ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 27 MARS 2023, 12e ANNÉE (n° 3375).
ILLUSTRATION. La Seyne-sur-Mer (Var) hauteur des Quatre moulins. Moulin aujourd’hui habité (septembre 1990).

QUESTION DU JOUR : Ce fut un 27 mars que décéda à Marseille François Zola connu pour
- Avoir été un militaire français d’origine italienne.
- n’avoir eu aucun lien avec Emile Zola.
- avoir écrit des articles politique dans la presse de l’époque.
- avoir conçu un ballon dirigeable qui fit le tour du monde.
- avoir construit le premier barrage-voûte d’Europe
Parmi ces propositions, il en est deux qui sont vraies, lesquelles ? a ? b ? c ? d ? e ?
REPONSE A LA QUESTION DU 25 MARS : Où se trouve cet obélisque de nos jours ? à Tourves (Var).

la plage de Beaucours, à Sanary-sut-Mer, vue aérienne prise en 2007.
FÊTES :
Le 27 mars, 7e jour du mois de germinal de l’An II dédié au BOULEAU, nous fêtons les 2510 HABIB qui tiennent leur nom d’un diacre qui succomba lors des persécutions de l’empereur Dioclétien en 322. Né non loin d’Edesse (actuelle Urfa, en Turquie), il prêchait en tant que diacre lorsqu’il fut arrêté pour son prosélytisme. Après avoir été pendu par une seule main pendant des heures, il fut enfermé trois mois dans l’obscurité totale avant d’être décapité. J’ai toutefois un doute en ce qui concerne la date car Dioclétien est mort en 311/312. Il est également dit que, sous l’empereur Licinius, saint Habib fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif. Licinius mourut en 325, étouffé sur l’ordre de son père, Constantin le Grand. Sic transit Gloria !
DICTON : Le bourgeon de mars remplit les chars, celui d’avril le baril, celui de mai le chai.
LOCUTION PROVENÇALE : « voir », avec le sens de « s’occuper de » – « Fau veire a coumenda dei pasto ! » (Il faut voir à commander des pâtes !).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : « Poesie di Giosue Carducci 1850-1900 », Bologna, Nicola Zanichelli editore, 1927, 1072 p.
LE MOT DU JOUR : « Madame, monsieur, si vous aimez vraiment les oiseaux, achetez des cages sans barreaux » (Pierre Dac, « Les petites annonces de l’Os à Moelle », Le Cherche Midi, 1987.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-187e livraison : AUTOUR DU QUARTIER DE LA PLAINE (suite)
RUE CROIX DE REYNIER
Au XVIIme siècle, un bourgeois du nom de Reynier possédait une « campagne » à laquelle aboutissait un chemin « traversier » qui s’ouvrait au Plan de Saint-Michel. A la suite d’un vœu, Reynier y fit édifier une croix. L’appellation de « Croix de Reynier » existe dans un titre public du 30 août 1698. Au fond de la rue, couvent de Capucins.
RUE CRUDERE
Nom d’une famille de commerçants marseillais qui habita cette rue au XVlIIme siècle. Jean François Crudère fut échevin de 1773 à 1776.
Cette rue porte, elle aussi, le nom d’une famille marseillaise. On trouve des Curiol à Marseille dès le XVIme siècle, Claude François Deidier de Curol, trésorier général en la généralité de Provence, possédait un jardin, en dehors des remparts, non loin de la porte Noailles. Ses enfants en vendirent une partie e, 1762 pour former les allées Meilhan et ils ouvrirent la rue qui prit leur nom.
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES :
–1057 – 27 mars : MARSEILLE – Saint-Giniez – hameau, commune de Marseille. Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde; depuis plusieurs années, il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, au quartier de même nom, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance assez grande pour qu’il soit qualifié dans un acte du 27 mars 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n°162) du titre de Monasterium Sancti Genesii. Les moine de Saint-Victor possédaient toute cette vallée qu’ils avaient mise en culture. L’église, Ecclesia Sancti Genesii juxta montem quœ dicitur Guardia, est déjà citée en 1044 (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, 73).
