ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 21 MARS 2023, 12e ANNÉE (n° 3771).

ILLUSTRATION : Il y a quatre ans, le 21 mars 2019, en milieu d’après-midi, s’éteignait mon frère Yves. Il rejoignait ainsi Guy, notre aîné. Sur la photographie, Yves et Guy en 1939 à Perpignan. Paix à leur âme.
QUESTIONS DU JOUR : Delagrange et Farman effectuent leur premier vol avec passager sur un avion biplan en quelle année : 1898 ? 1908 ? 1918 ?S
REPONSE AUX QUESTIONs DU 20 MARS :
- sur la base des lettres patentes de 1666, l’arrêt définissant le nouveau périmètre de la ville de Marseille fut pris en 1669.
- un décret du ministre de la Marine, en date du 23 mars, rétablit les madragues en 1875.
Journée Mondiale de la trisomie 21. Reconnue par l’ONU, la Journée Mondiale est orchestrée par Down Syndrome International. Le thème cette année est « Nous décidons » : Chacun a le droit de prendre des décisions pour sa propre vie ! Chaque personne avec trisomie 21 ou différence intellectuelle, en tant que citoyen, a le droit de donner son avis et d’être écoutée en tant qu’expert de sa situation !
FÊTES :
Le 21 mars, 2e jour du printemps mais, généralement, 1er jour du mois de germinal dédié à la primevère, nous fêtons les Clémence réputées bonnes, douces et indulgentes (je n’y peux rien, c’est la définition exacte du mot).
Sainte Clémence, après avoir été mariée au duc de Spanheim qu’elle n’aimait pas, s’enfuit et s’enferma dans l’abbaye de Trèves où elle consacra le reste de sa vie à la foi chrétienne jusqu’à sa mort en 1176 .
Souhaitons une bonne fête aux 56 000 Clémence de France.
DICTON : « Fleur de mars ne tient guère ».

LOCUTION PROVENCALE : « la boria / La borio » (une borie), étable (provençal) du latin « boaria » / « bovaria » (qui contient les bœufs). Ci-dessus, en 1991 à La Cadière, borie au quartier Vaussiers (Cl. H. Ribot). Il faut faire ici le procès de la légende tenace qui prétend que les bories de Provence , ce belles constructions en encorbellement qui parsèment les collines du Vaucluse, notamment les environs de Bonnieux et de Gordes, et aussi les plateaux proches de Banon, Mane, Vachères, Forcalquier, remonteraient aux temps préhistoriques. Cette affirmation erronée se retrouve hélas chez plusieurs auteurs sérieux, tel Pierre Desaulle qui a consacré un ouvrage très documenté aux splendides bories du secteur de Bonnieux. En réalité, les mentions les plus anciennes relatives aux bories ne remontent guère au-delà du Moyen Age. Ces abris de bergers et de paysans ont pour la grande majorité été édifiés du XVIe au XVIIIe siècle, ce qui bien sûr n’enlève rien à leur intérêt architectural et historique. Pierre Martel, fondateur de l’association Alpes de Lumière et du Conservatoire ethnologique de Salagon, près de Forcalquier, avait eu le mérite de lancer un cri d’alarme pour la protection et la conservation des bories bas-alpins, victimes de dégradations naturelles et aussi de vandalisme. Certaines de ces cabanes de pierre sèche ont été édifiées sur des emplacements d’habitats néolithiques, ce qui a parfois pu prêter à confusion. Un grand archéologue provençal, le regretté Pr. Fernand Benoit, avait bien souligné lui aussi l’âge historique des bories.(Jean COURTIN, 2010)
Ci-dessous, différents cliché de bories pris à travers la Provence (H. Ribot) :

1978 Gordes Village de Bories PICT2519 NB

1991 03 05 n°12 Saint-Cyr borie ronde Le cèdre PICT2498
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :.
PENSÉE : « Si par hasard tu fais incliner la balance de la justice, que ce ne soit jamais sous le poids d’un cadeau, mais sous celui de la miséricorde.» (Cervantès, « Don Quichotte »).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-183e livraison : : AUTOUR DE LA PLAINE (suite)
(suite) RUE DU BAIGNOIR
Marseille avait possédé plusieurs bains publics (cf. p. 218); mais, pendant la plus grande partie du XVIIIme siècle, elle ne conserva plus qu’un seul établissement, appelé « Grands Bains et Etuves ». La rue du Baignoir en tira son nom. Dans la rue du Baignoir, qui va de l’extrémité de la rue des Récollettes à la rue des Petites-Maries, se trouvait aussi une auberge fréquentée par les habitants de Martigues qui venaient vendre du poisson à Marseille. Elle portait pour enseigne : « Auberge des Martigues. On loge à pied et à cheval. Chez Barnassé ». Les Marseillais manifestaient autrefois à l’endroit des Martégaux des sentiments péjoratifs et, à propos de cette enseigne, l’historien de Marseille du milieu du XIXme siècle, Augustin Fabre, s’écrie : « A pied ! Rien n’était plus vrai. Mais à cheval ! C’était un luxe que les Martégaux ne connaissaient pas encore. Des ânes ! à la bonne heure ! ».
N° 35. — Belle maison d’une famille bourgeoise marseillaise ; aujourd’hui, Direction des œuvres du diocèse.
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES.
–1146 – 21 mars : Bernard de Clairvaux prêche une nouvelle croisade – Le 21 mars 1146, à Vézelay, Bernard de Clairvaux prêche une nouvelle expédition pour secourir les état d’Orient. Ce sera, de 1147 à 1149, la deuxième croisade. Le 25 octobre 1147, l’empereur allemand Conrad III sera battu avec 2000 chevaliers devant Damas. Louis VII, roi de France, amènera 1000 chevaliers en renfort. En vain, cet effort franco-allemand se soldera par un échec dû au manque d’effectif et de concertation (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991). En fait, la deuxième croisade débutant en 1147 pour s’achever en 1149, il y a chevauchement des deux croisades (HR).
–entre le 21 mars 1191 et le 8 janvier 1198 : Acte n° 265, cartulaire de Montrieux, bulle par laquelle Célestin III ordonne aux archevêques d’Arles et d’Aix et aux évêques de Marseille et de Toulon de défendre les droits de Montrieux, daté entre le 21 mars 1191 et le 8 janvier 1198 (Boyer R., 1980, 1980, p. 364 ; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1203 – 21 mars : fait à Fos. Privilège de protection et franchise accordé à Jean de Matha et à l’ordre des Trinitaires, par Guillaume de Baux, prince d’Orange ; son frère Hugues de Baux, vicomte de Marseille, et Raimond, leur neveu (Acte 315 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. a. Belsunce. L’antiquité de l’église de Marseille, t. IL p. 13. d’après l’original chez les Trinitaires. — b. Bibl. de Carpentras, ms. n° 709, n° 9. Ind. : Dr Barthélemy. Inventaire, n° 108).
–1209 – 21 mars : 3ème bulle de protection le Verne par Innocent III), daté des 21 mars 1209 : Innocent III par une troisième bulle ordonne à l’archevêque d’Aix et à ses évêques suffragants de maintenir la chartreuse de la Verne dans tous ses privilèges.] Innocent, évêque, … à mes vénérables frères l’archevêque d’Aix et à ses suffragants … par lettres apostoliques, nous avons ordonné à votre communauté et nous lui fasons précepte que si quelqu’un venant à s’opposer aux privilèges accordés à ces frères a l’audace de les molester, et une fois bien averti, méprise l’avertissement … vous le forciez … de sorte que les frères chartreux par la voie de votre application puissent jouir de la tranquillité qui leur est due/
–1331 – 21 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Canta Perdis (charte aux archives municipales). Cante-Perdrix – quartier rural du quartier de Sainte- Marguerite en 1872. Première mention : Plan de Canto Perdrix, 14 mai 1278 (acte notarié).
