ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 9 JUIN 2023 12e ANNÉE (n° 3819)
ILLUSTRATION : Le Caire 2022 (cl. H. Ribot)

LES FÊTES.
Bonjour à tous ! en ce 9 juin, nous fêtons les 16 000 Diane françaises qui n’ont rien à voir avec la déesse antique de la chasse mais rappellent le souvenir de Diane d’Andalo, une moniale dominicaine fondatrice d’un couvent en Italie et morte en 1236.
Durant la Révolution, le barbeau, un poisson, avait remplacé plus prosaïquement notre bonne sœur dans le calendrier républicain
C’est aussi la Journée internationale des archives.
UN DICTON : « Pluie à la sainte Diane, ni grain au grenier, ni vin au cellier. »
LA PENSEE DU JOUR est de Louis Scutenaire, Scut pour les intimes, mort le 15 août 1987 alors qu’il regardait à la télévision un film sur son ami Magritte : « Je suis trop honnête pour être poli. »
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE :

(Alger 2017, cliché H. Ribot)
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (Cahier de l’ouest varois n°10).

35e livraison : Le fief de Sanary, place de guerre, dès 1323.
Le roi Robert, fils de Charles II, ayant subi de graves revers en Italie en 1320, est confronté au danger que les galères ennemies font peser sur Nice et Gênes, d’une part, et à la déclaration de guerre de Frédéric d’Aragon en février 1323, de l’autre. La réorganisation de la défense du comté devient donc une nécessité de l’heure. Robert sauve Gênes, puis, en avril suivant, depuis Vintimille jusqu’à Marseille, son sénéchal ordonne que tous les bourgs et châteaux soient pourvus pour trois mois de vivres et d’armes, mis en bon état de défense avec hommes bien équipés et dotés si possible d’arbalètes. L’ordre impose en sus la remise en fonction des farots au sommet des montagnes (De Ribbe, 1898, p. 29-30). Le roi charge ensuite son trésorier, Robert de Millet, d’inspecter ces fortifications dont la plupart ne sont plus entretenues depuis longtemps. Après une enquête menée durant l’un des hivers les plus rigoureux que le pays ait jamais connus, et un printemps où les inondations l’empêchent parfois d’atteindre certains castra, Robert de Millet rédigea en e1323 le procès-verbal de ses visites (Enquête de Robert de Milet, Arch. Départ. des Bouches du Rhône, B, cour des comptes de Provence, B1103, in folio, 30 feuillets, papier). Les observations relatives à Sanary nous intéressent au plus haut point, puisque, pour la première fois, il est fait état d’un descriptif très précis de la tour chargée de défendre un port qu’une liste du XIVe s. cite maintenant entre le Cap Sicié et Bandol (Brion (ingénieur géographe) – Recueil des côtes maritimes de France, dédié à monsieur le Comte de Clermont, 1757 (Coll. Soc. d’Etudes du Sud-Est varois), cf. Rotger 1996, p. 34. Les côtes de Provence au XIVe siècle : Marsea (Marseille), Pormin (Pormiou), Aquille (La Ciotat), Bendormi (Bendor), San Nazar (Sanary), Cercelli (Sicié), Telom (Toulon), Eres (Hyères), I. Deres (Iles d’Hyères), Bonar (Bormes), Frasneo (le golfe de Grimaud), Frezur (Fréjus), Agam (Agay)…).
Robert de Millet a reçu au château seigneurial les baile, vice-baile et représentants des seigneurs d’Ollioules, de Sanary et d’Evenos, ainsi que les hommes du castrum. En tant que trésorier royal il a ordonné au seigneur, sous peine d’en perdre le fief, d’assurer pour les prochaines Pâques la mise en défense de la tour de Saint-Nazaire (turrim seu fortalicium) avec tous les hommes, vivres et armes nécessaires ; c’est aux hommes des castra d’Ollioules et d’Evenos d’en assurer la garde, de construire murs et bretèches – peut-être les hourds mentionnés précédemment -, et de fournir victuailles et armes. L’équipement de la tour doit comporter impérativement 10 arbalètes, 10 trousses de carreaux, 20 plates (Vêtement de plaques de métal qui se place par-dessus le haubert et protège le torse), 20 lances, des javelines en quantité suffisante, 10 casques et 10 boucliers. Quant aux hommes du castrum, sous peine d’amendes en argent, ils devaient remplacer les murs détruits ou minés des châteaux, tenir les portes closes la nuit, et assurer aussi le service habituel des farots (Le texte en latin du document se trouve dans Chazal, Place, Ribot, Rotger, 1982).
(à suivre)
LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE ET AUTRES CONSIDERATIONS (A. BOUYALA D’ARNAUD).

-235e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS
LA MADRAGUE DE MONTREDON (à 8 600, banlieue sud).