–1225 – 27 mars : fait à Trinquetaille – Donation par Barrale, son mari Hugues de Baux et, leurs fils, à l’hôpital Saint-Thomas, du domaine des Avergnes, contre rengagement de faire dire annuellement trois messes et une neuvaine à l’intention des donateurs et de la mère de Barrale (acte 441 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, fonds de Malte, Trinquetaille et Avergnes, liasse 1028, charte n° 2. Ind. : Dr Barthélemy, n° 216). Les Avergnes – Bouches-du-Rhône, arrondissement, canton et commune d’Arles (Mortreuil, 1872).
–1294 – 27 mars :
1. Felguiera (acte notarié) première mention de La Figuière – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Saint- Roch.
2. Podium Bautart (acte notarié), première mention du Puech Bautard lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet (1872).
3. Vallon Dabert (acte notarié), première mention du Vallon Daubergue lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Sainte-Croix.
–1322 – 27 mars : La Fabressa – lieu-dit, commune d’Auriol (acte notarié).
–1350 – 27 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – mention de Passon, quartier rural de la commune d’Aubagne (1872) : ad Passonum, 27 mars 1363 (acte notarié).
–1352 – 27 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – mention de la ferme Espitalet au quartier de Château-Gombert, commune de Marseille (1872) : Hospitalet, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).
–1363 – 27 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE –
1. Belleria (charte aux archives municipales), première mention de Belle-Viste – lieu-dit, quartier de Solans.
2. Bellum Disnare (charte aux archives municipales). Beaudinart – quartier rural (1872). Première mention : Pulcrum Prandium, 17 mars 1296 (acte notarié).
2. Altœ Ribœ (charte aux archives municipales). Lieu-dit Hautes-Rives (1872).
3. Bedale-Daudeberta, lieu-dit commune d’Aubagne (charte aux archives municipales).
4. Al Gas (charte aux archives municipales). Le Gast – quartier rural (1872). Première mention : Guas, 14 octobre 1289 (ibid.).
5. Ad Passonum (acte notarié). Passon – quartier rural. Première mention : Lo Ceire de Passon, 26 septembre 1344 (acte aux archives de l’Evêché).
6. Embuci (charte aux archives municipales). Les Embus – lieu-dit (1872).
6. Vallès (charte aux archives municipales). Les Vaux – lieu-dit. Première mention : Las Vals, (charte aux archives de l’Evêché).
–1378 – 27 mars : MORT DU PAPE GRÉGOIRE XI. ELECTION D’URBAIN VI (Barthélemy Prignano).
–1363 – 27 mars : Bellum Disnare, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales). Baudinart, quartier rural de la commune d’Aubagne (1872) :

Le beffrois de Solliès-Pont.
–1394 – 27 mars : LA REINE MARIE ATTRIBUE LE FIEF DE SOLLIÈS AU PRINCE CHARLES DE TARENTE – Après la mort de Robert de Dreux, la reine Marie attribua le fief de Solliès à son fils cadet : le prince Charles de Tarente. Le jeune prince ne le garda pas longtemps. Le 27 mars 1394, conjointement avec sa mère intervenant comme tutrice, il vendit le fief, moyennant le prix de six mille francs d’or et quinze gros d’argent, au « capitaine de la mer », Jean Gonsalve de Morance. Jean Gonsalve de Morance était originaire de Séville. Il possédait des navires pouvant être affectés à la guerre en courses. Au cours de la guerre suscitée par la rébellion de Charles de Duras, Jean Gonsalve de Morance offrit ses services à la régence. La reine Marie de Blois et le jeune Louis II n’eurent qu’à se louer de lui. Très nombreux sont dans les archives de notre ancienne Cour des Comptes les témoignages de reconnaissance qu’ils lui manifestèrent pour sa bravoure, pour les services rendus.
