EPHEMERIDES 14 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 14 MARS 2023, 12e ANNÉE (3765).

La Seyne, les Sablettes – terminus du tramway le 18 septembre 1910 (coll. H. Ribot)

QUESTION DU JOUR : un 13 mars, le tribunal de Salonique fut appelé à juger un homme qui refusa

  1. de payer son taxi et d’acquitter ainsi le prix de sa course ?
  2. de payer son cercueil et d’acquitter le prix de son enterrement ?
  3. de payer à boire aux gendarmes venus pour l’arrêter ?
  4.  de payer la réparation de sa charrette et d’avoir mis le feu à la grange ?

REPONSE A LA QUESTION DU 13 MARS : au cours de sa vie,  MICHEL DE L’HOSPITAL avait été tour à tour et quelquefois en même temps conseiller au Parlement de Paris, ambassadeur de France au Concile de Trente, surintendant des finances, chancelier de France et artisan de la pacification civile lors des guerres de religion.

FÊTES : En ce mardi 14 mars, nous fêtons les 108 000 MATHILDE de France.

La sainte éponyme, MATHILDE de Ringelheim, née en 896 est morte le 14 mars 968. Fille du comte de Westphalie, Théodoric de Ringelheim, elle fut l’épouse du duc de Saxe, le futur Henri L’Oiseleur, roi de Francie orientale (ou Germanie). Elle était la mère de Otton 1er, fondateur du Saint Empire romain germanique.

Un mot sur Henri L’Oiseleur. En Germanie, le péril hongrois était alors des plus menaçants. Henri l’Oiseleur, dans un premier temps incapable de s’opposer par les armes aux Magyars, conclut en 926 une trêve de neuf ans et s’engagea à leur verser un lourd tribut annuel. Dans un second temps, utilisant le répit qui lui était accordé, il se lança dans une mise en défense de ses frontières et des centres principaux de la Germanie, puis dans la mise au point d’une armée essentiellement fondée sur la cavalerie lourde qu’il exerça contre les Slaves avant de vaincre les Hongrois en Thuringe en 933. Libéré de ce danger, Henri l’Oiseleur put s’occuper enfin des affaires de Germanie jusqu’en 936, année de sa mort. Cette armée deviendra entre les mains de son fils Otton 1er l’outil de l’accession au trône impérial de la dynastie germanique et permettra la liquidation des problèmes hongrois et sarrasins en Italie et dans le Midi de la France (Henri Ribot, « Les Sarrasins dans le haut Moyen Âge provençal).

Fabre d’Eglantine a dédié ce 24e jour de ventôse An II à la délicieuse PAQUERETTE.

DICTON : « Chèvrefeuille planté à la sainte MATHILDE fleurit jusqu’à la sainte Clotilde. »

LOCUTION PROVENCALE : « « Sarié meiour per barula que per courre » (il serait meilleur pour rouler que pour courir) se dit pour parler d’une personne ronde d’embonpoint (Pierre Rollet, « Lou gàubi provençau », C.P.M., 1990).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-179e livraison : LE QUARTIER DE LA PLAINE

(suite)

AUTOUR DE LA PLAINE

De la place Saint-Michel (toujours appelée la « Plaine ») dévalent de petites rues grises qui exhalent une atmosphère très provinciale et tranquille. Les unes, en pente rapide, transformées en torrents les jours de pluie, paraissent déboucher avec étonnement dans les quartiers exubérants de la Canebière et de la Préfecture ; les autres conduisent en pente douce, comme sur le plan incliné d’un caveau, vers le cimetière Saint-Pierre. Quelques-unes ont été percées dans la deuxième partie du XVIIIme siècle (côté Canebière), mais le plus grand nombre date de ce XIXme siècle qui n’a généralement rien construit d’élégant. Tout comme la place Saint-Michel, ces rues sont bordées de ces maisons à trois fenêtres de façade typiquement marseillaises. Certaines de ces rues méritent d’être mentionnées non point pour des curiosités architecturales, mais pour les souvenirs qu’elles évoquent.

(à suivre)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Louis Henseling

Zigzags dans le Var, I, série 1 à 6, réimpression de l’édition de Toulon (1929-1935), Laffitte Reprints, Marseille, 1977.  

Zigzags dans le Var, II, série 1 à 6, réimpression de l’édition de Toulon (1935-1955), Laffitte Reprints, Marseille, 1978.  

PENSEE :  « Pendant très longtemps, on pourra reprendre à propos des films de Pagnol la fameuse remarque faite de Laurel et Hardy, à savoir qu’ils ne plaisaient à personne sauf au public. » (Jacques Lourselle, Dictionnaire du Cinéma – Les films, 1992).

ÉPHÉMÉRIDES :

1220 – 14 mars : Raimond Guillaume, convers à la chartreuse de Montrieux, avec l’autorisation du prieur, vend à Pierre de Montlaur, évêque de Marseille, sa « caslania » et ses biens situés sur le territoire de Méounes, pour la somme de 500 sous. Ces biens étant situés hors des limites des possessions de Montrieux, le prieur les cède à l’évêque de Marseille ; en retour, celui-ci accorde le droit de dépaissance pour les troupeaux du monastère, dans son tènement de Méounes, et confirme les parts de droits de dépaissance possédés par les chartreux sur ledit territoire (Raymond Boyer, 1980, p. 420-422, acte 33 du cartulaire de Montrieux. Original parchemin, charte partie ABC. A.V., 1H1805 ; copie de 1621, A.V., 1H1806 ; copie Capus, p. 299 ; Le Couteulx, III, p. 448 ; IND. : A.V., 1H3, fol. 177 v° ; Le Couteulx, I, p. 223 ; Teissier, fol. 92 ; Dubois, p. 31).

