EPHEMERIDES 29 mai

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 29 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3809)

ILLUSTRATION : Marseille, 26 novembre 2022 (cl. H. Ribot)

LES FÊTES.

Le 29 mai c’est la saint AYMARD, un pauvre homme que l’on dit martyr car massacré par les Albigeois en 1242 et que les bûchers allumés autour de Montségur après cette affaire ont bien vengé. Oublions Aymard, pensons aux Cathares et à leurs martyrs dont personne ne sait plus les noms, enfouis avec leur religion sous les oripeaux de ceux qui les ont massacrés au nom du sabre et du goupillon.

Statistiquement, il paraît qu’il y a en France 420 personnes qui portent le patronyme de AYMARD tandis que 990 autres portent encore ce prénom qui fut fort populaire dans les années 1990.

Il est des morts du 29 mai qui parlent à nos oreilles : Joséphine de Beauharnais en 1814 et Romy Schneider en 1982, mais aussi cet Emmanuel de Grouchy en 1847 qui a tant manqué à Napoléon le Premier lors de la bataille de Waterloo.

Le LUNDI DE PENTECOTE tel qu’on le voyait encore au début de la dernière guerre.

« Trets voyait la Ramado. La jeunesse allait dans un pré désigné, avec des faux et faucilles. Il ne fallait pas s’arrêter de couper entre les deux commandements de commencer et finir. De cette herbe, les galants faisaient des guirlandes pour leurs belles. On dansait le Ramadet. A la procession de Lambesc paraissaient le Roi de l’Aguiada (aiguillade) et le Roi de l’Eissado (herse), royauté agraire pour le second, artisane pour le premier.

« Montélimar fêtait le Roi des Bouviers. Sous un bal­daquin, St-Jean défilait, puis quittait son char, mettait le feu au bûcher. On promenait aussi une charrue. Le con­ducteur faisait le geste de semer le blé.

« Pour mémoire signalons qu’Arles a vu jusqu’en 1598 la course des demoiselles légères.

« Disons un mot des Jeux de Tarascon. Le dimanche de la Pentecôte, la cérémonie gardait un caractère religieux ordinaire. Mais le Lundi à midi, on allait chercher la Tarasque, monstre fait de cerceaux de toile peinte, en forme de dragon très affreux, avec tête de taureau-lion, pattes griffues, queue écailleuse, plusieurs fois recourbée et sur­tout effroyable gueule béante à plusieurs rangées de dents. Douze hommes portent la Tarasque au moyen de poignées. Un treizième se tient sous la carapace pour animer ses mouvements effrayants. La Tarasque crache des fusées par les narines. Le monstre faisait plusieurs courses, ren­versant les gens, les brûlant de ses serpentaux. Après la dernière course, la Tarasque faisait trois sauts devant la statue de Ste-Marthe.

« Dans l’intervalle des courses, les chevaliers jouaient aux jeux élégants de la pique et du drapeau. Les corpora­tions exécutaient leurs jeux.

« Chaque jeu était indicateur de métier. Les porte-faix d’abord. L’un d’eux représentait le patron, St-Christophe, et portait un enfant sur l’épaule. Six gaillards portaient un tonneau sur un brancard, heurtant les spectateurs et imi­tant les empégués, la Bouto Embriogo. Les prieurs offraient à boire à tout le monde.

« Les Paysans tenant un cordeau imitaient la plantation de la vigne, jeu qui demeure à Villeneuve-les-Avignon pour la St-Marc. Avec le cordeau, on faisait des crocs en jambes. Tous ces jeux étaient des jeux de bonne humeur.

« Le jeu de N. D. des Pâtres était le jeu des bergers. Trois bergers montaient des ânes. Un pastre jouait Barthoumiou et aspergeait les spectateurs doli de cade, d’huile de genièvre. Pauvres spectateurs. Ils recevaient aussi sur la figure, de la farine envoyée par les meuniers.

« Les jardiniers jetaient des graines d’épinards aux jeunes filles. Les Arbalétriers tiraient des flèches. Dieu merci, sans pointe.

« Le Gué était constitué par les Agriculteurs montés sur de belles mules et distribuant parmi la musique le pain bénit.

Le jeu de l’Esturgeon est demeuré dans les mémoires. Il guérit de mélancolie la triste Jeanne de Laval, épouse du Roi René. Les Mariniers du Rhône attelaient six chevaux de halage à une grosse charrette portant un bateau. A tous les puits, on emplissait d’eau le bateau. Et les mariniers envoyaient l’eau aux spectateurs qui, on le voit, devaient venir à la fête avec des habits ne redoutant ni oli de cade, ni farine, ni graines d’épinards, ni eau.

« Les Bourgeois n’avaient pas de jeu. Jusque Tartarin les bourgeois de Tarascon furent réservés. Les bourgeois portaient le pain bénit. Enfin, car vous n’en doutez pas, tout cela formait une procession, une procession à la proven­çale, moins compliquée que celle de la Fête Dieu d’Aix, plus rustique, mais procession, venait le Chapitre, tout le clergé, le corps de ville. Le parcours achevé, la procession entrait à l’église Ste-Marthe. Les prieurs déposaient pain bénit et aumônes à l’autel de la sainte, puis ressortaient, et alors zou ! la farandole de Tarascon.

« En 1941, la Tarasque est ressortie pour la fête de Ste-Marthe. Mais on ne voit plus les jeux de Pentecôte. Il serait bien facile de les reprendre. Alors qu’il faudrait une foule et une fortune pour reprendre les Jeux de la Fête Dieu à Aix, il faudrait peu de gars et de costumes pour renouer l’usage. Si la procession ne convient plus à l’accom­pagnement de tels jeux, les jeux pourraient être bénis à l’église avant de sortir. La jeunesse de chaque métier pour­rait reprendre ses jeux. Il demeure des gaillards résolus pour constituer les équipes de Paysans, Bergers, Jardi­niers, Agriculteurs, Meuniers, Bourgeois. Si le Rhône n’a plus de mariniers à Tarascon, on trouvera sans peine de bons collègues pour jouer la « Bouto embriago » et l’Esturgeon. » (d’après Marcel Provence, août 1942).

DICTON :

A la saint Aymard, les grenouilles chassent dans la mare.

LOCUTION PROVENCALE :

DE LONGUE (Fr. Rég.) DE LONGO (Prov.) – Prononciation « Dé longue ». Le “e” est atone. Combien de fois entend-on chaque jour : “Et de longue il faisait des carreaux”… “Il m’a gonflé de longue toute la journée”… “Elle est de longue devant la glace pour se pinter le mourre” (Ce qui se traduit en bon français par “Elle est tout le temps devant le miroir pour se farder le visage”). La locution « de longue » qu’on croit très moderne est une transcription francisée du provençal « de longo » qui signifie précisément : « assidûment, continuellement, sans cesse » (Jean-Claude Rey).

LA PENSEE du jour est une PERLE :

Le titre d’un article publié dans les colonnes du « Journal » à la date du 10 août 1927 est une perle de la plus belle eau: « On recherche les survivants d’une bande de quatre Polonais dont trois ont été assassinés ». Comprenne qui pourra !

