EPHEMERIDES 20 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 20 JUIN 2023 – 12e ANNÉE (n° 3828).

Illustration : 19 mai 2023 – sur les rives du Douro (Portiugal).

 FÊTES : Aujourd’hui, 20 juin, nous fêtons les 1200 personnes prénommées Silvère.
Saint Silvère ou Sylvère de Vienne (en provençal : sant Silveri), pape de 236 à 537 – peu de temps, donc – était le fils légitime du pape Hormisdas. Il aurait été nommé pape grâce à Théodat, roi des Ostrogoths, ce qui lui attira des ennuis au cours de son pontificat au point qu’il fut déposé par Bélisaire pour collusion avec les Goths de religion arienne. Il fut dégradé et finit sa vie comme simple moine.

LOCUTIONS ET TRADITIONS Provençales : Dans le Var, en 1844, c’est à la date du 20 juin que l’on cueillait les abricots hâtifs et les avant-pêches (Statistiques du Var, 1844 ).

Le calendrier républicain dédia ce second jour de messidor AN II à l’avoine.

DICTON : « Pluie d’orage pour la saint Silvère, c’est beaucoup de vin dans le verre » ! Au train où ça va, c’est de l’eau que nous boirons, s’il y en a encore !

LE MOT DU JOUR est de Mark Twain : « je choisirai le Paradis pour le climat, et l’Enfer pour la compagnie ».

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

47e livraison : Le règne de Louis XIV (1643-1715) et son impact sur l’ouest toulonnais.

(Bandol – La motte portant l’ancien fort (coll H. Ribot)

Au seuil du XVIIIe siècle, l’apparition de nouvelles communautés à l’ouest de Toulon, ne peut se comprendre que si nous les considérons comme la résultante d’un projet plus vaste dépassant largement le seul espace ouest varois.

Qu’on en juge :

1653 : La Seyne se sépare de Six-Fours.

1675 : La Ciotat se sépare définitivement de Ceyreste.

1688 : Sanary se sépare d’Ollioules.

1715 : Bandol se sépare de La Cadière.

Tous ces ports furent détachés de leur communauté d’origine dans un espace de temps correspondant très exactement au règne du plus grand roi que la France ait connu : Louis XIV (1643-1715) dont la volonté d’affirmer un pouvoir royal absolu se doublait d’une politique de prestige et de conquête. Formé par Mazarin, le roi s’appuyait sur des hommes issus de la bourgeoisie tels que Colbert qui poursuivirent l’œuvre débutée sous Louis XIII par Richelieu mort en 1642.

Ayant mis la main sur Marseille et désireux de ne pas confondre en un même port le pouvoir militaire et le pouvoir commercial, le roi  imposa que l’on poursuivît les idées d’Henri IV reprises par Mazarin puis Richelieu de créer un arsenal maritime à Toulon plutôt qu’à Marseille dont il se défiait.

Richelieu avait créé une marine permanente construisant ses propres navires. Aussi en 1638, la première défense de l’arsenal et de la ville était-elle achevée avec La Seyne où des chantiers doublèrent ceux de Toulon. Après le détournement du Las et de l’Eygoutier, Colbert mort en 1682 chargea Vauban de concevoir un projet définitif pour Toulon. Tous les travaux se firent avec l’apport des villes environnantes auxquelles on ordonna d’envoyer des équipes levées parmi la population masculine au titre de corvées.

Ce fut dans ce contexte que s’imposa la nécessité d’établir des ports secondaires susceptibles d’abriter les bâtiments de guerre dans leur navigation entre Marseille et Toulon d’où les aménagements de La Ciotat, Sanary et Bandol une fois détachés de leur communauté d’origine.

(à suivre)

MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).

-247e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS PONT DE VIVAUX 3 kil. 700, banlieue sud-est).

Un pont fut construit sur l’Huveaune au XIVe siècle. Une délibération du 4 avril 1329 autorisa un Marseillais à le construire en un endroit appelé « Pas des Vivauds ». Jusqu’alors la rivière se franchissait à gué. Ce quartier était appelé antérieurement du nom d’un de ses propriétaires qui y possédait une vigne : Sorbier. Un acte de 1507 porte Vinea nominata So C’est en 1303 qu’apparut, dans un acte notarié, le nom d’autres propriétaires, les Vivaud (Plana Vivaudorum). La famille Vivaud a tenu un rôle important dans l’histoire de Marseille. Guillaume Vivaud figure comme consul dans l’acte le plus ancien où il soit fait mention du consulat marseillais, en 1178. Un autre Guillaume Vivaud fut, en l’an 1400, le délégué de la Ville au mariage du comte Louis II de Provence avec Yolande d’Aragon.

EPHEMERIDES  :

Chartreuse de Montrieux vue générale (Combier 64 22 A, coll. H. Ribot)

1193 – 20 juin : Acte n° 131, cartulaire de Montrieux Montrieux, in claustro monachorum – Les deux frères Raymond et Guillaume Bartélemy échangent avec Guillaume de Signes une terre à la Sauvette contre le côteau de Raymond Carbonel de Peyruc. Guillaume de Signes donne sa terre aux chartreux de Montrieux et les deux frères approuvent cette donation. (Boyer, 1980, p. 522 ; Original parchemin, A.V., 1 H 2806 ; copie Capus, p. 269 ; IND. A.V., 1 H 2969, fol. 1 ; A.V., 1 H 28018, fol. 1 v° ; Teissier, fol. 40 ; Dubois, p. 33)

Sciant omnes qui scire voluerint quod Raimundus Bartholomeus et Willelmus Bartholomeus, fratres, facerunt concambium Willelmo de Signa, dantes ei terram de Silveta, que ab occidente contigua est terre Petri Guithberti, et accipientes ab eo costam Raimundi Carbonelli de Podio Ruch. Ipse vero terram quam accepit ab eis, donavit heremitis Montis Rivi… Raimunudus Bartholomeus et Willelmus Bartholomeus, confirmaverunt in manu domini Willelmi, prioris Montis Rivi… Ipsi presentibus, videlicet : Honorato, Petro de Ponte, qui hanc carta scripsit ; Giraldo, Rollando, Bartholomeo, Willelmo, procuratore ; Willelmo Aldegariii, Rainaldo, Willelmo Giraldi, Petro Villelmi, novicio ; conversis vero : Pontio Miracla, Petro Michaelis, Ugone, Pontio Dodo, Willelmo Maurelli, Martino Verdaca, Andrea Symeonis, Andrea Bavini, novicio ; laicis vero de seculo : Bernardo Viadier, Ugone de Vallebella, Pontio Besaudu, Gaufredo Constantii, Bertrando Symeonis, Pontio, fratre ejus ; Petro Fillol, Olivario de Melna, Pontio Bertra, Bernardo de Balaio, Petro de Garda…, dominante in Provincia Ildefonso, rege Aragonensi.

1199 – 20 juin : Acte n° 183, cartulaire de Montrieux (Boyer R., 1980, 1980, p. 578 ; original parchemin, A.V., 1H911 ; vidimus du 28 mai 1260, A.V., 1H9110 ; copie Capus p. 274 ;  copies XVIIe siècle : A.V., 1H915, 16 et 16bis, folio I, 1er texte ; copie XVIIIe siècle, A.V., 1H1051 ;  IND. A.V., 1H3, fol. 241 v° ; Teissier, fol. 49 ; Dubois, p. 36).

– Hyères, in castro Arearum, in thalamo Peironeti de Colobreira –  Guillaume Helena vend aux chartreux de Montrieux la « facherie » des salines qu’il possède au lieu-dit Trebacs, pour le prix de 300 sous].