Le nom de ce quartier rappelle la « madrague », ou pêcherie, qui y était établie. Une autre « madrague » existait à l’autre extrémité de la côte marseillaise, encore appelée la « Madrague de la Ville ». Une « madrague » est constituée par plusieurs filets formant, dans la mer, un parallélogramme divisé en trois parties : la « grande chambre », la « petite chambre » et la « fosse ». La madrague est reliée à la côte par un autre filet appelé la « queue » ; c’est une barrière qui arrête les poissons et les fait entrer dans les chambres. Les poissonnières annonçaient parfois leur marchandise dans les rues de la ville en criant : « La madrague ! la madrague ! ».
Ces madragues, qui jouissaient de droits de protection bien établis, étaient généralement redoutées des capitaines marins, comme aussi des pêcheurs de la côte qui ne pouvaient pêcher auprès d’elles. L’établissement de ces madragues, généralement utilisées pour la pêche du thon, constituait un privilège difficile à obtenir et qui donna lieu à réclamations et à procès. Elles auraient été introduites à Marseille en 1603 par Antoine de Boyer, viguier, puis gouverneur de Notre-Dame de la Garde, qui en rapporta la méthode d’Espagne et avait obtenu, pour lui et pour ses héritiers, à perpétuité, le droit d’en établir sur le rivage, de La Ciotat jusqu’à Antibes.
(à suivre)
EPHÉMÉRIDES.

–68 – 9 juin : Mort de l’empereur Néron à Rome. Il était l’arrière-arrière-petit-fils de l’empereur Auguste par sa mère, Agrippine la Jeune, fille d’Agrippine l’Aînée et sœur de Caligula.
–591 – 9 juin : Le pape Grégoire écrit aux évêques Virgile d’Arles et Théodore de Marseille – il réprimande les laïcs qui font baptiser les Juifs de force, il blâme l’évêque de Terracine qui a expulsé les Juifs de leur synagogue ; il veut les convertir par la douceur, mais les empêche de posséder des esclaves chrétiens.
–721 – 9 juin : EUDES D’AQUITAINE BAT LES MUSULMANS PRES DE TOULOUSE – Entre 714 et 720, Abd al Aziz, fils de Moussa, gouverneur de la Berbérie, entrait dans Narbonne. Le 9 juin 721, près de Toulouse, les musulmans se heurtent en rase campagne à des adversaires redoutables conduits par Eudes, duc d’Aquitaine, et connaissent la défaite pour la première fois. Cette victoire porte un coup d’arrêt à l’expansion de l’islam en Occident, tout juste dix ans après le franchissement du détroit de Gibraltar par les premiers musulmans conduit par Tarik ibn Ziad (Georges Marçais, 1936, p. 340).
–1300 – 9 juin : Thollonum, 9 juin 1300 (charte aux archives munie). Le Tollon – colline, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, entre la Salle et les Comtes. Première mention : Tollon, 20 avril 1288 (charte aux archives municipales).
–1355 – 9 juin : MENACE D’INVASION ETRANGERE – En 1355, nouvelles menaces d’invasion. Le 9 juin, les membres du conseil communal de Toulon, assemblés dans le palais royal, reçoivent la dépêche suivante du lieutenant du sénéchal : « Il est parvenu à notre connaissance que quelques étrangers font des préparatifs pour envahir le pays et détruire la nation. Le salut public dépend de la valeur et du courage de ses défenseurs. Nous savons que votre prudence ne l’ignore pas, et nous vous requérons en conséquence, au nom du roi et de la reine, de lever une troupe de cavaliers et de fantassins, aussi nombreuse que vous le pourrez. Bientôt , c’est une levée en masse : Vu l’urgente nécessité, et pour de nouveaux motifs, les présentes reçues, il ne faut plus tarder de venir au secours de la nation ; car nous voulons combattre pour la défense de la patrie et mourir plutôt que de la laisser envahir et réduire en servitude. Ordonnez donc de faire armer ceux qui ne le sont pas, depuis quatorze ans et au-dessus, afin qu’en premier ordre, ils puisse venir défendre le pays comme cela est dû » (Charles de Ribbe, 1898).
–1386 – 9 juin : Jarret del Puiol, 9 juin 1386 (charte aux archives municipales). Première mention : Jarretum de Puiol, 11 décembre 1320 (acte notarié). Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Marguerite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des localités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son confluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune .
-1399 – 9 juin :
1. Lo Coas, 9 juin 1399 (registre aux archives de l’Évêché). Le Cos – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon (1872). Première mention : Lo Cos, 15 septembre 1302 (charte aux archives municipales).
2. Fons de Cades, 9 juin 1399 (charte aux archives de l’Evêché). Dombey, bastide, commune de Marseille, quartier de la Palud. Première mention : El Cader, 5 février 1286 (charte aux archives municipales).
–1417- 9 juin : Valbesena, (acte aux archives de Saint-Victor). Montjuif – colline, commune de Marseille, quartier de Belle-de-Mai. Ancien cimetière des juifs (1872) Première mention : XIe siècle, Locus Judicii nomine, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).
–1660 – 9 juin : Mariage à Saint-Jean-de Luz de Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne. Cette union consacre le rapprochement entre les deux principales puissances européennes de l’époque, la France et l’Espagne. Elle fait suite au traité des Pyrénées négocié par Mazarin et signé le 7 novembre de l’année précédente. Les époux, tous deux âgés de 21 ans, sont cousins, mais leur union n’en sera pas moins féconde, avec dix naissances.