La vente faite à Jean Gonsalve de Morance par la reine Marie de Blois, en tant que tutrice de son fils cadet, le prince de Tarente, de la portion de la seigneurie de Solliès confisquée sur Hugues Riquier, ri allégeait pas les dettes de la Cour envers le chevalier de Morance. Louis II eut la pensée de se libérer en faisant obtenir à son capitaine de mer les parts du fief possédées par les Hospitaliers de St-Jean-de- Jérusalem, par l’évêque et le prévôt de l’église de Toulon. Jean Gonsalve de Morance accepta ces propositions. Cette affaire traîna. Ce fut seulement plus de cinq ans après qu’en échange de droits et rendements que la curie royale leur accorda à Toulon, l’évêque et le prévôt de l’église cédèrent à Jean Gonsalve de Morance leurs parts dans le fief de Solliès (un sixième pour le premier, un douzième pour le second). Le chevalier de Morance avait alors les 3/4 de la seigneurie. Les Hospitaliers de St jean-de-Jérusalem en conservaient le 1/4. Louis II voulut assurer la défense de Toulon, à laquelle il tenait comme à la prunelle de ses yeux (quam est pupillam oculi plene diligimus) contre toute attaque de l’ennemi. A cet effet, il créa dans ce port un poste de gouverneur militaire. Il investit de cette haute fonction Jean Gonsalve de Morance avec « pleine puissance du glaive », c’est-à-dire le plein droit de vie et de mort. Le chevalier de Morance acheta la seigneurie de La Valette ; en 1403, Louis II le nommait viguier de Marseille, c’est-à-dire délégué du roi auprès de la commune avec toutes les prérogatives, attachées à la souveraineté. Les fonctions du viguier ne duraient qu’un an. L’année achevée, Jean Gonsalve vint dans sa terre de La Valette et à son château de Solliès dont il avait confié le gouvernement à son frère Philippe, qui en portait le titre de bailli. Il se rendait souvent à Toulon, où il avait acquis plusieurs immeubles (Paul Maurel, Histoire de Solliès).
–1610 – 27 mars – Débarquement à Marseille des premiers Morisques, musulmans espagnols convertis de force au Catholicisme, expulsés d’Espagne. Ces débarquements continueront jusqu’en décembre.
–1649 – 27 mars : Édit royal rétablissant Marseille dans son droit d’élire ses consuls, conformément à ses anciens statuts.
–1650 – 27 mars : QUI ETAIT BARTHÉLEMY DE DON, DONT UNE RUE DE SANARY PORTE LE NOM ? Ce marin naquit à Saint-Nazaire (auj. Sanary) le 27 mars 1650 ; fils de Pons de Don et époux de Claire Cabre, il mourut en mer an 1710 durant le règne de Louis XIV. Ecuyer, puis marin, il s’éleva au rang de capitaine dans la Marine royale. Il trouva la mort au combat contre un vaisseau anglais, il avait 60 ans (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary, 2004).
–1688 – 27 mars : BULLE DU PAPE INNOCENT XI CONFIRMANT LES STATUTS DES CHARTREUX DE LA VERNE. Cette bulle sera confirmée par le roi en 1772. Copie adressée aux bailliages, sénéchaussées et autres sièges du ressort de la cour pour y être enregistrées des lettres patentes du roi qui approuve et autorise les statuts des Chartreux confirmés par la bulle du Pape Innocent XI du 27 mars 1688 (Maurel M., 1974. Cette bulle sera confirmée par le roi en 1772. C’est à ce pape que l’on doit le choix malheureux du candidat de l’Empereur Léopold 1er contre celui de Louis XIV à la succession de l’archevêque-électeur de Cologne et évêque de Liège, choix qui est à l’origine de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, septembre 1688-septembre 1697).
Copie adressée aux bailliages, sénéchaussées et autres sièges du ressort de la cour pour y être enregistrées des lettres patentes du roi qui approuve et autorise les statuts des Chartreux confirmés par la bulle du Pape Innocent XI du 27 mars 1688.

Xollobrieres (Var)- la chartreuse de la Verne en 1973 (diapositive H. Ribot)
–1700 – 27 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Bietris (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Les Butris – propriété, quartier des Caillols (1872).
–1753 – 27 mars : BUREAU DE LA POSTE AUX LETTRES DU BEAUSSET – ce n’est que le 27 mars 1753 qu’est établi le Bureau de la Poste aux lettres du BEAUSSET sur demande et aux frais collectifs du BEAUSSET, du CASTELLET et de La CADIERE. Honoré IMBERT dit « lou Rei » en est‚ le premier gérant. A cette époque le courrier passait trois fois par semaine (Jean Gavot, 1976)
–1789 – 27 mars : LE POUVOIR ROYAL TENTE DE MUSELER LA LIBERTÉ DE LA PRESSE – A l’approche des élections et de l’ouverture des Etats Généraux, le pouvoir royal tente de museler cette liberté de la presse, liberté qui, jusqu’ici, était tacite… Dans le même temps, la noblesse et le clergé du bailliage de Senlis poursuivent leur tentative de rassemblement des trois ordres, en renonçant, eux aussi, à leurs privilèges et exemptions pécuniaires (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 27 MARS).