–1615 – 21 mars : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Ricou (acte aux archives des Trinitaires). Le Rioux – quartier rural (1872). Il y a un ruisseau formé par une source intarissable. Première mention : Colla de Ryeus, le 28 août 1318 (acte aux archives de Saint-Victor) puis Rieus, le 8 octobre 1318 (ibid.) et enfin Rieux, Font de Rieux, 5 février 1549 (ibid.).
–1657 – 21 mars : quand l’île de Cépet est-elle devenue une presqu’île ? – Dans les actes notariés passés devant Me Jean Lombard, notaire à Toulon, et l’Intendant de la Santé le 14 mars 1657, le 21 mars 1657 et le 7 Juin 1657, pour l’achat des terrains du Lazaret au quartier, Sépet, il n’est jamais fait état d’une île (« À quelle époque la presqu’île de Sépet était-elle encore une île ? – Formation de l’Isthme des Sablettes » – Etude faite par Mme Giboin à la question posée par les élèves de la 6e Nouvelle du Collège Tessé, extrait du Bulletin de la SSNATV N° 49 – Avril 1951.
Voir dans le n°14 des Cahiers du patrimoine Ouest varois les autres éléments à prendre en compte pour dater précisément quand l’île de Cépet est devenue une presqu’île (HR).
–1731 – 21 mars : c’est toujours vers l’Orient que se tourne le commerce des petits ports provençaux – Jean Audibert , de La Seyne, obtient d’un négociant ligure, Sébastien Badaro, le prêt de 4000 L, pour l’achat d’un pinque, moyennant le paiement du « change maritime, a raison de trante pour cent lannée, qu’il payera à la fin de chaque année » (acte fol. 84-85 ; obligation à la grosse, reproduit ci-dessous). Si leur activité y conduit des marchands d’Italie et d’ailleurs, c’est toujours vers l’Orient, « aux parties de Levant et autres endroits » que se tourne le commerce des petits ports provençaux.
Aux termes de ses obligations, Jean Audibert conclut le même jour, l’achat du pinque La Conception Immaculée Notre-Dame, à un autre Italien, Jean Majon ; il s’agit d’un bateau « deu poit denviron mil six cents quintaux, avec tous les agrès, apperaux, voiles, armes, chaloupe, suivant linventaire qui en a eté remis audit Capitaine Audibert, veu et visité par icelui, de presant ancré et amaré au port et havre de la ville de Toulon » (fol. 85) ; au port de Toulon, et non dans celui de Six-Fours ou de La Seyne : peut-on y voir la marque d’un déclin du lieu, sinon de celui de l’activité de ses hommes ? Par la suite, la vente est résiliée, le 21 mars (fol. 93), avant d’être recomposée, le même jour, mais désormais, pour la somme 3900 L au lieu des 4000 L initiales (fol. 94) (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours, 2007).
–1789 – 21 mars : LES FRANçAIS DEVANT LA FISCALITé – Le bailliage de Metz, qui s’est déjà fait remarquer par la cassation de l’ordonnance de son lieutenant général, suit le mouvement : son clergé et sa noblesse s’engagent à contribuer, proportionnellement à leurs moyens, aux charges de l’État déterminées par l’assemblée de la Nation (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 21 MARS).
–1793 – 21 mars :
1. institution des comités de surveillance révolutionnaires. Ce sont des institutions créées par décret de la Convention nationale dans l’ensemble des communes ou sections de commune. Composés de douze membres, ils sont chargés d’établir la liste des étrangers présents sur le territoire.
Quelques mois plus tard, la loi du 17 septembre étendra leur compétence et ils pourront également établir la liste des suspects et les arrêter. Les comités de surveillance seront supprimés sous la convention thermidorienne.
2. COMMENT PREVENIR LES DESERTIONS – D’éclatants signes précurseurs de l’orage ne tardèrent pas à se montrer. Plusieurs corsaires étrangers croisaient en effet sur les côtes. Pour parer ce danger urgent, les trois corps administratifs réunis à Toulon, constatant le 21 mars que le manque des canonniers et des aide-canonniers (des postes côtiers) provenait de l’insuffisance du traitement fixé par le ministre de la Guerre au lieu de celui prévu par lesdits corps, décidèrent d’inviter le directeur de l’artillerie à placer tout de suite aux batteries les canonniers déjà désignés par eux au traitement égal à celui dont ils jouissaient à terre et en les gratifiant de 10 livres par mois pour frais d’ustensiles, sauf l’approbation inévitable du Conseil général provisoire (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
A la même séance des délibérations des trois corps administratifs, le contre-amiral Truguet avait demandé de prévenir la désertion des matelots (Cf. de martineng, Notice sur l’amiral comte Traguet, et robinet, Dict. hist. et biogr. de la Révolution et de l’Empire). Comme les déserteurs ne suivaient pas les grandes routes dans leur fuite, les municipalités du département furent invitées à faire reconduire à Toulon par la gendarmerie tous les matelots dépourvus de passeports ou de congés délivrés par cet officier (Une quantité incroyable de passeports furent délivrés de tous les côtés dès le mois d’août 1792. Le registre des passeports de Sanary renferme l’inscription de 90 personnes pour la période du 14 août au 31 décembre 1792. 82 formules furent employées du 1er janvier au 6 septembre 1793. 5 d’entre elles mentionnent des départs pour Toulon ; la dernière de cette catégorie est datée du 28 août 1793 et celle du 6 septembre s’applique à un voyage à La Ciotat). Ce registre fut clos le 6 septembre sans autre indication. Le 8 juin, Edouard Allemand, qui devait être guillotiné, partit pour Marseille. Malgré l’obligation du passeport, la plupart des 4oo galériens, évadés du bagne de Toulon, au mois d’août suivant, purent échapper au châtiment. (Archives de Sanary, I2 et H3)
Le Directoire du département des Bouches-du-Rhône fut prié de prendre la même résolution (ibid., I2). La tentative du maintien de la discipline par un officier général de la marine à une époque si troublée mérite d’être retenue. De quel poids saurait être la mâle virilité d’un seul ! L’abandon de leur poste par un si grand nombre de marins pouvait être imputable à une série de manœuvres condamnables. Déjà la municipalité de Toulon avait fait appréhender les matelots non munis de pièces autorisant leur absence (28 septembre 1792) (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
3. Printemps et été : Le 4e bataillon du Var parfait son entraînement – Au printemps et à l’été 1793, le 4ème bataillon du Var du beaussetan Joseph Vidal, cantonné à Huningue et rattaché à l’armée du Rhin, parfait son instruction militaire par de nombreux exercices et manœuvres. Il subit aussi « l’amalgame » en demi-brigade à trois bataillons, dont un provient d’un régiment d’infanterie «de métier » et deux provenant des « volontaires » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).
