ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 7 AVRIL 2023, 12e ANNÉE (n° 3785)

ILLUSTRATION : LE MONDE DES TROUBADOURS (200 ans de vie du Moyen Âge).

QUESTION DU JOUR : Ce président inaugura le restaurant gastronomique de la gare de Lyon : « Le Train bleu » un 7 avril, mais ce fut son successeur, Fallières, qui visita la première foire coloniale qui se déroula à Marseille. Qui était ce président ?.
REPONSE A LA QUESTION DU 6 AVRIL : La GeStaPo de Lyon, sous la conduite de Klaus Barbie, arrêta 44 enfants et leurs 7 éducateurs hébergés dans la Maison d’Izieu, au village du même nom, dans l’Ain. Des sept éducateurs, une seule personne reviendra d’Auschwitz. Barbie sera condamné pour crime contre l’humanité à Lyon, le 6 avril 1987.

FÊTES.
Nous sommes le 7 avril, jour dédié à Saint Jean-Baptiste de la Salle. Issu d’une riche famille de Reims, Jean-Baptiste fut ordonné prêtre en 1678. Dans le but de favoriser l’instruction des plus pauvres, il se consacra à la formation des maîtres et créa pour cela l’Institut des frères des écoles chrétienne. Il mourut le 7 avril 1719 à Saint-Sever, près de Rouen. En 1950, l’Église l’a proclamé patron des éducateurs. Bonne fête donc aux Jean-Baptiste, prénom composé le plus porté en France
FÊTES DE PÂQUES
LE VENDREDI SAINT.
A St-Sauveur d’Alx, on chantait les admirables Planch de la Vierge, conservés dans un manuscrit du XIVe siècle. On donne toujours le sermon de la Passion en langue provençale. Il en va de même chez des Pénitents Gris, lei Bourras dont j’ai eu l’honneur d’être à deux reprises Recteur. Jadis à Saint-Sauveur quand on chantait la Passion, on voyait apparaître Pilate (sans doute sorti de son tombeau de Vienne) et coiffé d’un bonnet turc, en damas jaune et noir.
A La Major de Marseille (manuscrit antérieur à 1264) on conservait les branches placées le Vendredi Saint sur les autels afin de les brûler l’année suivante le premier jour de Carême et d’en consacrer les cendres à la cérémonie du mercredi des Cendres. Le Vendredi Saint la basilique de St-Maximim voyait, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, le miracle du Saint Sang, analogue à celui de St-Janvier à Naples.
A Vence, on commémore le miracle de Saint-Lambert qui en 1121 ayant puisé de l’eau et l’ayant signée, renouvela le mystère de Cana.
A Turriers, dans le Sisteronnais, les frères Pénitents chantent toujours Ténèbres. Dans la vallée de Barcelonnette, les paroisses de Revel et de Meolans, séparées par l’Ubaye, unissent bas et adrech. Les paroissiens de Méolans, rive gauche, vont suivre l’office en l’église St-Jacques, de Revel. Après la cérémonie, ils sont suivis dans leur paroisse par les voisins de Méolans. La Passion est prêchée chaque année alternativement dans une ou l’autre paroisse.
A Briançon, on jouait la Passion au cimetière où un écho très puissant donnait des effets impressionnants.
Dans l’ancienne Provence, on ne nourrissait pas les animaux le Vendredi Saint mais on leur donnait triple ration le jour de Pâques. Dans les mas on surveille l’œuf pondu le Vendredi Saint. C’est un œuf incorruptible et qui fait participer à sa vertu tout ce qu’il touche. Il se dessèche, préserve laine et toile de la corruption et des vers. Il évite les incendies.
LE SAMEDI SAINT.
A l’Office, bénédiction de l’eau, de l’huile et du feu nouveau. A Marseille, au Gloria, les consuls faisaient tirer trois coups par les canons qui étaient devant la Major, la doyenne des poissonnières au retour des cloches asperge toujours ses compagnes avec un seau d’eau. En Arles à la fin de l’Office, vers 10 heures, les ménagères secouaient par la fenêtre, matelas, draps et couvertures. Les punaises ne viendraient pas. On faisait peau neuve, se lavait les yeux avec l’eau nouvelle, blanchissait le mas, préparait le costume neuf.
A Toulon, on recueillait l’eau des fontaines, on lavait les yeux des enfants, on leur en faisait boire.
Le samedi Saint, au Bausset, en Comtat, les Prieurs de la Confrérie du Purgatoire distribuaient à chaque famille un plat de riz et un pain. Le clergé, croix et bannière en tête, se rendait suivi des prieurs et des consuls chez le Prieur qui les recevait, entouré d’une pile de pains, de deux quartiers de bœuf, de deux sacs de riz et de deux grands gâteaux. Un diacre chantait l’évangile dit de la multiplication des pains. Le curé bénissait les offrandes et partageait les gâteaux.
A Moustiers un grand récipient est posé à la porte de l’église. Chacun y puise sa provision d’eau bénite. Dans certaines paroisses du village, on se baignait à la mer.
Au Gloria, les enfants qu’on ne maillotte plus et auxquels on a mis pour la première fois des chaussures doivent faire le premier pas. La marraine qui a choisit l’habit neuf, accompagne la mère. Les femmes se tiennent au bas de l’église et posent l’enfant à terre pour lui faire accomplir le tour du bénitier. La marraine offre avec le costume, le sel et un œuf.
Les bonnes Marseillaises font toujours faire le premier pas aux enfants à l’instant du Gloria.
A Toulon, les artisans frappaient au même moment, l’ouvrier en fer, la tôle ; le menuisier, les planches ; les marchands, le comptoir.
Dans les campagnes, il est recommandé de secouer les arbres à fruits, per li retenir pour fixer les fleurs. Promesse de fructification. On répand aussi l’eau bénie sur les murs des mas, les vignes, les prés et les arbres fruitiers.
LE SAINT JOUR DE PAQUES.
Un pin, symbole d’immortalité, était fixé devant la stalle du chanoine sacristain àla cathédrale d’Aix. Le clergé se rend toujours à la Rotonde des fonts baptismaux ; le célébrant bénit l’encens et encense la piscine baptismale. Les consuls de Marseille changeaient de costume. La robe de velours rouge, les enfants recevaient des œufs naturels, teintés et jouaient au duffi soit à les choquer, sans les casser, usage qui demeure en Embrunois. C’est le matin de Pâques que la jeunesse des Saintes-Maries quêtait les œufs. Sur la place de la Major, un agneau destiné aux clerjoun, était lâché. Le clergé de la cathédrale mangeait l’agneau pascal. Le peuple mangeait une tranche de porc cuite à la braise et se moquait avec
affectation, des Juifs.