Raimundi Guillelmi.

… Ego quidem, Raimundus Villelmus, frater et conversus domus Montis Rivi, … vendo et trado, …,  honorem meum et caslaniam meam[1], quem vel quam habeo vel habere debeo seu visus sum habere et habuisse in castro de Meuna, vel extra in territorio ejusdem castri, cum omnibus suis juribus et pertineciis, sive sint domus sive terre, culte vel inculte, sive vinee, prata aut nemora, clapi sive vivaria, seu census sive homines, prout inferius, specificabitur, pro precio d col reg cor, de quibus michi in integrum satisfecistis.Unde renontio ex certa scientia excepcioni non numerati michi precii. Hec vero sunt que in presenti venditione tantum veniunt, videlicet :

Due modiate terre in valle de Lagait.

Et una modiata juxta ter de Plana Silva.

Et xx sextariate ad collam Plene Silve.

Et viii sextariate ad radicem de Sancto Michaele[2].

Et vi sextariate als Pradals.

Et una sexteriata a la Molliera de Leven.

Et V ad pratum Junquier.

Et ii ad collam del Vertell.

Et iii eminate ad clausum de Mataron.

Et i modiata al serre de Salpa.

Et i eminata al cros de Mataron.

Et unus ortus, qui tangit ferraginem Vincencii Rainaldi.

Et unum ortus ad domum Albarici.

Et i faisseta a l’Amendier ?

Et vinea del Bleton.

Et iii eminate terre ad collam Meune.

Et due domus de la Calanca.

Et domus celarii et camera et torcular et i gallina de servicio in vinea quam facit Gaufridus Garnieria.

Et le devens Sancti Lazari dels Conils, et l’usages.

Et xii den. censuales in domo Giliorum.

Et tres den. de domo Willelmi de Pennis.

Et i den. de Elyon.

Et iii sol. de servicio in domibus Caritatum[3].

Et xii den. in domo in qua habitat surda.

Et furnus et due domus, que sunt juxta furnum, que servient iiii sol.

Et v sextariate terre de prato Junquier[4].

Et ortus, qui tangit ferraginem Vincencii Rainaldi[5], quem habet in pignore Wellelma de Bello Monte pro lx sol.

Et domus Stephani Barnerii, que servit ii sol.

[participants et témoins :] frater Rollandus, Gaufridus Rostangnus, Willelmus Raimundus, Poncius Andreas, Johannes Baussanus, Bertrandus de Moreira, frater Pontius Constantius, Willemus Giraudus, Lambertus, canonici. Et ego, Petrus de Maschone, publicus notarius Massilie… Note : Jean Baussan (Johannes Baussanus) est probablement le chanoine et archidiacre de Marseille qui devint évêque de Toulon (1224-1233)

1225 – 14 mars : CHATEAU D’AUREILLE – B.duRh. commune, canton d’Eyguières, arrondissement d’Arles. Ratification par Barrale de Marseille et ses fils, de la vente du château d’Aureille par Bertrand Ybilion à la commune d’Arles. Suit une délimitation de l’étang de Valcarès (auj. Vaccarès), faite par Hugues de Baux, mari de Barrale. (acte n° 440 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Vidimus du XVe siècle : arch. comm. d’Arles, DD 34, Aureille, pièce 17. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n°215).

1279 – 14 mars : CAMP DE LA FRANQUESA – lieu-dit disparu, commune de Marseille, quartier de Séon (acte notarié).

1339 – 27 juillet : LIEUX DITS DE MARSEILLE – Fons del Cader (charte aux archives municipales). DOMBEY, bastide, quartier de la Palud. Dombey (nom du propriétaire, 1825). Première mention : El Cader, 5 février 1286 (charte aux archives municipales).

1349 – 14 mars : LIEUX DITS DE MARSEILLE – Orro (charte aux archives municipales). LORRI, quartier rural, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Orreum, 4 mars 1285 (charte aux archives municipales).

1355 – 14 mars : LIEUX DITS DE MARSEILLE – Balaguiar (charte aux archives de Saint-Victor). BALANGUIER, quartier du Canet. Première mention le 2 mai 1323 : Locus dictus Valaguier (charte aux archives de la Major).

1359 – 14 mars :

1. La Quoassa (délibération municipale). Commune d’Allauch. LA COUASSE – lieu-dit (1872). Première mention : Coassa, le 22 novembre 1304 (acte notarié).

2. Qualfona (délibérations du Conseil municipal). COUFONNE, ruisseau, commune de Marseille. Il prend sa source près de Mazargues et se jette dans l’Huveaune (1872). Première mention : Calfona, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 85). Tour de Conforme, 10 mai 1700 (registre de l’Ecrit.)

1437 – 14 mars : Jean Sauveur d’Ollioules, accusé d’avoir fraudé sur les droits royaux en transportant de l’huile entre Ollioules (Oliolis) et Barjols (Barjoulx), est exempté par la Grande Cour d’Aix des droits royaux relatifs au transport de l’huile entre Ollioules et Barjols. Cette décision de justice est rendue en application de l’acte royal daté du 3 juillet 1399 exemptant de tout paiement et prestation de péage dans la ville de Toulon et son district et même dans les terres domaniales des comtés de Provence et de Forcalquier et terres adjacentes présentes et à venir prix de l’aide sans faille que les universitats et hommes de ces castra avaient apporté au partie légitimiste rendant ainsi francs, libres et exempts pour l’avenir (Castellan, 1937, p. 22).