–1795 – 21 mars : ASSOUPLISSEMENT DE LA LOI SUR L’EMIGRATION – Le 22 nivôse an III (11 janvier 1795), nouveau décret de la Convention : « Ne seront pas réputés émigrés les ouvriers laboureurs non ex-nobles ou prêtres travaillant habituellement de leurs mains aux ateliers, aux fabriques, aux manufactures et à la terre et vivant de leur travail journalier, leurs femmes et leurs enfants au-dessous de 18 ans, pourvu qu’ils ne soient sortis du territoire de la République que depuis le 1er Mai 1793 et qu’ils rentrent en France avant le 1er germinal prochain » – soit le 21 mars (Honoré – L’émigration dans le Var).
–1795 – 21 mars (1er germinal an III ) : Grande insurrection des sans-culottes parisiens, le Ier germinal an III (21 mars 1795) (Jacques Godechot, Les constitutions…).
C’est seulement après la grande insurrection des sans-culottes parisiens, le 1er germinal an III (21 mars 1795), que la Convention se décida à nommer la commission (14 germinal-3 avril). Elle finit par comprendre, avec quelques républicains sincères (La Révellière, Berlier, Louvet) une majorité de modérés qui auraient souhaité une monarchie constitutionnelle, si elle avait été possible (Thibaudeau, Daunou, Lanjuinais, Boissy d’Anglas). Boissy d’Anglas, protestant cévenol, fut nommé rapporteur de la commission. Il invita ses collègues à rédiger, non pas des lois organiques destinées à faciliter l’application de la Constitution de 1793, mais une Constitution entièrement nouvelle et conforme aux idées des thermidoriens. La commission, puis la Convention, le suivirent. La commission se mit donc à préparer une constitution, mais les deux principaux rédacteurs de celle-ci furent Boissy d’Anglas et Daunou.

Expédition d’Egypte 1798-1801
1799 – 21 mars ou jeudi 14 du mois de Shawwâl 1213 :[Rapport public sur la prise de Jaffa] Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) –
Réunion des membres du Dîwân pour leur lire la lettre en question, après sa traduction en un arabe correct et élégant suivant le genre qui convient le plus au langage des chefs du Dîwân, ainsi qu’ils avaient demandé eux-mêmes avec insistance.
Voici le texte :
« Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ! Gloire à Dieu, l’Etre Suprême, le Maître Suprême qui fait en son royaume ce qu’il veut. Béni soit [Son] pouvoir juste, efficace, choisi entre tous et s’imposant avec force.
« Déclaration sur la prise de Jaffa de Syrie que Dieu — qu’il en soit loué — a accordée au peuple français.
« Populations du Caire et des provinces d’Egypte, nous vous informons que l’armée française s’est transportée le 23 Ramadân [28 février 1799] à Ramlé, où elle est arrivée le 25 du même mois en toute sécurité. On vit alors les soldats d’Ahmad Pacha al-Jazzâr s’enfuir en criant : sauve qui peut !
« Les Français ont trouvé dans la ville de Ramlé et de Lodd (ou Lydda) un grand nombre de magasins pleins de biscuits et d’orge ; ils y virent 1 500 grandes outres toutes prêtes, alors qu’Ahmad Pacha n’en avait expédié qu’un petit nombre en Egypte, où habitent tant de pauvres et de gens démunis ! Son intention était de se rendre en Egypte en y entraînant ces méchants Bédouins par les hauts plateaux. Mais les décrets divins déjouent toute ruse. Al-Jazzâr projetait de massacrer les populations suivant son habitude perverse — car sa tyrannie est bien connue —- et la manière de faire des mamlûks est d’opprimer l’Egypte. Par sottise et par étroitesse d’esprit, al-Jazzâr n’a pu avoir connaissance que tout dépend de l’ordre de Dieu. Tout, en effet, n’arrive que par les décrets de Dieu.
« Le 26 Ramadân [3 mars 1799] les avant-gardes de l’armée française arrivèrent à la cité portuaire de Jaffa en territoire syrien. La ville fut bloquée à l’est et à l’ouest. Une lettre fut envoyée à son gouverneur, mais al-Jazzâr refusa de livrer la forteresse aux Français avant que lui et son armée n’y trouvent leur perte.
« Vers la fin de ce même jour, le 26 Ramadân, les Français achevèrent l’encerclement de Jaffa. Quand ils furent tous rassemblés, ils se divisèrent en trois divisions, dont une se dirigea sur la route de ’Akka, à quatre heures de marche de Jaffa.
«Le 27e jour de ce mois [4 mars 1799], le général en chef ordonna de creuser des tranchées autour de la place en vue d’y établir des retranchements sûrs et de solides fortins, car il avait remarqué que les remparts de Jaffa étaient garnis de beaucoup de canons et que les troupes d’al-Jazzâr étaient nombreuses.
« Le 29 [6 mars 1799], la tranchée était à 150 pas du rempart ; le général ordonna d’installer les canons sur les retranchements et de placer des obusiers à bombes judicieusement et sur une base solide. Il ordonna d’installer des canons sur le bord de la mer pour empêcher tout départ par les bateaux du port, qu’il avait remarqués et que les soldats d’al-Jazzâr avaient préparés pour leur fuite, alors qu’il est inutile de chercher à échapper au destin !
« Les soldats d’al-Jazzâr, qui étaient assiégés dans la forteresse, estimaient que les troupes françaises étaient peu nombreuses à juger à vue d’œil, car elles étaient dissimulées dans les tranchées et derrière les fortins ; l’ambition les trompa ; ils sortirent en trombe de la forteresse, espérant bien vaincre les Français ; mais ces derniers les attaquèrent et en tuèrent un bon nombre au cours du combat. Les soldats d’al-Jazzâr se replièrent de nouveau dans la forteresse.
« Le dernier jour du mois de Ramadân, un jeudi [7 mars 1799], le général en chef, pris de pitié pour Jaffa et redoutant les excès de la troupe lors de son entrée en ville, adressa à la population le message suivant :
« Il n’y a de Dieu qu’Allâh et II n’a pas d’associé. Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.
« De la part du général Alexandre Berthier, lieutenant général de l’armée française, à Son Excellence le gouverneur de Jaffa.
« Nous vous informons sur ordre du général en chef, Bonaparte, que la raison unique de sa venue en cette région est de chasser de cette ville les soldats d’al-Jazzâr, qui est devenu notre ennemi en envoyant des troupes à al-’Arîsh et en y établissant une garnison, car c’est là un territoire qui relève de l’Egypte, dont Dieu nous a rendus maîtres. Le séjour d’al-Jazzâr à al-‘Arîsh n’a aucune justification : c’est une occupation injuste du territoire d’autrui.
– Que les habitants de Jaffa sachent que nous encerclons complètement leur ville ; nous avons disposé autour d’elle toutes sortes de machines de guerre, de canons en grand nombre, d’obus et de bombes. Dans les deux heures qui viennent, votre rempart sera renversé, vos moyens de guerre et de défense réduits au silence.
Par humanité et compassion pour vous et surtout pour les plus démunis, ainsi que pour parer aux violences de sa troupe au moment de sa ruée dans la place, ce qui vous anéantirait tous, le général en chef nous a donné ordre de vous adresser ce message : amân total aux habitants de la ville et aux étrangers. En conséquence, il a suspendu tout bombardement intensif par canons et bombes pendant une heure complète. “Vraiment je vous veux du bienen » (Coran). Le gouverneur ne répondit pas. Leur réponse à eux fut de mettre notre messager en prison contre les lois de la guerre et contre la très pure loi du Prophète ! Et alors, l’heure étant passée, Bonaparte transporté de colère, ordonna d’ouvrir le feu à coups de canons et de bombes pour démolir les obstacles. En peu de temps, les canons de Jaffa furent réduits au silence par les canons des retranchements et les soldats d’al-Jazzâr furent poursuivis et culbutés.
