ÉPHÉMÉRIDES 23 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 23 JUILLET 2023 (n° 3931)

ILLUSTRATION : 12 juin 2015. Sur la route (Zimbabwé).

LES FÊTES

Le 23 juillet 2016, nous souhaitons une bonne fête aux 195 000 Brigitte de France ! Elles doivent leur prénom à Brigitte de Suède, née en 1302, qui se fixa à Rome en 1349 où elle vécut volontairement dans la pauvreté. Renommée pour ses prophéties, elle était consultée par les chefs d’Etat et les papes réfugiés à Avignon.

UN DICTON : Ne pas s’en faire si, à la sainte Brigitte il y a des nuages, car, comme le dit le dicton « Nuages de Sainte Brigitte, par le soleil sont chassés vite ! ».

En plus du soleil, ils seront boutés dehors par le bélier auquel est dédié ce cinquième jour du calendrier républicain.

EPHEMERIDES

Cassis (Bouches-du-Rhône) : oppidum de Ratataigne, cl. H. Ribot.

972 – 22/23 juillet : Mayeul, abbé de Cluny est capturé à Orcières sur la Dranse par les Sarrasins (cf. la vita Maïoli auctore Syro et le commentaire de Manteyer).

1248 – 23 juillet : charte aux archives municipales de Marseille  –

-Vallis de Canetus,. Le Canut – hameau et quartier  rural (1872). L’église du Canet était autrefois une succursale de la cathédrale. Première mention : Canetus, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

-Carrum. Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et qui a donné son nom à un quartier rural. Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n*912).

-Caminum traverserium. Ciiemin-Traversier – quartier rural du quartier de Sainte-Marthe.

Mons Calvus. Moncau : quartier rural entre Saint-Barthélemy et Saint-Just. Première mention : Podium Calvum, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

 –Mons Judeus. Montjuif – colline, quartier de Belle-de-Mai. Ancien cimetière des juifs (1872). Première mention au XIe siècle : Locus Judicii nomine, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

1252 – 23 juillet : Jacques d’Oraison exempte les chartreux de Montrieux des droits de péage, de pulvérage, de pacage, de lesde et d’usage, ainsi que des autres droits perçus sur ses terres, et du droit de péage de la Roquette, pour les troupeaux du monastère et pour les marchandises destinées à celui-ci. Témoins :] Hugo Airaudus, Guillelmus Regmondi Sancti Pauli, Raimundus, prior de Meuna. [Notaire :] Guillelmus de Sancto Marco, notarius comitis Provincie (Boyer R., 1980, p. 644 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1274 – 23 juillet : Le pape Grégoire X place le monastère de Montrieux sous sa protection – Actes 356 et 357, cartulaire de Montrieux (Grégoire X prend Montrieux sous sa protection). Boyer, p. 654 :

Acte 356 – Le pape Grégoire X adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle il déclare placer leur monastère sous sa protection, en particulier la grange d’Orves avec ses dépendances : prés, pâturages et moulins.

Actes 357 – Le pape Grégoire X adresse à l’évêque de Toulon une lettre dans laquelle il lui enjoint de faire respecter la sentence arbitrale qui a réglé le différend entre les chartreux de Montrieux et la communauté de Méounes, au sujet des limites de leurs territoires et de leurs droits de pacage respectifs (Boyer 1980, p. 654 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)

1343 – 23 juillet : Camp de l’Almoyna, (charte aux archives de l’Evêché). Appartenait à l’Aumônerie du Chapitre de la Major. Camp de L’Aumône lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Château-Gombert. Première mention : Campum Elemosine sedis, 10 octobre 1310 (charte aux archives de la Major).

1493 – 23 juillet : CESSION DE TERRES SITUEES A TARADEAU – La famille de Puget vend à la Communauté de Draguignan sa portion des terres de Taradel.

1572 – 23 juillet : LA FLOTTE VENITIENNE S’ETABLIT A MESSINE – Dès juin, laissant Chypre, le gros de 1a flotte turque (200 galères et 100 fustes) fonçait sur l’île de Candie. Le 15, elle atteignait la baie de la Sude, ravageait villages et petites villes du littoral. Après des pillages et des escarmouches répétées, l’armada turque poursuivit vers l’Ouest. A son approche, les forces navales de Venise, abandonnèrent les côtes de Morée et d’Albanie pour aller se baser à Messine, le 23 juillet. Cette retraite laissait le champ libre aux Turcs en Adriatique. Ils en prirent à leur aise, saccagèrent la côte et les îles dalmates cependant que, venus par terre, les soldats se saisirent de tout ce qui était à prendre. Le corsaire Kara Hodja ravagea le golfe même de Venise.

1597 – 23 juillet : Bregaudin, 23juillet 1597(registre aux archives de l’Évêché). Brigadan – quartier rural, commune de Cassis (1872). Première mention : Al Bregadon, 29 décembre 1439 (registre aux archives de l’Évêché).

1664 – 23 juillet : Le Chevalier Paul  (1598-1667) – Né en rade de Marseille, en 1598, d’une lavandière protégée par le gouverneur du château d’If, Paul de Fortia, qui était peut-être son père. Conseiller du duc de Beaufort sur la frégate la Royale en 1664, il participa activement le 23 juillet au débarquement de Djidjelli et livra bataille le 24 août devant Cherchell à une escadre algérienne qui fut pratiquement détruite.

2013 novembre 2006 : la frégate Chevalier Paul, D 621 (cliché H. Ribot)

1707 – 23 juillet : DES RENFORTS POUR TOULON – Le 23 juillet, neuf autres bataillons français de renfort arrivent à Toulon par Dardennes (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

Le même jour, la flotte anglo-hollandaise, forte de plus de 100 voiles dont 52 vaisseaux de guerre, mouille en rade d’Hyères (Dr G. Lambert – Histoire du Siège de Toulon en 1707 – Imp. du Var – Toulon – 1891 ; Dr P. Clément, 1957, p. 81 ; C-A Lepotier – Toulon Porte du Levant – France-Empire – Paris – 1972 ; B. Rotger – De Saint-Nazaire à Sanary – At. du Beausset – 1984).

40 000 Allemands, Autrichiens et Piémontais, sous les ordres du duc de Savoie, Victor-Amédée, et du prince Eugène franchissent le Var et ravagent les terres et localités provençales. Ces envahisseurs qui visent Toulon sont soutenus par la flotte anglo-hollandaise qui s’établit aux îles d’Hyères. Heureusement que le gouverneur de Provence, le vieux comte de Grignan, dont les avertissements avaient été méconnus à Paris, n’a pas perdu son temps ; dès que le danger s’est précisé, il a convoqué les milices, rassemblé et fait encadrer les hommes fournis par les communautés voisines (Levée en 1707, la milice communale était entretenue par les soins de la ville, recrutée parmi les citoyens du pays. Elle était appelée à servir dans le territoire de la viguerie à l’occasion de troubles ou d’état de guerre). Les Français, comme les ennemis, pensaient que dans son état du moment, Toulon ne pourrait pas tenir plus de quatre jours. On songea certainement à conserver une garnison réduite en lui demandant de prolonger la défense le plus longtemps possible, mais on évacua les archives de l’Arsenal à Avignon. Des tartanes embarquèrent les canons de fonte pour les porter à Marseille, ce qu’heureusement on ne put pas exécuter. Toutefois, on fit partir à Marseille dix galères qui auraient été fort utiles. Enfin dans le désarroi du début, on fit jeter à la mer les canons de quelques batteries de la côte considérées comme indéfendables. On décida aussi de couler les vaisseaux en réserve dans l’Arsenal, afin que, si les ennemis occupaient la ville peu de temps, ils ne pussent ni les renflouer ni les brûler. M. de Saint-Pater fit dépaver les rues, pour que l’éclatement des bombes fut moins dangereux. Il fallut en passer par là et les rues devinrent des bourbiers après la moindre pluie. Surpris par les événements, le gouvernement de Paris, qui était resté sourd aux avertissements, désespérait de sauver Toulon et la Provence. On pourrait dire que c’était une tradition. Le comte Adhémar de Grignan, vice-gouverneur de Provence, âgé de 75 ans, ne désespéra pas. Il connaissait bien le pays et ses habitants, il savait tout ce que l’on peut obtenir de ces derniers et il parvint à persuader le maréchal de Tessé, les chefs militaires, les ministres et le Roi, que Toulon était la clef de la Provence et de la France. C’est lui qui fut l’âme de la résistance. Les coffres de l’Etat et de la Province étaient vides. II donna l’exemple en portant à la fonte son argenterie, celle de la famille des Grignan-Sévigné (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

De plus, il a constitué, sans retard, de nombreuses équipes de travailleurs tirées de la population toulonnaise. Le comte de Grignan ne s’en est pas tenu là : il obtient des consuls d’Aix, procureurs naturels du pays, la réquisition de deux mille hommes environ des alentours de Toulon (La Seyne, Ollioules, Six-Fours, La Valette, etc.) ; avec ce supplément de main-d’œuvre, il fait mettre en état de défense ou renforcer les fortifications et les ouvrages du grand port militaire de la Méditerranée, œuvre de Vauban et de Colbert. Pour retarder l’attaque du rempart par l’ennemi ; M. de Grignan fit établir un retranchement, qui réunissait la hauteur d’Artigues au plateau Sainte-Catherine. Une redoute fut construite en avant du bastion des Minimes. Enfin un double retranchement entoura un vaste espace situé entre le nord de l’enceinte de la ville et la montagne de Faron et cet espace servit de camp aux troupes. Il prit le nom de Camp de Sainte-Anne, d’une chapelle qui s’y trouvait. Dans ces travaux sont évidemment compris les forts de la côte seynoise : l’Eguillette, Balaguier, avec leurs batteries de soutien, des ouvrages dans la presqu’île de Cépet (Louis Baudoin, 1965, p. 292).

Les autorités toulonnaises décident de couler bas les vaisseaux lorsque les assaillants seront à 4 lieues de la ville (Cros Bernard, 2009, « Le fort de l’Eguillette », p. 24).

« Dans l’espérance que nous donne M. le Marquis de Langeron de pouvoir relever les vaisseaux du Roy, nous mentionnons qu’il est plus à ,propose de les couler à fond que de les brûler … On ostera incessamment les canons des batteries de Balaguier et de l’Eguillette qui regardent la ville et on les jettera à la mer. On conservera les tours de Balaguier et grosse tour et les forts Saint-Louis, de l’Eguillette et de Sainte-Marguerite, et lorsque l’armée ennemie de terre sera à quatre lieues de Toulon on ostera les poudres et munitions des autres batteries qui défendent l’entrée des rades et l’on jettera et l’on jettera les canons à la mer ou on les enclouera » (Résultat du Conseil tenu le 12 juillet 1707, Archives nationales, Marine B3 150 f° 86).

Enfin on plaça deux vaisseaux de 80 canons pour prendre de flanc par leur feu l’ennemi qui voudrait attaquer le rempart. Le Tonnant fut coulé devant l’ancienne embouchure de l’Eygoutier (Port-Marchand). Il reposait sur un fond de vase, et l’eau qui emplissait sa cale diminuait beaucoup le danger d’incendie. L’autre vaisseau le Saint-Philippe, également de 80 canons, fut placé devant Missiessy puis conduit à côté du Tonnant. On acheva de couler ceux des 53 vaisseaux, qui étaient désarmés à Toulon, afin de les protéger de l’incendie, si l’ennemi bombardait l’Arsenal (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

Au même moment les canons des forts côtiers devront être jetés à la mer, sauf ceux qui couvrent directement la date : « L’armée de monsieur le duc de Savoye devant camper cette nuit à Cuers et n’estant pas à propos de laisser aux ennemis le canon qui est dans les batteries qui défendent l’entrée de la rade, nous avons requis le marquis de Laugeron de faire jeter les canons à la mer dès aujourdhuy en commençant par le costé de Toulon à l’exception de ceux du château de Sainte Marguerite, des tours Saint-Louis, grosse tour et tour de Balaguier et du fort de l’Eguillette (Lettre de l’intendant de Vanvré, du 12 juillet 1707, Archives nationales, Marine, B3 150 f° 130).

Sur les remparts de la ville, on place de l’artillerie de Marine avec 125 canons de 36 livres et 22 mortiers. Au fort de l’Eguillette, placé sous le commandement de monsieur de Feuquières, l’état-major est composé du capitaine de brûlot de Masserole et de l’enseigne des Bois, assistés d’un maître, d’un second maître et de 14 aides. Pour servir les 8 canons de 36 livres, 10 de 24 livres et 4 de 12 livres, l’ouvrage dispose de 170 matelots fournis par le quartier d’Ollioules. Ce sont donc 189 hommes qui doivent prendre place dans le fort de l’Eguillette en cas de besoin (Cros Bernard, 2009, « Le fort de l’Eguillette », p. 24).

Avec l’armement tiré des arsenaux et des casernes, on avait garni les remparts de canons et de mortiers, équipé les renforts et les milices. La ville eut pour sa défense, en comptant les pièces de tous les ouvrages et vaisseaux, 800 bouches à feu. Malheureusement, pour servir cette artillerie formidable et pour assurer la défense des remparts, la garnison de la ville, de 6.000 hommes, était absolument insuffisante. Il fallait que les troupes du maréchal de Tessé arrivassent avant l’armée du Duc de Savoie. Pendant que Grignan s’affairait ainsi pour le salut de Toulon, le duc de Savoie s’était emparé d’Antibes, de Grasse, de Fréjus, de Draguignan, et, le 23 juillet 1707, les troupes de Victor-Amédée et celles du prince Eugène se trouvaient rendues devant les murs de la place où, la veille, étaient parvenus les premiers renforts de troupes régulières que le comte de Grignan avait obstinément appelés ; ils étaient conduits par Goesbriant. D’autre part, les coalisés incendient La Garde et le Revest.

(Dr G. Lambert – Histoire du Siège de Toulon en 1707 – Imp. du Var – Toulon – 1891 ;  Dr P. Clément, 1957, p. 81 ; C-A Lepotier – Toulon Porte du Levant – France-Empire – Paris – 1972 ;  B. Rotger – De Saint-Nazaire à Sanary – At. du Beausset – 1984.).

1720 :  La peste à Marseille – Le 21 juillet, le docteur Peysonnel réaffirme que c’est la peste. Le 23 juillet, 23 morts, rue de l’Echelle. A partir du 24 juillet, Antibes, Nice, Gênes, ferment leurs portes à tout ce qui vient de Marseille. 26 juillet, les échevins envoient au Lazaret les malades suspects.

1765 – 23 juillet : Colle de Seren, 23 juillet 1765 (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Barre d’Avesque – propriété, quartier de Château-Gombert, commune de Marseille (1872). Première mention, Affar de l’Evesque. Mention : 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major).

1772 – 23 juillet : La Nabotte – propriété, commune  de Marseille, quartier d’Eoures (1872) (registre aux archives de la Major).

1789 – 23 juillet : Barnave légitime le « sang impur » versé dans le pays par le peuple en colère – Tandis que, en province également, on envoie «à la lanterne» les ennemis du peuple, de l’aristocrate à l’officier royal, une scission absolue et définitive se produit à l’Assemblée : Barnave vient de légitimer, dans un discours, le « sang impur » versé dans le pays par le peuple en colère (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 23 JUILLET).

1793 – 23 juillet : La Convention apprend la rébellion de Toulon (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1184).

Les rapports à la Convention (envoyés par l’ordonnateur Puissant) présentent les faits sous couleur anodine, montrent la nécessité de pactiser avec l’opinion publique pour maintenir l’ordre et pourvoir Toulon en subsistances, alors que dans la ville où la famine se fait sentir, le mouvement insurrectionnel s’accentue (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). « Depuis un mois, écrivait au ministre Dalbarade l’ordonnateur Puissant, le 23 juillet, toutes les lettres qui me parviennent sont décachetées. Depuis quinze jours nous ne recevons aucun bulletin de la Convention ni papier-nouvelle. Nous ignorons tout ce qui se passe… Mais, quelques couleurs défavorables que de « faux patriotes », ennemis de la Patrie, puissent donner à l’ouverture des « Sections », soyez sûr, citoyen-ministre, que jamais l’arsenal de Toulon et le département du Var, ne furent mieux disposés à combattre l’ennemi s’il se présente! « Je ne vois ici que de bons et francs républicains, aussi pleins de zèle pour le maintien de la République que pour la répression des intrigants et des mal intentionnés… » Au même moment, les Représentants du Peuple Baille et Beauvais… enfermés au fort Lamalgue par lesdits « sectionnaires » ne voyaient pas du tout les faits du même œil que l’ordonnateur ! Ils avaient fait parvenir au général Brunet, commandant l’Armée d’Italie, une « réquisition » lui enjoignant… de faire marcher sur Toulon et Marseille une partie de ses troupes ! On ne s’inquiéta pas beaucoup, dans la ville, de cette « réquisition » parce qu’on était persuadé que ledit général ne pouvait pas distraire de troupes défendant Ville-franche et Nice… Mais, quelques jours après, le Comité Central des Sections Toulonnaises… pris de méfiance, empêcha le départ d’officiers devant rejoindre l’Armée et interdit l’appareillage d’une gabarre assurant les liaisons avec Villefranche… c’était le premier pas, fait vers la sédition ! (Contre-amiral Lepotier, Toulon porte du Levant, 1972, p. 252-254)

1794 – 23 juillet (5 thermidor An II) : promulgation du maximum des salaires – L’un des derniers actes de la Convention avant l’arrestation de Robespierre (Chute de Robespierre et fin de la Terreur, le 27 juillet 1794 ou 9 Thermidor an II) est la promulgation du maximum des salaires. Un barème pour la commune est fixé par délibération, avec un maximum que l’on ne pourra dépasser. Ce barème adopté à Sanary, et daté du 5 thermidor An II (23 juillet 1794) a comme base de référence celui de 1790. Ainsi, le salaire des cultivateurs passe de 24 sous à 1 livre 16 sous, et celui d’un maçon, de 2 livres à 3 livres (Regards sur un terroir : Sanary).

1828 – 23 juillet : LA CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête de l’Algérie, Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre 5 compagnies du 27ème de ligne venant de Cadix (Castellan E., 1937, p. 294).


1830 – 23, 25 et 31 juillet :

1. LA CONQUÊTE D’ALGER – DES NAVIRES FRANçAIS ACHEMINENT EN France LE TRESOR DE LA REGENCE D’ALGER – Les vaisseaux «Duquesne», «Scipion », «Marengo» et la frégate «Astrolabe», avec leur chargement, mouillèrent en rade de Toulon, dans la Baie du Lazaret, pour observer la quarantaine obligatoire. Après quelques jours, dans cette baie très limitée et encombrée chaque jour par des navires venant d’Alger apportant des malades et blessés, et surtout, en raison d’une attaque soudaine, toujours possible, par l’isthme des Sablettes, provoquée par des bâtiments étrangers, le Préfet Maritime voulant garantir le trésor d’Alger, confié à ses soins, donna l’ordre de faire mouiller les bâtiments chargés des millions, en petite rade, passant outre ainsi aux règlements sanitaires, pour cas de force majeur, en partie déjà appliquée (Gisèle Argensse, 1989, p. 59).

2. LA CONQUETE D’ALGER – EXPEDITIONS DE BLIDAH, BÔNE, ORAN, TUNIS, ETC. L’expédition de Blidah ne fut pas heureuse. Dans un premier temps, la colonne expéditionnaire partie d’Alger ne rencontra aucun obstacle sur la route de Blidah. Elle traversa la plaine de la Mitidja dans toute son étendue depuis Alger jusqu’aux limites du petit Atlas aux pieds duquel est située Blidah, à l’entrée d’une gorge. « Une députation vint au-devant des troupes françaises jusqu’à une lieue et demie de la ville, en demandant qu’on ne pénétrât point dans ses murs. Une heure après leur arrivée, un marché était établi auprès du camp. Les troupes campèrent en dehors des jardins pour éviter une surprise. Quelques habitants dirent aux Arabes qui avaient accompagné les nôtres, que la veille, les kabyles avaient tenté de pénétrer dans la ville et que nous devions nous attendre à être attaqués par eux. Nouveaux dans le pays, à peine initiés à cette organisation singulière des populations par race et par agrégation, qui fait que la bonne réception faite par Fune n’engage pas les autres, nous allions payer pour la pre­mière fois un tribut souvent renouvelé depuis, sur cette terre d’Afrique où le sang français devait longtemps couler dans une guerre d’escarmouches, d’embuches et de surprises. La nuit fut cependant tranquille. » (Alfred Nettement, La Conquête d’Alger).

1835 – 23 juillet : STATUT DU CHEMIN DES PRATS A SANARY – Rotger B., 1984 : Le Conseil se référant à ses précédentes délibérations des 1er Novembre 1834 et 23 Juillet 1835 demanda la conversion en route départementale du chemin vicinal le plus important de la commune par son trafic, à savoir le chemin des Prats qui conduit de Saint-Nazaire (Sanary à Ollioules. Plus tard, deux journées de prestation en nature seront votées pour faire face aux dépenses relatives aux travaux qui auront lieu en 1838 sur le chemin de grande communication de Saint-Nazaire à Ollioules n° 11. A cela s’ajouta les 2/3 de cinq centimes du principal des quatre contributions directes. (Rotger B., 1984, p. 384)

1839 – 23 juillet : LES PÊCHEURS DU BRUSC DOIVENT TEINDRE LEURS FILETS A SANARY – Patania L., Guillaume J., 2002 : Le 30 septembre 1834, le commissaire général de la Marine à Toulon adresse au Commissaire Général de la Marine à La Seyne une lettre relative à la construction d’un chaudron de teinture au Brusc, estimée à 1500 F, et souhaitée par les pêcheurs. Il justifie son refus d’une telle construction par le fait que les prud’hommes doivent administrer les fonds de la Communauté en veillant à ce que les dépenses soient en rapport avec les revenus. Il demande donc aux pêcheurs de Six-Fours de teindre leurs filets à Saint-Nazaire dont ils relèvent. Cette décision est confirmée ultérieurement, le 23 juillet 1839 au cours d’une réunion (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 83-84).

1914 – 23 juillet : Aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne, la construction du cuirassé « Béarn » est arrêtée. Le bâtiment restera sur cale durant toute la guerre (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste). La Vie maritime, Chronique, n°284, 1971, donne le 23 juillet 1915 comme date.

1940 – 23 juillet : A PROPOS DES BOUILLEURS DE CRUS – Lu dans La Petite Gironde du mardi 23 juillet : « Vichy, 22 juillet – Le Journal officiel a publié lundi matin une loi dont voici l’article premier : A partir du 1er août 1940, est interdite la distillation à domicile par les bouilleurs de crus. Le régime forfaitaire des bouilleurs de crus est supprimé à partir de la même date. » En bref, le privilège des bouilleurs de crus est supprimé.

1944 – 21-23 juillet :

1. CAMPAGNE DE France : Ecrasement par les Allemands du maquis du Vercors (Jean-Charles Volkmann, 2003).

Le 21 juillet, la Wehrmacht avait déclenché l’offensive : au nord du massif, depuis Grenoble, les soldats allemands s’emparèrent du canton de Villard-de-Lans ; à la fin de la journée, ils étaient stoppés au hameau de Valchevrière. Des résistants tinrent ce secteur stratégique durant deux jours, mais le 23 juillet, la position tombait, ouvrant le sud du massif aux troupes allemandes.

Sur les flancs orientaux, depuis le Trièves, des troupes de montagne s’emparèrent des nombreux pas (cols) entre le 21 et le 23 juillet. Ils franchirent ainsi l’imposante barrière de falaises et progressèrent rapidement sur les hauts-plateaux.

A Vassieux, la consigne fut de frapper vite et fort, sans épargner les civils, l’état-major allemand pensant en effet que le village abritait le commandement suprême de la Résistance. Le 21 juillet au matin vingt-deux planeurs allemands atterrirent aux abords du village et des hameaux. À leur bord, environ deux cents hommes. Une lutte acharnée s’engagea, compliquée par la pluie. Ce n’est que le 23 juillet, avec l’arrivée d’une seconde vague de planeurs que les Allemands devinrent maîtres de la situation et contraignirent les résistants à mettre un terme à la bataille de Vassieux.

Enfin, le groupement Zabel de la 9e Panzer venant de Die, rejoint Vassieux par les cols de Rousset et de Vassieux.

Au soir du 23 juillet, le sort du Vercors se trouva scellé. Les troupes allemandes avaient pris des avantages décisifs sur tous les fronts et progressaient partout dans le massif. En fin d’après-midi, François Huet, chef militaire du maquis, donna l’ordre de dispersion. Les hommes durent cesser le combat et « nomadiser » en rejoignant les forêts.

2. UN SEYNOIS DECEDE APRES UN BOMBARDEMENT ALLIE – Par suite du 7ème bombardement allié de Toulon, le 11 juillet, le Seynois Jean Louis SAPPE, décède le 23 Juillet 1944 à Toulon des suites de ses blessures (N° 555) (Marius Autran, tome 2, 1988).

1945 – 23 juillet : Ouverture du procès du maréchal Philippe Pétain (Jean-Charles Volkmann, 2003). Jugé pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison par la haute cour de justice, il sera, par arrêt du 15 août, frappé d’indignité nationale, condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort, la cour recommandant la non-application de cette dernière en raison de son grand âge. Sa peine sera commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire. Il mourra en détention sur l’île d’Yeu.

1951 – 23 juillet : Mort de Philippe Pétain à l’île d’Yeu (Jean-Charles Volkmann, 2003), où il est inhumé.

1956 – 23 juillet : DEBUT DU TOURNAGE DE « TROIS DE LA MARINE » – Les prises de vue de « Trois de la Marine », dont plusieurs scènes se dérouleront à Saint-Mandrier, commencent aux studios de la Victorine, à Nice (Ken Nicolas, vol. 1, p. 294).

1960 – 23 juillet :

1. autorisation du commerce des moules de Toulon pendant les mois de juillet et d’août – Après l’avis favorable du directeur de l’Institut d’hygiène de Toulon, le préfet du Var autorise le commerce des moules de Toulon pendant les mois de juillet et d’août. Il est impératif, bien évidemment, que ces coquillages viennent en droite ligne d’une station d’épuration déjà agréée, ou en passe de l’être, comme celle de la Marinière, sise au quartier du Pin Rolland. Toutefois, cette dérogation, beaucoup trop restrictive pour certains, doit s’accompagner de trois réserves principales :

– la température de l’eau des bassins d’épuration ne devra, en aucune façon, dépasser 20° ;

– le transport de la station d’épuration aux sites de vente ne pourra s’effectuer que par camions isothermes assurant, pendant le trajet, une température inférieure à 15° ;

– les établissements commerciaux intéressés devront posséder une installation frigorifique maintenant les moules à une température inférieure à 15° (d’après Ken Nicolas, vol. 2, p. 34).

               2. VIOLENT INCENDIE DE FORÊt A SAINT-MANDRIER – Pas moins d’un millier de matelots, haches et pelles en mains de marins pompiers, de sapeurs de Toulon, de La Seyne et de Six-Fours, épaulés par un hélicoptère et un bateau-pompe ont été déployés pour combattre l’incendie déclenché par un feu de détritus allumé par des matelots dans une crique de la base navale de Saint-Mandrier. Le mistral soufflait alors en rafales violentes. En quelques minutes, toute la colline fut embrasée. Les flammes s’élevaient haut dans le ciel qu’obscurcissait une épaisse fumée, cependant que des détonations et des explosions se succédaient Les munitions abandonnées dans les bois par les Allemands, pendant leur retraite, sautaient. Ce qui rendit fort difficile et très dangereuse la mission de0s sauveteurs » (République du samedi 23 juillet 1960).

«…Précisons que cette partie de la presqu’île étant terrain militaire, la forêt n’a jamais été débroussaillée et le feu trouvait là de quoi s’occuper » (Le Petit Varois du 23 juillet 1960).

A dix-huit heures, tout danger était enfin écarté. La maison de repos des commandos marine a eu très…chaud. Le bilan de ce fait divers se chiffre comme suit : – deux blessés : un touriste belge heurté et renversé par une Jeep de pompiers entre Saint-Mandrier et Saint-Elme, ainsi qu’un marin pompier coupé au pied par sa hache de service ; – vingt-cinq hectares de belles collines dévastées (Ken Nicolas, vol. 2, p. 38-39).

1963 – 23 juillet : CONDAMNATION DE L’AVISO « COMMANDANT DUBOC » – Le 23 juillet, l’aviso F 743 « Commandant Duboc » est retiré du service et condamné. Devenu la coque Q348, il est remorqué à Saint Mandrier et embossé par l’avant et l’arrière pour servir de brise lames du plan d’eau des plongeurs démineurs (Gérard Garier). (cliché H. Ribot : l’ex-Commandant Duboc condamné, transformé en brise-lames à St Mandrier).

-1975 – 23 juillet : naufrage de la vedette de liaison entre Toulon et Porquerolles – La vedette « Vénus des Îles II » assurant la liaison entre Toulon et les îles d’Or avec 407 personnes à bord au lieu de 300 autorisées, prenait feu au large de Carqueiranne (Var) et sombrait. Le feu s’était déclaré dans la salle des machines située à l’arrière du bateau. L’intervention presque immédiate des secours et notamment celle de l’escorteur d’escadre  » La Galissonnière « , qui manœuvrait dans les parages, a permis de sauver un maximum de passagers, mais il y eut 4 morts. Malgré l’absence – normale sur ce genre de bateau – d’un livre de bord permettant d’établir le nombre et l’identité des passagers, il ne semble pas qu’il y ait des disparus. Deux enquêtes ont été décidées. L’une conduite par l’inspection des affaires maritimes, chargée d’établir s’il y a eu faute de navigation ou négligence. L’autre par la gendarmerie maritime, saisie par commission rogatoire par M. Pougel, premier juge d’instruction à Toulon, après l’ouverture d’une information contre X… pour homicides et blessures involontaires (PIERRE GEORGES, 1975 ; FT, 2020). Si la surcharge n’est pas à l’origine de l’accident, elle va en aggraver les conséquences.

1979 – 23 juillet : Mort de l’écrivain Joseph Kessel.

1995 – 23 juillet : Miguel Indurain est le premier coureur cycliste à remporter cinq tours de France consécutifs.

1998 – 23 juillet : L’ETAT PROCEDE A LA FUSION DES SOCIETES AEROSPATIALE ET MATRA.

2015 – 23 juillet : AU SOMMAIRE DU JOURNAL TELEVISE DE France 2 – Le JT de 20 Heures du jeudi 23 juillet 2015 est présenté par Marie Drucker sur France 2. Au sommaire :

1. Tour de France : Romain Bardet remporte la 18e étape. L’espoir du cyclisme français a devancé son compatriote Pierre Rolland. Une équipe de France 2 revient sur cette victoire.

2. Crise des éleveurs : les barrages levés mais la vigilance est de mise. A Lyon, les éleveurs jugent les mesures annoncées insuffisantes, notamment à Lyon. Les abatteurs estiment avoir joué le jeu sur l’augmentation des prix. France 2 s’est rendue dans un abattoir en Normandie pour connaître leur point de vue.

3. Crise des éleveurs : un phénomène européen – Si la France a des difficultés avec ses filières, nous ne sommes pas les seuls.

2022 – 23 juillet :

1. SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

70e livraison : retour sur Marius MICHEL (1835 – 1907). Voici le canevas du scenario du film que nous avons réalisé avec Guy FOURNIE et qui fut présenté à La Seyne (3 séances) et à Sanary (une séance).

5e partie.

1851 à 1870 : De façon plus anecdotique, Marius Michel a été administrateur des biens de Victor Hugo de 1851 à 1870, pendant son exil (Wikipedia).

1854 – 1er janvier : 1er janvier 1854, nommé commandant par intérim du paquebot-poste le Périclès ((François Pourcelet, 2001 ; erreur, c’est le jour de son échouage avec l’Eurotas). A 6 heuress du matin, l’événement qui devait bouleverser son existence, et faire sa fortune. Ce jour-là, l‘Eurotas, qu’il commandait, s’échoua en plein brouillard devant le lazaret d’Alexandrie. Le comman­dant Michel assura le sauvetage des passagers et de leurs bagages, de la poste et du personnel puis quitta le bord le dernier, comme il se doit, après avoir attendu l’arrivée des secours. La petite histoire raconte que pendant ces heures ter­ribles ses cheveux devinrent entièrement blancs. Cet accident de mer avait pour cause un manque total de signalisation. L’infortuné commandant qui en avait été la vic­time conçut, pour y remédier, un réseau de phares que, dans une vision prophétique, il étendit à l’ensemble des côtes de l’Empire ottoman et il mit cela par écrit (G. Ortoloan, 1984).

1854 – fin d’année : A la fin de cette même année 1854, alors qu’il rapatriait à bord de son navire, l’Amsterdam, le commandant et l’état-major du navire de guerre Henri IV, qui venait de s’échouer à Eupatoria, il embarqua à Constantinople pour le ramener en France, le géné­ral comte Olivier Lannes de Montebello, aide de camp de Napoléon III, chargé de mission en Crimée où la guerre franco-anglo-turco-piémontaise contre la Russie battait alors son plein. Pressé de rendre compte de sa mission à l’Empereur, le général avait demandé au commandant Michel de prendre les routes les plus courtes. Ainsi fut fait, malgré la tempête et l’absence de signalisation de ces parages naturellement dangereux. Elle fut si forte, cette tempête, que le commandant dut rester quatre nuits consécutives sur sa passerelle, dormant le jour afin de récupérer, et n’apparaissant pas à sa table ; le général s’en étonna et, après qu’il lui en eut donné l’explication, Michel s’entendit répondre qu’il serait bien utile qu’un homme compé­tent fît une étude complète sur la mise en place de phares et de balises sur ces mers si mal éclairées. Une telle remarque ne pouvait évidemment mieux tomber. Le commandant Michel montra son projet. Celui-ci fut présenté au capitaine de vaisseau Amable Constant Jehenne, commandant le Henri IV, et à son état-major. Leur avis fut unanimement favorable et, quelques jours après, le général en parlait à l’Empereur.

1855 : son père meurt à Marseille en 1855 (G. Ortolan, 1984).

1855 – juillet : Napoléon III et le sultan Abdul Medjid, poussés par l’intérêt commun de renforcer la sécurité des lignes maritimes de communications, aient coopéré pour en réaliser les conditions, et que, l’occasion s’en présen­tant fort opportunément, ils aient désigné, d’une manière aussi exceptionnelle, le commandant Michel pour accomplir cette tâche. Celui-ci se présenta à Constantinople fin 1855, avec son projet préalablement approuvé, à quelques détails près, par la commission des phares de Paris. La « route de guerre » condui­sant à Eupatoria devait être éclairée et balisée d’urgence, sur la base de quinze phares, ou feux, répartis entre Dardanelles et Bosphore. Tous n’avaient pas la même importance, mais il importait que tous fussent opérationnels au plus tôt, leur construction et leur fonctionnement étant assurés sous la direc­tion et avec le concours de personnels civils et militaires formés en France.

Un mémoire du directeur du service français des phares, des Ponts et Chaussées, rédigé en juillet 1855, au lendemain d’une réunion d’une commission présidée par l’amiral Hamelin, minis­tre de la Marine, avait retenu le chiffre et l’implantation prévus des quinze phares, mais en concluant que : « pour faire mar­cher cette entreprise convenablement et avec le degré d’activité que justifient les intensités de la navigation, il paraîtrait néces­saire d’affecter un bateau à vapeur au transport des hommes et du matériel, de charger un officier de marine et un ingénieur du soin de déterminer les emplacements des feux, de désigner  par avance les matelots qui seraient chargés de l’entretien des feux afin qu’ils puissent être formés dans les phares des abords de Toulon ; enfin, de mettre à la disposition de l’ingénieur quelques soldats du génie militaire pour fournir les maçons, les charpentiers, les ferronniers. » En somme l’administration fran­çaise des phares et balises prenait entièrement à son compte le projet du commandant Miche!, en oubliant tout simplement de mentionner son nom(Georges Ortolan, 1984).

1855 – 1er août : Marius Michel est nommé Directeur des phares de l’Empire Ottoman (Georges Ortolan, 1984) ; il a 36 ans. Il faut croire que Napoléon III se méfiait des pesanteurs administratives, et que, l’urgence l’y poussant, il préféra faire confiance au commandant Michel, qu’il savait être l’auteur de ce projet. Toujours est-il que le 1er août 1855, il lui avançait 12 millions sur sa cassette personnelle, après avoir demandé, comme on l’a vu, au sultan Abdul Medjid de le nommer direc­teur général des phares de l’Empire ottoman. Ainsi, la conséquence de l’entrevue du général avec l’empereur Napoléon III fut qu’au voyage suivant, à l’escale de Constantinople, le commandant Michel, recevait, par l’intermédiaire de l’ambassa­deur de France en Turquie, l’ordre de quitter sur le champ le Périclès, qu’il commandait, et que le 19 juillet 1855, sur propo­sition de Napoléon III, il était nommé par le sultan Abdul Medjid directeur général des phares de l’Empire ottoman (Georges Ortolan, 1984).

Entre sa nomination et la signature du traité de Paris (30 mars 1856), les quinze phares retenus par l’administration furent construits. La route qui conduisait du détroit des Dardanelles jusqu’à l’entrée du Bosphore était désormais sûre. Mais la plus grande partie de l’Empire restait encore plongée dans la nuit (Didier Farmache, 1987).

1855 – 28 décembre : remise du grand cordon de la Légion d’honneur au sultan Abdul-Medjid par S.Exc. Édouard Thouvenel, ambassadeur à Constantinople, au nom de Napoléon III ((François Pourcelet, 2001)).

1855-1860 : Marius Michel est fonctionnaire de l’Empire ottoman (François Pourcelet, 2001).

1856 -1864 : Economie – Industrie – La société Collas-Michel bâtit 111 phares à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la Mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale, daté entre 1856 et 1864. La guerre de Crimée cessant le 30 Mars 1856, l’urgence du projet ne se posait plus avec la même nécessité. Cependant le Sultan manifesta le désir de le reprendre. L’intelligence des affaires allait pousser le Directeur des phares et balises vers des entreprises audacieuses. Il lui apparut qu’une situation de fonctionnaire ne lui permettait pas de réaliser de grandes choses. Il décida de s’associer à un homme d’affaires spécialiste des problèmes maritimes, un armateur bordelais, du nom de Camille Collas, cousin par sa femme de Ferdinand de Lesseps. Une merveilleuse aventure allait commencer pour lui. La Société Collas-Michel se mit à l’ouvrage, fit des emprunts relativement importants et réalisa les premiers phares. Chaque navire qui entrait dans un port devait payer des taxes non négligeables. L’administration du Sultan n’encaissait rien, mais ne dépensait rien non plus. En quelques mois, les associés touchèrent d’importantes sommes qui permirent le remboursement des emprunts. La rentrée des capitaux s’accélérait avec la poursuite des travaux. Le nombre des phares construits passe de 15 à 27. Ces résultats grandement appréciés, le Sultan envisagea bientôt d’étendre le système de protection des côtes à tout son empire. Entre 1855 et 1864, 111 feux seront vendus à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la Mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale. Et lorsque les travaux du Canal de Suez entrèrent dans leur phase finale, et que le Pacha d’Egypte en accorda la concession à Ferdinand de Lesseps, la Société Michel et Collas dut fournir tous les feux nécessaires à la sécurité maritime des côtes d’Egypte et du canal (G. Ortolan, 1984).

1856 – 30 mars : La route de guerre ne justifia pas longtemps son urgence et son nom, puisque la paix (traité de Paris) était conclue le 30 mars 1856; mais le plan initial fut repris et complété par le sultan qui entre temps avait nommé (cf. 1er septembre 1860) le commandant Michel administrateur général des Phares et Balises de l’Empire otto­man et transformé sa direction initiale en une concession. L’Etat français disparaissait d’une entreprise dont le seul maître d’ouvrage devenait le sultan, et dans laquelle le commandant Michel était à la fois le délégué du maître d’ouvrage et le maître d’œuvre, ce qui, évidemment, était fort confortable. Le nombre des feux passait en même temps de quinze à vingt-sept allant du cap Sigri au cap Kili en mer Noire. Leur mise en service s’échelonna entre 1860 et 1863 (Georges Ortolan, 1984).  

1857 : naissance de sa fille Amélie (G. Ortolan, 1984).

(à suivre).

2. MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).

70e livraison : RUE DES CONVALESCENTS

Cette rue va de la rue Nationale au boulevard d’Athènes. Elle a été particulièrement éprouvée par le bombardement aérien du 27 mai 1944.

N° 17. Belle façade du XXVIIIe siècle. Porte en bois sculpté. fenêtres en plein cintre avec têtes de femmes.

Cette rue tire son nom d’un hôpital des «pauvres passants et malades convalescents » qui eut environ un siècle d’existence et fut transféré à l’Hôtel-Dieu en 1766. Dans ses bâtiments s’installèrent les religieuses de Sion qui avaient abandonné leur monastère, situé près de l’église Saint-Martin.

Dans l’ancien hôpital de la rue des Convalescents fut rétabli, en 1798, l’hôtel des Monnaies de Marseille qui se trouvait, jusqu’en 1794, à la rue Tapis Vert. Dans l’Antiquité, Marseille eut un atelier monétaire. C’est le premier atelier dans lequel on ait battu monnaie sur le sol de France (approximativement, quatre cent cinquante ans avant Jésus-Christ)..

(à suivre)

LE MOT DU JOUR :

Dites une chose stupide, mais dites-la assez souvent et elle finira par passer pour sage (Elizabeth Browning, « Arora Leigh »).

UNE BLAGUE (cruelle et courte) POUR LA ROUTE :

« Ou cet homme est mort ou ma montre est arrêtée » (Groucho Marx)

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Je vous souhaite un bon DIMANCHE à tous et vous donne rendez-vous demain, même heure ! Aujourd’hui : départ immédiat avec les Pointus de Sanary !

Ciao !

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