1453 – 14 mars : LIEUX DITS DE MARSEILLE – Donatio portus de Morgio pro universitate piscatorum Massiliœ (registre Galli de la Cour des comptes, fol. 103). MORGIOU, petit port et cap, commune de Marseille, en dessous des monts de Luminy. Mention de la Colla de Morgils, le 10 août 1348 (acte notarié). Certains auteurs y ont placé l’Immadras de l’itinéraire d’Antonin, d’après Walckenaer (Géogr. des Gaules, t. III, propriété 123).

Cliché pris lors des fouilles que j’ai conduites à La Garde (près de Toulon) à Noël 1995.

1514 – 14 mars : NAISSANCE AU CHATEAU DE LA GARDE – Dans le château de la Garde, encore une naissance, et pour Jaume Deydier, encore un parrainage.] Nostra filhola nomada Yoland, filha de Monsenhor de la Garda et de nobla damoysella Ysabeau, [Jaume s’y retrouve en compagnie de Bertrand de Marseille et de Yolande de Tende, sans doute la marraine.] Lo senhor de la Garda nos fes bona chiera… Dieu per sa gracia done a tots bona vida ! (De Ribbe, 1898, p. 243-244).

1556 – 14 mars : LIEUX DITS DE CASSIS – Suvier (registre aux archives de l’Evêché). BAOU DE LA SAOUPE, montagne (1872). Première mention le 10 mars 1501 : Suveri (registre aux archives de l’Evêché).

1586 – 14 mars : LIEUX DITS D’ALLAUCH – Les Tre Luc, 14 mars 1586 (acte aux archives de la Major). LES TROIS-LUCS – hameau. Première mention : Lostraslucz, 10 août 1299 (acte notarié).

1590 – 14 mars : RALLIEZ-VOUS A MON PANACHE BLANC – C’est au cours de la bataille d’Ivry, le 14 mars 1590, qu’Henri IV aurait dit le fameux « Ralliez-vous à mon panache Blanc !»

1614 – 14 mars : CONFIRMATION DE L’UNION DE CHATEAU-GOMBERT A MARSEILLE – arrêt du Parlement (actes aux archives d’Allauch) confirmant les lettres patentes de Henri III, du 12 août 1585, unissant Château-Gombert à Marseille après transaction (6 juin 1595) entre le Chapitre de la Major, les habitants de Marseille et ceux de Château-Gombert. Le Chapitre reçut en dédommagement une rente annuelle de 500 écus d’or.

1657 – 14 mars : CEPET EST BIEN DEVENU UNE PRESQU’ÎLE – Dans les actes notariés passés devant Me Jean Lombard, notaire à Toulon et l’intendant de la santé les 14 mars 1657, 21 mars 1657 et 7 Juin 1657 pour l’achat des terrains du lazaret, il n’est plus question que du quartier seynois de Sépet, sans indication du mot île. Nota : une carte de 1639 tracée par Bonefoy montre que le cordon des Sablettes est déjà formé.

1683 – 10 et 14 mars : ENCHERES SUR LA DELIVRANCE DE LA SOURCE DE BERTHE A LA SEYNE – Un autre enchérisseur ayant porté plainte, le lieutenant sénéchal de la justice de Toulon condamne la ville de La Seyne à tenir de nouvelles enchères. « Acquit de 24 livres 9 sols des frais des enchères sur la délivrance de la fontaine de Berte du 10 mars 1683 » (ratification des comptes du 2 juillet 1683). La délivrance des travaux est alors faite à « Jacques Sallomé, potier de terre à Tollon (Toulon) » (délibération du 14 mars 1683), moyennant « 32 sols la canne ». Jacques Sallomé, venu voir la source, la trouve « fort basse et presque tarie, de manière qu’il n’y a pas apparence de la pouvoir conduire au lieu destiné » (délibération du 14 mars 1683) et il se démet de son offre et de la délivrance qui a été passée en sa faveur. Sur quoi, Honoré Gillet d’Aix réclame des dommages et intérêts, menaçant de se pourvoir en justice : la Communauté s’en remet à des experts (Mireille Bailet, avril 2004)

1728 – 14 mars : JEAN-JACQUES ROUSSEAU SE REND A ANNECY CHEZ MADAME DE WARENS – Jean-Jacques Rousseau, âgé de 16 ans, quitte à pied sa ville natale, Genève, pour se rendre à Annecy chez Madame de Warens.

1741 – 14 mars : LIEUX DITS DE ROQUEVAIRE (archives de Saint-Victor).

1. LA CHAUME – lieu-dit.

2. La Crau ou Gentioux. LA CRAU – quartier rural. Premières mentions : La Crau del Pont, 30 mai 1322 (acte notarié) et Le Cros sive la Crau, 5 février 1549 (acte aux archives de Saint-Victor).

3. La Chaume ou Cros de Jay. CROS DE JAY – lieu-dit. Première mention : Gruot de Gay ou Pied de Gerbaud, 5 février 1549 (acte aux archives de Saint-Victor).

4. Ferrage des Faisses. LES FAISSES – lieu-dit (1872). Première mention : Las Faissas, 8 novembre 1492 (acte aux archives de Saint-Victor).

5. Fouge ou Planestels. LES FAUGES – hameau. Première mention : Foulze, 5 fé¬vrier 1549. (acte aux arch de Saint-Victor).

6. Font d’Empalette. FONT D’EMPALETTE – lieu-dit (1872). Première mention : Fons Dampellet, 8 novembre 1452 (registre aux archives de Saint- Victor).

7. Garnière. LA GARNIERE – quartier rural (1872). Première mention : Vallatum Garnerie, 23 novembre 1452 (acte aux archives de Saint- Victor). Le 8 novembre 2019 : appel d’offre pour des travaux de réfection et de mise en sécurité du Pont de Garnière à Roquevaire.

8. Gaudissart. GAUDISSART – lieu-dit, bastide (1872). Première mention le 5 février 1550 : Gardissane / Gaudichard (ibid.).