« Au moment de midi, le rempart fut rompu ; des gens y montèrent une barricade ; finalement une brèche fut ouverte du côté où le feu fut le plus intense. On ne peut lutter contre le décret de Dieu, pas même avec des canons ! Aussitôt le général ordonna l’attaque. En moins d’une heure, les Français furent maîtres de la cité et de
ses tours. On se battit à coups d’épées. On vit alors la houle du combat s’enfler. Ce fut une nuit de pillage.
« Vendredi, premier jour de Shawwâl [8 mars 1799], le général en chef eut un beau geste. Plein de tendresse pour les gens d’Egypte, riches ou pauvres, qui étaient à Jaffa, il leur accorda l’amân et ordonna de les rapatrier avec beaucoup d’égards pour eux. Il ordonna que l’on rapatriât également, sains et saufs, les gens de Damas et d’Alep. Il se comporta ainsi afin que l’on apprécie son humanité et sa grandeur d’âme : il oublie et il pardonne à propos, sans perdre pour autant sa maîtrise des événements.
« Au cours de ce combat, plus de 4 000 soldats d’al-Jazzâr périrent par le sabre ou le canon au moment de l’attaque du rempart. Quant aux Français, peu de morts et peu de blessés aussi. La raison en est que les Français accédèrent au rempart par un chemin sûr sans être repérés. Une grande quantité de biens a été prise ; les embarcations du port ont été saisies ainsi que des objets de grande valeur. Dans la forteresse on a trouvé 80 canons. Ne savaient-ils donc pas — quand Dieu a décrété quelque chose — que les engins de guerre ne servent à rien !
« Egyptiens, serviteurs du Très-Haut, soumettez-vous et acceptez les décrets de Dieu ! Ne vous révoltez pas contre les décisions divines. Soyez pleins de crainte respectueuse envers Dieu. N’oubliez pas que le pouvoir vient de Dieu et qu’il est donné à qui Dieu le veut. Salut et miséricorde de Dieu sur vous. »
La confirmation de ces nouvelles surprit les gens. Ils avaient pensé et cru qu’il était impossible de réaliser tout cela en un laps de temps aussi court. Mais ce que le destin a décrété doit arriver !
–1804 – 21 mars:
1. le Code civil – Promulgué le 21 mars 1803, le Code civil prendra, en 1807, le nom de Code Napoléon qu’il n’a pas conservé. Son achèvement fut salué par un discours de M. de Fontanes au Premier consul, en séance du corps législatif, en mars 1804 (Louis Baudoin, 1965, p. 431).
Bonaparte, devenu empereur, revêtira le Code Civil de son nom, en faisant de son auteur, Portalis, un conseiller d’Etat, puis un ministre des Cultes (C. Sénès dit La Sinse, Provençaux, notes biographiques, 1ère série. 1902).
2. Bonaparte ordonne l’exécution du duc d’Enghien et promulgue le Code civil le même jour (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

–1815 – 21 mars :
1. NAPOLEON PAR NAPOLEON : « Le 21, à une heure après midi, je passai la revue de toutes les troupes qui composaient l’armée de Paris. La capitale entière fut le témoin des sentiments d’enthousiasme et d’attachement qui animaient ces braves soldats. Tous avaient retrouvé dans les couleurs nationales le souvenir de tous les sentiments généreux qui ont toujours distingué la nation française
« Après que j’eus passé dans les rangs, toutes les troupes furent rangées en bataillons carrés….
[…] « Soldats, nous allons marcher pour chasser du territoire ces princes auxiliaires de l’étranger; la nation non seulement nous secondera de ses vœux, mais même suivra notre impulsion. Le peuple français et moi nous comptons sur vous. Nous ne voulons pas nous mêler des affaires des nations étrangères; mais malheur à qui se mêlerait des nôtres ! »
« Un instant après, le général Cambronne et les officiers de la Garde du bataillon de l’île d’Elbe parurent avec les anciennes aigles de la Garde. »
2. Interdiction de toute assistance à Buonaparte dans l’étendue du Var – Un arrêté préfectoral imprimé, daté de Draguignan le 21 mars 1815 (le lendemain du jour que Napoléon était rentré aux Tuileries), parvint à La Seyne ; il interdisait toute assistance à Buonaparte dans l’étendue du département. Ce n’était évidemment plus de saison et le préfet, comte de Bouthillie Chavigny, perdait son temps (Louis Baudoin, 1965, p. 449, d’après : Correspondance des préfets c Var, 1815 ; A.D. du Var.).
–1832 – 22 mars : Début d’une épidémie de choléra à Paris où on comptera rapidement jusqu’à mille morts par jour.
–1841 – 21 mars : Loi règlementant le travail des enfants dans l’industrie.
–1855 – 21 mars : Décret réglant l’organisation définitive des asiles (LES FUTURES ECOLES MATERNELLES). Ce service ne prit une extension réelle que lorsque l’Impératrice Eugénie en eut accepté le haut patronage et que le décret du 21 mars 1855 en eut réglé l’organisation de manière définitive. L’effet attendu se produisit aussitôt : le préfet du Var encourageait ces œuvres et envoya une lettre circulaire aux maires, dont celui de Saint-Nazaire, le 18 juillet 1856. Mais cette commune ne sembla pas répondre favorablement aux désirs du préfet, reconnaissant toutefois en 1867 l’intérêt d’une salle d’asile pour la population, ainsi qu’en témoigne adresse faite par son maire à l’impératrice. La plupart des communes profitèrent des encouragements de l’Etat et du département : Le Beausset, Puget-Ville, Ollioules, Collobrières, Cuers, La Cadière, Solliès-ville, etc., eurent bientôt leurs salles d’asile qui se sont maintenues depuis avec le caractère d’établissements distincts et indépendants, ou qui ont été transformées en salles enfantines annexées, en exécution de la loi organique du 30 octobre 1886 (Bourrilly L., 1895b, p. 93 et suiv.)
–1884 – 21 mars : La loi Waldeck-Rousseau autorise la création des syndicats.
–1890 – 21 mars : Le Président Sadi Carnot visite La Seyne et les Chantiers (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 115).
–1891 – 21 mars : SAUVETAGE D’UN TROIS-MÂTS RUSSES A MARSEILLE – Inscription maritime, extrait du rôle de levée. Aiello François Cyr (arrière-grand-père de ma femme, Catherine, note HR) « a reçu un témoignage officiel de satisfaction du vice-amiral commandant en chef, préfet maritime du 5ème arrondissement maritime, le 17 novembre 1890, pour le dévouement dont il a fait preuve en participant au sauvetage d’un trois-mâts russe échoué à l’entrée du port de Marseille. Bord, le 21 mars 1891, l’officier d’administration (signature illisible) (Livret de solde pour officier et marin de Aiello François Cyr ; archives familiales).