Guillelmi Helena.

Anno incarnationis Domini nostri Jhesu Christi m° c° viiii°, xii° kalendas julii, … secundo anno imperii Filippi, augusti, felicissimi principis nostri (Philippe de Souabe, adversaire d’Otton IV de Brunswick). Ego, Willelmus Helena, … vendidisse tibi, priori Bermundo de Monte Rivo, … fachariam quandam salinarum quam habeo als Trebacs, et hoc precio cccorum solidorum re. cor…. dono et concedo, et in possessionem earum iri jubeo… Hec acta sunt in castro Arearum, in thalamo Peironeti de Colobreira.

1224 – 20 juin :

1. Cabris – Alpes-Maritimes ; arrondissement et canton de Grasse – Fait à Manosque – Exemption de tout impôt comtal accordé par Raimond Bérenger V, comte de Provence, à Bertrand de Grasse de Cabris. Parmi les témoins : Isnard d’Entrevennes et Geofroi Reforciat -acte n° 435 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 10. fol. 37. — C. Ibidem, B 16, fol. 240). Note : Isnard d’Entrevennes est probablement le fils de Burgondion de Trets, plutôt que son contemporain homonyme, fils de Ramond Geofroi de Trets.

2. Sault – commune du Vaucluse, chef-lieu de canton, arrondissement de Carpentras. Fait à ManosqueConcession par Raimond Bérenger V, comte et marquis de Provence, à Raimond et Isnard d’Agoult, seigneurs de, des droits de suzeraineté, de la haute et basse justice. Parmi les témoins : Geofroi Reforciat [de Trets]. (acte n° 434 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 6, fol. 83 v°)

1261 – 20 juin : Acte 322 du cartulaire de Montrieux (Boyer 1980, p. 647 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux) Aicard Esimol de Mazaugues vend aux chartreux de Montrieux son droit de pacage à Mazaugues, avec le droit de couper du bois, pour le prix de 9 livres tournois].

1490 – 20 juin : L’évêque Allardeau sortant à peine d’une grave maladie, traversa à la hâte sons fief d’Aubagne pour venir à Signes rétablir sa santé et y demeurer jusqu’à la fin octobre. La commune avait eu la délicatesse, quelque temps auparavant, de contribuer avec empressement et pour une large part, à la réparation de son château (Arch. Com. BB)

(cl. H. RIbot)

1526 – 20 juin : Avec le début des guerres d’Italie au XVIe siècle, la garde des farots prend une dimension toute nouvelle. A la date du 20 juin 1526, les syndics de Six-Fours écrivent :
Messieurs los sendegues de Olieulas nostres cars et bons amys après fraternalas recommanda¬tions nous vous advissan per la présenta cornent nostre gardian nous es vengut notificar cornent a vist et descubert sieys fustas de Moros quasi gualeras lasquallas eran aquest matin. So es, très en la qualla de Seciech lasquallas avian près quatre homes en terra, lasquallas an fach levar de aqui et las autras très eran aquest matin sus lo cap de la Crida et Bandort lasquallas toutas s’en van devers la Cieutat. Per so nous vous pregam sias advisas et si vous plazera advertires au lonc de la costiera a la bona costuma et en bona diligentia car vous prometem que vesem amont a la Cieutat et Cassis et la boca de Marselha tout plen de barquetas et pagares lo présent se vous playra hossi a la costumada. Ren autra. Dieu sia ambe vous autres. Scricha en Sieys Fors lo XXeme de jung 1526. De part lous touts ben vostres frayres et bons amys. Lous sendegues de Sieys Fors. (CC 535 L. 273).
Traduction
Messieurs les syndics d’Ollîoulles, nos chers et bons amis, après fraternelles recommandations, nous vous avertissons par cette lettre comment notre garde est venue nous annoncer comment elle a vu et découvert six fustes de Maures -presque des galères- qui étaient là ce matin (note : ces fustes, petites galères, sont ici presque aussi grosses que celles-ci). A savoir, trois dans la cale de Sicié, qui avaient pris quatre hommes en terre. Elles sont parties de là. Les trois autres étaient ce matin sur le cap de la Cride et Bendor (la pointe de la Cride et l’île de Bendor dans la baie de Sanary-Bandol). Elles vont vers la Ciotat. Pour cela, nous vous prions d’être avertis et il vous plaira d’avertir tout au long de la côte comme de bonne habitude et en vitesse, car nous vous assurons que nous voyons plus haut, vers la Ciotat, Cassis et la passe de Marseille, une quantité de barquettes (Note : La boca de Marselha est la passe entre l’île Verte et le Bec de l’Aigle, les barquettes sont celles de la pêche. Ce genre de spectacle est encore visible actuellement). Vous paierez le porteur comme d’accoutumée. Rien d’autre. Dieu soit avec vous. Ecrite à Six Fours, le 20 juin 1526.

1568 – 20 juin : Première élection connue de consuls et officiers municipaux à Ollioules : La période des transactions semble passée et Ollioules, quelquefois Ollioles, remplace Oliolis dans les textes. La communauté devait déjà procéder à l’élection des consuls et officiers municipaux, ainsi qu’il résulte de la délibération de 1568. Ce n’est que de cette date que nous trouvons trace des élections consulaires et de la réunion des officiers municipaux dans la maison commune dite Ostel du Saint-Esprit. Les registres des délibérations antérieures n’étant pas dans les archives, nous nous trouvons dans l’obligation de prendre comme point de départ de la nouvelle vie administrative et économique de la communauté la date de 1568. Ces délibérations sont consignées dans des registres fort bien tenus (Castellan E., 1937).

1608 – 20 juin : LIEUX-DITS D’ALLAUCH –

(paysans d’Allauch, DR)

1. Cauvelle (acte notarié à Allauch). Cauvelle – quartier rural, commune d’Allauch, quartier de Peire-Peissot. Première mention : Calvella, 17 juillet 1305 (acte notarié).

2. Gaspiate (acte notarié à Allauch) – quartier rural, commune d’Allauch (1872).

3. Colla dan Porcairessa, 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major). Pourcaresse – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, à Gavaou (1872). Première mention :  Pourcaresse, 20 juin 1608 (acte notarié à Allauch).

1611 – 20 juin : Saint-Vincent-de-Paul – église située dans le quartier du Chapitre, en haut de la Canebière ; les Marseillais la surnomment Église des Réformés. Elle doit son nom courant à l’emplacement d’une ancienne chapelle des Augustins Réformés dédiée à Saint-Nicolas de Tolentino dont la première pierre avait été posée par le duc de Guise le 20 juin 1611.

1642 – 20 juin : LA HALLE DE LA SEYNE : LE TEMPS QUELLE A ETE FAITE : Où est présentement la halle, il y avait quelques magasins. Et la communauté ayant fait dessein de faire ladite halle, le 28 avril 1642, Sieur Charles Vicard et Louis Tortel, consuls, par acte reçu par Maître Denans, notaire, suivant le pouvoir, à eux donné par délibération de leur conseil, ont acquis de Pierre Cauvet, une boutique à la place du Marché, dans l’enclos dudit lieu. Confrontant : de midi, la citerne, de levant, la rue, de tramontane, boutique d’Honoré Martinenq, pour prix de (en blanc). Laquelle boutique et celle des hoirs d’Honoré Martinenq, qui fut aussi acquise par la communauté, ayant été abattues. Par autre acte du 20 juin, même année, lesdits Sieurs consuls donnèrent à prix fait à Honoré Beaussier, maçon, de faire tous les piliers qu’il convenait faire pour la halle. Qui pour lors, fut faite de pierre de la Couronne, à raison de deux livres pour chaque pan d’hauteur de deux pans et demi de large, en carré (Jean Denans, 1713).