9. Gentioux. GENTIOU, quartier rural.

10. Cour de Laze. LAN – bastide. — Première mention : Cort de Las, 7 janvier 1535.

11. Malle Verquière. MALESVERQUIERES, quartier rural. Première mention : Malas Berquieras, 23 novembre 1452 (ibid.).

12. La Piguière. LA PEGUIERE. Première mention : La Peguiere, 5 février 1549 (registre aux archives de Saint-Victor).

13. Planestets. PLANESTEL – lieu-dit, quartier du Fauge. Première mention : Los Planessets, 8 novembre 1452 (registre aux archives de Saint-Victor).

14. Les Planques. PLANQUES – lieu-dit, quartier de Saint- Estève, sur le bord de l’Huveaune. Première mention : Las Planques ou Vergier, 2 avril 1495 (registre aux archives de Saint-Victor).

15. LE RESSART – quartier rural.

16. Roumiguiere. ROMIGUIERE – lieu-dit, vers Saint- Zacharie. — Première mention : Romegoa, 18 janvier 1481 (registre aux archives de Saint-Victor).

17. TETE-NOIRE – propriété, quartier du Fouge.

18. Tourron. TOURON, quartier rural. Première mention : Toron, 28 août 1318 (acte aux archives de Saint-Victor).

19. La Tuiliere, La Tauliere. LA TUILIERE – lieu-dit. Première mention : La Teuliere, la Teolieres, 5 février 1549 (registre aux archives de Saint-Victor).

1765 – 14 mars : LIEUX DITS DE MARSEILLE – La Figonne (registre aux archives de la Major). LA FIGONE – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, aux Milanès. Première mention : Clôt de Figon, 3 novembre 1574 (registre n° 42 aux archives de l’Evêché). La Figone depuis le 16 sep¬tembre 1595 (registre aux archives de la Major).

1789 – 14 mars : LA NOBLESSE ET LE CLERGE LYONNAIS RENONCENT A TOUS LES PRIVILEGES ET A TOUTES LES EXEMPTIONS D’IMPOTS – C’est à présent au tour de la noblesse et du clergé lyonnais de renoncer à tous les privilèges et à toutes les exemptions d’impôts qui seront légalement consentis par les États Généraux. La noblesse et le clergé entendent y contribuer proportionnellement, sans distinction de personne ni de rang. Mais, curieusement, les problèmes d’accession égalitaire aux grâces et charges du royaume et la question de l’égalité des peines ne sont, à aucun moment, abordés (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 14 MARS).

1794 – 14 mars (24 ventôse An II) :

1. CHUTE DES « ENRAGES » (Hébert, Chaumette etc.) arrêtés et exécutés par ordre de Robespierre (Pierre Goubert, 1984). Le qualificatif « Enragés » a été attribué a posteriori à des militantes et militants dont les revendications se rejoignent, à la gauche des Jacobins et de la Montagne. Ils agissent surtout à Paris, mais aussi à Lyon, avec Chalier (Leclerc y a vécu) et à Orléans (Taboureau de Montigny). Ils et elles veulent pousser la Révolution vers ses conséquences logiques en matière d’égalité des conditions, de démocratie directe (mandat impératif et révocabilité des élus), et de participation des femmes à la vie sociale. Ils et elles ne constituent pas un parti, avec des adhérents – même si les Républicaines sont une société de 300 femmes, qui peuvent en mobiliser beaucoup d’autres – et que les Jacquesroutins se réunissent aux Gravilliers. Mais ils sont clairement identifiés par Robespierre comme un courant cohérent, dont il va obtenir en une quinzaine de jours la mise hors circuit, faisant chasser Roux, Leclerc et Varlet du club des Cordeliers et faisant fermer la Société des républicaines, prélude et prétexte à l’interdiction de tous les clubs de femmes (Claude Guillon, 28 décembre 2017, Commission Journal : « Les Enragés ont fait la révolution, mais ils ont été faits par elle »).

2. REQUISITION DES HUILES DU VAR- La commission des subsistances et approvisionnements de la République mit en réquisition toutes les huiles se trouvant dans le département (24 ventôse).

3. « UNE INFINITE DE DESERTEURS VIVENT TRANQUILLEMENT A SAINT-NAZAIRE (SANARY) – le général divisionnaire, André Mouret, dut signaler le 24 ventôse an II (14 mars 1794) de Toulon (Port-la-Montagne) « l’infinité » de déserteurs vivant tranquillement à Saint-Nazaire « dans un temps où la patrie appelle tous les « bons français sous les drapeaux». Plusieurs documents révè¬lent un pareil état d’âme chez les marins comme dans l’armée de terre au sortir du siège. Diverses mesures fâcheuses avaient provoqué un réel mécontentement. Le dévouement de quantité de soldats n’avait pas été récompensé d’une manière suffisante (Roger Vallentin du Chaylard).

Le Caire – automne 2022.