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

23e livraison : Elevage et carraires.

on trouve un peu partout des ânes et des mulets. Chaque famille élève aussi des porcs dans des porcheries – ou cochonniers -, généralement situées à l’écart, et au sud-est de l’habitat. Mais c’est surtout le mouton, produisant lait, laine, viande et engrais, qui représente la plus grande ressource ; les jas ou bergeries sont implantés dans les collines, en limite des réserves ; elles sont associées à Saint-Nazaire à l’utilisation de quatre carraires qu’il est interdit de clore ou détruire, réputées comme ayant existé de tout temps, et dont l’entretien incombe à la communauté. Ces carraires, qui ne doivent pas être confondues avec les chemins de communication, nous sont connues grâce à l’enquête réalisée en 1819 par le maire Jean Granet, à la demande du Préfet du Var. Voici quels étaient leurs parcours, le point de départ étant pratiquement le même pour toutes : la colline du Gros Cerveau (appelée la Colle).

LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE ET AUTRES CONSIDERATIONS (A. BOUYALA D’ARNAUD)

-222e livraison :  LE TERROIR MARSEILLAIS

LE CANET (à 4 kil. 300, banlieue nord)

Cannetus au XIme siècle, Vallis de Canneto au XIIIe s., Canet depuis 1850. Son nom viendrait des « roseaux » (cannae) qui poussaient dans les anciens marécages du ruisseau Caravelle au bord duquel le Canet est construit, à l’entrée de l’autoroute nord. C’est maintenant une banlieue populeuse et industrielle, qui garde le souvenir du président du Vair et du chevalier Laurens d’Arvieux.

Au XVIme siècle une propriété du Canet, appelée la « Bouquière », appartenait à François Bouquier qui fut consul de Marseille. Celui-ci d’abord Ligueur, puis opposé à la Ligue, dut s’enfuir ; son fils vendit la « Bouquière » en 1609, à Guillaume du Vair, qui lui donna le nom de la « Floride » et apporta tous ses soins à l’améliorer.

Le président Guillaume du Vair, né à Paris en 1556, homme d’Etat et homme d’Eglise, fut envoyé en Provence en 1596 pour présider la « Chambre Souveraine » de Marseillc. Il fut ensuite premier président du Parlement de Provence (1599-1616), garde des sceaux et évêque de Lisieux. En 1603, il avait été nommé évêque de Marseille, mais ne fut pas sacré. Comme il avait joui pendant quelque temps des revenus de cet évêché, il en eut certains scrupules et légua 36.000 livres à l’Hôtel-Dieu. Guillaume du Vair était un des hommes les plus éminents de son temps. Juriste de grande race, savant (et à ce titre grand ami de Peiresc), il fut aussi un lettré, un humaniste. Il séjournait pendant l’été dans sa bastide du Canet, la « Floride », et s’y entourait de beaux esprits. Parmi eux se trouvaient Jean de la Cépède, président de la Cour des Comptes, nouveau seigneur des Aygalades, ou Malherbe devenu Aixois.

Nommé garde des sceaux et, de ce fait, rappelé à Paris en 1616, du Vair vendit la « Floride » à Pierre Bernier, consul de Marseille et seigneur de Pierrevert. Son petit-fils la céda en 1637 aux d’Audiffret qui la conservèrent jusqu’en 1697. Par la suite, elle changea fréquemment de propriétaires.

Le domaine de la « Floride » existe toujours, transformé en centre d’apprentissage, mais il a été sectionné, en 1847 d’abord, par la voie ferrée de Lyon à Marseille, puis, de nos jours, par l’autoroute.

(à suivre)

EPHEMERIDES.

1131 – 29 mai : MENTION DU JARRET – Ratification par Raimond Geofroi, vicomte de Marseille, en union avec sa mère Douceline, du legs fait à la Major de Marseille par son oncle Aicard, archevêque [d’Arles], d’une condamine au-delà du Jarret ; il reçoit des chanoines 100 sols de deniers Melgoriens. Cette confirmation est faite entre les mains du prévôt Aicard [de Marseille], en présence de Carréjade, mère de Geofroi de Marseille; d’Aicard Itier, etc. (H. de Gérin-Ricard, 1926, acte n°229 des vicomtes de Marseille – A. La Major de Marseille. n° XV. o. Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 1090. Ind. : Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 489, à l’année 1130). La Condamine – lieu-dit,  commune de Marseille, vers la jonction de Jarret et de l’Huveaune. Première mention : Condamina, juillet 1076 (cartulaire de Saint-Victor, n° 87). Note HR : la condamine était une petite exploitation faisant partie de la réserve seigneuriale (Dufournet 1978). Aux XIIe et XIIIe siècles, le terme désignait habituellement une ancienne directe seigneuriale cultivée (Boyer R., 1980). Le terme renvoie à domus / dominus.

1204 – 29 mai : controverse entre la chartreuse de la Verne et Guillaume d’Hyères : jour des calendes de juin (29 mai). Moi, Guillaume de Areis, la controverse qui est survenue entre moi et les frères de la Verne au sujet des limites, j’ai fait don et absous… J’ai confirmé que tout devait être possédé à titre perpétuel (Dom Capus),

1213 – 29 mai : Tholonée de Marseille. Donation par Hugues de Baux, vicomte de Marseille, et sa femme Barrale, aux religieuses de Saint-Pons, de toutes leurs terres à Aubagne, sauf vignes et jardins, avec faculté de prendre du bois pour le chauffage et les constructions du couvent. (acte des vicomtes de Marseille n° 369, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Bibl. de Carpentras, ms. n° 709, n° 13. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 158).

1332 – 29 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Figayrassa (charte aux archives de la Major). La Figuière – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint- Charles.

1374 – 29 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camin traversier de Santa-Marta, 29 mai 1374 (charte aux archives municipales). Ciiemin-Traversier – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). Première mention :  Caminum traverserium, 23 juillet 1248 (charte aux archives municipales).

1392 – 29 mai : LA COMMUNAUTÉ DE SIX-FOURS ACHETE AUX SEIGNEURS-ABBÉS DE SAINT-VICTOR LES DROITS DE REGALES ET DE PASQUIERS, CEUX DE TASQUES ET DE DEMI-TASQUES (Louis Baudoin, 1965, p. 61, sans référence, donne 20 mai). Pour éclaircir les acquisitions faites par la communauté, il faut savoir que le droit des tasques et demi tasques appartenaient au monastère St Victor ou au seigneur abbé. L’affranchissement desquels fut vendu aux syndics et habitants de Six-Fours, moyennant la cense annuelle de 400 florins 16 sols provençaux, avec la permission de bâtir des moulins à huile, moyennant la cense annuelle de deux livres d’huile pour chaque moulin, comme apert de l’extrait de l’acte en parchemin conservé aux archives du dit lieu, du 29 mai 1392 (Jean Denans, 1713).

La tasca (tâche) était la quantité de blé proportionnée au produit de la terre que les tenanciers devaient rendre au seigneur. C’est la champart du nord de la France. Les terres qui y étaient assujetties étaient dites « terra tascalis », ou « taxalis », ou « tasquira » … ». Dans les seigneuries, la tâche équivalait au 1/13 du produit de la terre, ailleurs, elle ne dépassait pas 1/20. Elle se levait également dans les vignes et dans les plants de figuiers (Guérard, 1857, d’après le Cartulaire de Saint Victor et le registre de Charles 1er d’Anjou).

