EPHEMERIDES PREMIER AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI PREMIER AVRIL 2023, 12e ANNÉE (n° 3780)

ILLUSTRATION :Cahier de l’Ouest varois n° 14 (voir à 1er avril 2012).

QUESTION DU JOUR : Pourquoi parle-ton de Brennus, Carnot, Masséna et Charles Martel le premier avril 1913 ?

REPONSE A LA QUESTION DU 31 MARS : Elle fut l’inoubliable Yseult de « L’Eternel Retour », le film de Jean Cocteau et Jean Delannoy (1943). R. Madeleine Sologne.

FÊTES :

Le Premier avril ? Mais c’est la fête des HUGUES (HUE, en langue d’Oil, UGO en Oc) nom issu d’une racine germanique signifiant « intelligent ».

Bonne fête, donc, aux quelques 22 460 HUGUES encore présents sur le territoire français.

Premier de l’An jusqu’en 1564 qui marquait l’entrée dans l’année nouvelle et la fin du Carême, le Premier avril était autrefois le jour de Pâques, au cours duquel un pin était fixé devant la stalle du chanoine sacristain à la cathédrale d’Aix-en-Provence. Le clergé se rendait à la rotonde des fonts baptismaux pour bénir l’encens et encenser la piscine baptismale. A Marseille, les consuls changeaient de costume, les enfants vêtus de rouge, recevaient des œufs avec lesquels ils jouaient au « duffi », jeu qui consistait à les choquer sans les casser, jeu toujours en vigueur jusqu’au début de la seconde guerre mondiale dans l’Embrunois. C’est le matin de Pâques que la jeunesse des Saintes-Maries-de-la-Mer quêtait les œufs. Sur la place de la Major, toujours à Marseille, un agneau était lâché. Il était destiné aux membres du clergé. Les bonnes familles avaient coutume de manger une tranche d’agneau prélevée, si possible dans le gigot. Quant à la population, elle se contentait d’une tranche de porc cuite à la braise. A Toulon, on servait une omelette au petit salé. Dans les mas, les animaux recevaient double ration de fourrage tandis que les anciennes provençales lançaient des graines sur les toits pour les oiseaux. Pâtissiers vendaient, et vendent encore, des œufs en sucre et en chocolat.

Il était interdit de pêcher dans les eaux réservées aux madragues pendant la durée de leur calaison qui était autorisée du 1er avril au 1er octobre.

Jusqu’en 1926, dans les nombreux différents, on relève le plus souvent des infractions relatives à l’exercice de la pêche au gangui contre l’usage duquel – entre le 1er avril et le 30 septembre – s’opposent les pêcheurs du Brusc le 9 mai 1926 (Si cette pêche s’est perpétuée à Toulon et à l’est de Toulon, en revanche, elle a aujourd’hui (écrit en 2002) pratiquement cessé depuis quelques années dans les eaux des prud’homies de l’Ouest varois suite aux retraits d’autorisation par l’administration française et aux démolitions des unités de pêche imposées par l’Europe (démolitions indemnisées).).

En vertu d’un arrêt de la Cour du Parlement de Provence en date du 16 mars 1751 « … inhibitions et défenses seront faites à toutes sortes de personnes, mêmes aux gentilshommes et autres ayant droit de chasse, de chasser à pied ou à cheval sur les terres ensemencées, depuis que le blé est en tuyau jusqu’à la moisson, et dans les vignes depuis le 1er avril jusqu’après les vendanges, à peine de 300 livres d’amende et tous dépens, dommages et intérêts envers les propriétaires des dits biens…

Au calendrier républicain, c’était le jour du CHARME – l’arbre évidemment, pas la qualité, quoique … -. Rappelons que c’était avec le bois de charme que se fabriquait le joug utilisé pour l’attelage des bœufs ! Il faut, de ce fait, réfléchir à deux fois lorsque l’on trouve du charme à quelqu’un.

DICTON :  : « Au 1er avril, il faut que le pinson boive au buisson ».

LOCUTION PROVENÇALE : CHAPON – morceau de pain frotté d’ail qu’on met dans la salade.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Cahier du Patrimpine Ouest Varois n°14 – La Seyne-sur-Mer, Sant-Mandrier, regards sur deux terroirs. Editions du Foyer Pierre Singal et Centre archéologique du Var, 2012, 712 p, plus 32 hors-texte.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-193e livraison :  AUTOUR DU QUARTIER DE LA PLAINE (suite)

EGLISE NOTRE-DAME DU MONT

Elle est située sur une place animée où se prolonge, chaque matin, le marché du cours Julien. On raconte qu’à cet endroit une église aurait existé, dans laquelle une entrevue aurait eu lieu entre un envoyé de Childéric, roi d’Austrasie, et un envoyé du roi des Burgondes pour la possession de la ville basse de Marseille (?).

Cette église serait devenue, plus tard, un prieuré rural, sous le titre de Notre-Dame du Plan et sous la dépendance de l’abbé de Saint-Victor. Reconstruite en 1588, elle devint Notre-Dame du Mont de Rome. Les marins échappés à un naufrage y venaient en action de grâces devant l’autel de Notre-Dame de la Mer où ils déposaient offrandes et ex-voto. Par la suite, la dévotion des marins se porta à la chapelle de Notre-Dame de la Garde. En 1791, l’église fut mise aux enchères comme bien national. Entre cette date et le 18 brumaire, elle fut, à plusieurs reprises, ouverte et fermée au culte.

Au début du XIXme siècle, ses dimensions ne répondant plus aux exigences du quartier, en cours de développement, on la démolit. La première pierre du nouvel édifice fut posée le 14 avril 1820 ; Mgr de Mazenod le consacra le 23 février 1824. Le Conseil municipal avait décidé de contribuer à sa reconstruction (séance du 30 mai 1821), à la condition qu’un service serait célébré tous les ans en réparation des outrages faits aux asiles saints pendant la Révolution. Aucune suite ne fut donnée à ce vœu.

L’église Notre-Dame du Mont n’a aucune prétention architecturale ; mais elle a une certaine élégance et donne, sur sa place animée, une impression d’Italie. Elle se trouvait placée sur l’ancien chemin d’Aubagne qui commençait au cours Saint-Louis. Ce chemin fut d’abord appelé chemin de Notre-Dame du Mont ; il se continuait vers Aubagne par le chemin de Briquet. Chemin de Notre-Dame du Mont et chemin de Briquet forment maintenant la rue d’Aubagne et la rue de Lodi.

