EPHEMERIDES 30 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 30 MARS 2023, 12e ANNÉE (n° 3778)

ILLUSTRATION : Bonne fête, mon papa, toi qui es parti depuis 21 ans déjà (photo prise à Limoges en 1947).

QUESTION DU JOUR : Quel président américain est blessé d’une balle à la poitrine un 30 mars ? LINCOLN ? REAGAN ? KENNEDY ? ROOSEVELT ?

REPONSE A LA QUESTION DU 29 MARS : Ce fut un 29 mars que Jules Ferry institua l’enseignement laïc, gratuit et obligatoire, mais de quelle année ? 1882 !

FÊTES .

Le 30 mars, nous fêtons les AMEDEE, nom porté par nombre de ducs de Savoie qui furent princes puis roi de Piémont, comtes d’Aoste, de Maurienne, de Nice et de Sardaigne. Saint-Amédée IX de Savoie (1435-1472), est né à Thonon. Fils du duc de Savoie, son règne débute en 1455. Epileptique, il exerce néanmoins le pouvoir de manière à se faire aimer par ses sujets jusqu’à ce qu’il soit obligé d’abdiquer en faveur de sa femme Yolande, petite-fille de Charles VII, roi de France.

C’était le prénom de mon père qui me permit ainsi, durant ses 91 ans d’existence, d’éclairer ce jour de l’un des plus beaux dictons français : « Souvent Saint AMEDEE est de mars la plus belle journée » !

Au calendrier républicain, c’était le 10e jour de germinal ou jour du COUVOIR (ou INCUBATEUR).

LOCUTION PROVENÇALE : Les Provençaux disent aussi pour ce jour béni des Dieux : « Quau a d’ami, noun pou peri » (qui a des amis ne peut mourir).

Ils disent aussi : « C’est tous des fondus », pour signifier « ce sont tous des lâches, des propres à rien », quelquefois utilisé comme synonyme de « givré ».

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : M. Alfred NETTEMENT – « Histoire de la conquête d’Alger 1516-1830», écrite sur des documents inédits et authentiques, 1867. Sujet de l’ouvrage: Algérie – 1830 (Expéditions française. Réédition Editions Assala Culture, Alger, 2009, 610 p.

PENSEE : si tous les êtres avaient un esprit de tolérance, la liberté irait de soi (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent pas à Rome », Cherche Midi, 2011.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-190e livraison :  AUTOUR DU QUARTIER DE LA PLAINE (suite)

RUE MAZAGRAN

Cette rue était appelée traverse Sénac, parce qu’elle aboutissait à la rue de ce nom. Cela amenait des confusions et, en 1840, ses habitants demandèrent qu’on lui donnât le nom de Mazagran, où cent vingt-trois Français de l’armée d’Algérie venaient de soutenir un siège fameux.

RUE NAU

Elle doit son nom à la famille marseillaise Naud. En 1841 y fut créée, dans une école, par une association d’ouvriers chrétiens, une des plus célèbres «pastorales» marseillaises, la pastorale Maurel qui est encore jouée avec succès sur les scènes marseillaises pendant la période de Noël. Cette association d’ouvriers chrétiens donna naissance, en 1887, à l’« Association amicale des anciens élèves des Frères des écoles chrétiennes ».

RUE PASTORET

Cette rue porte, elle aussi, le nom d’une famille; celle-ci donna un membre du barreau de Marseille dans la deuxième partie du XVIIe siècle.

RUE PISCATORIS.

Nom d’une famille marseillaise, devenue Piscatoris de Vaufreland. Jean-Pierre Piscatoris possédait là, au début du XVIIIe siècle, une petite fabrique de tuiles. Cette rue changea plusieurs fois d’aspect. Les travaux de percement du cours Lieutaud la coupèrent au-dessous de son niveau, et elle se termine par un escalier.

RUE SAINT-FRANÇOIS DE PAUL

Percée sur le jardin du couvent des Minimes, le nom de cette rue rappelle celui du patron de l’ordre.

(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES.

1015 – 30 mars : Mort de Pons 1er, évêque de Marseille, frère du vicomte Fouques. Lui succède son neveu Pons II, fils du vicomte Guillaume. Il s’agit des frères Guillaume et Foulques, vicomtes de Marseille mariés respectivement à Etiennette de Baux-Rians, et Odile de Vence. (Henri de Gérin-Ricard, Acte n° 4 6 : Martyrologium ecclesiae Massiliensis, bibl. bat., lat. 12702, fol. 138 v° ; Albanès et Chevalier – Gallia… Marseille, n° 83. ; Baratier Edouard – Documents de l’Histoire de la Provence dir. E. Baratier, Privat, 1971)

1213 – 30 mars : Marseille – Vente, pour le prix de 600 livres de royaux coronats, par Roncelin, vicomte de Marseille, aux recteurs de la confrérie du Saint-Esprit de Marseille, agis­sant pour la communauté des habitants de Marseille, de son huitième de la seigneurie de cette ville, qu’il tient de Raimond Geofroi de Trets. (acte des vicomtes de Marseille n° 365, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie presque contemporaine faite par ordre du podestat Spino de Sorresina : Arch. comm. de Marseille, AA 10. a, F. Portai, La république marseillaise, p. 334).