1453 – 29 mai : L’EMPIRE BYZANTIN DISPARAÎT ET, AVEC LUI, LE MOYEN ÂGE – En avril 1453, le sultan Mehmet II met le siège devant Constantinople. La ville est vaillamment défendue par l’empereur Constantin Dragasès (1448-1453) et le Gênois Giustiniani : mais les Turcs, qui disposent d’une armée considérable, ont aussi une puissante artillerie de siège, et parviennent à ouvrir une brèche dans la vieille muraille théodosienne. Le 29 mai 1453, l’empereur tombe héroïquement sur les murailles et Mehmet II entre à cheval dans Sainte-Sophie. Constantinople, suprême rempart du christianisme au carrefour de l’Europe et de l’Asie, tombe aux mains des Turc. En 1460 Mistra tombe, et en 1461, c’est le tour de Trébizonde : il ne reste plus rien de l’empire grec.

1580 – 29 mai : HENRI DE NAVARRE BAT LES CATHOLIQUES A CAHORS – Le chef protestant Henri de Navarre, futur Henri IV, bat les Catholiques à Cahors. Levons notre verre de rouge pour lui !

1629 – 1er et 20 avril, 29 mai : DÉLIBÉRATIONS DU CONSEIL DE SIX-FOURS QUI RÈGLE LES PEINES MUNICIPALES POUR LA GARDE DU TERROIR : Comme la garde du terroir pour la conservations des fruits est d’une grande considération, le statut de cette province a ordonné des peines contre tous ceux qui causent des dommages au terroir en leur dénonçant des peines ou ban, et fait pour cela des règlements. Mais parce que toutes les communautés de Provence, ainsi qu’il est porté par ledit statut, sont en droit ou possession d’établir d’autres peines par les assemblées de leur conseil, pour la conservation de leur terroir, soit pour les fruits, soit pour les pâturages, la communauté de Six-Fours, par délibération de leur conseil, du premier avril 1629, a fait un règlement des peines établies pour la garde de son terroir, de la teneur suivante :

RAISINS Premièrement, que toute personne que ce soit, étant trouvé passant par les vignes, cueillant des raisins contre le gré des propriétaires, payeront vingt sols de peine, moitié au fisc, l’autre au dénonçant, et outre ce, payerons un sol pour chaque raisin, et de nuit, le double.

BETAIL AUX VIGNES : Ceux qui seront trouvés faisant manger bétail et mulard, roussin, bouvin, saumin et avirage, lanat et cabran, dans les vignes, payeront quarante sols de peine et trois sols l’avirage ou chenurs.

HERBES: qui sera trouvé cueillant d’herbe dans les vignes aura la peine de seize sols, applicable comme dessus.

OLIVES ET GRAINS : Qui sera trouvé cueillant et dérobant olives ou grains payeront trois livres de ban.

CHASSER AUX VIGNES : Plus qu’on n’osera chasser à la tirece dans les vignes pendant que les fruits y seront, à peine de trois livres.

BOIS : Comme aussi payeront trois livres de ban ceux qui seront trouvés faisant du bois d’olivier et autres arbres en général.

JARDINS : Ceux qui seront trouvés dans un jardin clos de muraille, dérobant des fruits ou autres herbes, payeront trois livres, et autres, qui ne seront point clos, quarante sols.

FRUITS : Qui sera trouvé prenant (poires), figues, (prunes), amandes, noix, pignes, sorbes et autres fruits aux biens d’autrui payeront trois deniers pour chaque fruits qu’on leur trouvera et auront la peine de vingt sols et de nuit, le double.

BLES DEVENDUDES ET SEMÉES : Qui sera trouvé faisant manger bétail, gros et menu, dans les blés devendudes et autres semées dudit terroir, outre le dommage, payeront la peine de vingt sols, fort quand lanat et cabran, ne payeront que trois sols pour (par) bête, et de nuit, le double.

PAILLASSONS ET CANNES : Qui sera trouvé arrachant paillassons, coupant cannes ou les détruisant, payeront trente sols, et de nuit, le double.

PORCEAUX, VIGNES ET PRES : Aucun porceau ne feront de paître ni manger en quelque part que ce soit par le terroir à peine de quinze sols, et aux prés et vignes, trente sols.

RESTOUBLES : Item qu’on n’osera restoubler (remblaver) ni cueillir espigues (épis) de blés, ni autrement moins faire despaître aucun bétail et avirage (moutons) dans les terres d’autrui sans la licence du maître, à peine de trente sols.

BETAIL AUX VIGNES, OLIVIERS ET ROUVES : Plus que tout, ceux qui seront trouvés prenant faisant et permettant manger leur bétail en olivières, figuières, rouves et autres arbres et fruits, auront la peine de trente sols, et outre ce, un sol pour chaque (veil ?) de figues.

RAPUGA : Qui sera trouvé rapuga (grappillant), payeront la peine de douze sols.

BÉTAIL AUX PRES : De même que ceux qui seront trouvés faisant manger bétail dans les prés, sans la licence du maître, payeront trois livres de peine, et de nuit, six livres.

PASSANT PAR LES VIGNES : Item, que toute personne, quelle qu’elle soit, sera trouvée passant par les vignes, figuiers, arbres, semées d’autrui, payera la peine de seize sols, et aux (gueres), trois sols.

TERMES (limites) : Tous ceux qui seront trouvés dans les termes fort le boucher, faisant despaître bétail, lanat ou cabran, payeront vingt sols de peine pour chaque fois.

MURAILLES ROMPUES, LIMACES : Toute sorte de personne qui seront trouvées rompant et démolissant murailles pour cueillir limaces ou escargots ou autrement ainsi que ce voit, payeront trente livres de ban, outre le dommage.

BÉTAIL AUX CHEMINS : Et finalement aucune personne n’osera attacher bétail aux chemins, à peine de trois sols, et sera permis à ceux qui les trouveront de rompre la corde. Par ladite délibération, est porté que nul des habitants dudit lieu, ni autre personne, ne pourront faire despaître aucun bétail, cabran et lanat au terroir dudit S-F cultivé, fort que le boucher, et néanmoins, ne tenir aucun pourceau, qu’à l’attache et à couvert, pour éviter à tout dommage qui pourrait être fait, et en cas de contravention, seront jugées, peine trente livres applicable, un tiers au dénonçant et le reste à la communauté.

Ce règlement a été autorisé par arrêt de la cour du 29 mai audit an 1629, et enregistré au pied de la délibération du conseil du 20 avril (Jean Denans, 1713).

1647 – 29 mai : Étienne de Puget, évêque de Marseille, vend à la commune la seigneurie de Saint-Marcel, afin de trouver des fonds pour construire le palais épiscopal.