–1688 – 9 juin : COURRIER DU COMTE DE VINTIMILLE AUX SANARYENS – Le 9 juin 1688, un courrier du comte de Vintimille apprend aux habitants de Saint-Nazaire (Sanary) que l’arrêt de séparation va être bientôt donné par le roi. Ce qui sera chose faite le 10 juillet, et exécutée le 30 août par ordonnance du gouverneur Le Bret. Les rapports relatifs aux qualités intrinsèques du site de Sanary, et aux difficultés rencontrées pour l’utiliser, ont manifestement pesé lourd dans la balance. L’Etat, depuis que Toulon est une place forte, a besoin d’en contrôler les accès, et veut mettre en service des avant-ports. Saint-Nazaire, étant le dernier de ceux-ci avant de franchir le Cap Sicié en venant de Marseille, doit être en mesure, si des courses ennemis croisent au large, d’accueillir les navires et de les protéger avec les canons de sa tour, quitte à débarquer armes et marchandises qui seront convoyées vers Toulon par la route. S’il tombe sous le sens que le roi n’est pas fondamentalement pour la séparation des communautés, son objectif reste le même : créer un port digne de ce nom, quitte à en retirer la gestion à Ollioules, et à la confier à Sanary si les Consuls du chef-lieu s’entêtent à camper sur leurs positions (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary, 2004).
–1696 – 9 juin : Tour de Bouscarle, 9 juin 1696 (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). première mention, Turris Gaufridi Boscarle, le 19 novembre 1299 (charte aux archives municipales). Bouscarle, quartier rural, commune de Marseille, à l’ouest du chemin conduisant à l’église de Sainte-Marthe (1872). La famille Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe ; la bastide Bouscarle, quartier Séon-Saint-André appartenait à l’évêque de Marseille.
–1775 – 9 juin : Couronnement de Louis XVI à Reims.
–1789 – 9 juin :
1. RIFIFI AU SEIN DES COMMISSAIRES DU CLERGE – – Un député du clergé prétend que les curés- commissaires ont été contraints de suivre l’exemple des évêques- commissaires dans leur refus de signer les procès-verbaux de la conférence des conciliateurs ; finalement, il a été arrêté, à l’unanimité, que tous les commissaires du clergé signeraient ces textes, évêques ou curés (Agenda du Bicentenaire, MARDI 9 JUIN)
2. Les Sidores – propriété, commune d’Aubagne, dépendant du tènement de l’Aumône (registre aux archives de Saint- Victor).
–1792 – 9 juin : LES GRANDS CHEMIN SONT EN TRES MAUVAIS ETAT – Collectivités – Un lettre du vice-président du district de Toulon annonça la reconnaissance de l’état des chemins de grande communication (9 juin 1792). Avant 1791, la Reppe avait causé de graves dégâts au grand chemin d’Ollioules. Coulomb fut déclaré adjudicataire des travaux. La muraille du Pas-du-Puget fut rebâtie. 2.119 toises du chemin de grande communication d’Ollioules à Saint-Nazaire, 94 toises du chemin de Toulon à La Seyne et 1.680 toises de la portion de la route de Toulon à Ollioules comprise entre la Porte de France et la Route Neuve furent remises en état (Procès-verbal de l’assemblée administrative du district de Toulon, etc. p. 13-14).
–1793 – 9 juin : Fin mai début juin, le spectre de la pénurie de blé est toujours là. Chaque semaine voit se succéder à Toulon les députations beaussétanes d’officiers municipaux, et même du procureur de la commune, pour l’obtention de blé. Le 9 juin, le village en obtient 114 charges, de quoi tenir quinze jours (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).
–1819 – 9 juin : La censure napoléonienne est supprimée pour la presse.
–1830 – 9 juin : CONQUÊTE D’ALGER – L’armée étant ralliée en vue, la réserve, le convoi et la flottille, au nombre de plus de cent quatre bâtiments, appareillèrent enfin de Palma, par un vent variable très faible.
–1842 – 9 juin : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Jusqu’à nouvel ordre, Ollioules héberge un détachement d’artillerie, 2 officiers, 203 hommes, appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Eugène Castellan, 1937, p. 296).
–1870 – 9 juin : Mort de Charles Dickens à Gad’s Hill, Kent (Angleterre), un auteur qui a éprouvé la dureté de la condition ouvrière et n’a eu de cesse de lutter contre les injustices. Il a perdu la santé et la vie dans ce combat mais gagné l’estime éternelle de ses concitoyens.
–1885 – 9 juin : la Chine reconnaît le protectorat de la France sur le Viet-nam au traité de T’ien-tsin.