(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES :

973 – Pâques : TOUTE PUISSANCE D’OTTON LE GRAND – L’assemblée qu’Otton réunit à Pâques 973 en Germanie indique toute la puissance à laquelle il s’est élevé : sont présents des envoyés de Pologne, du Danemark, de Hongrie, de Bulgarie, de Bénévent, de Bohème, de Byzance, de Rome, de Russie,… Il mourra peu après, le 7 mai, à l’âge de 60 ans, l’année de la mort d’Ekkerard, moine et auteur de la Chronique de Saint-Gall.

1020? – 1er avril : Donation à Saint-Victor, par Guillaume Plautin, de l’église Notre-Dame qu’il avait édifiée à Mazaugues ; concession de biens à cette église avec l’assentiment du vicomte Fouque (de Gérin-Ricard 1926, acte n° 1056, daté du de Gérin-Ricard, Acte n° 5 3: A. Saint-Victor, chartes originales, n°386. – IND. Guérard n° 1056) –

1203 – 1er avril : DÉBUT DE LA QUATRIÈME CROISADE (1203-1204) : 1er avril 1203, appel du pape Innocent III. Cette croisade a pour objectif l’Égypte, mais elle assemble des chevaliers qui n’ont pas l’argent nécessaire à un voyage par mer. Venise consent à les transporter à condition qu’ils fassent d’abord la guerre aux Hongrois, puis aux Byzantins (Boudet J., 1991). Le 12 avril 1204, ce sera la prise et le sac de Constantinople, où les croisés se comportent en soudards. Après cela, sera créé un empire latin, tandis que Venise fondera un empire sur les îles

1216 – 1er avril : MARSEILLE.

1. CAIRANS – quartier rural, au quartier St Pierre. Première mention Vallis de Cairans, le 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).

2. Seconde vente à la commune de Marseille, par le vicomte Raimond Geofroi, sa femme Ixmile et leurs enfants, d’un huitième de la seigneurie de cette ville, au prix de 143.000 sous royaux coronats. Parmi les témoins : Raimond Hugolin, Hugues Alain et Guillaume Bertrand, de Trets, chevaliers. (acte des vicomtes de Marseille n° 391, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie presque contemporaine, faite à la demande du podestat Spino de Soresina : Arch. comm. de Marseille, AA 10. a. Méry et Gu indon, Histoire des actes et délibérations de la muni­cipalité de Marseille, t. I, p. 250 (copie très fautive et incomplète)

3. Fons ou Vallis des Paizac, (charte aux archives de la Major). « Supersilium montis qui dividit vallem des Paizar et vallem de Cairans » (ibid.). BALMA DE MALO-CANE – quartier de Saint-Barnabé. Quartier du 12e arrondissement. Il est centré sur l’ancien village de Saint-Barnabé, situé au bord du plateau dominant le ruisseau du Jarret, à l’est de la ville. On accède à Saint-Barnabé depuis le centre-ville en montant le boulevard de la Blancarde, qui contourne les anciens ateliers Decanis. Les habitants de Saint-Barnabé sont appelés les Barnabites. La population du quartier est de 12 529 en 2008. Autre mention, le 24 décembre 1666 : Font des Payars, (registre aux archives de la Major).

4. Treilla S. Juliani (charte aux archives de la Major). La Treille – hameau, quartier de Saint-Julien.

1228 – 1er avril : Villa de Revesto (cartulaire de Saint-Victor, n° 900). Le Revest – commune de Marseille; ancienne dénomination de tout le côté de la colline de Notre-Dame-de-la- Garde, qui avait sa pente vers l’ouest jusqu’à la mer. Première mention : Revestum, 4juillet 1079 (cartulaire de Saint-Victor, n° 843).

1275 – 29 novembre (6 décembre) jusqu’au 1er avril 1276 (8/ avril) : (Emilie 13) PARME – hiver long et rude : grand gel, neige abondante le 29/11 1275 (6/12)  couvrant le sol jusqu’au 1804/1276 (8/04).

1309 – premier dimanche d’août : couronnement de robert, fils de Charles IIRobert ayant succédé à Carles II, se rendit à Avignon où il fut couronné le premier dimanche d’août 1309 par le pape Clément V. Il vint ensuite à Marseille où il jura, du haut d’un trône élevé dans le cimetière des Accoules, le maintien des Chapitres de Paix et de tous les privilèges de la Ville ; puis il reçut le serment de fidélité du peuple et des magistrats.

1323 ou 1324 – 1er avril : Pâques – En tant que trésorier royal, Robert de Millet ordonna au seigneur d’Ollioules, « sous peine d’en perdre le fief, d’assurer pour les prochaines Pâques la mise en défense de la tour (turrim seu fortalicium) de Saint-Nazaire avec tous les hommes, vivres et armes nécessaires ; c’était aux hommes des castra d’Ollioules et d’Evenos de construire des murs et des bretèches, et de fournir les victuailles, les armes et d’en assurer la garde. Suivait la liste complète des fournitures attendues. Quant aux hommes de l’universitat, sous peine d’amendes en argent, ils devaient remplacer les murs détruits ou minés des châteaux, tenir les portes closes la nuit, et assurer aussi le service habituel des farots. » Ce texte nous indique d’une part que Bertrand IV d’Ollioules tenait du comte les fiefs d’Evenos, d’Ollioules et de Sanary, et que la tour de Sanary, de création récente, formait un fief distinct qu’il devait entretenir sous peine de le perdre. Plus tard, la même situation verra le jour avec la motte de Bandol, fief distinct de la Cadière).

1327 – 1er avril : Padotz (acte notarié). Padeaux – quartier rural de la commune  de Marseille en 1872 qui comprenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme.

1372 – 1er avril : La Loba (charte aux archives  de la Major). La Loube – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Pierre. La rue de la Loubière, qui conduisait à ce quartier, a conservé le nom.

1374 – 1er avril : Roca franca, 1er avril 1374 (acte notarié). Roquefranque – lieu-dit, commune de Marseille, au midi des Durbecs, quartier des Martégaux. Première mention : Rocha francha, 8 octobre 1287 (charte aux arcives municipales).

1460 – 1er avril : La Teneyd ou La Teneya lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près d’Aigues-Vives (acte aux archives de l’Evêché).

1515 – 1er avril : Seyssel prend son poste d’évêque de Marseille.