1669 – 29 mai : [Le Duc de Beaufort, Amiral de France fit un certificat pour le bourg de Senary le 29 mai 1669, année où Colbert fut nommé secrétaire d’Etat à la Marine :]  « Certificat de Monsieur le duc de Beaufort Prince des Martigues et Surintendant général de la navigation et commerce de France. Nous certifions (être) allés en personne (à Sanary) le 29 du courant (mai 1669) et y avons remarqué ce qui ensuit : I – (…) le port est situé très avantageusement (…) entrée facille (…) belle et bonne radeau  devant, et une colline qui le couvre du costé du Nord, nord-ouest et ouest. II – Qu’il y a deux molles commencés depuis longtemps et que s’il étaient parachevés ils mettroient le dit port à couvert de toutes sortes de vents. III – Que les dits molles se trouvent faciles à construire et à creuser, la pierre pour les faires estant au pied (…) le fonds du bassin n’estant que de boue quand nous l’avons fait sonder (…). IV – qu’au rivage du port il y a une ancienne tour munie de canons et au milieu de la place une belle et bonne fontaine. V – que le bourg de Sennary nous a paru grand raisonnablement et (…) qu’il y (…) avait 150 (maisons) au moing. VI – Que ledit port (achevé) sera très utille au commerce et au service des Armées Navales (…car il y a) déjà beaucoup de charpentiers, de matelots, de calfats, de pilottes et maistres de navires (ce que démontre le nombre de Sanaryens que l’on voit) sur les Vaisseaux et Galères de Sa Majesté, ces sortes de gens dont les Armées Navales ont toujours besoing y deviendront plus nombreux et que les marchands estrangers y fréquenteront davantage aussy. Et ceux du dit lieu s’appliqueront au négoce plus qu’ils ne font. VII – Que meme les Gallères du Roy venant de Marseille à Toulon, ne pouvant doubler le cap de Sieciech par les vents contraires elles pourront commodément relascher au dit port de Sannary comme plus proche et plus ain que Bandol et La Ciotat. VIII – Que (…) les droits de foraine et douane (…) estoient considérables (…) et qu’ils le seroient bien davantage sy le port estoit en meilleur estat. IX – (Après avoir demandé aux Sanaryens pourquoi ils avaient) laisser gaster un sy beau port (qui accueillait autrefois) des navires de 40 pièces de canons, ils nous avoient répondu (…) qu’ils ne sont pas corps de communauté et qu’ils dépendent de celle d’Ollioules (…) quy néglige tout commerce (et) n’avoit jamais voulu contribuer à cette dépense ny leur permettre de le faire (…). X – Sur quoy, nous avons cru devoir dire que s’il n’y avoit pas de raisons très grandes pour empescher ceste séparation, l’intérest du commerce et du service du Roy dans sa marine le requeroient très fort… Fait à Toulon, le XXIX de May 1669. signé : Duc de Beaufort. » Note : Le duc de Beaufort fut tué au siège de Candie en essayant d’en déloger les Turcs (document disponible au musée Nord du C.I.N, cité par D.B., « Histoire de l’ancien hôpital », dans Var-Matin du 28 décembre 2000.

[1] Castellan E., 1937, p. 241 et suiv.).

1774 – 29 mai : Serment de fidélité des habitants d’Ollioules à Louis XVI (Castellan E., 1937, p.201). Ceux de Sanary font de même. Une cérémonie funèbre se déroulera le lendemain (Rotger B., 1984, p. 253). Le même jour, le Conseil d’Ollioules délibère la levée de l’interdiction du monastère des Ursulines, la réparation du portail de Ste-Ursule, de faire voûter le canal d’amenée d’eau au moulin à huile communal, et de faire établir un devis pour la construction de 2 moulins à huile.

1789 – 29 mai : VOTE PAR ORDRE OR NOT VOTE PAR ORDRE ? THAT’S THE QUESTION – La noblesse a décidé qu’elle maintiendrait avec fermeté l’usage du vote par ordre. De son côté, le Tiers État a entrepris de ne reprendre les conférences qu’aux conditions suivantes : le procès-verbal sera rédigé et signé par tous les commissaires à la fin de chaque conférence. Il demande à être reçu par le roi, et désire que les commissaires puissent discuter de la délibération par tête. Enfin, il manifeste son désir de ne reprendre les conférences qu’en présence du roi et des deux autres ordres, dans la salle commune des États Généraux. Le clergé, quant à lui, a suspendu toute délibération jusqu’à la reprise des conférences (Larousse-Laffond, Agenda DU Bicentenaire – VENDREDI 29 MAI).

1792 – 29 mai : DÉCRET ORDONNANT LE LICENCIEMENT DE LA GARDE DU ROI (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).

1793 – 29 mai :

1. LES MONTAGNARDS S’IMPOSENT AU COMITE DE CONSTITUTION – Dès le 29 mai, le comité de Constitution est remanié, par l’adjonction de cinq Montagnards, parmi lesquels Saint-Just (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France). Ce comité devient le Comité révolutionnaire.

2. LYON EST EN INSURRECTION CONTRE LA CONVENTION dès le 29 mai. On dénombre plus de 100 morts. Les Jacobins sont éliminés de la mairie qui passe entre les mains des insurgés (Roger Dupuy, La République jacobine: Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, Le Seuil, coll. Points Histoire, 2005, p. 117-124. Marcel Dorigny, « Fédéralisme », dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989 (rééd. Quadrige, 2005, p. 437-438)).

1795 – 29 mai (10 prairial) : A TOULON, LES ARMES SONT REMISES ET DÉPOSÉES AU FORT LAMALGUE – A partir du 10 prairial, les armes sont remises et déposés au fort La Malgue malgré les meneurs qui cherchent à s’évader par terre ou par mer et dont 6 sont appréhendés. 1500 insurgés se réfugient dans les communes environnantes et la révolte est virtuellement finie. L’agent national peut écrire aux représentants :  » Tout est calme à présent – Les ouvriers rendent en foule leurs armes et la tranquillité est entièrement rétablie sur les assurances que nous n’avons cessé de leur faire de votre indulgence, de votre amour, de la promesse que vous annoncez d’entrer dans ces murs en frères et en amis. Rentrez le plus tôt possible dans nos murs, la confiance publique a devancé votre arrivée et vous y serez reçus avec les mêmes acclamations » (Archives municipales de Toulon – Série P III L 95 bis – 10 Correspondance de l’agent national). Le 10, à 2 h, à la porte d’Italie, le général Collaud attend les représentants qui arrivent à 3 heures avec la force armée – Que penser de leur remarquable prudence ? L’entrée est ordonnée et grave et l’appel au calme publié le lendemain à la fois sobre et menaçant. « Frères d’armes, les rebelles que contenait Toulon sont vaincus – La justice nationale va se déployer, mais que les passions se taisent, qu’aucun acte illégal, qu’aucune violence ne soient exercés. Ne nous forcez pas à punir des crimes nouveaux ; c’est déjà trop de ceux dont nous avons à venger la Société. Que les troupes rentrées dans cette commune concourent avec la garnison au maintien de l’union et de la tranquillité publique. Citoyens, soyez calmes – Le glaive de.la loi ne s’appesantira que sur les ennemis de la République que des soldats ont si souvent affligée en se disant ses ennemis exclusifs. Ceux-là seuls sont républicains qui obéissent aux lois, respectent la représentation nationale et n’attentent ni aux personnes ni aux propriétés. Signé : Isnard – Guérin -.-Cadroy – Chambon » (Archives municipales de Toulon – D VI 70 bis – L 115 bis – Arrêté de Niou, Chiappe, Guérin, Isnard, Chambon, Cadroy). En même temps tout est mis en œuvre pour redonner à la ville une vie normale. Les représentants, considérant que les troupes de la République sont rentrées dans Toulon, que l’ordre et la tranquillité sont reparus dans ses mers, arrêtent : «La correspondance et le commerce seront rétablis entre cette commune, son port et tous les ports et communes, et en conséquence tous les envois de marins, de subsistances, de munitions de guerre et de bouche destinés au port et commerce de Toulon reprendront libre cours et seront puissamment accélérés » (ibid.). Pactod enverra des troupes sur le chemin d’Ollioules pour protéger le passage des subsistances qui arrivent de Marseille. A Marseille c’est un débordement de joie. La « Société Marseillaise » rassurée remercie Chambon, Pactod et Cadroy. Triomphants, les marseillais en cortège vont au devant des citoyens soldats qui ont marché contre Toulon et chansonnent leur victoire. Guérin, un instant soupçonné de faiblesse, devra à la société populaire de Marseille son retour en grâce à la Convention (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