1799 – 14 mars : Jeudi 7 [14 mars 1799] : Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février)Deux arrestations, sur ordre de l’aghâ, d’un homme qui fut décapité à Bâb Zuwaîla et d’une femme qui fut pendue à la grille de lafontaine, en face de ladite porte. Voici les faits. Un Français, commandant du quartier d’al-Khalifa et d’al-Rakbiyya, répondant au nom de Dilois, probablement un copte arrêta des marchands de grains à al-Ramliyya ; il confisqua leurs marchandises et s’opposa à leur gratification au suivant l’usage. Les gens se réunirent et se rendirent chez le chef français qu’on appelle le cheikh al-Balâd (le préfet) pour se plaindre. L’émir Dhû 1-Fiqâr, qui habitait le quartier, était présent ; il appuya leur démarche. Le cheikh al-Balâd convoqua Dilois, le réprimanda et lui donna l’ordre de restituer ce qu’il avait confisqué. [Peu après], Dilois apprit par son entourage que Dhû 1-Fiqâr avait soutenu les plaignants et leur avait conseillé de porter plainte au gouverneur. Alors il partit sur-le-champ à la demeure du même Dhû 1-Fiqâr, l’insulta grossièrement dans sa langue et menaça de le frapper. A peine eut-il quitté les lieux que l’émir se rendit chez le chef français pour lui rapporter la scène. Le gouverneur fit arrêter Dilois et l’emprisonna à la Citadelle. Dans la suite, le cheikh al-Balâd apprit que le conflit avec les marchands de légumes avait été suscité par un domestique de Dilois. On lui rapporta, en effet, que ledit domestique était amoureux d’une danseuse, qui venait d’al-Ramliyya avec d’autres filles du même acabit et qu’il se réunissait avec ses copains dans un café du quartier, où cette femme se produisait à longueur de jour et de nuit. Elle passait même la nuit avec eux sur place et le matin tout le monde se levait suivant son habitude. Quand leur chef [Dilois ?] fut mis en prison, [les gens compromis] se cachèrent et dénoncèrent cet homme et cette femme qui furent l’un et l’autre arrêtés et on sait la suite. Ce qui arriva ne fut pas un mal !

(à suivre)

1817 – 14 mars : STENDHAL, 14 MARS 1817 : VOYAGE EN ITALIE – « Un littérateur des plus savants de Rome ignorait qu’Alfieri eût écrit sa vie. C’est précisément le seul livre moderne italien que j’aie jamais vu traduit chez les libraires de Londres ou de Paris. Un homme considérable engageait Camuccini, le peintre, à faire un tableau. « On m’accorde à Paris, sur mon budget, deux cent mille francs pour les artistes romains. Le tableau que je vous demande sera payé trente mille francs. — Et que dira l’Europe lorsqu’elle saura que Camuccini fait un tableau pour trente mille francs ? »

1836 – 14 mars : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge 3 officiers, 113 fusiliers appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique se rendant à Poitiers (Castellan E., 1937, p. 295).

1872 – 14 mars : A PARIS, VOTE D’UNE LOI QUALIFIANT « D’ATTENTAT CONTRE LA PAIX PUBLIQUE » le simple fait d’être affilié à « l’Internationale », et le punissant en conséquence.

1883 – 14 mars : DECES A LONDRES DU PHILOSOPHE SOCIALISTE ET COMMUNISTE KARL MARX. Né à Trèves le 5 mai 1818, il condensa sa pensée, en 1848, dans un opuscule destiné à servir de programme à un obscur parti, la Ligue des communistes : ce fut Le Manifeste du Parti communiste. Il y prédisait la fin de l’Histoire et la disparition de l’État après que le prolétariat aurait abattu la bourgeoisie et mis un terme à la lutte des classes. Karl Marx s’établit ensuite à Londres en 1849. Il rédigea les statuts de l’Association internationale des travailleurs (la 1ère Internationale socialiste) et publia Le Capital, son œuvre majeure.

1887 – 14 mars : A SAINT-MANDRIER, LA POPULATION EST VIVEMENT IMPRESSIONNEE PAR LE DEPLACEMENT DU CIMETIERE – On lit dans le « Petit Var» : «A Saint-Mandrier, la population de ce charmant pays est vivement impressionnée par la décision qu’a prise l’administration et le conseil municipal de La Seyne, au sujet du déplacement du cimetière. Malgré les protestations fortement motivée d’une notable partie de la population, le terrain choisi pour le nouveau cimetière est celui dépendant de la propriété de Mlle Brocard qui, dans moment d’hallucination et sans qu’elle eût conscience de l’acte qu’elle commettait, a offert en juin le terrain qui est destiné au nouveau cimetière. Mlle Brocard proteste contre l’établissement d’un cimetière dans sa propriété. D’après les dépositions faites à l’enquête du février, la partie du littoral de la presqu’île de Saint-Mandrier où doit être établi le cimetière projeté se prête à la création de villas, maisons de campagne, etc. Elle est, en effet, complètement à l’abri du vent du mistral, et tout porte à croire que la beauté du site et la douceur du climat contribueraient à décider bien des familles appartenant à la ville de Toulon ou qui viennent dans nos pays chaque année du Nord de la France à s’y établir. Or la création d’un cimetière sur ce point du littoral merveilleusement situé pour devenir une station hivernale aurait pour résultat d’éloigner les familles qui auraient le projet de venir s’y établir. En raison de l’importance de la question, des nombreuses protestations auxquelles l’emplacement choisi a donné lieu et des dépenses assez élevées – 30 000 F environ – qu’entraînera la création du nouveau cimetière sur le point d’être adoptée, il eût été bien séant d’attendre le retour de M. le Maire en ce moment à Paris». «La dépense de 30 000 F serait mieux employée à la construction d’un groupe scolaire ou à la création d’un bureau de Poste et de Télégraphe» (Le « Petit Var » du 14 mars 1887).