–1898 – 21 mars : à La Seyne, 200 hommes de troupes seraient prêts à intervenir en cas de troubles – Le 21 mars, à La Seyne, 200 hommes de troupes seraient prêts à intervenir en cas de troubles. L’argent manque. Les circuits monétaires sont interrompus 5 les familles et le commerce sont en difficulté. Les platanes de la Lune sont rabougris ; le maire pense les remplacer. Le maire se rend auprès de Lagane, tentative de conciliation. Les grévistes arrondissent les angles à leurs revendications : « Ils admettent l’existence de la caisse patronale, mais les FCM leur fourniront les noms des inscrits et la société n’accordera plus de nouvelles adhésions ; la compagnie s’engagera à ne pas poursuivre les éléments grévistes, pas de victime. Fermeté inébranlable de la direction, la réponse est toujours non ! ». Le calme règne toujours, entre les réunions au sous-sol, les grévistes s’échappent dans la campagne afin d’éviter tout heurt préjudiciable au soutien qu’ils obtiennent d’une population estomaquée. Rumeur menaçante de la ferme ture des chantiers. Un deuxième manifeste, le 21 mars, une attaque contre Lagane. Le maire de Marseille alloue 1 000 ; au comité et 3 000 F sont votés par le conseil municipal seynois. Aider 3 000 chômeurs à survivre est une tâche malaisée. Le printemps bascule. Le ton monte. Dissensions au cœur de la commission. Certains voudraient proclamer la grève générale, d’autres appellent au calme, demandent aux femmes de ne pas faire infléchir l’ardeur de leur mari. Une commission exclusivement italienne est créée, elle sera chargée de recueillir les dons des syndicats italiens (Martinenq Patrick, 1983).
–1901 – 21 mars : AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Sainte-Philomène, port d’armement Toulon, n° d’armement 99, genre de navigation p.p., port d’embarquement Saint-Mandrier, date de l’embarquement 21 mars 1901. Signature de l’administrateur : Pourquier (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1908 – 21 mars : Delagrange et Farman effectuent leur premier vol avec passager sur un avion biplan.
–1918 – 21 mars : Première guerre mondiale, front de l’Ouest :
1. Deuxième bataille de la Somme.
2. L’armée anglaise est battUE et la ville de Saint-Quentin est prise par les Allemands.
–1921 – 21 mars : LA CROIX – « FAITES PAYER L’Allemagne OU GARE A LA FAILLITE ». Dans les foyers catholiques, on lit ce jour l’article paru la veille dans l’hebdomadaire chrétien « La Croix » intitulé « FAITES PAYER L’Allemagne OU GARE A LA FAILLITE » lequel article fait état du rapport présenté à la chambre des députés au nom de la commission des finances. « Notre dette qui s’élevait à 27 milliards au 1er août 1914, s’élève à 302 milliards au 1er mars 1921. (…) 80 milliards d’engagements supplémentaires s’ajouteraient à notre dette avec les intérêts si l’ennemi ne nous payait pas ce qu’il nous doit. (…) Si l’Allemagne ne paye pas, le problème financier est insoluble. (…) Dussions –nous nous emparer directement de ses richesses, nous ne ferons que prendre ce qui nous appartient ». Au passage, nous ne pouvons résister à la publication, dans le même hebdomadaire, mais à la date du 1er janvier de ce court article intitulé « Le maréchal Foch a de ces mots heureux – A Verdun, lors d’une réception à l’hôtel de ville de M. Millerand « qui serra chaleureusement la main à Mgr l’évêque », on remarqua fort l’empressement et la noble simplicité avec lesquels Sa Grandeur fut saluée par le maréchal Foch/ A deux reprises, celui-ci s’entretint avec elle. Et comme l’évêque lui parlait du relèvement des églises, il répondit avec cette franche rondeur qui le distingue et avec un accent de satisfaction qui trahissait le grand chrétien : « – Elles pussent, oui vraiment, elles poussent ». Nous voudrions, nous, qu’elles « poussent » plus vite encore et plus drues. On disait autrefois – on ne dit plus « maintenant » car on a vu que c’était faux – : « Quand on ouvre une école, on ferme une prison ». Non ! mais quand on ouvre une église – l’expérience est là qui ne trompe jamais – si, sûrement ».
–1926 – 21 mars : TIRAGE ENTRE NATIONALISTES CHINOIS ET L’UNION SOVIETIQUE – La presse fait état de l’expulsion de la mission Borodine par Tchang Kaï Check, première manifestation de celui-ci contre son allié soviétique.
–1927 – 21 mars : désarmement des milices ouvrières pro-communistes EN CHINE – Faisant suite à ce qui s’est passé l’an dernier, Tchang Kaï Check exige le désarmement des milices ouvrières procommunistes.
–1933 – 21 mars : VA-T-ON VERS UN ACCORD ENTRE Italie, Allemagne, France et Angleterre ? – On parle de plus en plus du projet de formation d’un Directoire qui regrouperait les deux puissances fascistes, Italie et Allemagne, et les deux démocraties, France et Angleterre. Un « pacte à Quatre » sera d’ailleurs signé à Rome le 4 juillet, malgré les protestations des « petits pays »..
–1934 – 19 mars : Les phalanges universitaires des Jeunesses patriotes défilent aux Arènes de Lutèce en présence de leur chef Pierre Taittinger et du Maréchal Lyautey. Celui-ci déchaine l’enthousiasme lorsqu’il déclare : « Moi aussi, maintenant, je suis un Jeune Patriote (Le journal « Echo de Paris » du 19 mars.
–1937 – 21 mars : deux Encycliques sur le communismùe athée et le nazisme – Les 17 e9 et 21 mars sont publiées à Rome les deux Encycliques sur le communisme athée et le nazisme. Dans la première, le communisme est défini comme intrinsèquement mauvais. Aucune concession n’est possible, en aucun cas. Tout chrétien qui collabore avec les communistes commet un péché. Le socialisme est également condamné, mais de façon moins définitive. La seconde déplore le caractère athée de la mystique nazie et la prétention de celui-ci à monopoliser les mouvements de jeunesse au détriment des mouvements catholiques. A aucun moment il n’est dit qu’un catholique n’a pas la droit de collaborer avec le nazisme (Alain Rossel, 1984).
–1939 – 21 mars : TENSION INTERNATIONALE AU SUJET DE DANTZIG – Hitler exige du gouvernement polonais l’ouverture de négociations pour la restitution à l’Allemagne de la ville libre de Dantzig et du « Corridor polonais », peuplé en majorité d’Allemands. La Pologne refuse, appuyée par la Grande-Bretagne et la France. Il est évident désormais aux yeux de tous que Hitler ne veut pas seulement la restitution des territoires peuplés d’Allemands mais la domination de l’Europe.
Il est difficile d’apprécier la force de la nouvelle armée allemande. Certains la disent très puissante, d’autres font observer que jusqu’en 1934 les Allemands ne faisaient plus leur service militaire et que celle-ci doit manquer de cadres. Pour y faire face, il y aurait l’armée française que la plupart des experts considèrent comme la meilleure du monde. L’armée anglaise est faible, la conscription n’existant pas.
Les États-Unis ne semblent pas décidés à s’engager dans un conflit européen. Il est évident que le concours de l’Union Soviétique serait capital. Mais de nombreuses personnalités y sont opposées pour des raisons idéologiques et par ailleurs des experts sérieux considèrent que l’Armée rouge, puissante par le nombre, n’a aucune valeur militaire. Les «purges » dans le haut commandement posent des problèmes et la population ne risque-t-elle pas de se révolter contre l’oppression bolchévique ? Un accord avec cette puissance aux pieds d’argile ne risque-t-il pas de précipiter l’Italie et l’Espagne dans les bras de Hitler ? Ne vaudrait-il pas mieux essayer de se réconcilier avec ces deux puissances sympathiques ?