1663 – 20 juin : Devant le mauvais vouloir de la communauté d’Ollioules à leur égard et ulcérés par le rejet de leur demande d’amélioration, les syndics élus se tournèrent à nouveau vers le seigneur François de Vintimille pour obtenir son consentement à une séparation. Celui-ci accepta aussitôt et le 20 juin 1663, une convention fut passée entre le seigneur et l’un des syndics, Bernabé Infernet. Voici le texte de cette convention : « L’an mil six cent soixante-trois et le vingtième jour du mois de juin avant midy comme soit que les habitants possédant biens au bourg Saint-Nazaire ayant fait le dessein de se séparer du lieu d’Ollioules et faire un corps de communauté à part ils auraient requis et supplié messire François de Vintimille des comtes de Marseille et Baron de Tourves, seigneur baron du dit Saint-Nazaire et du dit Ollioules à leur donner son consentement, à quoi le seigneur baron du dit Saint-Nazaire aurait incliné et accordé et à cet effet constitué en leurs personnes par devant nous notaire royal à Aix soussigné et témoin, le dit Seigneur baron d’une part et Bernabé Infernet, bourgeois, et l’un des syndics du lieu de Saint-Nazaire fondé de légitime pouvoir d’autre, lesquels de leur gré de cette stipulation intervenant ont convenu et accordé que le dit seigneur baron donnera comme présentement donne par ces présentes son consentement et bon vouloir du dit lieu d’Ollioules et composer un corps de communauté et village distinct qui portera le nom de Saint-Nazaire Beau Port avec pacte qu’un tel consentement ne portera aucun préjudice à la juridiction haute moyenne et basse mère mixte impère directe universelle régalles et autres droits seigneuriaux féodaux et direct et tout autre de quelle nature et qualité qu’ils puissent être suivant les actes d’habitations, capitoux et baux passés au dit Saint-Nazaire appartenant au seigneur baron; consentent que les Consuls qui seront annuellement au dit Saint-Nazaire puissent porter Chaperon de velours rouge cramoisy et noir avec un vallet de ville avec la livrée verte et dépassements rouges; comme de tout plus amplement [?] au dit contrat pour l’observation duquel les parties ont obligés tous leurs biens présents et à venir. Fait et publié dans la maison de Monsieur le Président de Coriolis en présence de messire Mathieu Bec pro­cureur en la cour du Parlement et messire Louis Imbert avocat en la cour juge du dit Olioules témoins requis et soussignés avec les dites parties à l’original et nous Jacques Lantelme notaire royal à Aix soussigné ». [Cet accord acquis, il fallait obtenir l’accord royal. C’était une autre affaire et il faudra vingt-cinq ans pour y arriver. Le plus urgent était la fontaine. Saint-Nazaire, aux dires de plusieurs usagers du port ou du bourg qui tous] « … certifièrent que dans le bourg de Saint­-Nazaire-les-Ollioules, il n’y a aucune fontaine mais seulement quelques puits (dont un puits public qui a aujourd’hui disparu, mais qui est aisément situable selon A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982, p. 164 « Un lavoir se trouvait à la sortie de la rue de la Prud’homie, en face de la tour, près du rivage. Il avait pris la suite du vieux puits public qui se trouvait là. A sa place fut construit le transformateur électrique qui fut détruit lors d’un violent orage et fit place à son tour à un petit espace vert orné des armoiries de Sanary. »), l’eau d’iceux n’est point bonne ni propre à boire attendu qu’elle communique avec l’eau de la mer et sont extrêmement saumatrées à cause que lorsque les patrons qui abordent au port avec leurs barques sont obligés de les tirer prompte­ment. Ils ont vu que les habitants de Saint-Nazaire mandent prendre l’eau dans des barils à une fontaine du quartier de Mortier distant du bourg d’environ quinze ou seize cents pas ».

1713 – 20 juin – Le Roi supprime les droits sur les huiles pour les Provençaux (Castellan, 1937, p. 120. Ce qui semble découler des décisions de certaines communautés d’abandonner la culture de l’olive au profit de celle de la vigne (cf. décision du conseil de Sanary du 3 avril 1712).

(1720 L’hôtel de ville et le port durant la peste, par Rigaud (coll. H. Ribot)

1720 – 20 juin : A Marseille, le 20 juin, une femme meurt de la peste bubonique, rue Belle Table. L’épidémie commence ! Le 13 juin, le gardien du Grand St-Antoine mourait ; le 20 juin, une femme meurt avec bubons, rue Belle Table. Le 25 juin, mort d’un mousse du Grand St-Antoine et de plusieurs hommes qui ont transporté les ballots d’étoffe au Lazaret. Désinfection du bateau. 28 et 29 juin, un tailleur et sa femme meurent, place du Palais. 1er juillet, 2 femmes meurent, rue de l’Echelle ; le 4 juillet, 1 mort, rue Galant ; 9 juillet, un enfant meurt, place de Lenche : le docteur Peysonnel affirme aux échevins qu’il y a la peste (André Maurice, 1983).

1727 – 20 juin : Requête présentée par Ollioules aux procureurs du pays pour obtenir un secours pour les pertes causées par la grêle. Ce fut une dévastation et une nouvelle désolation après celle qu’avait laissée la terrible épidémie que venait de subir la population. « A messieurs les Procureurs du pays – le 20 juin 1727 – … le dimanche 15 juin est tombé une si grande quantité de grêle d’une grosseur si terrible que presque tout le terroir a été endommagé, les arbres et les vignes dépouillés de leurs feuilles et de leurs fruits, les plantes maraîchères, les câpriers et les espis de blé coupés, en sorte que la récolte du blé et celle du vin sont presque entièrement perdues, on craint même pour la récolte d’après, car la grêle était d’une telle grosseur qu’elle a coupé une bonne partie des bourgeons des arbres, ce qui nuira aux récoltes des années prochaines, et par là, nos habitants, hors d’état de subsister, ne pouvant du tout subvenir à l’acquittement des charges de la province et d’autant plus que les oliviers qui font le produit le plus considérable de ce terroir manquent absolument cette année, et qu’on en fera aucune récolte… nous vous supplions, Messieurs, s’envoyer… une personne … pour connaistre du dommage et dresser un estat de la triste situation de notre campagne. Signé : Décugis et Pichaud » (Castellan, 1937, p.159).

1731 – 20 juin :

1. LEGS TESTAMENTAIRE A LA SEYNE – Fol. 189 v° – Testateur : Joseph Reigoard, à feu Barthélémy, matelot, de La Seyne, au moment de faire voyage. Sépulture : Sépulture au cimetière paroissial de La Seyne. Legs et légataires : – au(x) « posthume du ventre de ladite Danielle, en cas qu’elle soit enceinte d’un ou plusieurs enfants males ou filles… «- La mère demeure usufruitière des biens légués jusqu’à sa mort et, dans le cas où il n’y aurait pas d’enfant, reste la seule légataire (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

2. LEGS TESTAMENTAIRE A LA SEYNE -. Fol. 191 v° – Testateur : Claire Daniel, femme de Joseph Reigoard, matelot, de La Seyne. Sépulture : Sépulture au cimetière paroissial de La Seyne. Legs et légataires : – Dévotions à discrétion de l’héritier. – Légataire : les enfants éventuels, ou son mari (id.).