1282 – 30 mars : Vêpres siciliennes. En ce lundi de Pâques, les cloches sonnent pour les vêpres à Palerme et le rêve angevin se brise. « Les Vêpres siciliennes », nom que l’événement portera dans l’histoire, donnent le signal du massacre. Les 8 000 Français qui occupent l’île pour y soutenir les prétentions de Charles Ier d’Anjou sont passés au fil de l’épée par les Siciliens soutenus par les Aragonais. Désormais, Charles 1er d’Anjou, comte de Provence et frère de Louis IX – le futur Saint Louis – s’épuisera à lutter contre le roi d’Aragon (M. Agulhon, N. Coulet, 1987 ; « Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).


1288 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Turris Argillerii le 30 mars 1288 (acte notarié).  Les Argiliers – quartier rural (1872) au quartier de Ste Marthe, vers Sainte-Mitre (1872). Première mention : Turris Rissendis de Argileriis , le 7 juin 1286 (acte notarié).

– En 1302 : des lettres de Ricard ou Richard de Gambatesa, sénéchal de Provence, prescrivirent la création de phares sur les bords de la Méditerranée :

« Item debet fieri farossium, sive gardia, in dicto loco de laquila, quod respondere debet als Rauzels, alias vocato Plumassa (Plumassa a complètement disparu), quod est in territorio de Oliolis ».

« Un autre devait être établi « in dicto loco dels Rauzels, quod respondere debet al cap de Sesiech, quod est in territorio de Sex Furnis » (Archives départementale s des Bouches-du-Rhône, B. 5, f° 227.).

« Essayons d’interpréter ce texte intéressant pour l’histoire de la Provence en général. L’Aquila doit être identifié avec le Bec de l’Aigle situé sur le territoire de la Ciotat, où ont été établis successivement au cours des temps les plus modernes un sémaphore et un poste de télégraphie sans fil.

«  […] (Note HR : les Rauzels et Plumasa se rapportent aux Rouveaux).

« Ces farossia sive gardiae ne sauraient rappeler ni de près ni de loin les phares de nos jours. C’étaient surtout des vigies. De même à la date de 1419, l’autorité décida l’installation d’un farot et gardia à Toulon, sur la montagne bien connu du Faron (Bulletin de la Société etc. du département du Var, 1849, p. 166.). Des investigations, même sommaires, permettraient de retrouver des dénominations provençales rappelant la situation de phares et existant antérieurement à 1302, car les Romains connaissaient les phares munis d’un feu, construits en forme de tour et disposés à l’entrée des ports. Dans tous les cas, la vigie du Rosaire ne dut pas subsister longtemps, car le cadastre de Sanary n’en n’a pas conservé la moindre trace (En 1308, l’inventaire des biens des Templiers â Ollioules fui dressé, (Archives des Bouches du-Rhône, B. 433). Avaient-ils des droits à Sanary ?).

« Quant au cap Sicié que les météorologistes vantent volontiers, les pêcheurs l’évitent avec soin, car il y vente par trop ». (Raoul Vallentin du Chaylard « Notes historiques sur Sanary (Var), Editions de la Revue Le Bassin du Rhône », Montélimar, 1914). Je précise que je duplique l’exemplaire original de ma bibliothèque (1913, date fautive) tombé dans le domaine public et non l’une des copies publiées il y a quelques années).

1344 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major).

1. Pico ( Jarretum de Pico). PIE-PICOUN, quartier rural au quartier de Saint-Pierre (1872). Première mention : Tor Picon, 31 mai 1332 (acte notarié).

2. Sanctus Genecius. Saint-Giniez – hameau (1872). Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde, puis il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, au quartier de même nom, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance assez grande pour qu’il soit qualifié dans un acte du 27 mars 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n°162) du titre de Monasterium Sancti Genesii. Les moine de Saint-Victor possé­daient toute cette vallée qu’ils avaient mise en culture. Première mention en 1044 : Ecclesia Sancti Genesii juxta montem quœ dicitur Guardia (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, 73).

1355 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE charte aux archives de la Major) –

1. La Mota (LA MOUTTE, château au quartier de Saint-Marcel (1872). Première mention, Mota, en 1045 puis la Moute en 1731. La Moutte appartenait au monastère de Saint- Sauveur ; elle était tenue, en 1486, par le baron de Cannet (registre n° 55 de l’Evêché) et entra plus tard dans la famille de M. le conseiller Dupuy de La Moutte.

2. Paraders, 30 mars 1355 (ibid.). Padeaux – quartier rural. Ce quartier comprenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme. Première mention :  Paders, 6 janvier 1295 (charte aux archives municipales)

1392 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –Val de Clapet (charte aux archives de Saint-Victor). Val de Gapel lieu-dit, quartier de Saint- Julien, près Beaumont.