A Toulon, omelette au petit salé. Dans les mas, double ration aux animaux. Les anciennes provençales lançaient sur les toits, des graines aux oiseaux. Partout on fête le réveil d’Alléluia. Les bonnes familles ont gardé la coutume de manger une tranche d’agneau et, si elles le peuvent, un gigot. Les pâtissiers vendent des œufs en sucre et en chocolat.
LUNDI DE PÂQUES.
Partout promenade dans les campagnes. Les vieux Marseillais allaient manger l’omelette au petit salé sur les pentes de la colline de N. D. de la Garde.
Arles a gardé une joyeuse fête, la foire aux noisettes, sur le pont de Trinquetaille. Jadis la jeunesse s’y mitraillait de noisettes et de graines d’épinards. Elle a gardé un corso allègre, autout du maire de la commune libre et a eu le soin de conserver la distribution de noisettes ce dont on ne peut que la complimenter.
A Manosque, les habitants qui ne fêtent plus avec un grand déploiement Saint-Brancai se rendent cependant toujours sur la colline de Toutes Aures, entendent la messe, mangent sur l’herbe, radis et saucissons double-boyau.
Sous les remparts de Mont Dauphin, les gavots fêtent St-Guillaume. Les pénitents de St-Crépin font le long parcours en chantant, bannières déployées. Les fidèles baisent la main du saint berger. On mange le chevreau sur l’herbe. On toque les œufs. Plus de 800 œufs en 1938.
MARDI DE PAQUES SAINT-SIXT. Le pape Sixte 1er, est un des patrons d’Eygaliières où il a sa chapelle. On le fête le mardi de Pâques, avec procession, grand’messe, chants provençaux.
Ce 18e jour de germinal au calendrier républicain est celui de la ciguë, une plante toxique dont une variété, la grande ciguë, ou ciguë tachetée, serait à l’origine de la mort de Socrate.
Chaque année, le 7 avril, est la Journée Mondiale de la Santé marquée par 191 pays membres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Des manifestations de sensibilisation sont organisées dans le monde entier, visant à mieux informer les opinions publiques à propos de la morbidité, la mortalité et la souffrance.
Dicton : « Au sept avril, après le coucou, c’est le rossignol qui chante ».

LOCUTION PROVENçALE : le provençal « Aco es coucagno ! », a donné « ça c’est cocagne » c’est-à-dire « C’est avantageux ! », « ça va tout seul », « c’est facile ». L’interjection « Cocagne ! » signifie « chic, alors ! » que Mistral traduit par : « ce n’est pas malin ». Le pays de Cocagne est un pays imaginaire où l’on a tout en abondance, où l’on mène une vie de cocagne, terme ancien signifiant utilisé par Voltaire qui écrivait : « je vois des cocagnes » pour dire des « réjouissances » (cité par Le Robert qui rappelle que le mât de cocagne est un mât de section circulaire au sommet duquel sont suspendus objets et friandises qu’il faut détacher en grimpant).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Jean-Claude Izzo – – Clovis Hugues, un rouge du Midi, Marseille, éditions Jeanne Laffitte, 1978, 136 p. ; – Total Khéops, NRF, Gallimard, Série Noire n° 2370, 1995, 295 p. ; – Total Khéops, Gallimard, 1995, rééd. Folio « police » n° 194, 2007, 350 p. ; – Chourmo, Gallimard 1996, rééd. Folio Policier n° 195, 2003, 368 p. ; – Les marins perdus, Flammarion, 1997, rééd. J’ai Lu n° 4841, 1998, 315 p. ; – Vivre fatigue, EJL, Librio n° 208, 1998, 92 p. ; – Solea, Flammarion, 1998, rééd. « Folio Policier » n° 196, 2001 / 2019, 300 p. ; – Le soleil des mourants, roman, Flammarion, 1999, rééd. J’ai Lu, n° 5801, 2001, 254 p. Une biographie par Nardini Stefania – Jean-Claude Izzo, histoire d’un Marseillais, Les Editions des Fédérés / La Marseillaise, Marseille, 2019, 140 p.

PENSEE. « La liberté n’est possible que dans un pays où le droit l’emporte sur les passions. » (Lacordaire, « Première lettre à un jeune homme »).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-197e livraison : AUTOUR DU QUARTIER DE LA PLAINE (suite)
ECOLE DES BEAUX-ARTS.
L’Ecole des Beaux-Arts, transportée du couvent des Bernardines dans le nouveau bâtiment qu’elle partage avec la Bibliothèque, date de 1753. Le 2 février de cette année, un groupe d’amateurs établit une académie de peinture et de sculpture dans une salle de l’Arsenal des Galères et la plaça sous le protectorat du duc de Villars, gouverneur de Provence. Les artistes fondateurs y recevaient gratuitement les élèves. La Ville subventionna cette « académie-école », puis les « artistes fondateurs » prirent la qualification de « professeurs ». Les classes s’ouvrirent alors tous les jours, sauf le dimanche. On enseignait le dessin, la peinture, la sculpture, l’anatomie, l’architecture, la perspective et la construction navale. Tous les ans, les échevins distribuaient des prix aux élèves, en séance publique, dans la grande salle de l’Hôtel-de-Ville ; et, tous les deux ans, avait lieu une exposition publique des œuvres.
En 1791, les membres de cette académie se dispersent ; l’école est fermée; archives, modèles, plans, tableaux, tout disparaît.
Le 23 octobre 1799, les administrateurs du département réorganisaient l’académie en « Ecole publique et gratuite de dessin ». On exposait dans la salle du Musée (chapelle des Bernardines) les ouvrages des élèves et des artistes de la ville retenus par un jury. L’Ecole publique et gratuite de dessin prit ensuite le nom d’« Ecole des Beaux-Arts de Marseille ».
Auprès de la Bibliothèque et de l’Ecole des Beaux-Arts, dans un petit jardin public (angle formé par la rue des Trois-Mages et la rue de la Bibliothèque), se trouve maintenant le monument élevé rue Paradis, par le préfet Charles Delacroix, puis transporté place Saint-Ferréol. C’est une colonne de granit antique provenant de l’abbaye de Saint-Victor ; elle est surmontée du « Génie de la Santé » par Chardigny. Ce Génie, sous la forme d’un amour charmant et joufflu, relève, d’une main, le flambeau de la vie et, de l’autre, couronne les noms des héros de la peste de 1720, cette terrible peste qui a ravagé Marseille, et dont Marseille, par la suite, s’est fait une parure.