Le 10 prairial an III (29 mai 1795), à 16 heures, l’armée commandée par le général Pactod entrait dans Toulon par la porte d’Italie avec les représentants du peuple Isnard, Cadroy, Chambon, Guérin, Poultier. Ces deux derniers seront bientôt relevés de leurs fonctions, et rappelés à la Convention pour s’expliquer sur leur conduite pendant ces événements. Cette entrée dans Toulon « se fit avec ordre, avec gravité », et dans un silence sépulcral… Les meneurs jacobins échappés à l’action du 5 prairial au Beausset sont arrêtés. Joseph Xavier Portal est du nombre. Sous le contrôle du représentant du peuple Rouyer, spécialement nommé à cet effet, une commission militaire décidée le 8 prairial par la Convention Nationale est établie à Toulon afin de juger les meneurs et les prisonniers du 5 prairial, c’est-à-dire « les auteurs, instigateurs et complices » de la révolte. Rouyer renouvelle bientôt la commission municipale de Toulon composée, selon lui, « de gens à peu près imbéciles, ou de gens dont les sentiments sont plus que suspects… » (Delaforge G., 1995, p. 110).

1814 – 29 mai : UNE ESCADRE APPAREILLE DE TOULON POUR CORFOU – Une escadre de 5 vaisseaux, le « Spectre », le « Romulus », le « Trident », I’ « Ulm », le « Danube » et quelques frégates sous le commandement de l’amiral Cosmao quitte Toulon pour aller prendre des troupes à Corfou et les débarquer à Marseille.

1825 – 29 mai : CHARLES X EST SACRÉ À REIMS, À L’ÂGE DE 66 ANS. Il est le petit-fils de Louis XV, frère de Louis XVI et de Louis XVIII, il a été l’un des premiers, dès le 17 juillet 1789, à faire le choix de l’émigration.

1830 – 29 mai : LA CONQUÊTE D’ALGER – Le 29 mai, on signala le brick le Rusé venant du sud ; à onze heures du matin, l’officier qui le commandait monta sur le vaisseau amiral; il avait quitté la station le 26 mai. A cette époque, aucun nouveau préparatif de défense n’avait été fait sur la côte. Le commandant du brick donna des détails sur la perte des deux bricks français le Silène et /Aven, dont la première nouvelle avait été donnée par le commandant de la Duchesse- de-Berry. Dans l’après-midi du 29, le vent passa du nord-est a l’est-sud-est. Le temps, qui s’annonçait très beau au lever du soleil, présenta le même aspect toute la journée : la température était élevée ; la brise, d’abord assez faible, devenait assez fraîche pour que la vitesse moyenne fut de quatre nœuds à l’heure. A dix heures du matin, le vice-amiral expédia, par le bâtiment à vapeur le Sphinx, l’ordre à la flottille et aux bâtiments escorteurs de quitter la baie de Palma pour rallier au point de rendez-vous. Nageur, autre bâtiment à vapeur, fut envoyé à la recherche du Dragon et de l’Alacrity pour leur prescrire de prolonger de quarante-huit heures leur croisière au vent et sous le vent de Minorque, afin de tâcher de rencontrer la division du convoi chargée de chevaux, et pour signifier à cette division l’ordre de retarder de quarante- huit on soixante-douze heures sa marche, en se mettant sous le vent des îles (Nous empruntons ces détails à la narration de M. Chasseriau. biographe de M. l’amiral Duperré).

La Perle et le Voltigeur se portèrent immédiatement sur le point du rendez-vous avec l’ordre de maintenir sous voiles la division, ainsi que la flottille, si elles arrivaient à ce point avant l’armée.

Le convoi, rallié, fit route avec l’armée dans l’ordre de deux colonnes par corps, le cap au sud-sud-est, pour atterrir sur la côte d’Afrique.

Le brick l’Endymion avait été chargé de porter au commandant de la division du blocus devant Alger l’ordre de rallier l’armée avant son atterrage sur le cap Caxine (M. Alfred Nettement, HISTOIRE DE LA CONQUÊTE D’ALGER, p. 321-322)

1861 – du 19 février au 29 mai : TAMARIS PRÉSENTE À GEORGE SAND UN PAYSAGE RIANT MAIS ENCORE SAUVAGE. En pleine forêt méditerranéenne, quelques rares maisons ne sont accessibles que par des chemins étroits et poussiéreux. Très affaiblie à la suite d’une grave maladie qui l’avait atteinte le 27 octobre 1860, George Sand décide de fuir l’humidité berrichonne pour un climat plus doux. Hésitant entre plusieurs stations (Hyères, Monaco, Menton, Nice), elle opte finalement pour la région toulonnaise. Elle abandonne donc l’Indre, son château de Nohant et s’installe du 19 février au 29 mai 1861 dans une petite maison de la corniche Sud de la Seyne, louée à un avoué au Tribunal Civil de Toulon, Maître Trucy. En 28 jours, elle écrit un roman « Tamaris », qui contribue à une première renommée de ce site, « aussi joli que son nom ». Malgré l’incommodité des accès, les visiteurs se succèdent auprès de la romancière, le Prince Napoléon, Alexandre Dumas-Fils, le peintre Marchai, Ferri-Pisani, des acteurs célèbres…. (Amic Charles, 1998, La Côte d’Azur au temps du tourisme d’hiver). George Sand vient à Tamaris en 1862 (Emilien Constant, « L’essor de la ville contemporaine (v.1850 – v.1914) », dans Agulhon Maurice – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980 (erreur de date, puisqu’elle ne vient passer que quelques mois en 1861 à Tamaris.).