Quatre jours plus tard, le 18 mars, en réponse à l’article précédent, le « Petit Var » publie la lettre suivante : « Monsieur le Rédacteur du Petit Var, Les soussignés, habitants de Saint-Mandrier, ne peuvent que protester contre l’article inséré dans votre journal du 14 mars courant, concernant la création du nouveau cimetière. Il est probable que si celui ou ceux qui vous ont adressé cette correspondance avaient à porter sur leurs épaules les morts à leur dernière demeure, ils n’eussent pas prétendu qu’il fallait attendre l’arrivées du Maire pour trancher une question aussi pressante pour notre section. Ils prétendent que Melle Brocard a signé dans un moment d’hallucination ; mais qui nous prouve que ce moment d’hallucination n’a pas été celui où elle a signé la protestation ? Quoi qu’en puissent dire quelques protestataires dont quelques-uns n’ont pas même leur tombeau de famille à Saint-Mandrier, le terrain Brocard, est regardé, par la grande majorité, comme étant le plus propice, et nous estimons qu’une dépense de 10 à 12 000 F, que nécessitera la création de ce cimetière, sera en partie remboursée à la commune par les achats de concessions qui auront lieu dès la création. Quant à la création d’un groupe scolaire, nous savons que la Municipalité et le Conseil s’en occupent et nous les en félicitons. Le Conseil Municipal actuel nous a donné l’éclairage, a agrandi nos écoles et a voté le cimetière. Citez-nous en un autre qui en ait fait autant pour Saint-Mandrier, et alors nous nous inclinerons devant vos observations…» (Le « Petit Var » du 18 mars 1887).

1887 – 14 mars: Felix Baret est élu au fauteuil de maire de Marseille

1898 – 14 mars : GREVE AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – Première réunion d’arbitrage, le 14 mars, échec total. Cinquante commerçants solidaires du mouvement, consacrent 1 550 F de quête au comité. Le sous-préfet écrivant au préfet, lui déclare que Lagane ne serait pas mécontent de cette grève, car elle permettrait l’épuration propre à dompter l’indiscipline actuelle. Il parle même du désir de la direction de fermer les ateliers. Si les syndicats l’emportaient, ils auraient la mainmise sur les FCM, iraient encore plus loin dans leurs prétentions. Pourtant, les chantiers qui ont des commandes pressantes donnent du travail aux ateliers alentours. Une aubaine pour les petits entrepreneurs. Folichon, du Pont-du-Las qui a été contacté, accepte le travail mais n’enverra pas ses ouvriers à La Seyne, ils exécuteront l’ouvrage chez lui afin de ne pas gêner les grévistes (Patrick Martinenq, 1983).

1918 – 14 mars : MORT DE GENNARO RUBINO DANS LA PRISON DE LOUVAIN (BELGIQUE). Anarchiste italien auteur d’un attentat manqué contre le roi des Belges, il meurt probablement victime de la grippe espagnole après quinze ans de réclusion et d’isolement qui avaient fini par altérer ses facultés mentales. Réprouvé par les anarchistes comme par sa famille, il avait quitté seul l’Angleterre pour la Belgique où pour prouver sa bonne foi et venger la répression sanglante de Louvain d’avril 1902, il tira le 15 novembre 1902 sur le cortège du roi Léopold II mais sans atteindre sa cible. (Anne Morelli: « Rubino l’anarchiste qui tenta d’assassiner Léopold II », Editions Labor 2006).

1919 – 14 mars : EMILE COTTIN EST CONDAMNE A MORT – Le 3e conseil de guerre de Paris, juridiction militaire, condamne à la peine de mort Emile Cottin, l’anarchiste qui avait blessé de plusieurs balles Clemenceau le 19 février précédent. Raoul Villain, l’assassin de Jean Jaurès le 31 juillet 1914, sera acquitté le 29 mars 1919, soit quinze jours après la condamnation d’Emile Cottin, par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès sera condamnée aux dépens (paiement des frais du procès). En réaction, Anatole France écrira : « Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! » (Michel Vovelle, article paru le 24 avril 2004.). Une manifestation sera organisée le 6 avril suivant par les sections socialistes et syndicales de Paris pour protester contre le verdict et honorer Jaurès le pacifiste. Cent mille personnes défileront, et les affrontements avec la police causeront deux morts (Avner Ben-Amos, « La panthéonisation de Jaurès », Terrain, no 15, octobre 1990). Clemenceau obtiendra du président de la République de faire commuer la peine d’Emile Cottin en dix ans de réclusions (réf. Michel Winock, Clemenceau, p. 428). Raoul Villain s’exilera sur l’île d’Ibiza où il mourra le 13 septembre 1936, exécuté par des anarchistes.

1940 – 13 et 14 mars :

1. EXPLOSION DANS UN CHARBONNAGE DU NORD TROIS OUVRIERS GRIÈVEMENT BRÛLÉS – La Montagne, jeudi 14 mars, publie : « Explosion dans un charbonnage du Nord Trois ouvriers grièvement brûlés. Lille, 13 mars. — Dimanche matin, trois ouvriers de l’équipe d’entretien de la Compagnie des Mines de l’Escaspelles, à Pont- de-la-Deule, se rendaient à l’usine à boulets, munis de lampés à acétylène à feu nu.

Quand ils arrivèrent sur les lieux de leur travail, une violente explosion se produisit et les trois ouvriers furent entourés de flammés. Des camarades se portèrent à leur secours, mais les victimes de cette explosion ont été grièvement brûlés à la tête et aux mains. Leur vie ne semble toutefois pas en danger. D’après l’enquête, il ressort que cette explosion est due à l’inflammation du gaz provenant de l’accumulation de braise et de charbon.

2. MIS EN BIÈRE PAR ERREUR, UN HOMME REFUSE DE PAYER SON CERCUEIL – Debout les morts ! Nous trouvons, toujours dans La Montagne du jeudi 14 mars, le fait divers suivant : « Mis en bière par erreur, un homme refuse de payer son cercueil. Salonique, 13 mars. — Un homme qui refuse de payer son cercueil et d’acquitter le prix de son enterrement, voilà le curieux procès que le tribunal de Salonique est appelé à juger.