1707 Carte de la rade de Toulon (coll. H. Ribot)

1757 – 20 juin : Règlement pour la propreté des rues de Toulon – La réputation de Toulon a longtemps été peu flatteuse. On a tout dit sur la saleté de la ville, et la propreté des rues a été un souci constant des élus. Témoin ce règlement qui prévoyait de nettoyer les rues une fois par semaine de mai à août sous peine d’amende. Si l’on ajoute à cela des maisons sombres donnant sur des rues obscures on peut s’étonner que les épidémies n’aient pas été plus fréquentes. . En effet, il est aujourd’hui difficile d’imaginer la saleté d’une ville où la plupart des maisons n’avaient pas de lieux d’aisance ce qui transformait impasses et culs de sacs en réceptacles immondes. En revanche, beaucoup de demeures possédaient une « sueille » devant leur porte, sorte de trou à ordures où l’on fait mûrir le fumier. Si l’on connait l’escoubier, ce n’est que plus tard qu’il y aura un tombereau à ordures. Vers la fin du siècle, « les consuls reconnaissent qu’il y a beaucoup d’immondices dans les rues, attendu qu’ils n’ont qu’un chariot pour les enlever, mais ils ajoutent que les choses sont à cet égard comme elles ont toujours été, et que l’air n’en est pas affecté » (sic.) ( Toulon dévoile sa mémoire, 1992, p. 57).

1783 – 20 juin :

Carte de 1639 avec l’isthme des Sablettes en place (coll. H. Ribot)

1. Interdiction est faite à la population d’enlever du sable sur l’isthme des Sablettes pour empêcher que la mer du large communique avec la rade. Instructions reçues par le greffe de l’Amirauté de Toulon que nous reproduisons ci-après de manière plus lisible : « Vu la lettre écrite par Monseigneur le Maréchal de Castries à MM. les Commandants et entendants de la marine de ce port datée de Versailles le 20 juin 1783 qui ordonne certains ouvrages sur la langue de sables appelée les Sablettes pour empêcher que la mer du large communique dans la rade, et oui le procureur du Roi. Nous, Lieutenant général au siège de l’Amirauté, avons fait et faisons très expresses inhibitions et défenses à tous entrepreneurs, maçons, patrons d’allèges, bateaux et autres qu’il appartiendra de faire aucun prélèvement de sable dans la langue de sable appelée les Sablettes et de faire en cette partie aucune excavation ni entreprises préjudiciables aux ouvrages faits ou à faire pour empêcher que la mer du large communique dans la rade et y dépose des sables à peine de saisie des chevaux ; mulets, voitures, bateaux et engins et de cinquante livres d’amende, applicable moitié au dénonciateur, et moitié en vers S.A.S. Monseigneur et d’en être informé et sera notre présente ordonnance, imprimée, lue, publiée et affichée partout au besoin sera à ce qu’on en prétende ignorance. Fait à Toulon dans le palais du Roi et Chambre du Conseil le Premier juillet Mil sept cent quatre-vingt-trois. Signé AMIOT, Lieutenant-général, à l’original. Collationné par nous greffier de l’Amirauté. Signé : Pierre » (Marius Autran, Images de la vie seynoise d’antan – tome 6 (1997).

2. Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez (1729-1788), le 20 juin 1783, battit l’escadre anglaise au large de Gondelour, dégagea cette place et facilita l’action des princes hindous contre les Anglais.

1789 – 20 juin : Les députés du Tiers État prêtent le serment du Jeu de paume le 20 juin 1789 (Georges Duby, Histoire de la France, 1987 ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

Pendant près de deux mois, du 5 mai au 20 juin, les délibérations des députés aux Etats Généraux furent troublés par un conflit entre le tiers état et le roi, soutenu par la majorité des députés de la noblesse et par la plupart des membres du haut clergé. Le roi et les privilégiés auraient voulu que les états délibérassent comme en 1614, c’est-à-dire « par ordre ». Les privilégiés auraient eu immanquablement la majorité et les états auraient été incapables d’opérer aucune réforme sérieuse. Les députés du Tiers demandaient que l’on votât « par tête », ce qui les assurait de la majorité, car ils étaient aussi nombreux que les privilégiés et certains d’être soutenus par les députés membres du bas clergé et de la noblesse libérale..
L’Assemblée ne put vraiment se mettre au travail qu’après avoir eu raison de la résistance royale, au cours de la séance du 20 juin et après que, sur l’ordre du roi lui-même, la plupart des députés de la noblesse et du clergé aient rejoint, à la fin de juin, les députés du Tiers (Jacques Godechot, Les Institutions de la France).

A leur arrivée, les députés de l’Assemblée trouvent donc porte close. Ils se rendent alors dans la salle, toute Droche, du Jeu de paume, une vaste pièce nue et sans le moindre siège. C’est là que Bailly lit le texte du fameux serment, rédigé par Target : «L’Assemblée nationale, considérant qu’appelée à fixer la Constitution du royaume, opérer la régénération de l’ordre public et maintenir les vrais principes de la monarchie, rien ne peut empêcher qu’elle continue ses délibérations dans quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin, partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale ; arrête que tous les membres de cette Assemblée prêteront à l’instant serment solennel de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affer­mie sur des fondements solides ; et que ledit serment étant prêté, tous les membres, et chacun d’eux en particulier, confirmeront, par leur signature, cette résolution inébranlable. » (Agenda du Bicentenaire)

1791 – 20 juin : L’attitude de la famille royale, du roi lui-même, est moins maladroite ou incertaine qu’on l’a dit : n’ayant jamais accepté de cœur le bouleversement révolutionnaire, lié par une correspondance secrète aux cours étrangères, il navigue entre les avis intéressés et rivaux des donneurs de conseils — Mirabeau, très tôt acheté et vendu, La Fayette, puis Lameth et Barnave —, mais va en fait son chemin ; le 20 juin au soir, la famille royale s’enfuit des Tuileries sous un déguisement ; elle est reconnue en chemin, arrêtée à Varennes et ramenée le 22 dans Paris, stupéfait et indigné. A cette date, on peut dire que déjà toute une partie des masses urbaines les plus politisées, démystifiées, sont entrées dans la lutte : ce que l’on va appeler la « sans-culotterie » s’élabore entre 1791 et 1792. Comme en 1789, la pression économique joue son rôle dans le malaise populaire : mauvaises récoltes, dans une partie du moins du pays en 1791, accaparements ailleurs, hausse des prix partout, en relation avec la chute de l’assignat. Au-delà de ce stimulus immédiat, le malaise social se gonfle à la campagne de revendications plus profondes. Dans l’histoire sociale de la révolution paysanne, la période qui va de l’hiver 1791 à l’automne 1792 est marquée par une poussée de jacqueries paysannes dont l’ampleur ne le cède qu’à celle de la Grande Peur : tantôt taxations itinérantes de marché en marché (entre Seine et Loire), tantôt pillages et incendies de châteaux affectant par contagion des zones considérables (tout le Sud-Est méditerranéen). Ce dynamisme populaire renouvelé trouve dans le contexte de 1791 et 92 des cadres où s’insérer : l’essor des clubs et sociétés fraternelles couvre alors la France d’un réseau parfois étonnamment dense de sociétés populaires. A Paris, le club des Cordeliers, où parlent Danton et Marat, déborde, par son recrutement plus populaire, le club des Jacobins, qui reste, pour le moment, plus fermé (Vovelle Michel, 1987, « La Révolution ».).

1792 – 20 juin : le peuple parisien envahit les Tuileries et fait pression sur le roi pour qu’il retire son veto sur les décrets (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
Insurrections des faubourgs et émeutes aux Tuileries. Le roi refuse de lever les vetos et de rappeler les ministres congédiés (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).