« Enfin, en février on part. Maurice a déjà devancé pour chercher un gîte, et elle (George Sand) s’embarque avec l’indispensable Manceau et le jeune Lucien Villot, fils de la parente qui l’a soignée. C’est le trajet déjà connu et dont les images les plus lointaines s’effacent. Oui, les routes d’autrefois, les diligences, les auberges, les relais : tout cela n’existe plus. Il y a le train. Celui qu’elle prend l’arrête d’abord à Montluçon, où elle veut voir une mine pour connaître les dures conditions de la vie de ces ouvriers et le décor de leur existence : tout ce qui peut servir à un roman, qui sera La Ville noire. La visite faite, il n’y a plus qu’à changer à Lyon, se laisser porter par le train, voir fuir, à quarante ï kilomètres à l’heure, ces paysages qu’on découvrait autrefois si patiemment sur le pont de ces bateaux tranquilles où elle a rencontré Stendhal. Elle atteint Marseille après des lieues de terres brûlées et pierreuses, de campagnes rases, de marécages herbeux, et elle revoit la mer étincelante. L’ami Charles Poncy a obligeamment aidé Maurice à découvrir un gîte près de Toulon. C’est à Tamaris qu’elle aborde et qu’elle organise sa vie. Une petite servante naine, un garçon pour les courses, un âne pour porter les provisions, et a petite maison de campagne, isolée, qui domine la mer et le port, deviendra vite habitable, malgré l’absence de cheminées, avec ses quatre chambres, son salon, sa salle à manger, juste le nombre de pièces indispensables où Manceau s’arrange comme il peut un atelier. Le fort Napoléon domine la terrasse et le jardin sauvage. « Le golfe du Lazaret vient mourir doucement au bas de l’escalier rustique. » Peu à peu l’enthousiasme vient. Elle apprend à sentir cette nature sèche et éclatante, ce pays suave et déchiré. « On dit que c’est plus beau que le fameux Bosphore, écrit-elle le 24 février 1861 à son vieil ami Duvernet, et je le crois de confiance; car je n’avais rien rêvé de pareil, et notre pauvre France, que l’on quitte toujours pour chercher mieux, est ce qu’il y a de mieux. » Après quelques malaises, elle se fait à ce climat « rude et superbe, varié et heurté comme le pays », regarde tomber une pluie diluvienne, et le lendemain se couche « avec un  » coup de soleil », écoute « le vent qui couvre si bien le bruit du tonnerre » et peut le soir même contempler le clair de < lune sur une mer sans ride. « Ici, chaleur écrasante et froid de chien d’une minute à l’autre », confie Manceau à Emile Aucante. Je retournerai à Nohant ayant un peu plus mal à la poitrine qu’au départ », car, depuis deux ou trois ans, il est sujet à des rhumes et à des enrouements terribles. Elle, a mal à l’estomac, au foie, aux entrailles. Mais, dès qu’elle va bien, elle arpente le pays, tandis qu’il se hâte « de se fourrer dans son exécrable gravure que le ciel confonde ». « Je commence à croire, avoue-t-il, qu’avec tous les déplacements et dérangements, je ne la terminerai jamais. » Car il y a toujours les mille soins et les visites. Le petit Lucien est là, puis Boucoiran arrive de Nîmes et, après lui, Plauchut. Celui-là est un nouvel ami, bien que George soit en correspondance avec lui depuis des années, et devient tout de suite un enthousiaste fidèle. Il est même assez entreprenant pour qu’elle lui assure qu’il n’est pas du tout le genre qui lui plaît. Mais elle le dit si gentiment que l’enthousiasme ne faiblit pas. Avec lui, Maurice et le petit Lucien, elle découvre « l’epipactis cephalante », qui est un orchis si rare qu’elle en a une joie de triomphe. Le jour, elle flâne, mais, le soir, elle travaille « au lessivage de Valvèdre », qui touche à sa fin. Encore de la copie pour Manceau ! qui écrira une fois de plus que « la plume lui sort par les yeux ». Maurice, tenté par la proximité de l’Afrique, a fort envie d’aller faire un tour en Algérie. Le Prince Napoléon et la Princesse Clotilde l’ont invité pour un long voyage vers les Açores et l’Amérique. Comment empêcher son cher Maurice de faire un voyage aussi tentant? Elle s’y résigne, comme elle s’est résignée avec regret à voir partir le petit Lucien, rappelé par ses parents. Elle a Edmond Plauchut, Manceau et la belle contrée qu’elle parcourt dans la carriole de louage du voiturier Matron, quand les distances sont trop longues. Elle s’enfonce dans l’arrière-pays, interroge les paysans aux faces cuites de soleil et dont le patois, à cause de sa connaissance de l’italien et du latin, lui devient à peu près compréhensible. Elle remarque leurs manières de vivre, si différentes de celles du Berry, cette frugalité des repas, et aussi cette agilité d’esprit qui si souvent perce dans leurs propos, leur goût de la plaisanterie et de la gaîté. Leur mythologie est semblable à eux : nourrie des farces du démon familier qu’est le « drac ». De Paris, on lui mande qu’il est question d’elle pour le prix le plus important que décerne l’Académie. Mais, parmi les Immortels, il y a le petit Sandeau d’autrefois et Mérimée, l’amant de quelques jours, et il y a aussi contre elle sa terrible réputation de « Sand la rouge ». On donne le prix à Monsieur Thiers. Certes, vingt mille francs lui eussent été agréables, et Pauline Villot pense que l’Empereur est tout prêt à lui donner en compensation la même somme sur sa cassette… Non, pas cela! Pas une aumône, et encore moins un achat. Elle dissuade sa parente trop zélée de continuer ses entremises, et répond : « Je me porte bien et n’ai pas de besoins. » Pas de besoins est vrai. Elle s’accommode de tout. Elle s’habille n’importe comment, ne boit que de l’eau, fume n’importe quel tabac. Elle a depuis longtemps jugé qu’il était fou, pour se payer du luxe, de se contraindre aux efforts qui empêchent de savourer les petites joies de la vie. Elle travaille, mais se laisse des loisirs — et si Nohant n’était pas pour elle ce fardeau à soulever sans cesse, si Maurice n’avait pas besoin d’elle, comme elle travaillerait moins! Car sa santé moins solide, la douceur nonchalante du climat, et peut-être aussi cette atteinte insidieuse de l’âge, l’inclinent à l’indolence. Cette grande marcheuse a souvent recours au petit bateau ou à la carriole de Matron et quitte avec regret ce pays de soleil où la vie est facile. Ce serait amusant de traverser la Savoie et, en passant par le Dauphiné, qu’elle a imaginé comme décor à Valvèdre, de voir si son imagination a su deviner la réalité. Et elle constate sans surprise qu’elle a pu voir par les yeux de l’esprit, comme elle a pu suivre, sur des routes inconnues d’elle, Consuelo errante et Christian Valdo. Puis elle visite les Charmettes. Manceau rêveusement pense au jeune Jean-Jacques et à la bonne hôtesse. Lui aussi a connu le refuge champêtre, la halte et la douceur d’une femme mûrie par la vie. George Sand quitte Tamaris le 29 mai 1861 (Amic Charles, 1998, La Côte d’Azur au temps du tourisme d’hiver).

En juin 1861 elle est de retour à Nohant pour retrouver les étés mouillés. Manceau s’enrhume de nouveau, comme il l’a fait dans le midi soudain glacé de mistral (…) » (Galzy Jeanne, George Sand, Julliard, 1950).