–1886 – 9 juin : PETITION RECLAMANT L’ASSAINISSEMENT DU FOND DE L’ANSE DU CREUX SAINT GEORGES – Texte d’une pétition parue dans le « Petit Var» du mercredi 9 juin 1886, adressée au Ministre des travaux publics et remise par M. Daumas député du Var : «Monsieur le Ministre, en juillet 1883 l’un de vos prédécesseurs informait M. le président de la Chambre de Commerce de Toulon qu’il avait alloué un crédit de 25.000 francs pour l’assainissement du fond de l’anse du Cros Saint-Georges, presqu’île de Saint-Mandrier, commune de La Seyne. Ce travail a fait l’objet de la part du service des Ponts et Chaussées d’un projet qui permettrait parait-il, d’en réaliser l’exécution dans la limite du crédit accordé. Il s’agirait aujourd’hui d’exécuter ce projet dont l’urgence s’impose, en raison des miasmes délétères qui s’exhalent des terrains vaseux exposés aux ardeurs du soleil et qui, mis successivement à découvert par la mer, sont un danger sérieux pour la santé publique. Des demandes ayant pour but de solliciter l’assainissement du fond de l’anse autour de laquelle sont groupés les habitants de la section municipale de Saint-Mandrier ont été, à maintes reprises, adressées aux diverses autorités locales : administration municipale de La Seyne, Sous-Préfet de Toulon et Préfet du Var. Ces autorités sont jusqu’à ce jour demeurées sourdes aux doléances bien légitimes, pourtant, qui leur étaient adressées. Les habitants de la section de Saint-Mandrier croient devoir recourir à votre intervention, Monsieur le Ministre, afin que vous fassiez cesser un état de choses compromettant pour la santé publique. Ils vous prient d’agréer, etc… (Le « Petit Var» du mercredi 9 juin 1886)
–1895 – 9 juin : BENEDICTION DE LA STATUE DE NOTRE DAME DU ROSAIRE A SAINT-MANDRIER – Dans l’église de Saint-Mandrier, la statue de Notre Dame du Saint-Rosaire est bénie ; elle est le don de Mme Cartier en mémoire de son mari M. Louis Cartier ingénieur en chef de la Marine en retraite (Gisèle Argensse, 1989, p. 68).
–1907 – 9 juin – La colère des vignerons. Le 9 juin ? le dernier rassemblement des vignerons se tient à Brignoles (8000 participants). Puis la politique de Clemenceau, chef du gouvernement et sénateur du Var. apaise les esprits, au moins pour un temps (Voir dans Le Petit Var, 10 juin 1907, la chronologie des événements).
–1908 – 9 juin : Marseille – l’Athéna Niké, première réalisation en béton armé de la région marseillaise: (article de David Coquille publié dans La Marseillaise, le 6 mars 2019). Une scène de grande dimension, des gradins proposant 1 500 places assises. C’est en 1908 la première réalisation en béton armé de la région marseillaise. Quel mécène s’engagera pour sortir de l’agonie le beau théâtre de plein air en décrépitude près de Château-Gombert ? Après 50 ans d’abandon, l’heure est à chercher comment préserver la mémoire musicale de la Belle Époque. Marseille semble goûter au charme romantique mais désespérant des ruines… Sur une colline de la Croix-Rouge, toisant la technopole de Château-Gombert, un théâtre de nature inauguré en 1908 se meurt depuis des décennies. Une agonie que rien dérange dans ce parc de 13 hectares très bien aménagé. Quatre maires n’y ont rien changé. « Cet insolite théâtre envahi d’arbres est désormais inutilisable si on ne fait rien », déplorait déjà La Marseillaise le 27 décembre 1974 ! L’ensemble, l’un des plus beaux et des plus originaux de la Belle Époque, a été réalisé sur le modèle exact du théâtre Athéna Niké d’Athènes d’après les moules que le propriétaire, Paul Barlatier, directeur du journal marseillais Le Sémaphore, était allé faire couler sur l’Acropole même. C’est le premier ouvrage en béton armé de Marseille. Inauguré le 9 juin 1908, il attira la foule des mélomanes sur ses gradins pouvant recevoir 1 500 personnes. Il reçut comme spectateur et comédien toutes les vedettes du temps, comme la tragédienne Sarah Bernhardt en 1914. L’acoustique était excellente. La création du théâtre Silvain sur la Corniche en 1923 lui a fait du tort. Pour tenter de le sortir des ténèbres, la commission régionale du patrimoine lui a décerné en 2000 le label Patrimoine XXe. 320 000 euros de relevés et de clôtures ont été votés en 2001. « Une réhabilitation a récemment été engagée par la Ville de Marseille dans le cadre de l’aménagement du parc public Athéna », lit-on encore sur la fiche de 2005 du ministère de la Culture. « Nous l’avons mis en sécurité, reste le montage de la restauration en chantier d’insertion. Nous cherchons toujours un mécène qui sera sensible à l’histoire de ce parc qui nous est cher », confiait vendredi Monique Cordier, l’adjointe déléguée aux espaces verts qui veut y croire.
–1912 – 9 juin : VISITE DU MAIRE DE LA SEYNE A CEPET – Le nouveau maire de La Seyne, M. Paul vient rendre visite à la presqu’île de Cépet où il est reçu en mairie (Gisèle Argensse, 1989, p. 128) (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).