1543 – 1er avril : FRANÇOIS DE BONNE, FUTUR DUC DE LESDIGUIERES, EST NE CATHOLIQUE le 1er avril 1543. Sa mère était Françoise de Castellane. Il était chef des Protestants du Dauphiné, mais venait souvent en Provence appelé tantôt par les Protestants, tantôt par les “politiques”. Il s’est montré cruel et intéressé. Il finit par abjurer le protestantisme, après Henri IV, maria sa fille unique au fils de la Comtesse de Sault qui avait été un moment l’âme des Ligueurs de Provence. C’est dire que ses convictions religieuses n’étaient pas trop profondes et passaient bien après ses intérêts, ou ceux de sa famille. Il fut fait Maréchal de France en 1609.

1564 – 1er avril : L’ANNEE NE COMMENCERA PLUS LE PREMIER AVRIL – Rappelons que c’est en 1564 que le roi Charles IX rendit une ordonnance en vertu de laquelle l’année, qui commençait alors le 1er avril débuterait désormais le 1er janvier. Les étrennes furent donc reportées au nouveau jour de l’an, L’usage voulut alors que, le 1er avril, l’on offrît des cadeaux sans valeur, des cadeaux burlesques et que l’on adressât à ses amis et parents des vœux fantaisistes et des plaisanteries bouffonnes. On en vint donc peu à peu, en cet ancien premier de l’an, à mystifier ses semblables. Certains dirent que ces attrapes furent appelées poissons d’avril puisque, dans le ciel, le soleil quittait le signe zodiacal des Poissons. D’autres avancèrent que, la pêche ouvrant le 1er avril, les pêcheurs ce jour-là rentraient fréquemment bredouilles. On a même rapproché “poisson” et “passion” en faisant ainsi un jeu de mots entre l’Ichtyos (monogramme de Jésus en grec) et la Passion de Jésus. A vous de choisir !

1579 – début avril : LE CAPITAINE BOYER, D’OLLIOULES, SE TROUVE A LA TÊTE DES CONTINGENTS LEVES PAR L’UNION DES VILLES D’HYERES, D’OLLIOULES ET DES COMMUNES ENVIRONNANT TOULON, renforcés par 200 volontaires toulonnais. Ils surprirent toute la cavalerie du seigneur de Vins qui était logée à Cuers qui échappa de justesse à la capture en s’égaillant dans la nature : Bauduement est tué. Puis le contingent de Boyer, rejoint les habitants de Cogolin, de Grimaud, de Ramatuelle et Gassin, renforcés par ceux de la ville de Saint-Tropez qui leur fournit un détachement de sa milice et une pièce d’artillerie. La porte du château de Cogolin tenu par les carcistes est enfoncée. La garnison fut exterminée et le château rasé jusqu’aux fondations. On respecta néanmoins une porte surmontée d’une tour qui subsiste encore et sur laquelle a été placée l’horloge publique. Rester à chasser les rebelles du village de Pierrefeu qu’occupait une compagnie carciste. Les pièces de Toulon vont hâter la fin du siège. Les défenseurs rendant la place avant même leur arrivée (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

1629 – 1er et 20 avril : DELIBERATIONS DU CONSEIL QUI RÈGLENT LES PEINES MUNICIPALES POUR LA GARDE DU TERROIR DE SIX-FOURS (INCLUANT LA SEYNE) : Comme la garde du terroir pour la conservations des fruits est d’une grande considération, le statut de cette province a ordonné des peines contre tous ceux qui causent des dommages au terroir en leur dénonçant des peines ou ban, et fait pour cela des règlements. Mais parce que toutes les communautés de Provence, ainsi qu’il est porté par ledit statut, sont en droit ou possession d’établir d’autres peines par les assemblées de leur conseil, pour la conservation de leur terroir, soit pour les fruits, soit pour les pâturages, la communauté de Six-Fours, par délibération de leur conseil, du premier avril 1629, a fait un règlement des peines établies pour la garde de son terroir, de la teneur suivante :
RAISINS 201 Premièrement, que toute personne que ce soit, étant trouvé passant par les vignes, cueillant des raisins contre le gré des propriétaires, payeront vingt sols de peine, moitié au fisc, l’autre au dénonçant, et outre ce, payerons un sol pour chaque raisin, et de nuit, le double.
BÉTAIL AUX VIGNES 401 31 : Ceux qui seront trouvés faisant manger bétail et mulard, roussin, bouvin, saumin et avirage, lanat et cabran, dans les vignes, payeront quarante sols de peine et trois sols l’avirage ou chenurs.
HERBES 161: qui sera trouvé cueillant d’herbe dans les vignes aura la peine de seize sols, applicable comme dessus.
OLIVES ET GRAINS : Qui sera trouvé cueillant et dérobant olives ou grains payeront trois livres de ban.
CHASSER AUX VIGNES : Plus qu’on n’osera chasser dans les vignes pendant que les fruits y seront, à peine de trois livres.
BOIS : Comme aussi payeront trois livres de ban ceux qui seront trouvés faisant du bois d’olivier et autres arbres en général.
JARDINS : Ceux qui seront trouvés dans un jardin clos de muraille, dérobant des fruits ou autres herbes, payeront trois livres, et autres, qui ne seront point clos, quarante sols.
FRUITS : Qui sera trouvé prenant (poires), figues, (prunes), amandes, noix, pignes, sorbes et autres fruits aux biens d’autrui payeront trois deniers pour chaque fruit qu’on leur trouvera et auront la peine de vingt sols et de nuit, le double.
BLÉS DEVENDUDES ET SEMÉES : Qui sera trouvé faisant manger bétail, gros et menu, dans les blés devendudes et autres semées dudit terroir, outre le dommage, payeront la peine de vingt sols, fort quand lanat et cabran, ne payeront que trois sols pour (par) bête, et de nuit, le double.
PAILLASSONS ET CANNES : Qui sera trouvé arrachant paillassons, coupant cannes ou les détruisant, payeront trente sols, et de nuit, le double.
PORCEAUX, VIGNES ET PRES : Aucun porceau ne feront de paître ni manger en quelque part que ce soit par le terroir à peine de quinze sols, et aux prés et vignes, trente sols.
RESTOUBLES : Item qu’on n’osera restoubler ni cueillir espigues (épis) de blés, ni autrement moins faire despaître aucun bétail et avirage dans les terres d’autrui sans la licence du maître, à peine de trente sols.
BÉTAIL AUX VIGNES, OLIVIERS ET ROUVES : Plus que tout, ceux qui seront trouvés prenant faisant et permettant manger leur bétail en olivières, figuières, rouves et autres arbres et fruits, auront la peine de trente sols, et outre ce, un sol pour chaque (veil) de figues. RAPUGA : Qui sera trouvé rapuga, payeront la peine de douze sols.
BETAIL AUX PRES : De même que ceux qui seront trouvés faisant manger bétail dans les prés, sans la licence du maître, payeront trois livres de peine, et de nuit, six livres. P
ASSANT PAR LES VIGNES : Item, que toute personne, quelle qu’elle soit, sera trouvée passant par les vignes, figuiers, arbres, semées d’autrui, payera la peine de seize sols, et aux (gueres), trois sols.
(TERMES) : Tous ceux qui seront trouvés dans les (termes) fort le boucher, faisant despaître bétail, lanat ou cabran, payeront vingt sols de peine pour chaque fois.
MURAILLES ROMPUES, LIMACES : Toute sorte de personne qui seront trouvées rompant et démolissant murailles pour cueillir limaces ou escargots ou autrement ainsi que ce voit, payeront trente livres de ban, outre le dommage.
BÉTAIL AUX CHEMINS : Et finalement aucune personne n’osera attacher bétail aux chemins, à peine de trois sols, et sera permis à ceux qui les trouveront de rompre la corde.
Par ladite délibération, est porté que nul des habitants dudit lieu, ni autre personne, ne pourront faire despaître aucun bétail, cabran et lanat au terroir dudit Six-Fours cultivé, fort que le boucher, et néanmoins, ne tenir aucun pourceau, qu’à l’attache et à couvert, pour éviter à tout dommage qui pourrait être fait, et en cas de contravention, seront jugées, peine trente livres applicable, un tiers au dénonçant et le reste à la communauté. Ce règlement a été autorisé par arrêt de la cour du 29 mai audit an 1629, et enregistré au pied de la délibération du conseil du 20 avril (Jean Denans, 1713).

1701 – du 1er avril au 1er octobre : LES MADRAGUES SONT UNE GÊNE POUR LES PATRONS PÊCHEURS – L’industrie de la pêche occupait bon nombre de patrons « à pesche » comme l’on disait alors, mais à certaines époques celle-ci était gênée lorsque la saison des madragues arrivait. Autorisée du 1er avril au 1er octobre, l’exploitation de ces madragues sera souvent la cause du mécontentement des pêcheurs Car il était interdit de pêcher dans les eaux réservées aux madragues pendant la durée de leur calaison et cela restreignait l’exercice de la pêche libre.

1721 – 1er avril : – SANARY PEUT PLACER UNE BARRIÈRE POUR SE PROTÉGER DE LA PESTE D’OLLIOULES – Le commandant des troupes royales en Provence juge à propos que les Sanaryens fassent une barrière pour se protéger des Ollioulais, quitte, si besoin est, de faire usage des armes (Rotger B., 1984). « St-Maximin le  1eravril 1721 – J’ai reçu votre lettre au sujet des menaces que font les habitants d’OLLIOULES à ceux de SENARI et vont jusqu’à les insulter chez eux. Ceux de SENARI souhaitent faire une barrière dans leur terroir pour s’en garantir. Vous pouvez les assurer qu’il est fort à propos qu’ils en fassent une avec une bonne garde. Si les habitants d’OLLIOULES s’y hasardent de venir les insulter à la barrière, ils pourront leur tirer dessus après les avoir averti de se contenir dans leur terroir. PERRIN ». [Trois paysans d’OLLIOULES ayant insulté les gens de SAINT­NAZAIRE, Joseph de LA MILLIERE les fit arrêter et emprisonner. Il les obligea ensuité à se rendre aux barrières pour demander pardon et fut heureux de faire rendre justice à SENARY et de contribuer à l’union enre les deux. communautés.

1775 – 1er avril : LE JAS DE CROUET – Lieu-dit de la commune de Marseille, au quartier d’Eoures. Mention, 23 avril 1377 (registre aux archives de la Major).

1789 – 1er avril : – LE RAMEAU D’OLIVIER, SYMBOLE DE LA CONCORDE – Le rassemblement des trois ordres se poursuit. Le clergé et la noblesse d’Aix ont renoncé à toutes les exemptions pécuniaires dont ils jouissaient précédemment, ils veulent ainsi marquer le désir de rassemblement et d’union des citoyens de tous les ordres. Dans cet esprit, les députés ont décidé de faire confectionner un drapeau symbolisant la réunion du peuple français : une crosse, une épée et une bêche liées ensemble par un rameau d’olivier (Agenda du Bicentenaire : MERCREDI 1er AVRIL).

1793 – 1er avril : L’ORDONNATEUR JOSEPH MAURICE PUISSANT DE MOLIMONT ARRIVE TROP TARD A TOULON – L’ordonnateur Joseph Maurice Puissant de Molimont, jusque-là à Saint-Malo, nommé le 1er avril, n’arrivera qu’en mai à Toulon, trop tard donc pour calmer l’effervescence (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1794 – 1er avril (12 germinal an II) : JEAN-JOSEPH GRANET, MARIN, QUI A ÉTÉ ARRÊTÉ EN SEPTEMBRE 1793 PAR DES SOLDATS DE L’ARMÉE DE CARTEAUX, EST ACQUITTE – Jean-Joseph Granet, marin, né le 16 novembre 1725, avait été arrêté en septembre 1793 par des soldats de l’armée de Carteaux. Conduit d’Ollioules à Marseille, puis à Grasse, il déclara faire partie de la Société Populaire de Saint-Nazaire, qu’il avait donné à la Nation 4 canons dont deux pour armer un corsaire. Il fut acquitté par jugement du 12 germinal an II (Rotger B., 1984, p. 302). Jean-Joseph Granet, marin, qui a été arrêté en septembre 1793 par des soldats de l’armée de Carteaux, est acquitté par jugement du 12 germinal an II (1er avril 1794), car, selon ses déclarations, il fait partie de la Société Populaire de Saint-Nazaire, et il a donné à la Nation quatre canons dont deux pour armer un corsaire. Nous avons déjà relevé l’attitude pleine de menaces du commissaire Gury. Le groupe de ces « commissaires des Sociétés populaires réunies à Marseille, autorisés par les « représentants du peuple près les armées vers Toulon » veilla au transfert à Marseille de Jean Granet, arrêté précédemment (28 brumaire ou 18 novembre). Le portefeuille de ce dernier avait été déposé au corps de garde de Sanary et il fut adressé « bien cacheté » à Saliceti (Regards sur un terroir, Sanary).

1795 – 1er avril (12 germinal an III) : SOULEVEMENTS DU PEUPLE PARISIEN, « LES JOURNEES DE PRAIRIAL » – 1er avril-20 mai : soulèvements du peuple parisien dus à de graves difficultés économiques et sociales (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). 1er avril : Journée populaire du 12 germinal au cours de laquelle, poussées par la faim, des femmes envahissent l’Assemblée (Pierre Goubert, Initiation).

1795 – 1er avril ou dimanche 24 du mois de Shawwâl 1213 (Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 », cf. référence donnée le 10 février) :-Lundi 25 [1er avril 1799] [Papiers d’identité] Avis est publié dans les souqs que les mamlûks, les soldats du ghuzz et du jund ainsi que les étrangers doivent se présenter à la demeure de l’administrateur pour recevoir, après vérification des personnes, des papiers [d’identité]. Quiconque, dans la suite, sera trouvé sans certificat en subira les conséquences. La raison de cette mesure vint de l’affluence de clandestins arrivant au Caire, déguisés en paysans.

1810 – 1er avril : NAPOLEON PREMIER ÉPOUSE MARIE-LOUISE D’AUTRICHE.

1828 – 1er avril : CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête d’Alger, Ollioules héberge une compagnie du 16e régiment d’infanterie : 70 hommes (Castellan E., 1937, p. 294).

1851 – 1er avril à 1855 : PREMIER PHARE DU CAP SEPET, Cépet aujourd’hui, ou pointe Rascas, sur le mamelon de la pointe Rascas ; feu fixe blanc varié par des éclats longs blancs toutes les 3 minutes sur une tourelle carrée et corps de logis de 11m de hauteur. Son élévation était de 59 m au-dessus de la mer. Il a été détruit en 1944 et reconstruit. Puis déplacé en 1992 à 150 m plus loin.

1853 – Du 1er avril au 31 décembre : EXTENSION DES CHANTIERS DE CONSTRUCTION NAVALE TAYLOR A LA SEYNE – 36 000 m3 de sable, déblais et autres matériaux sont acheminés, principalement par la voie maritime (lesteurs), à La Seyne, pour gagner sur la mer un terreplein de 12 000 m2 destiné à l’extension des Chantiers de Construction Navale Taylor, future Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (extrait de l’excellent article intitulé « Les lesteurs de la rade de Toulon », publié dans la revue Le Chasse-Marée n° 127).

1861 – 1er avril : GEORGES SAND À TAMARIS ; “ 1er avril (lundi) – MALADE – (texte écrit de la main de Manceau). Il fait beau tems, un léger mistral qui tombera, dit Boucoiran, et qui tombe de suite, en effet. Madame qui s’est couchée avec le mal de gorge, demande qu’on la laisse faire un somme, et ce somme se prolonge toute la journée, elle ne mange pas et la nuit est mauvaise dès 10 h. La fièvre la prend jusqu’à 5 heures du matin. Les seuls moments où elle se sent mieux, c’est à ceux des transpirations, qui sont du reste, assez fréquentes. A 4 heures, elle dit adieu à Boucoiran qui part. Lucien l’accompagne. Maurice reste.” (Georges Sand, 2012).

1871 – 1er avril : La Commune à Marseille. — Le 1er avril, le citoyen B. Landeck, délégué de la commune de Paris, révoque le général Espivent et met à sa place le citoyen Pélissier (Gabrielle Castellari, 1945).

1896 – 1er avril : LE « BRENNUS » DEVIENT NAVIRE-AMIRAL – Le 25 mars, le Formidable, navire amiral, vient s’amarrer au même appontement que le Brennus. L’état-major commence son transbordement d’un bâtiment à l’autre. Le 1er avril, le vice-amiral Gervais, commandant l’Escadre Active de la Méditerranée, met sa marque à bord du nouveau cuirassé ; suivant l’usage, il emmène avec lui son capitaine de pavillon, le commandant Puech, qui relève le commandant Besson (Gérard Garier).

1898 – 1er avril : LE SÉNATEUR DE LA MARTINIQUE, ALLEGRE, INTERVIENT AU SÉNAT EN FAVEUR DES GRÉVISTES DE LA SEYNE – Le 1er avril, le sénateur de la Martinique, Allègre, intervient au Sénat en faveur des grévistes. Les aides continuent d’arriver d’un peu partout. Un service d’alimentation est mis en place au sous-sol. La répartition des dons est effectuée en priorité aux chefs de famille. Mais on parle de ceux-là qui reprennent le travail. Pourtant, on apprend le maigre soutien de quelques dessinateurs, cette catégorie de travailleurs jusqu’alors intouchables qui versent 6,50 F, une goutte d’eau mais combien commentée en ville et qui fait l’objet d’une enquête patronale. Ces employés de l’autre côté de la barrière et qui, chaque jour, continuaient leurs entrées et sorties aux FCM, regardant derrière les fenêtres de leur bureau ces mouvements et défilés d’ouvriers, drapeaux rouges en tête, place de la Lune. Le maire est contesté ; on dit qu’il aurait dû monter à Paris et Ravel, conseiller municipal ouvrier, membre du comité de grève, est attaqué verbalement par Doria, allemaniste, qui l’accuse d’être trop tiède. Doria organise des conférences à Nice, à Toulon, dans les villes du Var, peut-être dans l’espoir d’y fomenter une grève générale (Martinenq Patrick, 1983).

1913 – 1er avril : LE CUIRASSÉ CHARLES MARTEL EST RÉARMÉ Le 1er avril, le vieux cuirassé Charles Martel est réarmé à effectif réduit de 23 officiers et 523 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots (en comptant des « passagers » qu’on envoyait à Brest). Le 7 avril, toujours en réserve spéciale, il arrive à Brest pour la dernière fois. La traversée de Cherbourg au port breton a été accomplie avec l’aide d’une corvée fournie par le Bouvet en réparations dans l’arsenal normand (Gérard Garier).

1914 – 1er avril : LE CHARLES MARTEL EST DÉSARMÉ – Tout comme ses anciens compagnons d’escadre, Brennus, Carnot et Masséna le Charles Martel est désarmé le 1er avril. Néanmoins, devant la dégradation de la situation internationale, Le Conseil Supérieur de la Marine décide de les conserver temporairement sur les Listes de la Flotte. La condamnation ne sera prononcée qu’à la mise en service des dreadnoughts type “Flandres” (Gérard Garier).

1920 – 1er avril :
1. LIBERTÉS D’EMBAUCHAGE ET DE DÉBAUCHAGE DES OUVRIERS DES ARSENAUX – Le décret du 1er avril 1920 est destiné à accroître les libertés d’embauchage et de débauchage des ouvriers des arsenaux en fonction de leur situation et de leurs besoins. La notion de stabilité de l’emploi et de congés payés fait son apparition. De 1920 à 1946, le salaire des ouvriers est fixé en fonction de leur profession et se réfère à ceux pratiqués dans les établissements de la défense nationale implantés dans la même région. Aussi un ajusteur perçoit-il un salaire plus important à Toulon qu’à Brest. L’administration des ouvriers des arsenaux ne connaît pas de modification et ce jusqu’en 1939 (Cyrille Roumagnac, 2001).
2. LE SOUS-MARIN TURQUOISE, RESCAPÉ DES DARDANELLES, EST VENDU À TOULON – Le 30 octobre 1915, le sous-marin Turquoise s’échoua sur une rive du détroit des Dardanelles, près de Nagara. L’EV Louis GUÉRIN, officier en second, tenta, avec le SM Marcel BEXQUE, de détruire le sous-marin pour lui éviter de tomber aux mains de l’ennemi. Parmi les marins français faits prisonniers, cinq perdirent la vie au cours de leur captivité. Récupérée par les Turcs, rebaptisée « Mustadieh Ombashi », la Turquoise ne reprit jamais la mer et nous fut rendue en 1919, puis remorquée de Constantinople à Toulon par le sloop Algol (EMG 27/06/1919). Rayée le 12/11/1919. Vendue à Toulon le 1/04/1920.

1921 – 1er avril : Dernier passage de l’écrivain Joseph Conrad (1857-1924), retour de Corse, descendu avec sa femme à l’Hôtel Louvre et Paix : il en profite pour lui montrer les lieux fréquentés dans sa jeunesse, qu’il vient de décrire dans son roman La Flèche d’or (Comité du Vieux Marseille).

1923 – 1er avril : LA DURÉE DE SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE EST PORTÉE A 18 MOIS. Heureusement que la guerre est finie, pas vrai ?

1931 – 1er avril – ESCADRILLES DU PORTE-HYDRAVIONS « COMMANDANT TESTE » – Le 19 mars 1931, le capitaine de corvette Bos est désigné pour assurer le commandement de la nouvelle flottille du Commandant Teste. Il embarque le 1er avril, mais il ne prendra pas officiellement son commandement avant le 1er septembre. A cette date, une seule des deux escadrilles, la 7S2, est en cours d’armement, l’autre formation, la 7B2 devra attendre la livraison de ses Levasseur au début de 1932 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1939 – 1er avril et courant avril :
1. SOUS-MARIN DE PREMIERE CLASSE REQUIN – Après sa grande refonte aux FCM de La Seyne, le sous-marin de 1ère classe Requin, 13ème du nom (31, S1, Z1, 113) est affecté à la 11ème Division de sous-marins (Antier Jean-Jacques, 2000, tome I, p. 1290).
2. À LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER, le 1er avril 1939, le commandement de l’escadrille HB1 revient au LV Georges Baron. Au cours du mois, d’autres Latécoère sont perçus et à la mi-mai, la HB1 à ses dix appareils règlementaires (8 armés + 2 en volant de fonctionnement). Bien que radicalement différents, les nouveaux appareils sont rapidement adoptés par les équipages. Les performances, les équipements modernes et le confort des Laté sont unanimement appréciés. Dans les premières semaines qui suivent la mise en service, l’emphase est surtout mise sur les entraînements au pilotage car d’une manière générale, les pilotes n’ont peu ou pas eu du tout, l’occasion de voler sur des monoplans à ailes basses. Les derniers mois de paix voient l’escadrille participer à divers exercices et manœuvres combinées dans le midi de la France (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
3. LE PLAN DÉTAILLÉ DE LA DÉFENSE PASSIVE POUR TOULON ET LA SEYNE est soumis aux représentants de la presse au cours d’une conférence tenue à la Préfecture du Var. La population de Saint-Mandrier est avisée qu’un exercice de défense passive aura lieu dans la commune de La Seyne, donc dans la section, le 17 mai de 21h30 à 23h. Des amendes élevées et peines diverses pourront être infligées à ceux qui ne se conformeront pas aux ordres donnés. Ces exercices étaient pris très au sérieux, d’autant plus qu’une estacade en bois était en cours de construction sur le plan d’eau de la Base aéronautique. Elle s’étendait en août sur 100m de longueur à l’entrée de la passe (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).

1940 – 1er avril :
1. LE CODE DE LA FAMILLE – Le Petit Parisien publie dans son édition du lundi 1er avril : “Le code de la famille entre aujourd’hui en vigueur. C’est aujourd’hui, 1er avril, que le code de la famille prend force de loi. Cette nouvelle législation remplace l’encouragement et l’assistance aux familles nombreuses jusqu’à maintenant pratiquée.
Aux termes mêmes des textes officiels, le code de la famille prévoit que les familles dépourvues des ressources nécessaires à l’existence, doivent sans retard adresser une demande d’admission à la mairie de leur résidence.
Toutefois, précisent les textes, cette assistance ne se cumule ni avec les allocations familiales et allocations de la mère au foyer, ni avec les majorations pour enfants des allocations de chômage, ni avec les secours temporaires accordés par la loi du 24 juin 1934, ni avec les majorations pour enfants des allocations militaires, les majorations pour enfants des allocations aux réfugiés, les majorations de retraite ou de pension. Seules les femmes veuves, divorcées ou abandonnées, ayant à leur charge trois enfants au moins, peuvent cumuler le bénéfice de ¡’assistance à la famille avec celui des allocations familiales et des allocations de la mère au foyer.
Les mairies, ou à leur défaut, les bureaux de bienfaisance et d’assistance, fourniront aux intéressés tous les renseignements qui pourront leur être nécessaires.
Toujours dans le Petit Parisien, nous relevons : “La flamme du souvenir sera ravivée à 18 h 30.
2. RESTRICTIONS : pas de viande de boucherie de cheval, de charcuterie et de triperie. Plus de petits pains, de pain fondu ou polka, plus de chauffage central. Un décret fixera les modalités d’interruption du chauffage central collectif entre le 1er avril et le 15 octobre (Le Matin, 8 avril 1940)

Un décret fixera les modalités d’interruption du chauffage central collectif entre le 1er avril et le 15 octobre (Le Matin, 8 avril 1940).

3. EXPOSITIONS :
– centenaire de Claude Monet, 26, avenue Matignon
— Cartes postales originales peintes par les artistes, musée Cognacq-Jay, 25, boulevard des Capucines
— La guerre 1914-1918 par quelques artistes, musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli
— L’Indochine française. Musée de l’homme. Palais de Chaillot. — Œuvres de J. Yonnet, de J. Garaudet, de L. Bérimont, illustrations de J.-C. Libert et J. Jegoudex, photos documentaires de M. Terrasse, 78, boulevard Saint-Michel.
4. CÉRÉMONIES RELIGIEUSES «TE DEUM » EN COMMÉMORATION DE LA FIN DE LA GUERRE D’ESPAGNE, 10 h 30, 11 bis, rue de la Pompe.
5. COURSES À LONGCHAMP à 14 heures.
6. RECENSEMENT POUR LES CARTES D’ALIMENTATION : Le Matin du lundi 1er avril publie pour sa part : « Recensement pour les cartes d’alimentation. Chaque Français doit établir sa fiche à l’endroit même où il a passé la nuit du 2 au 3 avril.
7. CINÉMA – Le Matin du lundi 1er avril publie : « Hollywood relance la moustache. Elle revient à la mode aux États-Unis. HOLLYWOOD, 31 mars. — (Dépêche Radio) — La moustache revient en faveur à Hollywood. Robert Taylor est la dernière vedette en date qui sacrifie à la mode nouvelle après Robert Preston, Errol Flynn, Brian Donlevy et Douglas Fairbanks junior.

1941 – 1er avril :

1. LE COMMANDANT JUBELIN S’APPRÊTE A QUITTER LE CUIRASSÉ « COURBET » – C’est la dernière cérémonie des couleurs à bord du cuirassé Courbet qui est désarmé à partir du 1er avril. « Je crève de froid. Restent à bord une vingtaine de pêcheurs de Sein. J’apprends […] qu’ils ont décidé de désobéir à mon ordre [de ne plus hisser les couleurs]. Au moment de partir, je reçois la citation suivante du commandant supérieur, à Portsmouth : « Officier d’élite, appelé à commander le cuirassé « Courbet » dans des conditions difficiles, a montré les plus belles qualités de bravoure et d’entraîneur d’hommes sous les bombardements dévastateurs de mars 1941 à Portsmouth, au cours desquels son bâtiment a abattu trois avions ennemis, suscitant partout l’admiration, constatée par moi, de son équipage. ». […] toute la ville de Portsmouth nous voit partir avec regret. […] L’amiral m’envoie une lettre d’adieux émus. » (Commandant Jubelin, « Marin de métier, Pilote de fortune », 1951).

1943 – 1er avril : LA RATION HEBDOMADAIRE DE VIANDE TOMBE A 120 G. Au même moment, Robert Desnos publie « Etat de veille » chez Robert J. Godet. Le tirage est de 170 exemplaires.

1944 – 1er avril : L’ESCADRILLE 2S COMPTE 1488 MISSIONS DE GUERRE EN QUINZE MOIS – L’escadrille 2S, entrée en guerre en janvier 1943, totalise au 1er avril 1944, 1488 missions de guerre, 3363 heures de vol, un sous-marin endommagé homologué. Cette escadrille assura à elle seule la tâche de protéger les convois qui, venant de Gibraltar, longeait la côte algérienne. Le 1er novembre, elle fut officiellement affectée à Saint-Mandrier avec 14 Latécoère 298, venant d’Arzew. Cette escadrille assura à elle seule la tâche de protéger les convois qui, venant de Gibraltar, longeait la côte algérienne. Le commandement régional, généreux, demande en sus pour Saint-Mandrier, 39 personnels féminins (SFF). Le carré des officiers demeure inhabitable. On cherche partout des rechanges d’avions dans les décombres.

1945 – 1er avril :
1. PLACE ALBERT CAVET : Né le 14 septembre 1918 à Sanary, issu par sa mère des vieilles familles du terroir, Albert CAVET est un élève brillant au lycée de Toulon, passionné d’aviation. Il est admis à l’école de l’air le 10 septembre 1938. Quand la guerre éclate, il est toujours à l’entraînement à Lézignan, tenu par une sévère discipline, et continue son instruction aérienne. En juillet 1942, il ne veut plus obéir aux ordres des porteurs de francisque, et, trompant la surveillance des policiers, il franchit la frontière des Pyrénées le 17 août 1942 après maintes aventures. Il se retrouve en prison à Cuidadrodriga, essaie de faire le mur, et se retrouve au secret où « il en bave ». Il réussit pourtant à rejoindre l’Angleterre, où il est incorporé à l’escadrille du groupe Cigognes. Il obtient une citation pour la destruction a sol des nombreux engins et matériels ennemis. Après de dures interventions, il part au repos durant deux mois. Il obtient ensuite sa mutation pour le groupe Alsace. Le premier avril 1945, son avion par en mission en Hollande pour mitrailler un train. Malheureusement, deux Spitfires sont abattus. On retrouvera le corps d’Albert Cavet à Borne Hollande, mort au champ d’honneur.
2. LE G.E.M. REPREND SON ACTIVITÉ à Saint-Mandrier, l’I.M.C.1 Cudennec en prend le commandement jusqu’en 1947 (Gisèle Argensse, 1989, p. 204). La reprise du recrutement s’organise. Les apprentis sont rappelés. Une partie embarque sur les bâtiments de l’escadre où vont terminer leur formation de spécialité à l’école des mécaniciens de Casablanca. La Marine reprend possession de l’école de Saint-Mandrier et entreprend la remise en état des locaux et la création d’un stade sur l’emplacement de l’ancien jardin botanique. A Lorient l’école a été complètement détruite et sa réutilisation n’est plus envisagée. 1er avril : Réouverture à Saint-Mandrier de l’Ecole avec un petit effectif d’apprentis mécaniciens, armuriers et torpilleurs. La durée des cours est fixée à 15 puis 18 mois. Elle sera portée à 24 mois en 1947. L’appellation officielle devient « Ecole des Apprentis Mécaniciens de la Flotte » (E.A.M.F.). Les cours de l’Ecole de Maistrance reprennent en octobre. Les cours de quartiers-maîtres supprimés en 1939 ne sont pas rouverts.
3. LA BOULANGERIE ROGNONE, NOUVELLE MOUTURE, REPREND DU SERVICE à Saint-Mandrier. Stimulé par l’important marché de la Marine nationale, le commerce ne tarde pas à porter ses premiers fruits. Après la disparition de la carte planifiant l’achat du beurre, Fernand se lance à fond dans la pâtisserie (Ken Nicolas, vol. 1, p. 117).