Moins attendue, au moins dans ses formes, son ampleur et sa maturité, est la réaction populaire à cette situation nouvelle : encore semi-improvisée, la journée du 20 juin, où les manifestants parisiens envahissent sans succès les Tuileries, prélude à une mobilisation plus grave (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).

En cet instant crucial où le trouble est partout, le front de la bourgeoisie révolutionnaire se scinde au contact d’un mouvement populaire qui, de force seconde qu’il était, passe au premier plan du dynamisme révolutionnaire ; complices passifs du 20 juin, les Girondins, pour la plupart, basculent dans le camp de l’ordre. La République, comme le dit Barère à la Convention, n’est plus qu’une grande ville assiégée. Valenciennes est aux mains des Autrichiens, Mayence pris par les Prussiens, Dunkerque investie par les Anglais, tandis qu’Espagnols et Piémontais pénètrent les frontières. En France même, les chouans, devenus « armée catholique et royale », victorieux à Angers et Ancenis, échouent de peu devant Nantes (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).
Le mécontentement des patriotes toulonnais grandit encore lorsque, à la suite de la journée du 20 juin 1792 au cours de laquelle Louis XVI avait été coiffé de force du bonnet rouge et insulté, le directoire envoya à l’Assemblée législative une adresse « pour demander réparation de l’outrage fait à la majesté royale » (Georges Blond, Toulon, 1967).
La chute des Girondins fait éclater la révolte de la province contre Paris : Lyon, qui guillotinera le montagnard Chalier, se soulèvera ; dans le Midi, l’insurrection fédéraliste couvrira une partie du Languedoc, la Provence occidentale autour de Marseille, puis de Toulon, le Sud-Ouest bordelais ; Nantes sera elle aussi touchée à l’Ouest ; en Normandie, enfin, partiront à la fois de Caen la seule marche armée contre la « dictature » parisienne, troupe aisément dispersée près de Vernon, et Charlotte Corday, isolée de la Contre-Révolution dans son opération suicide, qui s’en ira à Paris poignarder Marat (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).

1793 – 20 juin : ON ANNONCE QUE PLUSIEURS DEPARTEMENTS NE VOUDRAIENT PLUS RECONNAÎTRE LA CONVENTION – D’après une lettre émanée du directoire du district de Toulon le 20 juin 1793 (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001), d’indignes provocateurs parcouraient le département et annonçaient que plusieurs départements ne voulaient plus reconnaître la Convention. Une circulaire de Sénés le jeune, procureur-syndic du district de Toulon, prouve d’autre part que des a traîtres se sont répandus dans l’intérieur du royaume et qu’ils y forment des enrôlements pour grossir l’armée des ennemis de notre liberté ». L’un d’eux ayant été arrêté à Gannat (Allier) avait avoué que le chef de la conspiration était caché à Lyon (24 février 1792 Archives de Sanary, I2.)
Il était fait appel à « la bonne conduite des habitants du Var » pour le conserver à la République, quel que fût le résultat des événements (Ibid., I2).

1794 – 20 juin : DES VOLEURS DE GRANDS CHEMINS A SAINTE-ANNE DU CASTELLET – Le 20 juin « à la descente de Ste Anne du Castellet », Jean Giraudon, Claire Giraudon et Jeanne Bonnet sont « arrêtés par quatre voleurs en chemise, le mouchoir au-devant de la bouche attaché par derrière, qui leur ont demandé leurs montres, assignats, bijoux, armés de fusils, pistolets et coutelas »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

1795 – 20 juin : Des Jacobins sont massacrés à Tarascon (Yann Fauchois, 2001).

1798 – 20 juin : CHAPELLE DES MINIMES, A TOULON – La chapelle estimée comme bien National le 2 messidor an 6 (20 juin 1798) fut vendue le 29 messidor au citoyen Christophe Charbonnier, ancien directeur des vivres de la marine du Port de Toulon au prix de 40.000 livres (Conférence sur le COUVENT DES MINIMES DE TOULON par M. le Chanoine BOUISSON aux “ Amis du Vieux Toulon le 3 Janvier 1935).

1804 – 20 juin :, 1er messidor an XII – Le port de SANARY était très fréquenté par le commerce maritime ligurien, à tel point que Joseph HEDOUIN, commissaire général des relations commerciales de la République Ligurienne et son député, sur une partie de la côte de la ci-devant PROVENCE, depuis la CIOTAT jusqu’à SAINT-TROPEZ, eut besoin d’un agent pour le port de SANARY. Son rôle fut d’assister les capitaines, patrons et commerçants, liguriens, qui arrivaient et trafiquaient au port de SANARY. Il désigna à cet effet Jean GUIGOU, avec tous les honneurs, profits et émoluments que comporte cette qualité. Il ne devait être molesté par qui que ce soit et devait pouvoir vaquer à sa fonction sans connaître aucun empêchement. Cette nomination fut signée le 20 juin 1804, an XII, de la République (Rotger B., 1984, p. 342-343).

1830 – 20 juin : CONQUÊTE D’ALGER – BATAILLE DE STAOUELI : Après la bataille de Staouéli, le général en chef publia l’ordre du jour suivant, portant la date du 20 juin 1830, et écrit au quartier général de Sidi-Ferruch :

« Les troupes de l’armée d’expédition, dans les Journées du 14 et du 19 juin, ont répondu à l’attente du roi, et déjà elles ont vengé l’insulte faite au pavillon français. La milice turque avait cru qu’il était aussi facile de nous vaincre que de nous outrager ; une entière défaite l’a désabusée, et c’est désormais dans l’enceinte d’Alger que nous aurons à la combattre. Déjà beaucoup d’Arabes retournent dans leurs foyers, d’où la terreur les avait seule arrachés. Bientôt ils rejoindront pour nous vendre leurs troupeaux et porter l’abondance dans nos camps. Le général en chef rappelle à l’armée que les Arabes doivent y trouver un accueil amical, et que tous les marchés conclus avec eux doivent être exé­cutés consciencieusement.

Les troupes de toutes armes ont rivalisé de dévouement. L’administration, par la sagesse de ses dispositions, par les soins qu’elle donne aux blessés, a aussi droit aux éloges,

Le général en chef fera valoir auprès du gouvernement les services de tous. Il réclamera les bontés du roi pour ceux qui s’en seront rendus les plus dignes.

Toutes les fois que l’armée a combattu, le feu des bâti­ments du roi a appuyé ses mouvements et a puissamment contribué au succès que nous avons obtenu. »

Comme le lendemain de la victoire de Staouéli était un dimanche, on célébra la messe sur un autel improvisé dans le camp de Sidi-Ferruch, au pied de la hauteur que couronne le marabout. « Le grand palmier de la fontaine, dit un témoin oculaire (M. d4Ault-Dumesnil), était une colonne de ce temple illimité, et le ciel en était la voûte. Ce sacrifice semblait sanctionner le retour à la civilisation sur cette plage. ». Staoueli, à deux lieues du rivage, était la seconde position militaire qu’on rencontre sur la route d’Alger. Sauf quelques ruines romaines, on n’y voyait aucun vestige de construction. Toutefois, c’est là que les Français entraient vraiment en Afrique, comme le disent les rapports envoyés au ministre de la Guerre. Les divisions Berthézène et Loverdo campèrent sur ce plateau entre Sidi-Ferruch et Alger, attendant l’ordre de se porter en avant. Le général en chef retourna au rivage afin de presser le débarquement du matériel du siège et d’entretenir des rapports plus rapides avec la flotte. Selon Pfeiffer, les fuyards de Staouéli allaient porter leur épouvante à Alger où l’on attendait avec anxiété des nouvelles, car le bruit du canon et de la fusillade annonçait assez que la lutte avait commencé. A 10 heures, la veille, un courrier avait annoncé que l’armée algérienne, sortie de ses lignes, attaquait l’armée française. Le dey fit un courrier, porteur de ces bonnes nouvelles qui se répandirent dans la ville. A 11h, le bruit du canon s’était tu, remplacé par un silence de mort. Les habitants d’Alger crurent que leur armée avait vaincu. Cette confiance dura jusque dans l’après-midi, lorsque les fuyards apportèrent les nouvelles de la bataille perdue.  Les Arabes et la Kabyles avaient gagné les montagnes et les Turcs et les Maures consternés rentraient dans Alger. On mit sur le dos des Kabyles qui auraient fui cette défaite, alors que cette fuite n’était que la conséquence de l’échec de l’attaque de l’armée du dey. Un prisonnier français, témoin oculaire de ces événements, assure qui si l’armée française était arrivée sur les pas des fuyards, elle serait entrée dans Alger sans coup férir. Cela est improbable, sans être tout à fait impossible (Alfred Nettement, Histoire de la conquête d’Alger).