C’est dans ces conditions que sont entamés des pourparlers avec Moscou. La principale difficulté vient de l’opposition polonaise au passage des troupes soviétiques pour entrer en contact en cas d’agression avec l’armée allemande I La puissance directement menacée n’a pas confiance. Elle considère que l’armée polonaise et sa célèbre cavalerie suffiront à arrêter les divisions Wehrmacht. (Alain Rossel, 1984).
Par ailleurs, le 21 mars 1939, M. Albert Lebrun, Président de la République, s’empresse d’aller en visite à Londres. Dès son retour le 3 avril, il se joint à M. Daladier pour faire appel à l’union de tous les Français pour éviter une guerre. Le 6avril il sera réélu Président de la République (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).
–1940 – 21 mars : PAUL RAYNAYD REMPLACE DALADIER AU GOUVERNEMPENT – Les Français apprennent que le gouvernement Daladier a démissionné et est remplacé par un gouvernement Paul Reynaud élu avec une courte majorité (268 députés pour, 156 contre, 111 s’abstenant). Il faut rappeler que, la veille, 20 mars, lors d’un débat qui s’était déroulé en comité secret tenu à la Chambre des députés, on reprocha à Daladier de n’avoir pas acheminé à temps le corps expéditionnaire destiné à aider la Finlande contre la Russie. Daladier s’est défendu arguant du fait que nous étions prêts mais que nous nous serions heurtés au véto norvégien interdisant le passage à nos troupes.
–1941 – 21 mars : LE MINISTERE NOMME UN NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL A LA SEYNE- C’est le 21 mars 1941 exactement, qu’un arrêté ministériel fixa la composition du nouveau Conseil municipal de La Seyne, en application de la loi du 16 Novembre 1940 (discours de Maurice Blanc, maire de La Seyne, prononcé le 28 août 1983 pour le 39ème anniversaire de la Libération de La Seyne).
–1943 – 21 mars :
1. « La grande bataille de la Méditerranée est-elle engagée ? » – Les attaques anglo-américaines en Tunisie centrale et contre la ligne Mareth traduisent le désir des Alliés de satisfaire Staline au moment où M. Eden s’efforce de rapprocher les points de vue de Washington et de Moscou (Paris-Soir du 20 mars 1943 qui titre « La grande bataille de la Méditerranée est-elle engagée ? »).
2. UN EVÊQUE BELGE CONTRE LE S.T.O. – Lettre pastorale du cardinal Van Roey, primat de Belgique, contre le service du travail obligatoire.
–1944 – 21 mars :
1. Préparation d’une grève dans les chantiers navals – Une nouvelle réunion paritaire se tient début mars à Marseille. Au sortir de cette réunion, l’Intersyndicale, après rejet des nouvelles propositions patronales, décide la préparation d’une grève pour le 21 mars, dans tous les chantiers de Port de Bouc à La Seyne (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
2. le syndicat de La Seyne demande une entrevue au Sous-Préfet pour l’entretenir des revendications urgentes – Pour justifier une réaction “spontanée” des ouvriers, le syndicat de La Seyne demande une entrevue au Sous-Préfet pour l’entretenir des revendications urgentes ; l’entrevue est acceptée. Dès lors, les ouvriers en sont informés ; un important travail de préparation de la grève est déployé ; l’heure de l’arrêt de travail est fixée à 9 heures, au départ de la délégation à la porte principale vers TOULON. Entre temps, d’autres éléments contribuent à faire “monter la pression”. Des tracts ronéotypés étalent des faits peu connus : la lutte des cheminots, les sabotages et pertes infligées aux occupants, la férocité de la milice, de la gestapo, les victoires alliées et surtout russes. Et des militants clandestins “travaillaient”.
Le bureau syndical de La Seyne élabore le cahier de revendications qui sera déposé à la Sous-Préfecture. Certes, la grille des salaires et ses annexes figurent en première place ; c’est une plateforme largement unitaire ; elle justifie notre démarche en vue d’une “médiation” des pouvoirs publics ; la Charte du travail est ainsi respectée. S’y ajoutent des revendications d’ordre matériel : doublement des rations de pain, viande, matières grasses, savon, etc… aujourd’hui on dirait que cette revendication est démagogique. Enfin sur l’intervention du délégué clandestin de la CGT est demandé l’arrêt de la “répression contre les patriotes en Savoie”.
Il faut le dire avec franchise, ce dernier point fut âprement discuté. Car à l’époque, ce que nous appelons les patriotes étaient pour Vichy “terroristes”. Ils étaient poursuivis, dénoncés, emprisonnés, torturés avant que ne s’engage la grande bataille rangée de mai 1944, dans le Vercors par la milice et les troupes allemandes. Demander, au nom du personnel, l’arrêt de la répression était se ranger du côté des “terroristes”, affirmer notre solidarité avec eux. On comprend que ce point du cahier de revendications ait donné lieu à un long débat. Mais il fut finalement adopté par tous. Il n’en demeure pas moins que les militants ont demandé que soit pris en compte le sort qui pouvait échoir sur eux. Il nous restait une dizaine de jours de préparation.
3. UN 21 MARS DE LUTTE : (…) Durant la dizaine de jours d’attente, divers organismes clandestins ont eu du pain sur le planche ; ils l’ont pétri, malaxé si bien que ce 21 mars fut un coup de tonnerre dans le bassin méditerranéen : La Seyne, La Ciotat, Port de Bouc, Réparation Navale à Marseille sont en grève, en même temps, sur les mêmes objectifs. Aux chantiers de La Seyne, la délégation se retrouve devant l’ancienne direction où siège la direction allemande. TRAVERSA, GARNIER, GUILBAUD, CHAMAND, moi-même, allons très lentement vers la porte principale, le temps que les militants et les ouvriers nous voient. En passant devant la porte, nous pouvons déjà “entendre” le silence des riveteurs, les titans se mettent au repos et nous voyons les groupes se former. A nous maintenant. Nous prenons le tramway sur le port. Plus la Sous-Préfecture se rapproche, plus quelque chose bouge dans notre poitrine : la peur ? Ma foi, oui. Vers le cimetière de LAGOUBRAN, un groupe de quelques cyclistes s’est approché du tramway. A la tête, je reconnaissais Antoine NAVARRO, en bleu de travail. Est-ce l’effet de nos sentiments internes qui inventent des visions ? Pourtant, il me semble bien que notre F.T.P. Antoine a une veste qui se lève et se baisse avec une certaine rigidité à chaque coup de pédale. Nous voici arrivés à la Préfecture. Déjà? Il est 10 heures. Nous montons l’escalier et dans le couloir d’entrée, on nous apporte des chaises. On nous fait “poireauter” près d’une demi-heure. C’est long. Trop long. D’ailleurs Antoine NAVARRO, dont ce doit être sans doute le rôle, vient voir ce qui se passe et, après quelques mots, rejoint son poste : la rue. André GUILBAUD nous fait part de la raison de “l’immixtion” d’Antoine : la grève a marché, les ouvriers sont dehors devant la porte principale et nous attendent. Enfin, la porte s’ouvre ; on nous introduit dans le Cabinet du Sous-Préfet lui-même, et non pas un secrétaire comme cela se fait beaucoup maintenant. Un gringalet, d’une trentaine d’années, tiré à quatre épingles, costume recherché (pas en fibre de bois de l’époque, un vrai costume) nous accueille, son regard est figé. Il a eu le temps de lire l’objet de la visite qu’on nous a fait écrire sur “la demande d’audience” ainsi que les noms et titres des visiteurs. Les bras croisés sur son bureau, il écoute M. TRAVERSA qui lui explique le cahier de revendications et le lui remet. Comme un scénario préparé, le téléphone sonne. Notre Sous-Préfet décroche, écoute, répond par des “oui”, “non”, “entendu”… Il raccroche et s’adressant à nous, il dit d’un ton froid : “Messieurs, j’ai pris bonne note, je n’ai plus rien à faire avec vous, le Directeur des chantiers, M. MAUTZ, vous attend”. Il se lève, nous ouvre la porte ; l’entretien est terminé ; il a duré à peine dix minutes. Nous redescendons l’escalier, regagnons la place de La Liberté devant le magasin “Les dames de France” détruit par le bombardement de Novembre 43. A GUILBAUD s’entretient rapidement avec NAVARRO. Il est près de midi lorsque nous arrivons devant le chantier. Des centaines d’ouvriers sont rassemblés. Quelques-uns nous interpellent, s’informent rapidement. On leur répond très brièvement. Nous gagnons la direction. Il fait un temps superbe, un printemps précoce, mais nous n’avons pas le cœur à apprécier ; en plus nous avons le ventre vide. Entrés dans le bureau de M. MAUTZ, on nous fait asseoir. C’est déjà un bon signe. On va discuter, on se rassure un peu. Le directeur allemand entre tout de suite dans le vif du sujet. “La grève est illégale, interdite par les lois allemandes ; elle peut être suivie de peines de mort, etc…”. A tour de rôle, TRAVERSA, GUILBAUD répondent que “nous n’y sommes pour rien”, “il n’y a pas eu appel à la grève”, “les ouvriers sont excédés”, “ils ont faim”, “les patrons refusent les revendications ouvrières”, etc. Cette discussion dure une bonne demi-heure au bout de laquelle le directeur allemand dégage sa responsabilité. “Ce qui se passe avec vos patrons ne me regarde pas, ce qui m’importe, c’est que je ne veux pas de grève ici. Faîtes reprendre le travail. Si aujourd’hui je ne prends pas de sanctions contre vous, c’est que demain une délégation de l’Amirauté allemande vient se rendre compte sur place de l’avancement des travaux. Mais je vous préviens, la prochaine grève, c’est vous les responsables et vous savez ce qui vous attend : l’Allemagne”. C’est à quelque chose près le reflet de cette discussion. Nous essayons de nous en sortir comme on peut. Il est 13 heures passées. Les ouvriers sont partis, etc… A demain nous répond M. MAUTZ en nous congédiant. Ouf ! Ça c’est bien passé pour aujourd’hui, mais la menace est lancée. Toutefois, M. MAUTZ s’est engagé à améliorer la cantine. Sortis des chantiers, nous constatons qu’à part quelques petits groupes, les ouvriers ont quitté « La Place de La Lune ». Nous y retrouvons P. VIDAL, le responsable du secteur de la CGT. Paul se réjouit du succès de la grève, de sa puissance. Une discussion s’engage entre lui et nous. Lui, il voudrait que la grève se poursuive. Nous, nous élevons des objections. Il y a cette menace du directeur MAUTZ qui pèse sur nous ; nous sommes unanimes dans notre réticence. Devant l’insistance de Paul, un camarade finit par éclater : “Toi tu ne risques rien, mais nous, nous risquons l’Allemagne”. C’est CHAMAND, avec son accent de TARBES, qui exprime ainsi notre sentiment à tous, et devant l’ahurissement de Paul qui ne s’attendait pas à un tel sursaut, il poursuit : “Si tu veux des fleurs, va te les cueillir toi-même et pas sur notre peau. Nous savons mieux que toi ce qu’on peut faire aujourd’hui et quand nous pourrons recommencer”. Il avait raison : garder les forces intactes, voir avec les ouvriers eux-mêmes, étudier avec eux les réactions après cette grande journée. De notre côté, après un passage rapide à la cantine, nous nous réunissons. Pour nous, c’est un grand succès, la preuve que les ouvriers “en veulent” ; un courrier est dépêché à La Ciotat où l’on apprend que là, comme à Port de Bouc et Marseille, le succès a été total. Une nouvelle entrevue avec la Chambre Patronale est demandée par l’Intersyndicale de Marseille. Le soir même “Radio Alger”, entendue par plusieurs amis, annonce que le 21 Mars, les ouvriers des Chantiers Navals ont fait perdre 50 000 heures de travail à la machine de guerre allemande (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
–1946 – 21 mars : GUERRE FROIDE – La situation se dégrade entre les Etats-Unis et l’URSS. Staline refuse de retirer ses troupes du nord de l’Iran, comme prévu par un accord signé en septembre 1945, s’il n’obtient pas de concessions pétrolières dans ce pays. Pour la première fois, on parle de « guerre froide » (Jacques Pessis, Pierre Dac, 2008).
–1967 – 21 mars : obsèques à Saint-Mandrier du jeune Pierre Gaspérini, victime d’un accident du travail à la base aéronavale – République du 24 mars 1967 publie : « Bouleversantes obsèques à Saint-Mandrier du jeune Pierre Gaspérini, victime d’un accident du travail à la base aéronavale». Après le repas de midi, mardi 21 mars, Pierre Gaspérini, apprenti serrurier dans l’entreprise Bouvier, rejoint son équipe qui procède à l’installation d’une sonde d’aération dans l’enceinte de la base aéronavale. Pour une raison encore inexpliquée, le jeune homme, âgé de dix-huit ans, glisse sous les yeux de ses camarades de travail, tombe dans le vide et vient s’écraser sur le sol après une chute d’une vingtaine de mètres. Malgré la promptitude des secours militaires tout proches, Pierre Gaspérini, très sérieusement touché, décède rapidement… Ses obsèques se sont déroulées le jeudi 23 mars en présence d’une foule immense. La messe est a été dite par l’abbé Montreux (République du 24 mars 1967. Nota : Pierrot Gaspérini- né à Saint-Mandrier en 1949, fils de Marie-Thérèse Gaspérini, jeune homme aimé de tous – était le copain de Ken Nicolas).
–1974 – 21 mars : Le Président de la République doit renoncer à présider le dîner offert en l’honneur du corps diplomatique, en raison « d’une lésion bénigne d’origine vasculaire, située dans la région anorectale ». C’est le quatorzième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIPPE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).
–1997 – 21 mars : le président Jacques Chirac dissout l’Assemblée nationale et convoque des élections législatives.
–1999 – 21 mars : Bertrand Piccard et Brian Jones, à bord du Breitling Orbiter III, réussissent le premier tour du monde en ballon sans escale en 15 jours, 10 heures et 24 minutes
–2016 – 21 mars : Dans le nord de la Chine, des milliers de mineurs de charbon sont en grève pour exiger le paiement de leurs salaires. Même les patrons de mines du temps de Germinal n’auraient pas osé priver les mineurs de leurs maigres rémunérations. Mais, après soixante-dix ans de pouvoir du Parti communiste chinois, il est possible de faire travailler les mineurs 48 heures par semaine et de ne pas verser les salaires ! (Marianne, n°988 du 18 au 24 mars 2016).