1861 – 29 mai : – DERNIERS EXTRAITS DU “VOYAGE DIT DU MIDI”, CONSACRÉES PAR GEORGE SANS À SON SÉJOUR « TAMARISIEN » DE 1861 :

“29 MAI (mercredi) _ Départ de Tamaris à 6 h du matin après de tendres adieux à M. et Mme Trucy, à Rosine, à Nicolas. Comme nos montres avancent, nous arrivons à la gare de Toulon une heure trop tôt. Tendres adieux à Matheron qui pleure. Les Poney viennent, on s’embrasse bien fort et nous montons dans un coupé. Le tems est à l’orage et le Cap Sicié est voilé. Mais le Faron et le Coudon restent clairs et tiennent parole, car la journée se passe sans pluie. La campagne était fraîche et jolie nous avons revu tous ces beaux points de vue de la côte de Bandol, Le Brusc, Les Ambiers, et le Bec d’Aigle d’assez près pour en distinguer les formes. Ce doit être un grès sableux dans le genre des rochers de Ste Anne. Nous arrivons à Marseille très vite.”

Ici s’achèvent les pages du « Voyage dit du midi – consacrées par George Sans à son séjour « tamarisien » de 1861.

Elle retrouvera la villa Trucy; et pour quelques heures seulement, ainsi que les grès de Sainte-Anne et Montrieux, en 1868, au retour de vacances passées auprès de la future Mme Juliette Adam dans les Alpes-Maritimes

1887 – 29 mai : RELIGION – JAUFFRET Léon-Henry, précédemment curé de Barjols, devient curé de La Seyne le 29 mai 1887 ; décédé le 18 juillet 1901 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1902 – 29 mai : SAINT-MANDRIER DÉBORDE D’IMMONDICES – A QUAND UN TONNEAU ROULANT POUR RECUEILLIR LES ORDURES ? Au mois de mai 1902 des avertissement sont notifiés par gardes-champêtres à domicile aux ménagères de Saint-Mandrier au sujet du jet des immondices, détritus et autres, sur la route et dans la mer. Pour remédier à ces déversements sur les quais, la municipalité a depuis le 29 mai, ordonné aux cantonniers de passer avec un chariot. Seulement, 1es ordures ramassées étaient déposées sur la route de l’hôpital après le «Canon» et cela donnait lieu à des plaintes. L’année suivante (1903) ce dépôt d’ordures étai repris par un cultivateur qui habitait Coudoulière à la «Sorbiero» (cette propriété était connue dans le village au XXe siècle sous le nom de «Champ de Tournier» à l’emplacement du «Gran Large»). On réclamait aussi cette année là un tonneau roulant recueillant le contenu des «toupines» et autres ordures (Gisèle Argensse, 1989, p. 94).

1908 – 29 mai : LA MUNICIPALITÉ DE LA SEYNE OFFRE UNE CONCESSION GRATUITE POUR RECEVOIR LES CORPS DE SATURNIN FABRE ET DE SA FEMME – Saturnin Fabre, maire de La Seyne de 1886 à 1895, meurt à Lyon le 18 novembre 1906. Son épouse, décédée 12 ans plus tard, devait le rejoindre dans la tombe surmontée d’une stèle, œuvre de la reconnaissance publique. Le 29 mai 1908, la municipalité offre une concession gratuite. Le 16 octobre 1909, un comité est crée pour ériger un monument : ce sera une colonne brisée, symbole de la vie brisée par la mort. Le monument à Saturnin Fabre se trouve dans l’ancien cimetière de La Seyne, allée 5 ouest, 1ère place.

1913 – 29 mai : CRÉATION DU THÉÂTRE DES CHAMPS ÉLYSÉES, A PARIS.

1922 – 29 mai : ARRIVÉE DU PREMIER BOL D’OR EN SIDE-CAR SUR LE CIRCUIT DE VAUJOURS dont Morel, le vainqueur, a parcouru 283 fois le tour, soient plus de 1450 km en 24 heures. Moto et bouche couso !

1940 – 29 mai :

1. LA NATION DOIT SAVOIR QUELLE EST LA MAGNIFIQUE CONDUITE DE TOUT LE PEUPLE DU RAIL – Maurice Prax décrivait deux jours plus tôt dans Le Petit Parisien “L’effort splendide de nos cheminots dans une grande gare de France (laquelle ?) : Sous les obus, sous les bombes, sous la mitraille, les cheminots français ont stoïquement et ponctuellement accompli leur devoir — et leur labeur. Des mécaniciens, des convoyeurs, des chefs, des employés sont tombés obscurément, héroïquement. La nation doit savoir quelle est la magnifique conduite de tout le peuple du rail, de tous ces simples et humbles serviteurs du pays, attachés tous si étroitement à leur noble et grand métier”

2. LA PRESSE FRANÇAISE DU 29 MAI N’EN PEUT MAIS ! LE ROI DES BELGES A CAPITULE.

Voici un florilège de ce qui s’écrivait alors :

On lit, dans Le Petit Parisien “Les Belges condamnent la trahison de leur roi. Un fait sans précédent dans l’Histoire… A la tragédie qui a pour théâtre notre sol, et pour laquelle les chœurs antiques sont remplacés par des foules éperdues qui fuient sous les bombes, il manquait quelque chose pour que l’horreur atteignît son sommet : il manquait la trahison. Elle ne manque plus. Elle est éclatante, tant par les conditions dans lesquelles elle est commise que par celui qui en est le malheureux héros. Le lendemain de l’invasion allemande en Belgique, le glorieux vainqueur de Montdidier en 1918, notre collaborateur le général Debeney, nous écrivait : Qu’on ne me demande pas de faire l’éloge du roi des Belges!”.

Dans l’ Excelsior « Le roi Léopold III de Belgique a capitulé en pleine bataille contre la volonté de son gouvernement. Le cabinet Pierlot décide de continuer la lutte aux côtés des Alliés”.

Toujours dans l’Excelsior, Maurice Coirat écrit : “Rien n’est perdu fors l’honneur du roi Léopold III. L’impression produite à l’étranger par la capitulation de Léopold III. A Londres : Douloureuse stupéfaction. A Washington : Vive émotion et réaction immédiate qui se traduit en ces lignes du «New York Times» : «S’il y a un seul avion américain de réserve dont on puisse se passer, il faut lui faire traverser l’Atlantique demain, soit par air, soit par bateau.» A Genève : Véritable consternation et pénible surprise. Défection ? Non, trahison ! Je n’ai jamais eu la moindre confiance dans le roi Léopold. Son attitude depuis son avènement m’a toujours parue suspecte. Lorsque les Alliés lui offrirent d’occuper les positions stratégiques de la Meuse et du Canal Albert et le prévinrent que s’ils étaient appelés trop tard ils tiendraient leurs engagement mais ne pourraient promettre d’arriver à temps, Léopold leur répondit qu’il aimait mieux courir le second risque. Déjà, cette âme faible, minée par la propagande allemande et hantée par la peur, était prête à capituler devant la menace ou devant la promesse. L’heure choisie pour ouvrir à l’ennemi les portes de la mer montre qu’il s’agit non pas d’une défection, mais d’une trahison. Pour son peuple et pour l’Histoire, Léopold n’est plus roi, il n’est que le chef déshonoré de la cinquième colonne”.

On peut se demander ce qu’auraient écrit ces braves va-t’en guerre à l’annonce de l’armistice du 22 juin 1940 !