–1790 – 27 mars : SANARY – PÉTITION POUR OBTENIR LE DÉPLACEMENT DU CIMETIÈRE INSTALLE DANS LA RUE SAINT-PIERRE : En 1790, à Sanary, on enregistra la première pétition pour obtenir le déplacement du cimetière installé dans la rue Saint-Pierre (aujourd’hui, rue de la Prud’homie). Ce lieu autrefois à la limite des habitations, se trouvait à présent, presque au centre du village par suite des nouvelles constructions. Il était urgent que l’on procédât à son déplacement. Il fallut toutefois attendre vingt ans avant que ce transfert ne se réalise (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982). « Les habitants et propriétaires des maisons de cette commune exposent que le cimetière situé au milieu de l’enceinte d’ycelle, exhale surtout pendant l’été des vapeurs méphitiques et des miasmes putrides qui infestent l’air, en altèrent la salubrité et le rendent insalubre à la santé de tous les habitants en général et, particulièrement, de ceux qui habitent près du dit cimetière. » Cette pétition n’aura d’effet qu’en 1806, après qu’un nouveau cimetière aura été construit avec la somme retirée de la vente de celui incriminé (Barthélemey Rotger, 1984).
–1793 – 27 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Baronne – bastide au quartier de Château-Gombert qui appartenait aux Pères de l’Oratoire (registre des biens nationaux).
–1794 – 27 mars : ARRESTATION DE NICOLAS CONDORCET – Arrestation de Nicolas Condorcet qui sera retrouvé mort le lendemain dans sa cellule.
–1798 – 27 mars : LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES ŒUVRES – Aube Honoré – négociant 50 ans, de Toulon, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1815 – 27 mars : LE CONSEIL D’ÉTAT RELÈVE NAPOLÉON PREMIER DE SA DECHEANCE.
–1843 – 27 mars : STATISTIQUE DE SIX-FOURS – Au milieu du XIXe siècle, Six-Fours produisait de l’huile, du blé et du vin et était assujetti aux droits d’octroi pour les animaux d’élevage depuis le 27 mars 1843 (Statistique du Var, 1844, p. 526 et 558-560).
–1847 – 27 mars : MARSEILLE – Décès, rue de l’Arbre (actuelle rue Vincent Scotto), de l’ingénieur François Zola, constructeur du premier barrage-voute d’Europe, aujourd’hui « Barrage Zola », au-dessus d’Aix. Ce barrage est toujours en service. D’origine italienne, né à Venise, il est le père d’Émile Zola, l’auteur du cycle des Rougon-Macquart et des Mystères de Marseille.
–1854 – 27 mars : Déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre à la Russie (F.T ., 2020). L’expédition de Crimée partira de Toulon.

Pipe de ma collection, fabriquée par Hippolite Bonnaud à Marseille (modèle n°41).
–1856 – 27 mars : MARSEILLE – Alphonse Bonnaud, fabricant de pipes, n°9 rue du Grand-Puits, dépose au Secrétariat Général de la Préfecture des Bouches du Rhône, un Brevet d’Invention n° 20811, pour « une pipe dite à fourreau ».
–1875 – 27 mars : DECES DE L’HISTORIEN EDGAR QUINET.
–1882 – 27 mars : DES NAVIRES DE GUERRE POUR « LA DESTRUCTION DES MARSOUINS » ? – Les patrons pêcheurs du Brusc proposent à la Marine d’utiliser des navires de guerre pour « la destruction des marsouins » qui détériorent les filets (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79).
–1883 – 27 mars : LE COMMANDANT RIVIÈRE – En novembre 1881, Rivière reçut le commandement du Tilsitt et de la division navale de Cochinchine. L’Annam n’ayant jamais exécuté les clauses du traité du 15 mars 1874, Jauréguiberry, ministre de la Marine, décida l’envoi d’une expédition au Tonkin. Arrivé dans le Fleuve Rouge avec ses trois petites canonnières et 700 hommes, Rivière s’empara le 25 avril 1882 de la citadelle de Hanoi, comme l’avait fait Francis Garnier en 1873. Le 27 mars 1883, il réussit à prendre Nam Dinh mais la faiblesse des effectifs dont il disposait entraîna une tragique répétition des événements de 1873. En mai 1883, les Pavillons Noirs encerclèrent Hanoi, Rivière effectua une sortie le 16 et une seconde le 19 au cours de laquelle il fut tué au combat de Cannizzaro, près du pont de Papier. Sa mort allait provoquer l’envoi de renforts importants aux ordres de Courbet et la conquête du Tonkin (Gérard Garier, les aviso-dragueurs de 630 t, le « Commandant Bory »).