1444 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Buyere ou Scaumaire, Buyere sive Milhiere (registre aux archives de la Major) . LA MILLIERE, hameau (1872). Mention Escamaire, le 9 mars 1546 (ibid.). Etrangement, on trouve écrit par ailleurs que le 27 janvier 1483, soit près de 40 ans plus tard, on trouve la Terre de Claude Milliere (ibid.). Claude Millière, hôtelier à Marseille, achète une propriété à laquelle il donne son nom. Le domaine passa ensuite à la famille Diodé, apparentée aux de Forbin. Etait-ce le même lieu ou un autre ? Sources : Archives départementales.

1463 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte aux archives de l’évêché –

1. bastida de Cars. Cars – cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, et qui a donné son nom à un quartier rural (1872). Première mention :  Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n°912).

2. Vallis de Falcherio. Val de Fauchier – lieu-dit, quartier des Eygalades, près du Cars. Première mention : Vallonus de Fouchier, de Folchier, 7 mars 1324 (registre aux archives de l’Evêché).

1483 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –Aïgos vivos, 30 mars 1483 (archives de l’Evêché). Eaux-Vives, ruisseau qui prend naissance dans les collines de Saint-Cyr et qui se jette dans le vallon de la Barasse.

1484 – du 15 janvier au 30 mars : Les Etats généraux d’oc et d’oil se réunissent pour la première fois, à l’initiative de Louis d’Orléans ; ils s’achèvent sur un consensus national du peuple –noblesse et bourgeoisie-, et un renforcement de l’autorité royale (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 426).

1485 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte aux archives de l’évêché) –

  1. Lo Fouge. LE FOUGE, hauteur d’une des collines de Saint-Marcel (1872).
  2. Val arenoa. Val d’Arène – lieu-dit, quartier de Saint- Loup, prèsde  Vaufrège. Première mention : Larena, 14 janvier 1440 (registre aux archives de l’Evêché).

1548 – 30 mars -1565 : JULES FELTRI DE LA ROVERE, CARDINAL, 7ème ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE et 59ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 52ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL JULES FELTRI DE LA ROVERE, 1548-1565. Bulles de provisions du 30 mars 1548, prise de possession le 12 juillet 1549. Le roi avait nommé en 1549 Laurent Strozzi, qui apparaît dans quelques actes avec le titre d’abbé vers 1553-1555 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Il est également seigneur majeur de Six-Fours.

1685 – 30 mars : DROIT DE CHASSE DES HABITANTS D’OLLIOULES ET DE SAINT-NAZAIRE – Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste dont le seigneur d’Ollioules est propriétaire depuis les transactions du 20 décembre 1507 et 10 mai 1520, confirmées par la dernière en date, celle du 30 mars 1685, par Pierre-François-Hyacinthe de Vintimille. Or, afin de favoriser certains particulier, le seigneur a fait publier puis afficher le 2 juin 1700 une défense générale de la chasse, sous prétexte d’interdiction de port d’armes, dont les dépenses devaient être prises en charge par le trésorier de la Communauté. Le Conseil délibère le 18 juillet 1700 de voir un avocat ou deux et passe les dépenses au trésorier. Après intervention d’un avocat, le roi adressa une lettre lue en Conseil de la Communauté le 4 août 1700 : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… » Sur quoi le Conseil approuve et enregistre la lettre (Castellan E., 1937, p. 95-97).

1707 – 30 mars : Décès de Sébastien Le Prestre de Vauban, connu sous le seul nom de VAUBAN, qui fut architecte et ministre de Louis XIV. Ouvrages de Vauban dans notre bibliothèque :

1.) Nouveau traité de géométrie et Fortification, à Paris, chez Sébastien Mabre Cramoisy, M DC XCV ;

2) Projet de la dîme royale, 1707, présentation Emmanuel Le Roy Ladurie, Paris, Imprimerie Nationale, collection « Acteurs de l’Histoire » dirigée par G. Duby, 1992, 298 p. ; texte complet reprenant celui de l’Association des amis de Vauban, édité en 1988 ;

3) « Mémoires », dans : Octave Teissier – Histoire des divers agrandissements et des fortifications de la ville de Toulon, Paris, 1873

1721 – 30 mars : Par une lettre du 30 Mars, Monsieur DECUGIS de la TOURELLE écrivant au sieur GAUTIER, premier consul, lui avait fait part de la nomination de monsieur de LA MIL­LIERE au commandement d’OLLIOULES, le 30 mars 1721.] « Vous apprendrez par ce billet que sur le trouble arrivé à OLLIOULES il y a vingt jours au sujet de la réception de monsieur de la MILLIERE comme commandant, Monsieur le Marquis de CAILUS a confirmé le dit sieur de la MILLIERE et otd6nné que le sieur Olivier SECOND consul et GILLY greffier et intendant soient emprisonnés dans les prisons d’OLLIOULES jusque à nouvel ordre, au moyen de quoi nous n’avons plus rien à faire avec le Bureau d’OLLIOULES. Monsieur de la MILLIERE, seul, conviendra de tout. Il doit être ici demain matin, je lui écris de nous attendre l’après dîné. Cette nouveauté a aplani beau­coup de difficultés qu’il y avait eues. Je vous attends à l’heure que nous avons prise et vous souhaite le bonjour – signé DECUGIS« . [Le premier consul LAYET s’opposait à cette nomination. Le Mar­quis DU PONT commandant la ville de TOULON avait quand même nommé Joseph VIRELLE de LA MILLIERE. Le second consul et le greffer avaient, malgré ses ordres, convoqué abusivement le conseil. Ils furent mis en prison. Les habitants d’OLLIOULES et surtout leurs consuls eurent donc à se soumettre, ce fut assez long pour arriver à leur faire entendre raison.

1789 – 30 mars : LA FAMINE SÉVIT DANS LES CAMPAGNES ET PROVOQUE DE VIOLENTS MOUVEMENTS POPULAIRES, DE PLUS EN PLUS NOMBREUX. Cependant, le climat d’agitation qui entoure les élections aux États Généraux masque à beaucoup la situation extrêmement dangereuse qui règne dans les provinces et menace, à tout moment, d’exploser (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 30 MARS).

1791 – 30 mars : Le Directoire départemental du Var propose aux Capucins de la Seyne qui voudraient continuer la vie commune de se rendre à Montrieux ou la Verne (Maurel M., 1974).

1814 – 30 mars : LES COALISÉS ENTRENT DANS PARIS (Viguier, 1993) après la capitulation de Marmont. Pour l’anecdote, le mot bistrot ou bistrot (« vite » en russe) entre dans le vocabulaire français à ce moment comme synonyme de débit de boissons : après avoir saccagé plusieurs estaminets sous l’emprise de l’alcool et sans moyens suffisants pour régler le prix des consommations, mais aussi suite aux réclamations des tenanciers, les troupes russes d’occupation se virent infliger par leurs autorités l’interdiction absolue d’entrer et de consommer de l’alcool dans les débits de boissons parisiens. Toutefois, bien que revêtus de leurs uniformes, certains bravaient l’interdiction, entraient et, tapant sur le comptoir en zinc, exigeaient d’être servis le plus vite possible en criant à plusieurs reprises : « бictpo » (bistro).

1842 – 30 mars : DÉCÈS D’ELISABETH VIGEE LE BRUN, peintre. Son art et sa carrière exceptionnelle en font un témoin privilégié des bouleversements de la fin du XVIIIe siècle. Fervente royaliste, elle sera successivement peintre de la cour de France, de Marie-Antonette et de Louis XVI, du Royaume de Naples, de la Cour de l’empereur de Vienne, de l’empereur de Russie et de la Restauration. On lui connaît aussi plusieurs autoportraits, dont deux avec sa fille.

1844 – 30 mars : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement du 64ème de ligne : 8 officiers, 259 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1856 – 30 mars :

1. Un traité de paix conclut la guerre de Crimée. L’ar­mée française commence son rembarquement pour Toulon, où l’animation est colossale. Les pertes du corps expéditionnaire sont considérables : 83000 morts (26,6 %) + 78,6 % des chevaux, 132 bâtiments de guerre et de commerce ont fait les navettes et 905 voyages (F.T., 2020).

2. IMPACT DE LA FIN DE LA GUERRE DE CRIMEE SUR LES PROJETS DE MARIUS MICHEL – La guerre de Crimée cessant le 30 mars 1856, l’urgence du projet de construire 111 phares disposés sur les côtes de la mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale ne se posait plus avec la même nécessité. Cependant le Sultan manifesta le désir de le reprendre. L’intelligence des affaires allait pousser le Directeur des phares et balises vers des entreprises audacieuses. Il lui apparut qu’une situation de fonctionnaire ne lui permettait pas de réaliser de grandes choses. Il décida de s’associer à un homme d’affaires spécialiste des problèmes maritimes, un armateur bordelais, du nom de Camille Collas. Une merveilleuse aventure allait commencer pour lui. La Société Collas-Michel se mit à l’ouvrage, fit des emprunts relativement importants et réalisa les premiers phares. Chaque navire qui entrait dans un port devait payer des taxes non négligeables. L’administration du Sultan n’encaissait rien, mais ne dépensait rien non plus. En quelques mois, les associés touchèrent d’importantes sommes qui permirent le remboursement des emprunts. La rentrée des capitaux s’accélérait avec la poursuite des travaux. Le nombre des phares construits passe de 15 à 27. Ces résultats grandement appréciés, le Sultan envisagea bientôt d’étendre le système de protection des côtes à tout son empire. Entre 1855 et 1864, 111 feux seront vendus à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale. Et lorsque les travaux du Canal de Suez entrèrent dans leur phase finale, et que le Pacha d’Egypte en accorda la concession à Ferdinand de Lesseps, la Société Michel et Collas dut fournir tous les feux nécessaires à la sécurité maritime des côtes d’Egypte et du canal (Ortolan G.).

1862 – 30 mars : CHANGEMENT DE CURÉ A LA SEYNE – VIAN Eugène-Louis, précédemment curé de Saint-Maximin, devient curé de La Seyne le 30 mars 1862. Il sera remplacé le 1er juillet 1880 par RAYMONDIS Ambroise, précédemment curé de Barjols (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1867 – 30 mars : LA RUSSIE CÈDE L’ALASKA AUX ETATS-UNIS pour 7,2 millions de dollars.

1902 – 30 mars : GRAMOPHONE – Une séance divertissante de musique et de chant est donnée dans la salle du Casino Ardissone. «Le gramophone» sera le principal acteur de la soirée. «C’est un instrument reproduisant les discours avec une parfaite netteté ; les mots sont perçus à une très grande distance, de même que la musique instrumentale et vocale. On a l’illusion complète de la voix naturelle». La soirée est donnée au profit des Ecoles Laïques, M. Ardissone a gracieusement prêté la salle. On a pu entendre «l’étonnant gramophone» de M. Prade de huit heures du soir à minuit. Au programme on a trouvé des airs d’opéras, d’opérettes, des monologues, des danses, des romances et des chansonnettes (Gisèle Argensse, 1989, p. 129).

1907 – 30 mars : catastrophe du cuirassé « Iéna » – Une messe est donnée en l’église Saint-Louis de Toulon, toute proche de la place d’Armes où le convoi solennel est formé, en hommage aux morts de la catastrophe du cuirassé « Iéna » survenue le 12 du même mois. Messe réclamée par les familles malgré l’anticléricalisme qui fait que le président de la République n’assiste pas à la messe (FT, 2020).

1910 – 30 mars : SEPT CHAUFFEURS REFUSENT LE SERVICE POUR PROTESTER CONTRE LA PRESENCE DE CHAUFFEURS SOMALIS A BORD DE LEUR NAVIRE – Le 30 mars, à Marseille, au moment du départ pour Tunis du paquebot postal « Djurjura », de la compagnie Fraycinet : sept chauffeurs refusent le service pour protester contre la présence à bord de chauffeurs Somalis, et le paquebot subit un retard (CHARLES ROUX. Journal de la marine, 9 avril 1910).

1912 – 30 mars : LE SULTAN DU MAROC SIGNE AVEC LA FRANCE UN TRAITE FAISANT DE SON PAYS UN PROTECTORAT FRANÇAIS. Par ce traité, le gouvernement chérifien — le sultan et ses vizirs — perd la pleine souveraineté sur une bonne partie de son territoire, celle-ci passant sous la dépendance et le protectorat de la France. Le 15 juillet 1912, une loi en portant approbation est adoptée par le Parlement français et promulguée par le président de la Troisième République française de l’époque : Armand Fallières. Concernant la présence de l’Espagne au Maroc, il évoque une concertation future entre les gouvernements français et espagnol à propos des intérêts de ce dernier, en raison « de sa position géographique et de ses possessions territoriales sur la côte marocaine. Presque cinq mois plus tard (12 août 1912), Moulay Hafid, en place depuis 1908, abdiqua et fut remplacé par Moulay Youssef (13 août 1912), son frère, père du futur sultan Sidi Mohammed (1927), alors âgé de trois ans et futur roi Mohammed V, peu après la fin des protectorats français et espagnol, en 1956.

1915 – 30 mars au 3 avril : ACCIDENT DU SOUS-MARIN « FRESNEL » – A la suite d’une avarie de machines, le Fresnel limite sa croisière à la partie sur de l’Adriatique où il croise le 30 mars, le 1er et le 2 avril. Le 3, il rejoint le Du Chayla qui le remorque vers Navarin, et fait route ensuite sur Bizerte.

1920 – 30 mars : LETTRE DE LOUIS BROQUIER A GABRIEL AUDISION – Louis Broquier fut rédacteur au Radical. Il est mort en 1976 : « Marseille, le 30 mars 1920. Je t’écris du café Riche. Il est onze heures. Nuit, des femmes. Ma solitude et l’angoisse du soir. J’ai passé la soirée chez Marin, puis je suis sorti seul et j’ai fait notre voyage. Je suis monté ce matin à bord du Duc d’Aumale ; j’ai vu le lieutenant. Je fume tes cigarettes. La courroie de transmission que j’ai portée chez toi m’a permis d’apprendre que tu étais nommé à Constantine. Est-ce que tu as une opinion là-dessus ? Administre donc ! « Tandis que vous dormez parmi les cartons verts » comme a dit V. Hugo. Je vais écrire un poème sur la rue Beauvau. Un poème qui commencera comme ça : « Cent mètres de la rue Beauvau, Comme vous grandissez le monde ! » Tu sais les compagnies, Anchor Line, F. Barry consi­gnataire, W.O. Temple, Union Castle Mail, Rangoon, Calcutta, Nippon Yusen Kaïsha. Seulement il y a une chose qui me peine, sans pour ça me gêner, mais qui me peine tout de même : la rue Beauvau a réellement 169,70 mètres. Or la poésie est une science exacte. Avant de faire ce poème il faut que je possède aussi la largeur de la rue et sa hauteur moyenne. Ensuite je ferais le cube -be, je dis be- cube, et mon poème sera fini. Car, en somme, en quoi consiste la poésie de la rue Beauvau ? Seulement en la comparaison entre la puis­sance de cette rue sur le monde et les dimensions de cette même rue et de ce même monde. Une égalité suffirait pour exprimer cela. Tout le monde (sauf toi., moi et quelques privilégiés) peut établir une égalité mathématique . Mais établir ce rapport avec des mots, voilà le dur ! Tu as tort de défendre «Pleine Mer ». Je t’ai froissé Gaby ? Non, c’est un poème que tu regretteras. Il est lâche, d’un grain insuffisamment chargé (…). Je lis Darwin « De l’Origine des espèces « . Est-ce que tu connais « Le Sentiment tragique » » de la vie par Miguel de Unamuno. N.R.F. ? Réponds ! La pensée l’amitié est ma jointure avec les hommes. Si je ne t’aimais pas, je ne pourrais en voir aucun. Tu es ma raison de croire qu’il y en a qui pourront m’aimer. Oh ! les négresses. Caillé m’a apporté tes amitiés. Plusieurs petits fragments. Je ris. Je t’embrasse. Louis » (Marseille, revue municipale, n°126, troisième trimestre 1981, p. 96).

1939 – 30 mars – PRISE DE COMMANDEMENT DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER PAR LE CAPITAINE DE CORVETTE FERNAND BERGOT ; le lavoir est en service. A la base on fête le départ du Commandant, M. le Capitaine de Corvette Foisolle, remplacé par le Capitaine de Corvette Bergeot commandant la base d’Aspretto (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).

1950 – 30 mars : DÉCÈS DE LEON BLUM qui fut l’un des dirigeants de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO) et président du conseil en 1936-1937 (Front populaire), 1938 et 1946 (gouvernement provisoire). Ses réformes ont représenté de grandes avancées sociales (congés payés, femmes au gouvernement, réduction du temps de travail,…)

1952 – 30 mars : DES ÉMEUTES ANTI-FRANÇAISES ÉCLATENT A TANGER, AU MAROC. « Il y a quarante ans exactement, en 1912, le protectorat français s’est installé au Maroc et depuis nous ne sommes plus libres ! » entendait-on. Le 30 mars 1952, lors du quarantième anniversaire du traité instaurant le Protectorat, des heurts éclatent à Tanger entre des manifestants et des forces de police. Durant l’année1952, à Fès, à Casablanca, ainsi que dans d’autres villes marocaines, des manifestations sont violemment réprimées, alors que l’avenir du Protectorat marocain est débattu à l’ONU.

1957 – 30 mars : «EN PANNE DE MOTEUR, UN HÉLICOPTÈRE DE LA BASE DE SAINT-MANDRIER TOMBE A LA MER. AUCUNE VICTIME…». Vers 9 h 00, un hélicoptère HUP2 appartenant à la flottille 23F décolle de sa base. Son équipage se compose de trois officiers mariniers. Leur mission consiste à effectuer des réglages radar avec un escorteur. 10 h 00 : retour dans la presqu’île. Soudain, au large de Tamaris, les moteurs tombent en panne. L’aéronef commence alors à descendre verticalement, en autorotation. A peine a-t-il touché les flots, qu’il s’y s’enfonce, imperturbablement. « Le drame n’a duré pas plus de trois minutes ». Les trois militaires arrivent à s’extraire sans encombre de la carlingue. Une vedette de la base les repêche indemnes. L’après-midi, une équipe spécialisée remonte l’épave qui gît par vingt-trois mètres de fond. D’après l’enquête technique diligentée par la préfecture maritime, l’appareil ne prendra pas, pour l’instant du moins, la direction de la casse (République de Toulon et du Var du samedi 30 mars 1957 ; Ken Nicolas, vol. 1, p. 309).

1963 – 30 mars : DÉFENSE DES LIBERTÉS COMMUNALES, AMÉLIORATION DES FINANCES LOCALES, AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET SECOURS AUX MINEURS GRÉVISTES – «Le samedi 30 mars, le Conseil municipal (de Saint-Mandrier) a voté à l’unanimité la résolution adoptée au 47eme congrès national des maires de France, concernant la défense des libertés communales, l’amélioration des finances locales et la réforme relative à l’aménagement du territoire. Dans la même séance (à l’unanimité), le Conseil municipal a accordé un secours sous forme de subvention de deux cents francs aux familles des mineurs en grève » (Le Petit Varois du mercredi 2 avril 1963). Ces « gueules noires » sont en grève depuis la fin du mois de mars. Grâce à leur opiniâtre détermination, ils ont obtenu du gouvernement une augmentation substantielle de leur salaire (6,50 % à compter du 1er avril 1963, et 12,50 % au 1er avril 1964). La reprise du travail ne saurait tarder (Ken Nicolas, vol. 2, p. 156).