(à suivre)

–30 – 7 avril : Jésus aurait été crucifié à Jérusalem le vendredi 7 avril de l’an 30 de notre ère, à l’âge de 37 ans, d’après les calculs des historiens modernes, plus précis que le moine Denys le Petit qui, au VIe siècle, établit la naissance du Christ en l’an 753 de la fondation de Rome, soit cinq ans trop tard. Les Évangiles canoniques nous disent en effet qu’il est mort une veille de sabbat, donc un vendredi, et que ce jour était aussi celui de la « préparation » de la Pâque juive, donc le 14 du mois de Nissan dans le calendrier hébraïque. Ces deux éléments coïncident en l’an 30 de notre ère, le 7 avril.
–529 – 7 avril : Publication du « Codex Justinianus » réformant l’administration (529-534). La réforme est menée par le préfet du prétoire Jean de Cappadoce pour lutter contre la corruption des fonctionnaires.
–924 – 7 avril : Extinction du titre impérial créé par Charlemagne -Élu par ses pairs roi de Francie orientale (Allemagne) en 896, le margrave Arnoul de Carinthie use de son pouvoir pour se faire aussi couronner empereur d’Occident à Rome, à la manière de Charlemagne. À sa mort, trois ans plus tard, le titre impérial est repris par le roi de Provence, Louis III, petit-fils de l’empereur carolingien Louis II le Germanique. Un rival, le marquis Bérenger de Frioul, dépose Louis III en 905 et, selon les mœurs de l’époque, le fait aveugler pour mieux l’écarter du pouvoir, d’où le surnom du roi de Provence : Louis l’Aveugle ! Il devient à son tour roi d’Italie et empereur. Mais il est assassiné par des Véronais en révolte, le 7 avril 924. Personne ne se présentant pour relever le titre impérial, c’est ainsi que disparaît dans l’indifférence la couronne inaugurée par Charlemagne. Il est vrai que celle-ci était très vite devenue un hochet sans pouvoir entre les mains des pitoyables successeurs du grand empereur.
–1211 – 7 avril : Montrieux, in claustro – Raimond Guillaume donne de nouveau au monastère de Montrieux tout ce que son père, Pierre Ameil, avait déjà fait donation, savoir : une terre au gour de Cirban, avec ses dépendances, sa part de droits sur les eaux du Gapeau et sa part de droit de dépaissance au territoire de Méounes ; il abandonne aussi toute revendication sur des biens situés dans les limites du monastère.].
Raimundi Villelmi, dat jus pasquerii Mele et terram de guritem Cirban et partem suam aque Capelli.
… Raimundus Vilelmi de Melna, dono et concedo … quicquid pater meus, Petrus Amelii, dederat et concesserat… scilicet terram, que est ad gurgitem Cirban, cum appendiciis suis, et partem suam de aqua Gapelli et quicquid quarimonie habebat infra terminos eorum et pascua partis sue in territorio Melne…, confirmo ego, Petrus Amelii, nepos imsius Raimundi Villemi. [Témoins :] Petrus Johannes, capellanus de Melna ; Willemu Dalmas, Willelmus Martini, Ugo de Valbella, Ugo Boverius, Jaufres, Guiraudus, Raimundus, Willelmus de Belgensech, Ugo Senequier, Willelmus Robautus de Soleriis, Raimundus Girardi (Boyer R., 1980, 1980, p. 411-412 et 418 ; Original parchemin, A.V. 1H180 ; copie dans le cartulaire de Montrieux, n° 29, fol. 10 v° ; copie Capus, p. 283 ; IND. A.V. 1H3, fol. 192 ; Teissier, fol. 69 ; Dubois, p. 31. Cet acte est également rapporté au n° 29 du cartulaire (Boyer, p. 418).
–1301 – 7 avril : Campus Sifredi – lieu-dit, commune d’Allauch (charte aux archives municipales).
–1304 – 7 avril : Aqua Cartis (acte notarié). CARS, cours d’eau qui alimente le ruisseau de Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural (1872). Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n° 912), puis Carrum, 23 juillet 1248 (charte aux archives municipales). Le cours du ruisseau de Cars a été changé dans le XVI’ siècle ; un acte du 20 juillet 1576 (ibid.) appelle l’ancien lit du ruisseau Maire vieille. Certains chercheurs font dériver le nom de CARS / QUARTUNS non du nom de la rivière mais de celui d’un milliaire romain, une borne qui aurait marqué le quatrième mille à partir de Marseille.
–1328 – 7 avril : SAINT-BARNABE, village, commune de Marseille (1872). Mention de Fons dels Pairats, le 7 avril 1328 (acte notarié).
–1381 – 7 avril : Malapoyngha (charte aux archives de Saint-Victor). MALEPOUGNE, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles, vers les Chartreux (1872). Première mention le 22 mai 1295 : Mala Poiha, (acte notarié).
–1463 – 7 avril : Acte du cartulaire de Montrieux se rapportant à la Verne – Moi, Hugo Romel, notaire de Solliès, constitue pour mon héritier universel, Honnete Sevestre, mon épouse, sa vie durant, lui substituant après elle, le monastère de Montrieux, voulant que tous mes biens deviennent de plein droit la propriété de l’église de Montrieux et de ses serviteurs. Je veux que le prieur de Montrieux fasse tenir annuellement 20 florins pour deux anniversaires perpétuels au monastère de la Verne, au jour de Saint Georges, pour le salut de mon ame ainsi que pour celui de mon épouse et de tous mes parents (Boyer R., Jalons pour une histoire de la Chartreuse de la Verne, dans : Collectif d’auteurs – La Chartreuse de la Verne, trésors dispersés, dir. J. Charles-Gaffiot. Mairie de Cogolin, 1998, p. 52)
–1475 – 7 avril : Ogier d’Anglure, 53ème abbé de Saint Victor de Marseille, en est le premier abbé commendataire (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). Il serait en fait le 46ème abbé selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Bulles de provisions du 7 avril 1475 ; évêque de Marseille à partir de 1496. Mort le 27 avril 1506 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Note d’Henri Ribot : « L’abbé commendataire était un dignitaire séculier de l’église qui avait reçu du pape la charge et le bénéfice de l’abbaye sans être moine. Jusqu’à la Révolution, se succédèrent ainsi à la tête de Saint-Victor des abbés commendataires qui étaient évêques, archevêques, cardinaux et même bâtards de roi dont l’un deviendra pape (Clément VII) et un autre ministre de Louis XIV (Jules Mazarin) (Edouard BARATIER, 1966, « Abbatum Massiliensium séries ab anno 1005 usque ad annum 1788 », dans Provence historique, tome XVI, fascicule 65, juillet septembre 1966).