–1898 – 27 mars :
1. MARASME DANS LE MONDE DU TRAVAIL SEYNOIS – De nombreux Italiens se font rapatrier et des Français partent travailler ailleurs, sentiment de solitude, de lassitude. La main-d’œuvre est recherchée ainsi, le journal la République du Var relate qu’un ingénieur de la maison Fabius Henrion de Nancy est depuis le 27 mars à La Seyne où il est venu embaucher des ouvriers ajusteurs, tourneurs pour sa compagnie. Il aurait, dit-on, engagé déjà une centaine d’hommes parmi les derniers licenciés des FCM (Martinenq Patrick, 1983).
2. UN GROUPE DE CHANTEURS AMBULANTS DES GRÉVISTES DE LA SEYNE SE REND A LA CIOTAT et chantera à la sortie des ateliers et dans les rues de la ville. Le soir, il donnera un concert au siège du parti ouvrier de cette même ville. Le groupe ira par la suite dans les villes principales du Var et des Alpes-Maritimes. Il ne pourra pas se produire à Cannes : interdiction lui en est signifiée î Le maire de cette cité s’y opposait. Le groupe se composait des citoyens Adolphe Novelo et Antoni, mandolinistes ; H. Boulon -, Marius Boulon et Nine, guitaristes; Carbono, chanteur ; Miquelon et Popagay, collecteurs. Les bals et concerts s’enchaînent, soutien du bout de la nuit, organisés par les cercles, les syndicats, les commerçants. Celui du 27 mars est comme une étincelle de fête dans cette ville revêche. Demandez le programme ! « Le concert de samedi « C’est une véritable solennité artistique que les commerçants organisent pour samedi à l’Eden. Une délégation s ‘est rendue, hier, auprès de tous les artistes du Grand Théâtre de Toulon et auprès de Mme Lovendal, de l’Eden Théâtre de La Seyne. Ils ont été à l’égard de M. Garnier, secrétaire de la grève, délégué des commerçants, d’une courtoisie et d’une amabilité parfaites, et tous ceux que la représentation de ce soir à Toulon laissait libres ont généreusement accepté de prêter leur gracieux concours à cette œuvre de solidarité ouvrière. Dans le concert de samedi, qui comportera un programme des mieux composés, se feront donc entendre : Mme Dalcia, Saudey, de Vérine, Lovendal ; MM. Chastan, Barthe, Devineau, Méric, Durand, artistes de carrière ; puis, MM. Bensa, fort ténor ; Bondil, ténor léger ; Petit Polyte, comique ; les Laur-Gall, duettistes ; Bonneval, Hugues, comiques. « L ‘orchestre sera composé par un groupe de musiciens de La Seyne qui exécutera une ouverture de concert de Manon Lescaut, ouverture. Pianiste : Mme Almero du Grand Théâtre. « Parmi les ouvrages chantés par les artistes, nous citerons le quatuor de Rigoletto, le trio de Faust, un vrai régal pour les diletanti » (id.).

–1900 – 27 mars : Lancement à La Seyne du croiseur cuiréssé « MONTCALM ». Inspiré du croiseur cuirassé « Jeanne D’Arc » construit à Toulon sur les plans d’Emile Bertin, il fait partie d’une série de trois, les deux autres sont mis sur cale (1898/1899) à Lorient et Toulon, Lancé à La Seyne le 27 mars 1900, il est remis le 22 juillet 1901 à la Marine pour les essais officiels. Il est opérationnel le 20 mars 1902. Sa construction a duré trois années, soit moitié moins qu’un bâtiment semblable, le Dupetit Thouars construit à Toulon. L’épisode malheureux du Châteaurenault a servi de leçon aux F.C.M. Sa carrière le conduira en Extrême Orient, au Canal de Suez, aux Antilles et dans la Baltique. Condamné le 28 octobre 1926, il sert de ponton caserne affecté à l’Ecole des apprentis de Brest. En 1931, rebaptisé Tremintin, il est présent à Brest lors de l’arrivée des troupes allemandes qui l’utilisent comme cible. Il sera démoli en 1943 (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).
