EPHEMERIDES 30 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 30 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3810)

ILLUSTRATION : la Maison carrée, Nîmes 2020 (cl. H. Ribot).

LES FÊTES.

En cet avant-dernier jour de mai, nous fêtons les FERDINAND, du nom de Ferdinand III d’Aragon, né dans la province de Zamora en Espagne et fils d’Alphonse IX de Léon et de Bérangère de Castille, qui gouverna la Castille de 1217 à 1230 puis la Castille et le Léon de 1230 à 1252. Entre 1236 et 1248, c’est à lui que l’on doit la reconquête de la basse Andalousie avec la prise de Cordoue en 1236, de Jaen en 1246 et de Séville en 1248. Toutes les villes du Guadalquivir, vidées de leurs habitants musulmans furent repeuplées au moyen de répartition de terres à des chrétiens d’origine castillane. Ne restait plus alors, comme royaume musulman en Espagne, que celui de Grenade dont le souverain, l’émir Muhammad ben Nasr, prêta allégeance au roi chrétien. Ferdinand III fut canonisé en 1671 pour son action contre les Maures.

Le prénom, d’origine germanique et dérivant de deux racine gotiques « fith » (signifiant « protection et sécurité ») et « natnth », (« audace et témérité »), est aujourd’hui porté par un peu plus de 5000 personnes en France tandis que 1700 l’ont comme nom de famille.

En ce jour de la FRAISE, le 11e de prairial au calendrier républicain, nous levons donc notre verre à tous les Ferdinand.

DICTON :

« Temps de saint Ferdinand, chaleur et soleil riant ! »


Locution provençale :

« De ben menti es un talen / de maou menti es un vici » (Bien mentir est un talent / mal mentir est un vice).

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PENSEE :

« Il faut avoir beaucoup étudié pour savoir peu » (Montesquieu).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

24e livraison : La nécropole des rues Gueirard et de la Prud’homie (cl. H. Ribot).

   Les travaux de réfection des réseaux du quai de Gaulle et des rues piétonnes de Sanary-sur-mer nous ont amené à pratiquer, en 1998, une surveillance archéologique dans le secteur de la place Michel Pacha, puisque Rémy Vidal mentionne lors de la construction de l’actuelle église Saint-Nazaire en 1891, la découverte de tombes sous bâtières et la présence de poteries communes et de lampes (Vidal 1897 : Rémy Vidal. « Archéologie du Var. Toulon, chef-lieu d’arrondissement« . 112 p. Toulon. 1897.).

L’impact des travaux a concerné dans un premier temps, la partie sud de la place et les rues Louis Blanc et Lucien Gueirard.

Au mois de mars 1998, trois tombes (T. 1001 à 1003) ont été découvertes. Elles marquaient la limite méridionale de la nécropole, elles ont été directement pratiquées dans le substrat composé de marnes délitées de couleur jaunâtre. A quatre mètres vers le sud, une tranchée a mis à jour un banc de sable, bien distinct des remblais postérieurs qui supportent la route qui longe l’actuel port. Le rivage à l’époque romaine était donc composé d’une plage de sable reposant sur un substrat de marnes en pente douce.

   La reprise des travaux au mois de décembre a amené la découverte d’au moins cinq nouvelles sépultures (T. 1004 à 1008), fortement endommagées par la pose de réseaux d’assainissement et d’électricité. Ces dernières possèdent les mêmes caractéristiques : généralement taillées dans le substrat marneux, sous bâtière et orientées entre 60 et 80° nord-est.

Tombe 1001 : la partie inférieure d’un gisant adulte en décubitus dorsal a été dégagée dans une sépulture sous bâtière dont la base est située à 0,24 m NGF, deux cruches à pâte orange et très fins nodules de calcite fabriquées dans l’officine de potier de Portissol située à 400 mètres à l’ouest, ont été déposées aux pieds du défunt. Le corps était orienté à 45 ° nord-est. La présence de poteries issues de l’officine de potier de Portissol  permet donc de dater la tombe de la fin du IIIe ou de la première moitié du IVe siècle de notre ère, (état 2 ou 3 de Portissol.

Tombe 1003 : fortement endommagée par la pose d’une conduite d’assainissement, cette tombe également sous bâtière contenait un gisant adulte, était située à 1,09 m NGF et orientée à 70° nord-est.

Tombe 1002 : l’installation de cette tombe à coffrage composite constitué de tegulæ et de lauzes posées à plat a perturbé la tombe 1003. Elle contenait un squelette d’enfant, et était située à 1,09 m NGF pour une orientation à 60° nord-est.  

Tombe 1004 : sépulture sous bâtière, elle contenait un squelette d’adulte et une amphorisque à pâte blanche était placée près de la tête. Elle était située à 2,33 m NGF avec une orientation de 70° nord-est. Une tuile porte la marque L. HER. OPT de Lucius Herrenius Optacus.

Tombe 1005 : sépulture en coffre de tegulæ très perturbée, elle contenait les restes de plusieurs individus. Elle a été réutilisée puisqu’un crâne voisinait la partie basse d’un corps. Elle se situait à 1,93 m NGF pour une orientation de 70° nord-est.

Tombe 1006 : possible sépulture en pleine terre, le gisant directement posé sur le rocher affleurant à 2,27 m NGF et était orienté à 60° nord-est.

Tombe 1007 : sépulture en caisson de pierre surmonté de tegulæ (sous bâtière ?), elle présentait une orientation de 80° nord-est pour une profondeur de 1, 77 m NGF.  

Tombe 1008 : sépulture sous bâtière à 0,44 m NGF pour une orientation de 80° nord-est. Le squelette était en décubitus dorsal, les bras repliés en croix sur le thorax.

Enfin, en mars 1999, à l’extrémité ouest de la rue de la Prud’homie, là le niveau du sol accuse une pente douce et rejoint le rivage antique, les travaux ont mis au jour deux autres tombes.

Tombe 2001 : sépulture sous bâtière de tuiles et de lauzes à 1,40 m sous le sol actuel pour une orientation de 20° est, orientation qui contraste avec les autres.

Tombe 2002 : le squelette était posé dans une amphore africaine, dont la forme n’a pu être précisée, car le bord était absent. Elle se trouvait à 1,40 m de profondeur également pour une orientation de 70° nord-est.

L’absence de poterie ne permet pas de datation précise, si ce n’est pour la tombe 1001,  mais leur agencement en coffre et en bâtière amène à proposer le IVe, voire le Ve siècle pour époque d’ensevelissement, d’autant que les inhumations en amphore ne contredisent pas ces datations. Quelques fragments de sigillée sud-gauloise trouvés en remblai indiquent néanmoins la fréquentation du lieu aux Ier et IIe siècles.