C’est dire les rentrées d’argent assurées par les possessions de l’abbaye marseillaise pour des hommes qui résidaient rarement sur place et menaient grand train de vie à la cour. Des trois premiers, nous retiendrons qu’ils étaient évêque de Marseille pour l’un et cardinaux pour le second et le troisième. En revanche, le cardinal Jules de Médicis, futur pape Clément VII et quatrième abbé commendataire de 1517 à 1523 (Idem, op. cit. Edouard BARATIER, Georges DUBY, Ernest HILDESHEIMER, 1969, op. cit. Cardinal Jules de Médicis, 1517-1523 ; devenu pape sous le nom de Clément VII en 1523), était un haut personnage de la hiérarchie catholique résolument antiprotestant et contradicteur des idées de Martin Luther, et il joua un rôle important dans la création du domaine foncier de la communauté laïque de Six-Fours.
Ce solide interlocuteur des Six-Fournais, de l’évêque de Toulon et des autres seigneurs à l’entour, vendit le 30 août 1520, à l’université de Six-Fours (L’université est l’ancêtre du conseil municipal), la terre gaste appelée la Pallun, vulgairement dite le Crotton (Crouton) jouxtant d’autres terres parmi lesquelles celles, cultivées, appartenant au seigneur évêque de Toulon, et la fontaine de Tamaris (le Crouton). Et cela, pour « l’usage, le pâturage et la subsistance des animaux des habitants de Six-Fours » (Jean Denans, 1713.
La fontaine du Crotton ou Crouton fit l’objet en 1638 du règlement d’un contentieux entre les consuls de Six-Fours et Anthoine Guigou, par lequel Guigou et les siens permettraient de désenclaver la fontaine en laissant la libre disposition du chemin qui est sur leur terre ainsi que le patec qui est tout autour de la fontaine). Cette vente nous permet de mettre en évidence l’existence, autour d’un point d’eau, de terres gastes, agricoles ou de pâture en limite extrême-orientale de Six-Fours.
La présence de l’évêque de Toulon possessionné en terre six-fournaise près d’une aiguade et surtout d’un point de débarquement, ne doit pas nous faire oublier que l’évêché de Toulon était déjà propriétaire à Six-Fours du prieuré de Saint-Mandrien sur l’île de Cépet et de la chapelle de Pépiole (voir à la date de 1268).
Nous retrouverons plus tard l’évêque de Toulon lorsqu’il achètera la maison-forte du Crouton, aujourd’hui le clos Saint-Louis au quartier de l’Evescat. » (Henri Ribot, « La Seyne et Saint-Mandrier au Moyen âge » et sq, dans « Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1498 – 7 avril : Avènement de Louis XII – Passionné par les romans de chevalerie, le roi Charles VIII avait décidé de faire valoir de vagues droits familiaux sur le royaume de Naples ! Il traversa donc les Alpes, le 25 janvier 1494, à la tête de 30.000 hommes et engagea la noblesse française dans les guerres d’Italie. Son expédition ayant échoué, il en préparait une seconde quand il mourut accidentellement, dans son château d’Amboise : il aurait heurté le linteau d’une porte basse en jouant au jeu de paume. Faute d’enfant mâle, il laissa la couronne à son cousin Louis d’Orléans, futur Louis XII. A cette occasion, et pour la première fois, fut lancée la formule : « Le roi est mort, vive le roi ! ». Elle signifie que l’État continue en la personne de son successeur légitime, en l’occurrence son lointain cousin Louis d’Orléans, qui devint Louis XII à 36 ans. Au duc de la Trémoille qui l’avait combattu, Louis adressa ces paroles dignes d’un grand homme d’État : « Le roi de France ne venge pas les injures faites au duc d’Orléans ».
–1509 – 7 avril : La France déclare la guerre à Venise ! Que c’est triste …. Le soir sur la lagune !
–1549 – 7 avril : Manaux (registre aux mêmes archives). LES MANAUX – hameau de la commune de Roquevaire (1872). Première mention : Malsano, le 28 août 1318 (acte aux archives de Saint-Victor).
–1602 – 7 avril : Mortier (registre de l’Écritoire). MORTIER, lieu-dit de la commune de Marseille, quartier de Saint-Jean-du-Désert (1872). Première mention le 8 mai 1365 : Morterium (charte aux archives municipales). Il pourrait s’agir d’un lieu boueux.
–1663 – 7 avril : Canssede (acte notarié à Allauch). LES CANSETTES, quartier rural, commune d’Aubagne.
–1679 – 7 avril : Les chartreux de la Verne demande la révision du jugement obtenu « par surprise » en faveur de Gautier DE LA MOLE. A la suite du réquisitoire de monsieur de la Molle à l’économe de la Verne pour avoir dimanches et fêtes la messe dans son château, la Verne répond : le terroir de la Molle était inhabité avant 1400 et en suite de cette désertion la cure fut convertie en prieuré rural. En 1442, le prieuré, sous le titre de Sainte Madeleine de la Molle, fut uni à la Chartreuse de la Verne et l’économe n’y avait jamais fait depuis cette union un autre service que celui d’une grand-messe avec absoute et aumône à chaque année le jour de sainte Madeleine dans la chapelle du prieuré. Or, de Gautier s’avisa de faire un procès à la chartreuse de la Verne et obtint de l’évêque de Fréjus l’ordre de dire les messes dans la chapelle de Sainte Madeleine comme étant l’église paroissiale, depuis la fête de l’invention de la Sainte-Croix jusqu’à celle de l’Exaltation, ce que l’économe a fidèlement observé. Depuis, le seigneur de la Molle prétend déplacer ce service, mais comme il ne s’en est expliqué que par un tiers on ne sait si c’est dans son château ou dans ladite chapelle qu’il désire faire cette innovation (Maurel M)..
1719 – 7 avril : Décès de Jean-Baptiste de la Salle, fondateur de l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes (voir plus haut).
–1748 – 7 avril : Disette de blé à Ollioules ; Toulon en manque également ; Aix refuse d’en fournir (Castellan E., 1937, p. 179).
–1749 – 7 avril : Confirmation de la reconnaissance de Bormes pour le Dom (Maurel M., 1974 ).
–1757 – 7 avril : CONFLIT ENTRE LA MUNICIPALITE DE LA SEYNE ET UN DISTILLATEUR D’EAU DE VIE – La commune de La Seyne, dirigée par Pierre Jouglas premier consul, entre en conflit avec un particulier nommé Courtes qui dirigeait une distillerie d’eau-de-vie à La Seyne. Le sieur Courtes attaqua, à la Cour du Parlement d’Aix, les consuls en abus de pouvoir pour avoir mis un droit de vingt sols par millerole sur l’entrée de vins étrangers que les bâtiments marchands apportaient en grandes quantités, ce qui faisait, évidemment, une source intéressante de revenu pour la municipalité. Courtes fut débouté par la cour avec dépens ; aussi, encouragé par son succès, la municipalité crut pouvoir en profiter pour augmenter le rendement d’un droit qui était perçu par le trésorier de la ville et au bénéfice de celle-ci. Le droit en question fut transformé en une imposition de 4 livres par quintal d’eau-de-vie et de 12 sols, par boute, sur le vin étranger. Mais, tant va la cruche à l’eau… ; la communauté seynoise perdit un autre et nouveau procès qui lui fut intenté par un négociant importateur du pays. De ce fait, la ville fut obligée de mettre la ferme (c’est-à-dire la perception en régie) de cette sorte d’imposition aux enchères dont le résultat devait être communiqué à la Cour d’Aix. Un arrêt de cette cour attribua l’exercice de la ferme en question à Joseph Jeanselme, le 7 avril 1757 (Louis Baudoin, 1965, p. 248).
–1768 – 7 avril : NAISSANCE DU CIRQUE – Ex-sergent-major des armées de sa Majesté, l’anglais Philip Astley ouvre à Londres, le 7 avril 1768, une école d’équitation. Pour se distinguer de ses concurrents, il a la bonne idée de présenter des spectacles équestres dans l’après-midi, sur une piste ronde. Le cirque moderne est né !
–1789 – 7 avril : Tout le pays établit ses cahiers de doléances – Le sentiment qui anime la plupart des députés se reflète dans la rédaction des cahiers de doléances. Dans tout le pays, sauf en Dauphiné et en Bretagne, les plus petites communautés rurales, les moindres corporations établissent leur cahier. Mais le paysan misérable ou le compagnon sans travail ne s’y expriment pas directement. Ils ne savent souvent pas écrire. Généralement, la plume du curé ou de l’homme de loi atténue la violence des réactions et doléances populaires (Calendrier du Bicentenaire, MARDI 7 AVRIL)
–1791 – 7 avril : Loi rendant incompatibles les fonctions de député et de ministre.
–1793 – 7 avril : désarmement des « cy-devant nobles et autres » – Le directoire du département faisait rechercher, le 7 avril 1798, plusieurs marins du Thémistocle se tenant cachés à Sanary. Vers le même moment (3 avril), une bande de 64 hommes « échappés de la phalange de Marseille » prêchait l’insurrection aux environs de Cuges, commettait mille déprédations, et l’un d’eux était soupçonné « de correspondance avec les bandits révoltés du côté de la Vendée ». Aussi, même avant d’avoir reçu le bulletin de la Convention relatif à la loi du 26 mars, les administrateurs du Var firent procéder au désarmement des « cy-devant nobles et autres » (7 avril 1798) (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Archives de Sanary, I5).
–1794 – 7 avril (21 germinal an II) : D’importants documents ont été certainement détruits dans le fol espoir d’effacer à jamais tout souvenir de l’ancien régime. Le bon sens finit par reprendre son empire. Sénés le jeune, agent national près l’administration du district de Port-la-Montagne, prescrivit, le 21 germinal an II, conformément à la loi du 12 frimaire, de réunir et de mettre sous scellés dans les dépôts les « parchemins, livres et papiers manuscrits qui pourroient blesser les principes, de liberté et de raison ».
-1795 – 7 avril (19 germinal an III) : Établissement du système métrique (Pierre Goubert, Initiation… ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997) et du Franc comme monnaie. À la suite du rapport du député de la Côte d’Or, Prieur, la Convention adopte un décret relatif aux poids et mesures. Le mètre devient l’unité de longueur et la base du nouveau système métrique. La loi stipule l’existence d’une nomenclature des nouvelles mesures: mètre, gramme, litre avec leurs préfixes: kilo, hecto, déci, etc. Les scientifiques Delambre et Méchain définissent le mètre comme étant la dix millionième partie du quart d’un méridien terrestre. Dans la pratique, le nouveau système métrique mettra des années pour s’imposer dans toute la France.
–1803 – 7 avril : MORT DE TOUSSAINT LOUVERTURE – Né esclave dans la colonie française de Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti), François Toussaint, surnommé Louverture, se rallia à la Révolution lorsque le gouvernement français abolit l’esclavage, en 1794. Il s’empara de la partie espagnole de l’île et se désigna Gouverneur général à vie de Saint-Domingue. Le Premier Consul Bonaparte lui opposa une armée sous les ordres de son beau-frère Leclerc. Capturé par trahison, Toussaint Louverture fut envoyé au fort de Joux, dans le Jura, où il mourut le 7 avril 1803 !
–1805 – 7 avril : Beethoven présente sa troisième symphonie, dite héroïque car elle fut composée en hommage à Napoléon Bonaparte, à Vienne et marque ainsi un tournant dans sa carrière et dans celle de la symphonie. Désireux de créer une forme nouvelle, il compose une œuvre plus longue, plus expressive, plus technique, autrement dit plus aboutie que ses précédentes. Il donne ainsi une nouvelle dimension à ce genre et le fait entrer dans l’air romantique.
–1810 – 7 et 22 avril : MARIAGE DE MILITAIRES : Un arrêté du préfet du Var, du 7 avril 1810, transmis par une circulaire du sous-préfet de Toulon, demande au maire de provoquer une convocation extraordinaire du Conseil municipal de La Seyne afin de procéder au choix de deux militaires du pays comptant au moins une campagne, et de deux jeunes filles, de la localité, en vue de leur mariage qui devra être célébré le 22 avril courant, les garçons appartenant soit à l’armée de terre, soit à la marine. L’arrêté du préfet indiquait qu’une dot de 600 francs (franc or) serait accordée aux jeunes époux, cette dote étant payable le jour même de leur union. Ces mariages étaient ordonnés par Sa Majesté l’Empereur à l’occasion de son propre mariage à Paris avec Marie-Louise d’Autriche (Louis Baudoin, 1965, p. 438).
–1817 – 7 avril : Stendhal, “Voyage en Italie” : “7 avril 1817. – Depuis huit jours mes soirées ne sont occupées que d’Evelina et du Demetrio e Polibio, où Anna Mombelli chante ces airs divers :
“Pien di contento il core,
“Questo cor ti giura amore.”
“Sa sœur Esther est faite pour les grands mouvements de passions. La musique n’a tout son charme pour moi qu’à la cinquième ou sixième représentation. Je cherche à m’expliquer son pouvoir.
“Ces voix me transportent au-delà de tout ce qu’il y a de commun dans la vie.
“C’est la pureté de Raphaël dans les madones de sa première manière ; souvent aussi c’est sa faiblesse. La voix de ces jeunes filles n’est pas très forte, elle produit tous ses miracles par la manière dont elle est conduite.
“Comparées aux cantatrices modernes, c’est le style de Fénelon et les phrases de Demoustier. J’ai tout lieu de croire que c’était là la méthode en vogue il y a trente ans, quand la musique régnait en despote sur tous les cœurs. J’ai entendu une fois l’inimitable Pacchiarotti ; j’ai reconnu le style des Mombelli. Elles ont eu pour maître leur père, qui est encore ce célèbre Mombelli que nous trouvons dans les anciens voyages en Italie ; il a la faiblesse de chanter. La musique de Demetrio e Polibio est de Rossini et de lui.”
–1823 – 7 avril : expédition d’Espagne menée en avril 1823 par la France. Elle visait à rétablir l’ancien roi, Ferdinand VII d’Espagne sur le trône espagnol.
Lors du congrès de Vérone, le 22 janvier 1823, un traité secret est signé. Il donne à la France le pouvoir d’envahir l’Espagne afin de rétablir l’ancien monarque absolu.
Fin février, un fond d’expédition est voté, ce qui permet à Chateaubriand d’exceller dans sa tâche de ministre plénipotentiaire.
L’expédition se divise en deux troupes : une allant vers la Catalogne et l’autre vers les Asturies.
Le 31 août 1823, deux maréchaux obtiennent par la force le Fort du Trocadéro.
Cet événement marque la réussite française et la fin de l’expédition.
–1855 – 7 avril : constitution d’une société anonyme sous le nom de Société Nouvelle des Forges et Chantiers de la Méditerranée – Le 1e mars 1855, l’assemblée générale de la Compagnie des Forges et Chantiers de la Méditerranée prend la décision de liquider la société après seulement deux années d’existence pendant lesquelles 16 navires ont été construits représentant 14.435 tonnes de déplacement et 2.075 chevaux vapeur. La décision de liquider la société, et, surtout, d’en réorganiser une nouvelle avec une entreprise aussi puissante financièrement que les Messageries Impériales, a dû rassurer les 1500 employés de La Seyne et Menpenti bien qu’à cette époque l’embauche soit faite journellement pour la plupart des Seynois. Pour honorer les commandes qui représentaient au moment de la liquidation 8 millions, une société provisoire en commandite est créée sous la raison sociale « Simons – Revenaz – Behic ». Approuvée par décret impérial le 21 mars 1855, elle est destinée à poursuivre les travaux avant la formation de la société définitive. Suivant acte passé à Marseille devant Maîtres Raymonard et Seux notaires, le 7 avril 1855, ils ont constitué entre eux une société anonyme sous le nom de Société Nouvelle des Forges et Chantiers de la Méditerranée et en vertu du pouvoir qui leur est conféré de poursuivre l’homologation des statuts et consentir les changements qui peuvent être exigés. Ils ont déclaré arrêter ainsi les statuts sociaux : cette société a pour objet l’exploitation des immeubles, établissements, usines, chantiers et ateliers appartenant à l’ancienne société des Forges et Chantiers de la Méditerranée, faisant l’objet de la société en nom collectif et en commandite formé par acte du 7 avril 1855 chez Raymonard et Seux à Marseille sous la raison sociale Simons – Revenaz – Behic et Cie et tous les autres établissements à acquérir sur les bords de la Méditerranée. Le siège de la société est établi à Paris, la durée de la société est de 30 années (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1861 – 7 avril ; George Sand à Tamaris : « 7 AVRIL (dimanche) MALADE (De la main de George Sand) « Je dors bien. Je m’éveille avec de grosses coliques et des sueurs froides. Je me rendors. Je me sens ensuite si détraquée encore que je me décourage encore et je pleure comme un veau. Je ne peux pas m’en empêcher. Je prends un bain d’une heure et demie. Je m’habille. Poney vient le matin et m’apporte des petits pois et des vers. 11 revient à 1 h. Le docteur vient à 2 et reste une bonne demi-heure. C’est un charmant homme tout sympathique. Les dames Poney viennent à 5 h. Manceau et Lucien vont faire un tour. Je suis mieux sauf la gorge que je ne sens pas mieux. Le mal est dans le cou derrière l’oreille. J’ai fait par ordonnance un tour de jardin. J’ai mangé un peu de gras et de maigre et pris de l’élixir de pepsine140. Je bois de la tisanne [sic] de carotte et je fais du gargarisme d’aigremoine. Je ne sais pas ce que c’est [sic] que tout ça. Je souffre encore un peu de l’estomac ce soir, moins pourtant. J’écris à Maurice après deux heures de botanique avec Lucien. » (George Sand, 1962).
–1865 – 7 avril : commande de neuf minéraliers à La Société Nouvelle des Forges et Chantiers de la Méditerranée – En dehors des constructions militaires, la S.N.F.C.M reçoit le 7 avril 1865 une lettre d’intention de commande de neuf minéraliers pour une nouvelle société créée le 18 mars 1865 par Paulin Talabot avec des fonds de la Société Générale et la Banque de Genève, la Société Générale de Transports Maritimes à vapeur (S.G.T.M.). Ces premiers minéraliers, baptisés de noms de province, ont un port en lourd de 1.200 tonnes et sont longs de 76 m ; ils sont gréés en quatre-mâts goélette. Ce sont des navires en fer avec guibre et beaupré à un pont, six cales, trois panneaux ; les machines, placées pour la première fois en France tout à l’arrière, développent 480 ch sur une seule hélice. Les Talabot, comme les surnommèrent les Marseillais, étaient des navires très marins qui, dans leur carrière marquée par de nombreuses avaries de propulsion, rentreront toujours à la voile dans de bonnes conditions. La livraison des neuf navires, prévue au cours de l’année 1866 au rythme de un par mois, sera respecté, la terrible épidémie de choléra qui sévissait à la Seyne en septembre 1865 étant terminée (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1865 – 7 avril : le cuirassé espagnol Pelayo quitte La Seyne – La guerre entre l’Espagne et les Etats-Unis étant déclarée, pour ne pas être neutralisé, le cuirassé espagnol Pelayo quitte La Seyne le 7 avril 1898 avant le déclenchement officiel de la guerre hispano-américaine (25 avril 1898), interrompant les travaux de refonte de l’armement, suivi de la Numancia,sans chaudières mais en remorque du Cabo La Nao, et du vieux croiseur Victoria, tous trois en refonte à La Seyne. Le Pelayo est aussitôt envoyé aux Philippines pour défendre les possessions espagnoles face aux Américains (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1901 – 7 avril : Ah, la belle époque ! Le président Emile Loubet inaugure le restaurant gastronomique de la gare de Lyon : « Le Train bleu »..