1967 – 30 mars : LE QUARTIER GÉNÉRAL MILITAIRE DE L’OTAN EN FRANCE EST OFFICIELLEMENT FERMÉ, après le déplacement vers d’autres pays membres de l’OTAN des quelque 30 000 militaires encore présents au milieu des années 1960.

1981 – 30 mars : LE PRÉSIDENT RONALD REAGAN EST BLESSE D’UNE BALLE A LA POITRINE DANS UN ATTENTAT. L’auteur du coup de feu, John Hinckley, est immédiatement arrêté.

1988 – 30 mars : DÉCÈS D’EDGAR FAURE, ancien président du Conseil et académicien.

1994 – 30 mars : ACCIDENT MORTEL A BORD DU SOUS-MARIN « ÉMERAUDE » (SNA type Améthyste) Alors que le bâtiment participait à un exercice de chasse anti sous-marine au large de Toulon, dix hommes présents à ce moment-là dans le compartiment turbo-alternateurs à l’occasion d’une inspection de locaux, étaient tués à la suite d’une explosion et du dégagement accidentel de vapeur.

Un témoignage de l’accident posté le 11 avril 2004 sur la toile…! « C’est une suite de réactions qui a provoqué la catastrophe cela a commencé ainsi: Lors de la fameuse inspection une entrée d’eau en nappe de brouillard est détectée dans le fond du compartiment sur le collecteur de refroidissement du condenseur vapeur, ne pouvant quantifier celle-ci et comme nous l’avons appris cette entrée d’eau est annoncée « voie d’eau  » par diffusion sur un interphone du compartiment, conditionné par un entrainement rigoureux les gars du pcp actionnent les fermetures d’urgence dont, bien sûr, celle du fameux collecteur et en même temps envoient toute la sauce pour remonter rapidement. Mais l’arrivée de la vapeur dans le condenseur non refroidi provoque l’éclatement d’une tape prévue pour ce genre de situation (mais pas avec dix gars dans le compartiment)10 des onze gars se précipitent sur l’arrière du compartiment et se retrouvent dans l’impossibilité d’ouvrir cette lourde porte blindée à cause de l’assiette prise par le navire et restent en plan devant et sont ébouillantés….. Le onzième gars a le réflexe de se précipiter sur l’avant du compartiment en restant le nez à ras de terre protégé par un renfoncement dans la coursive à cet endroit mais lui aussi incapable d’ouvrir la porte. Une fois en surface l’infirmier fera tout son possible pour en sauver quelques-uns mais hélas tous périront dans les minutes qui suivront. Voilà vous savez à peu près tout, ce que je viens de dire est tiré du rapport d’enquête que j’avais lu à l’époque. Dix ans déjà je n’avais pas réalisé, quand on repense à ces moments c’est très pénible surtout lorsque l’on y a perdu un bon camarade. J’ai entendu beaucoup d’histoires sur cette inspection beaucoup ne m’ont pas fait rire, mais sachez que les inspections ont continué par la suite. Il y a seulement eu la construction d’un simulateur voie d’eau à Toulon et Brest et un toilettage des consignes générales H.P ».

2008 – 30 mars : « L’Islam dépasse le catholicisme en nombre d’adeptes, devenant la plus importante religion du monde avec 19,2% de la population de la planète », a déclaré Mgr Vittorio Formenti, responsables des études statistiques du Saint-Siège, dans un entretien avec le journal L’Osservatore Romano. Selon lui, les catholiques représentent 17,4 % de la population mondiale, un chiffre qui reste stable, alors que les musulmans sont désormais à 19,2 %. Il a précisé que les chiffres datent de 2006 et ont été fournis par les pays musulmans aux Nations unies. Mgr Formenti a ajouté que les chrétiens, catholiques et autres, représentent 33 % de la population mondiale.

2010 – 30 mars : 3,1 MILLIONS DE PERSONNES TOUCHÉES PAR L’ILLETTRISME EN FRANCE. Le ministre de l’Education Luc Chatel a annoncé lundi au Salon du Livre plusieurs initiatives pour lutter dès l’école maternelle contre ce qui reste une « réalité dans notre pays »).

2017 – 30 mars : LA PHRASE DU JOUR ETAIT DE PAUL-HENRI SPAAK, AU 2e CONGRES DE « FRATERNITÉ MONDIALE », BRUXELLES, 1955 « A mes yeux, la tolérance est la plus belle et la plus noble des vertus. Elle est une condition préalable à tout contact humain. La tolérance ne fait renoncer à aucune idée et ne fait pas pactiser avec le mal. Elle implique simplement qu’on accepte que d’autres ne pensent pas comme vous sans les haïr pour cela. » Je crois que je vais la conserver cette fois encore car le monde en a bien besoin.