1942 – 29 mai :

1. OBLIGATION DU PORT DE L’ÉTOILE JAUNE POUR LES JUIFS DE LA ZONE OCCUPÉE (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. L’ALLEMAGNE PROJETTE DE S’EMPARER DE TOULON ET DE SA FLOTTE – Conférence navale de l’OKW ; Hitler à Raeder : Le plan Anton remplace le plan Attila (il inclut les Italiens). Il comporte un plan annexe baptisé Lila qui concerne Toulon et la flotte (Antier Jean-Jacques, 1972).

3. A LONDRES, Où M. CHURCHILL AVAIT RENDU UN LARGE HOMMAGE AU GÉNÉRAL GIRAUD ET A L’ARMÉE FRANÇAISE APPELÉE A JOUER UN RÔLE IMPORTANT DANS LA CAMPAGNE D’EUROPE, LE GÉNÉRAL DE GAULLE N’AVAIT RIEN PERDU DE SA FERMETÉ A SOUTENIR SA LIGNE DE CONDUITE POLITIQUE. Le 4 mai, en pleines négociations pour sa collaboration au pouvoir d’Alger, il avait dédaigneusement balayé la candidature éventuelle de son rival au gouvernement de la France. « Il n’y a que deux mystiques en opposition, disait en substance la radio de Londres, deux bases d’action et deux personnalités en présence : d’une part, la croix de Lorraine, d’autre part le vieux maréchal. Et celle-là vaincra celui-ci. »

Depuis ce discours assez clair, le général Giraud pouvait se douter que la réunion d’Alger, exigée par le comité de Libération sous forme d’un ultimatum, ne pourrait pas être une union, une juxtaposition de deux pouvoirs, mais qu’elle aboutirait fatalement à une lutte pour faire place nette à un seul chef. Mais peut- être le général Giraud imaginait-il sortir vainqueur de ce tournoi ?

Comme pour s’oindre d’huile avant le match, il avait fait appel, le 29 mai, à la collaboration du général Georges, l’ancien major général de nos armées, homme de décision, amateur d’offensives, mais esprit raisonnable et contrôlant ses impulsions par un bon sens inné. La suprême manœuvre de Giraud pour une réunion préparatoire à Biskra ou à Marrakech ayant échoué dès le 10 mai, et la proposition d’une entrée solennelle à Alger des deux généraux en parfait accord ayant été repoussée énergiquement, il n’y avait plus un seul moyen d’ajourner l’inévitable : l’arrivée du général de Gaulle dans la capitale de la France en guerre

4. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 30 avril au 29 mai, l’aviso Commandant Bory est à nouveau en indisponibilité à Saïgon avec passage au bassin du 24 au 26 (Gérard Garier, les avisos de 630 t).

1952 – 29 mai : EN GRÈCE, LES FEMMES OBTIENNENT LE DROIT DE VOTE.

1955 – 29 mai : ACCORD SUR L’AUTONOMIE INTERNE DE LA TUNISIE (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1956 – 29 mai :

1. UN NAVIRE FRANÇAIS A BORNÉO – Le 28, en début de matinée, le Commandant Duboc appareillait pour Bornéo. Le lendemain matin, 29 mai, l’escorteur mouillait devant Jesselton. Vue du bord, la ville nous parut relativement petite. Mais ce n’était là qu’une impression, car il nous suffit de descendre à terre pour réviser cette opinion : au-delà du quartier des affaires et des rues commerçantes, Jesselton s’étend assez loin : de nombreuses maisons et villas hébergent la population britannique et indigène… Le premier jour permit à chacun de reconnaître la ville et ses environs (Gérard Garier, les avisos de 630 t).

2. COUPURES D’EAU INTEMPESTIVES A SAINT-MANDRIER – Le correspondant du Petit Varois se plaint des coupures d’eau intempestives, « trois fois par jour depuis quelque temps », qui entraînent de gros problèmes à la population (Le Petit Varois du 29 mai).

1968 – 29 au 31 mai : DE GAULLE DÉCLARE : « JE NE ME RETIRERAI PAS » – Après son mystérieux voyage du 29 mai à Baden-Baden où il rencontre le général Massu, le président Charles de Gaulle déclare : « je ne me retirerai pas ». Puis il prend la décision de dissoudre l’assemblée.

1982 – 29 mai : MORT DE ROMY SCHNEIDER, actrice autrichienne naturalisée française née à Vienne en 1938, de son vrai nom Rosemarie Magdalena Albach-Retty, qui joua entre autres dans « Sissi Impératrice » en 1956 – « Le procès » en 1962 – « La piscine » en 1968 – « L’important c’est d’aimer » en 1974 – « Le vieux fusil » en 1975 – « Une femme à sa fenêtre » en 1976 – « Clair de femme » en 1979 – « La passante du Sans-Souci » en 1982. À 44 ans, Romy Schneider s’éteint après une carrière fulgurante, brillantissime, auréolée de deux Césars de la Meilleure actrice. Elle a reçu le premier en 1974 pour L’important c’est d’aimer d’Andrzev Zulawski et le deuxième pour Une histoire simple de Claude Sautet en 1978. Le 22 février 2008, Alain Delon, ému, demande une « standing ovation » pour Romy Schneider lors de la cérémonie de remise des Césars. Il serre dans ses mains le trophée que vient de lui remettre l’Académie pour Romy Schneider, à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire. Karl-Heinz Böhm, acteur autrichien qui avait joué avec elle dans la série des « Sissi » en 1955, 1956 et 1957 décèdera quant à lui en 2014.

1985 – 29 mai : EN BELGIQUE, TRAGÉDIE DU STADE DU HEYSEL où 38 personnes meurent étouffées lors de la finale opposant la Juventus de Turin à Liverpool.

1996 – 29 mai : LA COQUE Q 698 DEVIENT BRISE-LAME A SAINT-MANDRIER – L’ex-aviso-escorteur Commandant Rivière, devenu coque n° Q 698, sert de brise-lame à Saint-Mandrier. Le 16 juin 2009, la marine nationale retirera la coque du Commandant Rivière. L’épave sera acheminée vers la base navale de Toulon où elle fera faire l’objet d’expertises, avant son désamiantage et son démantèlement.

2014 – 29 mai : LA COMMUNE DE PARIS ? OMERTA ! – Voici ce que j’écrivais il y a exactement SEPT ans : « 29 mai, déjà ! Lendemain de l’anniversaire de la funeste fin de la commune de Paris tombée sous le coup des troupes versaillaises.

« Qui en a parlé au fait, en dehors de mes éphémérides ? La Commune, c’est loin, n’est-ce pas ! Je me souviens de l’époque faste où l’on a fêté son centième anniversaire. C’était en 1971. J’avais dépensé une fortune pour acheter les quatre volumes que Georges Soria lui avait consacrés. Je m’étais rendu au Père-Lachaise, et j’avais pleuré devant le mur des Fédérés. Oui, c’est bien loin tout ça ! ».

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Un gars arrive au bureau, il ouvre son journal et il y lit l’annonce de sa mort. Effaré, il téléphone à sa femme pour la rassurer. Et elle lui répond :

— Bien sûr que j’ai lu le journal ! Mais dis-moi : d’où m’appelles-tu ?

C’en est fini pour aujourd’hui. La messe est dite ! (façon de parler, évidemment).

Passez un bon lundi de Pentecôte.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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