–1914 – 9 juin : lancement du sous-marin Q 94 « Amphitrite » – sous-marin de 2ème classe diésel / électrique, première unité du type Clorinde modifié.
–1934 – 9 juin : première apparition de Donald Duck dans le court métrage d’animation « Une petite poule avisée ».
–1939 – 9 juin : ACCIDENT SUR LE PORTE-AVIONS « BEARN » – un bombardier de l’Escadrille AB 1 du « Béarn » manque l’appontage et tombe à l’eau mais peut être repêché (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
–1940 – 9 juin :
1. 3e mission DE GUERRE DU « RUBIS », dans le chenal d’accès nord de Bergen le 9 juin. Les mines sont mouillées à partir de la position 60°36’N 04°55’E. Il est détecté au lever du jour par un contre torpilleur allemand sans conséquence. Résultat : un cargo de 1081 tonnes est coulé le 10 juin.
2. LA NORVEGE CESSE LES HOSTILITES – Le Petit Parisien du mardi 11 juin : « Les troupes alliées ont dû quitter la Norvège. Les troupes norvégiennes ont cessé les hostilités le 9 juin, à minuit. »
3. LES VILLES OÙ LA GUERRE A PASSÉ – Rouen. C’est le dimanche 9 juin que l’offensive allemande se déclencha sur Rouen. Jusqu’ici, la ville avait peu souffert des bombardements aériens. Le dimanche, vers 10 heures, un combat de chars d’une grande violence s’engagea dans la rue de la République. Le feu prit des deux côtés de la rue et bientôt s’étendit à tout le quartier compris entre la rue Grand-Pont, à l’ouest, les rues du Change, des Bonnetiers et d’Alsace-Lorraine au nord, la rue Armand-Carrel, à l’est et le quai de Paris, au sud. Par bonheur, aucun monument ne fut endommagé. La Fontaine Lisieux et la Fierté de Saint- Romain à la Haute Vieille Tour furent épargnées. De même, la cathédrale et Saint-Maclou furent sauvées. Aujourd’hui, des rives de la Seine, on aperçoit la cathédrale qui domine de toute sa hauteur les maisons en ruines. Sur la rive gauche, les docks ont été anéantis et le quartier Saint-Sever a subi quelques dégâts. Tous les ponts, y compris le pont à transbordeur, avaient sauté le dimanche matin. (Le Figaro, dimanche 28 juillet).
–1941 – 9 juin : DEMOLITION DU PORTE-AVIONS « JOFFRE » – Le Joffre est mis en chantier le 18 novembre 1938 aux chantiers de Penhoët. En juin 1940, les travaux se trouvent à 28 % d’avancement. « La coque était finie jusqu’au pont principal. Afin de libérer la cale de construction, les Allemands firent entreprendre sa démolition qui commença le 9 juin 1941. En mai 1945, il restait encore 1 000 tonnes sur cale » (Guillevin, « Le programme naval français en 1939-1940 », Revue maritime, n° 266, pp. et n° 267).
–1944 – 8 et 9 juin : LA BATAILLE DE FRANCE :
1. Crimes contre l’humanité – TULLE – Le 8 juin, à 21 heures, les premiers chars de la 2e division blindée SS Das Reich arrivent à Tulle par trois axes de pénétration, prenant les maquisards par surprise. Les postes de l’Armée secrète et des FTPF établis à distance ayant été balayés par les blindés, aucune alerte n’ayant pu parvenir à temps à Tulle. Les maquisards quittent immédiatement la ville vers les hauteurs, sans livrer de combats, face à « une colonne de secours qui ne comprenait que des éléments lourds et disposait d’une puissance de feu considérable » : si des tirs de lance-roquettes depuis le plateau qui domine la ville auraient pu infliger des pertes aux éléments de la Das Reich, les résistants y renoncent par crainte de causer de lourdes pertes parmi la population civile.
Les SS installent leur premier poste de commandement dans le quartier de Souilhac, près de la manufacture d’armes, avant de s’installer, le lendemain en fin de matinée, à l’hôtel Moderne. À ce moment, l’officier les plus élevé en grade est le SS-Sturmbahnführer Kowatsch, officier de renseignement de l’état-major de la division. Durant toute la nuit du 8 au 9 juin, les S.S. patrouillent dans la ville et assurent l’encerclement de celle-ci.
Le 9 juin, à six heures du matin, les Allemands fouillent la préfecture et menacent d’exécuter le préfet Trouillé après avoir découvert des armes et munitions abandonnées par les Gardes mobiles. Alors qu’il va être fusillé par des S.S. commandés par un sous-officier, le préfet échappe à l’exécution en indiquant qu’il a un rang équivalent à celui d’un général, et en exigeant de parler à un officier supérieur avant d’être fusillé. Il parvient à convaincre l’officier qui se présente de rendre visite aux blessés allemands soignés à l’hôpital. Durant la visite, un des blessés allemands confirme à l’officier que le préfet a empêché un maquisard de les fusiller : « Cet homme nous a sauvé la vie ».
Le 9 juin, entre neuf et dix heures, Kowatsch déclare au préfet Trouillé, et au secrétaire général de la préfecture, M. Roche : « votre geste [les soins apportés aux blessés allemands] ne sera pas négligé par le commandant allemand qui en tiendra compte à la population dans la répression inévitable du crime commis contre nos camarades de la garnison de Tulle » ; il leur annonce, alors que la rafle a déjà commencé, la mise en arrestation de tous les hommes de seize à soixante ans et autorise « la libération de tous les indispensables après vérification de leur attitude ». Selon Trouillé et Roche, « Kowatsch prend ses ordres directement auprès du général Lammerding, vraisemblablement par radio. La rafle touche une population désemparée par les événements : « par petits groupes, les SS ratissent les quartiers et les rues ; ils entrent dans les logements, examinent les hommes qu’ils font sortir ; aux femmes, ils affirment qu’il s’agit d’un contrôle d’identité, que l’absence de leur époux, fils ou frère ne sera pas longue et qu’il est inutile d’emporter des provisions. » « Encadrés par les S.S. nous descendons le quai de Rigny. […] Un groupe plus important s’amalgame au nôtre. […] Nous gagnons lentement Souilhac : des autochenilles, des tanks sont en bon ordre, rangés le long des trottoirs. […] Notre groupe se joint à d’autres ; d’autres groupes se joignent au nôtre ; et comme l’inquiétude rapproche, les mains se serrent. […] Nous marchons la tête haute, dissimulant au mieux notre angoisse. » Les membres des Chantiers de Jeunesse, rassemblés dans la caserne des Enfants de troupe, sont également emmenés vers la manufacture d’armes. Au total, près de 5 000 hommes et jeunes gens sont regroupés devant la manufacture. […]Les otages sont répartis en trois groupes, de taille et de composition variable au fur et à mesure de la sélection qui débouche sur la constitution de deux groupes de soixante hommes, suspects, selon Schmald, de participation à la Résistance en se fondant sur des éléments comme le fait qu’ils soient mal rasés ou que leurs chaussures ne soient pas cirées. […]
Conformément à la note de Lammerding du 5 juin et à l’ordre donné par celui-ci arrivé à Tulle en fin de matinée du 9, ces cent-vingt hommes sont voués à la mort par pendaison. L’affiche signée par le général commandant des troupes allemandes et placardée à Tulle est à cet égard sans ambiguïté : « Quarante soldats allemands ont été assassinés de la façon la plus abominable par les bandes communistes. […] Pour les maquis et ceux qui les aident, il n’y a qu’une peine, le supplice de la pendaison. […] Quarante soldats allemands ont été assassinés par le maquis, cent vingt maquis ou leurs complices seront pendus. Leurs corps seront jetés dans le fleuve. » […].
À leur arrivée, les prisonniers découvrent, sur plusieurs centaines de mètres, des cordes terminées par un nœud coulant accrochées aux arbres, aux réverbères et aux balcons. Les préparatifs ont été assurés, dès la fin de la matinée, par le SS-Hauptsturmführer Wulf, chef du bataillon de reconnaissance et par son adjoint, l’Oberscharführer Hoff, chef de la section de pionniers, qui fait appel à des volontaires pour effectuer les pendaisons.
Les victimes désignées pour la pendaison sont conduites sur les lieux de leur exécution par groupe de dix. « Chacun d’eux se trouva bientôt au pied d’une échelle, entre les mains de deux des bourreaux. Deux SS se tenaient près de chaque corde ; l’un d’eux gravissait les degrés d’une seconde échelle ou d’un escabeau en même temps que le condamné. Dès que celui-ci atteignait la hauteur voulue, il lui passait le nœud coulant, le serrait, et le second SS enlevait brutalement l’échelle du supplicié. » Dans certains cas, les bourreaux, tous volontaires, se suspendent aux jambes de leur victime, le frappent ou l’achèvent à la mitraillette ou au pistolet. « Parfois, pour accélérer l’exécution, les barbares poussent leur victime à coups de crosse et avec des cris terribles donnent des coups de pied à l’échelle qui tombe. »
À la suite de l’intervention du colonel Bouty auprès d’un officier allemand, l’abbé Espinasse a été autorisé à offrir son ministère à ceux qui vont mourir. Il assiste aux premières exécutions. Lors de celle du premier groupe, « dans un cas […], la victime, mal pendue sans doute, s’agite par spasmes ; alors, je vois le soldat qui venait d’ôter l’échelle s’en servir pour frapper le supplicié jusqu’à son immobilisation complète » ; par la suite, il constate que « le peloton d’exécution presse la marche des condamnés, et non sans violence ; je vois encore le soldat brisant, d’un geste rageur, la crosse de sa mitraillette sur le dos d’une victime qui a un mouvement d’horreur et d’arrêt à la vue des pendus. » « Pouvons-nous imaginer la scène? Des hommes immobiles sous la contrainte, des soldats en dessous des potences, des groupes d’otages conduits au supplice, et le silence. » […] Les corps des suppliciés sont dépendus en début de soirée par des membres des Chantiers de Jeunesse, sous les ordres d’hommes de la 4e compagnie du bataillon d’éclaireurs ; malgré l’intervention des autorités locales, ils sont enterrés sur le site d’une décharge publique, à Cueille, sans aucune procédure d’identification, avec une brève cérémonie improvisée et écourtée par les Allemands, au cours de laquelle l’abbé Espinasse, en présence du préfet en uniforme et de son directeur de cabinet, bénit les corps. […]
Après un nouveau tri, dans lequel des membres de la Milice jouent un rôle essentiel, 162 hommes et tous les membres des Chantiers de Jeunesse sont libérés ; 149 prisonniers sont transférés à Poitiers, puis à Compiègne, d’où ils partent vers Dachau le 2 juillet : 101 ne survivront pas au voyage ou à la déportation (Georges Beau, Léopold Gaubusseau, La SS en Limousin, Périgord et Quercy, Paris, Presses de la Cité, 1969).
