison de vingt-sept phares du premier au sixième ordre, de quatre-vingt-trois feux de port et d’un feu flottant, ce sont au total cent onze feux qui furent vendus à l’Empire ottoman de 1855 à 1864 par L. Sautter ingénieur civil, élève de l’Ecole Centrale, constructeur de phares à Paris. Comme on le voit, le sultan ne lésinait guère, et le commandant Michel ne lambinait pas (Georges Ortolan). Didier Farmace écrit : « cent vingt phares furent construits entre 1860 et 1870 ».

1864 : Commerce – Communications – Pour aller du Cros Saint-Georges à Toulon, on utilisait une barque ; il fallut attendre 1864 pour qu’un service de bateau à vapeur soit établi. Ce service déposa le bilan à la création de la flotte de Michel Pacha en 1887. Fortuné Vachier fut mousse sur ces bateaux (Gisèle Argensse, 1989, p. 69).

(à suivre).

2022 – 25 juillet : MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).

72e livraison : RUE TAPIS-VERT

La rue Tapis-Vert qui va du cours Belsunce à la place des Capucines, constitue une des armatures de l’éventail qui s’ouvre sur la petite place des Capucines et se développe vers le cours Belsunce. Le quartier construit entre cette rue et la Canebière est situé sur l’emplacement du couvent des Frères Mineurs bâti en 1215, du vivant de saint François d’Assise, et détruit en 1524, pour faciliter la défense de Marseille assiégée par le connétable de Bourbon, à la tête des armées impériales.

Dans ce couvent se trouvait la sépulture de saint Louis d’Anjou (1273-1297), deuxième fils de Charles II le Boiteux, roi de Naples et comte de Provence, qui renonça à la couronne en faveur de son frère Robert et se fit franciscain. I1 fut un des premiers saints franciscains, immédiatement après saint François, saint Antoine de Padoue et saint Bonaventure. Il devint évêque de Toulouse, mourut à Brignoles et fut enseveli à Marseille, au milieu d’un grand concours de peuple et de prodiges. On a raconté que les flambeaux du cortège, éteints par le vent, étaient aussitôt rallumés par un feu céleste et que le saint, quittant sa dépouille mortelle, apparaissait aux fidèles tantôt sous le costume épiscopal, tantôt sous la bure du franciscain. Aux XIVe et XVe siècles, on l’appelait couramment saint Louis de Marseille. Il était le petit-neveu de saint Louis, roi de France, et l’arrière-petit-fils de Blanche de Castille, ce qui constituait une belle hérédité vertueuse.. . C’est en son honneur que la municipalité marseillaise, attribuant au Cours le nom de Belsunce en 1852, donna à sa partie sud, au-delà de la Canebière, celui de Saint-Louis.

Ses reliques furent enlevées par les Aragonais, lors de leur incursion, en 1423. Un fragment de ces reliques a été restitué le 24 juin 1956 aux Marseillais par l’archevêque de Valence et déposé à l’église des Augustins dans laquelle le culte de saint Louis d’Anjou est désormais établi.

Dans la rue Tapis-Vert, on trouve quelques immeubles intéressants :

N° 22 (en retrait). — Façade de l’ancien couvent des Récollettes dans lequel s’installèrent, en 1750, les « Pères de la Merci », qui avaient pour mission de racheter les captifs, concurremment avec les Trinitaires.

Au rez-de-chaussée, grande baie cintrée encadrée de deux colonnes doriques, supportant une deuxième baie de la hauteur de deux étages, celle-ci encadrée par deux colonnes ioniques. L’ensemble est surmonté d’un fronton curviligne. De chaque côté, deux profondes niches latérales surmontées chacune d’un cartouche. La façade est mutilée, mais elle garde une particulière élégance dans son ordonnance bien équilibrée ; on y trouve la délicatesse qui présidait au XVIIIe siècle à l’architecture des ordres monastiques féminins. Devant la façade, cour fermée par une grille en fer forgé.

Les religieuses Récollettes, primitivement établies à Marseille sur un terrain actuellement occupé par la rue des Récollettes, ne demeurèrent qu’une dizaine d’année à la rue Tapis-Vert. Quand elles eurent cédé leur couvent aux Pères de la Merci, elles se transportèrent, en dehors des remparts et non loin de la porte Bernard du Bois, dans une maison de campagne de Mgr de Belsunce.

Les Pères de la Merci, à leur tour, ne se fixèrent qu’une trentaine d’années à la rue Tapis-Vert. Leur congrégation fut supprimée en 1787 ; elle n’avait plus alors qu’un effectif de sept pères. Cette même année, le 1er décembre 1787, l’Hôtel des Monnaies, transféré d’Aix à Marseille prit possession du local et y demeura sept ans, jusqu’à sa suppression en 1794. De 1787 à 1794, il fabriqua un peu plus de six millions de livres en monnaies d’or, d’argent et de cuivre. Quand la loi du 3 nivôse an VII (23 décembre 1798) l’eut rétabli à Marseille, il s’installa dans l’ancien hôpital de la rue des Convalescents.

Au XIXe siècle, le couvent des Pères de la Merci abrita des ateliers d’artistes. Il est utilisé maintenant à des fins commerciales.

N° 32. — Porte Louis XVI en bois sculpté avec imposte en fer forgé.

N° 34. — Mascaron (tête de femme) à la voussure soutenue par des motifs à têtes de singes.

N° 37. — Porte en bois sculpté.

N° 41. — A cet emplacement se trouvait la maison de l’historien Ruffi, auquel le Conseil municipal, par délibération du 16 octobre 1671, avait octroyé « un denier d’eau de la ville » en récompense des services rendus.

Nos 44-44 bis. — Façade baroque de l’église désaffectée de la « Mission de France » (actuellement, atelier du Mobilier municipal), reconstruite en 1841 et mutilée par un bombardement de la guerre 1939-1945. Les prêtres de la Mission de France, fondée par saint Vincent de Paul, avaient soin de l’hôpital des Galères. Leur établissement s’étendait de la rue Tapis-Vert à la rue Thubaneau et était bordé par la petite rue dite MISSION DE FRANCE.

N° 52. – Façade Louis XVI, malheureusement transformée.

N° 54. – Immeuble reconstruit. Celui qu’il remplace avait une porte ornée d’une délicieuse tête de Diane attribuée à Antoine Duparc.

Dans la rue Tapis-Vert, au cours de la démolition d’un magasin (n° 21), on a mis au jour, le 20 mai 1953, trois sarcophages contenant des tessons de poterie grecque, cinq tombeaux gallo-romains et un bronze de Vespasien.

UNE BLAGUE (gentille) POUR LA ROUTE

Un homme apprend à jouer du cor de chasse. A la fin, sa femme n’en peut plus et se met à crier :

-Arrête ! arrête ! je t’en supplie, ou alors je vais devenir folle !

Et il répond, tout surpris :

-Mais chérie, ça fait une heure que j’ai arrêté.

Je vous souhaite un bon mardi à tous et vous donne rendez-vous demain, à la même heure !

Bon anniversaire, Patrick Canolle.

Ciao !

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture