CELA S’EST PASSÉ UN 10 JUILLET.

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1298 – 10 juillet : charte aux archives municipales de Marseille.

(Marseille – Cimetière de Mazargues (coll. H. Ribot)

Planicies de Feians. Feians, ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone. C’était là que se trouvait la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention : le 5 juillet 1218 : Villula de Feiam, (charte aux archives de la Major).

1480 – 10 juillet : Mort du roi René. Avènement de Charles III (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).

Le roi René mourut le 10 juillet 1480. Il avait partagé de son vivant sa succession dans les conditions suivantes : à son petit-fils, René de Vaudemont, il attribua les duchés de Lorraine et du Bar ; à son neveu Charles du Maine, les comtés d’Anjou et de Provence, et ses prétentions sur Naples ; ces prétentions seront à l’origines de toute une série de guerres menées en Italie qui ne trouveront leur conclusion qu’en 1559. Sa fille Yolande eut en partage sur la terre de Provence les seigneuries de Lambesc, d’Orgon, d’Aygalières, qui passèrent ensuite dans la maison de Guise, branche cadette de celle de Lorraine (J. de Martinenq, La succession de Provence à la fin du XVe s, Toulon, 1921).

Par testament du 24 juillet 1474, René a légué la Provence à son neveu Charles, comte du Maine. Son petit-fils, René II, héritant du duché du Bar. Après la mort du roi, Charles III réunit les Etats de Provence à Aix ; ceux-ci lui demandent la suppression des impôts excessifs et les offices inutiles créés par le comte défunt sans leur assentiment (Agulhon M., Coulet N., 1987).

1688 – 10 juillet : ARRET DE SEPARATION D’OLLIOULES ET DE SANARY

– Le 10 juillet, le Roi prononça un arrêt de séparation d’Ollioules et de Sanary qui fut exécuté le 25 août. Le refus d’Ollioules de ne pas s’occuper des choses de la mer entre en grande partie dans cette décision royale  (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982. Texte repris dans Rotger B., 1990, p. 13).

1713 – 10 juillet : COMPAGNIE DE MILICE DE SANARY – Depuis.la la guerre de 1707, la défense du territoire était le souci constant des autorités militaires. Composition de la compagnie de Milice de Sanary inspectée par le Capitaine Général Garde Coste et Capitaine de galère du Roy, le 10 juillet 1713. Nota : En 1714, SALOMER,  maître armurier, du lieu d’OLLIOULES, « accommoda et rhabilla les vingt-cinq mousquets » la compagnie de Milice de Sanary (Rotger B., 1984).

1720 – 10 juillet : à Marseille, on mure durant la nuit les maisons contaminées par la peste (André Maurice, 1983).

Rigaud : L’hôtel de ville et le port lors de la peste de 1720.

1801 – 10 juillet (21 messidor an 9) : UN SANARYEN EST LAVE DE TOUT SOUPçON D’ASSASSINAT – Un assassinat avait été commis contre le nommé GAS; plusieurs per­sonnes furent arrêtées: PICHAUD, Jean François JOURDAN, tailleur d’habits, JUST et GASQUET. Jugé à DRAGUIGNAN le 21 messidor an 9, JOURDAN déclara qu’il connaissait bien les autres inculpés mais qu’il n’avait pas participé à un crime aussi noir que celui qui avait eu lieu envers le citoyen GAS; il donna des preuves de son innocence, il regrettait d’avoir connu des hommes de cette espèce qu’il avait fréquenté au café. Reconnu innocent, il fut libéré et rentra à SAINT NAZAIRE (Rotger B., 1984, p. 334).

1867 – 10 juillet : CARNET D’HENRI FLOTTE : Vent du large et beau temps. Le vieux roi de Bavière Louis 1er est arrivé à Paris pour visiter l’Exposition. Il est venu incognito ! Ce qui n’empêche pas qu’on le connaît beaucoup à Paris. C’est un vieillard octogénaire qui est bien vert et qui fait tous les jours ces excursions à pied pour visiter Paris et l’exposition, et cela dès la première heure du jour, c’est un marcheur infatigable. Son fils Louis II, actuellement roi de Bavière, doit arriver bientôt.

1882 – 10 juillet : PLUS DE FILETS a la MER AU LEVER DU SOLEIL – Il est rappelé à la Prud’homie de pêche de Sanary que les règlements fixent « qu’au soleil levé, il n’y ait plus de filets à la mer »  (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79).

1889 – 10 juillet : ORGANISATION DE COURS D’APPRENTIS MECANICIENS A BREST – Un arrêté ministériel du 1er octobre 1886 organisa à BREST un cours d’apprentis mécaniciens ; y étaient admis pour une période de 2 ans, des apprentis ayant reçu une instruction spéciale à l’école des mousses et des jeunes gens recrutés sur concours.. Un arrêté du 10 juillet 1889 compléta cette organisation en créant un cours de quartiers-maîtres pour les mousses qui n’avaient pas été admis au cours d’apprentis (HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET  ÉNERGIE DE LA MARINE).

1890 – 10 juillet : Y AURA-T-IL UNE VOIE DE CHEMIN DE FER ENTRE LA GARE DE LA SEYNE ET LA VILLE ? – Ce ne fut qu’à la séance du 10 juillet 1890 que pour la première fois, au Conseil municipal de La Seyne, on parla d’un chemin de fer reliant la gare de La Seyne à la ville. Mais le projet n’aboutit pas (Marius Autran, tome 1, 1987).

1909 – du 10 au 16 juillet : REPLIQUES SISMIQUES VIOLENTES EN PROVENCE – Rappelez-vous, un séisme de magnitude 6,2 a détruit les villes de Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trevaresse en Provence (Vaucluse). Dans les semaines suivantes, des répliques, parfois violentes, surviennent, jetant l’effroi parmi la population : le 10 juillet, à Meyrargues, les 12, 13, 14 et 16 juillet à Puyricard, Arles, Lambesc, Marseille et Toulon. C’est, à ce jour, le séisme le plus fort enregistré en France métropolitaine.

1944 – 10 juillet : Grèves et manifestations pour le ravitaillement organisées par le PCF, le FN et la CGT et appuyées par des actions FTP à La Seyne, Toulon, Draguignan, Barjols, etc. (var39-45 / guerre / chrono). A Ollioules, la fabrique de pâtes est envahie par cent ménagères qui se saisissent de la marchandise. Mairies occupées à La Garde, Brignoles, Draguignan, La Valette, La Seyne, Saint-Tropez, Hyères, Saint-Raphaël, Vidauban… Magasins d’alimentation forcés à Bandol par des mères de famille dont les enfants ont faim (Charles Galfré, 2003).

1955 – 10 juillet : La presqu’île de Saint-Mandrier appartient à la zone de dépression permienne qui se développe de Sanary à Saint-Raphaël sur plus de 100 kilomètres. L’épaisseur du Permien est considérable ; au Luc, un sondage de 1.000 mètres n’a pas atteint sa base et à la gare de La Seyne, des recherches de charbon l’ont traversée sur 300 mètres de profondeur  (Bull. de la Soc. Sciences Nat. et Archéolo Toulon et Var n° 88 – Octobre 1955).

Je vous souhaite un excellent lundi.

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