-2. NORMANDIE – LE 8 AU SOIR, LA TËTE DE PONT EST DESORMAIS SOLIDE. LES Alliés occupent une bande de littoral de 56 km de long sur 8 à 16 km de profondeur. Aux deux ailes, la résistance allemande ne manque pas d’âpreté, mais au prix de l’emploi de ses réserves blindées. La Panzer-Lehr, division d’élite, arrivé sur le front dans la journée du 8 a été dirigée sur le secteur de Caumont-Tilly.
3. DEVANT PORT-EN-BESSIN, la nuit est décidément agitée. Des E-Boats sont signalés au large du Havre à 00 h 40, et à 02 h 40, 2 LST se font torpiller ; on signale des torpilleurs au large du cap d’Antifer. Pendant ce temps, le SFCP réclame de nouveaux tirs du Georges Leygues à 00 h 18 sur un bataillon d’infanterie occupant une crête à 2,8 km au sud-ouest de Tour-en-Bessin; à 01 h 16 sur le PC de ce bataillon; à 04 h 46 sur le même objectif (tirs 18-19-20). Mais les troupes allemandes, sans doute renforcées, passent à la contrattaque, appuyée par des chars, à 1 800 mètres au sud de Tour-en-Bessin. Le SFCP réclame des tirs de son. croiseur qui balaie avec succès la zone dangereuse de 05 h 55 à 06 h 03 (tir 21). Tous ces tirs ont eu lieu du mouillage «nocturne (à 11 200 m dans le 359 du clocher de Port-en-Bessin). Mais, à l’aube, trois dragueurs s’emploieront dès 06 h 25 à préparer un chenal pour permettre à Y Arkansas et au Georges Leygues de regagner leur mouillage de jour.
A 08 h 00, les 2 bâtiments sont ancrés à peu près à leur ancienne place et à 08 h 30 le Montcalm libéré par le Texas, qui se ravitaille en munitions, vient s’interposer entre les deux et reconstituer le groupe. Ce sont ses 152 qui succéderont à ceux du croiseur amiral pour les tirs de la journée, après un dernier appel du S FCP à 10 h 51, qui avait fait arroser un état-major de régiment situé près du carrefour et d’un pont à 3 kilomètres est-nord-est de Moley, vers Le Breuil (tir 22).
Le Georges Leygues envoie à terre une baleinière qui va rendre visite à Port-en-Bessin et faire arborer le pavillon français au clocher. Peu d’objectifs au demeurant peuvent être signalés; les troupes sont tout à fait au contact de l’ennemi, les SFCP muets, les avions mal équipés pour observer avec précision. A 17 h 50 un SFCP et un avion font tirer le Montcalm sur une batterie mobile aux environs de Ruberey (tir 36) ; mais la batterie riposte violemment et son tir antiaérien, très précis, gêne l’avion observateur à un tel point que les liaisons sont très difficiles et que le Montcalm doit suspendre le feu et l’avion rentrer à sa base. A 19 h 23, dernière manifestation des 152, en tir de soutien, sur demande du SFCP, à 1 kilomètre nord-nord-ouest de Saon (tir 37) ; mais l’avance rapide des troupes ne permet pas au SFCP de fournir des objectifs. La nuit approche d’ailleurs et des alertes aériennes débutent tôt vers 18 heures avec menace signalée de bombes planantes. Il est temps de changer de mouillage ; à 21 h 25, c’est chose faite. Mais déjà 5 Focke-Wulf sont sortis des nuages au-dessus du Montcalm et ont attaqué des caboteurs. A 21 h 40, le Georges Leygues tire sur un avion sans doute ami, mais non identifié comme tel. A 22 h 10, la menace des bombes planantes se fait plus précise et il faut émettre, pour brouiller les émissions de contrôle. Un cargo brûle dans la zone anglaise ; c’est dans ce secteur que l’attaque se développe et l’on signale à peu près au même instant (23 h 05) 3 avions en flammes.