Hospitalisé, tombé en syncope, jugé mort par les médecins, mis en bière et chargé sur une voiture qui devait le ramener chez lui, ce faux mort fut tellement secoué durant le trajet qu’il se réveilla, mécontent comme bien on pense. Il exigea que le cocher le ramenât à son domicile mais, une fois arrivé, se refusa à régler le prix de la course. Le menuisier n’a pas eu davantage de succès quand il présenta sa facture. «Je n’ai commandé ni cercueil, ni voiture ! » plaide le «mort» mauvais payeur.

3. LA GUERRE EST TOUJOURS PRESENTE MALGRE TOUT CE QUE L’ON EN DIT A CETTE EPOQUE. C’est ainsi que Le Petit Parisien, dans son édition du mardi 12 mars, commente le régime auquel les Parisiens vont devoir se plier peu à peu : « C’était hier le premier jour du « régime des deux plats » dans les restaurants. Disons tout de suite que l’aspect de ceux-ci ne s’en est pas trouvé modifié pour si peu.

Place Saint-Michel, le maître d’hôtel de ce grand restaurant pourtant renommé pour sa chair copieuse autant que raffinée s’offusque :

Les Français ne sont plus des goinfres, monsieur ! Depuis un quart de siècle, la dernière guerre les a mis à ce rythme culinaire et, avec bon sens, chacun, le trouvant raisonnable et préférable à sa santé, l’a conservé.

Mais le mot le plus touchant sera celui de ce patron de restaurant populaire :

Les deux plats, dit-il, il y a longtemps que nos clients y sont habitués. C’est leur maximum. » (Le Petit Parisien du mardi 12 mars 1940)

1943

1. TOUTES LES MESURES PRISES SOUS L’INSPIRATION DE L’ENNEMI SERONT ABROGEES – Du 14 mars au 21 avril, à Alger, le général Giraud, poussé par Jean Monnet, récuse la validité de l’armistice, annonce la renaissance de l’armée française et proclame la souveraineté de la France jusqu’à ce que les Français puissent s’exprimer conformément aux lois de la République. Il annule la législation vichyste par huit ordonnances publiées le 18: «Toutes les mesures prises sous l’inspiration de l’ennemi seront abrogées. Les lois de discrimination raciale imposées à la France par les nazis n’existent plus… ».

2 . Rafle de 60 Juifs, hommes, femmes et enfants par les Allemands au centre de l’UGIF, à la Joliette.

1955 – 14 mars : SAINT-MANDRIER EST DANS L’OBLIGATION DE CREER UN EMPRUNT DE LIQUIDATION D’UN MONTANT DE QUATRE MILLIONS DE FRANCS POUR PAYER LES DETTES – «Malgré une avance de trésorerie d’un million de francs, une subvention d’équilibre de deux millions de francs, la municipalité de Saint-Mandrier est dans l’obligation de créer un emprunt de liquidation d’un montant de quatre millions de francs pour payer les dettes ». Le correspondant du quotidien communiste souligne aussi les propres commentaires d’un ami de Louis Clément parus dans le Provençal : « Le vote d’un emprunt de liquidation pour acquitter des dettes est le plus mauvais certificat d’incapacité et d’imprévoyance qu’une administration puisse se délivrer à elle-même » (Le Petit Varois du lundi 14 mars 1955).

1964 – 14 mars : LA FRANCE EST DECOUPEE EN 21 REGIONS.

1965 – 14 mars :

1. ELECTIONS MUNICI¨PALES A LA SEYNE – Les résultats de ce 14 Mars 1965 mémorables pour la population seynoise donnèrent sur 17 161 suffrages exprimés : 9 387 voix, soit 54,69 %, à la liste Toussaint Merle ; 7 774 voix, soit 45,30 %, à la liste de Charles Scaglia (Marius Autran, tome 2, 1988).

2. ELECTIONS MUNICIPALES A SAINT-MANDRIER – Louis Clément est réélu au premier tour de scrutin avec 600 voix de majorité sur la liste adverse. Louis Barnier est premier adjoint tandis, Marius Sage deuxième adjoint, délégué aux travaux. 13 Conseillers municipaux complètent ce nouveau Conseil municipal : MM Onard Ernest, Rey Antonin, Figari Marius, Aponte Charles, Scotto di Rinaldi Victor, Biava Marcel, Bosc Emile, Julien Paul, Me Max Juvénal, Nègre Auguste, Quilgars Joseph, Sérafino Noël, Dr Georges Souquière. Joseph Luco, père de Yves Luco l’actuel président du Collectif de Pin Rolland, occupera encore le poste de Secrétaire Général (Gisèle Argensse, 2000, p. 77). A Saint-Mandrier. Inscrits 2029 ; votants 1489 ; suffrages exprimés 1468. Avec 1027 voix, Monsieur Clément est également réélu dès le premier tour (quatrième mandat après 1950,1953 et 1959). Le nouveau Conseil municipal, avec entre parenthèses la ou les nominations antérieures de chacun des participants, se présente de la façon suivante : Premier adjoint : Louis Barnier (idem en 1959). Deuxième adjoint : Marius Sage. Conseillers municipaux: Ernest Onard (1950-1953-1959) – Antonin Rey (1950-1953-1959) – Marius Figari (1953-1959) – Charles Aponte (1959) – Victor Scotto Di Rinaldi (1959) – Marcel Biava – Emile Bosc – Paul Julien – Max Juvenal -Auguste Nègre – Joseph Quilgars – Noël Sérafino – Georges Souquière – Joseph Ros. Par ailleurs, le secrétaire général s’appelle Joseph Luco (Ken Nicolas, vol. 2, p. 227). Les deux listes mentionnées différent quant à un nom, celui de Joseph Ros cité par Ken Nicolas et omis par Gisèle Argensse.