–1906 – 7 avril :
1. conférence d’Algésiras – Depuis des années, le Maroc est convoité par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne. Les rivalités qui naissent entre ces grandes puissances permettaient au pays de conserver son indépendance. La conférence d’Algésiras reconnaît la position économique de chacun, plaçant le Maroc sous contrôle international. Elle consacrera également l’influence de la France sur une partie du territoire, en lui octroyant des droits spéciaux. L’Allemagne, cependant, insatisfaite, tentera de récupérer une partie du pays, ce qui mènera à l’incident d’Agadir (1911).
2. Eruption du Vésuve qui détruit la commune d’Ottaviano en Campanie.
–1913 – 7 avril : En réserve spéciale, le cuirassé « Charles Martel » arrive à Brest. La traversée de Cherbourg au port breton a été accomplie avec l’aide d’une corvée fournie par le « Bouvet » en réparations dans l’arsenal normand (Gérard Garier, le cuirassé « Charles Martel »).
–1914 – 7 avril : La situation internationale se dégrade rapidement et la guerre se profile à l’horizon. Dès le 7 avril, une dépêche ministérielle secrète ordonne à l’amiral Darrieus de prendre le commandement, dès la mobilisation, d’une Division Spéciale constituée des cuirassés Jauréguiberry et Charlemagne et de sept croiseurs alors en réserve ou armés au sein de la Division d’Instruction. Cette division aura pour mission de contribuer à la protection des transports qui feront passer d’Algérie en France les troupes du XIXe Corps d’Armée (Gérard Garier, le cuirassé Jauréguiberry).
–1919 – 7 avril :
1. Création de la Fédération Française de FootbalL.
2. Fondation de la République des Conseils en Bavière.
–1930 – 7 avril :
1. Les camps de travail instaurés sous Lénine en 1917 deviennent dépendants d’une branche du NKVD, le Goulag. Le terme désigne une abréviation de Glavnoïe Oupravlenié Lagereï (Direction générale des camps). Staline pérennise ainsi un des instruments de la Terreur rouge et généralise son utilisation. Des millions de prisonniers passeront par ces camps qui représentent une réserve massive de travailleurs. En effet, ces camps qui ne concernent même pas 100 000 personnes à la fin des années 1920 connaissent sous Staline une forte inflation de leur population : environ 2 millions de personnes y sont enfermées à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Ignoré pendant longtemps en Occident, le terme Goulag sera popularisé après la parution de l’ouvrage de Soljenitsyne « L’Archipel du Goulag » (Soljenitsyne Alexandre – L’archipel du goulag, Le Seuil, 1974, 446 p.).
2. L’écrivain et aviateur français Antoine de Saint-Exupéry est fait chevalier de la Légion d’honneur au titre de l’aéronautique civile, pour les exploits qu’il a réalisés en Afrique. Basé à Cap Juby (Sud-Ouest du Maroc), il assure pendant deux ans le transport du courrier entre Toulouse et Casablanca, puis entre Casablanca et Dakar. Cette expérience lui inspirera son premier roman, « Courrier Sud » (Antoine de Saint-Exupéry – Courrier Sud, Gallimard, 1929).
–1932 – 7 avril : Histoire de l’aviation – En ce mardi 7 avril 1932, c’est un aviateur avec un très beau palmarès en matière de records de vitesse, notamment, qui fait l’actualité, mais pas pour avoir réalisé un nouvel exploit en ce jour puisque l’ « obus volant » comme on aime à le surnommer, à savoir Frank Hawkes, a fait une terrible chute mais par chance, il aura la vie sauve. C’est dans l’état du Massachusetts, aux environs de Worcester, que l’accident impliquant l’aviateur de nationalité américaine a eu lieu : Frank Hawkes étant ainsi victime d’un crash ce 7 avril 1932, qui va sérieusement le blesser. Ce dernier présentant, en effet, des fractures au crâne mais aussi à la mâchoire et au nez. Un drame qui s’explique par le fait que le pilote n’a pas réussi à prendre assez de vitesse pour prendre son envol. Compte tenu du mauvais état du sol, impossible pour lui de prendre de la hauteur, son appareil de type monoplan Texaco 13 finissant par heurter violemment un mur de pierres, l’impact est tel que l’aéroplane va se briser. Si cette fois, il va s’en sortir, il n’en sera pas de même le 23 août 1938, date à laquelle il sera victime d’une autre chute mais mortelle (Publié le 7 avril 2019 à 00h03 par Stéphanie Meyniel dans « Histoire »).
–1939 – 7 avril :
1. L’aviso-dragueur « Elan » est présenté aux essais officiels (Gérard Garier, les avisos de 630 t, L’Elan).
2. l’Italie envahit l’Albanie – après avoir exercé de fortes pressions sur le pays, l’Italie de Benito Mussolini envahit le territoire albanien. Victor-Emmanuel II, le roi d’Italie, est proclamé roi d’Albanie. La résistance s’organisera bientôt dans le pays, associant communistes et nationalistes. Par suite de l’invasion de son pays par l’Italie fasciste, le roi Zog abdique et s’enfuit en Grèce. Benito Mussolini propose au roi d’Italie, Victor-Emmanuel III, de reprendre le trône d’Albanie. En 1943, l’Allemagne occupera à son tour le pays. Zog se réfugiera alors en Grande-Bretagne.
–1942 – 7 avril : NOTRE MARINE EN A.O.F. – Le Commandant Delage partit de Casablanca le 5 janvier, séjourna en A.O.F. du 13 janvier au 28 mars. Le 28 mars, l’aviso partant de Dakar avec le convoi D 40 (cinq bâtiments) rallie Casablanca le 7 avril, au terme de son détachement en A.O.F. Le 7 avril, à Bristol, le lieutenant de vaisseau Pépin Lehalleur, désigné par ordre 282 PM 1 du 2 avril 1942, prend le commandement du Commandant Duboc en remplacement provisoire du capitaine de corvette Bourgine. A cette date, le bâtiment dont la disponibilité avait été prévue pour le 31 mars 1942, n’était pas en état de reprendre la mer. Il ne le fut que le 6 mai (Gérard Garier, les avisos de 630 t., Le Commandant Delage et le Commandant Duboc).
–1943 – 7 avril : En Tunisie les troupes françaises d’Afrique du Nord et américaines réussissent leur jonction.
–1944 – 7 avril : A Sanary, sept immeubles sont démolis par ordre des autorités allemandes (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).