2018 – 30 mars :

1. AIR-FRANCE PRÉVOIT UN TRAFIC PERTURBE en raison du préavis de grève déposé par plusieurs syndicats de personnels Air France pour la journée du vendredi 30 mars 2018.

2. NORDHAL LELANDAIS AVOUE LE MEURTRE DU CAPORAL ARTHUR NOYER, d’après France Info.

3. L’INDUSTRIE ALLEMANDE EST-ELLE AUSSI FIABLE QU’ON LE CLAME ? Si l’on en croit le magazine LOS ! Dans sa 37e livraison (mars-avril 2018), La très récente frégate « Bade-Würtemberg » déçoit la marine allemande. D’après la presse d’outre-Rhin, c’est la première fois que l’Agence allemande d’acquisition de matériel de défense refuse un navire peu après sa livraison pour des problèmes de CONCEPTION. Il est à espérer que ces derniers soient des aléas inhérents à la mise au point d’un nouveau bâtiment (note HR : on avait entendu de pareilles critiques lors des essais du « Charles de Gaulle », rappelez-vous!). Car trois frégates du même type doivent être livrées d’ici 2020. Pour le moment, on ignore quand le « Bade-Würtemberg » sera en mesure de reprendre la mer.

4. METEO SANARYENNE : A 7h 35, je note 12°. La météo prévoit 15° maximum dans la journée et un risque de pluie.

2019 – 30 mars : METEO SANARYENNE – A 3h, la nuit est claire, sans nuages avec un vent de nord-est à 5 km/h. A partir de 7h, le vent changera et passera au sud-est dans la matinée, mais il ne devrait pas dépasser les 15 km/h. Le soleil devrait être présent jusqu’à 16h où des nuages devraient apparaître. Les minimales sont de l’ordre de 8° à 3h. Les maximales devraient atteindre 17° à 18° dans la journée.

2020 – 30 mars : METEO SANARYENNE – Eclaircies annoncés jusqu’à 14h où une dégradation devrait apporter de la pluie durant une heure. Nouvelles éclaircies jusqu’à 20 h. Le vent, de secteur nord-est puis sud-ouest à est, ne devrait pas dépasser 10 km/h. Températures : 9° pour les minimales, 15° pour les maximales.

2022 – 30 mars :

1. UKRAINE – RUSSIE : Les nouvelles (6 h 18) Moscou a annoncé « réduire radicalement » sa présence militaire près de Kiev et Tcherniguiv. Selon le renseignement américain, il pourrait ne s’agir que d’un redéploiement, et pas d’un retrait. Le président Zelensky a toutefois vu « des signaux positifs » dans les négociations. Sur le terrain, l’accalmie espérée se fait attendre. Les sirènes d’alerte ont été entendues à plusieurs reprises à Kiev dans la nuit de mardi à mercredi avant d’être annulées, signe de l’inquiétude qui règne toujours dans la capitale. Zelensky a accusé mardi les Russes de « crime contre l’humanité » à Marioupol, où environ 160.000 personnes seraient toujours coincées. A la suite d’un échange téléphonique avec Emmanuel Macron, Vladimir Poutine a posé comme condition à une évacuation des civils la reddition des forces ukrainiennes qui défendent la ville.

2. METEO  – En début de matinée quelques pluies circulent sur le quart sud-est du pays, puis se cantonnent essentiellement à la Corse en journée où elles prennent un caractère de fortes averses et peuvent s’accompagner d’orages ponctuels. Des précipitations touchent également les Alpes avec une limite pluie-neige à 1600 m et peuvent revenir le soir vers la Côte d’Azur, tandis que le temps devient plus sec dans le golfe du Lion et la vallée du Rhône. La tramontane souffle modérément avec des rafales à 60/70 km/h. Du Sud-Ouest au Massif Central et au Nord-Est le ciel est très chargé, ponctué de pluies éparses le matin, d’averses l’après-midi. La neige tombe à 1600 m sur les Pyrénées. Au Nord-Ouest on a encore un ciel d’averses le matin avec des éclaircies qui gagnent peu à peu par les Flandres et la Manche, tandis que les averses s’enfoncent en direction du Centre et de la Nouvelle-Aquitaine. Les températures minimales sont le plus souvent comprises entre 6 et 9 degrés. Les maximales atteignent 10 à 14 degrés au nord, sauf en plaine d’Alsace où elles peuvent localement dépasser 16 degrés. Plus au sud, on attend 11 à 15 degrés au Sud-Ouest, et 16 à 19 au Sud-Est.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Deux amis sirotent tranquillement un café lorsque la sirène des pompiers se met à retentir.

Brusquement l’un deux se lève et dit :

– Excuse-moi, le devoir m’appelle …

– Mais tu n’es pas pompier volontaire.

– Moi non, mais le mari de Sylvie oui !

J’en ai terminé. Bon jeudi de printemps à tous. Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui se trouvent dans la peine.

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