Le rivage de la mer constituait donc la limite sud et sud-ouest de la nécropole. Le substrat marneux, qui porte les sépultures s’abaisse donc vers le rivage en pente douce. La nécropole se développe sous l’église Saint-Nazaire, comme en témoignent les écrits de Rémy Vidal, mais l’absence de tombes dans les rues Louis Blanc et Félix Pijeaud n’apparaît pas comme la preuve des limites septentrionale et orientale du site.

Du point de vue archivistique, la première mention de Sancti Nazarii, probable chapelle érigée en ce lieu remonte à 1113. Elle figure sur une charte par laquelle le pape Pascal II confirme les bénéfices de l’abbaye à Otton, abbé de Saint-Victor (Guerard 1857, Le cartulaire de l’Abbaye de Saint Victor de Marseille, charte n°848 du 23 avril 1113, 2 vol., Paris: Lahure. (Collection « Documents inédits de l’histoire de France »), 1857). Si on admet l’hypothèse que ce sanctuaire médiéval se trouve sous ou à proximité immédiate de l’église actuelle, son implantation au début du XIIe siècle en bord de mer sacralise la nécropole d’époque romaine et la présence d’un lieu cultuel antique en ce lieu peut être sérieusement évoquée.

(à suivre)

LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE ET AUTRES CONSIDERATIONS (A. BOUYALA D’ARNAUD).

(cl. H. Ribot, 1967)

-223e livraison :  LE TERROIR MARSEILLAIS

LE CANET (à 4 kil. 300, banlieue nord)

(suite) Le domaine de la « Floride » existe toujours, transformé en centre d’apprentissage, mais il a été sectionné, en 1847 d’abord, par la voie ferrée de Lyon à Marseille, puis, de nos jours, par l’autoroute.

Tout était verdure au Canet, frondaisons et eaux courantes ; le ruisseau Caravelle montrait des rives enchanteresses. Tout est changé aujourd’hui dans cette banlieue enlaidie. Toutefois on peut se rendre compte encore du charme de la «Floride». La maison porte l’empreinte du XVIIe et du XVIIIe siècles. Elle a conservé sa pièce d’eau, dans un parterre d’où l’on voit le golfe de Marseille. Le balcon du premier étage a de belles ferronneries Louis XV et, à l’intérieur, on trouve des vestiges de gypseries. Au- dessus d’une porte-fenêtre, ouvrant sur la terrasse, une corniche du XVIIe siècle conserve l’inscription suivante :

FLORENTEM.FLOREM.FLORIDA.FLORA.FLEAT.

(« Que Flore la fleurie pleure la fleur qui fleurissait ici »)

Cette inscription serait due à Bernier, pour rappeler le cénacle de beaux esprits que du Vair réunissait.

Dans l’église du Canet, on voit l’épitaphe latine du chevalier Laurens d’Arvieux, curieux personnage né à Marseille en 1635. Connaissant parfaitement l’arabe et le turc, il passa douze ans dans le Levant, fut chargé de missions à Tunis, à Constantinople (aujourd’hui Istamboul), puis devint consul à Alger et à Alep. Il revint à Marseille en 1689, s’y maria, s’occupa de questions orientales et de travaux littéraires et y mourut en 1702, probablement au Canet. Son rôle en Orient a été très important. Il a laissé des mémoires et une nombreuse correspondance.

Dans le quartier du Canet se trouvait le « Bachas », vaste propriété baignée par le ruisseau Caravelle. Les habitants des vieux quartiers de Marseille avaient coutume de s’y rendre le mardi de Pâques et de passer la journée sur l’herbe. Cette coutume avait pris le nom de « Promenade du Bachas ». La foule y était grande et on dut parfois prendre des mesures de police pour la contenir. Les jardins potagers étaient dévastés, alentour ; « filles et garçons engageaient des tournois d’un côté et de l’autre du ruisseau. Les armes étaient des laitues ».

Bachas, en provençal, signifie «fondrière», «cloaque». Mais cette origine marécageuse n’a pas satisfait les chercheurs d’étymologie du siècle dernier : Bachas ressemblait trop à Bacchus ; la « promenade du Bachas » fut donc considérée comme une survivance du culte de ce dieu.

(à suivre)

EPHEMERIDES.

378 – 30 mai : L’EMPEREUR VALENS PERIT A ANDRINOPLE EN ESSAYANT DE S’OPPOSER A L’INVASION GOTHIQUE – Un concile de cent cinquante-trois évêques d’Orient, parmi lesquels tous les animateurs du mouvement néo-orthodoxe, se réunit à Antioche, accepte la foi de Damase et s’aligne sur l’église d’Occident. L’ampleur et l’efficacité de ce mouvement se trouvent d’autre renforcées à la suite de mutations intervenues au niveau des empereurs. Valens vient de relâcher sa pression en faveur de l’homéisme lorsqu’il périt à Andrinople en essayant vainement de s’opposer à l’invasion gothique (30 mai 378). Son successeur en Orient à partir du 19 janvier suivant sera le général d’origine espagnole Théodose, chrétien fervent et, en bon occidental, nicéen convaincu : il infléchira en conséquence la ligne de la politique religieuse ; le 28 février 380, il promulguera à .Thessalonique un édit imposant à ses sujets l’orthodoxie catholique, définie en référence au siège de Pierre, à son titulaire Damase et son allié l’évêque d’Alexandrie (Henri Ribot, Atelier d’histoire antique, Découvertes et Civilisations, 2004).

1215 – 30 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major)-

1. Calfone. Coufonne, ruisseau qui prend sa source près de Mazargues et se jette dans l’Huveaune (1872). Première mention :  Calfona, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 85).

2. Gat-Mort, quartier rural du quartier des Crottes (en 1872). Mention : Gatus Mortuus, 30 mai 1215 (charte aux archives de la Major).

1288 – 30 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fenouilletum (acte notarié). Les Fenouillets – lieu-dit du quartier de Saint-Charles. Ce lieu a pris son nom des Frères de l’Ordre de la Pénitence de J.-C. de Fenouillet, après que leur couvent, qui se trouvait auparavant vers la Porte-Galle, eut été détruit et qu’ils se furent transportés en cetendroit. L’ancien couvent, qui était une maison royale, fut donné par le roi à Isnard Eguesier en 1348 (registre Crucis de la Cour des Comptes, fol. 83), et prit le nom de los Fenoilhes viels, 27 août 1344 (charte aux archives de la Major, D. 12). (Mortreuil, 1872).

1289 – 30 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aymoy (acte aux archives municipales). Première mention d’Aymonin, propriété, quartier d’Eoures (1872), terre qui était sous la directe de l’Aumônerie de la Major.

1298 – 30 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte  aux archives municipales)

1. Aquœ Latœ. Les Aygalades. Première mention : Aqua Lata, 17 juin 1223 (cartulaire de Saint-Victor), n° 946. On voit d’après les indications ancien­nes que le mot Eygalades, quelquefois usité au XIXe siècle, est fautif, la graphie Aygalades étant la seule qui réponde à son étymologie). Le lieu des Aygalades fut érigé en fief en faveur de Jacques de Remezan par lettres de Charles VIII du mois d’avril 1489 (reg. Pellicanus de la Cour des Comptes, fol. 114). Cette seigneurie obvint par alliance à Jean Meynier d’Oppède qui en fit hommage au roi en 1532 (reg. Hommagiorum, n° 29, fol. 250). Antoine de Glandevès ayant épousé Claire de Meynier renouvela cet hommage en 1543 (reg. Homm., n° 14, fol. 185). Le président de La Cépède en était seigneur en 1569 (reg. Justicia, fol. 68). Ce fief passa successivement entre les mains de Mestre d’Aigalades (1790), de Barras (1807), d’un sieur Ganivet (1819) et en dernier lieu (1828), du comte de Castellane. Le fief d’Aygalade avait droit de juridiction, et un juge, ordinairement un avocat en la Cour, y remplissait les fonc­tions judiciaires

2. Femina mortua. Freme-Morte – quartier rural au quartier de Sainte- Marthe (1872).  Première mention : Femena morta le 8 mai 1289 (charte aux  archives municipales).

1315 – 30 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Gatus Mortuus, (charte aux archives de la Major). Gat-Mort, quartier rural au quartier des Crottes (1872). Première mention, au XIe siècle : Catus Mortuus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

1322 – 30 mai : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE  – La Crau del Pont (acte notarié). La Crau – quartier rural.

1345 – 30 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camas, 30 mai l345 (charte aux archives municipales). Au XIXe siècle, le Camas était encore un quartier rural du quartier de Saint- Pierre. Sa première mention, Campus Martius, date du XI° siècle (cartulaire de Saint- Victor , n° 37 et 40).

1400 – 30 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major)-

1. Turris domini episcopi. Babilone – quartier rural, quartier de Séon-Saint-Henri (1872). Première mention : Affare turris, le 2 septembre1254 (charte aux archives de l’évêché).

2. Domus et ecclesia sancti Antonii. Les Baumes ou Saint-Antoine, hameau en 1872. Les religieux de Saint-Antoine y avaient fondé une maison pour recevoir les malades atteints de la lèpre connue sous le nom de Feu d’Enfer. Première mention le 8 janvier 1135, Sancta Maria de Balma, (cartulaire Saint-Victor, n. 844). Notre-Dame-de-la-Douane, hameau, quartier de Saint-Antoine. Le nom de Baumes vient des excavations naturelles qui se rencontrent dans le tuf qui compose le sol de ce quartier (1872).

1416 – 30 mai : JERÔME DE PRAGUE EST BRÛLÉ VIF – Jérôme de Prague (Jeroným Pražský en tchèque, 1379-1416), théologien tchèque, un des principaux soutiens et des plus proches amis de Jean Hus, fut brûlé vif, moins d’un an après lui, lors du concile de Constance ; il compte au nombre des martyrs de la pensée.

1420 – 30 mai : SAINT-MANDRIER APPARTIENT-IL À SIX-FOURS OU BIEN À TOULON ? – Parmi les pièces présentés au cours d’un procès tranché le 18 juin 1577 avec arrêt pour raison, du prieuré de ST MANDRIES, nous trouvons un document « fait aussi par-devant un lieutenant de juge dudit Tollon, contenant abolition des procès et procédures qui avaient été faites respectivement tant contre ceux de ladite ville de Tollon par les officiers de S-F, que contre les particuliers de Six-Fours, par les officiers de Tollon, en date du 30 mai 1420 » (Jean Denans, 1713).

1431 – 30 mai : JEANNE D’ARC EST BRÛLÉE VIVE À ROUEN. Elle a dix-neuf ans. Un panneau rappelle qu’elle est « menteresse, pernicieuse, abuseresse du peuple, devineresse, superstitieuse, blasphématrice de Dieu, présomptueuse, mal créante de la foi de Jésus-Christ, … »

1484 – 30 mai : SACRE DE CHARLES VIII À REIMS (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 426).

-1574 – 30 mai : MORT DE CHARLES IX AU CHÂTEAU DE VINCENNES. Durant son règne, la France fut déchirée par les guerres de religion. Malgré plusieurs tentatives de conciliations, son règne déboucha sur le massacre des protestants en 1572 lors de la Saint-Barthélemy.

-1588 – 30 mai : L’INVINCIBLE ARMADA APPAREILLE DE LISBONNE – Sous le règne d’Elisabeth, les relations s’étaient progressivement détériorées entre l’Espagne catholique et l’Angleterre protestante. Devant les attaques incessantes des Anglais contre les colonies espagnoles d’Amérique, la menace que faisait peser Francis Drake sur le commerce atlantique et l’attitude de la reine, qui soutenait ouvertement les Hollandais luttant contre l’Espagne, Philippe II prépara méthodiquement une attaque navale contre les îles Britanniques. Cette attaque, qui devait coïncider avec le débarquement des troupes d’Alexandre Farnèse stationnées en Hollande, visait à détrôner Elisabeth au profit de Marie Stuart, reine d’Ecosse. La préparation de l’Armada, confiée au marquis de Santa Cruz, capitaine général des flottes et marin fort habile, dura deux ans. De nombreux navires furent construits dans les ports d’Espagne, du Portugal et d’Italie, et le raid de Francis Drake sur Cadix, en août 1587, ne réussit qu’à retarder d’un an le départ de la flotte. Au printemps de 1588, l’Armada, forte de cent trente vaisseaux (sans compter les transports) armés par dix mille marins et dix-huit mille hommes de troupe et comptant trois mille canons, était prête à appareiller. C’est alors que survint la mort de Santa Cruz, auquel succéda un grand d’Espagne, le duc de Medinasidonia, totalement inexpérimenté en matière de guerre navale. A peine l’Armada avait-elle quitté Lisbonne (30 mai) que, surprise par une tempête, elle dut relâcher au Ferrol et à La Corogne, d’où elle n’appareilla que le 22 juillet après beaucoup de temps perdu. Dispersée par une nouvelle tempête dans le golfe de Gascogne, elle parvint à se reformer en vue de la Cornouailles anglaise et pénétra majestueusement dans la Manche (Henri Ribot, La Guerre navale au XVIe siècle, Atelier d’histoire antique, Découvertes et Civilisations, 2010).

-1631 – 30 mai : PREMIER NUMÉRO DE LA « GAZETTE » DE THÉOPHRASTE RENAUDOT.
« Je l’avoue, j’ai cru longtemps que Théophraste Renaudot, en publiant le 30 mai 1631 le premier numéro de sa fameuse gazette, était le père de la presse française. Eh bien ! il faut en rabattre : la vedette “ chronologique ” appartient à un certain Louys Vendosme, qui demeurait dans “ la cour du Palais, place du Change, à l’enseigne de la ville de Venise ».. Ce personnage oublié — et dont on ne sait pas grand-chose — a le droit d’être né le premier journaliste ayant édité un périodique.
Pour plus de détails sur cette publication, lire l’article que lui consacre d’André Castelot dans son « Almanach de l’Histoire », publié en 1962. Voici quelques extraits du récit d’André Castelot :
« C’est un bibliothécaire suédois — M. Folke Dahl — qui attacha le grelot en découvrant, en 1940, à la bibliothèque de Stockholm, relié par hasard dans un recueil de la Galette de Renaudot, le numéro 42 d’une feuille intitulée : « Nouvelles ordinaires de divers endroits ». Elle présentait un aspect “ presque identique ” à celui du journal de Théophraste — quatre page, absence de titres, colonnes compactes — et portait la date du 31 octobre 1631. S’il s’agissait d’un hebdomadaire — rythme probable de parution — le numéro un était antérieur au 30 mai date de “ la première ” de Théophraste. Mais les Nouvelles ordinaires avaient pu paraître deux fois par semaine et, en ce cas Renaudot gardait sa place. Cependant, aucun doute ne fut plus possible à la suite de la découverte faite par Mlle Petibon, conservateur à la Bibliothèque nationale, qui mettait la main sur 23 exemplaires consécutifs des Nouvelles, numérotés de 27 à 49, s’étageant du 17 juillet au 19 décembre. “ Il y avait eu avant la Gazette, un autre journal dont la périodicité hebdomadaire, régulièrement suivie par un nombre important de numéros, invitait à penser qu’il avait dû commencer à paraître au début de janvier de la même année.
« Une autre trouvaille — due à Mlle Marguerite Boulet, professeur de droit — allait détrôner définitivement le pauvre Renaudot. C’est à la Bibliothèque Nationale qu’elle découvrit une supplique, datée de la fin d’octobre 1634, destinée à obtenir l’annulation du privilège — un vrai monopole — qui avait été accordé à Théophraste en 1631 pour son journal et demandant au Conseil du roi “ l’autorisation pour les demandeurs d’imprimer librement toutes relations, nouvelles et gazettes ”, On rappelait perfidement que le sieur Renaudot n’était pas “ le premier inventeur de sa Galette ” et qu’un nommé Vendosme l’avait imprimée longtemps avant lui. ” Le fait était donc connu. La requête précisait encore que Renaudot avait débauché un certain Epstin, chroniqueur aux Nouvelles ordinaires et que c’était lui qui faisait la Gazette à lui tout seul.
Les signataires avaient quelque raison d’en vouloir à Renaudot, qui fit infiniment plus que d’imiter la publication de Louys Vendosme. En effet, au mois de novembre 1631, il décida d’éditer un second journal qu’il intitula sans vergogne : « Nouvelles ordinaires de divers endroits ». Le pauvre Vendosme essaya bien de lutter en changeant le jour de la parution de ses Nouvelles et en les faisant paraître à la même date que la contrefaçon de Renaudot, il fut battu : le plagiat était infiniment supérieur à l’original et Vendosme disparut… »

1695 – 30 mai : LIEUX-DITS DE saint-cyr – batterie des Baumelles 1695 (30 mai 1695). Les Baumelles – pointe qui marque l’entrée du golfe de La Ciotat à l’est. Références : Archives de La Cadière BB 32, fol. 577 (30 mai 1695) et CC 276 (1693-1700) ; construction de la batterie : BB 32, fol. 1049 (3 déc. 1696), BB 47, fol. 127 (1748-1754), désarmée en 1748 (id., BB 47, fol. 127, du 1er nov. 1748) et remplacée par celle des Lecques (Duprat H.E. 1935).

1713 – 30 mai RAPPEL DES PRESCRIPTIONS DE L’ARRÊT IMPOSANT L’ETABLISSEMENT DE BUREAUX DE SANTÉ DANS LES VILLES DE LA SEYNE, DE GRASSE, D’ANTIBES – Arrêt du Parlement d’Aix, du 30 mai 1713, rappelant les prescriptions de l’arrêt du 17 septembre 1628 imposant l’établissement de bureaux de Santé dans les villes de La Seyne, de Grasse, d’Antibes ainsi que la garde aux passages du Var ; le même arrêt rappelait également qu’il était interdit aux prieurs des couvents de Provence de ne recevoir aucun religieux en provenance de pays étrangers suspects de contagion (Louis Baudoin, 1965, p. 214, d’après Archives du port de Toulon). Autre arrêt du 30 mai, étendant ces mesures en établissant des gardes aux ports et à l’entrée des terroirs et des régions limitrophes de la Provence afin d’empêcher l’entrée des personnes et des marchandises suspectes pouvant venir de Hongrie, de Suède, d’Allemagne, du Milanais et du Tyrol, contrées soupçonnées de contagion. Toutes ces défenses, toutes ces précautions — et il y en aurait bien d’autres à citer que celles que nous venons d’énumérer — concernaient le plan de lutte préventive contre le fléau, contre, surtout, son introduction, ce qui était fort important, mais il faudra y ajouter les dispositions et mesures d’ordre intérieur et local destinées à combattre l’épidémie une fois déclarée et l’empêcher, si possible, de se répandre (Louis Baudoin, 1965, p. 215, d’après Archives du port de Toulon).

1778 – 30 mai : MORT DE FRANÇOIS MARIE AROUET, DIT VOLTAIRE, l’ami et le conseiller de nombreux chefs d’Etat, l’une des références de notre Révolution et l’auteur de nombreux ouvrages tels « La Henriade » , « Siècle de Louis XIV », « Candide et sa suite », « Dictionnaire philosophique », «  Microméga / Mikromegas », etc.

1789 – 30 mai : LE ROI NE PEUT RECEVOIR LA DÉPUTATION DE LA CHAMBRE DES COMMUNES – A la Chambre du Tiers, on procède à la lecture d’une lettre du garde des Sceaux : le roi, étant sur le point de partir, ne peut recevoir la députation de la Chambre des Communes. Il a alors été décidé de reprendre les conférences des commissaires conciliateurs, ce soir, à 18 heures. Les commissaires ne pourront, d’autre part, cesser ces réunions tant que le roi n’aura pas reçu la députation du Tiers. Les Chambres du clergé et de la noblesse ont suspendu toute délibération jusqu’à la fin des conférences (Larousse-Laffont, Agenda DU Bicentenaire, SAMEDI 30 MAI).

1791 – 30 mai : PREMIERE PRÉSENTATION EN FRANCE D’UN PROJET DE LOI VISANT À ABOLIR LA PEINE DE MORT.

1792 – 30 mai : À PARTIR DU 30 MAI, LES MILITAIRES DEVRONT SE NOURRIR SUR LEUR SOLDE – Le 28 mai, le maire du Beausset décide de prévenir le directoire du département qu’on accordera encore aux troupes l’étape du lendemain, mais plus rien à partir du 30 mai. Les militaires devront se nourrir sur leur solde s’ils sont encore au Beausset à cette date. En gros, on n’a plus besoin d’eux, ils nous coûtent cher, alors que le calme est revenu. Et de toute façon leur maintien est « vexatoire, attendu que les troupes ne doivent avoir l’étape que lorsqu’elles sont en route, et qu’il n’y a aucun exemple qui puisse constater que les troupes en cantonnement aient subsisté aux dépens des communes » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1793 – 30 mai : SANARY ET LA REQUISITION PERMANENTE DU VINGTIEME DES GARDES NATIONAUX SÉDENTAIRES DES COTES ET FRONTIÈRES – Le 9 mai 1793, le directoire du département du Var adressa aux districts une circulaire imprimée, pour annoncer que les trois corps administratifs réunis à Toulon avaient requis le commandant de l’année d’Italie de mettre en état de réquisition permanente le dixième des gardes nationaux sédentaires de l’intérieur du département et le vingtième de ceux des côtes et frontières. La lettre d’envoi est du 23 mai. Conformément à ses prescriptions, le dimanche 3o mai, à 10 heures du matin, le maire, Pardigon, les officiers municipaux et le procureur de la commune de Sanary se rendirent sur la place, revêtus de leurs écharpes. La garde nationale, composée des personnes de seize à cinquante ans en état de porter les armes, s’y trouvait convoquée. Après un ban, la circulaire du directoire fut lue en langue vulgaire, c’est-à-dire en provençal. Les 6 compagnies comprenaient 264 volontaires, dont 99 étaient exempts à raison de leur âge, de leurs infirmités ou de la place occupée par eux. Sur i65 hommes, formant la différence entre les deux nombres précédents, 40 se trouvaient en service permanent aux batteries de Portissol et de la Cride, 64 servaient à ces postes en qualité de servants canonniers, 8 étaient chefs de pièce et 3 autres canonniers; 5o hommes seulement restaient disponibles. Ces derniers déclarèrent que le recrutement désiré était impraticable à raison de la situation stratégique de Saint-Nazaire et à cause du grand nombre de leurs compatriotes employés à la marine, à l’arsenal et aux armées (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

1795 – 30 mai (11 prairial an III) :

1. LE CULTE CATHOLIQUE, APOSTOLIQUE ET ROMAIN, AVEC SOUMISSION AUX LOIS DE LA REPUBLIQUE EST À NOUVEAU CÉLÉBRÉ À SANARY. Le curé Jullien, de Sanary, déclarera accepter d’exercer dans la commune le culte catholique, apostolique et romain, avec soumission aux lois de la République et conformément à la loi du 11 prairial an III (30 mai 1795) de séparation de l’église et de l’Etat. Le culte décadaire et le culte catholique cohabitèrent un certain temps , ce qui n’alla pas sans difficultés, et la Mairie reçut l’ordre de fixer les horaires des divers utilisateurs de l’église (Rotger B., 1984, p. 296 et suiv.). Pour mémoire, rappelons que, après un rapport de Lanjuinais, la Convention a décrété, 30 mai 1795, que les églises qui n’ont pas été vendues seront restituées aux fidèles (Yann Fauchois, 2001).
2. À TOULON LA REPRESSION S’ORGANISE. Déjà, le 11 Prairial « le Citoyen Charbonnier a été invité à se rendre auprès des représentants pour leur donner des éclaircissements sur ce qui s’est passé dans cette commune ». La Convention, le 8 l’avait décrété d’accusation en même temps qu’elle décrétait Ricord et Escudier d’arrestation (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1796 – 30 mai (11 prairial an IV) : GUERRE D’ITALIE – Franchissement du Mincio et victoire de Borghetto sur Beaulieu, puis de Valeggio.

1804 – 30 mai : PIERRE DE VILLENEUVE REMPLACE LATOUCHE-TREVILLE A LA TETE DE L’ESCADRE – Pierre de Villeneuve, né à Valensole en 1763, nommé vice-amiral depuis le 30 mai 1804, remplacera début septembre l’amiral Latouche-Tréville et hissera lui-aussi sa marque sur le ”Bucentaure”. C’est lui qui mènera la flotte aux Antilles pour diversion, et sera rattrapé au retour par Horatio Nelson. Il sera vaincu par ce dernier à Trafalgar le 21 octobre 1805 (Gérard Delattre, doc. inédit. La bataille de Trafalgar oppose le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres du vice-amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice-amiral Nelson. Nelson y trouve la mort, mais la tactique qu’il a mise en œuvre vaut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique. Les deux tiers des navires franco-espagnols sont détruits, et Napoléon, faute d’une flotte suffisante, doit renoncer à tout espoir de conquête du Royaume-Uni).

1814 – 30 mai : EXIL DE NAPOLEON BONAPARTE SUR L’ILE D’ELBE. Le traité de paix de Paris, du 30 mai 1814, fut annoncé aux habitants du Var par le préfet Leroy de Boisaumarié, qui fut en fonctions du 25 août 1811 au 18 juillet 1814 ; le texte de ce traité, présenté par le préfet, fut affiché le 10 juin 1814 sur les murs de La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 446).
Le royaume de France conserve l’intégrité de ses limites, telles qu’elles existaient à l’époque du 1er janvier 1792.
Durant la première Restauration, la vie, à La Seyne, fut relativement peu active bien que son port connût, en raison de la levée du blocus, une certaine reprise de trafic commercial. Toutefois, notre localité se ressentait de la réduction en navires, effectifs et matériel, des forces navales basées sur Toulon ; La Seyne avait toujours, en effet, profité de la prospérité de la marine de guerre et de la proximité de l’arsenal voisin. Or, le traité de Paris de 1814 avait exigé la cession de nombreux navires français aux alliés ; la plupart des bâtiments restant furent désarmés, d’autres vendus. On ne procédait plus à des réapprovisionnements d’objets et de matières, les équipages envoyés en congé par mesure d’économie. Bref, au moment où Napoléon reviendra à Paris, il ne restera en service, à Toulon que : 1 vaisseau, 11 frégates, quelques corvettes, flûtes, gabarres et transports. Dans la population seynoise, composée surtout d’éléments maritimes, on restait plutôt attaché à l’Empire ; les royalistes du lieu triomphaient avec modestie bien qu’ils fussent assez nombreux et que, parmi eux, certains aient souffert des événements de 1793 et de la proscription. Il y eut bien quelques incidents, entre partisans du régime déchu et ceux des Bourbons, mais ils ne prirent jamais un tour tragique. Des jeunes gens s’offraient pour défendre le roi. Il arriva, par exemple, que l’on colla des aigles sur les fleurs de lis des affiches administratives apposées sur les murs de la mairie du bas du cours ou sur d’autres locaux officiels. On entendit, parfois, des chansons ou des cris séditieux ; il se racontait des nouvelles plus ou moins fantaisistes et, sous le manteau, on se disait : « IL reviendra ! » La Seyne demeurait fidèle à la France et à la liberté (Louis Baudoin, 1965, p. 448-449).

A l’annonce de la signature du premier traité de Paris qui ramène la France à ses frontières de 1792, mais qui conserve plusieurs de ses conquêtes révolutionnaires, et l’heureux rétablisse­ment des Bourbons, ce fut la fête de Saint-Louis, patron de « notre bon roi ». Le 10 septembre 1814, Pierre OURDAN, avait eu l’honneur de rece­voir l’autorisation de porter la Décoration du Lys. Que penser d’un tel changement de l’opinion? Ces déclarations étaient-elles sincères? On le verra peut-être au retour de l’Empereur pour les cent jours. En attendant tout le monde prêta serment. Ceux qui ne le firent pas, furent des plus discrets. On fit aussi un habit pour le sergent de la commune car il fallait qu’il soit costumé pour faire respecter l’autorité et faire obéir à ses ordres (Rotger B., 1984 : 30 mai 1814, p. 365).

1830 – 30 mai ; CONQUETE DE L’ALGERIE – Le 30 mai, à six heures du matin, la Provence n’était qu’à 65 milles de la côte d’Afrique. A midi, la terre fut signalée. La joie était grande sur les bâtiments; on croyait le moment du débarquement venu. Bientôt la brise augmente. « En continuant à faire route au sud, écrivait le commandant en chef au ministre de la guerre (Dépêche du 3 juin à bord de la Provence à Palma), nous serions arrivés pendant la nuit au point de débarquement. L’amiral donna ordre de gouverner à l’ouest. La Provence suivit cette direction depuis midi jusqu’à cinq heures. Elle fit voile ensuite vers le nord, et après une marche de trois heures on mit le cap sur Alger. A sept heures du soir, le bâtiment qu’on avait envoyé à la baie de Palma apporta la nouvelle que le 29 la flottille avait fait voile vers la côte d’Alger. On communiqua en même temps avec la frégate la Sirène, qui avait quitté la station pour venir reconnaître la flotte (M. Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger).

1831 – 30 mai : LA MARINE CREE, À TOULON, UNE COMPAGNIE D’OUVRIERS MARINS. L’ordonnance du 30 Mai 1831 crée la « Première compagnie de mécaniciens et de chauffeurs ». Par la suite la marine entreprend la formation du personnel de la spécialité (HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET ÉNERGIE DE LA MARINE).

1834 – 30 mai : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge l’état-major, deux bataillons du 17ème régiment de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique : 27 officiers, 435 hommes (Castellan E., 1937, p. 295).

1837 – 30 mai : CONQUETE DE L’ALGERIE – le général Thomas Bugeaud impose à l’émir Abd el-Kader le traité de la Tafna. C’est la seule fois de leur vie que les deux ennemis auront eu l’occasion de se rencontrer…

1850 – 30 mai : à Saint-Cyr, les dames de la maternité forment une association établie à cette date qui célèbrent leur fête le second dimanche d’octobre (Magloire Giraud, L’église de Saint-Cyr, Var, 1855).

1854 – 30 mai : Création du bagne de CayenneLe 30 mai 1854, une loi officialise la création du bagne de Cayenne, en Guyane. 3 000 condamnés y ont déjà été envoyés dans les deux années précédentes.

1893 – 30 mai : MECONTENTEMENT DES SEYNOIS – Une délibération du conseil municipal de la Seyne, datée du 30 mai 1893, fait état du mécontentement de la population occasionné par « l’enlèvement de sable que le Service de la Marine fait opérer sur l’isthme des Sablettes pour le ponçage des vaisseaux », en dépit d’une interdiction concernant cette zone datant de 1778 (« Les lesteurs de la rade de Toulon », dans Le Chasse-Marée n° 127).

1910 – 30 mai :

1. L’USINE DU CREUSOT MET EN SERVICE LA BASE D’ESSAIS DES TORPILLES A SAINT-MANDRIER (ecomusee-creusot-montceau). Le lundi 30 mai 1910 le «Petit Var» titrait : « Une usine à l’Ooulivié». On pouvait lire : «On ne parle depuis quelques jours dans la section (de Saint-Mandrier) que de la construction d’une usine au quartier de l’Ooulivié, une succursale du Creusot qui viendrait s’installer pour les canots et yachts automobiles, atelier de réparations et aussi refuge sans doute qui emploierait une centaine d’ouvriers». Voilà une bonne nouvelle pour les gens du village qui voient un établissement important se créer dans la presqu’île, ce qui aidera à son développement (Gisèle Argensse, 1989, p. 142. Le «Petit Var» du lundi 30 mai 1910).

La société Schneider a créé, à proximité de Toulon : 1° un établissement à La Londe les Maures, 2° dans la baie de Saint Mandrier, une station d’essais au Creux Saint Georges, placée sous la responsabilité de spécialistes pour instruire officiers et équipages sur l’utilisation des sous-marins qui vont être livrés. Cet endroit possède aussi toutes les « commodités » pour les hommes devant suivre cette formation et les magasins nécessaires et des entrepôts de stockage pour maintenir, réparer les machines, changer les accumulateurs, l’air comprimé, etc. Les essais de ces sous-marins sont effectués à partir de Saint Mandrier. Schneider a aussi l’agrément du Département de la Marine pour utiliser les bassins de radoub de l’arsenal de Toulon, lorsque cela est nécessaire pour les réparations ; il peut également profiter de la zone de mesure de vitesse (longueur de un milles) de l’amirauté qui se trouve près de Toulon. En raison de la localisation de son chantier de Chalon sur Saône, puis de la nécessité de livrer ses sous-marins à des clients éloignés, sans user les moteurs ni courir les aléas d’une navigation océanique pour de bien petites coques, les Etablissements Schneider eurent recours à deux bâtiments transports de sous-marins bien distincts, le Porteur et le Kanguroo (Gérard Garier, Le Creusot, ms, 2011).

2. AJELLO‘S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : bateau Louis, port de débarquement Toulon ; n° de désarmement 308. Somme payée pour conduire. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

1915 – du 27 avril au 30 mai : LE SAUVETAGE ET L’INTERNEMENT DES RESCAPES DU « LEON GAMBETTA » EN ITALIE. Le croiseur français « Léon Gambetta », participant aux opérations de blocus de la mer Adriatique, fut coulé dans la nuit du 26 au 27 avril 1915 à 20 miles nautiques de Santa Maria di Leuca (Pouilles) par un sous-marin autrichien. Le naufrage fit 681 victimes ; 137 marins furent sauvés. L’Italie ayant déclaré sa neutralité en août 1914, les autorités italiennes durent interner les survivants selon les termes de la convention de La Haye, même si le gouvernement venait de signer en secret le pacte de Londres engageant le pays dans le conflit mondial aux côtés des nations de la Triple Entente. Cet internement s’inscrivait donc dans un délicat contexte diplomatique et militaire.
Le 24 mai 1915, l’Italie déclarait officiellement la guerre à l’empire ¬austro-hongrois, abandonnant de fait la neutralité observée depuis le 3 août 1914. Pour cette raison, les marins français internés à Syracuse pouvaient être rapatriés en France.
Le 30 mai 1915, les 137 rescapés du naufrage embarquaient à bord du Courbet à destination de Malte. Durant la traversée, tous furent interrogés sur les circonstances du naufrage et les conditions d’internement à Syracuse (François-Xavier Bernard, « Le sauvetage et l’internement des rescapés du Léon Gambetta 27 avril – 30 mai 1915 »).

1920 – 30 mai : JEANNE D’ARC EST CANONISEE à Rome, près de 500 ans après sa mort.

1927 – du 11 au 31 mai : EXERCICES D’ACCROCHAGE A BORD DU PORTE-AVIONS « BEARN » – Le porte-avions Béarn reste sur rade de Toulon jusqu’au 31 mai mais les essais d’aviation continuent et des essais d’accrochage sont effectués au mouillage au coffre 10, le 20 mai, avec le Gourdou P 23 piloté par Montrelay. Le lendemain, c’est au tour de Jozan avec le Dewoitine P 25, suivi le 25 par le Gourdou piloté par les quartiers-maîtres Feltz et Lansonneur. Des essais sont encore réalisés le 27. Le 30 mai, le Gourdou P 23 accroche de nouveau, avec les seconds-maîtres Dafniet, Torchet (deux fois) et Guillou puis le commandant de Laborde prend les commandes, décolle et revient s’accrocher sur le pont (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1934 – 30 mai : LA SOCIETE DES AUTOCARS REUNIS DE LA COTE VAROISE SUCCEDE A LA SOCIETE DU « GARAGE EXCELSIOR » ET A CELLE DES « AUTOCARS PROVENCE-SPORTS » – La Société des Tramways de l’Ouest Varois (T.O.V.) commença son exploitation en 1915 : une ligne Sanary – Ollioules – Le Beausset ; une ligne Six-Fours (Reynier) – La Seyne. D’Ollioules ou de La Seyne, on pouvait prendre la correspondance pour Toulon. La Société du garage Excelsior (M. Mimerel) et la Société des Autocars Provence-Sports (Rey-Bonnegrâce) assurèrent le service Bandol-Toulon pendant plusieurs années. Le 30 mai 1934, la Société des Autocars Réunis de la Côte Varoise leur succéda, elle remplaça la TOV (G. Bonnafoux, 1985).

1940 – 30 mai : OPERATION DYNAMO (DUNKERQUE) – Le 30 mai 1940 après avoir eu l’étrave arrachée par une torpille lors de l’évacuation de Dunkerque, le torpilleur de 1 500 t « Cyclone » fait route sur Brest pour se faire réparer. Le 18 juin, il se sabordera dans ce port à l’arrivée des Allemands.

1943 – 30 mai :
1. LE GENERAL DE GAULLE ARRIVE A ALGER – En Afrique du Nord, le 30 mai, accompagné d’André Philip et René Massigli, le général de Gaulle est arrivé à Alger où il compte supplanter le général Giraud qu’il rencontre le lendemain. Aussitôt, le général Giraud nomme le général Georges ancien commandant en chef des armées du Nord-Est en 1939 arrivé à Alger le 30, et Jean Monnet, ancien président du Comité franco-britannique des ressources de guerre en 1939, comme membres du Comité central exécutif français (CCEF) en Afrique du Nord.
2. LE PETROLIER RANCE EST RENFLOUE A TOULON – Le pétrolier Rance, mis en service en 1920 et sabordé à Toulon le 27 novembre 1942 dans la darse des pétroliers, est relevé du 20 janvier au 30 mai 1943. Saisi par les Allemands, puis conduit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, et réparé. Part pour Marseille le 31 juillet 1944.
3. PUBLICATION DES DOCUMENTS RELATIFS AU MASSACRE D’OFFICIERS POLONAIS A KATYN. Malgré les dénégations soviétiques faisant suite à l’exploitation au début de l’année 1943 par la propagande allemande du massacre de Katyń et l’histoire que l’on en a rédigée après coup, les documents retrouvés en ex-URSS sont accablants : c’est bien le NKVD, la police politique soviétique, qui a assassiné en 1940 ces 4500 prisonniers de guerre polonais, confirmant en cela les conclusions de la commission internationale, essentiellement composée de représentants de pays alliés à l’Allemagne nazie ou occupé par celle-ci, à l’exception de la Suisse, publiées le 30 mai : les assassinats ont eu lieu au printemps 1940, ce qui en fait porter la responsabilité aux Soviétiques. La Croix-Rouge polonaise parvient à la même conclusion, mais elle ne la rend pas publique, pour ne pas donner d’argument à la propagande nazie : son rapport est transmis au gouvernement britannique qui le classe comme un document ultra-secret et ne le divulgue qu’en 1989. Aujourd’hui l’histoire a retenu ce massacre particulier comme emblématique de l’ensemble de ces crimes commis à l’encontre de la nation polonaise par l’URSS. À l’époque, la Pologne avait été morcelée par les deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais était la même. En Europe occidentale, le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d’Hitler et ceux de Staline. Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l’invasion de la Pologne par l’Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyń. Jusqu’à aujourd’hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l’égard de Joseph Staline. Une étude récente, reprenant l’histoire de Katyn et son traitement par la gauche française, notamment la diffusion par le PCF du mensonge soviétique, jusqu’à une lecture critique des articles parus dans « L’Humanité » et dans « Le Monde », s’interroge sur cette difficulté française à admettre les crimes soviétiques. La guerre tue, on le sait, mais la politique aussi. Le mensonge n’est pas l’apanage de notre époque, il a existé de tout temps pour couvrir des actes barbares ! la leçon doit porter. Mais que c’est loin, tout ça, et comme c’est près de nous en même temps.

4. composition, dans un hôtel de la banlieue londonienne, du « CHANT DES PARTISANS » par l’écrivain-journaliste Joseph Kessel, son neveu Maurice Druon, la musicienne Anna Marly et quelques amis. Ce chant deviendra l’hymne de la Résistance française au nazisme et à l’occupation allemande.

1948 – 30 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 30 avril au 30 mai, l’aviso « Commandant Dominé » escorte des dragueurs patrouilleurs du type YMS Tiare et Lotus (Colombo, Singapour, Sourabaya).

1968 – 30 mai : UNION DES FEMMES FRANÇAISES ET ELECTIONS – « Le comité de l’Union des Femmes Françaises (U.F.F.) de Saint-Mandrier, à sa dernière réunion ayant pris connaissance d’un appel lancé en commun par les représentants officiels de la gauche dans notre commune, en vue de constituer un comité d’action pour promouvoir l’avènement d’un gouvernement démocratique, a décidé, par un vote unanime des adhérentes présentes, de participer à ce comité d’action. L’U.F.F. considère qu’un gouvernement démocratique favoriserait largement l’application du programme de l’Union des Femmes Françaises adopté au 10ème congrès de l’U.F.F., à Nîmes, le 5 mai dernier » (Le Petit Varois du jeudi 30 mai 1968).

1975 – 30 mai : DECES DE MICHEL SIMON, comédien suisse « La chienne » en 1931 – « Boudu sauvé des eaux » en 1932 – « Drôle de dame » en 1937 – « Le quai des brumes » en 1938 – « Fric-Frac » en 1939 – « Le train » en 1964 – « Le vieil homme et l’enfant » en 1966… Il repose au cimetière au Grand-Lancy (Genève).

1981 – 30 mai : CEREMONIE DE REMISE DE SIX MEDAILLES DU TRAVAIL A LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER : Roger Giot, Michel Branger, Henri Lebeau, Paul Roblès, Louis Fédout et Georges Bonal reçoivent du Commandant Galloy, la médaille d’honneur du travail de la Marine (Gisèle Argensse, 2000, p. 117).

1994 – 30 mai : DECES DE MARCEL BICH A PARIS, industriel français, créateur du célèbre stylo Bic

Tibéhirine (Algérie), visite au monastère (cl. H. Ribot, 2015).

1996 – 30 mai : LES RESTES DE SEPT MOINES FRANÇAIS TUES EN ALGERIE SONT RETROUVES à proximité de leur monastère de Tibéhirine. L’assassinat est revendiqué par le Groupe islamique armé (GIA). souvenir : visite au monastère en compagnie de Cathy et du père Raphaël, curé d’Hydra à l’époque.

1998 – 30 mai : 4000 MORTS EN AFGHANISTAN – Un séisme en Afghanistan provoque la mort de 4 000 personnes

2007 – 30 mai : DECES DE JEAN CLAUDE BRIALY, comédien et cinéaste français. « Le beau Serge » en 1958 – « La mariée était en noir » en 1967 – « Les innocents » en 1987.

2019 – 30 mai :

1. MÉTÉO SANARYENNE: Après une nuit claire, sans vent et avec des températures de 14 à 17°, la journée fut très belle. Le soleil était présent sans nuages. Le vent, de secteur sud-ouest, ne dépassa pas les 10 km/h, tandis que les températures maxima frisèrent les 22°

2. A SANARY, du 30 mai au 2 juin,  faîtes du Nautisme. Inauguration le jeudi 30 mai à 10h30, parvis de la Mairie. Venez-vous initier aux activités nautiques : Bouées tractées, parachute ascensionnel, jet ski, voile, paddle… Participez aux visites guidées (port/capitainerie, musée Dumas et tour de Sanary), aux conférences par Océanoplastic, Sea Shepherd, Tsunami ainsi qu’aux expositions «Découverte du Vivant». Sans oublier les embarquements immédiats offerts par l’association des Pointus de Sanary ! – Bourse aux affaires Nautiques: Allée Estienne d’Orves – Du 30 mai au 1er juin de 9h à 19h – par Sanary Ovalie. – Les Délices de la Mer: Dégustation de produits de la Mer. – Allée Estienne d’Orves – Dimanche 2 juin de 8h à 18h – par la Ligue contre le Cancer. Prévoir une tenue adaptée à la pratique d’activité nautique ainsi que des chaussures fermées et rechanges.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Durant une réception, deux types à moitié ivres sont en train de se faire des confidences d’une voix râpeuse :

-Tu vois la grande brune là-bas ? dit le premier. Eh bien, c’est ma femme. Et la blonde à côté d’elles, c’est ma maîtresse.

-Ça alors, c’est marrant, répond l’autre. Parce que moi, c’est exactement le contraire !

(Portugal, 2023, cl. H. Ribot).

Je vous souhaite une bon MARDI à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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