L’alerte se termine à 00 h 22 ; mais la nuit est ponctuée de tirs de DCA à terre, de violentes explosions, provenant d’un bombardement, d’incessants passages d’avions, tournant parfois au-dessus des croiseurs qui, une fois, dans l’ignorance de leur nationalité, les engagent. (Le Georges Leygues à 05 h 00). En fait, il s’agit, cette fois, de chasseurs et de bombardiers alliés (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur, 1969)
4. LES ALLEMANDS PREPARAIENT UNE OFFENSIVE POUR REPRENDRE BAYEUX. L’attaque, prévue pour le 9 juin au petit jour – des reconnaissances étant poussées jusqu’à 5km de l’objectif – est cependant annulée à cause de la pression que font peser les Britanniques. Les Allemands doivent se résoudre à envisager de se mettre en défense en prenant appui sur Tilly, au sud de Bayeux, dont le terrain se prête favorablement à la défensive. La Panzer-Lehr-Division, spécialiste de la guerre de mouvement, utilisera donc ses chars, armes d’attaque par excellence, comme véritable pivot de la défense. En Normandie, le char isolé devient ainsi le noyau de l’infanterie. Ce sera dans la nuit du 9 au 10 juin que la défensive dans la région de Tilly sera organisée au moyen de la totalité des moyens de la Panzer-Lehr, et que la ligne de surveillance deviendra « ligne principale de résistance » (Paul Carell, 1966).
5. BATAILLE DU PACIFIQUE : MIDWAY ET LA FIN DE LHEGEMONIE JAPONAISE SUR MER – Comme nous l’avons signalé hier, c’est une victoire : aujourd’hui, 9 juin, l’amiral US Nimitz a annoncé que les forces navales japonaises qui s’étaient présentées devant l’île de Midway, avec comme objectif principal la conquête de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, se sont retirées après avoir perdu leurs quatre meilleurs porte-avions. Les trois bâtiments du même type que possèdent les Etats-Unis sont intacts. Il semble que la supériorité américaine dans les procédés de détection (radar) et de transmissions aient été déterminant. Après les pertes subies en mer de Corail, l’aéronavale japonaise a perdu le fer de lance qui lui avait permis de lancer le raid sur Pearl Harbor. La flotte nippone ne dispose plus que de moyens offensifs limités dans le Pacifique qui, par son étendue, se prête mieux que tout autre océan aux opérations aéronavales (Le Figaro, 9 juin 1944)..
–1949 – 9 juin :
1. Pierre Meunier, rapporteur spécial de la Commission des Finances pour la section Marine du budget, le 9 juin 1949, déclare à l’Assemblée nationale : « Le ministre de la Défense nationale, au cours de son audition par la Commission des Finances, a indiqué que le Jean-Bart n’était pas utile à la défense nationale. Quant au porte-avions Clemenceau, il a précisé qu’il serait peut-être moins inutile que le Jean-Bart, mais que sa construction pouvait, sans inconvénient, être suspendue en attendant une décision définitive à prendre ultérieurement » . En contrepartie de ces arrêts, le gouvernement propose la mise en chantier d’une tranche navale pour 1949, la première de l’après-guerre. Cette permutation est intéressante : le gouvernement choisi d’échanger des navires en cours de construction (le Clemenceau) oud’achèvement (le Jean-Bart) contre des navires à mettre en chantier. La seule explication plausible nous semble-t-il, consiste, outre dans un problème financier indéniable, dans une nouvelle définition de la politique navale française dans le cadre de l’OTAN, qui nécessite moins de navires importants. Mais le Parlement n’est pas encore au fait de ceci. La situation paraît étrange et les explications gouvernementales oiseuses.
2. Du 5 mai au 9 juin, le groupe de l’aviso « Commandant Duboc » est de surveillance du golfe du Siam. Le 19 mai, il est accroché dans le rach Koh-Nou (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes, Le Commandant Duboc).
–1960 – 9 juin : Jacques Anquetil est le premier Français à remporter le tour d’Italie cycliste.
–1999 – 9 juin : KOSSOVO – Le cessez-le-feu accepté par la République Fédérative de Yougoslavie met fin à la guerre du Kossovo.
–2009 – 9 juin : LES VIEILLES COQUES DE NOTRE MARINE – La coque de l’ex-BDC « Argens », utilisée comme brise-lames à Saint Mandrier depuis 1986, est acheminée vers la base navale de Toulon où elle doit faire l’objet d’expertises avant son désamiantage et son démantèlement. Restent alors deux autres coques à Saint-Mandrier : celles du « Commandant Rivière », qui sera enlevée à la fin du même mois, et celle de la « Rance » (Var-Matin 2 juillet 2009).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Toujours le train mais il y a longtemps, à l’époque où l’on pouvait encore ouvrir les fenêtres de autocars et des wagons de train !
Deux types un peu éméchés sont penchés à la fenêtre d’un train.
Il y en a un qui s’exclame sans arrêt : Oh ! Formidable ! Oh ! là, là ! Extraordinaire ! Oh ! Ça, c’est encore plus fort !
L’autre déclare, tout étonné : Qu’est-ce qui est extraordinaire ?
- Le mécanicien ! Je ne sais pas comment il fait, mais il vise les tunnels et il ne les rate jamais !

C’est terminé pour aujourd’hui.
Je vous souhaite une bon vendredi.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
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