–1902 – 27 mars : DÉVERSEMENT EN PETITE RADE PAR TOULON DES EAUX D’ÉGOUT ÉPURÉES PAR UN PROCÉDÉ BACTÉRIEN : Il ne sera tenu aucun compte des propositions seynoises relatives à l’assainissement de la ville de Toulon. La preuve en est que le 27 mars 1902, un télégramme émanant du Ministère de l’Intérieur précisait que le Conseil National de l’Hygiène réuni le 17 février, avait émis un avis favorable au déversement en petite rade des eaux d’égout épurées par un procédé bactérien. Une fois de plus, le Conseil municipal de La Seyne protesta. Il s’éleva aussi contre le passage éventuel d’une canalisation sur son territoire, ainsi que contre l’installation des pompes élévatoires. À partir de là, les techniciens toulonnais, avec l’appui du Ministère, pensèrent avoir trouvé une bonne solution qui n’était en fait qu’un pis-aller. La vidange des Toulonnais serait traitée dans une station d’épuration sise au quartier de Lagoubran, à l’ouest du cimetière, sur l’emplacement actuel des nouveaux abattoirs. Des aires de séchage furent aménagées. Il devait rester des boues qui pouvaient être utilisées comme engrais, le trop-plein se déversant dans la Rivière Neuve, à quelques centaines de mètres des parcs à moules de Brégaillon. Et puis, les lits bactériens atteignant leur point de saturation, les boues n’ayant pas toujours le temps de sécher, on ouvrit carrément les vannes, et les égouts se déversèrent abondamment, avec toutes les pollutions qu’ils constituaient, directement dans la mer. On ne compta plus, dans la population, les cas de fièvre typhoïde. Il fallut fermer les parcs à moules. Alors seulement les Seynois qui n’avaient pas voulu de la canalisation souterraine débouchant au pied du Cap Sicié, commencèrent à comprendre la gravité du problème. Mais cette triste situation va perdurer encore pendant des années (Marius Autran, tome 1, 1987).
–1903 – 27 mars – AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Nil, port d’armement Toulon, n° d’armement 88, genre de navigation p.p., port d’embarquement Saint-Mandrier, date de l’embarquement 27 mars 1903. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello avec surcharge manuscrite : Ajello, François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1931 – 27 mars – MARSEILLE – Découverte par le chef de la Sûreté marseillaise Cals, de la tentative d’escroquerie à l’assurance-vie de Maître Sarret (de son vrai nom Georges-Alexandre Sarrejani) et de ses deux principales complices les sœurs Schmidt, en faisant croire au décès de Catherine Schmidt, et en lui substituant le corps d’une femme tuberculeuse fraîchement décédée. Cette découverte entrainera celle par la Sûreté marseillaise de trois autres assassinats par le « trio infernal »

cliché Detaille, vers 1910 : omnibus à chevaux Compagnie Decanis, Marseille.
–1932 – 27 mars – MARSEILLE – Remplacement du dernier omnibus à cheval par un bus. Il desservait la ligne entre Sainte-Marguerite et Saint-Tronc.
–1942 – 26 et 27 mars : LES F.N.F.L. EN MEDITERRANEE – L’aviso FNFL Commandant Dominé appareilla à 17 h 00 pour Suez. La traversée fut contrariée par un fort coup de vent de noroît qui obligea le bâtiment à réduire sa vitesse de 15 à 8 et même 5 nœuds pendant trente-six heures les 23 et 24 mars. Un paquet de mer défonça la porte du sas avant. Arrivée à Suez le 26 mars en même temps que La Moqueuse venant du Royaume-Uni et qui était partie directement d’Aden le 21 mars. Ainsi pour la première fois, la 1ère Division d’avisos-dragueurs F.N.F.L. se trouvait réunie (le Commandant Dominé est chef de division). Les deux bâtiments franchirent le canal de Suez dans la journée du 27 mars. Ils touchèrent Port-Saïd le 28 mars et en repartirent le 29 mars escortant les cargos grecs Potosianos et Leonidas à Beyrouth où ils arrivèrent le 31 mars sans incident (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Bory).