1951 – dimanche 1er avril : AJELLO’S SAGA – deux matches de championnat : U.S.S.M. (Union sportive de Saint-Mandrier) contre Association sportive gaz et électricité. Equipe réserve, à treize heures : Loubet – Garnier – Maretto – Beaudouard – Ajello – Mastran – Schmitt – Andritsos – Hulrich -Caïzzo – Beigneux (remplaçant : Joffre). Equipe première, à quinze heures : Marest – René Gutherlé -Sauveur D’Isanto – Cléroux – Onard – Gilbert Lanerière – Cuny -Forjonel – Fernand Rognone – Eugène Bertrand, remplaçant : Jacky Fera (Ken Nicolas, vol. 1).

1976 – 1er avril : MORT DE ROGER RIVIERE, coureur cycliste professionnel.

1983 – 1er avril :
1. ENTRÉE EN VIGUEUR DE LA RETRAITE A 60 ANS.
2. PÂQUES SUR LE CHANTIER DE FOUILLES DE PORTISSOL : De 1983 à 1985, assaillis par les embruns portés par un violent mistral qui balayait la mer, emmitouflés dans nos anoraks nous sommes revenus à chaque printemps passer une dizaine de jours sur la falaise. Maniant la truelle après la pioche, nous enviions les baigneurs qui, au sortir de l’eau, s’installaient tranquillement au soleil de Pâques, bien à l’abri sous le mur nord de la plage. Nous nous habituâmes à voir Didi arriver après sa sieste sur notre chantier, chaque soir, vers 17 heures ; accoudé à la rambarde supérieure, il nous demandait où en étaient nos travaux, si nous avons trouvé des éléments de four, si le vivier était enfin réapparu. Il bavardait longuement avec d’autres Sanaryens, des anciens qui ont connu la baie avant la guerre, avant que les villas soient détruites à la dynamite par l’occupant allemand et que la reconstruction ait nivelé le terrain à grands coups de bulldozers. Pour lui, il n’y avait aucun doute, les gallo-romains installés sur cette partie de l’anse devaient être de vulgaires « péquenots », les riches propriétaires ne pouvant avoir élu domicile que dans la zone nord, à l’emplacement des villas « le Perchoir » et « Mas Bressol », conviction qu’il tenait de sa connaissance du terrain et des travaux déjà réalisés depuis la fin du XIXe siècle, et qu’il sut nous faire partager (Cahier de l’ouest varois n°3, Portissol)..

1994 – 1er avril : MORT DE ROBERT DOISNEAU, photographe (je l’adorais !).

2000 – 1er avril : LA NOUVELLE ÉCOLE DES BEAUX-ARTS DE LA SEYNE, inaugurée le 1er avril 2000 et qui occupera par la suite la totalité du bâtiment de l’ancien Hôtel-Dieu, symbolise aujourd’hui, le renouveau de cet édifice patrimonial. Les cours s’ouvrent sur la rue, à travers des grilles ouvragées : les services des bâtiments communaux ont judicieusement réutilisé celles qui clôturaient le parvis de l’église Notre-Dame de Bon Voyage, ôtées au moment du réaménagement de la placette, en 1980, et qui avaient été fabriquées au début du XXe siècle aux chantiers (Marie Mondet, archiviste, Annick Rohault de Fleury, bibliothécaire, et Stéphanie Thomas, d’après les recherches effectuées aux Archives Municipales de La Seyne/Mer (AMLS) pour les Journées Européennes du Patrimoine 2009).).

2018 – 1er avril :
1. DÉCOUVERTE D’UNE INSCRIPTION INCONNUE A CE JOUR – Jean-Louis A., un de mes anciens élèves de Sanary vient de me transmettre un message par lequel il m’informe de la mise au jour, près d’un vieux puits, de l’inscription ci-dessous :
RES
ER
VO
IR
Texte qu’il a retranscrit in extenso : “RESpublica ERigere VOluit ad IRriigandum”,
et qu’il propose de lire ainsi « La République a voulu construire pour arroser ».
Illico, je lui ai répondu qu’il se trompait et qu’il aurait été bien plus proche de la vérité s’il avait lu correctement l’inscription qui avait toute chance d’être d’origine gauloise, à savoir ; et de bas en haut ; « IRVO.ERRES », c’est-à-dire « La lumière a jailli ». Il m’a appelé par téléphone en éclatant de rire ! « Pourquoi ? » lui ai-je demandé. « POISSON D’AVRIL ! » fut sa réponse. Depuis, j’ai comme un doute !

LE MOT DU JOUR : « La popularité ? c’est la gloire en gros sous. » (Victor Hugo, Ruy Blas, dans Oeuvres romanesques, dramatiques et poétiques en 38 vol., rééd. J.-J. Pauvert, 1963).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
J’étais assise dans la salle d’attente pour mon premier rendez-vous avec un nouveau dentiste quand j’ai remarqué que son diplôme était accroché sur le mur.
Il y était inscrit son nom et je me suis soudain remémoré un grand brun portant ce nom.
Il était dans ma classe de lycée quelques 40 ans auparavant et je me demandais si cela pouvait être le même garçon pour qui j’avais craqué à l’époque ??
Quand je suis entrée dans la salle de soins, j’ai immédiatement écarté cette pensée de mon esprit.
Cet homme grisonnant, dégarni et le visage marqué de profondes rides était bien trop vieux pour avoir été mon amour secret …
Quoique…
Après qu’il eut examiné ma dent, je lui ai demandé s’il était allé au lycée Henry IV.
– Oui, m’a-t-il répondu.
– Quand avez-vous eu votre bac ?, ai-je demandé .
– 1972. Pourquoi cette question ?
– Eh bien, vous étiez dans ma classe, me suis-je exclamé.
Et c’est là qu’il m’a demandé :
– Vous étiez prof de quoi ?

C’est terminé pour aujourd’hui et vous souhaite un bon samedi de printemps à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui sont dans la peine.

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