–1945 – 7 avril : OKINAWA ET LA FIN D’UN CUIRASSE GEANT – L’Empire japonais envoie le plus grand cuirassé du monde, le « Yamato », ainsi que neuf navires de guerre, combattre les forces américaines qui envahissent l’île d’Okinawa. La flotte est repérée par l’armée de l’air américaine qui coule cinq navires ainsi que le « Yamato ». 3 700 soldats japonais trouvent la mort.
–1946 – 7 avril : L’aviso « Commandant Delage » est photographié sortant de la rade de Toulon ; on a peint une nouvelle marque de coque (A12 petit et blanc) très près de la flottaison (Gérard Garier, les avisos de 630 t., Le Commandant Delage).
–1947 – 7 avril :
1. Fondation du Rassemblement du peuple français (R.P.F.) par les gaullistes (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. DECES D’HENRY FORD à Dearborn (Michigan, États-Unis) – Fils d’un fermier irlandais, il construisit en 1892 sa première automobile. En 1908, à l’occasion du lancement de son modèle T, il se fixa un double objectif audacieux : abaisser les coûts de production par la standardisation de façon à développer le marché de l’automobile ; octroyer aux ouvriers de salaires assez élevés pour leur faire accepter un travail répétitif et contraignant ! En 20 ans, il va ainsi produire plus de 15 millions d’automobiles. Devenu immensément riche et très populaire, Henry Ford s’illustra après la Première Guerre mondiale par des écrits antisémites d’une extrême violence (The international Jew). Affecté dans sa vieillesse par la Grande Dépression de 1929, il s’opposa au New Deal du président Frandklin Roosevelt.
–1948 – 7 avril : Création de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
–1951 – 7 avril : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 23 février, l’aviso « Commandant Dominé » est parti de Toulon vers l’Indochine pour sa deuxième campagne qui le conduira à Port Saïd le 1er mars, Djibouti du 6 au 14, Aden du 15 au 17, Colombo du 24 au 31, Singapour du 5 au 7 avril (Gérard Garier, les avisos de 630 t., le Commandant Dominé).
–1951 – 7 et 8 avril : deux cent cinquante thons pesant vingt à trente cinq kilogrammes chacun – Samedi 7 avril, à Saint-Mandrier, les frères Dimajo, Antoine et Agnello, rallient le large pour caler leurs filets au Canier, non loin de la Pierre-du-Coeur. Pas moins de cinq bateaux participent aux opérations. Dimanche matin 8 avril : l’armada mandréenne retourne sur les lieux où, paraît-il, les bans de thons abondent. Malgré un fort mistral réveillé depuis l’aube, on s’active à remonter les filets. « Oh, fatche dinti, que c’est lourd ! Qués aco, Pitelle ? ». Rien de moins que deux cent cinquante thons pesant vingt à trente-cinq kilogrammes chacun ! Cela étant dit, et bien dit, on va quérir sur-le-champ les frères Davin et leur tartane Etoile Polaire. Le débarquement des prises sur les quais attire des dizaines de badauds. Les thons sont ensuite entreposés dans un local situé derrière la mairie, puis vendus quelques jours plus tard à Marseille, Toulon et Nice (Ken Nicolas, vol. 1).
–1955 – 7 avril : Mise en service de l’escorteur rapide Le Bordelais (F 764), 4ème escorteur rapide et dernier de la série E50, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (La Seyne-sur-Mer, Var) où il est également le premier à avoir été construit.
–1956 – 7 avril : l’immeuble dénommé « batterie du Lazaret » est déclassée du domaine public – Par décret en date du 23 mars 2006, la parcelle cadastrée section B n° 1410 dépendant de l’immeuble dénommé « batterie du Lazaret (haute et annexe) », située sur le territoire de la commune de Saint-Mandrier (Var), est déclassée du domaine public et en tant que poste militaire. Le décret du 7 avril 1956 portant réduction de la zone unique de servitudes de l’ouvrage dit « batterie haute et annexe du Lazaret », à Saint-Mandrier (Var), et classement dudit ouvrage comme poste militaire est abrogé (Journal Officiel).
–1965 – 7 avril : un mort et deux blessés grièvement, par suite d’une explosion prématurée D’UNE grenade ASM – Au Sud de Porquerolles, au cours d’un exercice sur l’escorteur côtier L’Ardent, on dénombrera un mort et deux blessés grièvement, par suite d’une explosion prématurée de la grenade ASM partie d’un mortier Thornycroft latéral tribord, qui cribla d’éclats les superstructures.
–1966 – 7 avril : UNE BOMBE THERMONUCLEAIRE PERDUE EN MER EST RETROUVEE – Au terme de 80 jours de recherches actives, la bombe thermonucléaire perdue par l’US Air Force le 17 janvier au large de l’Espagne est retrouvée à 840 mètres de fond. Elle est intacte et selon les autorités américaines aucune pollution sous-marine n’est à craindre.
–1977 – 7 avril : LA « bande à Baader » ou groupe « Baader-Meinhof » – Siegdried Buback, procureur général fédéral, est assassiné avec son chauffeur Wolfgang Göbel et Georg Wurster, le 7 avril 1977 à Karlsruhe par des terroristes de la Fraction armée rouge, organisation allemande d’extrême-gauche se présentant comme un mouvement de guérilla urbaine qui opéra en Allemagne fédérale (RFA) de 1968 à 1998, contribuant au climat de violence sociale et politique de ce que l’on a appelé les « années de plomb ». Elle fut également surnommée « bande à Baader » ou groupe « Baader-Meinhof », du nom de ses leaders historiques Andreas Baader et Ulrike Meinhof.
–1979 – 7 avril : Décès de l’écrivain Marcel Jouhandeau. A l’occasion de ses 90 ans, le 22 décembre 1978, Bernard Pivot lui avait consacré un numéro spécial d’Apostrophes. Devenu aveugle et ne pouvant plus lire ni écrire, Marcel Jouhandeau avait accepté que l’émission se déroulât chez lui.
–1994 – 7 avril : Début du génocide au Rwanda..
–1998 – 7 avril : Décès du journaliste Yves Mourousi qui fut célèbre par ses « Bonjour » et apporta des changements de style dans la présentation des journaux télévisés.

UNE PSEUDO-BLAGUE POUR LA ROUTE :
- Tu as l’air bien malheureux ! qu’est-ce qui t’arrive ?
- C’est que … ma femme est morte !
- Sans blague ? mais de quoi ?
- D’un rhume …
- Oh alors, c’est pas grave !.

J’en ai terminé pour aujourd’hui et vous souhaite un bon vendredi de printemps à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui sont dans la peine
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