–1944 – 27 mars : DÉBARQUEMENTS CLANDESTINS – Première liaison clandestine par vedette entre la Corse et Ramatuelle organisée par la mission Pelletier Ruben (var39-45 / guerre / chrono).
–1949 – 27 mars : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Dans le secteur du Tonkin, l’aviso-dragueur Commandant Bory effectue un tir de 120 coups de 90 mm sur un rassemblement de jonques dans le canal latéral entre les parallèles 19° 28′ N et 19° 32′ N, quatre jonques sont coulées et 20 endommagées (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Bory).
–1953 – 27 mars : NOTRE MARINE SUR TOUS LES OCÉANS – L’escorteur de 2ème classe Commandant Delage sert désormais de stationnaire à Dakar. Il sort peu, et ses missions sont routinières. La plus notable est l’escorte qu’il assure du tout nouveau dragueur côtier Aconit, transféré par les Etats-Unis le 27 mars 1953 à San Diego (MSC 66). Les deux navires ont appareillé de Fort de France le 1er août, vers Cayenne avant de laisser le dragueur seul, gagner Brest (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Delage).
–1954 – 27 mars : ETAT DE SANTE DES TROIS BLESSES DE L’ACCIDENT D’HÉLICOPTÈRE DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le jeudi 25 mars, un hélicoptère de la base aéronavale de Saint-Mandrier s’écrasait sur le coin d’un atelier. L’arrivée immédiate des moyens de sécurité de la marine avait permis de secourir les deux pilotes coincés dans un amas de ferraille. Dix minutes après l’accident, le maître instructeur aux jambes sectionnées, rapatrié depuis peu d’Indochine, était opéré à l’hôpital Saint-Anne et sauvé… Le samedi 27 mars, nous apprenons que l’état de santé des trois blessés, bien que demeurant préoccupant, est jugé relativement satisfaisant. De l’avis des autorités militaires compétentes, nous sommes passés très près d’une véritable catastrophe (Ken Nicolas, vol. 1, p. 198-199).
–1955 – 27 mars : A TOULOUSE, PREMIERS ESSAIS EN VOL DE LA « CARAVELLE ».
–27 mars 1982 : MARSEILLE – Destruction de la cheminée de l’incinérateur de l’hôpital de La Conception, haute de 47 mètres. Elle avait été construite en 1939.
–1977 – 27 mars : ÉLECTIONS MUNICIPALES :
A LA SEYNE, Philippe Giovannini, ancien ouvrier métallurgiste, est élu maire par le Conseil municipal (Maire élu en 1969, 1971 et 1977).
A SAINT-MANDRIER, le Conseil municipal se réunit afin d’élire le Maire et les Adjoints : Max Juvenal maire, Louis Barnier 1er adjoint, Roger Argensse 2ème adjoint, Georges Souquières 3ème adjoint. Jean Clément 1er adjoint supplémentaire, Joseph Ros 2ème adjoint supplémentaire, Josiane Quilgars 3ème adjoint supplémentaire (Gisèle Argensse, 2000, p. 106-107).
–1999 – 27 mars : RENAULT ET NISSAN 4e GROUPE MONDIAL – Les groupes automobiles Renault et Nissan forment le quatrième groupe automobile mondial.
–2015 – 27 mars : ASSEMBLÉE GENERALE DE L’AVSANE – L’Association Varoise pour la Sauvegarde de l’Agriculture, de la Nature et de l’Environnement (AVSANE), présidée par madame Combes, tient son assemblée générale statutaire le mardi 27 mars 2015 matin à Ollioules, au restaurant « Route Nationale 8 » selon les modalités suivantes. L’après-midi : visite du cœur historique d’Ollioules sous la conduite de M. Ribot.
–2019 – 27 mars : METEO SANARYENNE : Soleil toute la journée, associé à un léger vent et à des maxima de température de 16° et des minima de l’ordre de 8°.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Un employé va voir son patron et lui dit :
– Monsieur le directeur, il y a une erreur sur ma fiche de paie. Il manque 100 euros!
– Oui, mais c’est normal. Le mois dernier, on vous a mis 100 euros de trop, et vous n’êtes pas venu me voir!
– Ben, vous savez, je suis plutôt cool! Une erreur ça passe, mais deux, c’est trop quand même!

J’en ai terminé pour aujourd’hui, je vous souhaite un bon lundi de printemps à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui se trouvent dans la peine.
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