1867 – 20 juillet : Agenda 1867-1869 d’Henri Flotte – Le vent d’est continue moins fort qu’hier. A cause de la sécheresse, le blé est presque tout coupé, il ne donnera pas beaucoup de grains. Qu’on se figure qu’en mars, il a fait quelques ondées presqu’insignifiantes. En avril, mas une goutte d’eau, en Mai de même, ou en juin aussi. La terre est enflammée. Les arbres fruitiers mûrissent leurs fruits avant le temps.

Aujourd’hui, il y a grande cérémonie de Bénédiction et de réparation à l’église de Six-Fours. Des voleurs ont emporté des vases sacrés et répondu les osties sur le sol de l’Eglise.

1881 – 20 juin : ÉCOLES DE MÉCANICIENS – En 1879, le PRÉFET MARITIME proposa au ministre de rétablir à Brest, non pas l’école des mécaniciens, mais une école auxiliaire. Cette proposition fut acceptée par décision ministérielle du 20 juin 1881 et l’école auxiliaire installée sur le Vulcain, situé sur la rive gauche de la Penfeld, reçut des mousses mécaniciens. Par la suite fut ouvert un cours de quartiers-maîtres mécaniciens aux ouvriers chauffeurs (effectif: 160 en 1883 ; HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET ÉNERGIE DE LA MARINE).

1900 – 20 juin : Guerre des Boxers en Chine : Assassinat à Pékin de l’ambassadeur d’Allemagne, le baron Ketteler.

1907 – 18-20 juin : Le 20 juin 1907, des vignerons manifestent à Narbonne. La troupe ouvre le feu. Dix blessés, quatre morts.

Lors de la révolte des vignerons du Midi, les soldats du 17e régiment d’Infanterie de ligne mettent la crosse en l’air (Jean-Paul Clébert, Almanach provençal, 1985).
L’événement a été relaté de nombreuses fois. J’engage les lecteurs à écouter les enregistrements faits sur les « braves soldats du 17e » ou bien à compulser le livre de Barbier, P., Vernillat F. – Histoire de France par les chansons, 8, La IIIe République de 1871 à 1918, NRF, Gallimard, 1961, 247 p. Le Chant du Monde a publié des enregistrements de « Gloire au dix-septième », chanson de Montéhus, musique de Chantegrelet et Doubis dont le refrain est :
« Salut, salut à vous,
Braves soldats du dix-septième,
Salut, braves pioupious,
Chacun vous admire et vous aime ;
Salut, salut à vous,
A votre geste magnifique,
Vous auriez, en tirant sur nous,
Assssiné la République. »

1908 – 20 juin : sociétés scolaires et postscolaires de tir, nées dans le cadre des circulaires des 18 et 23 mars et du 24 avril 1907 – «     L’organisation du tir dans les écoles présente des difficultés et des dangers qui ont fait reculer les maîtres les plus audacieux. Comme une épée de Damoclès, l’instituteur a, suspendu sur sa tête, le fameux article 1384 du Code civil qui le rend responsable des accidents qui pourraient se produire pendant l’intervalle des classes » (La Vie sportive du  20 juin 1908).

1919 – 20 juin : démission du chancelier Scheidemann, Bauer lui succède (Hachette, L’Agenda du XXe siècle, 1986).

1920 – 20 juin : Allemagne : Plébiscite contre l’indemnisation des princes dépossédés de leurs biens en 1918 (15 millions de voix).

1931 – 20 juin :

1. Etats-Unis : moratoire du président Herbert Hoover sur le paiement internationaux, incluant les réparations.

2. Grande-Bretagne : le premier ministre travailliste MacDonald constitue un cabinet d’union nationale avec l’appui des libéraux (Hachette, L’Agenda du XXe siècle, 1986).

1932 – 20 juin : Naissance à Marseille de Marc Fumaroli. Professeur de renommée internationale, spécialiste des auteurs du Grand Siècle et du XIXe siècle, ce chercheur et académicien avait dénoncé les menaces pesant, selon lui, sur la culture par la dissolution de l’élitisme. Il est mort le 24 juin 2020, à l’âge de 88 ans.

1936 – 20 juin : Loi sur les congés payés qui deviennent obligatoires avec 12 jours par an.

1939 – 20 juin : le « Béarn », avec les Dunkerque, Strasbourg et Malin, quitte Cherbourg, arrivant à Brest le 21 (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1940 – 20 juin :

1. Flotte Française, Darlan ordonne aux grands subordonnés de se détruire ou se saborder pour ne pas tomber entre mains ennemies (Antier Jean-Jacques, 1972)

2. la « Jeanne d’Arc »  et le « Béarn » sont déroutés sur la Martinique par l’Amirauté (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

3. Etienne Achavanne est fusillé à Rouen pour avoir commis un sabotage le 20 juin. Il est probablement le premier fusillé de l’occupation (André Rossel, 1985).

1944 – 20 juin :

1. Assassinat de Jean Zay. Condamné à la déportation à vie en 1940, puis assassiné par la milice le 20 juin 1944, la panthéonisation de Jean Zay le réhabilite. Des quatre nouveaux entrants au Panthéon , Jean Zay est le plus contesté. Évidemment. Comme si l’histoire se répétait. Déjà, de son vivant, l’ancien ministre de l’Éducation du Front populaire devait se défendre des accusations dont il fait l’objet aujourd’hui. Opposés à sa panthéonisation, des politiques et des associations d’anciens combattants lui reprochent l’écriture d’un poème jugé antipatriotique. Ce poème, intitulé « Le Drapeau », écrit en 1923 par le jeune Jean Zay (20 ans ), est une féroce critique de la guerre de 14, à l’ origine de millions de morts (Le Point, 27 mai 2015).

2. LA BATAILLE DE FRANCE – De nombreux historiens et d’acteurs de la grande bataille qui se déroulait depuis le 6 juin sur les côtes normandes relèvent que de nombreuses occasions ont été perdues par le commandement allemand malgré la progression alliée, trop méthodique et trop lente. Guderian relève que les généraux Marcks et Dollmann, respectivement commandant le 84e corps et la VIIe armée, paralysèrent l’emploi des unités blindées en les engageant an détail. Les dépôts d’essence, nécessaires au bon fonctionnement de ces unités étaient rares à l’ouest de la Seine ; mal camouflés, ils firent une cible de choix pour les bombardiers alliés. Aussi, par manque de carburant, et cela dès les premiers jours de la bataille, les Panzer-lehr, 12e SS et 2e corps blindé ne purent donner toute leur mesure. Les concentrations furent effectuées sous le feu de l’artillerie de marine. Aucune attaque nocturne, malgré les enseignements de la guerre à Test, ne fut lancée. Les unités blindées furent jetées dans la bataille, à la hâte, en détail, après de coûteuses marches d’approche en plein jour.
Un des spécialistes de l’armée blindée, le général BITTRICH devait conclure : « Les interruptions provisoires dans l’arrivée des renforts et les approvisionnements ne constituèrent pas le facteur décisif. La précipitation empêcha nos hommes d’obtenir des résultats de quelque importance, en dehors du retard de quelques semaines imposé à l’ennemi pour atteindre et dépasser l’Orne. Le haut commandement ne sut même pas utiliser ce petit succès; les unités blindées s’usèrent et devinrent inutilisables pour des opérations mobiles ».
Selon GUDERIAN, « le gaspillage du seul instrument apte au combat qui assurait aux Allemands une supériorité incontestable sur les Alliés ». Ces unités d’élite, préparées à des contre-attaques massives, furent utilisées en première ligne à la place des divisions d’infanterie et elles s’enlisèrent dans des combats défensifs stériles. On ne peut donc retenir les explications embarrassées de SPEIDEL qui affirme que c’est l’opposition de HITLER qui empêcha le rappel des divisions d’infanterie de la XVe armée au nord de la Seine, « pour relever les formations blindées et leur rendre leur liberté de manœuvre » ; l’ancien chef d’état-major de ROMMEL soutient, en effet, quelques lignes plus loin, que « par leur constitution en personnel, leur équipement et leur commandement… les divisions d’infanterie ne pouvaient résister à un adversaire extrêmement mobile, puissamment cuirassé qui, soutenu par le feu de toutes les armes, pouvait, avec la vitesse de l’éclair, déplacer le centre de gravité de son action ». Or à la fin de juillet et au début d’août, les divisions d’infanterie prouveront qu’elles étaient tout à fait capables de s’acquitter de cette tâche.
En réalité’ pendant tout le mois de juin et une bonne partie du mois de juillet, le commandement allemand à l’ouest et l’OKW ont commis l’erreur magistrale de croire à l’imminence d’un second débarquement, au nord de la Seine, sur le front de la XVe armée. C’est pourquoi RUNDSTEDT et ROMMEL ont gardé en réserve pendant plusieurs semaines 40 divisions sur 59, dont 18 au nord du Havre. Une erreur stratégique aussi lourde trouve sa source dans les rapports erronés du service de renseignements allemand qui surestima considérablement le nombre de divisions alliées encore disponibles.
C’est pourquoi ROMMEL écrivait à RUNDSTEDT le 19 juin : « A en juger par le groupement des forces ennemies et d’après les possibilités tactiques et techniques, il faut s’attendre à un débarquement de grande envergure de part et d’autre dit cap Gris-Nez ou bien entre la Somme et Le Havre. Ce nouveau débarquement pourrait être monté de façon à coïncider avec l’offensive générale partant de la tête de pont normande, avec la région de Paris comme objectif commun ». On ne peut donc suivre SPEIDEL quand il affirme que le 17 juin, ROMMEL ne croyait plus à un grand débarquement au nord de la Seine.
On ne peut donc suivre SPEIDEL quand il affirme que le 17 juin, ROMMEL ne croyait plus à un grand débarquement au nord de la Seine. En réalité le 26, le maréchal exprime encore le même avis : « Il faut s’attendre, dit-il à une poussée en direction de Paris partant du nord et du nord – ouest de Caen, en liaison avec un débarquement de grand style entre la Somme et Le Havre ». La conviction de ROMMEL est alors partagée par KEITEL, JODL et l’amiral DOENITZ qui accélère le mouillage des mines du Havre à Ostende. Le débarquement au nord de la Seine est même souhaité et attendu avec impatience. L’OKW et ROMMEL pensent que le lancement des bombes volantes, qui a enfin commencé dans la nuit du 12 au 13 juin, « incitera l’adversaire à entreprendre un second débarquement dans le nord de la France ». Celui-ci une fois repoussé, il sera alors possible d’utiliser les divisions de la XVe armée pour rejeter les Alliés à la mer entre l’Orne et le Cotentin.
En attendant, ROMMEL et RUNDSTEDT ne retirent que 2 divisions au nord de la Seine, la 2e Pz et la 346e DI, celle-ci aussitôt remplacées par une division venue d’Allemagne. Les éléments d’infanterie appelés en renfort seront prélevés sur les réserves de Bretagne et orientés sur le Cotentin ; ils ne dépasseront pas l’équivalent de 4 divisions (77e, 3e division de parachutistes et 4 régiments de combat) appuyées par la 17e SS qui ne possède pas de chars. L’intervention des panzers est au contraire plus importante; les divisions blindées sont dirigées sur le secteur britannique : 2e Pz venue d’Amiens, 1ère SS de Bruxelles, 2e SS de Toulouse, sans parler des 9e et 10e SS rappelées de Pologne.
Au total, vers le 18 juin, 9 divisions d’infanterie seulement sur 34 établies au nord de la Loire sont engagées en Normandie à l’ouest du front, contre 6 panzers sur les 9 se trouvant en France le jour « J ». Les réserves de la XVe armée restent pratiquement intactes avec 5 divisions en arrière de la côte et une blindée, la 116e, qui restera au nord de la Seine jusqu’à la mi-juillet. Quant à la 11e de Bordeaux, elle restera inutilisée jusqu’à la percée d’Avranches… La faiblesse des renforts d’infanterie dirigés sur la Normandie ne s’explique donc que par la hantise d’un second débarquement et la présence de 4 divisions blindées sur de front britannique est un hommage rendu au plan de Montgomery.
Enfin, les considérations politiques pesèrent lourdement sur la conduite des opérations en Normandie. Dix jours après le débarquement, Rommel était découragé par l’image qu’il se faisait de la situation. Convaincu de l’imminence d’un second débarquement, il avait l’impression justifiée que la situation était sans issue et qu’une catastrophe inéluctable allait s’abattre à brève échéance sur le groupe d’armée B. Aussi, il se montra de plus en plus perméable aux sollicitations de Speidel et de Stulpnagel complètement engagés dans la conspiration Beck-Gordeler et il se réfugia dans une stratégie d’attente.
Par tempérament, Rommel, répugnait à l’assassinat du Führer; il préférait l’arrêter au cours d’un déplacement à l’ouest et le traduire devant un tribunal. C’est sur les instances du maréchal, qu’Hitler avait finalement accepté de tenir le 17 juin une conférence à Margival, près de Soissons dans le poste de commandement construit en 1940, dans l’hypothèse d’une invasion de l’Angleterre. En partant pour Margival, Rommel était résolu, semble-t-il, à obtenir de Hitler une explication décisive. La situation militaire à l’ouest était sans issue et il n’y avait plus de solution que politique. Si le Führer persistait dans son obstination, l’occasion était favorable de se saisir de sa personne. Le front de l’est était encore calme, celui de Normandie tenait. Des pourparlers pourraient s’ouvrir avec les Alliés sur des bases solides et l’arrêt des bombardements par V 1 servirait de monnaie d’échange à un armistice.
Speidel et Jodl confirmèrent que Rommel osa brosser un tableau poussé au noir de la situation sur le front inspiré de son rapport du 12. Il ne dissimula pas les souffrances du soldat soumis à l’épreuve des attaques aériennes. A deux reprises, au moins, il aborda la solution d’un règlement politique. Hitler fut, une fois de plus, déconcertant; il se montra très calme, confiant, même réconfortant. Il rejeta nettement toute solution négociée. Rommel insistant, il déclara sèchement : « C’est une question qui ne vous regarde pas. Vous me ferez le plaisir de me laisser juger cela moi-même ». Il refusa également toute idée de repli derrière la Seine, non sans raison. L’armée allemande, peu mobile, ne pouvait affronter l’ennemi dans une guerre de mouvement. Si les Alliés combattaient le dos à la mer, les Allemands n’étaient pas en meilleure posture en cas d’échec. Le cours inférieur de la Seine dont tous les ponts étaient détruits coupait toute retraite vers l’est. A la rigueur, Hitler parut accepter la suggestion de Rommel d’un repli sur la « Suisse normande » hors de la portée de l’artillerie navale. Mais il montra le plus grand intérêt à la contre-offensive des blindés prévue après l’arrivée du 2e corps SS. Il insista longuement sur la nécessité de résister, de tenir sur place à tout prix. Il fallait bloquer l’ennemi dans sa tête de pont, jusqu’à l’arrivée des escadrilles d’avions à réaction. Cependant, persuadé lui aussi de l’imminence d’un second débarquement, il ne put promettre aucun renfort important.
Hitler avait réussi, sinon à convaincre, du moins à ébranler ses interlocuteurs. Le lendemain, «Rommel n’est plus dans les mêmes dispositions d’esprit qu’au retour de la conférence avec Hitler, constate Ruge, mais il est très optimiste, car la situation s’est consolidée sur le front d’une manière générale et les V 1 vont être lancés sur l’Angleterre. Il parle ensuite des oppositions éventuelles entre les Anglais et les Américains et des faiblesses possibles des deux pays… ».
Avec ces nouvelles dispositions d’esprit, Rommel aurait-il osé arrêter le Führer le lendemain à son quartier général de la Roche-Guyon, où Hitler avait accepté d’entendre les généraux commandant sur le front… c’est douteux. Il n’eût d’ailleurs pas à se poser la question, car le 18, le Führer reprit directement le chemin de Berchtesgaden. Avait-il été fortement impressionné par la chute d’un V 1 désemparé à proximité de son abri ou plutôt son extraordinaire instinct ne l’avait-il pas averti du danger qui le menaçait ?
Nous reviendrons sur ces considération à la date du 26 juin.