1970 – 14 mars : Claude François, alors qu’il se produit à Marseille (salle Vallier) est pris d’un grave malaise sur scène. Epuisé physiquement et nerveusement il sera hospitalisé deux jours et forcé de se reposer pendant un mois et demi. Il est de retour sur scène le 6 mai 1970 à Marseille. «Je suis tombé à Marseille je me relèverai à Marseille !» avait il promis

1975 – 14 mars : LOUIS BAUDOIN REÇOIT LA MEDAILLE DE LA VILLE DE LA SEYNE à l’âge de 83 ans, en reconnaissance de son œuvre d’historien de la cité et de l’action culturelle qu’il a animée pendant plus de trente ans.

1981 – 14 mars : LE CINEASTE RENE CHOMETTE dit René Clair s’éteint à Paris. Ses principales réalisations sont : Sous les toits de Paris (1930), le Million (1931), A nous la liberté (1932), Fantôme à vendre (1935), Le silence est d’or (1945), la Beauté du Diable (1949) Les Belles de nuit (1952), les Grandes Manœuvres (1955), Tout l’or du monde (1961).

1983 – 14 mars : DECES DE L’ACTEUR MAURICE ROBINET, dit Maurice Ronet.

-1986 – 14 mars : MISE EN SERVICE DE LA CENTRALE NUCLEAIRE DE CREYS-MALVILLE.

1992 – 14 mars : DECES DE L’ACTEUR, REALISATEUR ET SCENARISTE JEAN POIRET, acteur, réalisateur, auteur, metteur en scène et scénariste français. Cliché : Un drôle de paroissien de Jean-Pierre Mocky, avec Bourvil et Jean Poiret (photo DR).

2000 – 14 mars : DECES DU CHANTEUR C. JEROME des suites d’un cancer. De son vrai nom Claude Dhotel, il était né en 1946 à Paris.

2007 – 14 mars : MORT DE LA RESISTANTE LUCIE AUBRAC.

2016 – 14 mars :

1. LE MOUVEMENT ALTERNATIVE POUR L’ALLEMAGNE A RECUEILLI ENTRE 10% ET 23% DES VOIX lors des trois scrutins pour les parlements régionaux qui se tenaient dimanche, selon les sondages à la sortie des bureaux de vote ou les projections des chaînes de télévision publique, infligeant une défaite « sans précédent » à l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et au parti social-démocrate (SPD). A plus de 20%, ce serait du jamais vu dans une élection de ce type dans l’Allemagne d’après-guerre. Les trois « Länder » concernés sont le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), la Rhénanie-Palatinat (ouest) et la Saxe-Anhalt (ex-RDA).

2. TERRORISME – Turquie : Plusieurs personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans une violente explosion qui a secoué dimanche 13 mars soir le cœur de la capitale turque Ankara. L’explosion a fait au moins 34 morts selon un dernier bilan.

2018 – 14 mars : DECES DE STEPHEN HAWKING, physicien théoricien et cosmologiste britannique. Il fut l’auteur de nombreuses théories sur les trous noirs.

2. METEO SANARYENNE : à 6h, je relève 13° sur la terrasse. La météo prévoit 14 à 17° vers midi et 12° la nuit prochaine. Apparemment le temps est à la douceur d’autant que la journée devrait être ensoleillée avec un vent relativement faible (16 km/h) jusqu’à 10 h voire jusqu’à 16h. Il faut malgré tout s’attendre à une dégradation en soirée avec un vent forcissant (jusqu’à 35 km/h dans la nuit avec des rafales à 45 km/h) accompagné de nuages et de risques d’averses à partir de 19h.

2022 – 14 mars : UKRAINE – RUSSIE – Moscou continue de concentrer ses efforts sur Kiev et Marioupol. Alors que les forces russes sont à 25 kilomètres de la capitale, Marioupol, assiégée depuis une douzaine de jours, espère l’arrivée ce dimanche d’un convoi d’aide humanitaire. Vladimir Poutine a accusé les forces ukrainiennes de « violations flagrantes » du droit humanitaire, lors d’un entretien avec Emmanuel Macron et Olaf Scholz. Des « mensonges », selon la France.

La diplomatie semble bouger : Volodymyr Zelensky s’est félicité d’une « approche fondamentalement différente » de Moscou dans ses récents pourparlers avec Kiev, notant que la Russie ne se contentait plus de « juste poser des ultimatums ».

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : « Ce n’est pas que Robert soit paresseux, mais ce qu’il aime par-dessus tout dès qu’il a terminé sa sieste, c’est de faire un somme ».

Je vous souhaite un excellent mardi.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !

A demain !


[1] Vers la fin du XIe siècle, la garde du château, en tant que mode particulier de tenure, fait partie d’un fief héréditaire et aliénable : la caslania ou castellania. Dès lors, les caslans sont rétribués avec des terres et une part des revenus seigneuriaux… Cette rétribution est parfois si importante que la caslania est recherchée par des nobles. Les caslans, enfin, doivent à leur seigneur la queste, l’albergue, la cavalcade et ils ne peuvent combattre qu’à pied.

[2] Chapelle sur la pente méridionale de la colline qui portait le village médiéval de Méounes.

[3] Cf acte du cartulaire de Montrieux n° 12.

[4] Déjà mentionné dans le même texte, peut-être s’agit-il soit d’une autre terre homonyme, soit d’une terre différente située dan sle même lieu.

[5] Mention identique plus haut, mais s’agit-il du même jardin ?

One response to “EPHEMERIDES 14 MARS”

  1. Avatar de marguerite MEGE
    marguerite MEGE

    Merci Henri pour tes éphémérides !! Comme toujours ma lecture est assez tardive mais c’est toujours du plaisir !! Bonne fin de soirée !!

Répondre à marguerite MEGEAnnuler la réponse.

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