–2019 – 21 mars : Ce matin, hélas, le cœur n’y est pas. Mon frère Yves est décédé hier, en milieu d’après-midi. Il était le dernier à me parler encore dans ma langue maternelle, il était la dernière de mes racines familiales encore plantée en terre catalane, celui qui avait remplacé notre frère aîné, mon père et ma mère partis depuis longtemps déjà. Aujourd’hui, il n’est plus, lui qui me paraissait indestructible, le héros de mon enfance, celui qui, le jour de mes huit ans, m’avait offert un dictionnaire illustré, un livre que j’avais avalé en totalité et m’avait ainsi donné l’envie de partir à la découverte du monde ; lui qui, à ses retours en France, nous parlait de la Méditerranée qu’il connaissait comme sa poche, de l’Afrique centrale où il travaillait, nous apportant des fruits que nous ne connaissions pas et que nous savourions. L’amour de l’histoire, je le lui dois. De tous mes parents directs, il était encore le seul avec qui je pouvais partager des souvenirs, parler de mon enfance, lui qui était mon ancien de plusieurs années. Hélas, tout ceci n’est plus. Ma peine est infinie ! Je pense à Marie, ma belle-sœur, à mes neveux et petits-neveux pour qui il était le patriarche. Je pense à tout ce qu’il nous restait à faire ensemble, à ce chemin sur lequel je me trouve à présent seul en tête et sans guide. Adieu, Yves ! et comme à papa sur son lit de mort, je te dis « Veinard, tu vas retrouver maman ! ».

En hommage à mon frère, photographié ci-dessus à Bangui en 1985, voici un court poème écrit en catalan “Tu que plores”, daté de 1979 et dont l’auteur Joan Cayrol aujourd’hui disparu, était un de ses amis d’enfance, né comme moi à Espira de l’Agly, dans les Pyrénées orientales.
“Tu que plores
“Tu que plores un país perdut
Que de cop vas trobar taula neta
De les teves amors el plat buid
Del teu passat 1’historia desfeta
“Tu que plores un llum perdut
Arrencat del pit per mans dolentes
Jo ja sé tot el desmai que sentes
I 1’amargó de ta solitud
“Tu que plores un temps perdut
Tu que plores les teves muntanyes
El buf calent i sec del desert
El somris de riberes estranyes
On l’aigua roja fa llampecs verts
“Tu que plores el cel d’un país
Per tu jo tinc la taula parada
I de nostra térra regalada
Te vull fer compartir l’encis
Tu que plores el teu país.”
–2020 – 20 et 21 mars : CORONAVIRUS ET CROISIERES EN MEDITERRANEE;
1. RETOUR A MARSEILLE – Après le « Costa Luminosa » dans la matinée, ce fut au tour hier après-midi du « Costa Pacifica » d’entrer dans les bassins phocéens afin de s’amarrer au terminal croisière de Marseille. Le navire a finalement été uniquement autorisé à débarquer les passagers français (145 sur 2513), les autres allant descendre à Gênes, destination finale du navire, où il est attendu ce samedi 21 mars. « Costa Croisières travaille sans cesse pour trouver les meilleures solutions de plan de voyage pour garantir un retour en toute sécurité vers la destination d’origine des clients. Une fois débarqués, les passagers seront accompagnés jusqu’à leur vol et transferts, organisés par Costa à travers un cordon sanitaire d’isolement. Toutes les procédures de santé ont été approuvées conformément aux dernières directives internationales. Pour le moment, la situation sanitaire à bord est régulière et ne présente aucun problème. La surveillance et le contrôle à bord sont continus pour s’assurer que la situation est sous contrôle et préserver la santé des passagers et de l’équipage avant leur débarquement », explique l’armateur du Costa Pacifica, qui est reparti de Marseille à 13h ce vendredi et sur lequel il n’y a donc à ce stade pas de suspicion de cas de coronavirus.
Contrairement au « Costa Luminosa », à bord duquel une équipe sanitaire de l’Agence Régionale de Santé a effectué des tests hier. Sur 75 personnes présentant des symptômes ont été testées, 36 passagers étant positives au coronavirus a annoncé la préfecture des Bouches du Rhône, qui précise qu’un malade (un passager suisse de 70 ans) a été hospitalisé. 639 (dont 187 Français, plus de 230 Américains et 70 Canadiens) des 1421 passagers présents à bord ont été débarqués à Marseille. « Costa Croisières » se charge de leur rapatriement vers leur domicile en suivant les protocoles sanitaires fixés. Les opérations de débarquement ont débuté hier soir et ont repris ce matin pour s’achever en fin d’après-midi. Le navire a finalement quitté Marseille vers 18H30, cap sur le port de Savone, en Italie, où le reste des passagers descendra (info : Costa Croisières « Port de Marseille »).
–2021 – 21 mars : Dix présidents de région montent au créneau pour sauver les élections départementales et régionales. Ils ont signé, dimanche 21 mars, dans Le Figaro, une tribune collective, directement adressée à l’exécutif et réclamant de ne pas reporter encore une fois ces scrutins prévus pour se dérouler en juin. Le vote était initialement programmé pour le mois de mars, mais il a été décalé à cause de l’épidémie de coronavirus. La situation sanitaire empirant, le gouvernement étudie la possibilité d’un nouveau report à l’automne (en septembre ou en octobre). Cette perspective inquiète les élus et les candidats à ces élections. Les présidents de région signataires, parmi lesquels on retrouve Renaud Muselier (Paca), Xavier Bertrand (Hauts-de-France), Valérie Pécresse (Île-de-France), Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes) ou encore Carole Delga (Occitanie), se questionnent sur les motivations de l’exécutif (Le Point, le 21/03/2021 à 20h24).
–2022 – 21 mars : Les autorités ukrainiennes font état d’une accalmie à la mi-journée ce dimanche. «Le front est pratiquement figé», il n’y a «pratiquement pas eu de tirs de missiles sur les villes», et «l’aviation russe n’est quasiment pas active», a déclaré lors d’un briefing Oleksiy Arestovitch, conseiller de la présidence. Hier, l’armée russe a continué son offensive sur Marioupol en pénétrant dans la ville dont la chute n’est plus qu’une question de jours. Dix millions de personnes ont fui leurs foyers selon l’ONU. Face au Parlement israélien, le président ukrainien a demandé ce dimanche à l’Etat hébreu de «faire un choix», affirmant que «l’Ukraine a fait son choix il y a quatre-vingts ans et nous avons des Justes qui ont caché des juifs, il est temps pour Israël de faire son choix […], l’indifférence tue», a lancé Volodymyr Zelensky dans une allocution retransmise à la Knesset.
Le ministère de la Défense russe avait appelé l’Ukraine à « déposer ses armes » à Marioupol et exigé une « réponse écrite » à son ultimatum avant ce lundi 21 mars à 5 heures (Journal numérique 20)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : encore un hommage mais à Pierre DAC qu’adorait mon frère :
Dans le hall de l’hôtel de « Maréchal-nous-voilà » et de « La Libération » réunis, un couple de septuagénaires demande une chambre.
-C’est pour la nuit ou pour un petit moment ? demande le réceptionniste.
-Bah ! à notre âge, faut bien compter une huitaine de jours, soupire l’homme.
Je n’irai pas plus avant aujourd’hui et vous souhaite la meilleure journée de printemps possible.
Toutes nos pensées vont vers Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi qu’à ceux qui sont dans la peine !
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