1945 – 20 juin : Le Conseil supérieur de la Marine décide la refonte du « Commandant Teste » en transport d’aviation à l’issue des réunions du Conseil supérieur de la Marine des 12 et 20 juin 1945, décide la refonte du Commandant-Teste en transport d’aviation. Cette opération ne nécessite pas obligatoirement l’installation d’un pont d’envol. Il dispose d’un hangar et de puissants moyens de levage, originellement destinés à mettre à l’eau et à récupérer ses hydravions. Il en coûterait 500 millions de francs (évaluation de décembre 1945) contre 800 à 850 millions pour la transformation en porte-avions d’escorte (SHM, 3BB8/CSM ; Rapport 444 EMG/O, 26 novembre 1947)

1946 – 20 juin :

1. SAINT-MANDRIER RETROUVE MEDECIN ET PHARMACIEN – Le docteur Lupî, médecin de Saint-Mandrier, et M. Georges Daniel, pharmacien, reprennent leurs fonctions au sein de la population (Gisèle Argensse, 1989, p. 229).

2. Arrivant d’Indochine et en route pour Toulon, le « Béarn » fait escale à Colombo avec 419 blessés à bord (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1950 – 20 juin : CARRE ITALIEN DU CIMETIERE MILITAIRE DE SAINT-MANDRIER – Au cours de l’été 1950 sont inhumés « dans le carré H en entrant à gauche par l’Ecole des Mécaniciens » plus de 200 Italiens morts pendant la guerre et en provenance de tout le sud-est de la France. Inhumations faisant suite vraisemblablement à l’application de l’accord franco-italien du 20 juin 1950 sur les sépultures de guerre. Ainsi progressivement un carré militaire italien se met en place au sein de la nécropole. Au tout début des années 1960, pour permettre le regroupement des sépultures des soldats italiens décédés sur le territoire français au cours de la seconde guerre mondiale, une partie de la nécropole est mise par l’Etat français (Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre) à la disposition du gouvernement italien, en application de l’Accord franco-italien du 20 juin 1950 sur les sépultures de guerre mentionné ci-dessus, remplacé ensuite par une convention entre les deux pays signée à Paris le 2 décembre 1970 (Jacqueline Repetto, Cahier du patrimoine ouest varois n°15).

1952 – 20 juin : Pour la deuxième fois en trois mois, le Conseil de la République repousse le projet d’échelle mobile des salaires.

1959 – 20 juin : L’URSS annonce qu’elle ne fournira pas le modèle de la bombe atomique à la Chine populaire.

1960 – 20 juin : Indépendance de la fédération du Mali.

1962 – 20 juin : LES USA RECONNAISSENT LA FORCE DE FRAPPE FRANçAISE – Dans un entretien à Paris avec le général de Gaulle, le négociateur américain Dean Rusk reconnaît la force de frappe française comme un « fait ».

1966 – 20 juin : Début du voyage du général de Gaulle en URSS. Une déclaration commune de la France et de l’URSS parle de « concerter leurs efforts dans l’intérêt de la paix. ».

1969 – 20 juin : POMPIDOU, PRESIDENT – Elu à la présidence de la République le 15 juin, Georges Pompidou entre en fonction le 20.

1977 – 20 juin : Menahim Begin forme le premier gouvernement non socialiste depuis la création d’Israël (Hachette, L’Agenda du XXe siècle, 1986).

1989 – 20 juin : Le massif du Cap Sicié est un site naturel dont fait partie la colline de Fabrégas. Concerné par la mise en place d’un classement NATURA 2000, Sicié est également classé dans l’inventaire du patrimoine naturel de Provence Alpes Côte d’Azur par arrêté ministériel du 20 juin 1989 comme zone écologique, faunistique et floristique et inscrit à l’inventaire des ZNIEF de première génération du massif en 1988 annexe III (…) N° 8344200.

2015 – 20 juin : La ville d’Ollioules et le Centre Archéologique du Var proposent l’exposition « In Vino Veritas » jusqu’au 20 septembre 2015 au Couvent des Observantins, espace Frédéric Mistral. Le site officiel de la ville évoquait l’événement en ces termes : « La valeur symbolique du vin dans la région du Var remonte à l’Antiquité. Les échanges entre les peuples de Méditerranée et ceux du Nord sont nés du goût des Gaulois pour le vin. Les romains l’associaient à l’intuition artistique, à la fête et à l’amitié, images qui sont toujours présentes aujourd’hui. Proposée par le Centre Archéologique du Var en partenariat avec la Ville d’Ollioules, l’exposition « in vino veritas » a été inaugurée vendredi au Couvent des Observantins où elle se tiendra jusqu’au 20 septembre prochain. Une excellente occasion, en ces Journées Nationales de l’Archéologie, de découvrir comment nos ancêtres Grecs et Romains faisaient du vin et comment ils l’exportaient. » Cette exposition est actuellement à la batterie du Cap Nègre, à Six-Fours et cela jusqu’au 2 juillet 2017.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Pourquoi un Français aime-t-il tant les histoires belges ?

Parce qu’elles le font rire trois fois :

La première quand on la lui raconte.

La deuxième quand on la lui explique.

La troisième quand il la comprend.

(La Mosquée-Cathédrale de Cordoue. Cliché H. Ribot)

Ce sera tout pour aujourd’hui.

A demain !


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